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[Août 1996] ~ {Floréus A. Leventhorpe & Scarlett G. Burton}

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MessageSujet: [Août 1996] ~ {Floréus A. Leventhorpe & Scarlett G. Burton} [Août 1996] ~ {Floréus A. Leventhorpe & Scarlett G. Burton} EmptyLun 27 Juil 2015 - 21:27



Août 1996
Floréus A. Leventhorpe & Scarlett G. Burton
 
Les choses avaient tant changé pour Floréus. En quelques mois, sa vie avait pris une tournure inattendue.

Lancé dans un long périple autour du monde, il sillonnait les plaines du plus grand parc national d’Angleterre, le Parc National du Lake District. Une région qui pullulait de nouvelles plantes encore inconnues, et qui ne demandaient que d’être découvertes. Il nomadisait un énième territoire, armé de son manuscrit de botanique. Sept ans à parcourir les routes, sillonner les campagnes, vivant une vie de bohème effrénée. Nul ne saurait se figurer ce que l’on ressent lorsque l’on se retrouve, solitaire, devant l’immensité du monde et les surprises qu’il nous réserve. C’est une liberté affolement jouissive, et ce sentiment indescriptible par de simples mots, Floréus l’a ressentit. Mais le bonheur est éphémère, et, très vite, lors de son pèlerinage à travers les monts du Lake District, il ne tarda pas à recevoir une lettre de sa mère, annonçant le décès de son père. Son voyage s’arrêta donc, et il dut boucler les peu de bagages qu’il avait, et rentrer à Londres, pour retrouver son nid d’enfance aux côtés de sa mère. Quelques mois plus tard, sans qu’il ne puisse le préméditer d’aucune façon, il recevait une lettre de Poudlard, lui annonçant que sa candidature au poste de Professeur de botanique avait été retenue.

À Londres, il se trouvait bien loin des somptueux desseins de la nature. Les fabuleux endroits qu’il avait eu plaisir de parcourir étaient dès à présent derrière lui, et il était grand temps pour lui d’en faire le deuil. À présent, il se trouvait cerné par cette civilisation abondante, entouré par de larges immeubles et d’innombrables routes. Pas un seul endroit tranquille dans une ville aussi vivante que celle-ci. Il n’était plus enfant de bohème, mais un simple résident de Londres, qui avait à présent une famille à nourrir, des responsabilités à tenir. Sa condition, il ne pouvait s’en plaindre. Après sept ans d’absence, un retour à cette amère réalité ne pouvait lui faire que le plus grand bien. Professeur. Ce mot lui était resté en travers la gorge. Ses sentiments étaient partagés. Il ne savait que penser. Certes, il était en joie de revenir dans le berceau de son enfance : Poudlard, cette grande forteresse qui avait été sa maison autrefois. D’un autre côté, il appréhendait sa nouvelle situation. Allait-il être un bon professeur ? Il ne pouvait qu’en douter. Ce poste ne lui seyait guère, et pourtant avait-il envie de l’endosser.

Pré-au-Lard. Cela faisait une semaine qu’il préparait sa visite de l’endroit. Plusieurs années s’étaient écoulées depuis sa dernière visite, et tout semblait indemne. Rien n’avait changé. Les boutiques étaient les mêmes, les rues demeuraient comme dans ses souvenirs enfantins. Le coquet salon de thé de Madame Pieddodu, la bizarrerie que dégageait la Tête de Sanglier, Derviche et Bang, Scribenpenne, le magasin de vêtements raffinés Gaichiffon, le magasin de farces et attrapes Zonko. Mais encore beaucoup d’autres choses. La ravissante confiserie Honeydukes, où Floréus avait travaillé un temps, entre deux voyages à travers le monde, le bureau de poste qui se tenait toujours aussi fièrement que dans le passé. Tout était consciencieusement resté là, intact. Le chemin qui se tenait devant lui était une route qui menait droit à Poudlard. Pas encore, fit une petite voix dans sa tête, réfrénant ainsi une envie enfantine d’y retourner de suite. Quelques jours encore.

Non loin de l’effrayante Cabane hurlante se trouvait l’endroit dans lequel il se rendit, après être passé par tous les magasins précédemment cités. Il y avait acheté nombreuses fournitures, et plus d’une dizaine de sacs occupaient ses deux bras exténués. Tout du matériel dont il avait besoin pour l’année scolaire qui s’annonçait, et comme à son habitude, il avait attendu le dernier moment pour s’en occuper. Les rayons étaient presque vides, mais il était tout de même parvenu à trouver son bonheur, bien que ce fut difficile. Trois heures qu’il écumait les boutiques, et une pause bien méritée était de mise. Il était approximativement 16 heures, lorsqu’il se dirigea en direction des Trois Balais. Fière bâtisse et ancienne demeure de l’incontournable Hengist de Woodcroft, les Trois Balais non plus semblaient ne pas avoir changé d’un pouce. Il se souvenait parfaitement d’avoir trouvé plus d’une dizaine de fois ce célèbre sorcier durant sa longue quête des cartes de Chocogrenouille. Cet homme était connu pour avoir lui-même fondé le village de Pré-au-Lard, sur lequel Floréus posait aujourd’hui ses pieds. Ce lieu était plein d’anecdotes en tous genres. Passant de quartier général aux gobelins durant leur fière révolte, jusqu’à l’auberge qu’elle était aujourd’hui, aucun sorcier ne pouvait dire qu’il n’aimait point cet endroit. Il fallait être fou, ou semi-demeuré pour ne pas en apprécier son charme et l’accueil si chaleureux que l’endroit réservait à ses visiteurs. Floréus se demandait si Madame Rosmerta en était toujours l’heureuse propriétaire. Un poste prisé par de nombreux sorciers, et le jeune Floréus s’était toujours inquiété de le voir tomber entre de mauvaises mains. La clientèle, quant à elle, y était aussi variée qu’à l’époque. Des adolescents, des enfants, des vieux sorciers ramollis. De ci de là quelques gobelins, des animaux de compagnie – certains d’une originalité affolante – accompagnaient leur maître sorcier. Des éclats de rire, des paroles plus fortes que d’autres emplissaient la salle, le tout se transformant en brouhaha bruyant, mais qui était néanmoins plaisant puisqu’il rendait l’endroit vivant. Floréus se sentait si confortable, installé maintenant sur un tabouret, adossé contre le bar. Autour de lui, le monde était si vivace qu’il ne pouvait s’empêcher de partager le bonheur des inconnus qui l’entouraient, sans même poser les yeux sur lui. Le sien de regard cessa alors de balayer la pièce pour se posa sur la longue carte qui se trouvait devant lui. Whisky Pur Feu, Soda de Branchiflore, Rhum groseille, hydromel… Tant de choix alléchants qui le ramenèrent en enfance, lors des sorties annuelles dans le village, accompagné de ses confrères de Poudlard. Bien sûr, il avait bien souvent siégé à ce bar de la même façon qu’aujourd’hui, non accompagné, seul. Dans le temps, cette solitude le rongeait, et était le fruit d’une profonde tristesse. Mais les choses avaient changées, et c’en était devenu une force pour lui. Il se sentait mieux seul, bien que ses dernières années d’étude avaient semblées tout changer pour lui. Il avait passé de bons moments en compagnie de ceux qu’il considérait autrefois comme des amis, mais le temps était passé, et il avait perdu le contact avec tous. Ses souvenirs s’étaient quelque peu envolés, et il lui arrivait, parfois, à se demander ce qu’il advenait de ses anciens camarades. Une question auquel un long silence suffisait comme réponse, et il passait outre. À vrai dire, durant son long voyage, il n’avait pas croisé grand monde. Certains se figuraient qu’une si longue solitude poussaient à la folie, idée à laquelle Floréus répondait par un faible haussement d’épaules, l’air de dire « Suis-je fou ? ». Et la réponse semblait si étrangère pour lui.

Il ne reconnaissait personne autour de lui, mais qu'est-ce que cela faisait du bien de s'accorder un instant pour se reposer, dans un pub aussi douillet que les Trois Balais. Il attendait, adossé contre le bar, qu'on vienne chercher sa commande, tandis qu'il laissait son esprit prendre lui aussi une pause, en songeant à quelques douces idées, à ce que lui préservait ces prochains mois, lorsqu'il sera à nouveau à Poudlard, mais cette fois en tant que professeur. Il se perdait peu à peu dans ses pensés, et son regard se laissait dériver.



crackle bones


Dernière édition par Floréus A. Leventhorpe le Jeu 30 Juil 2015 - 3:47, édité 1 fois
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Scarlett G. Burton
Scarlett G. Burton
APPRENTI(E)Filière défenseServeuse aux Trois Balais
    APPRENTI(E)
    Filière défense
    Serveuse aux Trois Balais
AVATAR : Emma Stone
MESSAGES : 137
[Août 1996] ~ {Floréus A. Leventhorpe & Scarlett G. Burton} Lumos-4fcd1e6

INFOS PERSONNAGE
SITUATION AMOUREUSE SITUATION AMOUREUSE: En couple
DATE & LIEU DE NAISSANCE DATE & LIEU DE NAISSANCE: 20 avril 1976, Godric's Hollow
SANG: mêlé
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MessageSujet: Re: [Août 1996] ~ {Floréus A. Leventhorpe & Scarlett G. Burton} [Août 1996] ~ {Floréus A. Leventhorpe & Scarlett G. Burton} EmptyMer 29 Juil 2015 - 21:26


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Floréus A. Leventhorpe & Scarlett G. Burton

FLASHBACK
Une semaine plus tôt

Une gerbe de flamme vert émeraude illumina le séjour du cottage, et la silhouette de Scarlett émergea de la cheminée. Elle épousseta les cendres qui s’amoncelaient sur sa cape de voyage et secoua ses mèches flamboyantes pour les débarrasser de l’éventuelle suie. Elle abandonna sa cape sur le porte-manteau, et s’arrêta net devant la porte qui menait à la cuisine, étonnée d’entendre des éclats de voix provenir de la pièce. Il était plus de 22 heures, qui pouvait bien traîner chez elles ? La jeune femme passa la tête dans l’encadrement de la porte et trouva Amy, en pleine conversation avec James Parker, auror et membre de l'Ordre du Phénix, vieil ami de la famille. Elle se fit la réflexion qu’il passait pas mal de temps chez elle ces derniers temps, et elle se demandait s’il ne se tramait pas quelque chose avec sa mère. Après tout, Amy était encore très séduisante pour son âge…
Scarlett grimaça en entendant la porte grincer sous son poids, et les deux adultes présents dans la pièce se retournèrent vers elle d’un même geste. La jeune femme soupira et s’avança dans la pièce, à contre cœur. A vrai dire, elle n’avait qu’une envie, celle d’aller se coucher. Elle déposa un baiser sur la joue de sa mère avant de serrer la main de Parker, puis elle s’assit sur le plan de travail, sous le regard désapprobateur d’Amy.

« Scar, il y a des chaises tu sais… »

La jeune femme haussa les épaules et se tourna vers Parker, en levant un sourcil interrogateur.

« Tu n’as pas une maison à toi, James ? Enfin je veux dire… C’est cool de te voir et tout ça, mais là quand même, tu mériterais de te reposer un peu !
- James et moi devions nous entretenir au sujet de quelque chose concernant l’Ordre, Scarlett. »

L’apprentie auror haussa les épaules et attrapa une pomme avant de sauter au bas du comptoir et de prendre la direction de la sortie.

« Alors dans ce cas, je n’ai rien à faire ici. Bonne s…
- En fait si, je venais dire à ta mère que nous avions besoin de toi. Le travail habituel, en gros. »

La main tendue vers la poignée de la porte, Scarlett se détourna vers lui, sentant son cœur s’emballer légèrement à l’entente de cette nouvelle. Un grand sourire étirait ses lèvres lorsqu’elle se rapprocha d’eux.

« Dumbledore nous a confirmé qu’il allait embaucher un nouveau professeur de Botanique. Mais nous souhaiterions en savoir un peu plus sur lui, être sûrs qu’il ne risque pas de poser de… Problèmes. » Parker farfouilla dans la sacoche posée à côté de lui avant de lui tendre une liasse de parchemin. « Comme tu peux le voir sur le CV du jeune homme, il a beaucoup voyagé. Et avec l’ascension de Tu Sais Qui, on ne peut pas se permettre de faire entrer à Poudlard quelqu’un qui flirte avec la magie noire et qui serait susceptible d’aider Tu Sais Qui à ramener des partisans de l’étranger… »

Mais Scarlett n’entendait plus rien. Elle restait bouche bée devant le nom inscrit en haut du parchemin qu’elle tenait à la main. Si elle avait un jour imaginé recroiser ce nom… Elle sursauta en entendant la voix de sa mère se joindre à celle de Parker, et elle releva les yeux vers elle.

« Nous aimerions que tu discutes un peu avec Leventhorpe. Il doit passer à Pré Au Lard dans la semaine, il devrait faire un saut aux Trois Balais… On compte sur toi ma chérie. »

Scarlett acquiesça, toujours sans voix. Sa mère ne se souvenait-elle pas de ce nom ? Pourtant Scarlett était sûre de lui avoir parlé de son vieil ami… Enfin, il valait peut être mieux que personne ne fasse de lien entre eux, des fois qu’il ait changé de camp… Et peut-être elle-même ferait-elle mieux de l’oublier aussi. Le considérer comme un simple inconnu sur lequel elle était censée se renseigner, comme d’habitude. C’était la seule chose qu’elle pouvait faire pour l’Ordre, se servir de son travail de serveuse pour espionner. Cet même si elle n’avait pas encore le droit d’en faire réellement partie, ça lui convenait. Son vingt-et-unième anniversaire arrivait en avril, et peut-être aurait-elle enfin le droit de s’investir plus ? Elle y croyait.

FIN DU FLASHBACK

Aux Trois Balais, Scarlett essuyait machinalement une pile de verres qui s’amoncelaient sur le bar. C’était une journée calme, encore une. Les mois d’été n’étaient jamais bien vivants dans le village. Seuls les habitués venaient peupler le bar, la plupart du temps. Et quelques touristes, anglais ou d’autres nationalités, qui faisaient le tour de tous les villages exclusivement sorciers d’Angleterre. Scarlett faisait le même constat depuis bientôt 3 ans : pendant les vacances d’été, le village manquait cruellement de l’effervescence produite par les étudiants de Poudlard régulièrement de sortie. Mais Scarlett aimait son travail, malgré tout. Et cette semaine, l’effervescence était créée par l’attente. L’attente de se retrouver face à face avec une vieille connaissance, perdue de vue depuis trop longtemps. Quelle que soit son activité à ce moment-là, elle était incapable de ne pas relever la tête à chaque fois que la porte du pub s’ouvrait. Mais jusque-là, elle ne l’avait pas vu. A tel point qu’elle en venait à se demander si elle ne l’avait pas déjà croisé, sans l’avoir reconnu.

Tandis qu’elle partait faire un tour de la salle pour débarrasser les tables vides, un groupe d’habitués entra dans le bar, la saluant chaleureusement, tout en la taquinant, comme à leur habitude. C’est ce qu’elle aimait aussi dans ce travail, les relations particulières qui le créaient avec les clients. Ils lui confiaient des bribes de leurs vies, comme à une confidente. Et elle aimait ça, elle devait l’avouer. Le groupe l’occupa un moment, à tel point qu’elle en oublia de surveiller les allées et venues dans le bar. A tel point qu’elle manqua de lâcher le plateau de verres sales qu’elle portait lorsqu’elle se retrouva nez à nez avec un jeune homme accoudé au bar. LE jeune homme. Celui qu’elle devait trouver. Floréus. Elle se débarrassa du plateau, masquant son visage avec ses cheveux roux, tentant de retrouver une contenance. Elle était étonnée de la facilité avec laquelle elle l’avait reconnu. Il n’avait pas tant changé que ça depuis qu’il avait quitté Poudlard. Son visage avait perdu les quelques rondeurs enfantines qui persistaient encore à l’époque, mais sinon il était encore sensiblement le même. Et elle était partagée entre la jeune Scarlett de 12 ans qui était heureuse de revoir son ami, et celle de 20 ans qui devait prendre un peu de recul sur la situation.

Après une profonde inspiration, Scarlett releva la tête, et reposa son regard sur le jeune homme. Avec un grand sourire, qui devenait de plus en plus franc à mesure qu’elle reprenait confiance, elle s’approcha de Floréus, jusqu’à se retrouver face à lui.

« Floréus Leventhorpe… Si un jour j’avais imaginé te recroiser comme ça… »

Elle rit, amusée de l’air ahuri de son ancien camarade de maison. Au final, elle était quand même heureuse de le revoir. Elle gardait un souvenir impérissable de leur amitié, même si elle avait été courte et qu’un certain nombre d’années les séparaient. Elle s’accouda au bar, plongeant ses yeux clairs dans ceux plus sombres de celui sur lequel elle devait enquêter.

« Tu ne me reconnais pas hein ? Normal après tout, ça fait quoi… Six ans ? Sept ? Si je te dis Scarlett, ça évoque quelque chose ? »

Et elle éclata de rire. La mascarade pouvait commencer…

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