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[Février 1987] Collocation forcée [Octave Holbrey]

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Fenrir Greyback
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MessageSujet: Re: [Février 1987] Collocation forcée [Octave Holbrey] [Février 1987] Collocation forcée [Octave Holbrey] - Page 2 EmptyJeu 6 Juil 2017 - 22:56

« Ce qui fait de toi un loup-garou n'est pas une histoire de sang, mais de venin. Comme un poison qu'on injecte à nos victimes qui se trouvent sur nos crocs et nos griffes et qui parcourent ensuite tes veines. Le pourquoi on ne peut pas transformer quelqu'un en tant qu'humain. Mais ton sang ne change pas, c'est le liquide toxique à l'intérieur qui fait de toi un impur. Donc qu'importe ton rang, tu descendras en bas de l'échelle une fois infectée de toute manière. Et je ne prétends pas être au-dessus de lui, je suis peut-être même pire à ma façon. Et non, tu ne trouveras aucune marque. Dit-il en sentant son regard sur lui un moment donné. Jamais il ne marquerait un hybride, même si ce dernier était plus fidèle que Bellatrix. »

Le loup dévisageait de nouveau le brun. Ce dernier se préoccupant de comment il le percevait, toujours absorbé par cette histoire d'odorat. Cependant, son talent n'allait pas jusqu'à là. Parce que justement, le sang ne changeait pas d'odeur, qu'on soit pur ou même cracmol. Tout ceci n'était qu'invention pour pouvoir se sentir supérieur et plus puissant que le voisin. Toutefois, Fenrir pouvait savoir si la personne était un moldu ou non. Il y avait quelque chose dans le sang des sorciers de différent, cette magie qu'il arrivait à percevoir qui offrait un côté un peu fruité et sauvage au plasma. Celui des moldus était plus pauvre en goût, mais la chair était la même. Il n'était pas non plus un vampire se nourrissant uniquement de ça. Déchiqueter la peau était beaucoup plus amusant et nourrissant que faire deux trous dans le cou de quelqu'un.

« Je sens que tu ne fais pas partie de mon espèce et que tu es un sorcier. Mais je ne saurais dire de quel rang tu découles. L'odeur d'un sang pur ou d'un sang-mêlé ne change pas. Je peux reconnaitre un loup-garou et faire la différence entre un moldu et un sorcier, mais ça s'arrête là généralement. Je peux par contre connaitre tes émotions. Si tu as peur, si tu es énervé ou heureux. Et même si tu as des envies un peu perverses. Je sens si ton pouls bat vite ou non. Par le goût, je peux savoir ton taux d'alcool, si tu as du diabète ou toute autre maladie. Et bien sûr, je sais, comme un vrai loup, si ma bouffe est empoisonnée. Mais je suis incapable de faire ton arbre généalogique. »

Le lycan ne savait pas s'il l'avait déçu ou non par sa réponse. Il aurait pu lui mentir, mais il était du genre à le faire uniquement pour sa survit et non pour faire plaisir à quelqu'un. Octave finit par partir dans le puits de ses souvenirs. Fenrir le regardait. À quoi pouvait penser ce gamin ? Sous ces airs de provocateur, il semblait totalement perdu. Comme lui, il ne trouvait sa place nulle part. Le loup soupirait, chacun ses problèmes finalement. Sa vue quasi-parfaite dans l'obscurité ne laissait échapper aucun détail du comportement du brun. Toujours perdu dans ses pensées, son corps réagissait presque machinalement à chaque stimulus de souvenirs. Octave finit par sortir de sa transe comme on pourrait sortir d'un coma. Lentement, il émergeait. Son pouls redevenant un peu plus lent qu'il y a quelques minutes.
Le jeune se redressait alors l'air de rien, lui demandant son aide d'un air un peu bourru comparé aux émotions qui avaient fui de son regard quelques secondes avant.
Et c'était à présent à Fenrir de tomber dans ce puits sans fond et sans attache, repensant à certaines choses. Contrairement à lui, Octave ne pouvait pas percevoir les minuscules détails que le loup faisait en étant tombé dans ces propres pensées. Méditation douloureuse et agréable concurremment. Il sentait sa main trembler à l'évocation mentale de ces souvenirs. Fenrir aimait parfois ne plus bouger et se perdre dans sa propre tête. Personne au moins n'y avait accès. Pas même les legilimens. Qui, de mentalement stable, voudrait plonger tête la première dans la tête d'un loup-garou ? C'est comme ça qu'il avait toujours gardé secret l'identité de cet individu. Quiconque ne penserait qu'il était capable de ressentir autre chose que de la haine. Personne ne douterait un instant de sa capacité à pouvoir voir tout le monde mourir sans rien ressentir. Aucun humain ne pourrait croire un jour qu'il était enfermé ici parce qu'il avait fait passer quelqu'un avant sa propre sécurité. Et pourtant, c'est ce qui était arrivé, et il espérait que son gamin se soit échappé et qu'il arrivait à s'en sortir avec ces démons.

On avait tous des charognes internes. Ces espèces d'ombre qui nous consume lentement et qui profite de chaque instant de friabilité pour t'anéantir et te pousser vers le bas. Ces espèces de monstres qui se cachent sous ton lit et qui te sautent dessus pour te montrer à quel point tu es misérable et turpide. Fenrir en avait, a profusion. Mais son protégé, lui, ils étaient réels. Et souvent Greyback avait été là pour les combattre avec lui.
Il était loin d'être parfait et alors qu'il pensait juste vivre par instinct, ce gosse était arrivé. Et il était devenu une raison de changer un tantinet ce qu'il était. Il avait été la cause de montrer un aspect de lui-même qu'il ignorait. Et c'était un secret qu'il gardait égoïstement. Personne d'autre n'avait à savoir ça.

Fenrir finit par sortir de son rêve éveillé. Il se secouait un peu avant d'apercevoir Octave qui le regardait d'un air différent que jusqu'à présent. Le loup se redressait un peu, mal-à-l'aise d'être fixé de la sorte.

« Tu as vu quelque chose. »

Grey suivait son bras tremblotant du regard alors que sa main elle-même tremblait également. Il penchait un peu la tête aux questions du brun. Pourquoi s'en inquiétait-il ? Pourquoi voulait-il savoir ? Personne ne lui avait jamais posé ce genre de question. En général, on l'ignorait, ne se préoccupant pas de lui et encore moins de ces états d'âme.

Il le fixait un moment, étudiant son regard et son attitude pour vérifier qu'il ne se foutait pas de lui ouvertement. Mais non. Rien ne disait qu'il mentait dans son attitude ou dans sa voix.

« Je. Pensais à une chasse. Le résultat d'être enfermé trop longtemps. Et à quelqu'un. Qui se bat lui aussi avec ces démons. Un peu comme toi. »

Le loup fixait de nouveau le mur de pierre face à lui. Mur crade qui, contrairement à celui derrière lui, n'était pas couvert de trace de griffe et de sang. Ce jeune rafleur était peut-être cette raison de sortir d'ici et de ne pas se laisser submerger par l'horreur de ce lieu. Bon sang, la prison le rendait guimauve. Les coups le rendaient guimauve. La fatigue, l'isolement et surtout le fait de ne jamais avoir été détaché d'ici le rendait presque normal. Avec des sentiments et toutes ces immondices. Tout ça lui pesait sur le moral. Il n'était plus le monstre qui se cachait sous le lit non. Il était sur le matelas à présent, attendant chaque soir que ces suppôts de Satan viennent. Quand il était enfant, il faisait souvent des terreurs nocturnes et d'autant plus après la morsure par ce loup. Il se réveillait souvent en hurlant et en sueur et c'était pire avant les pleines lunes. Devenu adulte, les mauvais rêves avaient finalement cessé, mais il n'avait jamais trouvé un véritable sommeil. Et le métier de rafleur avait bien entendu fait perdre toute opportunité de nuit réparatrice.

« Et toi, vers quel contrés lointaines t'es tu évadé ? »

Il fallait qu'il change de sujet. Parler de lui le rendait beaucoup trop nerveux.

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MessageSujet: Re: [Février 1987] Collocation forcée [Octave Holbrey] [Février 1987] Collocation forcée [Octave Holbrey] - Page 2 EmptyDim 9 Juil 2017 - 23:28

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MessageSujet: Re: [Février 1987] Collocation forcée [Octave Holbrey] [Février 1987] Collocation forcée [Octave Holbrey] - Page 2 EmptySam 15 Juil 2017 - 16:32

Fenrir voyait qu'Octave décortiqué sa réponse comme s’il espérait y trouver le Graal à l'intérieur. Mais les faits étaient là. S’il n'était pas aussi violent envers lui qu'avec autrui, c'était qu'il voyait dans le brun quelqu'un d'autre. De par ce comportement invivable et son regard. C'était un peu comme s’il y avait plusieurs âmes dans son corps, comme une maison avec d’innombrables fenêtres, toutes dévoilant une certaine image de l'extérieur.
Jamais il n'avait été capable d'être violent envers son protégé et frapper Octave était comme le battre par transposition. Le loup en avait été incapable dès qu'il avait lu dans ses yeux, qu'il avait vu le même éclat, la même recherche d'idéal et de réponse. Tout ceci lui avait rappelé à quel point il avait besoin de lui pour se contrôler. La prison le rendait indolent et plus ça allait plus les chances de sortir d'ici devenaient infinitésimal. C'était comme si son entrée ici l'avait rendu animal avant de lui redonner un peu d'humanité pour qu'il garde conscience d’où il se trouvait. Pourtant, il se l'était promis. Plus jamais il ne montrerait à quelqu'un qu'il avait été blessé, malgré cela, il se sentait clairement brisé. Les gardiens avaient raison, il n'était plus le grand méchant loup, et il n'était pas non plus le petit chaperon rouge, il tenait clairement le rôle de la mère-grand en ce moment même.

Il se tournait alors vers Octave lorsque ce dernier prit la parole. Il avait du mal à comprendre directement sa phrase jusqu'à de nouveau penser à ce fameux mortel. C'était possible. Peut-être qu'il ne remarquait pas à cette période à quel point il était important et qu'à présent, il était plus lucide et moins étranger à ce sentiment, sentant encore son odeur parfois sans savoir si c'était son imagination ou si c'était parce qu'il était tout prêt. Il en venait même à angoisser de se dire que, peut-être, il était enfermé là, à supporter la même chose que lui. Plausiblement sans même se demander si lui survivait à tout cela. Et dans tous les cas, le loup se verrait mal demander aux gardiens s’ils avaient connaissance qu'un tel était présent.
Le lycan se réveillait alors de toutes ces pensées bien trop vanille pour lui. Il questionnait le brun qui finit par tourner la tête. Son regard était comme éteint, neutre et transi. Cette lueur était comme arrivée d'un coup, comme si la question en elle-même l'avait refroidi sur place comme du cyclohexane.
À l'avenant de se protéger d'un éventuel état, un sourire revint bien vite sur son visage presque innocent, lui répondant alors par la même formulation.
D'un non de la tête et d'une nette préférence pour fixer le mur en face, Fenrir essayait tant bien que mal d'oublier cette posture de soumission de sa part, aussi excitante que dérangeante tandis que le brun partait sur ses états d'âme; aux enrôlements de On Sait Qui, quand ce dernier cherchait des âmes innocentes ou non à pervertir de ses idées malsaines puis à sa vie en général.
Octave prit alors la flasque, avalant quelques gorgées comme si chaque mot le desséchait un peu plus.

Le loup, lui, écoutait, fixant toujours un point inconnu bien au-delà des murs froid et gris qu'il contemplait que trop souvent.

Il revint sur Octave lorsque ce dernier changeait de sujet, soupirant un peu avant de le presser autant qu'il pouvait sans le casser en deux, contemplant toujours la pierre froide, ses chaînes traînant un peu sur le sol.

« Désolé de te dire que je pensais à tout sauf à une Française en te regardant. »

Encore fallait-il qu'il pense une seule fois à ça dans sa vie. C'était quand même drôle de savoir qu'Octave était clairement à sa portée, à sa merci, et que la seule chose qu'il faisait actuellement était de l'aider à se soigner.

« ... et dis m’en plus sur ce ‘’quelqu’un’’ et son combat. »

Il gardait cette drôle de vision en tête avant de réfléchir à la deuxième partie de ses propos. Il n'en avait jamais parlé à personne et jamais il ne divulguerait son identité. Alors pourquoi s'exprimerait-il à un autre détenu ? Un combat interne commençait alors dans son esprit. Azkaban était réellement capable de vous rendre fou jusqu'à vous faire oublier vos principes et vos idéaux. Cet être était le seul pour lequel il ressentait encore quelque chose. Il voulait juste le protéger de tous ces monstres qui peuplaient cette terre. Et le lycan avait déjà échoué en se retrouvant ici, ne sachant pas où il était ni même s’il ne souffrait pas quelque part. Cette pensée le fit remuer un peu la tête pour essayer de la chasser le plus rapidement possible.

« C'est un des miens. Je le protège du monde extérieur depuis gamin. Ce qu'il a vécu dans son enfant s'est répercuté sur son état mental... Il entend des voix, ce genre de chose. Je suis le seul qui arrive à le calmer suffisamment pour les faire taire. »

Il est le seul qu'il ne touchera jamais et il traquerait nuit et jour les gens qui oseront le faire.

« Il est le seul auquel je tiens... »

Celui qu'il avait protégé et qui l'avait ramené ici. Il s'était empressé de s'interposer entre lui et les aurors pour qu'il puisse partir rapidement. Déjà blessé, il n'avait pas pu se battre assez pour pouvoir s'échapper. Il espérait alors que ça est servi à quelque chose... Fenrir ne supporterait pas l'idée de le savoir moisir ici.

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MessageSujet: Re: [Février 1987] Collocation forcée [Octave Holbrey] [Février 1987] Collocation forcée [Octave Holbrey] - Page 2 EmptyLun 17 Juil 2017 - 15:13

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MessageSujet: Re: [Février 1987] Collocation forcée [Octave Holbrey] [Février 1987] Collocation forcée [Octave Holbrey] - Page 2 EmptyMer 19 Juil 2017 - 18:03

Fenrir continua de presser ses pattes sur Octave, conscient de la force qu'il pouvait exercer sur le corps un peu égrotant du brun. Il lançait parfois quelques regards furtifs, à dessein d'être sûr qu'il ne l'étouffait pas. Ce serait relativement fâcheux d'avoir sa mort sur la conscience après tout ça et encore plus à un moment où il ne le souhaitait pas directement.
Et même là, ses réactions lui faisaient penser à son favori. La mort ne semblait pas lui faire peur et il prenait presque même plaisir à se sentir en danger, presque partir, à la limite de l'autre monde, un côté quasiment masochiste que Greyback connaissait parfaitement.
Ou peut-être était-ce le plaisir de se sentir appartenir à quelqu'un, entrevoir que sa vie ne tenait qu'à la décision d'un inconnu.
Le loup ne relâcha pas son énergie, restant à la même intensité, sans plus appuyer ni relâcher la pression qu'il ne sentait pas nocive. Au fond de lui, Fenrir cherchait une raison à son comportement, sentant le cœur d'Octave battre sous ses griffes, son souffle pénétrer lentement ses poumons et ressortir avec la même faiblesse. Il se l'avouait, il aimait voir la vie des gens s'enfuir de leurs corps lorsqu'il tuait. Et actuellement, il ressentait le même plaisir sans mettre en danger la vie de la personne. Son odorat lui disait également que le sang ne coulait plus, ce qui était la chose voulue à ce geste de base. Ce gosse, bien qu'insupportable, réussissait néanmoins à le rendre un peu plus humain que la normale. Était-ce à cause de la prison ? Ou de sa ressemblance interne frappante avec lui ?
Le loup lâcha un grognement incertain, fatigué de ses propres questionnements et de ses doutes. Il fallait avouer qu'il avait plus l'habitude de régler ses soucis à coup de griffes plutôt qu'à coup de requêtes.

Fenrir sentit une multitude d'émotions émaner du corps qu'il tenait sous lui. Tantôt concentré, tantôt presque serein. C'était étrange de savoir qu'une personne pouvait ressentir des choses quelque peu positives dans ce genre de situation. Le regard du loup, lui, ne quittait pas l'emplacement de ses pattes, occupé à vérifier chaque petit détail : son pouls, son rythme cardiaque, sa respiration et toute chose qui pouvait lui mettre la puce à l'oreille en cas de pépin... Il ressemblait à un pompier, espérant sauver la vie d'un pauvre jeune sorti des flammes un quart de seconde trop tard. Ou alors, dans une exactitude plus réelle, un ange de la mort, espérant sauver la victime qu'il avait lui-même mise en danger.
À ses paroles, Octave lui répondit dans une langue inconnue. Greyback semblait reconnaître du français, ou du moins une langue latine. Il ne prit pas la peine de lui demander une traduction, jetant juste un regard au visage du brun furtivement. Sa voix était basse, mais Fenrir commençait à comprendre comment il fonctionnait, se cachant derrière un humour gras pour ne pas à avoir à assumer la réalité.
Il sursauta très légèrement en sentant les mains d'Octave sur lui. La dernière fois c'était pour se libérer de son emprise sur sa gorge. Mais là, le geste était plus doux et Fenrir restait à l'écoute, relâchant un minimum sa pression. Si les gardiens débarquaient c’en était fini de sa réputation, même s’il n'était pas à un détail près. Et puis, à la seconde où ces chiens de l'enfer l'avaient attaché ici, ils étaient déjà morts. Ce n'était qu'une question de temps.

Fenrir répondit à sa question d'une voix neutre, laissant les mots filer sans réfléchir, les lèvres serrées, toujours concentré sur sa tâche en restant le plus doux possible.
D'un coup il sentit comme un étau se resserrer à l'emplacement de son cœur. Mer*e. Il en avait oublié qu'il avait toujours cet organe à cet endroit précis. Rha bêtise ! Aimer c'est souffrir. Être aimé c'est laisser l'autre nous donner ce droit. Cela faisait des années qu'il avait adopté cette manière de voir les choses. Et cela lui convenait parfaitement. Il avait vraiment besoin de tuer, d’ôter la vie, histoire d'oublier tout ça. Oublier ce qu'il était durant quelques instants, quelques secondes. Là était la vérité. Le loup n'était juste plus lui-même depuis trop longtemps. Ses propres démons commençaient à le dévorer lentement et il pouvait presque sentir leurs crocs partout sur lui, leurs ténèbres s'infiltrant alors peu à peu sous sa peau, puis ses muscles, puis son sang. Ses yeux noirs exprimaient déjà cette opacité le tourmentant. Dernière chose que ses victimes voyaient avant de rentrer dans le trou noir qu'étaient leurs morts. Voyaient-elles leurs vies défiler dans son regard avant ? Ou voyaient-elles la sienne ?

Greyback sentit le regard d'Octave sur lui, comme s’il le scannait totalement, enregistrant chaque détail, chaque courbure de peau, chaque rictus. C’en était presque gênant. Il sentit avec amertume qu'il se retenait de redevenir le gamin provocateur qu'il s'était hâté de montrer depuis qu'il était arrivé ici. Mais il ne dit rien. Son regard parlait cependant pour lui, mais le loup préférait l’ignorer, toujours au-dessus, le compressant alors que ce n'était sûrement plus nécessaire. Mais allez savoir pourquoi, ils semblaient trouver cela rassurant comme position. L'ironie de cette situation était presque assez palpable pour apparaître tel un Patronus.
Un Patronus. Fenrir avait été capable un jour d'en créer un. Quand il avait encore des souvenirs heureux. Quand il était encore capable de se le rappeler. Sa famille, ses amis. Puis plus rien. Il ne trouvait plus de bonheur même là où jadis il y en avait. Et à vrai dire, il n'avait jamais vraiment ressenti le besoin d'utiliser ce sortilège. La dernière fois qu'il avait prononcé ce nom...

*
- Est-ce qu'un loup-garou peut être un Animagus ? demanda-t-il avec sa voix de garçon qui n'avait pas mué. Et pourtant, ce passage à l'adolescence était passé il y avait de cela un moment pour lui.
- J'imagine oui...
La nuit avait bien débuté, la forêt était silencieuse malgré les quelques feuilles qui volaient. L'air était pur, quelques animaux continuaient leurs chasses nocturnes. Des ronflements venaient parfois casser le silence. La meute dormait. Tous sauf lui et l'alpha. Le plus jeune restait collé contre son chef qui le tenait dans ses bras, le protégeant du froid environnant.
- Et... est-ce qu'un loup-garou peut créer un Patronus ?
- J'imagine aussi...
Il resta silencieux, comme pour réfléchir à ses réponses.
- Fenrir ? Tu as réussi à en faire un, un jour, de Patronus ?
- Oui... Mais il y a longtemps de cela. Je me rappelle encore l'animal. Une hyène...
- Pourquoi tu ne peux plus ? Tu n'es plus heureux ?
Cette fois ce fut lui qui réfléchit à sa réponse. Est-ce qu'il était encore heureux ? Il ne savait pas. Vraiment pas.
- Je ne sais pas... C'est le genre de questions auxquelles je ne peux répondre à deux heures du matin...
- Mais. Je ne te rends pas heureux ?
Un sourire un peu gêné apparut sur le visage du plus âgé, accompagné d'un rictus de stress.
- Si, bien sûr...
- Et... Tu ferais tout pour moi ?
Le sourire s'effaça alors, laissant place à une expression de tristesse, d'incompréhension et de doute. Le plus jeune le regarda, attendant une réponse.
Fenrir soupira avant de le prendre un peu plus contre lui.
- Bonne nuit mon grand...
*


Ce souvenir. Il remontait tellement loin en arrière. Il était presque étonné de s'en souvenir aussi bien. Et d'ailleurs, il n'avait jamais répondu à cette dernière question. C'était l'époque où ils étaient encore jeunes et où ces crises devenaient un peu plus récurrentes. Et à présent qu'il approchait de la trentaine, ces crises devaient être beaucoup plus dures à gérer, surtout sans lui. Fenrir avait toujours réussi à les calmer à temps. À faire taire les démons et en contrepartie, son protégé arrivait à contrôler ses crises de colère. Il était le seul qui ne le craignait pas.
Octave finit par le réveiller de son souvenir en lui demandant où il était à présent. Ce qu'il pensait de tout ça, de cette situation, dépendance.
Au début, le lycan fut tenté de lui dire que ça ne le regardait pas, qu'il n'avait pas à savoir ces choses. Mais Greyback se contenta de baisser les yeux.

« Je n'en sais rien. La dernière fois que je l'ai vu, c'était durant la poursuite des Aurors. Je me suis interposé pour ne pas qu'ils lui fassent du mal... Je ne sais pas où il est maintenant et personne n'a voulu me dire si d'autres de ma meute avaient été attrapés ce jour-là. Et je suppose que quand il ne nous reste plus qu'une personne, on finit très souvent par devenir dépendant, quels que soient nos soucis. »

Il repartit avec un ton complaisant qui ne lui allait pas du tout. Mais cette dernière question lui fit relever le regard vers lui, le tendant directement. Il avait fait mouche. Cette même question qu'il lui avait déjà posée il y avait des années, à laquelle il n'avait pas su quoi répondre à l'époque. Mais étrangement, à présent, cela sonnait comme une évidence.

« Oui. Bien sûr. »

Fenrir savait à présent, qu'effectivement, il serait prêt à tout pour lui. Et voilà que le brun ne pouvait s'empêcher de ressortir son côté humoristique. Il était resté trop longtemps sérieux. Le loup soupira, cherchant quoi répondre à ça.

« Ce qui me surprend le plus c'est que tu sois capable de ressentir de la jalousie. Et vu que jamais personne n’en a eu pour moi, alors tu as le droit. Fais-toi plaisir. Et j'imagine qu'il trouverait ça étrange. Il n'est pas du tout du genre à partager. »

Et lui non plus finalement.

« Bon microbe, ça ne coule plus. À moins que tu aies d'autres idées en tête, joli cœur, je vais me décaler avant que cela ne paraisse trop suspect. »

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MessageSujet: Re: [Février 1987] Collocation forcée [Octave Holbrey] [Février 1987] Collocation forcée [Octave Holbrey] - Page 2 EmptyJeu 20 Juil 2017 - 23:49

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MessageSujet: Re: [Février 1987] Collocation forcée [Octave Holbrey] [Février 1987] Collocation forcée [Octave Holbrey] - Page 2 EmptyLun 24 Juil 2017 - 0:40

Exposer ses faiblesses aussi facilement avait été un véritable défi. Et on ne pouvait pas classer Octave dans la catégorie des psychanalyses de confiance. Il avait toujours quelque chose sur le visage qui donnait l'impression qu'il allait exploser de rire ou sortir d'un seul coup une phrase piquante et ironique digne d'un vieux film comique des années 20.
C'était sûrement dû aux années passées ici, mais il semblait que sa carapace soit étrangement moins épaisse que celle du brun. Sa mère aurait-elle influencé ce caractère au point de briser quelque chose d'irréversible ? Il semblait réellement façonné par les mains de quelqu'un tout comme on sculpte une baguette, attendant qu'elle corresponde parfaitement à la personne choisit. Cela ressemblait un peu aux méthodes de son propre père qui pensait à l'époque qu'enfermer un gosse de 5 ans dans une cage allait en faire un soldat capable de vivre dans ce monde avec une tare repoussante par la plupart des sorciers. Mais n'est-ce pas ce qu'il faisait après tout ? Il était un mercenaire et vivait dans ce monde malgré sa condition. À moins que son père ne s'attendait à le voir professeur comme Remus ou encore auror ? Dans ce cas, oui, il avait tout loupé.

Fenrir considérait le brun du coin de l'œil. Il remarquait nettement cette lueur dans ces yeux, ces petits diables dansant autour d'un feu, riant à s'en décrocher la mâchoire. Comment réussir à le déchiffrer ? À moins que son esprit soit effectivement assez désordonné pour le comprendre mieux que personne. Le loup se demandait également si son corps suivait son esprit ou s’il gardait encore un dénué, mais hasardeux contrôle de lui-même. À moins que cela, aussi, lui échappe.

Et le voilà qui recommençait à se prendre pour un poète. Se sentit-il obligé de parler ainsi juste pour se cacher une vérité embarrassante ? Cependant, ça avait le mérite de le faire réfléchir. Était-il réellement esclave sans le vouloir de ce sentiment ? Bien sûr que oui. Et prétendre le contraire aurait été stupide. Comment supposer que non alors qu'il était enfermé ici pour cette simple raison ? De plus il ne comptait plus les nuits blanches dans le seul but que lui se repose, prenant ses tours de garde quasiment à chaque fois, faisant grogner de jalousie les autres. Combien de fois avait-il ignoré ses erreurs alors que personne n'aurait pu lui cacher quelque chose dans sa propre meute. Oui, il avait effectivement les membres menottés quand il s'agissait de lui.

Et tout ceci l'embarrassé. Il n'avait pas l'habitude de se confier et encore moins à quelqu'un qu'il connaissait à peine et qu'il avait essayé d'étriper dans les 10 premières minutes. La tension sexuel semblait horriblement présente également. Il tentait alors une échappatoire, trouvant une excuse pour déserter, convaincu qu'il serait soulagé de reprendre le dessus sur la situation, depuis bien longtemps perdu de son point de vue. Un large sourire sur son visage naissait et Fenrir se rappelait qu'il n'avait pas affaire à quelqu'un indubitablement logique avec une liaison au danger standard. Il était bien à l'antipode de tout ça et semblait s'amuser de cette situation plus que de raison, explorant chaque fissure pour pouvoir reprendre l'avantage quand ce dernier était au fond du gouffre. Octave semblait avoir très vite compris que son excuse ne tenait pas debout, son ouï était bien entendu assez développé pour appréhender le moindre frôlement de vêtement bien avant d'entendre les bruits de bottes sur le sol.

« Et puis, suspect pour qui ? Je suis sûr que tu entendras arriver les gardes dix minutes avant qu’ils ne voient quoi que ce soit, te laissant le temps de détaler comme un lapin à l’autre bout de la pièce pour sauver ta virilité. À moins que… »

Le loup grognait légèrement à ses paroles, se vendant tout seul à la vérité par cette modeste intervention. Lui pouvait deviner ce qu'il ressentait par l'odeur. Mais Octavesemblait pouvoir le faire également par un autre chemin. Et il exécrait qu'on puisse être à son niveau.

« À moins que le seul à trouver ça suspect, ce soit toi ? Tu as honte, mhhh ? Ca te gêne ? Trop de tendresse pour ton coeur fragile ? »

« Ferme-la... »

Le lycan tente de se retirer, fuyant cette position bien trop douteuse à son goût et surtout le côté trop lucide d'Octave qui donnait l'impression qu'il devinait tout. Bien entendu que s'il le voulait, il pouvait se libérer de ses mains fragiles avec une grande aisance. Mais ça aurait été d'admettre encore plus qu'il avait raison, et le loup refusait cette solution encore plus que son embarras à être sur lui.
Un silence de plomb finit par tomber sur la cellule, laissant de nouveau comme seul bruit le claquement des vagues et les gémissements d'autre prisonnier. Combien de fois Fenrir avait tendu l'oreille en espérant et en appréhendant par la même occasion, entendre le son de sa voix ? Savoir au moins qu'il était présent, et surtout en vie. Car même s’il sentait que le jeune subsisté encore, de nombreux doutes s'installaient en lui chaque minute. Octave semblait alors le deviner, desserrant sa poigne avant de soumettre une idée au loup.

Ce dernier le dévisagea un moment avec un air interrogatif alors qu'il terminait son monologue, attendant une réponse qui ne vint pas tout de suite. Que cherchait-il réellement ? Quelles idées malsaines pouvaient se cacher dans ce regard qui pourrait paraître sincère aux premiers abords ? Qu'est-ce qu'un gamin comme lui pouvait attendre en retour d'un loup en prison ?

« Rappelle-moi pourquoi je te ferais assez confiance pour te divulguer son identité déjà. Qu'est-ce que tu cherches en fait, Octave ? Donne-moi une simple bonne raison de te dire oui. À toi, alors que tu portes l'odeur de la trahison à plein nez bien cachée derrière ce joli visage d'ange. Tu es très loin de l'être spirituel à qui je pourrais tout confier. Donc. Donne-moi une simple bonne raison autre que l'éternelle "tu saurais qu'il est en vie". »

Jamais Fenrir ne mettrait en danger ce gosse juste pour son propre besoin. Bien sûr qu'il aimerait qu'on lui dise qu'il avait changé de vie au point de former une famille, oubliant alors son passé tortueux et se faisant soigner à Saint Mangouste avec les meilleurs médicomage, mais, il espérait se tromper également, par pur égoïsme. Il était à lui.

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MessageSujet: Re: [Février 1987] Collocation forcée [Octave Holbrey] [Février 1987] Collocation forcée [Octave Holbrey] - Page 2 EmptyMar 25 Juil 2017 - 17:30

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MessageSujet: Re: [Février 1987] Collocation forcée [Octave Holbrey] [Février 1987] Collocation forcée [Octave Holbrey] - Page 2 EmptyDim 6 Aoû 2017 - 0:28

Fenrir sentait vraiment que ces réactions étaient différentes. Il avait l'habitude de répondre normalement par la violence et non par la parole. Le loup n'était pas des plus excellents dans les relations, quelle qu'elle soit. Et encore moins avec quelqu'un comme Octave qui semblait tout deviner sans réellement suivre la moindre logique de raisonnement. Et pourtant, il lisait plus en lui que lui ne lisait dans le brun, ce qui le rendait vulnérable. En règle générale, il faisait toujours en sorte d'avoir le dessus, d'être le leader, celui qui menait la danse, mais pas dans cette conversation. Il l'avait clairement pris de cours et à vrai dire, il n'avait pas prévu qu'il reste aussi longtemps ni qu'il soit encore en vie d'ailleurs.
Avec le recul, il se rendait bien compte que ses paroles étaient indignes de lui. Il devenait fade, sans répartie. Le courage lui manquait et la force également. Fenrir grognait doucement comme à chaque fois qu'il était contrarié, perdant son regard dans le mur en face. Depuis combien de temps, n'avait-il pas vu autre chose que ses pierres humides et grises ? Lui qui vivait dehors toute l'année, il n'avait jamais supporté l'enfermement bien qu'il y soit contrait depuis de longues années, lui laissant le temps de ruminer. Ces questions l'avaient trop retourné, repenser à lui n'était pas la meilleure chose même s’il se rendait compte qu'il n'avait jamais réellement quitté son esprit. Et voilà qu'il en perdait l'usage de la réflexion.
Le loup se tournait lentement vers la fenêtre sale où seulement un morceau de ciel gris pouvait encore être vu. À croire que même le soleil fuyait cet endroit morbide. À croire que tout fuyait cet endroit, sauf les détraqueurs qui avaient trouvé une cantine réjouissante.
Son regard se baissait, croisant finalement celui du brun.
Il ne lui faisait pas confiance, c'était un fait. Mais qui pourrait avoir confiance en lui également, personne. Ils étaient dans le même bateau et il n'avait rien à a offrir au brun en retour, surtout bloqué entre ses quatre murs. Peut-être que ces intentions étaient juste neutres, sans bonnes ou mauvaises idées derrière la tête. Mais la perception même que quelqu'un s'approche de lui le rendait fou. L'avait-il finalement lui-même mis en danger en finissant ici, croyant le protéger ? C'était probable. Et depuis qu'il était enfermé, il se torturait l'esprit avec cette idée.
Et sans le vouloir, le brun le persécutait également rien qu'en lui proposant ce choix, rien qu'en lui laissant une option d'ailleurs. Le loup le toisait un peu alors qu'Octave le fixait également, arrêtant ses gestes sur son poignet qu'il avait fini par quasiment oublier.
Il avait cependant raison. Il n'avait pas besoin de bon ou de mauvais argument pour lui proposer ce genre de service. La seule chose qu'il pouvait attendre de lui, c'était de le laisser en vie. Et pour le moment, Fenrir ne prévoyait pas sa mort, sauf si on le lui demandé.

Durant quelques secondes, le loup faillit revenir sur ses paroles, mais il se ravisa bien rapidement. Il était peut-être totalement en dehors de son état normal, mais il n'était pas non plus tombé assez bas au point de s'excuser face à un sorcier qu'il jugeait comme inférieur. Cependant, ses paroles le faisaient réfléchir. Il ne l'avait pas dénoncé et lui avait effectivement proposé sa nourriture sans même une monnaie d'échange.

« Très bien, j'ai jugé trop rapidement. Tu as raison, la seule bonne raison est de savoir qu'il est toujours en vie... Cependant, même si j'acceptais ta proposition, je n'ai aucun moyen de te donner la moindre information. Il est sûrement encore avec ma meute, en train de m'attendre quelque part et c'est à tes risques et périls d'essayer de les trouver. Ou peut-être est-il tout simplement également entre ces quatre murs. » Dit-il avant de s'arrêter quelques instants. « J'accepte.... Ta proposition... Parce que je n'ai absolument plus aucun choix... »

*Je n'avais plus aucun choix* ces mots résonnaient encore dans sa tête. Il avait toujours eu le choix. Il avait rarement pris le meilleur, mais il avait toujours eu plusieurs options. Mais pas à l'heure actuelle. La seule chose qu'il pouvait faire était d'attendre. C'était ou accepter ou continuer de ruminer dans son coin, se répétant inlassablement qu'un jour, quelqu'un lui avait proposé de donner des nouvelles de son protégé et qu'il avait tout bonnement refusé, par fierté, par ego et sûrement par peur d'apprendre une vérité qui l'angoissait jour et nuit.
Il avait tout de même l'impression qu'on lui arrachait un peu ces mots de la bouche, mais qu'il y avait également une sorte de soulagement d'avoir réussi à les dire. C'était rare qu'on lui propose une main tendue et concrètement cela l'arranger que quelqu'un fasse l'enquête à sa place alors qu'il était comme un rat ici, attaché et finalement non opérationnel.
Octave allé l'aider, sans parler des potentiels risques qu'il pouvait prendre. Et s’il osait par la suite ne pas tenir sa parole, Fenrir serait dernier lui dès qu'il sortirait d'ici. Il perdait plus dans l'histoire que le lycan. Même s'il commençait presque à l'appréciait. Presque.

Fenrir sentait alors ses doigts se dérouler de ses poignets pour finalement les laisser nus. Son regard se perdait sur ses propres avant-bras avant de regardait ailleurs, fuyant le regard du brun sous lui. A se demander qui était le louveteau entre les deux à cet instant.

« Je vais rester encore un peu, pour. Être sur, dit-il en penchant légèrement la tête avec un regard presque timide. Il ne faudrait pas que l'hémorragie reprenne. »

Le beau mensonge que voilà. Et le plus comique, c'était qu'il n'avait pas la moindre raison de rester non plus. Mais cette position le rassurer. Cette proximité avec quelqu'un lui combler le manque qu'il avait en lui en tant que chef de meute, de loup solitaire, mais acceptant la compagnie des autres lorsque cette solitude pesait trop. Il se détendait au fur et à mesure que les secondes passaient et cela l'apaisait.

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MessageSujet: Re: [Février 1987] Collocation forcée [Octave Holbrey] [Février 1987] Collocation forcée [Octave Holbrey] - Page 2 EmptyDim 13 Aoû 2017 - 21:03

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MessageSujet: Re: [Février 1987] Collocation forcée [Octave Holbrey] [Février 1987] Collocation forcée [Octave Holbrey] - Page 2 EmptyJeu 31 Aoû 2017 - 22:47

Depuis, Fenrir ne cessait de penser à son louveteau. Était-il bien là où il était ? Était-il en bonne santé ? N'avait-il pas fait d'erreur en acceptant ? Si son attachement pour lui se révélait au grand jour, qui sait ce que les mangemorts seraient capables de lui faire juste pour le maintenir en leurs pouvoirs. Octave le sortit alors de ses pensées. Décidément, c'était de plus en plus habituel.

« Non, en effet, sinon tu pourrais avoir des problèmes. »

*Ce serait fâcheux, en effet* pensa-t-il innocemment. Ils restèrent silencieux comme deux statues de cire. Même la respiration du loup-garou se faisait plus lente, plus silencieuse. Il ne savait pas comment, ni pourquoi, mais la présence d'Octave commençait à le calmer, faisant un peu taire ces angoisses, sa colère. C'était comme si un peu d'espoir pouvait encore pénétrer cette cellule. Ces quatre murs semblaient moins rapprochés, moins oppressants. Il avait toutes les bonnes raisons de faire en sorte qu'il reste ici, comme le brun en avait également l'envi. Cependant, il n'était toujours pas à l'aise, fuyant son regard de renard rusé au maximum, faisant semblant de s'intéresser à la moindre chose sans importance sans pour autant quitter son poste.

Les minutes passaient, toujours dans un silence de plomb qui, étrangement, paraissait moins lourd au fur et à mesure. Le loup avait beau être un monstre qui ne ressentait plus grand-chose, il sentait qu'il n'aurait jamais le courage de le tuer, même si l'occasion se présentait. Si un jour leurs chemins se recroisaient, son compagnon de cellule aurait, de nouveau, la chance d'être un des rares survivants. Un alpha ne touchait jamais à un membre de sa meute sans une raison justifiable, et, actuellement, Octave prenait un peu la place de ce fameux clan tant convoité. Peut-être que l'humain était toujours là, caché derrière le loup, refaisant surface lorsque certaines âmes arrivaient à détruire cette carapace.

Il vit ces yeux se fermer doucement, comme si, durant des heures, ces derniers s'étaient forcés à rester ouverts. Il sentait Holbrey se détendre peu à peu sous ses pattes. Sa respiration se calmait, comme son pouls. Fenrir pencha un peu la tête pour l'observer. Pour la première fois, il le sentait presque en paix et en confiance. Même son esprit semblait s'évader, malgré ses paupières qui s'agitaient légèrement, comme si celles-ci cherchaient tout de même à s'ouvrir. Le lycanthrope resta comme ça un moment, avant de se redresser et s'étirer. Il regarda rapidement autour de lui comme pour vérifier que personne n'était présent, mais le calme de la nuit semblait apaiser les pires maux, et même les vagues avaient décidés de faire une pause. Il récupéra un vieux tissu qui faisait office d'oreiller, qu'il plaça sous la tête du brun après l'avoir légèrement redressé. Il finit par s'allonger à ses côtés, passant son bras autour de lui, se donnant l'excuse de maintenir son bandage, histoire de se rassurer lui-même.

Ce simple geste le ramena des années en arrière, lorsque pendant les nuits froides de décembre, il essayait tant bien que mal de protéger son louveteau. La cellule était, heureusement, plus proche de la cave que de la chambre froide. L'état d'Octave n'était pas critique et que Fenrir se trouvait proche de lui. Toutes ces composantes allaient lui éviter de mourir geler durant la nuit. Fenrir resta un moment comme ça pour l'observer, avant de finalement sentir le sommeil l'accompagner ailleurs. Il ferma les yeux également, se promettant que tout ceci resterait clairement secret.

------------------

Les jours passaient et leur entente, finalement, était loin d'être éphémère. Les conversations restaient cordiales sans jamais outrepasser l'intimité de l'autre. Octave était plus calme, moins engoncé dans sa provocation et l'hybride un peu plus ouvert à la discussion. Ils parlaient de beaucoup de choses, parfois sans vraiment de finalité. Très souvent, c'était le brun qui commençait, transformant toujours un détail insignifiant en une discussion conviviale. Il l'interrogeait également sur sa meute et sur celui qu'il allait devoir trouver. Ils s'échangeaient des anecdotes, gardant toujours une part de mystère, ne s'avouant qu'à moitié les faits. Ils partageaient la nourriture et la cellule. Parfois, le lycan avouait à demi-mot qu'il l'appréciait et chaque nuit, il avait le même rituel. Fenrir l'observait s'endormir avant de se positionner à côté et l'entourer d'un bras, se cherchant à chaque fois une nouvelle excuse fantasmagorique pour lui-même.

Puis un jour, alors qu'il fixait le mur d'un air morose, il finit par ne plus l'entendre. Fenrir tourna la tête vers son compagnon d'infortune en murmurant son prénom, le voyant pâlir à vue d'œil. Il plissa légèrement les yeux, répétant son prénom alors que le brun finissait par s'évanouir. Sans même réfléchir, il s'élança pour éviter que sa tête ne heurte le sol. Fenrir grogna, pris d'une étrange panique. Après coup, il prit tout ce qu'il avait sous les pattes pour les jeter contre les grilles. Il espérait faire naître un boucan déplaisant pour ramener les gardes par ici, le plus rapidement possible. Il maintenait toujours le brun, mais finit par le poser au sol délicatement. Greyback angoissait toujours à cause de cette situation et passa une main dans ses cheveux dans un signe de nervosité. Comme si ce geste allait l'aider à remettre ses idées un peu plus en place...


Les chiens de garde de cet enfer finirent par arriver. Ils lui ordonnèrent sèchement, avec une haine visible, de reculer. Le loup-garou le fit et, pendant ce temps, deux d'entre eux récupérèrent le corps évanoui et l'emportèrent en dehors de la cellule, sûrement pour l'emmener rapidement à l'infirmerie. Le loup essaya d'expliquer la situation, mais le dernier garde lui planta sa baguette dans la gorge et le menaça de lui faire passer un sale moment s'il trouvait une corrélation entre son état et lui. À partir de là, il savait parfaitement ce qui l'attendait, mais il l'acceptait. Au moins, le brun allait enfin être soigné, comme il aurait dû l'être depuis un petit moment.

Quelques jours plus tard, le garde revenait, le toisant de toute sa hauteur, sa supériorité brillant comme le soleil tellement elle était évidente pour lui. Et pourtant, le loup ne cherchait même plus à se rebeller, acceptant seulement son sort. Il se prit ce jour-ci tellement de coups qu'il lui avait été impossible de se lever dès le troisième sortilège. Preuve était faite, c'était lui qui avait blessé Octave au point de devoir l'emmener en urgence vers l'infirmerie, une infection naissante à travers ses cicatrices mal soignées. Il le savait en vie néanmoins, heureusement. Il lui fallut plusieurs jours pour aller mieux. Plus de temps que pour la dernière fois et sûrement moins que pour la prochaine. Ses pensées allaient vagabonder vers la cellule d'Octave parfois. S'en sortait-il avec les détraqueurs ? Il devait sûrement les rendre plus fous que l'inverse, connaissant le brun. Souvent, sans s'en rendre compte, il essayait de percevoir ces possibles cris, mais aucun ne lui parvenait. Fenrir espérait que ce soit porteur de bonne nouvelle, douce pensée naïve.


Entre-temps, plusieurs autres détenus avaient afflué. Aucun ne l'intéressait et il ne prenait même plus la peine de les effrayer. Il les laissait juste dans leur coin, se parlant à eux même ou essayant parfois de gratter la pierre du bout des ongles avec un regard vide et des paroles encensées. Peu été resté très longtemps, par sécurité suite à sa mauvaise humeur ou tout simplement parce que les gardes remarquaient qu'il ne faisait pas le job qu'ils souhaitaient qu'il fasse.

La pleine lune approchait et avec elle, la prise forcée de potion tue-loup. Ses symphonies, ces nuits-là, n'étaient pas des hurlements de haine, mais plus de désespoir, de tristesse et d'appels désespérés pour sa meute. Appels qui, jamais, n'avaient de retour. C'était dans ces moments-là qu'il portait bien son prénom. Fenrir, le loup, fils du Dieu Loki et de la géante Angrboda, jugé trop dangereux et donc enchaîné. Cette histoire lui redonnait parfois espoir, se rappelant que ce dernier avait réussi à se libérer pour la bataille prophétique Ragnarök. Cette légende sonnait-elle comme une prophétie ?
Sa mère lui avait toujours compté des histoires de ces mythologies nordiques avant de s'endormir. Quelle douce ironie d'avoir choisi ce prénom. Ou peut-être était-ce lui qui avait été influencé sans le vouloir.

Son pelage noir, cependant, n'était plus brillant et touffu comme autrefois. Il était terme et abîmé par endroit, plus rèche. Sa queue battait l'air de plus en plus faiblement et son museau levait vers le ciel, chantait à la lune. La potion tue-loup devait le faire paraître tellement plus innocent, peut-être misérable.

-------------------

Adossé contre le mur, il essayait péniblement de reprendre un peu de force et de courage, mais tout semblait comme effacé, envolé. Les derniers jours avaient été plus que pénibles et même si son côté loup-garou lui permettait de guérir vite, ce n'était plus le cas actuellement. Son corps n'arrivait plus à puiser dans les ressources nécessaires et sa cicatrisation restait plus lente que la normale. "Un corps sain dans un esprit sain" n'avait jamais été pour lui une référence et ça l'était d'autant moins actuellement.

Ses yeux s'ouvrirent péniblement lorsqu'il entendit la porte s'ouvrir, une odeur familière lui arrivant vite au museau. Son regard se ferma alors sur un Octave faible, mais bien vivant. Ce dernier se redressa enfin avant de se retourner et il reconnut rapidement ce regard qui, jadis, l'avait énervé, avant de devenir routinier. Le même sourire sur ses lèvres qui cachait bien des cauchemars. Combien de fois s'était-il  réveillé parce que ce dernier s'agitait dans son sommeil, proie à des pensées sauvages et mesquines ? Un nombre que Greyback garderait pour lui tout comme ces nuits où il était resté souvent à ses côtés, comme il l'avait fait jadis avec son protégé, vérifiant sa chaleur, son pouls et sa respiration pour être sûr que tout allait bien. Cette pensée le fit finalement un peu sourire, alors qu'il levait le regard doucement vers le sien. Il était tellement engourdi, comme paralysé totalement, qu'il ne chercha pas à bouger plus.

Octave finit par parler. Sa voix semblait sortir d'outre-tombe, comme si elle n'avait pas été utilisée depuis des mois. Fenrir était quasiment certain que de la poussière était tombée de ses cordes vocales dès la première syllabe. Finalement, Octave avait combattu fièrement et s'était relevé au prix de nombreux sacrifice comme tout le monde ici. Cependant, même si physiquement, on sentait les traces souvent indélébiles d'Azkaban, son esprit lui était resté presque intact. Plus intact que la plupart des vivants entre ces murs. Il l'écoutait lui faire sa présentation, toujours avec ce sourire au bord des lèvres, le regard terne, mais présent. Même dévasté, il gardait toujours un côté taquin et blagueur.


Le loup baissa un peu les yeux, faisant un non de la tête, comme s'il était fatigué par ses bêtises, lorsqu'il présenta ses anciennes blessures. Les blessures que le loup lui avait faites, à présent cicatrisées.

- Ça te fera quelque chose à raconter à tes futures conquêtes... Ça marche à chaque fois. Ça les fait craquer, il parait.

Sa voix aussi était fatiguée et ses yeux fixaient toujours le sol. Une surface qu'on finissait par oublier tellement elle était maculée. Toujours affalé sur le mur, les paroles d'Holbrey lui firent du bien. C'était sûrement la première fois que quelqu'un en dehors de sa meute était sincère. Son cœur de pierre animal se serra légèrement et redevint un organe d'émotion, de nouveau plus qu'un simple organe vital.

- Reste en vie... Et... dis-lui qu'il me manque... S'il te plaît.

C'était peut-être la dernière fois qu'il pouvait prononcer ces mots et il voulait à tout prix qu'il les entende, au cas où. Ce gamin lui avait tellement apporté, beaucoup plus sûrement que l'inverse. Son état empirait et plus ça allait, plus il se demandait s'il allait sortir de là en vie. Voir, même, s'il allait rester vivant encore longtemps. Sa voix était des plus faibles et sa respiration de plus en plus difficile. Il ne voulait pas crever ici. Ce n'était pas la fin qu'il avait espérée. Son regard était vide, mais paraissait également humide à ces mots. Voir Octave partir était plus douloureux qu'il ne l'aurait pensé, mais il garda bien évidemment ce léger détail pour lui-même. Peut-être que le traitement amélioré, grâce à son avocat, allait le faire tenir un peu plus longtemps. Cependant, plus le temps passait, plus il se demandait si la mort n'était pas plus réparatrice que n'importe quelle gamelle de nourriture. Une triste fin pour le plus grand loup-garou d'Angleterre, le chef de la meute la plus dévastatrice. La pensée qu'il retrouve son protégé lui donnerait-il assez d'espoir pour garder sa puissance et surtout attendre son retour ? Il l'espérait.

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MessageSujet: Re: [Février 1987] Collocation forcée [Octave Holbrey] [Février 1987] Collocation forcée [Octave Holbrey] - Page 2 EmptyMer 13 Sep 2017 - 18:31

C'était étrange comment les murs semblaient beaucoup plus sombres depuis qu'Octave n'était plus là. Ou peut-être que c'était sa vue qui captait de moins en moins la lumière ? Lui qui, par le passé, avait toujours eu la pleine lune qui brillait dans son regard et où seules les ténèbres subsistaient à présent. Il avait brûlé lui-même les ponts qu'il traversait, détruisant petit à petit son propre futur... Et pourtant, il n'arrivait pas, malgré son humanité restante, à ressentir la moindre compassion pour les gens qu'il avait tués. Il était actuellement un simple tronc dans une forêt de bois mort. Un alpha sans sa meute. Sans personne à protéger. Un loup mutilé dont même le chant n'était plus rédemption. Le silence planait sur ce monde las, cruel et éphémère comme le soleil couchant. Entendre la voix du brun lui faisait oublier ses propres faiblesses, mais cette voix, bientôt, n'existerait plus. Il devenait qu'un voyageur sans destination.
Fenrir essayait de rassembler toutes les pièces de sa mémoire tout en regardant Octave. Les adieux passagers n'étaient pas son fort. Il avait toujours été plus doué pour détruire que pour construire, arracher la vie plutôt qu'espérer la revoir.

« On en a déjà parlé, je t’en ai fait la promesse. Je la tiendrai, tu n’as pas à t’en faire. Ce qui implique de toute façon que je reste en vie pour garder parole. »

Il le fixa un moment, buvant ses paroles comme de l'eau. Il ferma ensuite les yeux un moment de soulagement, avant de les rouvrir trop lentement. Sa force se dispersait telles des cendres sur le sol. « Où force domine, la raison n'a pas lieu. » Cette expression prenait tout son sens actuellement. Sa raison prenait clairement le pas au-dessus de sa puissance. Peut-être est-ce la raison de sa docilité ? Ou peut-être qu'avant la mort, même le pire des monstres redevient l'enfant que jadis, il était.

« Je ne parlais pas de ça... Je veux juste. Que tu restes en vie. »

Il avait rarement ressenti la peur de perdre quelqu'un d'autre que son louveteau. C'était dans sa nature de chef de protéger les siens, même si les pertes restaient nombreuses dans sa meute de damnés. La mort restait une part importante de leurs quotidiens. Chez eux, les décès étaient accompagnés d'un bateau de bois, d'un linge imbibé d'alcool et de feu. Cette pensée restait plus attrayante que de mourir dans ce taudis. Chaque heure ici, en admettant qu'il y en est, était un clou enfoncé dans ce cercueil mental qu'il se construisait. Le loup sentait que les confins des enfers n'étaient plus très loin. Un Ave Maria ne l'aiderait pas ce soir. Doucement, il creusait sa propre tombe dans son esprit.
Octave finit par s'approcher. Il ne ressentait plus aucune peur émaner de lui : ni à cause de cet endroit, ni à cause du lycan. C'était légitime. Il n'aurait plus jamais à ressentir la moindre angoisse face à Greyback. Il n'était plus sa Némésis, mais l'être qui avait progressivement retiré la corde avec laquelle il s'apprêtait à stopper toute forme de vie. Alors que les autres prisonniers n'avaient même plus conscience d'eux même, Fenrir l'avait encore beaucoup trop pour ne pas songer à en finir.
La voix d'Octave résonnait comme une douce mélodie à ses oreilles alors que ce dernier finissait par s'agenouiller devant lui. Le regard du loup se perdit un peu dans le sien. Et même là, il ne voyait pas ses propres lunes se refléter dans les yeux du plus jeune. Il avait l'impression de lire dans son esprit, ses deux gemmes brillaient comme deux opales, tel une entrée révélant ses pensées. Étrangement, cette âme lui rappelait sans cesse cette forêt morte qu'était son esprit. Chaque os sur le sol ressemblait de plus en plus à des branches tombaient du ciel, les feuilles préférant s'envoler par la fenêtre plutôt que de mourir entre ces murs.

« Plus de coups... Je suis un loup docile maintenant... Je n'ai plus la force de faire quoi que ce soit contre eux. Je serais sage... »

Ses propres mots lui faisaient mal. Comment avait-il pu sombrer autant pour parler de lui comme ça ? Le loup fier, dangereux, meurtrier, où était-il ? Il n'était plus qu'une ombre hantant ses lieux aux tristes décors monochromes. Le brun avait réussi pendant un court moment à rendre cette pièce vivante, à lui redonner quelques couleurs vives, bien que désaccordées. La nuit, il n'avait eu qu'à suivre du bout du doigt les contours de ce corps qu'il avait lui-même souillé pour ne plus cauchemarder. Ce lieu hantait même les esprits les plus forts, les larmes ici se fanaient aussi vite que la sensibilité de ces prisonniers.
Il finit par se redresser difficilement. La douleur de ce corps maltraité n'était plus qu'un indice de son existence. Il n'était même plus capable de dire avec certitude qu'il existait toujours.

« Je t’écrirai. Bien sûr, pour te tenir au courant de l’avancée de notre affaire, mais plus tard aussi. Ton protégé pourra également t’écrire, si tu le souhaites. Tu voudras alors avoir l’occasion et la permission de lui répondre, non ? De me répondre aussi, éventuellement. À toi de voir. Mais quoi que tu en décides, je t’écrirai. »

Le loup le regardait toujours. Il était touché par ces dires même s'il essayait de ne pas le montrer. Il fit juste un signe de tête positif. Il avait peur de la solitude où seules ces nausées et souvenirs l'accompagnaient sans arrêt.

« Je te répondrais... Même si je dois me battre pour ça... Mais je le ferais... Pour lui et pour toi. »

Cela le soulageait un minimum de se dire que quelqu'un à l'extérieur penserait à lui de temps en temps. Même de manière éphémère, le temps d'un glissement de plume sur un parchemin. Et, bien sûr, il espérait que son petit soit sain et sauf. L'idée qu'il lui en veuille de l'avoir abandonné lui traversait souvent l'esprit. Les démons intérieurs étaient pires que ceux qui se cachaient sous notre lit la nuit. Cette pensée lui rappela les bêtes dansantes dans les yeux du brun à son arrivée.

« Octave... Fais attention à toi... »

* S'il te plaît... *

Ces mots de ce cœur dément, je te les dédie.

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MessageSujet: Re: [Février 1987] Collocation forcée [Octave Holbrey] [Février 1987] Collocation forcée [Octave Holbrey] - Page 2 EmptySam 16 Sep 2017 - 0:36

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MessageSujet: Re: [Février 1987] Collocation forcée [Octave Holbrey] [Février 1987] Collocation forcée [Octave Holbrey] - Page 2 EmptySam 4 Nov 2017 - 0:32

[C'est très cours et mauvais mais c'est tout ce que j'ai réussit à sortir en... 3 mois ._. Désolé...]

« Qu’est-ce que ça peut te faire, tant que je tiens promesse, vieux loup ? Après quoi, tu auras ton protégé pour te consoler. Vraiment, tu… »

Ces paroles s'enfonçaient en lui comme des poignards aspergés d'aconit et d'argent. S'ouvrir aux gens et encore plus aux sorciers devenait un synonyme d'erreur progressivement. Fenrir pensait ce qu'il disait. Du moins, il le croyait au plus profond de son être. Mais pour Octave, il semblerait que ce n'était que transposition. L'esprit du loup n'était pas fait pour être affable. La confiance n'existait pas dans son monde. Seule la violence et la mort pouvaient subvenir à ses besoins. Et son louveteau. Mais pas Octave. Lui ne voulait être qu'éphémère. Une simple feuille qui s'était déposée dans la cellule avant d'être balayée par une brise plus forte. Et si c'est ce qu'il souhaitait, Fenrir n'aurait aucun mal à ne voir qu'en lui un passager clandestin.
Le loup détournait la tête pour ne pas montrer sa blessure présente dans son regard. Sa rage prendrait bientôt de nouveau sa place. Sa gentillesse camouflée n'était que pour une personne. Leur rencontre n'avait été qu'un accident. Accident qu'il commençait à regretter presque amèrement. L'absurdité de ce monde, de cette situation était si inconnue pour lui.

« Franchement Greyback, cesse de me confondre avec ton petit protégé, veux-tu ? Reprends-toi, car on ne sait plus qui protège qui, d’ailleurs ! Ton petit loup va culpabiliser si tu décharges ton chagrin sur lui. Il ne va pas te reconnaitre. Va chercher ta force, elle n’est qu’écornée par de sombres murs ; il t’en reste, il lui en reste, à ce louveteau qui t’attend quelque part. Mais ne m’accapare pas avec des égards que tu n’as que pour lui, je ne suis pas là pour ça. Qui plus est, tu dépenses pour rien l’énergie à ta confusion. Je sais que tu m’oublieras, la question c’est de savoir quand. Alors, va plutôt te requinquer au lieu de te faire du mouron déplacé pour moi. »

Ces fléaux de paroles glissaient sur le lycan tandis qu'il essayait de faire en sorte que tout ça ne l'atteigne pas. Le brun avait raison. Il fallait qu'il redevienne lui. Le loup le plus craint et le plus dangereux d'Angleterre. Et non pas ce qu'il était actuellement. Cette ombre hantant cette prison, au bruit de chaînes que plus personne n'entendait finalement tellement elle ne faisait qu'un avec le décor. Il était devenu un décor. Un simple élément de cette prison qu'on gardait sans avoir trop d'autre choix.
Une sorte de mascotte puérile, ici dans le seul but de garder cette pièce et de faire peur à ceux qui devenaient perturbants.
Tout ceci était ridicule. Ce n'était pas lui. Il avait accepté cette relation éphémère. Tout ceci n'avait été vécu que pour être oublié. Et le moment était arrivé. Octave allait partir. L'aider pour le retrouver. L'aider pour renouer contacte. Puis faire comme si rien de tout ça ne s'était passé. Peut-être qu'ils se reverront plus tard et que les souvenirs reviendront.

« Qu'est-ce que tu crois ?... Tu es vilain, tu t'amaigris, et c'est moi qui dois craindre ? Tu parles comme une cocotte et en plus tu n'en penses mot. Une vraie grue. C'est à toi de faire attention. Inquiètes-toi pour ton louveteau, moi je vais bien. »

Fenrir ne savait que répondre à cette tirade. Beaucoup de choses lui passaient par la tête à ce moment présente, mais rien qu'il n'osait réellement dire. Parler n'avait jamais été son fort. En général, il préférait insulter, faire peur ou directement dévorer la personne. Tout ceci ne laissait que peu de place à la discutions en général...

« Très bien...» Dit-il dans un souffle tout en regardant ailleurs.

C'est tout ce qu'il avait pu sortir.. Au final, Octave l'avait surtout vexé. La "cocotte grue" où il ne sait comment il l'avait appelé n'avait pas besoin de dire autre chose actuellement. Juste, le laisser partir. Et continuer son existence solitaire comme avant. Cette idée ne le réjouissait guère. Cependant, il attendrait à présent quelque chose. Tendance qui n'était pas arrivée depuis bien longtemps. Les jours allaient continuer à défiler sans vraiment de raison, mais au moins, il serait dans l'expectative. Un peu comme l'attente du courrier à Poudlard. Il avait toujours adoré ce moment.
Oui.
Les heures voulaient peut-être dire de nouveau quelque chose.

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