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[1er Septembre 2022] Pour prédire le futur, il faut le créer

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Malia Montgomery
Malia Montgomery
SERDAIGLE5ème année
    SERDAIGLE
    5ème année
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[1er Septembre 2022] Pour prédire le futur, il faut le créer Lumos-4fcd1e6

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DATE & LIEU DE NAISSANCE DATE & LIEU DE NAISSANCE: 04/03/1982 à Londres
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MessageSujet: [1er Septembre 2022] Pour prédire le futur, il faut le créer [1er Septembre 2022] Pour prédire le futur, il faut le créer EmptyLun 29 Avr 2019 - 17:41

1er Septembre 2022
~
Pour prédire le futur, il faut le créer



[1er Septembre 2022] Pour prédire le futur, il faut le créer Nolia11

A la vue du mur en briques rouges, simplet et innocent, une variété colorée de souvenirs embua un instant le regard de la semie-Finlandaise, comme à chaque fois qu'elle revenait à la voie 9 ¾.

Elle se souvenait de la première fois où elle l'avait traversé, une boule d'appréhension mêlée à de l'excitation nouant son ventre. Son premier voyage à bord du Poudlard Express, sa répartition à Serdaigle, les premières amitiés qu'elle avait lié au sein de l'immense château qui recelait de magie. Elliot Campbell, Raven Arynth, Samuelle Bourroughs, son noyau d'amis dans ses premières années. Qu'étaient-ils devenus ? Elle n'en avait aucune idée. Son amitié avec Raven avait explosé pendant la guerre, toutes deux ayant choisi un camp différent. Elliot, lui, était resté présent jusqu'au bout mais lui et Malia avaient inévitablement perdu contact après Poudlard, malgré les hiboux échangés pendant quelque temps. Quant à Samuelle, Malia s'était fatalement éloignée d'elle après qu'elle ait été répartie dans la cinquième maison qui avait odieusement été créée pour les Nés-moldus. Nuncabouc, un nom qui faisait encore froid dans le dos à la Montgomery.

Inéluctablement, cette année-là resurgissait aussi dans les souvenirs de Malia. Cette année au goût amer, cette année qui semblait s'être éternisée bien plus que les autres. Cette année gravée dans l'histoire du monde sorcier, cette année qui avait laissé tant de cicatrices. Encore visibles pour certaines, comme celles qui étiraient le sourire de la blonde vénitienne. Bien plus discrètes à présent, deux fines lignes barraient chacune de ses joues et s'entremêlaient avec les quelques rides qui fleurissaient sur le visage de la femme de quarante ans.

Malgré ces années sombres, aujourd'hui, elle souriait. Elle souriait car elle avait su se reconstruire une vie par-dessus les cendres laissées par la guerre, une vie qui la rendait fière. Elle attrapa la main de son fils et courut avec lui à travers le mur, à la suite de sa fille aînée de 15 ans.

Le quai en effervescence de la voie 9 ¾ les accueillit au milieu d'une foule dense de sorciers. Anaïs, qui allait débuter sa cinquième année à Gryffondor, cherchait déjà ses amis du regard, pressée de leur présenter la toute nouvelle créature qu'elle comptait amener au château cette année. Mais pour cela, il fallait d'abord qu'elle se dérobe du regard de ses parents.

- Bon, salut, on se revoit à Noël ! lança-t-elle en se contentant d'un vague signe de la main pour tout aurevoir.

- Eh Anaïs, protesta Elias en attrapant sa manche, pars pas si vite ! Tu vas me manquer à moi !

La rousse soupira puis, avec un sourire en coin, se tourna vers son petit frère de 8 ans et le prit dans ses bras en lui ébouriffant les cheveux.

- Toi aussi tu vas me manquer, p'tit gnomme.

- Et nous, on a le droit à de vraies aurevoirs aussi ? demanda Malia avec une moue boudeuse en ouvrant ses bras.

Avec un nouveau soupir, Anaïs se laissa prendre dans les bras par sa mère avant de faire de même avec son père. Malia avait du mal à accepter de la voir grandir si vite et se détacher de plus en plus d'eux, surtout d'elle. Cet été, la relation avec sa fille avait été encore plus conflictuelle qu'auparavant. Anaïs devenait de plus en plus provocante, surtout avec sa mère. Inconsciemment, elle lui en voulait de ne pas lui avoir accordé autant d'attention qu'à Elias durant son enfance, elle jalousait son frère sur point-là. En effet, le premier enfant du couple n'était pas arrivé au moment le plus propice, ils avaient 25 ans alors et démarraient tout juste leur commerce. Entre papiers administratifs et voyages pour dégoter les plus beaux spécimens de leur ménagerie, le côté famille avait été un peu négligé. Tandis qu'à l'arrivée d'Elias, leur train de vie était de nouveau stable, leur boutique connaissait un franc succès et leur enseigne était devenue emblématique pour les sorciers londoniens. « Le Perchoir Irisé, ménagerie magique et autres verdures », implantée sur Chemin de Traverse, elle était inratable.

Un bruit se fit entendre en provenance de la valise d'Anaïs. Celle-ci retourna aussitôt vers son chariot et adressa un dernier aurevoir à sa famille, mais avant qu'elle n'ait le temps de prendre la fuite, un mouvement agita la valise, si bien qu'elle se déplaça de quelques centimètres, de quoi être déséquilibrée et entraîner sa chute du chariot. Sa dégringolade provoqua un bruit monstrueux suivi d'un cris d'Anaïs quand elle remarqua que sa valise s'était ouverte et qu'une petite tête en sortit.

- Anaïs, tu as mis un Niffleur dans ta valise ?! s'exclama Malia en se précipitant à son tour vers la valise renversée pour attraper la créature avant qu'elle ne s'enfuit dans la foule.

Mais trop tard, la bestiole avide d'objets brillants avait disparu au milieu des capes de sorciers qui effleuraient le sol et commençait sans doute déjà à collecter des trouvailles de valeur. Malia lança un regard désespéré à son mari.

- Je crois qu'on va y passer la journée, sur ce quai.

A 41 ans, Nolan avait toujours cette attitude décontractée que rien ne semblait déconcerter. Parfois, ça agaçait sa femme, mais, au fond, c'est cette légèreté qu'elle aimait tant chez lui.

HRP:
 

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Across the Universe
Peu importe l'immensité du néant dans lequel elle est plongée, elle continuera à croire qu'un filet de lumière, aussi mince soit-il, existe quelque part et pourra surpasser l'ombre ~  ©endlesslove.
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Dernière édition par Malia Montgomery le Dim 8 Sep 2019 - 15:00, édité 2 fois
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Rohan E. O'Quinn
Rohan E. O'Quinn
MANGEMORTServeur à la Tête de Sanglier
    MANGEMORT
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MessageSujet: Re: [1er Septembre 2022] Pour prédire le futur, il faut le créer [1er Septembre 2022] Pour prédire le futur, il faut le créer EmptyLun 29 Avr 2019 - 23:50


[1er Septembre 2022] Pour prédire le futur, il faut le créer Anigif_enhanced-21684-1441100277-2

Sifflet en mains, casquette sur la tête, l’homme était de surveillance. Il avait toujours été doué pour cela. Observer, en silence et réagir d’instinct à ce qui se passait sous son nez. Du haut de son mètre quatre vingt dix, l’Irlandais n’avait guère perdu sa bonne vue. Il s’en félicitait souvent, d’ailleurs ! Car, si les années avaient passées, elles n’avaient guère été des plus faciles. La fin de la guerre avait détruit tout ce qu’il avait connu jusqu’à maintenant. Sa vie entière avait été effacée, et il avait dû tout reprendre à zéro. Mais, Rohan O’Quinn avait eut de la chance, du moins, c’était ce qu’on lui faisait comprendre lorsqu’il venait travailler chaque rentrée sur le quai Neuf ¾. Son supérieur ne manquait en effet pas de lui rappeler d’où il venait. Le chemin avait été long, et parsemé d’embûches. Durant la guerre, la Tête de Sanglier avait été totalement rasée, sa famille avait été arrêtée. Lui aussi. Et les quelques années qu’il avait passé à Azkaban était encore fraîches dans son esprit. L’ancien mangemort n’était resté dans cette prison que le temps de son procès et le temps de purger une peine. Une peine bien courte lorsque l’on faisait le compte de ses crimes. Il ne savait pas encore par quel miracle, les choses s’étaient montrées en sa faveur.

L’homme retira sa casquette un instant avant de laisser échapper un petit soupir. Oh si.. Il savait par quel miracle il n’était pas en train de perdre la tête dans la pire prison du monde sorcier. Il la revoyait encore, comme le premier jour. Perchée sur ces talons, le regard vert, transparent, brillant. Et ces cheveux, flamboyant ! Comme un coucher de soleil, de ceux que l’on apprécie après avoir retrouver une liberté. Liberté cependant toute relative. Largement associé aux forces de Voldemort, Rohan était longtemps resté sous surveillance. Une liberté conditionnelle qui l’avait longtemps obstrué dans sa reconstruction. Mais les années avaient passés, de l’eau avait coulé sous les ponts et l’Irlandais, sans jamais oublier d’où il venait, avait fait ces preuves auprès de la société. Il s’était battu pour trouver un travail, et était maintenant sous les ordres du ministère qui l’avait tout d’abord affecté aux différents travaux de reconstruction, avant de lui trouver un post permanent au sein de la Gare de King’s Cross, à Londres. L’ancien barman était donc devenu le contrôleur principal du quai Neuf ¾ et se plaisait, assez curieusement, à observer tout ce joli monde rejoindre leur bien-aimée Poudlard. Les années noires étaient passées, et il appréciait la légèreté et l’innocence de la jeunesse. Jeune génération vivant dans une paix bien confortable, que le cinquantenaire aurait aimé connaître bien plus tôt.

Il poussa un nouveau soupir, avant de remettre sa casquette en place. Les choses commençaient doucement à s’agiter. L’heure du départ était pourtant encore bien loin, mais le sorcier pouvait tout de même sentir une certaine effervescence venir de l’un des côtés du quai. Curieux – et appliqué dans son travail – il s’approcha du lieu en question. Quelques personnes se tapotaient les poches, les sourcils froncés et d’autres jetaient des coups d’œil autour d’eux, recherchant quelques choses. Les yeux bruns du contrôleur tentèrent, eux aussi, de repérer ce qui créait cette soudaine agitation. Mais sans qu’il ne soit capable de faire un pas de plus, il constata avec surprise la soudaine légèrement de sa poche droite. Il y porta sa main, et soupira. « J’ai perdu ma montre. » dit-il, à lui-même, grimaçant. Et comment était-il supposé prévenir la foule du départ du train, s’il n’était pas en mesure de le savoir lui-même ? Par Merlin, il était foutu ! Et tandis qu’il essayait lui aussi de comprendre ce qui venait de lui arriver – depuis quand perdait-il des choses ? N’y avait-il pas un voleur sur le quai ? – il crut apercevoir un reflet roux dans la foule. Des reflets roux, il y en avait des milliers, mais celui-ci revenait de loin. Un fantôme du passé qui ressurgissait. Ou peut-être n’était-ce que son esprit qui profitait de son petit moment d’égarement pour lui jouer un mauvais tour ? Rohan ne savait pas, il n’était certains que d’une chose : il devait retrouver sa montre. Il commença d'ailleurs à se renseigner autour de lui : « Bonjour, vous n'auriez pas vu une jolie montre ? » demanda-t-il à l'un. « Oui, elle brille un peu ! » ajouta-t-il, décrivant sa perte à une Grand-Mère accompagnée de deux de ces petits enfants. Mais retrouver une montre dans un endroit bondé comme celui-ci, relevait quelque peu du miracle ! Et si Rohan avait une certaine expérience de la vie, il n'était pas certain, ni convaincu, que tout cela soit possible!

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Now I know she’ll never leave me Even as she runs away, she will still torment me, calm me, hurt me, move me, come what may. ©️ FRIMELDA

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Scarlett G. Burton
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MessageSujet: Re: [1er Septembre 2022] Pour prédire le futur, il faut le créer [1er Septembre 2022] Pour prédire le futur, il faut le créer EmptyMer 8 Mai 2019 - 9:58

L’horloge de la gare de King’s Cross indiquait 9 heures lorsque Scarlett Burton franchit le seuil du bâtiment d’un pas décidé, les talons de ses bottes claquant bruyamment sur le sol en marbre. Elle était en retard. Une affaire importante impliquant un groupe d’anciens Mangemorts, qui échappaient toujours au bureau des aurors depuis près de 25 ans, l’avait retenue toute la nuit au Ministère. Elle avait fini par s’assoupir sur les coups de 3 heures du matin, une pile de dossier posée sur son bureau en guise d’oreiller, une plume dégoulinant d’encre encore dans sa main. C’était l’un des sorciers chargés de l’entretien des bureaux qui l’avait sortie de son sommeil à peine une demi-heure plus tôt, une large tâche d’encre sur son chemisier blanc et un torticolis comme souvenirs de cette folle nuit. Elle aurait pu être à l’heure si elle n’avait pas fait un crochet par chez elle pour se rafraichir un peu, mais c’était un mal grandement nécessaire. Après tout, un auror se devait d’être présentable lorsqu’il était en fonction, n’est-ce pas ?
Elle accéléra encore le pas lorsque les voies 9 et 10 se présentèrent dans son champs de vision, zigzaguant entre les moldus qui se pressaient pour avoir leurs trains, et franchit rapidement la barrière menant à la voie 9¾ , pour la énième fois de sa vie.

Assaillie par les bruits des conversations, les cris des animaux et les odeurs de cuir et de fumée, un sourire étira les lèvres de la rouquine tandis qu’elle s’imprégnait de l’ambiance. Elle avait toujours aimé l’effervescence du jour de la rentrée à Poudlard, depuis la première fois qu’elle avait mis le pied sur ce quai avec sa mère et sa grand-mère, de nombreuses années plus tôt. 35 ans plus tôt. « Une vie entière, oui ! » songea-t-elle avec une pointe de nostalgie. Elle avait fêté ses 46 ans au printemps, mais l’âge n’avait pas encore eu trop d’emprise sur elle. Scarlett avait conservé sa silhouette fine et athlétique grâce à son métier, et sa chevelure flamboyante résistait tant bien que mal aux cheveux blancs. Seules les quelques rides apparues au coin de ses yeux et de ses lèvres, et ses traits plus marqués, témoignaient des années qui avaient passé et des soucis qu’elles avaient laissé dans leur sillage.

Se frayant un chemin dans la foule pour rejoindre le pilier stratégique qui lui permettrait d’avoir une bonne vue sur la barrière et sur le quai, elle croisa quelques têtes connues, pour la plupart des gens qu’elle avait connu et servis du temps où elle travaillait aux Trois Balais. Les choses avaient bien changé depuis. Elle avait atteint son rêve de devenir auror, et s’était portée volontaire pour surveiller le quai de la gare avant le départ du Poudlard Express, une mesure instaurée suite à la terrible guerre qui avait eu lieu un quart de siècle plus tôt. Il n’y avait pas grands risques désormais, mais le Ministère restait sur ses gardes. La blessure n’était pas encore totalement refermée malheureusement, et une certaine paranoïa subsistait toujours.

La jeune femme regarda sa montre, et reporta son attention sur la barrière du quai, juste à temps pour voir sa vieille amie Carlie, accompagnée de son mari, et ses deux filles, et elle leur adressa un signe de la main. Elle serra Carlie dans ses bras lorsqu’elle arriva à sa hauteur, avant de faire de même avec les deux filles. Scarlett et Carlie étaient restées très proches après la guerre, se reconstruisant un semblant de famille après leurs pertes mutuelles. Puis Scarlett était partie s’installer à New York, après qu’on lui ait offert un poste d’auror au MACUSA. Mais la distance ne les avait pas séparées pour autant, Scarlett étant même devenue la marraine d’Aria, l’aînée, à sa naissance. Pendant les 7 années qu’elle avait passé outre-Atlantique, elle ne comptait plus les vacances passées chez elle ou chez Carlie, qui lui avaient permis de voir sa filleule grandir, puis la petite dernière de Carlie. Puis Scarlett avait renoncé à refaire sa vie en Amérique, et était revenue poser ses valises en Grande Bretagne, pour de bon.
Aria était la raison pour laquelle la rouquine s’était portée volontaire pour surveiller King’s Cross ce jour-là. C’était sa dernière rentrée à Poudlard, et elle lui avait promis d’être présente. Elle était devenue comme sa propre fille au fil des années, et elles étaient très fusionnelles. Elle ébouriffa les boucles brunes de la jeune fille qui fit la moue, déclenchant un éclat de rire chez Scarlett.

« Alors beauté, comment vas-tu ? Prête pour cette dernière rentrée ? Félicitations pour ton poste de Préfète en chef ! Telle mère, telle fille hein ?
- Je n’arrive pas à savoir si je suis excitée ou triste en fait. C’est super étrange… Angoissant même. J’espère que je serai à la hauteur… »

Scarlett sourit à la remarque de la jeune fille, et échangea quelques mots avec Carlie et sa famille, tout en continuant d’observer le quai. Elle ne devait pas se laisser distraire. Elle fronça les sourcils lorsque du mouvement se manifesta à une dizaine de mètre d’eux. Une agitation différente de l’effervescence habituelle, plus… chaotique. Que se passait-il ?

« Je reviens, il se passe quelque chose… Restez à l’écart.
- Oh, Scar, j’oubliais ! Jack nous a dit qu’il arriverait bientôt ! »

Scarlett se retourna vers Carlie et lui adressa un sourire en hochant la tête, puis hata le pas en direction du remue-ménage qui grandissait. Elle passa à côté d’une famille où la mère blonde semblait prête à exploser, tandis que le père, aussi roux qu’elle l’était, semblait plutôt bien s’amuser.

« … un Niffleur dans ta valise ?! »

Oh, oh… Pourvu que ça n’ait rien à voir. Elle se retrouva finalement au milieu de l’agitation, entourée de gens qui s’apostrophaient, se demandant mutuellement s’ils n’avaient pas vu tel ou tel objet, tout en se palpant les poches d’un air hagard. C’était une vraie catastrophe. Le ministère redoutait une quelconque attaque, et voilà qu’ils se retrouvaient aux prises avec une petite créature farceuse…
Elle avançait tout en scrutant le sol, à la recherhe de la petite boule de poil ou du moindre indice, lorsqu’elle percuta un homme qui parlait à une vieille dame un peu sourde, envoyant valser sa casquette pourpre par terre. Scarlett la ramassa, se répandant en excuses, avant de la tendre à celui qui était vêtu de l’uniforme de contrôleur. Et son souffle se coupa dans sa gorge lorsqu’elle le reconnut. Ce terrible fantôme du passé. Un faible « Oh… » s’échappa de ses lèvres entrouvertes, sous le coup de la surprise et elle se figea. La dernière fois que leurs regards s’étaient croisés, ils n’exprimaient que la haine et une pointe de folie, tandis qu’il lui reprochait tous ses choix de vie des derniers mois. Il lui avait brisé le cœur, elle qui s’était jurée de ne jamais se laisser faire avoir par un homme, et avait claqué la porte pour ne jamais revenir. C’était à peine quelques jours après la bataille de Poudlard. Il avait totalement disparu de la circulation pendant plusieurs mois, probablement en fuite. Scarlett avait été interrogée à de nombreuses reprises à son sujet, le Ministère étant au courant de la relation qu’ils avaient entretenue pendant plusieurs mois. Malgré la haine qu’elle ressentait à son égard à cette époque, l’amour qu’elle lui portait était toujours puissant, et elle avait essayé de le défendre. Elle ne savait pas où il était, ils n’étaient plus en contact, mais elle avait livré un portrait de lui différent. Celui du jeune homme qui lui avait sauvé la vie pendant la guerre, et qui avait transmis des informations cruciales à l’Ordre, qui s’était battu à leurs côtés entre les murs du château. L’homme qu’elle connaissait était aux antipodes du tortionnaire connu du Ministère.
Ils avaient fini par l’attraper, et elle avait assisté à son procès, camouflée dans un coin sombre de la salle, afin qu’il ne la voie pas. C’était la dernière fois qu’elle avait vu son visage. Puis il avait été enfermé à Azkaban, et Scarlett avait profité de sa position au Ministère pour militer pour une remise de peine et une liberté conditionnelle. Elle avait appris peu de temps après son déménagement aux Etats-Unis qu’elle avait finalement eu gain de cause. Mais elle avait déjà refermé le chapitre Rohan O’Quinn de sa vie. Sans jamais l’oublier pour autant.

Elle ne parvenait pas à décrocher son regard de son visage, retrouvant les traits qu’elle connaissait encore par cœur, qui n’avaient pas été effacés par les 25 années d’enfer par lesquelles il était probablement passé. Elle était incapable de former les moindres mots, son esprit totalement anesthésié par le choc. Son cœur tambourinait trop vite et trop fort dans sa poitrine.
Une main ferme se posa sur son épaule, la sortant brutalement de sa torpeur.

« Hé mam’s ! T’as pas vu Aria ? »

Ses yeux clairs se posèrent sur une paire d’yeux identique. Jack Burton. Son fils. Et pour la première fois depuis bientôt 24 ans, elle fut pleinement frappée par la ressemblance qu’il y avait entre les deux hommes qui lui faisait face. Elle n’avait jamais eu de doute quant à l’identité du père de Jack, mais sa mémoire n’était pas infaillible, et les années avaient terni ses souvenirs. Elle n’avait pas de photos de Rohan de l’époque où ils étaient ensemble, et elle n’avait pas conservé celles apparaissant sur les avis de recherche. Elle savait qu’ils se ressemblaient, mais pour la première fois, elle pouvait voir à quel point Jack était le portrait craché de Rohan, à l’exception des yeux clairs et de la finesse du visage, qu’il avait hérité d’elle. Personne ne pouvait s’y tromper. Rohan savait-il qu’il avait un fils ? Non. Scarlett avait-elle un jour prévu de le lui dire ? Pas réellement.
Elle se racla la gorge, mal à l’aise, tandis qu’elle remarqua le regard de Jack qui faisait la navette entre Rohan et elle, ses yeux s’écarquillant de plus en plus tandis qu’il semblait comprendre ce qu’il se passait. Scarlett ne lui avait jamais caché qui était Rohan, mais Jack avait également fait ses recherches de son côté, sur ce dont elle ne voulait pas parler : son procès, son emprisonnement, le reste de sa vie. Et il savait qui était l’homme en face de lui.

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Scarlett sentit la prise de son fils se raffermir sur son bras, et elle puisa le courage nécessaire dans ce contact pour affronter le regard désormais perdu de son ancien amour. Elle prit une profonde inspiration, puis se jeta à l’eau.

« Jack, je te présente Rohan O’Quinn. Rohan… Voici Jack. » Elle marqua une pause, désespérée de devoir briser ce secret, jalousement gardé pendant tant d’années. « Ton fils. »

'Petit résumé pour ceux qui ont eu la flemme de lire ce roman':
 

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Amaryllis Douverisa
Amaryllis Douverisa
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MessageSujet: Re: [1er Septembre 2022] Pour prédire le futur, il faut le créer [1er Septembre 2022] Pour prédire le futur, il faut le créer EmptyDim 19 Mai 2019 - 20:43

Ils étaient en retard. Amaryllis poussa un profond soupir après avoir refermé une porte. Ils avaient pourtant tout fait pour être à l’heure, jusqu’à réserver deux chambres au Chaudron Baveur pour éviter les désagréments du voyage depuis l’Ecosse pour la première rentrée de leurs filles. Jimmy était assis sur le lit, occupé à coiffer la plus jeune de leurs triplées. Il leva un sourcil interrogateur vers sa femme, qui se laissa tomber à ses côtés. « Donc, c’est Rose qui a fait tomber un de ses encriers sur la chemise préférée de Violette, qui refuse de s’habiller tant que la tâche est là. Je suis entrée pile au bon moment pour éviter que Rose enflamme la chemise avec sa baguette. C’est pas faute de lui avoir répété de ne pas se servir de sa baguette avant d’y être officiellement autorisée… »

L’aînée des triplées était la plus compliquée à gérer. Elle avait hérité du caractère de lion de son père, ajouté d’une maladresse presque aussi légendaire que celle de sa marraine, May. Fort heureusement, c’était la seule à ne pas avoir hérité du don de métamorphomage d’Amaryllis, ce qui l’empêchait de faire encore plus de bêtises qu’elle n’en faisait déjà.

« Maman ! » La petite fille sur le lit se leva, ruinant par la même occasion tous les efforts de son père pour la coiffer. « J’ai faim ! » Amaryllis laissa échapper un petit rire, et il était difficile de dire s’il s’agissait d’un rire nerveux, d’un rire de désespoir, ou simplement le fait qu’ils avaient petit-déjeuné il y a une heure à peine. « Iris, j’espère que tu découvriras le passage secret des cuisines le plus tard possible, sinon tu y passerais toute ta scolarité… J’espère juste que Nolan ne t’a pas encore indiqué comment s’y rendre. » L’ancien camarade de maison d’Amaryllis était en effet le parrain de la petite Iris. Et Amaryllis remarquait bien les friandises et autres douceurs que le roux glissait en douce à sa filleule. La mère de famille jeta un regard presque désespéré à son mari. « Si on n’est pas partis dans dix minutes, les filles vont rater leur train. Mais qu’est-ce qu’on a fait pour mérité ça ? » Elle avait cette voix des parents épuisés après être partis deux semaines en vacances avec leurs enfants aux chamailleries incessantes.

Mais en réalité, Amaryllis pouvait difficilement être plus heureuse. Malgré les terribles événements ayant eu lieu pendant son adolescence, elle en était ressortie plus forte, plus grande. Elle ne cachait plus ses cicatrices de brûlures depuis que le Mangemort qui en était responsable – Rohan O’Quinn, puisqu’elle avait fini par mettre un nom sur ces yeux bleus – avait été enfermé à Azkaban. Par chance, aucun de ses proches n’avait péri lors du règne de Voldemort ou lors de la bataille finale, en dépit des blessures et des traumatismes.

Sa dernière année à Poudlard s’était faite dans une ambiance beaucoup plus sereine, et elle avait validé la plupart de ses ASPICs avec de bonnes notes. Elle avait longtemps hésité à poursuivre ses études dans le domaine de la métamorphose, mais elle s’était finalement tournée vers la psychomagie. Pendant ses études, elle avait habité un petit appartement londonien avec Jimmy. Ce sentiment qu’il était l’homme de sa vie ne l’avait jamais quittée depuis qu’ils étaient ensemble, et ils officialisèrent leur amour l’année qui suivit son diplôme de psychomage. Les jeunes mariés avaient largement profité de leur vie à deux, partant en voyage ensemble chaque fois qu’ils en avaient l’occasion, entre les saisons de Quidditch et les journées chargées d’Amaryllis à Ste Mangouste. Elle s’était spécialisée dans les syndromes post-traumatiques, et Merlin savait que, suite à la Guerre, elle avait malheureusement beaucoup de patients. Sa plus grande satisfaction était cependant de voir ses patients retrouver le sourire.

Et puis, un peu avant leurs trente ans, Jimmy et Amaryllis devinrent parents. Ce fût Carlie, qui suivait la grossesse de son amie, qui leur apprit avec stupéfaction qu’ils attendaient des triplés. Trois filles, trois petites fleurs qui en faisaient voir de toutes les couleurs à leurs parents. Mais malgré la fatigue et les difficultés rencontrées, leur enfance était passée à une vitesse stupéfiante. Des premiers pas aux premières bêtises, des premiers mots aux premiers chagrins, des premiers signes de magie aux premières baguettes. Et voilà comment ils en étaient arrivés là.

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« Violette, ta valise est super lourde, qu’est-ce que t’as mis dedans ?
- Tous mes livres, et aussi ceux qu’Adam m’a offert pour mon anniversaire !
- Et t’as pas oublié ton petit tutu rose ?
- Maman ! Rose recommence !
- Rose, arrête d’embêter ta sœur…
- Roh, c’est bon, j’rigole hein.
- J’ai faim !
- Rose s’est pas excusée !
- Mais j’ai rien dit, détends-toi un peu Miss Parfaite.
- Papaaaaa !
- Iris, qu’est-ce que tu fais ?
- Je cherche mes chocogrenouilles dans ma valise. Mais faites pas attention à moi, continuez vos embrouilles loin de moi.
- Vivement qu’on soit réparties dans des maisons différentes, j’en ai marre de-
- STOP ! »  

Amaryllis avait élevé la voix, ce qui lui arrivait rarement, et qui eut pour effet de contraindre ses filles au silence. D’ordinaire, Violette et Rose s’amusaient ensemble et Iris faisait des réserves de nourriture plutôt que de la manger. Elle savait que c’était tout le stress de cette première rentrée pour elles qui refaisait surface.

« Iris, laisse ces chocogrenouilles dans ta malle, sinon tu n’auras plus rien à grignotter dans le train. Violette, quand tu seras à Poudlard, tu seras bien contente que tes sœurs soient là alors que tu ne connaîtras personne d’autre. Rose, excuse-toi auprès de Violette, et s’il te plait, fait un effort pour être agréable. »

Une fois les filles calmées, la mère les encouragea à traverser le mur séparant les voies 9 et 10 de la gare de King’s Cross. Puis elle se tourna vers Jimmy avec un demi-sourire.

« Je ne pensais jamais dire ça, mais je pense que leurs chamailleries vont presque me manquer. La maison va nous paraître vide, mais au moins on va pouvoir se retrouver un peu. » Effectivement, depuis la naissance de leurs filles, ils avaient été tellement accaparés par leur éducation qu’ils s’étaient un peu oubliés dans leurs rôles. Maintenant que la carrière de joueur de Quidditch de Jimmy touchait à sa fin, et qu’Amaryllis avait maintenant son propre cabinet en Ecosse, à côté de leur manoir.

Le couple, main dans la main, traversa le mur derrière lequel leurs filles les attendaient. Face à cette foule, les triplées s’étaient collées les unes aux autres et murmuraient des choses dans une langue qu’elles semblaient avoir inventée pour communiquer sans que leurs parents les comprennent. « Allez, on va charger vos malles, pendant ce temps vous pouvez essayer de trouver vos amis. Tiens Iris, regarde, Nolan est là-bas ! » La fillette aux cheveux roux courut se jeter dans les bras de son parrain, pendant que les deux autres cherchaient leurs propres parrains et marraines. Carlie et Adam pour Violette, May et Pol pour Rose. « Je les vois pas » se désola celle dont les pointes de cheveux avaient une douce couleur violette, pour rappeler son prénom. « On va les trouver, ne t’inquiète pas ! » Et Amaryllis s’avança dans la foule, accompagnée de Jimmy, quant un mouvement traversa la foule. « Que se passe-t-il ? » demanda l’ancienne Poufsouffle, autant à son mari qu’à Nolan, qu’elle n’avait même pas encore eu le temps de saluer.

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Je viens du ciel, et les étoiles entre elles, ne parlent que de toi
D'un musicien, qui fait jouer ses mains, sur un morceau de bois
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Nolan Sherman
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MessageSujet: Re: [1er Septembre 2022] Pour prédire le futur, il faut le créer [1er Septembre 2022] Pour prédire le futur, il faut le créer EmptyLun 20 Mai 2019 - 13:40



( Nolan, 42 ans, Botaniste-Paysagiste et copropriétaire de la ménagerie « Le Perchoir Irisé » avec sa femme Malia. )

Fort de son rôle de chef de famille — en second, Malia demeurant bien sûr le cerveau des opérations à bien des niveaux —  c’était Nolan qui ouvrait la marche ce jour-là, naviguant adroitement entre les moldus et autres touristes de passage, trainant devant lui une valise compacte qui n’avait pourtant pas trouvé sa place sur le chariot de son ainée. Arrivé le premier à destination, il s’écarta tout de même du mur pour étendre le bras devant lui et céder le passage à sa progéniture adolescente bien impatiente.

Alors je sais bien que la beauté a priorité sur l’âge et que je devrais donc être le premier à passer, mais quel genre de père oserait se réclamer d’un tel droit le jour de la rentrée, devant tous les camarades de sa pauvre fille, right ? s’exclama t-il d’un ton amusé et surtout faussement outragé, une imitation presque juste du ton qu’avait emprunté Anaïs en lui interdisant formellement de «faire ses blagues pourries» en présence de ses copines.

Le commentaire fit mouche puisque l’adolescente roula des yeux jusqu’au plafond de la Gare avant de pousser son caddie loin de toute civilisation moldue et encore davantage de son botaniste de père, renforçant ainsi l’amusement du quarantenaire en question. Après un court soupir à l’attention de sa meilleure moitié, Nolan emprunta tout de même l’air le plus sérieux qu’il puisse se composer pour mieux l’inviter elle aussi — ainsi que leur benjamin — à le précéder vers la passerelle secrète.

After you, dearest. souffla t-il avant de s’engouffrer à leur suite.

Cette voie secrète, tous les sorciers d’Angleterre la connaissait pour l’avoir emprunté à plus d’une reprise au cours de leur vie, parfois avant même d’avoir atteint l’âge réglementaire de tenir une baguette, comme c’était le cas pour Elias aujourd’hui. Pourtant, les passages sur le quai de la plateforme 9 ¾ se succédaient sans jamais se ressembler et Nolan était aujourd’hui le premier à s’étonner de pouvoir traverser ce mur de briques avec la confiance renouvelée que ce qui l’attendait de l’autre côté s’accordait à la gaieté de son humeur.

Ses propres souvenirs de rentrées scolaires heureuses avaient hélas été noyées par celle de 1998, à l’époque où trop de visages familiers manquaient à l’appel de septembre, où plusieurs noms ne figuraient pas — ne figureraient plus jamais — au registre des cours et où trop de camarades étaient absents des wagons du Poudlard Express. L’ancien blaireau y était même revenu une fois de plus l’année suivante, pour l’ultime envolée d’une certaine Serdaigle à la tignasse blond cendré, quelqu’un qu’il lui coûtait alors atrocement de voir ainsi obligatoirement quitter son quotidien pour se consacrer à l’obtention de ses A.S.P.I.C.s, convaincu que la capitaine aussi disciplinée que studieuse — et bien sûr populaire — aurait tôt fait de l’oublier et avec lui ce qui pouvait les avoir réunis auparavant. Loin des yeux, loin du cœur ? Si plus d’une dizaine de hiboux, de rencontres à Pré-au-Lard et encore autant de mois avaient bien fini par lui donner tort, il aura tout de même fallu attendre l’admission de leur fille aînée, des années plus tard, pour enfin le réconcilier avec King’s Cross.

- Bon, salut, on se revoit à Noël !

C’était à se demander parfois si une enfant de Jude — sa première petite copine à l’époque de Poudlard — n’aurait pas produit une enfant plus tranquille qu’Anaïs Sherman, même au plus bas de sa forme. Malgré que Nolan partageais lui-même l’empressement de sa fille à retrouver plusieurs vieux copains dont la présence était garantie pour l’occasion, il ne pouvait entièrement refouler une petite tristesse de la voir leur échapper ainsi pour plusieurs longs mois. Ainsi, tandis qu’il enserrait à son tour la rouquine à la mèche rebelle, Nolan se fit la réflexion que s’il leur fallait désormais réclamer leurs étreintes eux aussi, c’était bien qu’une époque tirait sans doute à sa fin. Le paysagiste bénissait tout de même Merlin pour cette patience et cet engagement de sa femme qui refusait de laisser l’essentiel leur échapper, car si l’ancien préfet s’assurait chaque fois que leur lionesque progéniture puisse répondre de ses actes — non sans le soutien à distance d’Heather et d’Astrid — il peinait à la réprimander sévèrement et exprimait bien plus mal la fierté ou l’attachement qu’il pouvait lui porter en dépit de ses débordements. Comment dire, de ses trop nombreux débordements.

- Anaïs, tu as mis un Niffleur dans ta valise ?!

Une valise renversée n’était rien en comparaison au chaos qu’une telle créature en liberté ne tarderait pas à causer et l’ex-blaireau ne pouvait que partager le désarroi de Malia à la constatation qu’une fois de plus, leur fille n’en avait fait qu’à sa tête. Son ton n’aurais rien de léger cette fois.

Et bien jeune fille, tu attends quoi pour aller la récupérer ta créature ? Tu veux vérifier si Aria ou Astrid ont l’autorité de retirer des points à Gryffondor avant même que vous ne soyez embarqués pour Poudlard peut-être ? Go get it ! dit-il en la chassant doucement au loin.

Sans les bons sortilèges et instruments, la quête de l’adolescente serait sans doute vaine, mais il valait mieux qu’elle s’occupe les mains au risque de la voir leur sortir un scroutt à pétard de sa malle à la suite.

- Je crois qu'on va y passer la journée, sur ce quai.

Oh bah, ce n’est pas comme si nous avions une boutique à faire tourner de toute façon ! blagua t-il pour faire réponse à sa femme qui elle, révisait sans doute mentalement la liste de tous les codes de violations ministérielles qu’Hermione leur avait fait suivre suivant l’ouverture du Perchoir Irisé. Elle se responsabilisera… ajouta t-il d’un ton bien plus rassurant tout en se penchant doucement sur Elias. Alors buddy, qu’est-ce que tu dirais qu’on parte à la chasse au niffleur toi et moi ? Tu te souviens de ce que je t’ai appris la semaine dernière ?

Hélas, avant que le timide garçon ne puisse répondre et que lui n’ait le temps de réclamer à sa douce l’alliance de mariage qui servirait d’appât au duo, une autre petite créature affamée se jeta littéralement à ses pieds jusqu’à lui immobiliser la jambe dans l’attente de quelque chose qui se devait d’être sucré ou salé, mais certainement pas brillant.

Oh hey kiddo ! Merlin, c’est moi qui ai commence à rétrécir ou bien c’est toi a encore grandis ? Dis, tu veux bien attendre Tonton Nolan quelques minutes ? Je t’ai apporté quelque chose pour le départ, c’est dans la petite valise bordeaux juste là, mais il me faut régler une petit commission d’abord, all right ? dit-il en ébouriffant au passage la tête rousse d’Iris, ou du moins, ce qu’il croyait bien être Iris. Après tout, Violette savait déjà colorer la pointe des ses cheveux, alors pourquoi pas l'intégralité de sa coiffe ?

Les géniteurs de la triplette ne tardèrent point à montrer le bout de leur museaux eux aussi et tandis que No s’affairait à grimper Elias sur ses épaules, la foule elle, commençait à s’agiter faiblement.

« Que se passe-t-il ? »

Et bien, si vous vous trimballez quelques bricoles de valeur, un truc comme une bague du championnat de Quidditch 2014 par exemple, il vaudrait mieux les tenir à poings fermées dans l’immédiat. Après un bref regard à sa douce, Nolan ajouta On a un petit pépin de niffleur en cavale, but we got it under control, pas vrai bud' ? questionna t-il en élevant les yeux vers son fils, désormais haut perché quelques trois têtes plus haut que tout le monde.

D’ailleurs, vous n’auriez pas déjà croisé Ariane à tout hasard ? Elle aurait certainement quelques friandises bien tintantes pour notre évadé…

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MessageSujet: Re: [1er Septembre 2022] Pour prédire le futur, il faut le créer [1er Septembre 2022] Pour prédire le futur, il faut le créer EmptyJeu 23 Mai 2019 - 23:50

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Quelques semaines avant la bataille de Poudlard.



Ils allaient mourir. Tous les trois. Nerveuse, elle enfonça sa paire d'incisives blanches dans la chair de sa lèvre inférieure. Léon serait le premier et même si elle n'avait pas pu voir la main assassine, Lina était sûre qu'il s'agissait d'un Mangemort. La lumière verte frapperait le jeune Serpentard en plein dans la nuque, le projetant en avant sur plusieurs mètres. Ensuite ce serait le tour d'Octave. Cette fois la jeune femme n'était pas sûre de la cause, le corps de l'homme n'était plus qu'un sac de sang et de chair qui gisait sur le sol, dans un couloir du premier étage. Le liquide rouge et épais, s'échappait de larges lacérations au niveau de sa poitrine et de son ventre, comme s'il avait été attaqué par une bête sauvage. Un loup garou peut – être ? Une araignée géante ? Un infâme maléfice ? Puis c'était son tour à elle. Lina, elle, s'était vu frappée par un sortilège inconnu qui la propulserait par dessus une rambarde pour une chute vertigineuse et mortelle de plusieurs mètres. Elle mourrait au pied du Grand Escalier de l'école, après que sa tête en ait percutée avec force la pénultième marche.
Assister à sa propre mort à cause d'une vision était un choc en soit, mais voir celle d'Octave et de Léon avait quelque chose d'insupportable. Elle s'était mise à hurler dans le dortoir : la peur lui vrillait le cerveau, l'angoisse lui donnait envie de vomir : elle s'étouffait dans son propre marécage de sentiments.
Puis après de longs pleurs, le calme se fit. Lina aurait fait n'importe quoi pour empêcher cette vision de devenir vraie. Elle les avaient donc prévenus, tous les deux. Et les avait suppliés pour qu'ils s'en aillent. Elle – même resterait, puisqu'elle savait comment échapper à son destin et si le court de son existence devait être modifié, elle le saurait sans doute suffisamment tôt pour s'en sortir indemne. C'est au moment où elle avait prononcé cette hypothèse à voix haute, qu'une autre vision s'insinua dans son esprit. Abigail, de retour à Poudlard, se battait aux côtés de Lina avant de périr en essayant de la protéger d'une attaque surprise. La voyante avait fait le tour de toutes les possibilités, mais à chaque fois qu'elle proposait d'aller au rez – de chaussée pour éviter le Mangemort du troisième étage, Abigail mourrait en essayant de la sauver. Si elle proposait de rester dans la cour extérieure, sa camarade perdait la vie, massacrée par un géant ivre de rage. Dans tous ses scénarii, Abigail mourrait en la protégeant. Deux choix s'offraient à Lina. Soit elle acceptait de mourir au pied de l'escalier, soit elle laissait Abi se sacrifier.

« Viens avec nous ».

Ces quelques mots résonnèrent en elle. S'enfuir, cela voulait dire abandonner tous ses camarades Heather, Meredith, Carlie, Nolan, Andrée, Tony, Lysander, Amaryllis, Oli, ... Cela voulait dire laisser tomber son école et toutes les valeurs qu'elle avait défendue pendant cette septième et dernière année. Mais rester signait la mise à mort d'une de ses plus proches amies ce qui était bien pire. Alors, à la fin du mois d'avril, Lina, des larmes plein les yeux, prépara sa valise. Elle ne voulait pas d'adieux déchirants ou d'embrassades débordantes d'amour. Elle voulait partir, simplement. Sans doute prendrait – elle la peine de s'expliquer plus tard, si elle en avait l’opportunité. Encore que... Elle connaissait l'avenir proche de ses camarades. Elle connaissait les noms de ceux qui vivraient et que ceux qui allaient perdre la vie et d'une certaine manière, ce savoir l'avait détachée d'eux.




31 août 2022, plage de Tanjung Ann, Lombok, Indonésie.



Elle replia avec soin le parchemin sur lequel elle écrivait depuis déjà plusieurs dizaines de minutes. Lina ajusta le foulard blanc qui entourait son visage et protégeait ses frêles épaules de l'écrasant soleil indonésien. Derrière ses lunettes fumées, elle contempla l'immense étendue d'eau face à elle. L'océan. Finalement, la sorcière abandonna ses rêveries pour descendre du rocher presque plat où elle s'était installée. Après avoir marché une dizaine de mètres les pieds dans l'eau, elle atteignit la plage de sable fin et encore un peu plus loin, les marches  qui permettait d'accéder à l'entrée de la maison en bois dans laquelle ils habitaient. Quelque part dans le salon, elle entendit Octave. Ils avaient passé tellement de temps ensemble, qu'elle pouvait le reconnaître juste au son de ses pas. Ailleurs dans la maison, une porte claqua. Léon sortant de la salle de bain, sans doute. Lina ignorait toujours comment ils avaient fini par s'entendre tous les deux. L'âge et de nombreux compromis, très certainement. Un sourire se dessina sur ses lèvres. En tout cas, Octave et lui n'avaient jamais formulé la moindre à objection à ce qu'elle reste avec eux après leur fuite de Poudlard. Ils avaient plus en moins vécus en collocation, tous les trois, un peu partout à travers le monde, même si depuis de longs mois, ils semblaient avoir élu domicile en Lambok. Parfois, pendant de longues semaines, Lina retournait sur les terres vertes et pluvieuses de l'Angleterre pour revoir ses parents... Mais elle finissait inévitablement par revenir avec eux. Octave et Léon étaient devenus les garants de sa paix intérieure.
Elle fit un bref passage dans sa chambre pour confier à Inanna, sa nouvelle chouette, son courrier qui était en fait la réponse à une lettre d'Abigail. Lina jeta un coup d’œil au bureau surchargé au coin de la pièce. Il y avait là une dizaine d'ouvrages et un nombre incalculable de brouillons et de parchemins. Tout cela était l'ébauche de son prochain livre : « Structures d'une prophétie : de Nostradamus à aujourd'hui ». Contrairement à son premier écrit qui s'adressait à de jeunes étudiants en divination, ce texte visait principalement à des experts ou des chercheurs. C'était un travail conséquent qui lui demandait des heures de travail par jours. Parfois, Léon venait la rejoindre. Lui – même était entrain d'écrire une thèse sur le Sanskrit et la magie des mots. C'était un travail plus que prometteur et la sorcière était toujours ravie de pouvoir en lire quelques extraits par – dessus son épaule.
À contre cœur, elle quitta sa chambre pour se diriger vers la cuisine, proprette mais minimaliste de ravissante maison. Octave avait quitté la pièce, mais depuis la fenêtre, Lina pouvait le voir, accroupi, les pieds dans l'eau. Elle lâcha un petit rire. Depuis leur retour en Indonésie, l'homme s'était pris de passion pour la pêche à la crevette, au point de vouloir mener une études sur les différences entre les crevettes d'eaux douces et d'eaux salées. Jamais Lina et Léon n'avait mangé autant de ces petits crustacés : froides, au barbecue, à la mayonnaise, avec de l'avocat, en salade, au curry,... Elle possédait désormais autant de livres de recette sur les crevettes que d'ouvrages sur la voyance. En souriant, elle laissa son thé au citron infusé. Octave avait changé, mais ça lui allait bien. Ses cheveux étaient plus longs qu'avant et il avait abandonné son éternel costume trois pièces pour une tenue plus confortable et des tongs. Le tout étant bien évidemment plus adapté au climat du pays. Sans le quitter des yeux, elle ajouta deux sucres à son thé avant de le porter à ses lèvres. Aujourd'hui encore, elle gardait une affection toute particulière pour cet homme.

Léon fit son entrée dans la cuisine, en passant une main dans ses cheveux éternellement décoiffé. Avec une nonchalance à toute épreuve, il s'installa sur le plan de travail et Lina lui tendit une tasse de café avant de s'arrêter net.

« Qu'est – ce qu'il y a ? Léon l'examinait avec un œil inquisiteur, les sourcils froncés. Quoi... ?
- Tu... Tu as teins tes cheveux en blond ?
- Finement observé... »

Léon semblait hésiter. Son regard anthracite balayait l'épaisse chevelure de son amie jusqu'à ce que, enfin, un sourire s'installe sur ses lèvres. Lina avait appris à apprécier ces petites marques de joie chez l'ancien Serpentard. Avec l'âge, loin de Poudlard et des vestiges de son passé, Léon avait fini par trouver une forme d'apaisement.

« Alors ? Tu en penses quoi ?
- Mmh...
- Mais dis moi... !
- Ça... Te va bien.
- Ah...  ? Surprise par le compliment, Lina haussa un sourcil. Et c'est tout ? Pas de piques ? Pas de moqueries ?  
- C'est juste que... Lina se mit à faire taper ses ongles contre le plan de travail de la cuisine, impatiente, subissant le suspens ridicule de Léon qui semblait se délecter de la situation, évidemment. Non rien »

Sans rien rajouter, il se leva, fier comme un paon et quitta la pièce pour rejoindre Octave à l'extérieur. Lina poussa un profond soupir, à la fois amusée et dépassée. Finalement, en rigolant, elle posa sa tasse de thé et se dirigea vers le frigo pour piquer un yaourt. Elle était entrain d'en refermer la porte lorsqu'une sensation familière fit son apparition... Quelque chose tentait de s'insinuer dans son esprit, mais avec plus de douceur qu'autrefois, en grande partie parce qu'elle avait apprit à ne plus rejeter ses visions. Son regard émeraude disparu dans le lointain, comme si la porte d'un frigidaire pouvait soudainement être le sujet le plus fascinant au monde.

Ils étaient tous là, sur le quai de la gare,  surchargé par la foule et les vapeurs blanches du train. Tous ses anciens camarades. C'était la première fois qu'elle les revoyait ensemble depuis sa vision de la bataille de Poudlard. Ils semblaient bien se porter. Comme elle, ils avaient vieillis. Lina remarqua Nolan – avait – il prit quelques kilos ? La voyante se souvenait parfaitement de ses nombreuses escapades dans les cuisines – et Malia. Ils avaient donc fini ensemble ses deux – là...? Oui, à en juger par la jeune fille près d'eux, manifestement aux prises avec un Niffleur. Dans la foule, Lina remarqua également la présence d'Amaryllis et de... une, deux, trois petites filles ! Si elle l'avait pu, Lina aurait certainement poussé un cri de surprise. Il y avait également Abigail et ses enfants, dont le petit Perceval, le filleul de Lina.  Elle pu également apercevoir, Harry, Ron et Hermione, les héros de leur génération.
C'était un choc pour elle, de revoir tous ces gens. Curieuse, elle laissa son esprit, bien ancré dans le futur, se balader sur le quai 9/¾ . La sorcière s'amusa des prénoms et des noms sur les valises des nouveaux petits écoliers. À force de déambuler, elle cru même percevoir l'odeur des patacitrouilles, avant qu'elle ne se mélange à l'odeur de l'océan. Londres était envahi par le sel et le bruit des vagues... Sa réalité, pendant un instant, se confondit avec un monde auquel elle n'appartenait plus, jusqu'à ce que, enfin, elle sente le soleil caresser sa peau et que sa vision s'évapore définitivement. Par la fenêtre, elle chercha Octave et Léon. Ils s'étaient assis sur les marches, face à l'horizon bleu. Sans hésiter, elle se dirigea vers eux et s'installa sur le sable fin. Elle posa sa tête sur les genoux d'Octave, le regard fixé sur les vagues et le ciel.

« J'ai eu une vision. Demain c'est la rentrée à Poudlard. Ils vont tous y être, avec leurs enfants, leur mari ou leur femme. ».

Elle releva son visage et chercha le regard de Léon et Octave qui avait enroulé son bras autour de sa taille. Elle ne savait pas trop comment réagir. Ce petit bout d'avenir aurait pu être très émouvant, mais Lina était partie depuis longtemps maintenant et même si elle maintenait des contacts avec certains (Meredith par exemple, dont elle avait gardé le collier en forme de goutte d'eau...), la sorcière se sentait à des années lumières d'eux. Comme ses camarades, elle avait vieillie, quelques ridules étaient apparues au coin de ses yeux et sur son front, sa chevelure – quand elle n'était pas teinte - était désormais parsemés, de-ci de-la, de quelques cheveux blancs, mais elle n'avait pas eu d'enfants et elle n'avait jamais vraiment expliqué son départ précipité avant la bataille. Un mur invisible s'était dressé entre eux. Ils avaient eu des maisons, des familles, peut être même des animaux de compagnie... Lina, Léon et Octave, en revanche, avaient pris un tout autre chemin.
L'été perpétuel dans lequel ils vivaient en déménageant au fil des saisons, le sel qui collait à leur peau, l'écume, le grattement de la plume de Léon sur les parchemins, les piques niques sur la plage, les oiseaux multicolores, le rire d'Octave... C'était tout ce qui la rendait heureuse.

Lina, comme Octave et Léon, avait tourné la page.
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Tiberius W. Selwyn
Tiberius W. Selwyn
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MessageSujet: Re: [1er Septembre 2022] Pour prédire le futur, il faut le créer [1er Septembre 2022] Pour prédire le futur, il faut le créer EmptyVen 31 Mai 2019 - 21:05

Le temps avait passé depuis la défaite de Lord Voldemort. Et Tiberius avait finalement obtenu ce qu'il attendait depuis tant de temps, une forme de revanche sur sa famille et notamment sur son père et son frère. Les deux s'étaient fait tuer lors de la dernière bataille livrée à Poudlard. Pas par sa main, à vrai dire il n'en aurait pas été capable car contrairement à d'autres, Tiberius n'aimait pas l'idée de tuer. Il n'avait d'ailleurs pas fait une seule victime, juste des prisonniers. Le deuil, il ne l'avait pas porté. Il les détestait, tous les deux. Cela aurait été bien hypocrite. Objectivement, maintenant qu'ils étaient morts et enterrés, il vivait paisiblement. Cela faisait deux dangers en moins dans la nature. Cette bataille avait apaisé sa conscience, lui qui s'était juré de ne jamais prendre parti. Il ne se voyait pas se débiner au moment où l'essence même de la magie, celle qu'il adorait pratiquer depuis qu'il était adolescent, était mise en danger par la folie de fanatiques, aux idées sombres et haineuses. Ainsi avait-il choisi son camp, contre les siens, contre son sang. Il s'était battu vaillamment. Il en portait les marques. Sa chevelure blonde, éclaircie par les années tombait toujours sur ses épaules. Sur son visage, les stigmates de cette guerre. Sa barbe, légendaire, était toujours aussi fournie. Ca le vieillissait clairement, mais il s'en moquait. Des rides, prononcées sur le front, montraient à quel point il avait été soucieux, avant mais aussi après. Parce qu'on ne réunifie pas le monde avec de belles paroles. Il fallait beaucoup de patience, du temps, pour cicatriser les vieilles blessures. Et en définitive, personne ne pouvait vraiment dire si tout était enfin terminé. Les vivants ne sont toujours que des morts en sursis. Et la vie, lutte en permanence pour demeurer... éphémère. Ses yeux autrefois bleu ciel avait perdu leur éclat, ils étaient pâles. Il aurait pu masquer le fait qu'après un combat difficile, le dernier qu'il avait pu livrer, il était aveugle. Il n'en faisait rien. A quoi bon masquer cela ? Au contraire, il fallait rappeler le tribut que chacun pouvait payer un jour, pour avoir le droit d'exister. Une balafre lui parcourait la moitié droite du visage, le résultat d'un combat épique, à mains nues, avec un loup-garou, qu'il se plaisait à raconter autour d'une bonne bière.

Voilà quelque chose qui ne changeait pas. Il avait toujours ce côté très jovial et convivial. Et pourtant physiquement, on aurait pas cru qu'il soit capable de rire et de chanter des chansons paillardes lors de soirées arrosées. Selwyn ressemblait à une armoire à glace. Il avait gardé une forme olympique malgré ses 60 années. A Poudlard, où il enseignait encore, ses collègues évitaient de lui serrer la main parce qu'il ne sentait pas sa force. Il s'était familiarisé avec son handicap. Le fait de ne plus voir n'était pas si terrible. Il lui restait l'ouïe. Et ça s'avérait redoutable. Le moindre murmure et il percevait les dires comme s'ils étaient prononcés à voix haute. Combien d'élèves avait-il surpris en train de bavarder pendant son cours ? Il ne les comptaient plus. Ah ça, il en avait retiré des points et fait des remarques acerbes sur l'inattention et le manque de respect. Avec l'âge, Tiberius se montrait plus inflexible qu'autrefois. Il ne supportait pas, par exemple, que l'on ne fournisse aucun effort. C'était son caractère de Poufsouffle que d'encourager en permanence les élèves et à récompenser le travail acharné. En définitive, la méthode qu'il employait à l'époque, il l'utilisait toujours, mais de façon plus stricte et sévère. On ne pouvait pas le lui reprocher. Exercer son métier quand on était totalement aveugle, c'était compliqué. Il avait du démontrer maintes fois, au cours d'inspection du Ministère qu'il était parfaitement compétent et efficace. Il avait troqué son côté aimable et bienveillant pour un franc-parler brut de décoffrage. Autant dire que les inspecteurs se rappelaient de leur passage dans sa salle de cours. Tiberius n'aimait pas vraiment qu'on essaie de lui apprendre son métier ou qu'on le dénigre parce que maintenant il souffrait d'un handicap. Pas question de lâcher son poste et de cesser d'enseigner les sortilèges et les enchantements. Il s'y refusait. On le sortirait de Poudlard en camisole de force ou mort. Bon peut-être pas, en fait... d'ici une dizaine d'année, il entendait bien raccrocher et aller mourir en paix dans un coin de l'Irlande, à boire bières, rhums, whisky et à éclater des citrouilles juste pour le fun. Peut-être même qu'il se ferait une joie d'aller défier deux trois jeunes pour les aplatir au sol dans des duels pas très légaux. Magiques ou non, d'ailleurs.

A l'occasion de cette rentrée, Tiberius circulait sur le quai. Il n'avait pas de canne, mais à ses côtés, un allié fidèle, un magnifique chien-loup, nommé Reaper. Le faucheur. Il portait assez bien son nom. Sur son poil noir épais, au niveau du visage, il avait une marque blanche en forme de faux. Ses yeux bleus perçants rappelaient ceux de son maître. Il se tenait à ses côtés, sans tirer sur sa laisse. Difficile, dès lors, de dire lequel des deux guidait l'autre. Vêtu d'une cape sombre, et d'un costume impeccable dessous, Tiberius arriva près d'une personne, dont il reconnut le délicieux parfum. Une de ses nombreuses conquêtes. C'est que sa réputation de tombeur était fondée. Encore plus depuis qu'il n'y voyait plus. Parce que forcément le handicap suscite l'émotion et qu'il savait en jouer. D'ailleurs, il adorait l'idée de se consacrer à la séduction. Il contait ses exploits de guerrier pour emballer la gente féminine et ça marche du tonnerre. De toute façon, en dépit de sa soixantaine, il possédait encore de beaux restes. Il fit mine de ne pas reconnaitre la femme, légèrement plus jeune que lui. Inutile de la mettre dans l'embarras, elle avait son mari avec elle, il l'entendait lui parler. Autant ne pas faire d'esclandre. De toutes les relations sentimentales qu'il avait eu, il n'avait jamais maintenu quelque chose de durable. Pas plus qu'il n'avait eu d'enfants d'ailleurs. Non, il laissait ça à Edward, son neveu. Lui, il refusait de perpétuer l'engeance des Selwyn. Définitivement. Même si, pour être franc, il ne pouvait pas être assuré à 100% qu'il n'en ait pas une. Vu la quantité de ses vagabondages intimes, la probabilité qu'il ait engendre un quelconque bâtard quelque part n'était pas à exclure. Mais bon... Il essayait de ne pas trop y penser. Il avança au milieu de la foule, qu'il dominait d'une bonne tête. Reaper grogna, à un moment. Il y avait du tumulte. Tiberius serra sa poigne sur la laisse et écouta ce qui se disait :

- Que se passe-t-il ?

Des voix familières, dont une qui avait changé légèrement, plus grave, mais qui évoqua aussitôt le visage de Nolan Sherman, un ancien élève. Ca faisait toujours un drôle d'effet lorsqu'il les recroisait. Il écouta attentivement la réponse du jeune homme et comprit qu'il avait fondé sa propre famille. Voilà qui le réjouissait. Il aimait savoir qu'ils avaient réussi et qu'il se trouvaient tous dans une bonne situation. Il se tourna alors pour poser ses yeux dans la direction où Nolan se trouvait. Et il eut un sourire en coin.

- Personnellement, je n'ai pas lieu de m'inquiéter dans ce cas. J'ai pris l'habitude de laisser ma trésorerie dans un pichet de bièreaubeurre. Au moins, je sais qu'elle passe dans la poche d'un autre et que je n'ai plus besoin de m'en soucier.

Il tourna la tête brusquement, dans une direction. Et il marmonna :

- Ca gratte comme un niffleur, ça se faufile aussi insidieusement qu'un niffleur. La bestiole est là-bas, en train de faire les poches de quelqu'un qui a des pièces. Je pense que vous devriez jeter un oeil, là-bas, Nolan. Ou alors, je laisse Reaper s'en occuper. Parce que les situations sous votre contrôle n'ont pas toujours été des plus réussies, je crois me rappeler.

Il souriait, parce qu'il le taquinait volontairement. Dans le fond, Tiberius n'était pas méchant. Il était même assez drôle. Strict, mais il aimait aussi déconner. Il posa son regard de façon imprécise dans sa direction, puis il sortit sa baguette. Reaper n'avait pas quitté des yeux, la direction qu'il avait indiqué quelques instants plus tôt. Il grognait doucement, n'attendant qu'un ordre de son propriétaire pour se jeter sur la bestiole qui faisait les poches. Tiberius, lui intima d'un geste de se calmer et le chien lui obéit aussitôt. Il sortit sa vieille échape de Poufsouffle et fit quelques moulinets avec sa baguette. Le morceau de tissu se transformant en bourse remplie de pièce d'or. Il l'agita. Le tintement attira tout de suite l'animal. Celui-ci fonça dans leur direction. Tout fut très rapide, Tiberius effectua de nouveaux gestes, sans prononcer le moindre mot et niffleur se retrouva à flotter au dessus d'eux, sans possibilité de s'enfuir. Selwyn, comme si tout était normal, rangea sa baguette et indiqua :

- Ma foi, un jeu d'enfant. Bien. Ravi de voir que vous amenez vos têtes blondes à l'école. J'espère qu'ils sont motivés, parce que cette année promet d'être intense. J'ai mijoté quelques surprises dont ils me diront des nouvelles.

Le terme surprise dans sa bouche n'était jamais de bonne augure. Mais de toute façon, il était de notoriété publique que Tiberius détestait les méthodes conventionnelles et qu'il aimait innover et tester de nouvelles choses. Une façon de jouer le rebelle. Oui, même à 60 ans. Il se demandait si ses anciens élèves avaient parlé de lui aux gamins. De comment il était avant la bataille. Se souvenaient-ils au moins de lui ? Pas sûr... et dans un sens, ce n'était pas grave. Il ne cherchait ni la célébrité, ni la grandeur.
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Meredith Breckenridge
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MessageSujet: Re: [1er Septembre 2022] Pour prédire le futur, il faut le créer [1er Septembre 2022] Pour prédire le futur, il faut le créer EmptyMar 4 Juin 2019 - 20:23

Fin de matinée, septembre en Italie. Une main déliée glissa le long de l’escalier en bois noir avant de se tendre vers un manteau, au hasard parmi les autres. Certaines habitudes n’avaient pas quitté Meredith. Ses doigts étaient toujours écorchés à la pulpe, son pas léger et dansant. Sous ses chaussures en cuir tanné, on devinait la bordure dépareillée de ses chaussettes. Enfilant la veste et respirant un grand coup, l’ancienne lionne à la crinière un peu ternie saisit son sac, sa baguette et jeta un dernier regard autour d’elle. C’était une maison bien modeste, grinçante et poussiéreuse, à laquelle elle tenait beaucoup, ce qui ne l’empêchait pas de négliger son entretien. Un hall, un salon, deux chambres, une cuisine immense, une salle de bain minuscule. Un grenier agrandi par magie, dans lequel elle passait le plus clair de son temps. Seule avec son chat Stevie, deux chouettes, les souris des cloisons et les oiseaux du jardin. Le tout entouré d’un terrain immense, où elle prenait soin de cultiver une grande quantité de légumes et de plantes magiques. La mer à une centaine de mètres, le village le plus proche à plusieurs kilomètres. Elle n’aurait pas pu être plus heureuse ailleurs. Elle vivait ici la plupart du temps, depuis une dizaine d’année maintenant. Elle y écrivait, y cuisinait, y jouait du piano. Aimait recevoir parfois quelques amis, les Wright, les Kent, quelquefois Léandre ou Gabriel quand ils passaient dans le coin. Un coin reculé du reste, loin des moldus, loin des sorciers, au bord de la mer Adriatique dans un bout d’Italie du sud.

Si Meredith hésitait encore à transplaner, c’était bien car sa destination lui donnait un peu le vertige. Une lettre arrivée quelques jours plus tôt, de la main d’Amaryllis – de qui d’autre ? – lui rappelait au détour d’une ligne que ses filles entraient à Poudlard cette année. Et qu’elle avait hâte de revoir tout le monde sur le quai de la gare, comme un rendez-vous tacite, un repère. Meredith était l’heureuse marraine d’Iris, et portait une grande affection à ce petit estomac sur pattes, tout comme à ses sœurs. Elle regrettait parfois de ne pas les voir plus souvent, ainsi que leurs parents, mais n’oubliait jamais de leur envoyer des photos à chacun de ses innombrables voyages. Mais les triplettes entraient à Poudlard, et l’occasion de revoir ses amis surgissait à un moment où elle se sentait particulièrement prête à affronter le monde extérieur.

Son isolement en Italie avait suivi une longue période nomade durant laquelle Meredith s’était efforcée de remplir les vides que la guerre avait laissés en elle. Du Cambodge à la terre de Feu, de la Pologne au Liban, dès ses 19 ans la jeune femme n’avait pas cessé de bouger. Le plus longtemps où elle était restée quelque part, c’était au pied du mont Fuji, où elle avait appris pendant presque deux ans l’art de la cuisine nippone. Elle avait exercé de nombreux métiers durant son exil. Journaliste, guide touristique, traductrice, pâtissière, photographe. Jamais certaine, jamais repue. Elle cherchait quelque chose, semblait toujours le trouver jusqu’à ce qu’un matin différent d’un autre lui prouve le contraire, et qu’elle change à nouveau d’horizon. Elle avait vécu parmi les moldus une vie sans fioriture mais sans difficultés. L’important pour elle ayant été de surtout quitter le monde de la sorcellerie britannique, s’éloigner de sa reconstruction politique chaotique et de ses ruines fumantes.

En 1997, son frère Aloysius avait trouvé la mort en combattant pour la résistance – ou en tentant de la quitter. Elle ne saurait jamais les circonstances exactes de sa disparition et refusait d’entendre l’histoire de la bouche d’Adam, qui avait eu énormément de difficultés à s’en remettre. Après la chute de Voldemort, elle était rentrée en Cornouailles, avait pleuré avec sa famille pendant un temps. Elle avait tenté de retourner à Poudlard, mais n’y avait pas retrouvé de foyer. Ses amis ne pouvaient rien pour elle : le combat qu’elle avait mené, qu’elle pensait juste, lui avait pris son frère. Pour cela, elle lui en voulait, plus que tout. Si la bataille l’avait laissée presque intacte physiquement, la guerre en revanche l’avait vidée de toutes ses forces, et elle décrocha au milieu de sa sixième année scolaire. Juste après son anniversaire et sa majorité. Elle n’avait plus rien à faire là-bas, sa magie rongée par une noirceur accumulée. Elle avait besoin d’air et de silence. Laissant une lettre à ses parents, elle partit rejoindre Adam pendant quelques temps afin qu’ils vivent un peu ensemble. Elle trouva un homme fatigué mais en voie de guérison ; mit toute son énergie dans son rétablissement, négligeant le sien. Puis quand Carlie vint le trouver, et qu’elle comprit qu’il n’avait besoin que d’elle pour se reconstruire pleinement, elle partit à nouveau. Sans destination cette fois, autre que le plus loin possible de cette vie en ruines dont elle ne voyait pas le sens. Elle était complètement déconnectée et n’avait pas de projet. Elle savait seulement qu’elle ne pouvait plus les voir.

Avec les années, ses anciens camarades et amis trouvèrent du travail, l’amour, une famille. Meredith avait appris à entretenir ses correspondances avec eux, s’était expliquée – enfin – avec tous ceux qui n’avaient eu de sa part aucun véritable récit de la vérité. Nolan, Léandre, Lina qui n’en avait eu qu’une partie. Elle avait été pardonnée par tout le monde, semblerait-il. Sauf par elle-même. Le jour où Amaryllis et Jimmy se marièrent, elle réapparut. Un décalage encore subsistait, mais moins important que ce qu’elle craignait. La distance et la solitude faisaient doucement leur ouvrage, nettoyaient ses plaies. Elle repartit à nouveau, faisait de brèves apparitions au pays pour visiter ses parents, ses amis, ses lieux chéris. Elle n’avait pas de relation sérieuse, que de fugitifs espoirs mais aucune véritable étreinte. Accaparée par ses apprentissages et ses activités, elle apprit de nombreuses langues, se perfectionna dans la cuisine, la musique, la magie. Puis un jour elle acheta une maison et se mit à écrire, comme une évidence, sans y penser.

Ses quatre romans se vendaient bien en Grande-Bretagne. Une bilogie fantastique, une fiction autobiographique et un récit d’aventure. Elle les avait elle-même traduit en français et en italien, et s’apprêtait à s’atteler au japonais. Difficile mais faisable, elle transplanait souvent là-bas pour travailler, y retrouver ses attaches et ses amis. Mais ce jour-là, pas question de mer agitée ou de déambulations dans la maison vide. Elle s’était décidée à y aller, et elle irait. Le quai de la gare, théâtre de ses retrouvailles avec des visages dont elle commençait à oublier les contours. La sentant sur le départ, Stevie vint se frotter à ses jambes en ronronnant, comme pour lui insuffler du courage. Elle sourit, attrapa le panier contenant le cadeau pour Iris – une boîte emplie de mochis maison, petites gourmandises japonaises dont la jeune fille raffolait – et d’une seule main, s’attacha les cheveux avec sa baguette. Puis elle transplana enfin, laissant son chat habitué retourner à sa sieste.

En pénétrant dans la gare de King’s Cross, Meredith ne put s’empêcher de sourire. L’ambiance était fébrile, agitée. Le départ était prévu pour dans une vingtaine de minutes, et de plus en plus de chariots équipés de cages et de chaudrons se dirigeaient vers le mur magique. Sans se presser, la sorcière s’engagea dans les allées en respirant profondément. La foule continuait de lui causer des tremblements, mais bien moins qu’à l’époque. C’était la première fois qu’elle revenait sur ce quai depuis la rentrée de sa 6e année incomplète. Ses pas la guidaient naturellement vers l’entrée du quai, comme avides de lui faire revivre les sensations du départ pour l’école. Elle sentit son nez piquer en se revoyant faire ce chemin avec son frère et Anna, lors de sa première rentrée. Tellement impatiente d’apprendre à se servir de cette baguette, ignorante des monstruosités qui en sortiraient quelques années plus tard.

Il lui avait fallu beaucoup de temps pour que sa baguette, ambitieuse et avide de nouveaux horizons, cesse de l’inciter à pratiquer la magie noire. C’est quelque chose dont on ne parle pas dans les livres, mais une fois qu’on s’y essaie, la noirceur devient addictive, attirante. Adam l’avait aidée avec cela, Gabriel aussi. Elle avait refusé d’aborder le sujet avec Amaryllis, qui n’aurait pas pu s’empêcher de lui parler comme à une de ses patientes, malgré toutes ses bonnes intentions. Au Japon, elle avait trouvé une nouvelle manière de faire de la magie, sans instrument. Cela avait laissé le temps à la baguette de réapprendre complètement son rôle, et peu à peu de bannir la magie noire de son répertoire. Elle y avait beaucoup appris, et maîtrisait désormais un nombre remarquable de pratiques, en particulier de métamorphose et de désillusion. On avait souvent eu recours à ses services dans des opérations délicates de reconstruction, de protection, dès son retour en Europe. De nombreux anciens fidèles de Voldemort couraient encore, même cinq ou six ans après la guerre. D'abord animée d’une forme de colère justicière pour les assassins de son frère, elle s’était engagée auprès des unités de chasse à l’homme réunies par le nouveau Ministère et des associations de familles. Elle y était devenue indispensable. Tout était si simple pour elle, qui ne cessait jamais d’apprendre. Pourtant plus elle s’imbibait de savoir, d’habileté, moins elle se trouvait en avoir besoin. Après quelques années de cette vie, elle partit s’installer dans les Puglia, fatiguée et saturée de voyages. Elle avait besoin de stabilité, elle dont la vie particulièrement agitée et riche ne lui apportait pas le repos de l’esprit auquel elle aspirait tant.

Un amusant hasard fit qu’elle croisa la famille Potter devant le mur de brique. Elle salua en souriant Harry et Ginny, puis s’engagea à leur suite vers le quai du Poudlard Express. La vapeur et le bruit, les enfants qui crient, les valises qui se bousculent, les portes qui se claquent. Partout des embrassades et des recommandations de dernière minute, mais surtout d’innombrables visages familiers. Instinctivement, elle se plaqua aux murs du quai pour avancer sans se faire bousculer, et remarqua une certaine agitation parmi les familles. Presque immédiatement après, elle vit la silhouette menue d’Elias, sur les épaules de son père, dépasser d’un petit groupe de sorciers. Sans surprise, toute l’équipe était là. Sentant une petite bouffée de chaleur lui monter dans la poitrine, Meredith se fraya un chemin vers eux. Elle n’avait pas vu en personne les Kent depuis l’été dernier, durant lequel elle avait gardé les triplettes quelques temps. Les Sherman géraient leur affaire avec brio et étaient des gens occupés, et elle n’avait pas croisé leur chemin depuis les sept ans d’Elias. Leur fille était maintenant bien plus grande, et semblait également plus effarouchée, ce qui ne la surprenait pas. Avec deux parents si profondément gentils, sûrement voulait-elle marquer son indépendance. Adam lui rendait visite plus souvent, mais cela faisait bien deux ans qu’elle n’avait pas vue Carlie. Elle ne s’attendait pas à voir Léon et Lina, dont elle connaissait la vie reculée, encore moins sa chère Louise qui gardait un silence radio depuis maintenant des années. Arrivant proche de l’attroupement, elle eut juste le temps de voir le professeur Selwyn expliquer aux parents qu’il allait sûrement mettre la vie de leurs progénitures en danger lors d’un ou plusieurs de ses cours étrangement approuvés par l’administration. Elle passa sa tête entre deux des triplettes qui se tenaient près de leur mère, son visage encore joli fendu d’un grand sourire espiègle.

« Quelle belle brochette de futures grandes sorcières je vois là ! »

Les petits mirent un temps à réagir, mais se jetèrent immédiatement sur elle en criant. Meredith éclata de rire et les serra contre elles, ravies que la surprise ait fait son effet. Iris fut la dernière à la voir, et quitta les jupes de Nolan pour rejoindre ses sœurs en hurlant plus fort que les deux autres réunies. Attrapant sa filleule dans ses bras, l’ancienne Gryffondor l’embrassa sur le front et s’attela à saluer tous ses amis qui visiblement ne s’attendaient pas à la voir ici. En serrant Amaryllis contre elle, elle s’expliqua.

« Je n’allais tout de même pas rater la rentrée de tes petites souris, je n’arrive pas à croire qu’elles ont déjà onze ans ! »

Après avoir enlacé toute la petite troupe, demandé des nouvelles, s’être extasiée devant les enfants qui avaient tous pris entre cinq et vingt-cinq centimètre, Meredith tendit à Iris son petit paquet de sucreries japonaises et jeta un regard en coin à Nolan, qui en bon parrain, devait sûrement avoir lui aussi apporté quelque chose.

« Ma chérie, sache que j’attends une lettre de Poudlard pour que tu me dises si mes mochis ont encore une fois surpassé les biscuits trop cuits de tonton Nolan, bien que je n’en doute pas trop. »

Railleuse, elle faisait référence à une fête durant laquelle le Sherman et la Breckenridge s’étaient lancé un défi culinaire de taille, sans magie, avec pour jury les trois filles Kent. Connaissant les défaillances du four de la maison, Meredith avait opté pour un dessert sans cuisson, tandis que l’ancien Poufsouffle avait vu ses délicieux petits sablés brûlés par l’instrument capricieux. Ce jour avait marqué le début d’une longue rivalité gastronomique qu’ils se plaisaient à perpétuer à chaque fois que l’occasion se présentait.

« En revanche, qu’est-ce que c’est que cette histoire de Niffleur ? Anaïs, c’est toi qui l’as amené ? »

Elle se tourna vers la jeune fille qui venait de rejoindre l’équipe, puisque la créature avait été neutralisée. Incrédule, elle la fixa un instant puis éclata de rire, incapable du moindre reproche. Elle avait l’impression de se voir au même âge, et ne s’étonnait même pas qu’elle ait eu l’audace de tenter le coup. Une pure gryffondor, sans aucun doute. Elle se retint de la féliciter, puis se pencha à son oreille et lui murmura le nom d’un sortilège à essayer sur la statue d’alouette au 6ème étage, qu’elle savait avoir survécu à 98.

« … mais attention, il faut un grand groupe de personnes dans le couloir pour que ça fonctionne, alors essaie plutôt à la sortie des cours … »

Sentant le regard réprobateur de Malia sur elle, Meredith prit un air innocent et mit ses mains dans ses poches. Elle pensait y trouver sa montre à gousset, mais comprit bien vite que le bijou avait été victime du Niffleur, malgré le fait qu’il soit attaché à sa ceinture. D’un petit coup de baguette, elle rappela l’objet à sa juste place, pour constater que l’heure du départ approchait de plus en plus. Toutes ses appréhensions avaient laissé la place à une profonde joie de retrouver ce joli peuple, et une idée lui vint brusquement.

« Je sais bien que tout le monde est très occupé, mais je pensais faire une petite fête pour mes quarante ans et je n’ai pas trouvé l’occasion. C’était il y a quelques mois déjà, mais si vous ne faites rien pour la nouvelle année, sachez que vous êtes tous les bienvenus chez moi, en Italie. »


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(avec les yeux bleus ofcourse)

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Jimmy J. Kent
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MessageSujet: Re: [1er Septembre 2022] Pour prédire le futur, il faut le créer [1er Septembre 2022] Pour prédire le futur, il faut le créer EmptySam 8 Juin 2019 - 20:57

[1er Septembre 2022] Pour prédire le futur, il faut le créer ODllK

- Arrête donc de remuer, tu veux, souffla le jeune quarantenaire à sa petite dernière.

Il fallait dire qu’Iris – pourtant calme d’ordinaire – ne parvenait pas à rester en place. Était-ce à cause de sa rentrée imminente à Poudlard ? Ou pouvait-elle sentir le chahut que faisaient ses sœurs de l’autre côté du mur ? Jimmy n’en savait rien. Il savait gérer une équipe de Quidditch, sport merveilleux ou il avait d’ailleurs fait carrière. Après la fin de ces études, qu’il avait difficilement terminée, le sorcier, d’abord intéressé pour devenir Aurore, avait choisi une toute autre voix. Et tandis qu’il nattait avec plus ou moins bien de succès la longue chevelure de sa fille, une certaine nostalgie l’envahie. En ce jour de rentrée, les souvenirs refaisaient surface, doucement, surement. La fin de la guerre, les disparus, ce qui étaient encore là. Jimmy s’estimait chanceux. Il avait bien violemment perdu son Grand-Père lors de cette guerre, mais bien heureusement, Amaryllis ne faisait pas parti des victimes de la dernière bataille. L’ancien Gryffondor en avait pleuré de joie, littéralement. Et c’était à ce moment là que l’évidence s’était révélée. Vraie et puissante : il voulait passer sa vie avec elle. Et c’était bien ce qu’ils étaient en train de faire, savourant chaque étape, chaque instant. L’aventure avait commencée avec les études de l’ancienne Poufsouffle, et le début de carrière du rouge et or. Le poursuiveur avait commencé dans une équipe locale d’Edimbourg, avant de rejoindre le drapeau des Orgueils de Portree. Et finalement, son but ultime fût atteins lorsqu’on lui offrit un post dans l’équipe des Pies de Montroses, dont il était le capitaine depuis une année maintenant. Une carrière qu’il comptait continuer pour encore quelques années, avant de passer de l’autre côté du balai.

L’homme quitta ses pensées pour poser un regard interrogateur sur sa femme, Amaryllis, qui venait d’entrée dans leur chambre et se laissa tomber à ses côtés. Jimmy leva un sourcil au récit de sa femme, perplexe. D’où venait donc ces trois gamines qui leur servaient d’enfant ? L’ancien lion se demandait parfois. Lui qui avait souvent été plus blaireaux que félin, s’interrogeait sur l’origine du caractère de Rose. Et que dire de Violette ? Oh certes, Jimmy avait passé beaucoup d’heures à lire, mais des romans d’aventures, pas de gros livres d’études. Les triplettes ressemblaient parfois d’avantages à leur parrains et marraines qu’à leur parent. Et pourtant, Jimmy en était ravi, heureux. Tout simplement. Il avait sa petite famille, sa carrière. Les horreurs étaient bien derrière eux, il en était sûr. Et il profitait à chaque instant de ce qu’il avait sous les yeux.

- C’est.. Elles arrêteront bien de se chamailler un jour, souffla-t-il alors, gratifiant son épouse d’un petit sourire charmant et rassurant, tandis que sa fille criait déjà famine et mis en l’air tout le précieux travail de son père.

Jimmy s’apprêta d’ailleurs à dire quelque chose, horrifié du manque de considération qu’on accordait à sa coiffure, mais se ravisa. Nolan ? Le secret du passage des cuisines ? Il croisa le regard de sa petite dernière et mima un « chut » sur ces lèvres. Ce n’était absolument pas le parrain de la petite Iris qui avait vendu la mèche.. mais son père, et ce dernier ne comptait pas avouer tout cela à son épouse. Oh, il savait qu’Amaryllis ne dirait rien. La médicomage avait déjà beaucoup de chose à gérer, inutile de rajouter des détails comme celui-ci. Elle lui demanda d’ailleurs ce qu’ils avaient fait pour mériter ça.

- Ce qu’on a fait ? Des enfants, avoua-t-il, évitant de justesse un léger coup de coude de la part de son épouse. Et puis il ajouta, d’un ton rassurant. Ca va aller. On est prêt. Tout le monde est prêt.

Et puisque d’ailleurs c’était bien le cas – Jimmy refusait d’avouer que la coiffure d’Iris laissait à désirer ! – l’homme se leva, et encouragea la future élève de Poudlard à s’activer. Et avant d’aller motiver le reste de l’équipe, il déposa un baiser sur le front de son épouse.
- Tout va très bien se passer, murmura-t-il, juste pour elle.

Tant et si bien qu’ils arrivèrent à l’heure à King’s Cross. Jimmy écoutait d’une oreille les chamailleries de ces trois filles, bien trop occupé qu’il était à poser toutes leurs valises sur leur chariot respectifs. Des livres ? Pleins de livres ? Il soupira. Il allait devoir dire quelques mots à Adam. Des livres dans une valises, ce n’était plus possible. Pas quand c’était lui qui portait. Enfin, ce n’était guère le moment de vider la valise de Violette pour la refaire de manière correcte. Il allait devoir faire avec. Et puis, c’était sa fille qui allait la pousser, pas lui. Il glissa d’ailleurs sa main dans celle de son épouse, tandis que les triplettes passaient tour à tour à travers le mur menant à la voix 9¾. Il plongea un regard tendre dans celui d’Amaryllis.

- Presque, répéta-t-il, avant d’ajouter. Poudlard leur fera du bien. Et puis, je suis assez certains qu’elles seront toutes les trois réparties dans des maisons différentes. Cela ne leur fera pas de mal non plus, assura-t-il.

Lui-même avait bien évolué depuis Poudlard, et remerciait l’académie pour cela. Il embrassa alors sa femme. Il était tout aussi amoureux d’elle après toutes ces années, et il comptait bien lui rappeler tout ça… Maintenant qu’ils allaient se retrouver tous les deux.. Jusqu’aux prochaines vacances. Il passèrent à leur tour le mur magique et se retrouva plongés dans l’effervescence de King’s Cross côté Sorcier. Un pur délice pour l’ancien Gryffondor, à qui tout cela rappelait tous ces souvenirs. Et notamment sa première année, puisqu’à partir de la deuxième, Jimmy – qui vivait à cette époque à Pré-Au-Lard - , n’avait pas eut l’utilité du Poudlard Express. Jimmy aperçut rapidement ses amis, et tandis qu’Amaryllis encourageait leur fille à rejoindre leur parrain et marraine respectifs, il poussa habilement les trois chariots vers l’avant du train et confia les bagages de ses précieuses fleurs aux employés chargés de les embarquer à bord.

Et puis, alors qu’ils se dirigèrent mains dans la main en direction de Nolan, Malia et leurs marmailles, un sentiment étrange se fit sentir. Amaryllis posa d’ailleurs la question. Que se passait-il ? Jimmy glissa une main vers l’intérieur de sa veste, enroulant ses doigts autour du manche de sa baguette, prêt. Nolan, cependant les rassura bien rapidement. Il s’agissait d’un niffleur, voilà tout. Le Poursuiveur desserra l’étreinte sur sa baguette, et poussa un petit soupir.

- Heureusement, je n’ai rien gagné en 2014, plaisanta-t-il, avant de prendre ses anciens collègues de colles dans ses bras. Des friandises, voyons. Pour notre évadé.. ou pour toi ?, demanda-t-il, amusé, blagueur. Tout cela lui faisait un bien fou.

Et leur sauveur arriva bien rapidement, usant de la ruse pour appâter le petit évadé qui fût rapidement rattrapé. Et Tiberius donna rapidement le ton sur ce qui attendais les jeunes apprentis sorciers. Iris leva d’ailleurs un regard assez inquiet envers son père, qui lui adressa un petit clin d’œil.

Et puis, une nouvelle surprise s’invita aux retrouvailles. Une tête rousse sauvage apparut. Jimmy resta surpris un instant, tandis que les petites se jetèrent dans les bras de Meredith, mais rapidement, un grand sourire étira son visage.

- C’est bon de te voir ici, Mere, dit-il alors, presque ému de cette journée si riche en rebondissement.

Et l’ancienne lionne proposa alors une petite fête en Italie pour fêter la nouvelle année. Ce n’était pas tout de suite, mais c’était une excellente idée.

- Owi Papa, l’Italie !! s’exclama Rose, visiblement bien motivée par cette idée.
- On pourra aller en Italie, dis ? ajouta Violette, dont le regard noisette passait de sa mère, à son père avant de revenir sur Meredith. Quant à Iris, elle avait déjà pioché un biscuit dans le sachet que lui avait ramené sa marraine du Japon.
- Je. C’est une excellente idée, Meredith. Il faudra organiser quelque chose, dit-il, un sourire aux lèvres, le regard brillant, ému. Et puis, il déclara. Aller, en route mauvaise troupe ! Votre train ne va pas tarder à partir, vous devriez aller tous vous installer.

Et oui, le train partait dans quoi, dix minutes ? Comment cela se faisait-il que le contrôleur n’ait toujours pas joué du sifflet pour encourager les marmots à monter à bord ? Et en même temps, cela l’arrangeait. Parce qu’au fond, Jimmy n’était pas sûr d’être prêt à laisser partir ses trois filles. Et si quelque chose se déroulait à Poudlard ? Et s’il leur arrivait malheur ? Ou si elles ne se plaisaient pas dans leur maison ? Ou dans l’école en général ? Peut-être devrait-il prendre sa retraite maintenant, et venir enseigner le Quidditch à Poudlard, juste pour jeter un œil sur elle. Juste pour les protéger, s’il le fallait.  Et pourtant, si Jimmy redoutais ce jour depuis quelques mois maintenant, il savait pertinemment que c’était le cycle de la vie, il espérait simplement que tout irait bien, de tout son cœur.

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MessageSujet: Re: [1er Septembre 2022] Pour prédire le futur, il faut le créer [1er Septembre 2022] Pour prédire le futur, il faut le créer EmptyLun 8 Juil 2019 - 23:11


So excuse me forgetting
But these things I do
You see I've forgotten
If they're green or they're blue
Anyway, the thing is, what I really mean
Yours are the sweetest eyes I've ever seen.

Elton John - Your Song

Rohan enquêtait activement sur la perte de sa montre, dernier vestige de son passé, rappel constant de ce qu’il avait perdu. Et il voulait la retrouver, plus que tout. Il en avait besoin, pour sonner l’heure du départ, et il en avait besoin pour lui, pour continuer à ce battre dans ce monde, pour continuer à se souvenir des mauvaises choses qui étaient venu tourmenter son cœur. Le contrôleur posait alors des questions à chaque personne qu’il croisait, et discutait d’ailleurs avec une vieille dame aux boucles blanches et brillantes, lorsqu’on vint le percuter de plein fouet. Il commença à murmurer un « pardon » gêné, ne s’étant guère rendu compte de la perte de sa casquette. Il avait encore tellement de cheveux, comment aurait-il pu s’apercevoir de cela ? Il s’apprêta à demander à la jeune femme si tout allait bien, lorsque son regard noisette croisa le sien. « Scarlett… » souffla-t-il, bouche bée. Il n’avait donc pas rêvé ? Il avait bien vu cette chevelure rousse et flamboyante dans la foule, quelques minutes plus tôt. Il resta interdit, devant ce fabuleux regard. Celui qu’il n’avait plus croisé depuis tant d’année. Celui qu’il avait été désespéré de revoir. Scarlett. Les regrets lui enserrèrent le cœur immédiatement, alors que tout ce qui s’était passé entre eux lui revint en mémoire, aussi frais dans son esprit que l’odeur de son aftershave du matin.

Oh, qu’il regrettait les mots durs qu’il avait lancé à l’aurore. Qu’il regrettait les accusations qu’il avait faites. Il regrettait tout, la colère, l’orgueil. Il avait tout perdu, mais n’aurait pas dû réagir ainsi. Il n’aurait pas dû, mais puisqu’il l’avait fait, il avait perdu encore davantage. Il avait perdu l’amour, l’espoir d’une vie à deux, une chose dont il n’aurait jamais put rêvé. Cette colère et tout ce qui avait enchaîné avait profondément marquer l’ancien mangemort. Il avait fuis, avait été jugé, envoya à Askaban, et sans jamais réellement savoir qui avait été sa bonne étoile, avait été relâché sous bonne conduite. Et après toutes ses années de débâcle, de bataille, de doutes et de questionnement, elle était là, devant lui. Toujours aussi belle, malgré le temps. Toujours si sûre d’elle. Un sourire étira les lèvres du sorcier. De la joie ? De la gêne ? De la surprise ? Lui-même ne savait pas ce dont il s’agissait, mais il souriait, un peu bêtement peut-être ? Il n’avait pas de miroir pour en être certains, mais surement.

Rohan ne quitta Scarlett du regard que pour se poser sur un visage plus jeune, carré. Et. Mam’s ? Elle ? L’ancien Poufsouffle resta surpris et silencieux. Que pouvait-il dire ? Avait-il quelque chose à dire ? Devait-il dire quelque ? Tout comme le jeune homme, son regard noisette passait de la rouquine à l’étudiant, dont le regard était identique à celui de l’aurore. Devant le malaise de Scarlett, Rohan n’eu guère plus de doute quant à l’identité du jeune homme. L’entendre la bouche de son ancienne amante, cependant, était une autre histoire. Jack. Son fils ? Rohan avait un fils ? Casquette, en main, le contrôleur passa une main dans ses cheveux. Il reposa son regard, humide et plein d’émotion, sur Jack. « Mon fils… » murmura-t-il, n’y croyait toujours pas. Comment était-ce possible ? Evidemment, il savait pertinemment comment tout cela était possible.. Mais, comment n’avait-il jamais su ? « Je.. Comment est-ce possible ? » demanda-t-il, finalement, son regard brillant d’émotion planté dans celui de Scarlett. Elle lui avait caché cela, sans nul doute, et avait certainement eu raison. Rohan fit quelques pas de côté, avant de reposer son regard sur Jack et Scarlett, il s’attarda plus longuement sur cette dernière. « Je suis tellement désolé. Pour tout. Ce que j’ai dit, ce que j’ai fait. » dit-il, une voix peu assurée. Était-ce vraiment le moment de lui dire tout cela ? Très certainement. Après toutes ces années, il ne pouvait plus attendre. Il espérait simplement que ce n’était pas trop tard. « Je. Je n’ai pas d’excuse à te donner, à vous donner. » Il était perdu, il détourna le regard quelques secondes, avant de le relever de nouveau, vers Scarlett. « Je. Pardonne moi, Scarlett. » demanda-t-il, presque suppliant.

Et il avait oublié qu’il se trouvait sur la voie Neuf ¾, qu’il avait un train à faire partir, un sifflet à faire vibrer.

Il n’y avait que Scarlett, et Jack, à qui il avait des milliers de question à poser.

_________________

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Now I know she’ll never leave me Even as she runs away, she will still torment me, calm me, hurt me, move me, come what may. ©️ FRIMELDA

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Malia Montgomery
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MessageSujet: Re: [1er Septembre 2022] Pour prédire le futur, il faut le créer [1er Septembre 2022] Pour prédire le futur, il faut le créer EmptyMar 10 Sep 2019 - 15:12

1er Septembre 2022
~
Pour prédire le futur, il faut le créer



[1er Septembre 2022] Pour prédire le futur, il faut le créer Cr8u

- Je crois qu'on va y passer la journée, sur ce quai.

- Oh bah, ce n’est pas comme si nous avions une boutique à faire tourner de toute façon !

Dans un profond soupir caractéristique de parents épuisés, Malia porta une main à son front et ramena en arrière sa chevelure dorée aux nouveaux reflets blancs tout en saisissant sa baguette de son autre main. Quelques coups de poignet et les affaires fugitives de sa fille rebroussèrent chemin jusque dans leur valise, à l'exception de la batte de Quidditch qui fut rattrapé en chemin par sa propriétaire. Depuis que son oncle Alan - batteur dans l'équipe des Pride of Portree - lui avait offert cette batte, Anaïs ne la quittait plus, elle se trimbalait partout avec, toujours appuyé fièrement contre son épaule. Anaïs et sa batte, c'était devenu un portrait emblématique. Et c'était d'ailleurs bien l'une de ses ambitions de voir son portrait virevoltant sur un balai dans l'encadrement d'un majestueux tableau. Mais en attendant le jour où elle verrait une peinture d'elle accrochée à un mur, elle exprimait sa passion pour les tableaux d'une façon bien à elle, les personnages de Poudlard en fussent témoins. Oui, depuis qu'Anaïs avait intégré le château, il n'était pas rare d'entendre les plaintes bruyantes des tableaux dès le petit matin : la lionne prenait un malin plaisir à les déplacer pendant leur sommeil pour les laisser totalement désorientée et déboussolés à leur réveil.


« Qu'ais-je donc fait pour avoir l'horreur de me réveiller à côté de Günther le Violent ? Mon voisin de gauche, c'est le Chevalier du Catogan, normalement !  Vite remettez-moi à ma place, j'ai un duel prévu avec lui ce matin-même ! ».


Mais ceci n'était qu'un doucereux méfait de la jeune Sherman et Malia aurait préféré qu'il ne soit pas suivi d'une longue liste d'autres bêtises qui ne cessaient de lui être relatées par d'inépuisables beuglantes en provenance de l'école.

- Elle se responsabilisera…

Bien que son mari se voulait rassurant, Malia avait du mal à s'accrocher à l'espoir que livraient ses propos, car cette année-ci, l'adolescente commençait fort : le train n'était même pas encore parti qu'elle se fourrait déjà dans les ennuis. Et pas n'importe comment. Alors qu'Anaïs se faufilait déjà à travers la foule, tête baissée, à la recherche - sous les ordres de son père - de la créature, Malia la rattrapa.

- Un Niffleur, Anaïs, un Niffleur ! s'exclama la femme de quarante ans en se contenant pour garder sa voix basse. Par merlin, qu'est-ce qui t'es passé par la tête ? Tu connais ces créatures, tu sais qu'on ne peut pas les lâcher n'importe où ! Et toi tu comptais l'emmener à Poudlard ? Et une fois là-bas, tu comptais en faire quoi ? C'est un être vivant, pas un jouet !
- Je sais...
- Et tu réalises l'embarras dans lequel tu nous mets papa et moi ? Avec un Niffleur ici on transgresse plusieurs lois et ce n'est pas parce qu'on connaît bien Hermione qu'on est protégés ! Tu mets en danger non seulement notre boutique, mais aussi notre profession, notre réputation, notre-
- C'est bon maman, j'ai compris !

Anaïs s'arrêta pour faire face à sa mère. Son regard s'accrocha un instant à sien, affolé, avant de se baisser.

- Écoute, je suis désolée. Mais là, tout de suite, ça sert à rien de lister toutes les potentielles conséquences à ma stupide idée. Déjà, faut le retrouver, non ?

Malia considéra sa fille avec un air presque étonné. Elle avait raison. La priorité était à l'action et l'ancienne Serdaigle aller devoir taire son flot désordonné de pensées pour se concentrer sur la recherche du Niffleur toujours en cavale.

- Bonjour, vous n'auriez pas vu une jolie montre ? demanda un homme non loin d'elles. Oui, elle brille un peu ! ajouta-t-il à l'adresse du vieille femme.

Alertée par les premiers méfaits de la créature avide d'objets brillants, Malia se résigna à abandonner son sermon pour fouiller dans la poche de sa robe de sorcière jusqu'à en sortir un Gallion qu'elle ensorcela pour qu'il lévite au ras du sol, quelques mètres devant elle.

- On va l'attirer avec ça, signifia-t-elle à sa fille.

Les deux sorcières traversaient la foule qui devenait de plus en plus agitée, baguette à la main pour Malia, batte sur l'épaule pour Anaïs – loin d'elle l'intention d'assimiler le Niffleur à un cognard, bien évidemment, cette allure ne reflétait qu'une fâcheuse habitude qui lui collait à la peau – et leurs pupilles aux aguets. Puis, la plus jeune du duo pointa du doigt un endroit à leur gauche et s'exclama :

- Là-bas ! Je viens de le voir !

Avant que leur cible ne s'échappe à nouveau de leur champ de vision, mère et fille - toujours précédées du Gallion flottant - se précipitèrent en sa direction tout en dispersant quelques coups d'épaule sur leur passage. Mais avant que l'une d'entre elles n'ait pu faire la moindre tentative de capture, le Niffleur voltigea soudainement dans les airs. Leur deux pairs d'yeux glissèrent alors sur la baguette tendue face à la créature et elles reconnurent toutes deux le professeur de sortilège.

- Ma foi, un jeu d'enfant, témoigna Tiberius Selwyn. Bien. Ravi de voir que vous amenez vos têtes blondes à l'école. J'espère qu'ils sont motivés, parce que cette année promet d'être intense. J'ai mijoté quelques surprises dont ils me diront des nouvelles.

Un mélange flou d'appréhension et d'excitation anima le visage d'Anaïs dont l'expression resta incertaine. Malia savait que sa fille se réjouissait à l'idée de cours innovants pour casser avec la routine scolaire. Mais elle savait aussi que sa fille se laissait parfois intimider par l'autorité naturelle de cet enseignant. Et savoir que certaines personnes du corps professoral savaient canaliser la jeune Gryffondor apportait un réconfort certain à sa mère inquiète.

- Merci beaucoup Mister Selwyn. Je récupère le Niffleur et en échange je vous confie ma fille Anaïs pour l'année. C'est raisonnable comme échange, non ?Les deux se valent plutôt bien quand il s'agit de semer le désordre.

Anaïs roula les yeux au ciel en retenant un profond soupir d'exaspération. Finalement, sa mère excellait presque aussi bien que son père dans l'art de l'humilier en publique, songea-t-elle.

La Montgomery saisit le Niffleur dans ses bras et commença à vider sa poche ventrale afin de rendre les biens à leur propriétaire. Elle reconnut soudainement la voix de Meredith et, en relevant la tête, elle remarqua que son mari et son fils étaient juste à côté, entourés de nombreuses tête qui lui étaient familière. Elle salua ce joli petit monde, ravie de revoir Meredith et la famille Kent.

- En revanche, qu’est-ce que c’est que cette histoire de Niffleur ? Anaïs, c’est toi qui l’as amené ?

La rousse acquiesça discrètement, peu désireuse de rappeler à sa mère qu'elle n'avait pas totalement achevé son sermon. Mais, à son plus grand étonnement, Meredith éclata d'un rire joyeux et la jeune Sherman ne put refréner un sourire fier d'où rayonnait toute sa malice. Ils avaient évité la catastrophe, alors maintenant elle pouvait se réjouir de sa connerie, non ?

Malia s'interrompit dans sa redistribution des biens volés quand elle remarqua le regard espiègle de sa fille alors que Meredith lui chuchotait à l'oreille.

- Meredith ! s'exclama Malia. J'ai beau être l'une des plus grandes fans de ton récit d'aventure, ce n'est pas une raison pour encourager ma fille à devenir la protagoniste de nouvelles péripéties à Poudlard. À moins que tu te proposes pour réceptionner les beuglantes qui nous parviennent presque aussi régulièrement que la revue hebdomadaire de la Gazette du Sorcier ?

Son reproche s'accompagna d'un demi-sourire trahissant l'affection qu'elle portait malgré tout pour son ami de longue date. Celle qu'elle avait toujours secrètement admirée depuis la révélation de son double-jeu lors de la première réunion de l'A.D. de 97. Admiration qui s'était même accrue suite à la publication de ses livres qu'elle avait dévoré en quelques soirées.

Quand Meredith remarqua l'absence de sa montre à gousset et l'invoqua à elle d'un mouvement de baguette, Malia se rappela qu'elle n'avait pas finit de faire les poches du Niffleur et s'attela à nouveau à la tâche jusqu'à ce qu'il ne reste plus qu'un objet à rendre à son propriétaire.

- Et cette montre ? À qui appartient-elle ? demanda la Magizoologiste en brandissant le bijou au-dessus de sa tête, le Niffleur nichant toujours fermement dans son autre bras.
- Il me semble qu'elle correspond à la description que m'en a fait un contrôleur du quai tout à l'heure, commenta une vieille dame.

Malia parcourut du regard la foule et reconnut un peu plus loin l'homme à la casquette qu'elle avait aperçut plus tôt lorsqu'il cherchait sa montre. Elle s'approcha de lui et lui présenta le bijou.

- Bonjour, excusez-moi de vous déranger. Cette montre vous appartient-elle ?

Ce n'est qu'après avoir pris la parole que Malia réalisa qu'elle venait d'interrompre ce qui semblait être une discussion des plus sérieuse avec une femme, son épouse probablement. Embarrassée, elle rendit le bijou au contrôleur, se confondit en excuses, puis s'éclipsa.

Elle rejoignit sa famille et celle des Kent pile au moment où Meredith proposa des les inviter dans sa demeure en Italie pour fêter ses quarante ans. Les enfants furent les premiers à réagir à cette idée, plus excités les uns que les autres. Elias imita Rose et Violette et tira sur la manche de Malia d'un regard suppliant.

- Nous aussi on ira, hein maman ?
- Ce serait avec plaisir, répondit-elle, son regard volant de son fils à Meredith pour finalement se poser sur son mari, quémandant sa validation. Il faudra juste s'organiser concernant la gestion de la boutique. Et en parlant de ça, je vais essayer de trouver Ariane pour lui confier ce petit kleptomane.

La Magizoologiste attira sa fille dans un dernier câlin d'aurevoir avant de la laisser s'enfuir en direction de ses amis. Elle la vit rejoindre Hugo Weasley et décida de s'éclipser à son tour avant que la mère Granger ne la surprenne avec l'auteur des crimes du jour dans les bras. Hermione n'était, certes, par Auror, mais Malia savait que, de part sa place au Ministère, elle n’accueillerait pas d'un bon œil les événements de la journée. Elle reviendrait saluer la famille Weasley plus tard, une fois qu'elle aurait les mains libres et l'air innocent.

Elle repéra finalement Ariane grâce à son chariot où s'empilait divers accessoires et nourritures pour familier. L'employée du Perchoir Irisé était venue effectuer des livraisons de dernière minute aux élèves sur le point d'embarquer dans le Poudlard Express, elle avait sûrement une cage pour garder le Niffleur sous contrôle le temps de le ramener à la boutique, là où son « chez-lui » provisoire avait été aménagé au mieux pour répondre à ses besoins.

- Hey Ariane ! Regarde un peu ce que je te ramène. Je te laisse deviner qui est à l'origine de tout ce raffut...

Les deux amies prirent soin de mettre le Niffleur dans une cage qui l'empêcherait de sévir à nouveau, puis Malia scanna le chariot pour voir où en était les livraisons.

- Besoin d'aide ? proposa-t-elle à Ariane.

Le contrôleur du quai 9¾  n'avait pas encore sifflé le départ du train, il leur restait d'un encore quelques minutes et Malia n'était pas contre une activité plus calme. Mais d'un autre côté, les événements de la matinée avait réveillé une part d'elle qu'elle avait presque oublié avec l'âge. Cet esprit d'aventure que le temps et les responsabilités avaient contribué à ternir. Mais il était toujours là et à cet instant-même, les souvenirs de ses nombreux voyages avec Nolan à la découverte de créatures et de plantes hors du commun éveilla en elle une doucereuse vague de nostalgie. Cette époque-là lui manquait. Elle ne pouvait pas reprocher à sa fille de profiter de la vie, de provoquer le quotidien tandis qu'elle, sa mère, s'enfonçait chaque jour un peu plus dans la routine. Malia comprit qu'il était temps que les choses bougent à nouveau. Elle ne voulait plus se reposer sur ses acquis, Nolan et elle devaient continuer à bâtir leur vie, leur univers. Redécouvrir le monde.  Car rien n'était acquis, rien n'était perdu, rien n'était figé, tout était une histoire d'éternelle évolution.

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Peu importe l'immensité du néant dans lequel elle est plongée, elle continuera à croire qu'un filet de lumière, aussi mince soit-il, existe quelque part et pourra surpasser l'ombre ~  ©endlesslove.
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Nolan Sherman
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MessageSujet: Re: [1er Septembre 2022] Pour prédire le futur, il faut le créer [1er Septembre 2022] Pour prédire le futur, il faut le créer EmptyVen 8 Nov 2019 - 17:12

À sa volonté de réassurance, Nolan n’obtient qu’une douce moquerie de la part de son ancien adversaire aérien.

- Des friandises, voyons. Pour notre évadé.. ou pour toi ?

Heureusement pour le géniteur de la gourmande Iris, le botaniste était encore d’humeur et il se fit surtout un plaisir de rendre à Kent l’accolade qu’il méritait, prêtant simultanément une oreille distraite à cette histoire de bièreaubeurre à valeur ajoutée. Rien que le ton employé suffit à lui tirer un sourire ; il savait exactement auquel de ses anciens professeurs l’attribuer et malgré que le rouquin se trouvait aujourd’hui lui-même à cet âge auquel il avait connu le grand maître des sortilèges, il savait bien qu’une petite leçon ne tarderait pas à venir et qu’il trouverait le vieil homme aussi alerte qu’au jour de sa répartition à Poufsouffle.

- Je pense que vous devriez jeter un oeil, là-bas, Nolan. Ou alors, je laisse Reaper s'en occuper.

Le quarantenaire avait d’abord suivi sa femme et sa fille du regard, question de vérifier que ses deux bouts de femmes prenaient bien la direction indiquée, mais il se trouva rapidement secoué d’une grande tape dans le dos.

- Parce que les situations sous votre contrôle n'ont pas toujours été des plus réussies, je crois me rappeler.

Le grief nostalgique ne manqua pas d’arracher un rire franc à l’ancien préfet, qui songea aussitôt que Tiberius était de ces sorciers qui arriverait au jour de leur mort en retard, amouracher et sans doute un tantinet bourré ; une perspective qui n’était pas entièrement pour lui déplaire lui-même.

Oh c’mon professor, la désintégration de votre pupitre était entièrement la faute de Tony, je ne suis responsable que d’avoir oublié une syllabe à l’élocution du sortilège pour cet exercice ! urga t-il à se défendre — quoique sans grande conviction — auprès de leur petite assemblée, marquant une pause avant de poursuivre, les yeux au ciel. Alors Elias, que dirais-tu d’un peu d’aide ? Le Sir Selwyn nous offre les services de ce cher Reaper pour rattraper le niffleur de ta soeur. Allez, retour au plancher des vaudelunes !

Certain que le grand chien en alerte fascinerait ce petit rêveur qu’était le benjamin Sherman, Nolan gardait tout de même les mains posées à plat sur chacune des épaules du jeune homme, guettant pour sa part le vol plané que la pillarde créature ne tarderait sans doute pas à effectuer dans leur direction.

Entre-temps, un autre spécimen bien singulier se joignit à leur regroupement ; le Brenkenridgio Selvaggio des steppes italiennes, une apparition rare pour l’époque de l’année. Plus qu’heureux de retrouver sa camarade pour l’occasion, l’ancien blaireau céda tout de même l’honneur de la capture à sa filleule — ainsi que ses frangines — qui assaillirent incessamment la lionne en visite de plusieurs paires de bras et autres câlins victorieux. Mimant de ne rien avoir entendu de cette histoire de délicatesses exotiques et autres sablés brûlés, Nolan réserva pour plus tard ses questions sur l’état de santé de Stevie et des rosiers, curieux de savoir comment leur petite création de 1998, le floribunda charisma, évoluait désormais sous le chaud soleil du sud. Le petit arbuste très florifère était d’ailleurs un excellent vendeur sur le Chemin de Traverse, ses pétales aux couleurs jaune vif orangé et à la bordure rouge charmaient à tout coup les sorcières et sorciers en quête de bouquets mémorables, puis encore aujourd’hui, le propriétaire du Perchoir Irisé prenait un malin plaisir à recommander l’offrande fleurie à ceux qui avait un faux pas à se faire pardonner.



Finalement, sa femme et leur aînée refirent surface dans un grand tintement sonore, celui qu’avait improvisé le Sir Selwyn avec un bout d’écharpe et quelques enchantements dont il avait le secret. Le piège ayant fait ses preuves, c’est donc Malia qui récupéra la bête et se chargea d’offrir les remerciements de rigueur.

- Merci beaucoup Mister Selwyn. Je récupère le Niffleur et en échange je vous confie ma fille Anaïs pour l'année. C'est raisonnable comme échange, non ? Les deux se valent plutôt bien quand il s'agit de semer le désordre.

Les yeux ronds comme des gallions, le regard de Nolan se tourna aussitôt vers la Gryffondoresque moitié de cet échange forcé tandis qu’il lui agitait une main dans les airs comme si celle-là était en proie aux flammes. Anaïs était grillée et par nul autre que sa tendre mère ! L’ex-aiglonne ne se gêna d’ailleurs pas répondre à l’appel à la désobéissance de Meredith avec une touche d’ironie qui ne pouvait que le rendre fier. Le réflexe suivant du rouquin fut ainsi de glisser une main à la taille de son épouse, l’attirant un peu contre lui, le temps de déposer un baiser furtif dans sa chevelure.

Je ne sais si je dois être fier ou déplorer l’influence de ma répartie humoristique… énonça t-il de façon à ce que leur progéniture puisse bien entendre, alors qu’il réservait la suite à un chuchotement dans l’oreille de sa meilleure moitié. … mais je ne t’ai jamais autant aimé qu’en cet instant précis. compléta t-il amoureusement.

Question de le faire comprendre autrement que par la simple parole, l’ex représentant jaune et noir s’affaira à son tour à cueillir au sol les trophées de leur petit prisonnier à quatre pattes. Ce dernier avait principalement jeté son dévolu sur les bijoux et autres breloques magiques des occupants du quai, ne chapardant pas plus que deux noises désormais bien orphelines. Tandis que Malia était occupé à rendre sa montre à un contrôleur, Nolan glissa silencieusement le duo de piécettes au creux de la main d’Elias, lui adressant un petit clin d’oeil par le fait même.

Pour plus tard. souffla t-il simplement, certain que son garçon ne tarderait pas à faire le lien avec le kiosque de bonbons moldus de l’entrée de la Gare.

Meredith lança bientôt une invitation à aller la rejoindre de l’autre côté de l’Atlantique pour souligner ses quarante ans tout frais, mais l’ex-blaireau fut distrait par le scintillement d’un bijou ayant échappé à l’attention de sa magizoologiste de femme, trop pour y répondre avec un enthousiasme équivalent à celui de ses compatriotes. Une sorte d’anneau en argent avait roulé non loin delà jusqu’à se heurter au bottillon d’une sorcière insoupçonneuse et le patriarche Sherman s’était donc empressé d’aller le récupérer. Bien que sobre, le bijou était lourdement ornementé, suffisamment du moins pour ne laisser aucun doute sur l’identité de son propriétaire légitime. Soufflant un petit coup, tournant et retournant sur lui-même à la recherche sur l’horizon d’un visage tout familier, il ébouriffa doucement la tête d’Elias alors qu’il insistait auprès de sa mère pour s’envoler lui aussi au royaume de la pizza napolitaine.

Of course we’ll come, pourquoi pas pendant les festivités du Nouvel an ? Le boutique sera fermée et on aura deux fois plus de raisons de célébrer, n’est-ce pas ? proposa t-il, tourné bien sûr vers l’instigatrice de la proposition. Je suppose que le délais pourrais bien servir quelques invitations tardives ? Il nous manque plusieurs baguettes aujourd’hui, faute d’avoir une progéniture à éduquer ou surveiller, right ? dit-il en songeant à quelques âmes bien particulières, certaines ayant d’ailleurs contribuer à réchapper la sienne dans la grande guerre, que se soit au moyen d’une omelette ou d’une bastonnade.

Finalement, il resserra son emprise sur l’objet bien niché au creux de sa paume et annonça à Malia qu’il lui restait bien une petite commission à régler avant de pouvoir la rejoindre, elle et leur seule employée. Puisqu’elle tenait déjà en grippe le niffleur délinquant, Nolan se chargerait de garder Elias à ses côtés et déjà, les deux compères se trouvaient à fendre la foule dans une direction bien précise, plus l’Ouest du quai. Parvenu au pied d’un quatuor à l’impeccable superbe, le rouquin étendit simplement une main ouverte devant lui, révélant par le fait même une chevalière aux armoiries finement tailladées.

Sorry to interrupt, mais je crois bien que ceci vous appartient ? Un niffleur évadé a fait les poches des usagers et on vient tout juste de le récupérer... mentionna t-il en se gardant bien sûr d’identifier le propriétaire de la dite créature.

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Drago Malefoy
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MessageSujet: Re: [1er Septembre 2022] Pour prédire le futur, il faut le créer [1er Septembre 2022] Pour prédire le futur, il faut le créer EmptyDim 10 Nov 2019 - 23:38

I'll be a better man
Today

Cela faisait des années que Draco Malfoy n'avait pas foulé le bitume de la gare de King's Cross ni senti à contrecœur les odeurs caractéristiques de ce genre d'endroit. Il avançait en jetant des regards dégoûtés aux sans abris moldus assis contre les murs, leurs chiens allongés tout contre eux et leurs bouteilles d'alcool, seul réconfort pour une vie dehors, à portée de main.
L'attention de Draco se porta sur sa montre à gousset, un splendide objet en or dont la grande aiguille était terminée par la planète Jupiter et la petite par Mars. Les rayons du soleil s'y réfléchirent, créant un éclat de lumière verte. Draco sursauta, se retourna, regardant frénétiquement autour de lui. Certains démons ne vous quittaient jamais. Une main douce, rassurante se posa sur son bras et Draco croisa le regard noisette de sa femme Astrée. Il n'y eu pas un seul mot échangé entre eux, pas un seul geste de tendresse hormis cette main qui serrait le bras de Malfoy et pourtant, la complicité qui existait entre les deux époux l'apaisa.
La relation de Draco et Astrée Malfoy aurait fait rougir les bien-pensants sang-pur s'ils avaient su par où elle avait commencé. Leur rencontre remontait à vingt-cinq ans. L'héritier Malfoy avait dix-sept ans et l'alcool avait eu raison de lui depuis que Satis O'Connor était morte par sa faute. A vrai dire, il serait devenu une épave comme les sans-abris qu'il venait de mépriser s'il n'y avait pas eu Astrée.
Draco avait été traîné par les mangemorts dans un bordel londonien. Il les avait observé avec dégoût enfouir leur tête dans les poitrines opulentes des prostituées qui riaient aux éclats. Et puis une jeune fille de son âge l'avait abordé. C'était Astrée. Elle avait eut une enfance aussi noire que celle de Draco avait été dorée. Et malgré ses conditions de vie, elle avait ce regard noisette pétillant, ce sourire apaisant et ce rire cristallin. Ils s'étaient revus et Astrée avait écouté Draco, l'avait soutenu à travers ses crises d'angoisses, rassuré lorsqu'il se réveillait à ses côtés en hurlant après un cauchemar.
Et après la bataille de Poudlard de 98, il l'avait épousée. Elle, une prostituée au sang-mêlé. Même en enjolivant la situation, la pilule avait eu du mal à passer auprès de ses parents. Narcissa l'avait accepté plus facilement que Lucius qui n'avait jamais considéré Astrée comme sa belle-fille. Ce fut lorsqu'elle tomba enceinte que le patriarche Malfoy se radoucit. Il arrivait que la venue d'un enfant rapproche une famille.
Après tout, les mots de Dumbledore résonnaient encore dans l'esprit de Draco. "Years ago, I knew a boy who made all the wrong choices." Le choix de se marier avec Astrée et de fonder avec elle une famille avait été la meilleure décision de sa vie.
Ses yeux gris se posèrent sur ses jumeaux qui attendaient près de leurs parents. Caelum et Carina Malfoy. Ils avaient hérité des cheveux blonds de la famille mais des yeux de leur mère. Ils avaient cette prestance et cet air arrogant des Malfoy. Astrée avait d'ailleurs la même élégance et n'avait aucun mal à se fondre dans la masse. Nul doute que les jumeaux qui allaient faire leur première rentrée à Poudlard seraient reconnus comme étant les enfants de Draco. Une belle malédiction, pensa le père avec amertume.
Astrée eut un mouvement qui sortit son époux de ses pensées. Il était temps de se rendre sur la voie neuf trois quarts.
Une fois le mur traversé, les quatre Malfoy marchèrent sur le quai, ignorant les regards mauvais de quelques vétérans de 98 qui lançaient des regards noirs au patriarche. Avec l'aide que Narcissa avait apporté à Harry Potter, la famille avait été graciée et toute poursuite à son encontre avait été abandonnée. Cela n'empêchait pas certains de cracher aux pieds de Lucius et Draco.
La famille se mit à l'écart. Astrée recoiffa ses enfants et leur répéta les habituelles consignes qu'une mère livrait à sa progéniture. Draco posa ses mains sur une épaule de son fils et de sa fille. Les gestes d'affection du père Malfoy étaient très pudiques, très réservés, en public comme en privé.
Un homme roux les alpagua soudain. Il leur tendit une chevalière bien familière puisque c'était celle de Draco. Ce dernier tâta aussitôt son doigt et s'aperçut de sa disparition.

- Sorry to interrupt, mais je crois bien que ceci vous appartient ? Un niffleur évadé a fait les poches des usagers et on vient tout juste de le récupérer...

Draco considéra l'homme qui avait à peu près son âge, une quarantaine d'année bien tassée. Son visage lui était vaguement familier malgré les quelques ridules de sourire apparues et les pattes d'oie. L'ancien Serpentart tendit la main et récupéra son bien qu'il réajusta à son doigt. Il lui adressa un signe de tête.

- En effet. Merci de me l'avoir rapportée monsieur...?

D'ordinaire, Draco aurait simplement remercié d'un ton neutre le sauveur de sa chevalière mais l'homme l'intriguait. Il était certain de l'avoir rencontré quelque part.
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Remus J. Lupin
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[1er Septembre 2022] Pour prédire le futur, il faut le créer Lumos-4fcd1e6

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MessageSujet: Re: [1er Septembre 2022] Pour prédire le futur, il faut le créer [1er Septembre 2022] Pour prédire le futur, il faut le créer EmptyHier à 22:40

1er Septembre 2022

Petit résumé:
Remus 62 ans.
Tonks 49 ans, anciennement Auror, à présent travaille dans la boutique de farces et attrapes des Weasleys ouvertes à Pré-au-Lard dû au succès de leur business. A dû changé de métier après la bataille de Poudlard dû à des blessures très importantes.
Teddy : 25 ans, prof de métamorphose (né en 98)
Hope : 11 ans (née en 2011)


« Depêchez-vous, le taxi est arrivé ! » S'écria Remus de l'extérieur de la maison alors qu'il refermait le coffre de la voiture sur deux grosses valises : une pour sa fille, Hope, qui entrait cette année pour sa première année d'étude à Poudlard et la seconde pour Teddy son fils qui enseignait la Métamorphose à Poudlard.

Du haut de ses soixante deux ans, Remus avait les cheveux à présent tout gris à présent, quelques cicatrices en plus sur son visage et une longue cicatrice sur sa jambe droite qu'il tenait de la fameuse bataille de Poudlard ayant eu lieu en 1998 (il avait failli y perdre sa jambe d'ailleurs). A présent, il ne marchait plus qu'avec sa canne car sa jambe droite le faisait atrocement souffrir. En-dehors de cela, il était excessivement fier de son fils qui entrait dans sa troisième année d'enseignement à Poudlard et venait d'officialiser ses fiançailles avec Victoire, la fille de Bill et Fleur avec qui il sortait depuis sa dernière année à Poudlard.

« On arrive papa ! » cria depuis la cuisine une voix masculine dont les tons ressemblaient énormément à ceux de son père lorsqu'il parlait. Le jeune homme sortit de la maison en tenant sa sœur par la main et leur mère s'occupa de verrouiller la porte. Ted, le portrait craché de sa mère (encore qu'étant métamorphomage il pouvait changer d'apparence à volonté) et des cheveux  d'un bleu turquoise, il fit entrer sa sœur à l'arrière de la voiture qui elle, avait hérité des cheveux noirs des Black et du visage en cœur de sa mère (mais pas du don de métamorphomage de celle-ci). Elle avait, par ailleurs, en tous point le même regard que son père et possédait les mêmes mains que lui. Elle avait de jolis cheveux qui lui descendaient normalement à la taille, même si aujourd'hui ceux-ci étaient attachés en une queue de cheval haute.

« Désolée, nous avons eu...juste un petit accident dans la cuisine. » fit Tonks tout en franchissant à grandes enjambées la distance qui la séparait de Remus.

« Qu'est-ce que tu as cassé encore ? » fit-il, ce même petit sourire amusé au coin des lèvres qu'elle lui connaissait depuis plus de vingt ans. Il l'entendit pouffer de rire puis, une main dans son dos, il la poussa gentiment à l'arrière du taxi avec leurs enfants.  Une fois toute sa famille à l'abri dans la voiture, il prit place à l'avant à côté du chauffeur et lui donna les instructions.

La famille Lupin habitait à environ une heure de conduite du centre de Londres, à égale distance de la maison d'Andromeda Tonks à qui ils rendaient visite le plus souvent possible. Malheureusement, cette dernière se faisait très âgée à présent et tous les weekends, on pouvait être sûrs de trouver toute la famille réunie auprès d'elle du petit-déjeuner au dîner. Parfois, Teddy amenait Victoire avec lui pour rendre visite à sa grand-mère, même si récemment il sautait un weekend sur deux pour passer un petit weekend en amoureux ou chez les parents de Victoire.  

Les premières années après la seconde guerre contre Voldemort avaient été très difficiles. Il avait été surtout question de se reconstruire et de profiter un maximum des êtres chers qui avaient survécu tout en faisant le deuil du père de Tonks, Ted. Et puis, Tonks ayant été gravement blessée à l'estomac durant la bataille, il avait fallu plusieurs longs mois pour qu'elle se rétablisse. Remus, lui, était sortit de l'hôpital après trois semaines et venait rendre visite à son épouse tous les jours avec leur fils pour lui remonter le moral. Voir le sourire de ce dernier chaque jour lui donnait réellement du baume au cœur et c'était vraiment la meilleure des récompenses pour avoir réchappé aux horreurs qu'ils venaient de vivre. Finalement, au bout de trois mois, Tonks fut autorisée à quitter l'hôpital mais conseillée de rester à la maison encore quelques temps à se reposer. En vérité, on lui annonça là l'une des pires nouvelles qu'elle aurait pu avoir. Celle qu'elle ne pourrait sûrement plus avoir d'autres enfants (si du moins ils en avaient eu l'intention auparavant). Les médicomages étaient certains à 85%. Pour la rassurer, Remus lui répétait alors plusieurs fois par jour qu'il restait encore une ouverture de 15% mais cela n'avait guère d'effet... Sa convalescence complète dura environ six mois mais lorsqu'ils retournèrent à l'hôpital pour avoir le bilan des médecins, un autre verdict tomba. Si elle voulait retravailler un jour, il valait mieux qu'elle trouve un emploi plus calme qu'Auror, moins violent.

Ce n'était pas qu'elle n'aimait pas rester à la maison à passer du temps avec son fils qu'elle adorait, mais au bout d'un moment elle eut besoin d'une nouvelle routine. Ce n'était plus assez. Remus comprenait évidemment ; il connaissait son tempérament par coeur. Lui, cela ne le dérangeait pas mais il connaissait la jeune femme dont il était tombé amoureux et qu'il avait épousé. Cette jeune femme était bien trop active pour pouvoir rester à la maison aussi longtemps... Déjà, six mois lui avait semblé une éternité. Et aussi un miracle qu'elle soit restée aussi longtemps.

Ils en discutèrent ensemble et il lui demanda alors si un emploi dans un magasin de farces et attrapes ne lui plairait pas par hasard. Il est vrai qu'elle avait toujours adoré les farces et alors qu'elle était encore étudiante elle avait hésité entre une carrière d'Auror et serveuse dans un magasin de farces et attrapes. Finalement, elle avait opté pour le second car le premier était davantage un rêve d'enfant qu'un réel projet. A présent que le second devait s'arrêter, Tonks se souvint alors ce que son rêve d'enfant avait été.

Récemment, le magasin des jumeaux Weasley avait continué de s'agrandir et ils allaient même ouvrir un second à Pré-au-Lard.  Ce fut là que commença sa seconde carrière. Tonks ne gagnait pas autant que dans son emploi d'Auror, mais ils vécurent suffisamment bien pour subvenir aux besoins de leur fils sur lequel ils se concentrèrent entièrement. Remus passait son temps à lui enseigner tout ce qu'il savait et son fils écoutait avec passion son père lui conter le récit d'une époque dans laquelle il était né mais dont il n'avait aucun souvenir. Il avait un très vague souvenir du jour de la bataille de Poudlard. Il voyait sa mère le déposer chez sa grand-mère Andromeda, lui parler avec une telle émotion dans la voix que sa mère ne put la retenir d'aller rejoindre son époux déjà rendu à Poudlard pour la bataille à l'heure qu'il était. Il revoyait sa mère se pencher sur lui pour l'embrasser (elle sentait tellement bon) puis, il passa la journée entière avec Andromeda qui faisait de son mieux pour divertir son petit-fils malgré ce nœud à l'estomac qu'elle avait depuis le départ de sa fille de la maison. Teddy, bien entendu, ne pouvait pas encore comprendre. Il se rendormit, bercé par la voix mélodieuse d'Andromeda qui lui chantait une chanson. Bien sûr, bien des années plus tard, il ne pouvait pas réellement se souvenir de tout cela car il était trop petit ; mais sa grand-mère le lui avait raconté plusieurs fois dans son enfance et en fermant les yeux, il avait l'impression de s'en souvenir un petit peu. Quelques images, des sensations...

Ils avaient complètement abandonné l'idée d'avoir un autre enfant et se considéraient déjà terriblement chanceux d'en avoir eu un à chérir pour le restant de leur vie ensemble. Fin 2010, ce fut une véritable surprise pour eux de découvrir que Tonks était enceinte. Elle n'y croyait tellement pas ses yeux qu'elle fit tomber le test par terre sur le coup et poussa un petit cri de surprise. Elle appela Remus qui se trouvait dans la cuisine en bas en train de préparer le petit-déjeuner pour tous les trois et il accourut. Ses yeux s'ouvrirent eux aussi en grand en découvrant le résultat du test du grossesse qu'elle venait de faire mais comme ils se disaient qu'il devait forcément y avoir une erreur, il fallut un deuxième test puis un rendez-vous à Ste Mangouste pour s'assurer que Tonks était vraiment enceinte. Bien sûr, Remus s'inquièta énormément pour la santé de son épouse durant sa seconde grossesse et se demanda si ce n'était pas trop risqué. Pourtant, tout se passa bien dans l'ensemble jusqu'au septième mois et ils se  félicitaient et se réjouissaient déjà de leur chance inestimée de donner un petit frère ou une petite sœur à leur Teddy. Des complications survinrent cependant lors du septième mois et Tonks dut rester alitée à Ste Mangouste pour la majeure partie du mois. Elle dut subir un accouchement provoqué deux semaines après être arrivée à l'hôpital. Selon les médicomages, c'était ça ou elle avait une grosse chance de perdre son enfant. Remus ne s'est pas fait plus de cheveux blancs que dans cette période. Tonks essayait de garder sa bonne humeur et sa légèreté mais les hormones jouant un rôle énorme dans sa sensitivité, elle se mettait à fondre en larmes dans ses bras à plusieurs reprises ou en plein milieu de la nuit, toute seule.

Finalement, ce fut au début du mois de Juin 2011 que la petite Hope vint au monde, après un dur labeur. Quand tout fut fini, Remus pleura des larmes de joie alors qu'il tenait dans ses bras ce tout petit être d'à peine trois heures qui dormait à poings fermés et dont il sentait le cœur battre contre lui. Dans les dernières heures, il avait tellement eu peur de perdre à la fois son bébé et Tonks qu'il lui avait été impossible de manger quoique ce soit. Il se disait déjà que s'il les perdait toutes les deux, ce serait de sa faute à lui car il aurait dû la convaincre de ne pas continuer cette grossesse surtout si cela mettait en péril sa vie. Alors vous imaginez son soulagement et son bonheur lorsqu'il arriva à l'hôpital ce jour-là et qu'il trouva sa femme  se reposant d'un sommeil profond et mérité, et ce petit bout d'humain à côté d'elle dans le berceau...  Son cœur se serra d'une émotion si intense qu'il ne put s'empêcher de verser quelques larmes. C'était une fille. D'un commun accord, elle fut nommée en hommage à la mère de Remus partie trop tôt.

Aujourd'hui, Teddy avait 25 ans et sa fille en avait 11. Elle allait commencé sa scolarité à Poudlard et Merlin soit loué, elle était une petite fille en parfaite santé. Après avoir passé trois semaines dans une couveuse et avoir atteint un poids suffisant, elle était rentrée chez elle avec sa mère. Elle avait bien profité et était devenue une enfant très éveillée, active et vive.  Le portrait craché de sa mère quand elle était petite et c'est ainsi que Remus et Tonks virent grandir leurs enfants. Après discussions, ils avaient voulu que Ginny deviennent la marraine de leur petite fille.

******

La voiture arriva en vue du grand bâtiment de St Pancras et de king's Cross. Il s'arrêta en face du second et laissa ses passagers descendre avec leurs valises. Ted traversa la rue, en tenant Hope par la main. Tonks les suivit en tenant la cage du hibou de sa fille tandis que leur père payait le chauffeur. Il rejoignit ensuite sa femme et ses enfants de l'autre côté de la rue et tous ensemble ils entrèrent dans la gare et se rendirent à l'endroit où se trouvait la voie 9 ¾. La gare était bondée, comme toujours et tout autour d'eux leur parvenait les mots 'moldus'et  'plateforme 9 ¾'. Un 1er Septembre normal en gros.  

Tout en surveillant autour d'eux qu'aucun moldus ne jetait un œil en leur direction, un par un ils traversèrent la barrière pour se retrouver sur le quai de la voie 9 ¾ où l'énorme locomotive rouge et noir se tenait, prête au départ. Hope traversa avec sa mère et Remus ferma la marche. Des cris surexcités s'élevaient tout autour d'eux. Déjà, Tonks se penchait vers sa fille pour la serrer dans ses bras.

« Sois sage. »
un petit sourire amusé fit surface sur les lèvres de la mère de famille à présent. Sois sage... Un tel vocabulaire ne serait jamais sortit de sa bouche il y avait vingt ans de cela.  « Travaille bien et à bientôt pour Noël. Tu vas me manquer. »

La petite fille semblait très impressionnée par tout ce qui l'entourait et ne pouvait détacher ses yeux de l'énorme locomotive sur le quai. Tonks esquissa un sourire en la voyant ainsi impressionnée puis se releva avant d'embrasser son fils lui aussi.

« Prends bien soin de ta sœur, et de toi. »

« N'aie crainte m'man. Tant que je serai là, il ne lui arrivera rien. Et ne t'inquiète pas pour moi, je suis un grand garçon. » fit son grand dadet en embrassant sa mère tendrement sur la joue. Il était plus grand qu'elle d'environ une vingtaine de centimètres. Il faisait un peu près la même taille que son père. Tonks lui lança un sourire amusé.

« Tu sais très bien que tu resteras toujours mon grand petit garçon. »
fit-elle avant de se tourner vers Remus qui disait lui aussi au revoir à sa fille. Elle entendit alors la conversation suivante entre eux.

« Ça n'a pas vraiment d'importance.  Peu importe où tu sera mise, ce sera ta Maison pour sept années. Ta seconde Maison et tu l'aimeras autant qu'une autre. »

« Mais Ted et maman, ils ont été à Poufsouffle. Je ne sais pas ce que je veux... »

« Et ta grand-mère a été chez Serpentard, alors tu vois ? »

« Mamie ? A Serpentard ? » s'étonna la petite en regardant son père avec des yeux yeux ronds.

« Et oui. Ce  n'est pas la Maison qui importe, c'est la personne que tu es à l'intérieur de toi-même. Le Choixpeau saura lire en toi  ne t'en fais pas.  » Il posa une main sur son cœur doucement tout en continuant. « Il saura lire dans ton cœur là où tu appartiens vraiment mais peu importe où tu vas, personne ne t'en voudra. Alors cesse de t'importuner. » Il se pencha et l'embrassa doucement sur le front. « Bien, nous te reverrons à Noël alors. N'oublie pas d'écrire à tes vieux parents. »  termina Remus sur un air amusé.

« Vieux vieux, parle pour toi... » intervint alors Tonks derrière lui tout en posant une main sur son épaule. Elle avait un sourire taquin. « Ton père a raison. » ajouta t-elle en lui souriant tendrement. « Et puis, ce sont les différences qui font notre force. Allez,viens, allons te chercher une place dans le train... »

Sur ce, ils se dirigèrent tous ensemble vers le train et le longèrent afin de trouver un comportement vide. Il y avait trop de foule pour que eus puisse reconnaître qui que ce soit mais il était pourtant certain d'avoir reconnu quelques visages familiers tel que les Weasleys. Il reconnu également Drago Malefoy avec vraisemblablement ce qui étaient sa femme et ses enfants, des jumeaux qui avaient bien hérité des airs de la famille Malefoy . Remus n'avait rien forcément contre lui. Il n'avait certes pas été un adolescent toujours respectueux dans sa jeunesse, mais Remus était ravi de voir qu'il s'en était sortit aujourd'hui. Ce n'était qu'un gamin à l'époque. Maintenant c'était un adulte qui avait apparemment fais de meilleurs choix que lorsqu'il était à Poudlard.

C'est alors que Remus remarqua qu'il y avait une agitation particulière dans la foule. Quelle en était donc la raison ? Alors qu'il tendit l'oreille pour écouter des bruits de foule, il comprit des mots par-ci par-là. Apparemment, pas mal de gens avaient perdu des possessions. Il eut la confirmation ensuite qu'un niffleur s'était évadé dans la gare et volait tous les objets brillants des passagers tandis que ses propriétaires courraient dans tous les sens  pour le retrouver et rendre.

« J'ai trouvé un compartiment. » résonna alors la voix de Teddy et Remus accorda son attention sur sa famille. Son fils entreprenait déjà de porter les deux lourdes valises à bord du train et la cage de hibou pour aller les installer dans le wagon qu'il avait trouvé. Hope, quant à elle, se faisait une dernière fois enlacer par sa mère pour lui souhaiter bonne chance.
PS: Désolée de la longueur mais j'étais trèèèèèès inspirée et c'est un post d'introduction donc j'avais énormément à dire sur ce qui leur ai arrivé en 20 ans ! Après, ce sera moins long.

_________________
« Si l'esprit est la lumière qui éclaire le monde,
le coeur est le feu qui les soutient : si la raison parfois s'égare, c'est le coeur qui la ramène. »


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R. L.: It is the quality of one's conviction that determines success, not the number of followers.

"You know the man you truly are, Remus !
This heart is where you truly live, this heart !"

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