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[Janvier '98 ] Sometimes

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Nolan Sherman
Nolan Sherman
Poufsouffle6ème annéePréfet & Poursuiveur
    Poufsouffle
    6ème année
    Préfet & Poursuiveur
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MessageSujet: [Janvier '98 ] Sometimes [Janvier '98 ] Sometimes EmptyJeu 31 Oct 2019 - 6:00

Play me ►

Sometimes you got to burn to keep the storm away
Sometimes
Sometimes you got to just...

Nolan avait replié — plus approximativement que soigneusement — chacune des manches de sa chemise sur ses avant-bras de sorte à ne pas les couvrir de terreau, une fatalité à laquelle il semblait néanmoins ne jamais échapper en dépit des précautions. D’une énergie nerveuse et plutôt atypique, il s’affairait depuis un moment à trier les meilleures tiges d’un rosier qui n’avait hélas pas survécu aux vacances de Noël, déterminé qu’il était à en réchapper quelques boutures pour lesquelles plusieurs pots de grès attendaient déjà. Cet arbuste avait survécu aux flammes et aux étincelles de maints sortilèges, mais résisterait-il à ce que la négligence engage dans son sillage ? D’un œil, il guettait la porte de la Serre et malgré qu’une part de lui redoutait l’instant où elle s’ouvrirait toute grande, il ne pouvait qu’espérer que ses carreaux s’écartent enfin en offrant un passage à quelques rafales de vents bien fraîches, mais davantage encore à celle qu’il avait fait convoqué plus tôt dans la matinée. De temps à autre, il tirait le petit collier de pierre que Malia lui avait offert de sous son gilet pour en polir une surface de son gros pouce noircit, déjà pour le sentiment sécurisant que ce geste lui conférait, mais également pour vérifier si la jolie blonde ne lui avait pas écrit quelques mots, quelque chose qui puisse l’encourager à patienter davantage peut-être. La capitaine de l’équipe bleue et bronze, soucieuse de pouvoir lui venir en aide et surtout compréhensive de ses appréhensions, s’était proposé de signer l’invitation initiale, alors il eut été normal qu’elle l’avise advenant un désistement. Le petit pendentif protéiforme retrouva toutefois bien vite sa place attitré auprès de son palpitant, là ou le Poufsouffle gardait également ses sentiments les meilleurs pour Malia, dont il ne pouvait plus s’imaginer être séparé.



Si cette pensée là au moins lui tirait à tout coup un sourire, plusieurs semaines de préfecture avaient habillé le blaireau de quelques autres stigmates moins reluisants ; de sombres cernes récoltées lors de rondes tardives, quelques ecchymoses qui se décoloraient encore à la surface de son épiderme, puis une coupe de cheveux bien courte aux allures quasis militaires, un choix esthétique de lui avait imposé sa daronne pendant les vacances, découragée de voir sa crinière rousse faire compétition au vieux balais de paille de la cuisine. Autrement, une courte cicatrice se dessinait à sa tempe gauche, souvenir d’un mauvais coup de poing — qu’il n’avait pu prévenir à défaut de l’avoir probablement mérité — et qui s’était adjoint de la crosse d’une baguette de noisetier inflexible. Ce souvenir bien permanent servait donc de rappel quotidien à ce que sa scolarité lui avait jusque-là épargné ; des ennemis. Oh bien sûr, le jaune et noir avait eu son lot d’adversaires ou de détracteurs au fil des ans, qu’il s’agisse d’épreuves de Quidditch, de duels programmés ou encore de conséquences à son humour parfois — lire souvent — discutable. Le concept d’opposition n’était donc pas étranger à Nolan, seulement, son tempérament espiègle ne l’avait pas préparé à ce que l’adversité sait transformer en hostilité, si bien que l’empreinte la plus saillante du régime des Carrows s’inscrivait dans son caractère, là ou la lumière étouffait, cédant le pas à une apathie qu’il n’avait pas toujours la force de raisonner.

Par chance, il demeurait encore quelques âmes — tel que celle d’une certaine Finlandaise — pour lui rappeler que des considérations et des précautions s’imposaient à chaque souffle désormais, puis qu’il ne suffisait plus de simplement rebiffer les mauvais ordres, il fallait les anticiper ainsi que les neutraliser et pour ça, il leur fallait agir ensemble.

Tous ensemble.

Avisant de l’étoile toujours épinglé à son chandail, Nolan eut tout juste le temps d’attraper quelques branches d’aloès préalablement sectionnées qu’une bourrasque hivernale venait lui chatouiller les chevilles. Sans délester ses instruments, le regard noisette du jeune homme se détourna jusqu’à croiser celui, turquoise et pourtant bien impénétrable, d’une autre demoiselle.

Meredith.

Un silence aussi court que tendu s’en suivit, un espace temps volontairement accordé à la lionne qui se trouvait avec un nouvel environnement à apprivoiser. Rapidement toutefois, le blaireau annonça le subterfuge.

She’s not here. affirma t-il d’un ton déterminé, assuré que la référence à l’aiglonne responsable de sa présence en ces lieux serait évidente.

Essuyant enfin ses mains gluantes sur un bout de torchon qui traînait à sa table, le rouquin se tourna finalement entièrement vers son homologue Gryffondor, l’air d’avoir trop répété déjà la scène qui allait suivre.



C’est moi qui lui ai demandé de t’envoyer un mot parce qu’après l’épisode de la coutellerie… Son regard s’abaissa un instant au niveau du sol avant de retrouver le chemin de l’horizon, sans parvenir à dissimuler entièrement la honte qui l’avait inciter à le fuir en premier lieu.
J’aurais compris que tu préfères ne pas venir.


Il connaissait maintenant ses torts, mais il savait également que les lister ne suffirait point à les excuser.

Can we talk ? demanda t-il d’un ton ou quelques oscillations suppliantes s’étaient immiscés. Please ?

Welcome to your twenties ?:
 

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« Differences of habit and language are nothing at all if our aims are identical and our hearts are open. » ► ALBUS DUMBLEDORE
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Meredith Breckenridge
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SITUATION AMOUREUSE SITUATION AMOUREUSE: Célibataire.
DATE & LIEU DE NAISSANCE DATE & LIEU DE NAISSANCE: 15 mars 1982, à Plymouth.
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MessageSujet: Re: [Janvier '98 ] Sometimes [Janvier '98 ] Sometimes EmptyVen 8 Nov 2019 - 15:32


Son regard dégringola le long des escaliers : elle était déjà fatiguée du chemin à parcourir. Sa matinée avait semblé ne jamais vouloir finir. Un janvier froid l’attendait dehors. Le bruit des couloirs était plus harassant que jamais, elle n’arrivait pas à l’ignorer. Pourtant quelque chose restait allumé dans ses yeux, la portant presque automatiquement hors de sa salle de classe, comme un bienveillant vent arrière. Elle s’adossa une seconde dans un renfoncement du couloir pour respirer un instant. Ses mains étaient plus ravagées que jamais, mais quelque part, cela ne lui posait aucun problème. Elle préférait cela au retour de sa dangereuse maigreur, et trouvait un certain réconfort dans les pics de douleur que son tic entraînait. Un moyen de vérifier sa sensibilité, de se rappeler qu’elle était bien vivante et opérationnelle. Des cicatrices en plus, voilà tout.

Plus les semaines passaient, plus la jeune femme sentait son esprit se raffermir à l’approche de ce qu’elle sentait arriver, quelque chose d’énorme. L’effervescence dans les couloirs ne trompait personne. La radio pirate de la résistance trouvait des antennes de réception absolument partout, bien que son écoute soit passible des pires châtiments au château. Elle-même ne se privait jamais d’une petite session d’espoir radiophonique dans la Salle sur Demande. Elle ne vivait plus que pour la cause. Rien d’autre ne lui donnait plus envie d’ouvrir les yeux le matin. La résistance était devenue pour elle l’unique moyen de protéger tout ce qu’elle aimait. Mais cela devenait de plus en plus difficile de faire bonne figure auprès des Carrow. Leurs exigences augmentaient en même temps que la situation du monde extérieur s’aggravait. Et la préfète semblait retomber dans un cycle infernal de gardes nocturnes interminables, de démonstrations de cruauté et d’obéissance aveugle.

Une impulsion la poussa loin du mur, et elle entreprit de dégringoler tous les escaliers un par un. Eux aussi avaient décidé de résister, et leurs déplacements étaient plus chaotiques que jamais. Aucun sortilège ne parvenait à les assagir, et il fallait parfois plusieurs longues minutes avant de pouvoir emprunter quelques marches. Dans un ballet désormais quotidien, elle fit quelques détours et entreprit de rejoindre le hall prestement. Sa destination était plutôt inhabituelle, surtout en cette période de l’année, mais rien ne laissait présager sur son visage qu’elle s’apprêtait une nouvelle fois à outrepasser les limites de sa condition. Rien de repréhensible dans son attitude, en réalité. Mais de sérieuses machinations dans la tête.

Meredith donna trois tours de cou à son écharpe et enfonça ses mains dans les poches de sa cape. Son souffle formait des volutes opaques alors même qu’elle n’était pas encore sortie. Le ciel était d’un gris clair très uni, sans nuances, sans soleil. Elle aimait sa simplicité, la diffusion de sa lumière sur le parc. Le château n’était réellement magnifique que sous ce plafond profondément écossais. Elle prit trois secondes pour se laisser écraser par l’entrée monumentale, par la tour d’astronomie, par l’horloge, puis se détourna et reprit sa route avec empressement.

Son rendez-vous du jour l’attendait aux serres – logique, considérant que des affaires communes les y occupaient déjà depuis quelques semaines. Malia avait eu le courage de lui manifester son soutien, et de lui faire suffisamment confiance pour la mêler à ses propres actions de résistance. Un projet intelligent, discret, utile. Et d’autant plus admirable que la petite suédoise serait déjà marquée à vie par les conséquences du régime, mais n’hésitait pas malgré tout à risquer plus encore. Ce projet était partagé par quelques autres jeunes gens de confiance, et portait déjà ses fruits. Les enjeux étaient considérables. Meredith n’avait jamais mis autant de cœur et d’application dans une potion que dans celles destinées à requinquer Lina, Ariane, et tous les autres Nuncaboucs en carence.

C’est dans cet esprit que la petite laissa glisser sa main le long de la rampe gelée, préférant sentir le froid lui mordre la paume que de se fouler une cheville en loupant une marche. Elle poussa la porte de la serre dont lui avait parlé son amie, et s’apprêtait à lancer un joyeux bonjour, quand son regard s’arrêta sur une silhouette bien moins fluette que celle attendue. Sa voix s’éteignit, elle ferma la bouche. Entendit à peine son nom résonner entre les allées.

« She’s not here, dit-il d’une voix ferme et incolore.

Nolan se tenait là, visiblement en contrôle et nullement surpris. Elle se permit de rester encore un peu immobile, sentant ses ongles en plein effort dans la chair de ses doigts, les mains toujours dans ses poches et le menton bien droit. Ses cheveux bouclés par l’humidité dégringolaient le long de ses épaules, par-dessus son écharpe, dans laquelle la moitié de son visage était encore dissimulé. Seuls ses yeux perçaient, et ils perçaient avec obstination.

« … j’aurais compris que tu préfères ne pas venir. »

Depuis leur joute verbale dans l’antre de Rowle, Meredith et Nolan n’avaient plus échangé un mot. Ils s’étaient soigneusement évités, que ce soit dans les serres, dans les couloirs, sur le terrain de Quidditch. Il avait été convenu que le secret du rôle de Meredith ne s’étendrait qu’à la Résistance reformée, et Malia en avait accepté les conditions : personne d’autre, pas même ses compagnons de Botanique clandestine, n’aurait accès aux informations de la Salle sur Demande. Un pacte magique avait été scellé, dans l’inspiration du maléfice d’Hermione quelques années auparavant. Alors même si Meredith savait pertinemment que le Poufsouffle combattait à ses côtés, lui-même restait dans l’ignorance. Sa présence ici alluma de fait une étincelle d’alerte dans sa poitrine. Elle n’osait rien dire, de peur de dévoiler, de confirmer quoi que ce soit. Le maléfice s’étendait également à elle.

Nolan portait son badge de préfet et ses cheveux courts. Il semblait plongé dans diverses tâches de jardinage que la jeune femme ne reconnut que trop bien. C’était l’époque des rempotages, la température et le taux d’humidité se révélant de terribles menaces pour leurs pensionnaires les plus fragiles. Suivant des yeux les mains fortes du jeune homme tentant en vain de se débarrasser de leur crasse végétale, elle attendit encore un instant avant de se décider sur une potentielle réaction ou exclamation.

Finalement, la demande de Nolan se ficha en elle suffisamment profond pour finir de la convaincre. Elle hocha la tête et entreprit d’ôter les différentes couches de son attirail hivernal. Il faisait une chaleur à tourner l’œil dans les serres. Echarpe, manteau, chandail. Tout son équipement se retrouva soigneusement accroché à l’entrée, la laissant en simple uniforme. Plus que par confort, ce petit rituel signifiait à Nolan qu’elle était prête à entendre ce qu’il avait à dire, et qu’elle partait même du principe que cela durerait plus que deux minutes. Elle ne pensait pas que ce soit une affaire de réglage de comptes, il n’y avait aucune animosité dans les traits de son compagnon. Mais cela faisait plusieurs mois qu’il lui vouait une franche antipathie, et cela ne s’était pas arrangé depuis leur confrontation de Noël. Il avait là fait preuve d’une véritable méchanceté, un geste d’une grande violence symbolique, et elle avait décidé d’arrêter de le ménager. Elle lui en voulait pour tout ce qu’il lui avait dit, pour cette faille à ses valeurs. En même temps, elle le comprenait. Et puis, à chaque fois qu’elle sentait pointer le l’aigreur à son endroit, un autre sentiment plus fort encore la gagnait : les remords. Elle ne savait que faire, que dire, c’était beaucoup trop compliqué à gérer pour elle qui avait tant à penser déjà. D’où la soigneuse distance établie entre eux.

« Je t’écoute. J’ai tout mon temps. »

L’envie de lancer une pique sur la dernière chose qu’ils s’étaient dite – qu’elle avait lancé à son dos tourné, plutôt – était forte, mais pas autant que son appréhension, et surtout que l’espoir d’un possible rabibochage entre eux deux. Elle aurait bien besoin du retour dans sa vie de l’indéfectible rouquin.

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