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[3 Octobre 1997 - Spitzberg ] - E fructu arbor cognoscitur.

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Octave Holbrey
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MessageSujet: [3 Octobre 1997 - Spitzberg ] - E fructu arbor cognoscitur. [3 Octobre 1997 - Spitzberg ] - E fructu arbor cognoscitur. EmptyJeu 24 Nov 2016 - 21:18

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Dernière édition par Octave Holbrey le Dim 30 Déc 2018 - 22:08, édité 2 fois
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Astrid Shafiq
Astrid Shafiq
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MessageSujet: Re: [3 Octobre 1997 - Spitzberg ] - E fructu arbor cognoscitur. [3 Octobre 1997 - Spitzberg ] - E fructu arbor cognoscitur. EmptyDim 4 Déc 2016 - 14:26


Cela faisait déjà une journée entière qu'Astrid regardait le temps passer sans rien faire. Allongée sur le canapé des petits appartements qu'elle possédait à présent à Poudlard, ses yeux suivaient la lame du poignard finement ouvragé qui voltigeait juste au-dessus de sa tête. D'un geste expert, elle le réceptionna entre son index et son annulaire. Elle le renvoya dans les airs, recommençant son petit manège. Cela faisait bien deux heures qu'elle faisait ça. Elle n'avait rien d'autre à faire, de toute façon, n'ayant pas encore reçue les devoirs de ses élèves. Son frère ne donnait pas de nouvelles, également, et après ce qu'elle avait fait à un élève deux jours plus tôt, elle se voyait mal se balader dans les couloirs. Elle le faisait, seulement par nécessité, quand elle n'avait d'autres choix, à présent. Dangereuse. Oui, c'était le mot. Elle était clairement dangereuse, pour les élèves, alors qu'elle s'était jurée de les protéger. Autant essayer de les protéger d'elle-même, en premier lieu, ce qui était visiblement plus difficile à faire qu'à dire. Tu es douée pour les paroles en l'air, murmura l'autre voix. Un grognement s'échappa des lèvres du puma. Elle se releva avec une rapidité impressionnante, récupérant le poignard à la volée. Telle une danseuse, elle se retourna en ne s'appuyant que sur la pointe de son pied droit, son bras gauche - celui tenant présentement l'arme - se tendant comme mût d'une volonté propre. Le poignard s'échappa de l'étreinte de ses doigts, allant se planter dans la cible accrochée sur le mur, juste à côté de sa veilleuse. Il se planta pile en son centre, sans même qu'elle n'eût véritablement besoin de viser. Elle avait toujours été douée avec les armes blanches, bien plus que certains membres de son clan, même s'il lui avait fallu beaucoup de temps, beaucoup trop certainement, pour s'en rendre compte. Et susceptible, par-dessus le marché.

- Ferme-là, grogna-t-elle, seule, froidement.

Sa voix résonna dans la pièce, alors que ses yeux se posaient sur le miroir à quelques mètres de sa position. Elle les cligna, plusieurs fois, réalisant la couleur de ses cheveux et de ses yeux. Un beau bleu nuit. Elle grimaça, fermant les yeux quelques secondes. Après quelques respirations pour calmer ses nerfs qui avaient, visiblement, la fâcheuse tendance à lâcher facilement ses derniers temps, elle les rouvrit. Ses attributs avaient repris leurs apparences habituelles, son beau châtain, et ses yeux vairons. Elle soupira. Un soupire trahissant quelque peu son soulagement, qu'elle pouvait se permettre. Elle était seule, après tout. Rares moments où elle se donnait le droit de relâcher un peu la pression. Elle n'avait pas refusé d'avoir ne serait-ce qu'un seul tableau dans la pièce, préférant les murs de pierre vide, pour rien. Elle voulait un endroit où être véritablement tranquille, sans avoir à se soucier du fait que, dans ce foutu château, la majorité des murs avaient des yeux et des oreilles. Non, elle refusait que ce fût également le cas à l'endroit où elle vivait - enfin, où elle dormait serait plus exact.

Mais, après tout, ce serait beaucoup trop beau pour être véridique. L'elfe apparaissant devant elle, en se triturant les mains, le prouva. Il se recula dans un glapissement quand le poignard de la belle se retrouva sous sa gorge, celle-ci l'ayant appelée du mur d'un geste inconscient. Elle était à nouveau complètement tendue, son regard inexpressif posé sur la créature qui venait de pénétrer dans son antre sans même demander sa permission. Avec un soupire, Astrid se força à se détendre, laissant tomber l'arme sur le canapé de cuir près d'eux. Elle s'approcha ensuite de l'elfe avec lenteur. C'était assez comique, d'une certaine manière, de voir à quel point elle pouvait changer du tout au tout, en quelques secondes. Elle ressemblait à ce moment-là à une marionnette aux fils défectueux, plus qu'autre chose, alors qu'elle aurait pu, clairement, être apparentée à une guerrière, sauvage, des anciens temps, quelques secondes plus tôt. L'elfe pencha la tête sur le côté, sans prononcer le moindre mot, quand la demoiselle tendit sa main, pour récupérer la missive, dont elle devinait être la destinataire.


- La lettre vient de monsieur Holbrey, couina la créature, en s'inclinant bien bas.

Astrid leva les yeux au plafond dans un soupire, en voyant les réactions de la personne face à elle. Une personne, oui. Contrairement à de nombreux sorciers, Astrid considérait les elfes comme des êtres bien plus puissants et bien plus impressionnants que nombre de sorciers. Leur magie en était une preuve. Elle trouvait cela simplement... dommage qu'ils fussent enchaînés par la servitude. Elle revint à la réalité quand la missive fut posée dans sa main, et elle se força à sourire à l'elfe.

- Merci. Tu peux retourner à tes occupations, maintenant.
- Oh... Non, non, non ! Miss Shafiq est trop aimable, mais pas de merci ! Le Seigneur Noir serait pas content du tout !

Un clignement d'oeil, éberlué, puis un claquement de doigts plus tard, et Astrid se retrouva à nouveau seule. Elle secoua la tête, pour remettre ses idées à leurs places, dans le capharnaüm que représentait présentement son esprit, ses cheveux soyeux voltigeant par la même occasion. Ses yeux se posèrent ensuite sur la missive en question, scellée. Le poids et la forme, à un endroit en particulier, laissait déjà présager qu'il n'y avait pas qu'une simple lettre, à l'intérieur. Avec une certaine impatience, la demoiselle espérant clairement ne pas se tromper, elle l'ouvrit. Un sourire sauvage, et dangereux, apparut de lui-seul sur son beau visage, quand la pièce d'or fut arraché de son enveloppe. Un symbole, souvent utilisé dans son univers. Un symbole lui promettant, normalement, une mission. Elle ne s'était pas trompée et, surtout, c'était exactement ce qu'il lui fallait. Une mission, pour oublier pendant un temps, ses autres occupations. Redevenir celle qu'elle était réellement, ni plus, ni moins. Une guerrière. Pas un prédateur enfermé dans une cage, bien que soyeuse, à tourner en rond à longueur de journée et rêvant de liberté. La lettre fut rapidement récupérée ensuite et dépliée, pour pouvoir la lire complètement. Ses yeux voyagèrent sur la belle écriture de l'homme, lui demandant tout simplement ses services pour assurer ses arrières, pendant quelques heures, dans la nuit. Astrid acquiesça pour elle-même, après avoir brûlée la lettre d'un sort informulé, jouant avec la pièce. Elle la faisait passer entre ses doigts, l'observant glissant sur son index, et les autres, avant de recommencer en sens inverse. Un autre manège, alors qu'elle réfléchissait rapidement à ce qu'elle pouvait bien lui demander.

Ce ne fut qu'en récupérant le poignard qu'une idée lui vint. Une idée saugrenue, mais qui pourrait lui permettre d'approfondir clairement ses connaissances, en magie noire et, particulièrement dans les malédictions. Le poignard qu'elle possédait, empoisonné avec le nectar d'un serpent légendaire, lui avait après tout directement appartenu. Un paiement, de la famille Sovrano, qui possédait un nombre impressionnant de reliques et de livres, venant directement de leur propre famille. Thion Sovrano, un homme particulièrement détesté dans l'histoire, et pourtant fascinant dans sa folie. Un mage noir de l'époque de l'Antique Rome, qui avait été, également, un des hommes les plus puissant et les plus riche du continent. Sa famille n'avait plus un tiers de sa richesse, mais il possédait encore certains objets, en particulier, qu'Astrid rêvait de posséder. Un livre, surtout, qui n'avait, à ce jour, plus que huit exemplaires, disséminés dans le monde, interdit à la vente et la reproduction, mais traduit illégalement en italien pour certains, en anglais pour d'autres. L'original était bien évidemment intouchable, bien trop protégé, écrit directement en latin.
Tu rêves de l'avoir, n'est-ce pas ? "La Belle Magie ; La Magie Noire".

Astrid acquiesça, en se relevant. Elle traversa la pièce, tout en continuant de jouer avec la pièce d'Holbrey. Elle s'approcha rapidement de l'entrée de sa petite demeure, et poussa la porte pour se retrouver dans le couloir. À quelques pas du tableau représentant un noble chevalier, entrée secrète de son lieu de vie, se trouvait la porte menant à sa salle de classe. Elle s'y rendit, après avoir placé plus d'un sortilège de protection sur l'entrée de sa chambre, la majorité étant des connaissances, oubliées et récupérées, par les Shafiq, pour se protéger eux-mêmes des intrusions. La pièce n'avait pas véritablement changé, depuis son cours. Les mêmes tables, les mêmes tableaux et toujours le détraqueur enfermé. Astrid passa à côté de tout cela sans un regard, bien qu'elle laissa glisser ses doigts sur le verre, la protégeant de la présence néfaste de la créature, qui tentait tant bien que mal de sortir, en se collant à celle-ci. Une idiotie, mais on ne pouvait pas dire, que ses démons, étaient véritablement intelligents.

Ses pas la menèrent enfin jusqu'à son bureau, qu'elle déverrouilla après avoir baissé les protections, puis pénétra dans la pièce. D'un geste de sa baguette, la mercenaire rangea la paperasse, qu'elle avait délaissé, dans les tiroirs. D'un autre, elle ouvrit la malle se trouvant derrière celui-ci. Un nombre, conséquent, d'armes, vint s'installer sur celui-ci, accompagné d'un parchemin et d'une plume. Une plume particulière, qu'elle n'utilisait que dans ce genre de situation. Rapidement, elle griffonna sa requête pour Holbrey, même si le parchemin resta complètement vierge d'apparence. Il lui faudrait réfléchir pour pouvoir découvrir le paiement, un simple revelio ne suffisant clairement pas. Elle ne se faisait, malgré tout, pas d'inquiétude, l'homme était certainement intelligent et, si jamais il ne parvenait pas à trouver la solution, il lui suffirait de venir la trouver, pour qu'elle lui donnât. Elle l'enroula rapidement, s'aidant d'un ruban de feuille d'or. Une signature, chez les Shafiq. Elle le laissa sur le bord du bureau, puis ses yeux se posèrent sur ses trésors.

Des couteaux. Un katana, venant directement d'un sorcier japonais. Un arc et les flèches, empoisonnés, allant avec. Elle possédait également kunaïs et shurikens, particulièrement bien aiguisés. Elle avait une grande préférence pour les armes blanches, silencieuses. Mais, elle devait avouer, que l'arme - se trouvant au centre de tout l'attirail qu'elle possédait, comprenant, en plus de ce qui était cité ci-dessus, des fouets, des chaînes, et d'autres joyeusetés - lui faisait de l'oeil. Une arme, tout ce qu'il y avait de plus moldu, même si elle était modifiée magiquement, pour éviter le recul et le bruit. Un magnifique pistolet, semi-automatique, répondant au doux nom de Bergmann-Bayard. Astrid sourit, récupérant les munitions qui allaient avec, pour les ranger. D'un geste sec de sa baguette, elle fit apparaître les vêtements qu'elle mettrait le soir-même. Un débardeur, avec un pull aux mêmes matériaux, les deux moulants. Un pantalon, des bottines, complètement silencieuses, ainsi que son manteau, les trois dernier cités, de cuirs. Des vêtements, protégeaient avec plusieurs charmes. Une tenue de guerre, que toutes les femmes Shafiq portaient, les hommes ayant leur propres "tenues de travail". Seul le symbole au dos de la veste, laissait présager qu'Astrid n'était pas n'importe laquelle des femmes Shafiq. Un simple zéro, d'un bleu nuit, qui n'était quasiment pas visible avec le noir, pour des yeux n'étant pas habitués à l'observation. Rapidement, Astrid se revêtit, faisant disparaître les autres vêtements, présentement délaissés, d'un nouveau coup de baguette bien placé. L'heure tournait sereinement, laissant ainsi le loisir à la demoiselle de choisir les armes qu'elle prendrait avec elle. L'arme moldue, rangée, fut délaissée, pour plusieurs raisons lui étant propre, préférant se contenter d'autres outils. Les poches intérieures de sa veste, accueillirent chacune une seule arme. Elle ne les sentait pas pour autant, la magie pouvant faire des merveilles.

Quand enfin, la nuit enveloppa l'écosse, et que l'heure de partir pour sa rencontre sonna, Astrid sortit de son bureau, replaçant les protections. Elle enfila ses gants, avant-dernier détail de son attirail. Puis, avec une belle furtivité, la demoiselle passa dans les couloirs, sans se faire remarquer. Elle n'était plus simplement Astrid. Non, elle était présentement une Shafiq, une mercenaire, prête à tout pour réussir sa mission. Une mission, qu'elle ne connaissait pas encore, mais qui, elle l'espérait, s'avérerait intéressante. Complètement silencieuse, les charmes posaient sur ses vêtements, par l'ancien armurier des Shafiq aidant de beaucoup, la demoiselle emprunta un passage secret, au premier étage, lui permettant d'atterrir derrière un miroir, non loin du point de rendez-vous. À l'intérieur, elle ferma les yeux, une grimaça se peignant sur ses traits gracieux. Ses cheveux devinrent de jet, et ses yeux suivirent le mouvement, devenant deux obscurs billes. Ses traits se changèrent également, ne permettant plus au premier venu de la reconnaître, surtout dans l'obscurité. Un masque, son masque, qu'elle revêtait, quand son identité changeait. De la fille Astrid Shafiq ressortait, présentement, l'une des plus dangereuse mercenaire du clan. Z, pour le zéro. Un surnom, qui faisait trembler plus d'un sorcier, ou moldu. Peu étaient ceux connaissant la véritable identité de Z, malgré le fait, étrange, qu'Astrid ne s'en fût jamais véritablement cachée. Une légende, un mythe. La peur, tout simplement, cette arme si puissante et si délicieuse.

Après cela, elle récupéra l'une de ses armes. Un fils, très fin, qu'elle enroula autour de son avant-bras gauche, le serrant, au maximum, qu'elle le pouvait, sans pour autant se blesser, ou restreindre ses mouvements. Enfin complètement prête, après avoir fermé le long manteau lui collant au corps, bien qu'ouvert au niveau de ses jambes - et lui arrivant jusqu'aux talons -, elle poussa le fameux miroir. En quelques enjambés, délicieuse féline se mouvant avec la grâce d'une artiste, elle parvint jusqu'au lieu de rendez-vous. Elle s'immobilisa derrière une statue, les mains dans ses poches et le visage complètement inexpressif. Holbrey devait l'avoir vu, forcement, la demoiselle y ayant veillée. Elle attendit, de fait, qu'il vint directement vers elle. Une habitude, qu'elle avait, et qui ne la quittait pas. Contrairement à beaucoup de Shafiq, elle n'était pas du genre à aller d'elle-même vers l'employeur. S'il voulait réellement ses services, il se devait de se faire remarquer, plus qu'elle ne l'avait déjà capté. La respiration lente, complètement sereine, la belle tueuse patienta.


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Octave Holbrey
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MessageSujet: Re: [3 Octobre 1997 - Spitzberg ] - E fructu arbor cognoscitur. [3 Octobre 1997 - Spitzberg ] - E fructu arbor cognoscitur. EmptySam 10 Déc 2016 - 1:42

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Astrid Shafiq
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MessageSujet: Re: [3 Octobre 1997 - Spitzberg ] - E fructu arbor cognoscitur. [3 Octobre 1997 - Spitzberg ] - E fructu arbor cognoscitur. EmptyLun 19 Déc 2016 - 19:20


- Don’t think you’re having all the fun, you know me I hate everyone… Allons Miss Shafiq, sortez de votre planque, il fait bien trop sombre derrière cette statue pour que l’on puisse se toiser convenablement.

Si Astrid avait débuté quelques mouvements imperceptibles, le rythme des paroles chantonnées l'envoûtant sans qu'elle n'y pût rien, et ses doigts répondant dans un réflexe inconscient venant la happer avec délice, elle arrêta leurs mouvements immédiatement quand l'homme prit la parole. Elle ne put empêcher un léger sourire, témoignant son amusement, se dessiner sur son visage, qui reprit malgré tout son expression glaciale très rapidement ; trop même, pour ne serait-ce qu'entre-apercevoir, dans la pénombre ambiante, son apparition chimérique. Elle pencha légèrement la tête sur le côté, dans une attitude très animalière, fallait-il reconnaître, sans même qu'elle s'en aperçût, la demoiselle étant bien trop concentrée sur l'homme, bien moins sur elle-même et ses mimiques. Octave venait, en une phrase, de gagner la bataille, si tant était qu'il devait véritablement la gagner et qu'il ne l'avait pas déjà fait, ne serait-ce que par sa lettre, en l'invitant pour un bal mystérieux, où danse et chant devaient s'entre-mêler avec passion, sans promettre, pour autant, sa réussite artistique. Devait-elle suivre son ordre, ou, dans un contraire théâtral, le refuser, en se drapant dans une fausse dignité, ne lui allant, elle en avait conscience, que peu au teint, dans l'ensemble de ses missions ? Elle se posa la question, mais la réponse vint d'elle-seule, zigzaguant entre les pensées et les cauchemars pour venir s'imposer dans son esprit avec une attitude princière. En quelques mouvements d'une grâce stupéfiante, la démone s'installa dans une fine raie de lumière clignotante, lueur offerte avec effort par la belle dame qu'était Lune, laissant ainsi le loisir à son époux du moment de pouvoir apercevoir, sans véritablement distinguer, son visage angélique. Un emplacement tout calculé, lui permettant de l'observer, ses entraînements passés payant plus qu'elle ne l'aurait elle-même deviné ; la sombre ambiance ne la dérangeait pas, sa vue parvenant à s'adapter avec une précision étonnante, bien que n'étant, elle le reconnaissait, pas parfaite, mais lui permettant de le détailler suffisamment.

Durant ces quelques fractions de seconde, les lèvres de l'homme, qui avait relevé la tête pour, sans doute, définir son emplacement exact, se courbèrent, esquissant un sourire charmeur. Avec des gestes emprunts d'une belle nonchalance, sa main s'installa dans sa poche, avant d'en ressortir avec son trésor, une simple boite d'un bois visiblement sombre - non que les rares lueurs aidaient à se faire véritablement une idée de la couleur précise. Toujours avec sa manière unique de se mouvoir, Astrid détaillant ses gestes avec une certaine fascination, elle l'observa lire l'heure, sur une belle montre à gousset, dont les aiguilles luisaient sous les rayons lunaires. Enfin, la patience de la belle payant, il releva à nouveau la tête vers elle, reprenant la parole de sa voix grave.


- D’autant qu’il ne nous reste plus que quatre minutes pour nous considérer. Au-delà desquelles soit je disparaîtrai tout seul, soit nous le ferons ensemble, et dans ce cas-là il va falloir amorcer une approche. Quelque chose me dit que vous ne vous seriez pas déplacée pour refuser ; alors vous savez ce qu’il vous reste à faire : venir toucher… le fruit défendu.

Un frisson remonta le long de la colonne vertébrale de la femme, alors qu'elle se laissait sereinement emprisonner par les malices de son partenaire. Voyait-il cela comme un jeu ? Elle n'en avait aucune idée, mais la danse qu'il proposait, allait certainement plaire, même si le bal n'était pas à la hauteur des attentes. Non pas qu'Astrid s'attendait à des merveilles, préférant rester réaliste - d'aucun dirait pessimiste - plutôt que se retrouver déçue par un spectacle qu'elle aurait attendu grandiose, mais qui n'était que fadaises. Elle effectua un mouvement de son bras droit, dans un semblant de rapprochement, mais il n'en fut rien, la belle s'immobilisant à nouveau, toujours à la même place. Ses yeux se posèrent sur la petite pomme, que le bibliothécaire tendait de moitié vers elle, dans une invitation. Il manquait le genou au sol, mais la scène aurait été que trop théâtral, pour les goûts pouvant, parfois, être raffinés, de la danseuse. Un éclair de malice passa dans son sombre regard, l'illuminant tel un phare dans la nuit noire ; il disparut aussi rapidement qu'il apparut, ne restant qu'un dixième de seconde. La belle redressa son port de tête, de quelque millimètre. L'on pouvait presque faire le parallèle à son patronus, précisément son désir du moment, imaginant les oreilles du félin se redressait légèrement, alors que la curiosité prenait le dessus sur la raison, comme cela arrivait malheureusement souvent ; non que ce fût véritablement le cas, la comédienne étant bien trop sur ses gardes. Puis, un geste d'une élégance rare, un pas en direction de l'homme, avec une lenteur toute calculé et une souplesse féline paraissant toute naturelle ; un naturel réel, encore que la demoiselle n'en eût aucunement conscience.

- Dois-je conclure que je serais votre Ève et que vous seriez mon Adams ?

La belle joua de la voix pour la première fois, tout en s'avançant de sa démarche particulière, vers son cavalier. Une voix cristalline, aussi claire et limpide qu'une eau quiète, mais témoignant d'une certaine dangerosité. Holbrey se laisserait-il envoûter par le chant de la sirène, plongeant dans les profondeurs obscurs pour ne jamais en ressortir, noyé et oublié ? Ou se débattrait-il vainement, dans un futile espoir de combattre les envies indomptables du moment, que la voix mélodieuse ferait naître en lui ? Un demi-sourire, presque imperceptible, vint se déposer avec délicatesse sur le visage de la belle. Elle effectua un nouveau mouvement, toujours dans sa direction, parvenant jusqu'à lui avec la prestance d'une artiste qui ne se reconnaissait pas comme telle.

- Je vous promet de ne pas être un serpent, si vous me promettez de ne pas nourrir l’envie de vous apparenter à Dieu, dit-il dans une dernière parole.

Avec un touché délicat, soumise aux murmures du serpent, ses doigts gantées caressèrent la pomme. Le diable avait fait son office. Il venait de l'emprisonner, au moins pour une soirée, dans ses griffes acérés, qu'il parvenait à utiliser pour la dompter. Voulait-il en faire un joyaux de sa collection ? Paraissait-elle précieuse à ses yeux ? Dans l'univers où ils évoluaient, ces questions n'avaient aucunement leur place. La méfiance, le dégoût, la manipulation étaient des maux clefs. Il fallait parvenir à composer de belles mélodies, créer de magnifiques symphonies, en ce servant de ces quelques instruments. Gagner sans vertu, sans ne serait-ce que penser à triompher avec gloire. Les ombres devaient rester des ombres, ne pas s'exposer aux lumières aveuglantes des soleils, sous peine de disparaître dans des effluves de fumée, où tous ou presque les oublieraient.

- Je ne suis déesse ; et si vous êtes le cauchemar des croyants, je ne suis que l'une de vos armes, susurra-t-elle de sa voix si particulière.

Elle en jouait, ce servant de ses atouts, avec la même précision qu'elle utilisait, pour se servir de son poignard. Un poison qui s'insinuait lentement par les ports de la peau, avant d'emprisonner les sens des hommes, des mortels, qu'elle croisait. Une succube, qui prenait plaisir à envoûter pour détruire, sans jamais se lasser de la faiblesse de ses victimes. Et, pour cette nuit-là, elle était prête à servir un nouveau maître. Lilith avait-elle pris l'apparence de l'homme face à elle ? Sans doute, l'arme étant prête à suivre les ordres avec délice, à accomplir la demande avec soumission, ce pourquoi elle avait été invoquée en cette douce soirée déjà bien entamée. D'un geste serein et délicat, Astrid caressa à nouveau la pomme, jusqu'à ce que son index vint effleurer le pédoncule, qu'elle vint pincer doucement, s'aidant également de son pouce. Elle ne dit pas un mot, sachant qu'Octave comprendrait que la mission pouvait véritablement débuter, la belle reprenant un visage aussi lisse que celui d'une sculpture parfaitement réalisée.

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Octave Holbrey
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MessageSujet: Re: [3 Octobre 1997 - Spitzberg ] - E fructu arbor cognoscitur. [3 Octobre 1997 - Spitzberg ] - E fructu arbor cognoscitur. EmptyMer 21 Déc 2016 - 23:35

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MessageSujet: Re: [3 Octobre 1997 - Spitzberg ] - E fructu arbor cognoscitur. [3 Octobre 1997 - Spitzberg ] - E fructu arbor cognoscitur. EmptySam 14 Jan 2017 - 20:54


La pomme. Un symbole se prêtant à nombre de croyances, allant du dieu à l'humain, de la planète au fruit défendu, passant souvent par de nombreuses excentricités, toutes créées par les détracteurs des péchés qu'eux-mêmes possédaient dans l'ignorance. Le fruit de la vie, comme de la mort, de la quiétude, comme de la souffrance. Son présent Adam possédait la sienne, sculptée grossièrement, mais lui donnant un assemblage pouvant presque être perçu artistique. La belle pouvait apprécier certains arts, souvent dans leur simplicité la plus primaire. La nature pouvait être dans l'exemple, allant du bruissement des feuilles d'un arbre, au hurlement d'un loup solitaire, à la caresse élégante d'un serein paysage. Et l'homme, souvent animal sauvage acculé et destructeur, mais pouvant se révéler la plus précieuse des œuvres. Un chuchotement à l'oreille, un sourire complice et joueur, un geste adroit dans sa maladresse, ou encore, comme pouvait le vivre à cette heure la demoiselle, un regard. Un regard d'une beauté envoûtante par la malice y baignant, pétillant de cette vie corruptrice. Un souffle dans la nuque, rappelant à chaque instant qu'homme pouvait être autant carnassier que dispensable. Un léger sourire joua sur la finesse des lèvres de la spectatrice, alors qu'elle observait non sans une retenue feinte les traits délicats de l'artiste se trouvant face à elle.

Aucune réponse ne vint suite à sa propre tirade, mais Miss Shafiq n'en prit ombrage, continuant de savourer l'élégant spectacle s'offrant à elle. Octave avait-il conscience de l'effet qu'il parvenait à avoir sur elle, l'envoûtant, l'emprisonnant par un simple regard d'une fraîcheur enfantine, mais trompeuse ? Peut-être était-ce le cas, mais la mercenaire était à présent bien loin de tel questionnement, se laissant lentement transporter vers des songes irréalistes. Une danse, un chant, quelques masques invisibles savamment placés sur les visages, un buffet d'une belle envergure, promettant mille et une saveurs, plus raffinées les unes que les autres. Il y avait des personnes qui vivaient de cet obscur éclat depuis une naissance dans les pleurs, apprenant dès le berceau les règles tacites d'un tel univers et il y en avait d'autres, qui bien que ce pût être leur cas également, sans que rien ne pût le présager, n'avaient droit à de tels enchantements, alors que leurs êtres entiers hurlaient leur appartenance à ce monde, le charisme certain se dégageant d'eux ne pouvant être trompeur. La belle se demanda si Octave connaissait ces fêtes, ces dîners, où le jeu et la réalité s'entremêlaient dans un assemblage d'une dangerosité impressionnante, ou s'il n'avait eu droit d'y connaitre. Elle se douta que la première réponse était la clef, mais le doute ne pouvait que persister...

Un geste. C'était ce qui la remmena à la réalité, son sourire disparaissant aussi rapidement qu'une tempête pouvait ravager un village. Son sombre regard se déposa sur la délicatesse du geste, l'homme dérobant à ses doigts fins le fruit du démon. Avec une certaine expertise dans ses mouvements, il commença à retirer le gant recouvrant la main d'Astrid. Celle-ci, par une méfiance diluée de curiosité, se laissa faire dans un accord silencieux et immobile, son esprit analysant dans un réflexe les mouvances des mains se jouant de la sienne.


- Qu’il en soit ainsi ma chère Eve. Succombe à la tentation, qui sait ce qu’il en adviendra pour nous deux. Eden ou Géhenne.

Un murmure au creux de l'oreille, l'homme retournant la main docile de la bête pour y déposer le bijoux enchanteur. Le fruit roula légèrement sur sa paume tendue vers les cieux, avant de se stabiliser, la feuille offrant sa fausseté aux souverains des autres mondes, à commencer par la dame Lune. Un éclat la frappa à ce moment-là, venant éblouir pendant une seconde la jeune aventurière, qui se contenta de papillonner fébrilement des yeux, avant de les rouvrir. De ce temps, le bibliothécaire épousa de sa propre paume les contours de la pomme, se servant comme clef de cellule les doigts agiles de la succube observant à nouveau la beauté de son visage. Il alla jusqu'à oser refermer ses doigts sur son poignet, ne lui laissant guère le loisir de mouvoir son bras. Se redressant, il termina par figer la scène d'un regard sondeur, où malice et détermination se combattaient hardiment. Sans un mot, la féline intérieure, représentation mentale de la bête sauvage que pouvait être Astrid, se courba, s'inclinant devant tant de justesse et de magnificence, sans même qu'elle s'en rendît compte.

Puis, tout bascula. Les regards se voilèrent et le temps se courba, allant jusqu'à créer une symphonie de plaintes angéliques. Une secousse, puis le monde disparu, la scène prenant fin dans un abaissement de rideau. Un rideau représentant un mélange chaotique de couleurs et de nuances, tourbillonnant ténébreusement autour d'eux. Astrid eut la désagréable impression de se distordre également de nombreuses reprises, mais les mains liées ne cédèrent pas à la violence brute du voyage, permettant à leurs corps de s'unir à nouveau. Une danse impressionnante et salvatrice, mort et vie se déchaînant toutes deux dans un combat d'une violence rare pour les dérober l'une à l'autre, pouvant jusqu'à créer une nausée impératrice pour les non-initiés à de telles puissances.


Maintenant. La propre voix d'Astrid vrilla ses tympans, bien que ce fût qu'une pensée s'imposant. L'habitude reprit ses droits, ses réflexes reprenant vie à l'instant même où le voyage prit fin. Gravité, couleurs, réalité, tout se mélangea brutalement à nouveau pour recréer un paysage immaculé d'un blanc aux différentes nuances bleutées. D'une expertise mesurée, la baguette d'Astrid sauta directement dans sa main. Elle pointa, dans sa chute, son amie la plus fidèle directement sur son torse, qui recracha dans une hargne nouvelle un jet d'étincelle bleutée, qui explosa pour l'entourer, la recouvrant d'un nouveau manteau, une bulle translucide. Alors, avec la délicatesse d'une plume emportée par un vent léger, Astrid se déposa sur la neige avec la douceur d'une caresse, ses jambes s'enfonçant lentement dans la neige, jusqu'à que ses pieds chaussés atterrissent complètement sur le sol, laissant le bas de son corps emprisonné par leurs nouvelles cages d'une blancheur inégalable. Comme si une aiguille invisible venait transpercer son cocon, celui-ci explosa dans un tourbillon, laissant enfin la belle respirer à nouveau. Une grande respiration, qui se bloqua dans sa gorge, le froid mordant fouettant son corps entier jusqu'à pénétrer sa chaire et ses poumons. Elle ferma les yeux quelques secondes, se forçant à respirer de nouveau, plus lentement. Un vertige, et la belle secoua tout son corps, une pulsion primaire venant prendre le dessus, presque sur sa raison. L'adrénaline. Une mission. Elle y était véritablement, à présent. L'arme se redressa, cherchant des yeux son utilisateur du moment, qu'elle trouva non loin d'elle, se débarrassant des quelques amas de neige le recouvrant. Elle s'approcha de lui, sans un mot, et son visage se referma de lui-seul, comme mût d'une volonté propre.

- Eh bien, certains diraient que c'est un enfer blanc, d'autres que c'est le paradis immaculé. Mais je suppose que les deux sont semblablement splendides... Bon, le mot d’ordre est simple : nous ne sommes pas censés être là. Pas que l’endroit soit particulièrement surveillé par qui que ce soit présentement, mais on ne doit pas laisser de traces ni se faire remarquer. Personne ne doit savoir qu’on est venus ici. Personne. Alors, tandis que je nous ouvre le chemin, ta mission sera de couvrir nos pas le plus naturellement possible. Voyons-voir à quel point tu es arme conciliante. Enfin, arme... pas besoin d'arme pour le moment, juste d'une balayette.

Des mots durs et secs, des ordres. Ce n'était plus le moment de jouer à leur petit jeu de séduction, la mission commençant véritablement. Aucun son ne sortit des lèvres clauses de la belle, qui se contenta d'un acquiescement rapide et sec. Sa douce amie, toujours en main, fut pointée vers leurs arrières, alors qu'Octave commençait à tracer un fin chemin qu'il emprunta, sans véritablement l'attendre. Malgré de nombreuses connaissances, Astrid ne pouvait prétendre savoir où se trouvait l'endroit de leur visite et, pour le moment, elle ne s'en formalisait que peu. Elle savait, pour vivre ainsi depuis de nombreuses années, qu'une ignorance sereine pouvait parfois être préférable à une connaissance exacerbée. Il ne fallait savoir reconnaître que son ignorance pour, malgré tout, continuer à avancer et Miss Shafiq s'en formalisait à merveille. Dans un silence des plus complet, la mercenaire, de son surnom Z, commença à suivre son employeur, la neige derrière elle se reformant. Malgré leur passage du moment, aucune preuve ne pouvait à présent permettre le savoir qu'âmes vivantes étaient passées ici. Elle y veillait, restant dans l'ombre de l'homme. Malgré tout... Une pointe subtile d'impatience commençait à poindre. Comme si... Comme si la démone retrouvait son enfer, après l'avoir trop longuement abandonné.

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Octave Holbrey
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MessageSujet: Re: [3 Octobre 1997 - Spitzberg ] - E fructu arbor cognoscitur. [3 Octobre 1997 - Spitzberg ] - E fructu arbor cognoscitur. EmptyVen 20 Jan 2017 - 18:05

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Dernière édition par Octave Holbrey le Dim 30 Déc 2018 - 22:09, édité 1 fois
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Astrid Shafiq
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MessageSujet: Re: [3 Octobre 1997 - Spitzberg ] - E fructu arbor cognoscitur. [3 Octobre 1997 - Spitzberg ] - E fructu arbor cognoscitur. EmptyVen 14 Avr 2017 - 13:17


Les ténèbres. Le froid. Encore le froid et l'obscurité. Astrid se concentrait uniquement sur l'homme devant elle depuis maintenant plusieurs minutes, jusqu'à essayer d'en oublier ses sensations physiques. Il était étrange de constater à quel point, ce qui pouvait paraître être l'inverse du feu pouvait être aussi blessant. Des brûlures. Des gerçures. Plus le temps passait, plus la dame se demandait par quelle folie elle s'était décidé à suivre son Adams dans cette aventure sans en connaître les détails. Malgré cela, la belle continuait d'avancer, inlassablement, tout en supprimant toutes traces de leur passage. Si Octave leur créait un petit chemin exigu leur permettant de passer sans trop de difficulté, son rôle à elle n'était autre que le reboucher, de manière à faire croire qu'aucune personne n'était passée ici. C'était précisément ce que la demoiselle faisait. La magie pouvait avoir bien des utilités et la mercenaire savait pertinemment comment faire pour l'utiliser à sa guise. Oblitade.

Combien de temps ? Combien de temps Astrid suivit le pas de l'homme sans rien faire d'autre de sa magie qu'effacer leurs traces ? Elle ne savait pas et son esprit avait bien mieux à faire que se concentrer sur les secondes qui s'écoulaient inlassablement, imperméable à la souffrance d'une femme rêvant presque d'une belle cheminé et d'un bon thé. Mais la réalité était bien évidemment toute autre et Astrid ne pouvait se permettre de perdre en concentration. Elle continuait d'avancer, encore et encore, observant les moindres mouvements de l'homme et ceux, jusqu'à apercevoir au loin, dans la pénombre bleuté ambiante, une lumière diffuse, après ce qui lui parut être des éternités de souffrances glacées. Au premier abord, la Shafiq crut sérieusement halluciner, voyant un mirage, comme cela pouvait parfois être le cas dans les déserts arides et ceux, bien qu'elle se trouvât dans un désert non fait de sable, mais bel et bien de neige et de glace. Elle cligna des yeux, une fois, deux fois, puis les mécanismes de son esprit se remirent en branle et le cerveau de la belle se remit réellement en marche. Cette lumière n'était pas un mirage, mais sans doute, vu l'angle d'approche que prenait son partenaire, leur destination. Enfin, ils y étaient réellement, pour le plus grand bonheur de la demoiselle. Un sourire léger fleurit sur ses lèvres. Non que jouer aux balayettes était si dégradant, mais Astrid avait bien d'autres talents qu'elle espérait pouvoir mettre en œuvre dans ce genre de mission. Encore quelques moments de marche, et enfin, la mercenaire s'arrêta derrière Holbrey. 

-  Tu montes en grade, Miss S, c’est bientôt l’heure de montrer tes talents de foreuse, émit d'une voix relativement faible l'homme à ses côtés. 

Elle comprenait, évidemment. Il ne pouvait se permettre de crier leurs présences.

Ce que tu vois, c’est l’entrée d’un long tunnel qui s’engouffre profondément sous la terre. Ce que je suis venu chercher se trouve être tout au bout de ce tunnel, dans l’une des salles privées de la réserve. On pourrait tenter de directement creuser dans la terre pour percer un trou au-dessus de l’endroit voulu, mais cet endroit est creusé dans le flanc d’une montagne de grès. Impossible de forer sur une aussi longue profondeur sans se faire repérer. D’abord, le bruit, mais ça, c’est théoriquement possible de palier à ce problème pour ne pas nous faire remarquer. En revanche, les vibrations, c’est autre chose. Je te propose donc de remonter le plus près possible de l’entrée du tunnel, là où la terre est encore relativement molle… même si elle est à moins trois degrés, c’est toujours plus mou que du grès. On ne pourra pas rejoindre l’endroit à la perpendiculaire, les gardes remarqueront notre avancée dans la neige, donc on va rejoindre la colline à l’opposé de l’entrée et longer le tunnel par le toit jusqu’à ce que l’épaisseur soit satisfaisante.

Si les premières paroles avaient réellement de l'intérêt pour Astrid, ceux-ci confirmant donc ses déductions, tout le reste n'était pas forcement utile, bien qu'elle n'émît aucun son ou geste pour prévenir de sa pensée. Elle était là pour obéir et si son employeur voulait taper la causette, c'était son choix. L'Adams était définitivement mort dans l'esprit de l'ancienne Gryffondor et Octave n'était plus qu'un employeur parmi tant d'autres, présentement. Il ordonnait, elle obéissait, tant que sa vie ne se retrouvait pas complètement en danger, ce qui ne risquait pas d'arriver vu les paroles de l'homme. La discrétion allait être de mise, évidemment, comme l'avait bien expliquer Octave entre les lignes, quand ils étaient arrivés. C'était parfait, ce même si Astrid n'était pas la meilleure dans l'infiltration, son frère la surpassant de loin dans ce domaine, elle gardait certains de ses talents pour elle et elle savait qu'ils seraient utiles ; et elle ne parlait pas de sa métamorphomagie, bien que cela était effectivement un atout dans certaines situations. Sans aucune réponse pour Octave, se contentant d'acquiescer en gardant un visage aussi impassible que la réalité et le froid le lui permettaient, elle suivit l'homme. Le signe de tête avait évidemment pour but de faire comprendre à son partenaire qu'elle avait compris son message. 

Le trajet ne fut pas aussi long que le précédent, fort heureusement. Astrid continuait d'effacer toutes traces de leurs passages, tout en laissant Octave leur déblayer le chemin, cela sur les centaines de mètres qu'ils firent ensemble, jusqu'à arriver vers leur destination. Octave ralentit, jusqu'à s'arrêter un moment pour s'accroupir et toucher le sol avec ses mains, sous le regard de la mercenaire qui en profita pour terminer de nettoyer leur passage dans cette zone. Finalement, Octave se releva sans un mot de plus, puis continua son chemin, avec une allure bien moins rapide. Astrid le suivit, remarquant par ailleurs que l'homme devenait de plus en plus souple dans sa marche, à mesure qu'il s'approchait de la lumière que l'on pouvait deviner plus loin, plus bas. Finalement, il s'arrêta sans prévenir et s'accroupit à nouveau et Astrid comprit rapidement que c'était réellement leur destination et que ses anciens mots allaient sans doute prendre sens ici. Elle commença à amorcer un geste pour le suivre dans son mouvement, mais n'eut pas le temps de l'accomplir qu'Octave attrapa la manche de son manteau pour la forcer à se baisser également. Elle le fit sans protester, bien qu'elle se dégageât rapidement de son emprise. Cela fait, Holbrey se rapprocha d'elle en la regardant, jusqu'à ce que le souffle de la demoiselle se mélangeât au siens. Astrid attendit alors qu'il prît la parole, sans un mot. Elle savait, devinait, que l'homme ne pouvait aller plus loin sans la prévenir de ce qu'il attendait d'elle clairement. S'il ne voulait pas se louper, il serait forcé de lui dire précisément ce qu'elle allait devoir faire. Sa patience paya par ailleurs, l'homme prenant la parole devant le demi-sourire de la jeune femme qui attendait sereinement, malgré le froid toujours bien présent. 

Il va vraiment falloir être silencieux, si on les entend et on les voit d’ici, c’est que les gardiens le peuvent aussi. L’avantage est qu’on est en hauteur et protégés par la neige. On est plus calmes qu’eux aussi. Par contre, évitons les sorts lumineux, dans cette pénombre ça se verrait particulièrement bien. Et non, on ne peut pas tuer les gardiens ou les endormir ou même utiliser un Impero. Ils sont vingt-cinq au total, ils font des rondes d’un bout à l’autre du tunnel et chacun d’eux est relié à un poste de contrôle qui préviendra les militaires si l’un d’eux ne répond pas à l’appel qui a lieu toutes les quinze minutes. Temps insuffisant pour faire ce que j’ai à faire et de toute manière, comme dit plus tôt, personne ne doit savoir qu’on est venu ici. Personne.

Elle allait finir par le comprendre. Un sourire énigmatique se dessina sur le visage de la Shafiq alors qu'elle écoutait sans un mot son partenaire, qui, après sa tirade, arrêta de la regarder. Astrid se concentra alors sur ses mains, qu'elle frictionna l'une contre l'autre sans un mot, après avoir placé sa baguette au niveau de ses lèvres. Elle ne dit pas un mot, à nouveau : après tout, Octave avait parfaitement raison, si eux pouvaient entendre les gardes, l'inverse était forcement possible également et la demoiselle ne voulait prendre aucun risque. Personne ne devait savoir qu'ils étaient venus ici, après tout. 

Sous nos pieds, il y a une pièce vide, où quasiment jamais personne ne passe. Deux mètres quarante de terre et de cailloux nous séparent d’elle, plus une couche de trente centimètres de béton armé. À toi de jouer. Pas de bruit, pas de spectacle de débris volant dans les airs. Un trou, c’est tout ce qu’il nous faut… réformable, le trou, bien évidemment. Alors, fille d'Eve, belle féline, à la patte de velours, mais au regard sauvage, c'est dans tes cordes ?
Nous allons rapidement le savoir, murmura Astrid à son tour, après avoir récupéré sa baguette dans sa main droite.

Elle ne se formalisa pas du ton qu'avait prit Octave, bien qu'un sourire amusé fleurît sur ses lèvres. Dans le même temps, la main gauche d'Astrid plongea dans l'une des poches intérieures de son manteau et elle en sortit une magnifique montre à gousset, d'or, gravé de runes à divers endroits. Un cadeau de son défunt père. Un autre sourire, bien plus doux, embellit le visage de la demoiselle, durant une demi-seconde. Une micro-expression qu'elle n'avait pu contrôler, la vue de la montre la renvoyant à un souvenir en particulier et, surtout, certaines paroles de son géniteur.

- Deux minutes. Durant une mission, quand tu tombes sur un obstacle qui ne devrait pas se trouver là ou dont tu ne connaissais pas l'existence, tu dois trouver la solution en deux minutes, pas une seconde de plus, lui avait-il dit, alors qu'elle l'écoutait. Elle avait huit ans et ses paroles étaient restés gravé dans sa mémoire. Pendant ce temps-là, tu dois mettre ce temps à contribution pour t'éviter certains ennuis, en prenant en compte toutes les informations que tu connais sur la mission en cours. Elle avait acquiescé, sans rien dire. Bien, tu tombes sur un mur de trois mètres de haut dans un couloir, créé magiquement par ta cible, que fais-tu ? Plusieurs minutes plus tard, elle avait donné sa réponse et son père avait alors répondu avec un léger sourire. C'est bien, mais tu as mis sept minutes et trente et une secondes ; c'est beaucoup trop. Il lui avait envoyé ensuite la montre à gousset qu'elle tenait présentement dans sa main, lui disant de la garder pour s’entraîner et, dans un futur lointain, pour éviter de mettre trop de temps durant ses missions. 

Deux minutes, murmura la mercenaire pour elle-même, en enclenchant le mécanisme de la montre. 

Elle attacha ensuite la chaîne à l'unique poche avant de son manteau, au niveau de son cœur. Elle se mit ensuite directement au travail. Se redressant légèrement, elle commença à incanter une formule en particulier, psalmodiant tout en ce déplaçant autour de l'endroit où elle allait devoir creuser. Octave, à ce moment précis, n'existait plus dans l'esprit d'Astrid : il n'y avait qu'elle et son objectif. 

Salveo Maleficia, Salveo Maleficia, Salveo Maleficia...

Lentement, un voile translucide vint recouvrir la zone où les deux protagonistes se trouvaient, empêchant de fait les moldus de pouvoir les voir. Un fait peu connu, même dans le monde magique : ce sortilège était à la base une protection, mais permettait également d'éviter d'être vu, rendant les personnes prisent dans le sortilèges invisibles aux yeux des autres personnes, moldus comme sorciers. Les murmures d'Astrid ne s’arrêtèrent pas pour autant. Elle pointa le dôme qu'elle avait elle-même créé et prononça une autre formule. Bon, en théorie, ça devrait marcher, en pratique... Je vais rajouter un sortilège repousse moldu. Silencio Totalum. Le problème avec ce genre de sortilège, c'est que, comme il ne créait aucune lumière, il n'y avait aucun moyen d'être certain qu'il avait bien fonctionné. Toutefois, Astrid ne voulait en aucun cas prendre des risques. Elle recommença alors à psalmodier en se déplaçant dans la limite du premier sortilège et, de sa baguette, un autre voile translucide sortit, venant se superposer au premier. 

Repello Moldum, Repello Moldum, Repello Moldum... 

Quand le second voile fut totalement en place, Astrid termina par pointer sa baguette directement sur le ciel et prononça une dernière formule, terminant enfin son petit manège. 

Caduto Nevera.

Le sortilège fit effet directement, le ciel se couvrit rapidement, sans même que cela se vit réellement. L'obscurité aidant, il n'était pas possible de remarquer la rapidité avec laquelle les nuages s'étaient rassemblés pour créer la chute de neige. Une chute de neige qui commença à devenir de plus en plus violente, à mesure où Astrid se concentrer pour alimenter le sortilège, gardant sa baguette pointait en l'air. Elle ne faisait pas cela pour rien, mais principalement pour deux raisons. La première était que si elle avait fait en sorte que les Moldus ne les voient pas et ne puissent pas s'approcher du lieu, elle préférait être certaine que leurs vues soient bloquées. La seconde était que si elle avait lancé un sortilège de silence informulé autour de la zone pour empêcher toute sortie de son intempestif, elle ne pouvait pas être certaine que l'enchantement avait réellement marché, celui-ci étant plus inventé rapidement que réellement existant. Si en théorie, il devrait marcher, en pratique, elle ne pouvait pas savoir : la chute de neige allait de fait empêcher les moldus d'entendre le bruit qu'elle allait faire, s'ils avaient pu réellement entendre... Enfin, bref, comme le disait son père : il vaut mieux être trop prudent que pas assez. Elle récupéra ensuite sa montre et arrêta le mécanisme, jetant un rapide coup d'œil sur le temps qu'elle avait mis pour tout mettre en place. Une minute et cinquante-trois secondes. Hm, elle pouvait faire mieux, mais c'était suffisant.  

Debout, sans plus être ne serait-ce qu'inquiétée par la présence des moldus, elle pointa enfin sa baguette sur le sol, où elle allait creuser. Elle commença par ramollir la terre d'un informulé, celle-ci étant bien trop dure pour être directement creusée, le tout pour éviter, surtout, une perte de temps inutile. Flaccido. Ceci fait, elle commença ensuite à creuser la terre, créant un tunnel qui s'agrandissait à mesure qu'elle s'enfonçait dans le sol en même temps que sa création. Defodio.

Après une trentaine de secondes à creuser, Astrid arriva enfin au niveau du béton. Elle se tourna alors vers Octave et chuchota rapidement quelques indications sur ce qu'elle avait mis en place, de manière à ce qu'il ne s’interrogeât pas inutilement plus tard, ce qui pourrait les ralentir, voir même les faire échouer.

Il faut que l'on puisse sortir et je doute que passer par la porte principale soit une option, commença-t-elle dans un souffle. Ce tunnel sera notre porte de sortie : les moldus ne pourront pas s'en approcher, ni le voir, tant que je serai réveillée ou que je n'aurai pas directement annulé les sortilèges mis en place, en dehors de la neige qui s'arrêtera d'elle-même dans plusieurs minutes. Je vais faire s'effondrer la paroi en dessous de nous, puis quand nous serons dans la pièce, je le réparerai. Prépare-toi à atterrir, car je ne pourrai pas empêcher ta chute. Mon timing va être déjà serré et il le serait beaucoup trop si je devais également t'éviter une foulure.

Elle tourna le dos à Octave et remonta sa main gauche au-dessus de son épaule, relevant son pouce, son index et son annulaire. Elle commença alors un décompte de trois secondes en abaissant ses doigts, puis, quand les trois secondes furent passées, elle lança un nouvel informulé, sa baguette pointée sur le béton. Deprimo. Des fissures commencèrent à apparaître sous leurs pieds, puis le mur – plafond, toit ? - s'effondra d'un seul coup, laissant alors Holbrey et Shafiq faire une magnifique chute. Astrid prit une profonde inspiration, puis balança deux sortilèges dans la foulée. Le premier, elle se visa elle-même. Le second, elle visa le trou qu'elle avait-elle même créé. Aresto Momentum ; Reparo ! La phœnix se contorsionna ensuite pour atterrir dans une position relativement confortable, plutôt que se laisser tomber sur le dos et se faire mal bêtement. À la seconde où elle toucha le sol, bien que ralentie, elle fit une roulade pour éviter de se faire mal, se relevant directement. Sa baguette fut pointée en premier lieu sur le plafond, qui avait été réparé avant même qu'un des débris touchât le sol – avec plus de chance qu'autre chose, Astrid en avait bien conscience – puis dans la salle même où les deux sorciers se trouvaient, un maléfice sur le bout de la langue, prête à assommer la moindre personne pouvant potentiellement s'y trouver.

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MessageSujet: Re: [3 Octobre 1997 - Spitzberg ] - E fructu arbor cognoscitur. [3 Octobre 1997 - Spitzberg ] - E fructu arbor cognoscitur. EmptySam 27 Mai 2017 - 22:59


La jeune femme ne put s'empêcher de se sentir très conne pour deux raisons. Deux raisons bien particulières. La première était assez logique, vu le peu d'information qu'elle avait eu d'Octave. La seconde, elle, était... une idiotie, vu qu'elle avait très clairement prévenu l'homme de la future chute. En effet, elle entendit la réception d'Holbrey, qui aurait du être déjà moins bruyante s'il avait eu recours à un quelconque sortilège pour s'éviter des dégâts facilement évitables, mais également... N'aurait-il pas pu la prévenir à l'avance qu'ils allaient se retrouver dans un placard à balais ? Un simple "Au fait, Miss, nous allons dans une pièce qui n'est pas gardée, n'ayez donc aucune inquiétude" aurait été largement suffisant. Enfin, Astrid ne pouvait s'en prendre qu'à elle-même, elle le savait : Octave avait été clair sur un sujet en particulier, le fait de ne pas être vu. C'était donc simplement logique qu'il ne les fît pas atterrir dans une pièce blindée de gardes armés jusqu'aux dents, prêt à massacrer tout ce qui ne devait pas se trouver là.

Astrid se redressa et se dépoussiérera, arrêtant de fait de menacer la porte de sa baguette comme si elle s'apprêtait à l'éviscérer. L'Adam, pour sa part, sortit un objet qu'elle ne connaissait pas et s'en servit pour faire de la lumière. Sans doute une invention moldue qu'elle ne connaissait pas. Après tout, si Astrid pouvait se venter qu'elle n'avait aucun mal à se promener dans leur monde sans être repérée, et cela, de part son érudition, elle admettait volontiers ne pas pouvoir tout connaître de leur monde et de leurs inventions. Enfin, encore une nouvelle preuve que les moldus pouvaient se montrer bien plus intelligents que les sorciers dans certains cas.

Finalement, après plusieurs minutes à attendre, le dos appuyé sur un mur vierge, Octave s'approcha d'elle pour prendre la parole, le tout avec toujours ce grain particulier qui, la Shafiq ne pouvait que se l'avouait, lui plaisait énormément. Elle l'écouta attentivement, sans jamais l'interrompre, ne serait-ce qu'une seule fois, gardant un visage aussi neutre que possible, bien que quelques micros-expressions pouvaient trahir ses pensées. Ici, un relèvement de sourcil léger, le fait qu'elle penchât la tête légèrement, un petit sourire venant prendre ses traits pour les embellir sans son autorisation.

- Bien, se contenta-t-elle finalement de répondre quand il termina son monologue.

Il faudrait qu'elle pense à lui demander de plus amples informations. Ça pourrait être utile, elle n'était pas réellement en phase avec ce genre de science.

Une minute et demi ? C'est ce qu'il avait dit ? Astrid ne put s'empêcher de lever les yeux au ciel avec un sourire amusé : son tic était stupide et elle le savait, venant de son père lui-même, un homme qui contrôlait sa vie à la seconde près.

Quel genre de sortilège pouvait-elle utiliser ? Un simple sortilège de mutisme servirait à rien, il lui fallait autre chose et rapidement.

Peut-être qu'Octave connaissait également d'autres sciences intéressantes ? Pourrait-il lui expliquer exactement comment un moldu parvenait à faire voler un avion de plusieurs tonnes ?

Il faudrait vraiment qu'elle parvienne à arrêter ce tic idiot, mais bon... Après tout, cette montre était un héritage, s'en débarrasser ne serait pas aisé, elle le savait.

Il faudrait éventuellement réfléchir aux sortilèges qu'elle avait appris en dehors de Poudlard, ceux-ci étant trop scolaire, même si Octave utilisait précisément des sortilèges qu'elle avait elle-même appris dans cette école.

Saurait-il lui expliquer avec quoi été fait exactement les bombes ? Après tout, ses armes moldus avaient touché le monde magique également durant certaines guerres et peut-être qu'en apprenant plus, elle serait capable de s'en protéger.

Les tic-tacs de la montre ne pouvaient que la faire sourire après tout. C'était un son doux à ses oreilles, la renvoyant à une époque sereine où elle avait le droit de ne pas aimer sa famille pour la seule raison qu'elle était sa famille.

Oui, ce sortilège devrait faire l'affaire. C'était parfait. Pourquoi ne pas y avoir pensé plus tôt ? Un sortilège qu'elle avait appris juste avant d'entrer dans l'Ordre du Phénix.

Clap. Astrid referma la montre qu'elle observait et la rangea sereinement. 1 minute et 21 secondes. Il lui restait 9 secondes pour utiliser le sortilège, bien plus qu'il n'en fallait en réalité. Ce qui allait surtout être coquasse, c'est qu'il lui fallait expliquer clairement à Octave comment fonctionnait l'enchantement pour éviter d'être repéré bêtement malgré tout.

- Tacent Circulum, prononça très clairement la mercenaire en traçant un cercle au sol, les englobant. Ce sortilège empêchera tous les sons que nous ferons de sortir de sa zone. C'est un sortilège extrêmement bien pensé, car il me permet de savoir précisément ses limites, l'ayant moi-même lancé. Il ne faudra pas en sortir, sous peine de se faire repérer dans la foulée. Son diamètre est approximativement de deux mètres. Si jamais je remarque un garde qui risque d'entrer dans la zone de silence, je le dirai à l'avance pour que nous ne fassions plus aucun bruit, sinon, il nous entendra. J'espère, ajouta-t-elle avec une certaine malice, que cette fois-ci, je me suis fait entendre.

Quelques secondes après ses explications, la demoiselle entendit un simple "sors". La porte était maintenant ouverte et Astrid s'y engouffra. Elle atterrit dans un couloir, la luminosité ambiante l'obligeant à plisser les yeux. Octave la suivit et referma la porte derrière eux. Non qu'elle le vît, elle le comprit simplement au son que la porte fit et qu'ils étaient les seuls à entendre. Astrid profita du cours répit pour profiter de la chaleur offerte par les sortilèges d'Octave, mais également pour rapidement voir ce qui se trouvait autour d'elle. La sortie à gauche, leur destination était donc forcément à droite. Bien. Les gardes continuaient leurs rondes sans même comprendre que deux intrus se trouvaient présentement dans le bâtiment. Si les moldus étaient plus intelligents que la moyenne des sorciers, il fallait avouer qu'ils avaient cette tendance absurde à ne jamais voir ce qu'ils avaient juste devant les yeux. Enfin, non qu'elle allait se plaindre, c'était précisément l'idée.

- On y va, on descend.

Astrid n’acquiesça pas, ne trouvant pas l’intérêt de le faire, l'homme ne le verrait pas. Elle se contenta donc de suivre le chemin indiqué par Octave, à un rythme régulier, de manière à ne pas le perdre en dehors de l'anneau de silence. Pour sa part, le fourbe qu'était son partenaire du moment trouva le moment parfait pour une petite discussion tranquille. Tranquille n'était finalement peut-être pas le bon mot, au vu de la question posée, par ailleurs. Astrid ne put retenir un petit sourire en coin en l'entendant. Ce n'était pas parce qu'elle devait maintenir le sortilège qu'elle allait se déconcentrer et débiter exactement ce pourquoi elle se trouvait au château cette année.

- L'attrait de la tutelle des Carrow ? J'en connais autant si ce n'est plus que mon maître de stage en magie noire. Ce n'est certainement pas pour cela, non, mais après tout, si tu connais notre réputation, tu dois savoir que tous les Shafiq ont un métier officiel en dehors de nos sorties en famille. Mon choix s'est simplement porté sur le professorat, particulièrement la défense, mais vu que ça a été modifié en magie noire, je m'y accoutume simplement. Pourquoi Poudlard ? C'est une école, répondit-elle avec une malice bien dosée. Et toi, que fait donc un homme avec autant de facette dans une bibliothèque ? Non que je crache sur l'amour des livres, ayant moi-même un amour prononcé pour ces puits de savoir, mais je m'interroge simplement.

Toutefois, avant même qu'Octave puisse lui répondre, elle reprit la parole quand un des gardes s'approcha dangereusement de l'anneau.

- Plus un bruit pour le moment.

Six mots, pas plus et Astrid s'arrêta de marcher le temps que le garde passât à côté d'eux, avant de reprendre sa marche quand il en sortit, continuant de discuter avec son collègue comme si de rien était.

- C'est bon. Alors ? demanda-t-elle.

Son sourire pouvait s'entendre.

Après quelques nouveaux mètres, ils arrivèrent non loin de leur destination et l'Holbrey reprit la parole, craignant sans doute qu'Astrid décidât d'aveugler les gardes avec une tempête de neige. Tempête qui s'était sans doute calmé depuis, d'ailleurs, et ce, avec un naturel ne pouvant trahir le sortilège. Suivant les indications de l'homme sans broncher, Astrid se retourna pour voir les gardes commencer à se rapprocher. Un simple mouvement de la main, le néon se décrocha, la poussière se rependit dans l'air. Un autre mouvement, la poussière se concentra pour attaquer les gardes sans qu'ils comprirent ce qu'ils se passaient. L'un d'eux se mit à tousser légèrement, attirant par ailleurs l'attention des deux autres, ce pendant que les deux premiers se nettoyassent les yeux. Avec prudence, Astrid profita du laps de temps offert pour entrouvrir la porte et s'engouffraient dans la pièce, se collant à elle ensuite pour laisser passer Octave et la refermer rapidement. En même temps, elle observa le nouveau lieu où ils se trouvaient, sa baguette toujours prête à être éjecté de sa manche au cas où.

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MessageSujet: Re: [3 Octobre 1997 - Spitzberg ] - E fructu arbor cognoscitur. [3 Octobre 1997 - Spitzberg ] - E fructu arbor cognoscitur. EmptyMar 30 Mai 2017 - 23:27


Ô douce chaleur, pourquoi vouloir brûler mon corps ? Ô douce chaleur, serais-tu métaphore ? Ô douce chaleur, pourquoi meurtrir ma peau ? Ô douce chaleur, pourquoi un tel halo ?

Tant de questions, pour une simple petite brûlure. Enfin, petite n'était peut-être pas le mot, la douce chaleur commençant petit à petit à se transformer en un réel brasier la happant férocement. Astrid se demanda un temps si un sortilège de gèle-flamme, lancé directement sur elle, ferait effet. Elle finit par rejeter la proposition de son esprit. Elle ne savait l'effet que prendrait un tel sortilège avec le nombre déjà impressionnant de magie qui recouvrait les deux compères. Non, mieux valait-il attendre de lever les sortilèges avant de se rafraîchir. Voir, peut-être, de ne pas se rafraîchir du tout, au final. Après tout, au vu du temps qui les attendait encore à l'extérieur, il valait peut-être mieux patienter et profiter de cette chaleur plus qu'étouffante. Oui, c'était sans doute mieux ainsi, réflexion faite. Astrid avait enfin pris sa décision, tout en attendant la réponse de l'homme derrière elle, qui ne la fit pas attendre plus que nécessaire.

- N’est sont-ce pas justement les livres qui nous prêtent toutes nos facettes, entre-autre ? La question serait plutôt de savoir ce qu’un homme sans facettes ferait dans une bibliothèque, dit-il en lâchant un rire.

Astrid leva les yeux au ciel, amusée malgré elle par la réponse. Réponse typique des personnes ne voulant pas répondre, par ailleurs et cherchant à détourner la conversation ou à trouver une réponse toute faite. La Shafiq ne pouvait pas lui en vouloir pour cela, elle-même ayant utilisé le procédé pour éviter de répondre réellement à sa question, bien qu'elle l'eût très bien compris. Enfin, elle n'allait pas se retourner vers lui et lui balancer sereinement un vieux "Oh, je fais partie de l'Ordre du Phénix et je suis là pour protéger les élèves." Même le mentionner de manière détournée pouvait lui coûter cher et elle n'avait aucunement l'intention de se trahir bêtement ainsi. Il suffisait d'une erreur pour se retrouver au pied du mur, avec la baguette de Lord Voldemort sur la gorge et... très peu pour elle.

- Je voulais être tranquille d’une part et d’autre part, je me renseigne sur l’architecture des croyances au seins d’une idéologie et comment ces dernières se forment dans les cerveaux de ceux qui y sont confrontés pour la première fois, comme des étudiants.
- Intéressant, effectivement. Sans compter que c'est également un bon moyen de comprendre comment inverser le procédé. Enfin, je ne doute pas que les Carrow le feront d'eux-mêmes, ils sont assez idiots pour ça sans avoir besoin de personne, répondit-elle du tac au tac.

Elle savait qu'elle en disait beaucoup, tout en essayant de ne pas trop se mouiller. C'était un jeu dangereux, elle en avait complètement conscience, mais aussi un jeu qu'elle adorait malgré tout. C'était un peu ce qu'elle avait fait à chaque mission pour l'Ordre : se changer et s'amuser à faire comme si de rien était ensuite. Le jeu continuait, inlassablement, encore à cette heure. Finalement, plus vite qu'elle l'imagina, Octave et Astrid arrivèrent derrière la porte, et ce, sans encombre. L'homme en profita pour enlever tous leurs sortilèges en grognant un vieux "trop chaud" et Astrid devait bien avouer être totalement d'accord avec lui. Elle en profita également pour arrêter son sort de silence. C'était, après tout, un sortilège qui demandait une grande concentration et qui à forte dose, fatiguée extrêmement vite la personne qui l'utilisait. Jouant sereinement avec sa baguette, elle observa l'homme s'écraser le front contre un mur en haussant un sourcil amusé. Il avait de ces mimiques parfois... C'était assez amusant de travailler avec lui, au final. Il se rendit compte malgré tout rapidement de son erreur, faisant redoubler le sourire de la belle, alors qu'il essuyait le mur sur lequel il avait laissé son front s'appuyer. Après tout, s'il ne voulait pas être vu, il fallait aussi que personne ne pût deviner qu'ils étaient passé par ici. Laisser des empruntes, de l'ADN ou tout autre chose faisant partie d'eux ne serait pas réellement une bonne chose : ce complexe faisait partie du monde moldu, donc il y avait un risque qu'il eût des instruments permettant de découvrir ce genre de détails.

Les deux "amis" finirent par reprendre la route, parvenant assez rapidement devant une porte en particulier, ayant un numéro. Le quatre. Octave lança rapidement un sortilège, puis il ouvrit la porte, visiblement satisfait du résultat. Astrid le suivit, avant de le lâcher dans la pièce. De l'entrée, elle observa certains ouvrages avec une certaine curiosité. Elle ne se risqua pas à les touchers, pour autant, ne voulant en aucun cas bouger l'un d'eux ou l'abîmer. Elle savait que certaines personnes parvenaient à savoir précisément comment été placé certaines choses. Lancelot, son propre père, parvenait à savoir à la seconde si quelqu'un était entré dans son bureau durant son absence, par exemple. Elle n'en était pas capable, elle-même, mais savait que ça pouvait exister, aussi prendre un risque idiot ne servait à rien. Elle finit par sortir de la pièce, se postant devant la porte tranquillement, les bras croisés et l'épaule droite appuyée contre le cadran.

Octave finit par réapparaître et la demoiselle se retourna vers lui en entendant le bruit de ses pas. Celui-ci lui fit signe et la demoiselle se rapprocha, gardant les mains dans les poches de sa veste en cuir. Elle n'y avait rien d'inquiétant pour le moment, aussi se permettait-elle.

- La partie la plus ennuyeuse commence, Miss S ! Pour toi en tout cas. Je vais avoir besoin de concentration pour la demi-heure qui vient et il va falloir nous protéger si jamais quelqu’un décide de rentrer, parce que je ne peux pas faire ce que j’ai à faire tout en scrutant la porte. Enfin si, mais on en aurait pour deux heures alors et personne ne veut ça j’imagine.
- Ennuyeuse ou non, je suis en partie là pour ça, alors je ferais ce qu'il faut, répondit la demoiselle, se positionnant près d'Octave, de manière à pouvoir jeter un œil discret sur ce qu'il y avait dans le carnet.

Elle ne comprit absolument rien, aussi préféra-t-elle reporter son regard vers l'entrée de la pièce. Aucun bruit de pas ne se faisait entendre pour le moment. Tant mieux, la demoiselle ne se sentait pas d'humeur pour combattre des gardes. Surtout des moldus, par ailleurs.

- Ah oui… on n’a pas encore parlé du payement. Nous sommes à mi-chemin dans notre mission, cela te donne une idée du danger que cela a représenté. Libre à toi de réfléchir à ce que tu veux en échange pendant que je suis occupé. On peut toujours négocier., susurra Octave d’un ton badin et en regardant la jeune femme d’un air mielleux.

Hm. Pas faux. Qu'est-ce qu'elle voulait ? L'argent n'avait absolument aucune valeur pour elle. Elle préférait certains trésors, comme les maudits, ou encore les rares. Parfois, un livre ou deux sur certaines magies interdites et anciennes, également. Qu'est-ce qu'elle allait bien pouvoir lui demander, au vu de la difficulté relative de la mission ? Il ne lui laissa pas le temps de réfléchir plus que cela, reprenant la parole.

- Tu n’as pas peur de finir par t’ennuyer en tant que prof ? Et puis, Poudlard, Poudlard… il y en a plein d’autre, des écoles ! Pourquoi celle-là en particulier, se ce ne sont pas les Carrow, mhh ?
- Comme je te l'ai déjà dit, je me fou pas mal de la tutelle des Carrow. Pourquoi Poudlard ? En réalité, j'ai demandé à d'autres écoles au début, mais elles ont refusé ma candidature. Comprends donc, une Anglaise qui veut aller dans une autre école que Poudlard ? Il me prenait pour une mangemort voulant les infiltrer pour rallier leurs élèves à la cause du Seigneur des Ténèbres.

Et ils avaient bien eu raison... Astrid aurait très bien pu être mangemort. Une Anglaise, faisant partie de l'illustre et très connu famille Shafiq ? Comme Lord Voldemort lui-même n'avait-il pas remarqué son existence ? Astrid elle-même se posait la question, parfois, mais bon... Allait-elle se plaindre qu'il l'oubliât ainsi ? Certainement pas.

- Et pour ce qui est de l'ennui... Je ne sais pas. Je verrais bien. Si jamais je finis par m'ennuyer, je partirai. J'ai déjà d'autres plans en tête. Travailler sur les baguettes magiques pourrait me plaire aussi, je pense. C'est un travail qui demande une certaine rigueur, mais j'ai déjà de bonnes bases de connaissances sur les propriétés des différents cœurs et bois à utiliser. Enfin bref, je verrais bien à la longue.

Je verrais bien à la longue. Non. Je verrais bien à la longue si je survis à la guerre, plutôt. Astrid esquissa un sourire désabusé, puis se tourna à nouveau vers l'entrée. Personne, pour le moment. Ce n'était pas plus mal. Les mains jointes dans le dos, la demoiselle commença à tourner et virer tranquillement dans la pièce, observant les différents ouvrages sans jamais les toucher. Elle se demandait qui pouvait avoir de quoi se payer de tels coffres en dehors d'elle-même. Enfin, non qu'elle le fît, en dehors de son coffre à Gringotts, qui était protégé, normalement, d'un dragon, ses écrits étaient généralement dans son manoir, qui de toute façon, n'était habituellement pas trouvable. Incartable et avec des protections magiques plutôt puissantes. C'était simplement... plus pratique que cette ferraille et ses gardes qui ne voyaient rien. Il ne manquait plus qu'ils furent idiots et c'était le pompon pour l'endroit.

Le destin avait-il un sens de l'humour particulièrement pourris cette nuit-là ? Sans doute que oui, car quelques secondes après qu'Astrid émit sa pensée, elle entendit un bruit de pas provenant deux gardes s'approchaient en discutant près de l'entrée. D'un sortilège, elle referma la porte de la pièce dans laquelle Octave et elle se trouvaient. Manque de chance, visiblement, car les gardes venaient précisément faire une ronde dans cette pièce et ouvrirent la porte sans s'attendre à retrouver un homme, assis en tailleur et une femme debout à côté de lui, tous deux vêtus de noir des pieds à la tête.

Astrid cligna des yeux. Une fois. Deux fois. Trois fois. Rien. Rien ne se passa, les gardes restaient plantés là, comme deux benêts, la main sur leurs armes qu'ils ne se décidaient toujours pas à dégainer. Finalement, à bout de patience, Astrid se redressa et...

- Bouh ! fit-elle en avançant d'un pas.

Un des gardes sursauta et la demoiselle ne put retenir un petit rire incrédule. C'était définitif, ces gardes étaient complètement cons.

- Vous n'avez rien à faire ici ! Déclinez vos identités !

Astrid parvenait à peu près à comprendre leur langue, bien que ce ne fût clairement pas facile. Aussi, sereinement, elle se lança un sortilège pour les comprendre plus facilement et pouvoir leur répondre. La magie pouvait définitivement faire des merveilles, permettant au plus imbécile des sorciers de pouvoir parler toutes les langues du monde à l'aide d'une simple formule et d'une baguette posée sur sa propre tempe.

- Vous n'avez rien à faire ici ! Déclinez vos identités ! répéta le garde qui n'avait pas sursauté, braquant son arme sur Astrid.

Son collègue l’imita et visa Octave. Astrid se déplaça tranquillement, de manière à faire bouclier de son propre corps. Après tout, c'était son travail, non ? Un sourire amusé, dérangé et dérangeant, étira ses lèvres. Le puma était en chasse et les deux pauvres souris allaient souffrir. Mais avant, elle préférait s'amuser avec les deux petits moucherons qui s'étaient malencontreusement perdus dans la toile de la grande méchante araignée.

- Nos identités, dit-elle dans leur langue, avec un accent parfait. Voyons, mes petits amis, vous l'allez tout de même pas croire que nous allons vous les donner gratuitement, si ? demanda-t-elle, amusée. Non, bien sûr que non. Deux gardes aussi intelligents que vous ne peuvent pas faire pareil erreur, suis-je bête. Moi et mon ami, nous sommes des pirates et nous avons décidé, figurez-vous, de piller ce magnifique trésor.

La mercenaire accompagna son discours d'un grand mouvement de bras, après avoir rangé sa baguette. Les gardes n'avaient pas bougé et c'était bien là leur erreur. Les bras en croix, Astrid fit deux mouvements de mains dans l'air, comme si elle brassait celle-ci. Les deux armes des moldus furent arrachés de leurs mains sans qu'ils ne pussent rien faire et ce fut à ce moment qu'Astrid décida que les festivités pouvaient réellement commencer.

- Dites-moi, je sais que vous devez envoyer un message à une tour de contrôle toutes les quinze minutes. C'est quand, la dernière fois que vous l'avez fait ?
- On vient de le...
- Ferme-là !

Astrid lâcha un rire franc. Ils étaient définitivement stupides.

- Vous venez de le faire ? Intéressant ! Je peux donc prendre dix minutes pour vous botter les fesses, n'est-ce pas ?
- Une seule femme contre deux hommes entraînés ? Laissez moi rire, pirate. Sans compter que même si vous y parvenez, quand ils essaieront de nous appeler, ils ne pourront pas.
- Oh, rassure-toi l'intelligent, j'ai déjà la solution pour ça.

Astrid sortit tranquillement sa montre de sa poche, levant un index vers les deux gardes pour leur intimer de patienter. Elle l'ouvrit, puis observa l'heure. Elle la régla pour que celle-ci sonnât d'ici dix minutes. Mieux valait jouer un peu moins et être certaine de ne pas empiéter sur le temps. Savait-on jamais. Elle plaça ensuite la montre à côté d'Octave, lui lâchant un sourire.

- Sois brave mon beau, garde moi ça pendant que je m'amuse.

Elle n'avait absolument pas eu conscience de parler la langue du pays dans lequel elle se trouvait et absolument pas l'anglais. Pour elle, présentement, cette langue sonnait comme celle de son pays natal. Finalement, elle se redressa et... La danse pouvait commencer. Sans baguette. Sans armes. Sans artifices. Juste ses connaissances contre celles de deux gardes moldus entraînés. Elle allait bien s'amuser. Sa première approche fut rapide, courant directement vers les gardes pour leur faire peur. L'effet fut plus qu'escompté, les deux hommes se séparant pour lui laisser une vue plongeante sur la porte, qu'elle se permit tranquillement de refermer. Elle en profita également pour y placer un sortilège de silence, ne voulant en aucun cas alerter d'autres gardes. S'amuser avec deux d'entre-eux puis leur effacer la mémoire était une chose, devoir se coltiner tout un régiment en était une autre et ils n'étaient pas là pour ça.

Quand elle eut terminé son petit manège, elle se tourna à nouveau vers les deux gardes. L'un d'eux avait profité de son détournement d'attention pour foncer vers Octave et les deux armes, pendant que l'autre avait sans doute pour objectif de l'empêcher de le rattraper. Peine perdue, l'homme face à elle avait oublié de demander si Astrid connaissait plus d'un tour dans son sac. Aussi, elle se mit à courir vers lui, comme si elle s'apprêtait à lui donner un coup-de-poing, mais utilisa en réalité son élan, devant lui, alors qu'il se protégeait le corps inutilement, pour passer à côté de lui après avoir tournée sur elle-même. Elle reprit alors sa course sans avoir ralenti, rattrapant rapidement le second garde qui n'eut pas le temps de toucher l'une des armes, de peu. Un genou atterrit dans son dos, l'envoyant tête la première vers le sol. Astrid grimaça, il risquait d'avoir quelques douleurs au dos pendant plusieurs jours après ça. Elle se réceptionna rapidement et, entendant les pas de l'autre, sauta directement sur ses mains pour lui envoyer ses deux pieds, joins, directement au niveau du ventre. De fait, elle se servait de son élan contre lui, ce qui n'était pas plus mal, vu la tête qu'il tira sur le moment. Sa course stoppée, Astrid se servit de la force de ses bras pour redresser son corps, tête vers le bas, pour ceinturer son ennemi au niveau de la taille. La danse continua et la demoiselle envoya son adversaire au sol en bougeant ses mains pour les croiser. Son corps heurta le sol en même temps que celui de l'homme qui lâcha un grognement de douleur. Astrid leva les yeux au ciel. Un petit bobo et il pleurait ? Par Merlin, pire que des larves.

Le relâchant, la jeune femme se redressa, replaçant une main dans sa poche. La main droite restait dehors, son bras replié devant elle et sa main relevait. D'un mouvement de son index et de son annulaire, elle fit signe aux deux gardes de se ramener. Elle avait touché la fierté des deux hommes. Maintenant, le jeu allait réellement commencer. L'attente ne fut pas longue, les deux gardes l'attaquant rapidement avec une coordination impressionnante. Astrid parvint à parer trois coups sans avoir à sortir sa seconde main, se servant de tous ses membres, mais elle du se rendre rapidement à l'évidence. Ils étaient peut-être idiots, mais ils étaient loin d'être faibles. Elle fut, de fait, obligée de sortir sa seconde main, se contentant au début de parer les différents coups, sans jamais contre-attaquer. En réalité, la tactique était loin d'être idiote. Astrid observait les mouvements des deux hommes, calculer rapidement les trajectoires de leurs coups pour parer, tout en calculant le moment propice pour retourner leur force contre eux. Plus l'adversaire était fort au corps-à-corps et plus Astrid se sentait dans son élément : après tout, son style favori n'était pas la force brute, mais bel et bien de retourner celle des autres contre eux et c'était précisément ce qu'elle allait faire.

Finalement, l'action tant attendue arriva et Astrid profita de ce moment pour se glisser entre les deux gardes. Les deux coups partirent avec force et la demoiselle se contenta de se baisser rapidement, laissant ses cheveux voler aux vents. Les poings des deux hommes fendirent air et cheveux, puis atterrirent directement sur le visage de leur acolyte. Et oui, les garçons, il faut toujours regarder la position de son adversaire. Elle se releva ensuite, observant les deux gardes au sol. Elle se recula rapidement, se mettant hors d'atteinte, puis leur fit un petit sourire indulgent. Pas tout le monde avait été entraîné par Lancelot Shafiq lui-même.

- Vous voulez qu'on arrête-là ou vous voulez qu'on remette ça ? Personnellement, je suis pour ! s'exclama-t-elle, telle une gamine redemandant une glace particulièrement savoureuse.

Astrid n'avait absolument pas conscience que, quand elle se trouvait dans un tel état, elle faisait réellement peur. C'était comme si vous voyez une petite fille, toute mignonne, s'amuser à massacrer quelqu'un avec un couteau pour son simple plaisir. C'était presque comme si une aura dérangeante se retrouvait autour de son corps, faisant fuir le plus brave des hommes. Les gardes se regardèrent et, téméraire, décidèrent de repasser à l'attaque. Astrid ne leur laissa pas le loisir d'essayer de la toucher, cette fois. Elle savait pertinemment comment ils fonctionnaient en tandem. Le premier eut le loisir de faire un vol plané directement sur la porte quand elle se baissa et se servit de son dos pour l'accompagner jusqu'à la sortie. Le second eut la chance de dire bonjour à son pied au niveau de son tibia, le faisant trébucher, alors qu'elle était au sol. Elle se releva rapidement et enjamba le garde avec un soupir. Ça devenait vite ennuyeux, finalement. Garde qui profita de son manque d'attention pour lui agripper une cheville avec une main. Grossière erreur à ne jamais faire. Le second pied de la belle écrasa rapidement ladite main jusqu'à ce qu'il lâchât prise avec un grognement de douleur.

Elle vint jusqu'à Octave et récupéra alors sa montre à gousset, observant l'heure. Cinq minutes. Cette petite danse n'avait duré que cinq minutes... Avec un haussement d'épaule défaitiste, Astrid sortit sa baguette et se dirigea vers les deux gardes qui s'étaient à nouveau relevé.

- Désolé les minions, mais finalement, vous m'ennuyez. Incarcerem.

Le sortilège partit et, de plein fouet, toucha le premier garde, rapidement suivit du second. Ils se retrouvèrent, de fait, ficelés ensemble, au beau milieu de la pièce. La demoiselle préférait cela pour leur effacer la mémoire, c'était plus simple qu'avoir deux hommes essayant de lui arracher les tripes avec les dents. Elle s'accroupit vers les deux idiots et déposa sa baguette sur la tempe de l'un deux.

- Ce que nous venons de faire, tu vas complètement l'oublier. Quand j'aurai effacé ta mémoire, tu ne te rappelleras de rien d'autre qu'une ronde habituelle, sans rien d'alarmant. Oubiette, murmura-t-elle avant de se tourner vers le second garde. Idem pour toi, mon brave. Oubliette.

Elle se redressa ensuite, faisant venir à elle les deux armes des moldus, qu'elle replaça dans les mains des deux gardes. D'un Impero, elle prit le contrôle de leurs esprits, leur ordonnant mentalement de ne pas les voir, ni de remarquer quoi que ce soit d'étrange pour cette soirée. Elle les détacha et leur demanda ensuite de quitter la pièce pour continuer leur ronde, comme si de rien était. Ils le firent sans poser de résistance. Quand ils ouvrirent la porte, Astrid profita de les avoir en visuel pour les libérer de son sortilège. Ils fermèrent la porte, sans les remarquer à nouveau et la demoiselle entendit le bruit de leurs pas s'éloigner après avoir supprimé son sortilège de silence. Finalement, elle se tourna vers Octave et...

- Oups, dit-elle en remarquant l'état pitoyable de la pièce, au milieu de laquelle Octave n'avait absolument pas bougé, toujours penché sur son travail.

Elle leva sa baguette bien haut, avant de prononcer la formule adéquate pour réparer tous les dégâts qu'elle avait fait. Tous les objets de la pièce se mirent à bouger, voler, se déplaçant d'un endroit à l'autre, reprenant ainsi leur place d'origine. Après quelques secondes, la salle était à nouveau comme neuve, comme si rien de tout ce qui venait de se passer avait été oublié dans le passé. Quand enfin, ce fut fait, elle se rapprocha d'Octave et reprit la parole, tranquillement.

- Pour ce qui est du paiement, je suis généralement friande de trésor assez rare, introuvable ou maudit ou encore de livre de magie noire relativement rare. Si tu as l'un des deux en stock, je ne suis pas contre, mais sache que je fais tout expertiser, au cas où.

Elle s'installa ensuite à côté de l'homme, accroupie et récupéra sa montre pour la désactiver avant qu'elle sonnât pour rien.

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Octave Holbrey
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MessageSujet: Re: [3 Octobre 1997 - Spitzberg ] - E fructu arbor cognoscitur. [3 Octobre 1997 - Spitzberg ] - E fructu arbor cognoscitur. EmptyJeu 1 Juin 2017 - 0:26

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MessageSujet: Re: [3 Octobre 1997 - Spitzberg ] - E fructu arbor cognoscitur. [3 Octobre 1997 - Spitzberg ] - E fructu arbor cognoscitur. EmptyJeu 1 Juin 2017 - 14:32


Astrid observa les gardes s'en aller comme si rien ne s'était passer. Un soupir s'échappa de ses lèvres, quand ils refermèrent la porte. Elle se détourna de celle-ci, s'approchant de l'homme penché sur ses écrits qui releva la tête quand elle ne put s'empêcher de lâcher un simple mot, en remarquant dans quel état elle avait mis la pièce. Non que ce fût réellement grave, la magie lui permettant de réparer les dégâts avec une rapidité surprenante, sans compter le sortilège de silence qui avait empêché tous sons de sortir de la pièce. L'ennui, c'était bien cela, le carburant qui l'avait poussé à de telles facéties. Il fallait bien comprendre que la belle était plus une femme d'action qu'autre chose, préférant de loin un bon combat grisant à une attente interminable, comme certains de sa famille. Bien que son amour pour son frère commençât déjà à disparaître, elle ne pouvait pas cracher sur le fait que c'était un expert en la matière. Il faisait partie de ses personnes qui pouvaient observer ce qui se passait sans intervenir, cacher dans un coin, à observer ce qu'il se passait avec un sourire amusé. Elle n'y parvenait pas, l'ennui était bien quelque chose qu'elle craignait autant que ça la désespérait. L'ennui... Et plus elle y réfléchissait, plus la question d'Octave lui faisait se demandait si elle avait fait le bon choix. Il était vrai que ce métier pouvait devenir ennuyeux à la longue, sauf s'il était fait avec passion. La défense, la magie noire, comprendre ses disciplines étaient de réelles passions pour elle, mais l'enseigner ? Saurait-elle le faire réellement, ou même parviendrait-elle à supporter d'être enfermé la majeure partie de son temps ? Seul l'avenir pouvait lui donner une réponse, Astrid ayant conscience que se poser ce genre de question maintenant ne servant absolument à rien.

- T’as la délicatesse d’un éléphant en tutu. Est-ce que tu en fais des tonnes parce que tu as quelque chose à prouver ou parce que tu es si peu douée que tu as peur de rater une vache dans un tunnel ?
- Je sais. Et non, comme tu l'as si judicieusement fait remarqué, c'est la partie ennuyeuse et je m'ennuyais. Je n'allais pas non plus m'amuser à faire réellement attention alors que je pouvais me le permettre. Et puis, je n'y peux rien si les gardes sont lourds. Au sens propre du terme.
- Je vais une pause, marmonna Octave pour toute réponse, faisant sourire Astrid.

Celle-ci vint s'installer sereinement à côté de l'homme, s'allongeant sur le sol. Elle plaça ses mains derrière sa tête pour la surélever légèrement et avoir la porte en visuel, savait-on jamais. Enfin, elle se doutait bien qu'après ses deux gardes, personne d'autre ne viendrait avant un petit moment, mais comme disait le dicton... L'espoir fait vivre. Continuant de regarder la porte, la mercenaire put, en même temps, voir Holbrey se relever et commencer à faire les cent pas du coin de l'œil. Elle ne s'en préoccupait pas réellement, récitant ce qu'elle recherchait comme type de trésor, en règle générale. Quoi exactement ? Elle ne savait pas pour le moment et elle avait bien l'intention de réfléchir exactement à quoi elle voulait. l'Adam lui fit par ailleurs remarquer son manque de précision, avec une touche bien dosée de sarcasme. Astrid releva les yeux vers le plafond, ne lui répondant absolument pas. Qu'il fit donc ce pourquoi il était là, elle pouvait de fait réfléchir sereinement à ce qui pouvait l’intéresser. Il y avait bien un livre, un carnet de magie noire en particulier, mais la demoiselle n'était pas idiote, l'avoir serait plus compliqué encore qu'arriver dans cette pièce. Il faudrait pour cela, après tout, s'infiltrer dans un manoir gardé par des gardes bien sorciers, tous plus équipés que les militaires moldus eux-mêmes, parvenir à passer outre tous les sortilèges de protection pour enfin arriver jusqu'au carnet, sachant évidemment qu'à la seconde où il disparaîtrait de sa place, toute la demeure serait au courant et que ce serait un bordel pas possible à gérer. Lui demander de voler un tel carnet ? Peut-être pas. Le marchander avec la famille alors ? Elle n'était pas spécialement douée en négociation et elle savait qu'il se trouvait présentement sur le marché. Peut-être qu'il pourrait parvenir à baisser son prix. Non qu'elle n'eût pas un nombre impensable de galions à dépenser, mais si elle pouvait éviter de faire un gros trou dans les dépenses de la famille, ça l'arrangeait. Les Sovrano en demandaient minimum 200 000 galions. Une somme plus qu'astronomique. Même les Malfoy ne pouvaient pas se le payer, à ce prix-là. Si le livre les valait sans doute, étant l'original écrit par la mage noir et qu'il n'avait été traduit qu'en sept exemplaires dans le monde, tous possédaient par des collectionneurs qui préféreraient mourir plutôt que perdre l'ouvrage, il n'en restait pas moins trop cher d'après elle.

- Dis-moi, Octave, te considères-tu comme un bon négociateur ?

La demoiselle se redressa, s'appuyant sur ses mains pour observer le bibliothécaire. Un sourire jouait sur ses lèvres, sereine.

- Personnellement, ce n'est pas mon fort. Je suis certaine que je parviendrai à augmenter un prix à la place de le faire baisser. Si tu es bon, je sais comment je veux être "payé". Il se trouve que les Sovrano, une éminente famille italienne se décide à vendre un carnet en particulier que je veux, pour diverses raisons. Le prix qu'il demande, par contre est beaucoup trop cher. Je voudrai le baisser d'un quart, voir de moitié si possible, mais il se trouve que je suis particulièrement nul pour ce genre de tâche, donc j'aurai besoin de quelqu'un pour m'aider. Ce serait dans tes capacités ? Je préfère préciser que je ne serai pas la seule à le vouloir et je ne doute pas que certains collectionneurs ne comprenant même pas ce qu'est réellement se carnet préfère payer le prix plutôt qu'essayer de négocier, ne serait-ce que pour pouvoir se pavaner durant certaines soirées en criant sur les toits qu'il le possède et, ainsi, s'offrir une mort certaine et plus qu'idiote. J'apprécierais pouvoir posséder ce livre, et ce, sans avoir à verser de sang inutile, sans compter que les Shafiq et les Sovrano sont, pour le moment, en bon terme et que s'il apprenne qu'un membre de notre famille a tué pour posséder le carnet, ça risque fortement de se dégrader.

Astrid croisa les jambes et posa sa tête sur sa main droite, penchant la tête sur le côté. Elle se demandait s'il allait accepter sa requête. Après tout, le paiement qu'elle demandait consistait à, uniquement, se retrouver avec elle à une soirée mondaine où la relique serait présentée, puis vendue. Un jeu de danse et de chant, aux mots justes et aux venins serpentant pour corrompre les esprits à l'aide de ce merveilleux nectar qu'était l'argent. Octave parlait de corrompre ? Le Seigneur des Ténèbres aurait pu corrompre et contrôler le monde sorcier et, ce, sans terreur aucune. L'argent le lui aurait permis s'il l'avait voulu. N'était-ce pas ce que son propre père avait fait pendant les années où le mage noir était absent et même avant ? Contrôler les esprits avec ce genre de technique n'avait rien de compliquer, au final et c'était précisément pour cela que les marchés noirs, les contrats de mercenariats, les mafias sorcières et moldus marchaient si bien. Offrez donc une vie paradisiaque à un pauvre, offrez-lui l'argent dont il rêve tant et sans même aucune restriction, en dehors de celle d'obéir au ordre, avec une mention spéciale "mort imminente pour les traîtres" et voyez le résultat. Ce genre de tactique marchait bien mieux que la création même d'un groupuscule terroriste prenant le pouvoir petit à petit. Lancelot avait-il eu l'Ordre du Phénix sur le dos ? Ses ancêtres avaient-ils eu le Ministère de la Magie pour les arrêter - alors qu'ils infiltraient eux-mêmes toutes les institutions politiques pour prévenir de ce genre de problème ? Non. Lord Voldemort pouvait se venter d'avoir le pouvoir pour le moment, c'était un pouvoir qu'il ne garderait pas, car trop visible, trop voyant et qui faisait peur. Le pouvoir des Shafiq était tout autre, bien plus subtil et qui marchait tellement plus...

Toutefois, Astrid savait que, par moment, il fallait savoir reconnaître sa défaite pour mieux rebondir dessus et arracher la victoire et c'était précisément ce qu'elle avait fait en laissant Lévine, ce foutu mangemort, au pouvoir de sa famille ou encore qu’elle demandait l'aide à Octave pour récupérer ce livret, sachant pertinemment que seule, elle ne l'aurait jamais.

- Je te laisse y réfléchir, l'étalon. Sache simplement qu'en dehors de la négociation, tu n'auras que quelques actions à accomplir durant ce moment : rester à mon bras, sourire, être beau et danser. Je pourrais te fournir le costume si besoin et je te donnerai la date de la soirée si tu acceptes le moment venu.

Ayant terminé son monologue, autan intérieur qu'extérieur, la belle décida de se rallonger et ferma les yeux. Pour un œil non avisé, l'on pouvait croire qu'elle s’apprêtait à s'endormir, alors qu'en réalité, c'était tout autre. Une technique relativement peu connue était celle de méditer sur ses sens, en dehors de sa vue, pour prévenir de tous dangers. Une technique qu'elle utilisait à Poudlard depuis qu'elle y était entrée comme apprentie professeur, ne se sentant absolument pas en sécurité, même la nuit, même dans ses propres appartements. De fait, présentement, elle parvenait à savoir à peu près, au son de ses pas, où se trouvait Octave, ou encore parvint à entendre les deux gardes de tout à l'heure passer derrière la porte sans s'arrêter, discutant encore dans leur langue, qu'elle comprit parfaitement. Elle haussa un sourcil, avant de sortir sa baguette et d'annuler son sortilège. Il était peut-être temps de reprendre son bon vieux anglais, non ?

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MessageSujet: Re: [3 Octobre 1997 - Spitzberg ] - E fructu arbor cognoscitur. [3 Octobre 1997 - Spitzberg ] - E fructu arbor cognoscitur. EmptyVen 2 Juin 2017 - 16:21

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MessageSujet: Re: [3 Octobre 1997 - Spitzberg ] - E fructu arbor cognoscitur. [3 Octobre 1997 - Spitzberg ] - E fructu arbor cognoscitur. EmptyMar 13 Juin 2017 - 0:17


- Si vous avez de si bonnes relations, pourquoi ne pas leur demander ce service personnellement, au lieu de demander à quelqu’un d’inconnu d’intervenir ? Impose ton nom, invoque les bonnes relations que vous avez et à quel point la confiance baisserait d’un cran s’ils ne consentent pas à revoir leur demande à la baisse ? Ou sont-ils bien plus puissants que les Shafiq pour être en mesure de vous refuser sans rien craindre ? Auquel cas il serait encore plus stupide de prétendre dérober l’objet.

La famille Sovrano. Astrid en avait fait mention, mais pour réellement comprendre d'où venait cette famille, il fallait remonter vers des temps reculés, oubliés, dont on n'osait se rappeler. Les livres d'histoire n'en parlaient pas ou peu, du moins était-ce le cas de ceux qui se trouvaient dans ce pays, car les grimoires racontant ce conte étaient nombreux en Italie. Rome, belle et puissante Rome, l'Empire d'un peuple qui avait su se démarquer, qui avait su conquérir. C'était à cette période, précisément, que le nom Sovrano était apparu pour la première fois. Au départ, cette famille n'avait rien. Ni terre, ni argent. Un simple enfant né dans une ferme, dont les parents n'avaient pas le sou. Un enfant qui avait été élevé dans la crainte du moldu, dans la crainte qu'un jour, l'on pût découvrir un pouvoir en lui qui aurait détruit sa propre famille. Un enfant qui, alors qu'il était maltraité par d'autres, avait fait sa première démonstration de magie brute devant des centaines de témoins. La famille disparu ainsi de Rome et personne n'en entendit plus parler. Son histoire aurait pu s'arrêter-là. Une histoire comme des centaines d'autres. Pourtant, cet enfant n'avait pas dit son dernier mot et, devenu adulte et puissant, il revint dans ce village, ce même qu'il avait dû fuir durant une enfance. Cet homme se nommait Thion. Le vagabond, qu'il se faisait appeler. Et quel vagabond, n'est-ce pas ? Il revint au village et l'on raconta que des flammes en forme d'animaux puissants et dévastateurs léchèrent habitants et maisons. Une légende historique comme il en existait bien d'autre. Jesus avait marché sur l'eau ? Thion avait conquis les flammes de l'enfer pour châtier ses êtres qu'il jugeait et jugerait toute sa vie comme être indigne du cadeau qu'était la vie. Face à une telle démonstration de puissance, la légende racontait qu'il avait su conquérir de nombreuses personnes, car après tout, ne rêvait-on pas déjà à cette époque de puissance et de pouvoir ? Avec l'aide de disciples, le Vagabond continua meurtres et attaques, terrorisant toute une population, moldus comme sorciers. Vous vous mettiez en travers de sa route ? D'un revers de main, disait-on, il vous balayait. Il devint ainsi une légende que l'on détesta autant qui terrorisa, mais l'homme n'avait pas prévu un cas de figure et il tomba sous le charme d'une autre sorcière, puissante et sauvage, qui avait su l'arrêter. Elle le nomma Souverain et de là, le mage noir devint Thion Sovrano et décida que ce nom serait le sien. Il fonda une famille, s'offrant une descendance à qui apprendre ses secrets les plus sombres, se décidant même à écrire à l'aide de sa sorcière un ouvrage composant ses connaissances. Grace à sa puissance, on lui offrit des terres, on lui offrit de l'argent, on lui offrit des femmes pour le servir et des enfants pour l'amuser, on lui offrit tout ce qu'il voulait. On lui promit la lune pour sauver quelques vies. Thion Sovrano était née et la légende jamais ne mourrait. La légende, oui, le personnage, si, car comme toute histoire, elle a une fin et si le mage noir s'était cru immortel pendant toute sa vie, la vieillesse finit par l'emporter, la mort se délectant de récupérer cette âme qui s'était jouée d'elle pendant de nombreuses années.

Voilà d'où venaient les Sovrano, mais cela n'expliquait pas réellement pourquoi le fameux carnet du mage noir allait se retrouver en vente. Astrid savait que la famille croulait sous certaines dettes, mais elle ignorait encore bien des détails qui ne lui permettaient pas de définir réellement ce qui la poussait à un tel acte. Observant le plafond après avoir rouvert les yeux, elle s'était enfermée dans son esprit, se rappelant de cette légende qu'elle avait tant aimée, quand elle n'était encore qu'une enfant. Comme toute légende, bien sûre, elle savait que ce n'était que demi-vérité sur demi-vérité et que tout ce qui était conté ne pouvait pas être vrai, même s'il y avait une part qui l'était. Les paroles d'Octave s'étaient faites lointaines et Astrid prit quelques secondes supplémentaires pour s'en souvenir, réfléchissant pour lui répondre. Que dire ? Voulait-elle se montrer joueuse ? Non, pas spécialement et mieux valait que l'homme sache à quoi s'attendre, de toute façon.

- Ils ne sont pas plus puissants que les Shafiq, mais pour ce qui est de faire jouer mon nom, ce ne sera pas possible, car mon cher frère sera présent et qu'il le fera bien avant moi. Il est le Patriarche de la famille et si les Sovrano devaient choisir entre lui et moi, ils n'hésiteraient même pas. Et avant que tu me poses la question, les italiens s'attendent déjà à ce que nous venions tous les deux, sans être pour autant "ensemble".

Astrid ne sut pas réellement si l'Adams l'écoutait. Il avait l'air un peu ailleurs, comme s'il réfléchissait déjà à la possibilité de se trouver au bras de la demoiselle ou tout autre chose qui allait avec, tel que les négociations. La Shafiq se redressa, observant Octave sans un mot, attendant une réponse. Il suffisait de patienter parfois et si Astrid n'était absolument pas douée pour cela, elle allait bien devoir apprendre et observer Holbrey réfléchir devenait déjà un exercice utile : elle se forçait pour rester encrer dans la réalité et ne pas repartir, que ce fut pour méditer ou se rappeler certains détails sur les Sovrano. Elle aurait bien d'autres occasions pour cela, bien avant la soirée.

- Cela dit sache que les prix ne baissent jamais pour rien. Ils baissent que s’il y a quelque chose à proposer en contrepartie. Prépare-toi à devoir abandonner l’équivalent en valeur immatérielle ce que tu ne payes pas par l’or. À moins que tu ne sois en mesure de leur faire peur ou d’imposer ton autorité par ton nom. Toutefois, avant cela, assure-toi de pouvoir user de ton nom pour appuyer sur ce terrain-là. Je sais que la hiérarchie est de mise chez les familles comme la tienne, il vaut mieux que tu prennes soin de couvrir tes arrières autant là-bas qu’ici… Quoi que ça, ce n’est pas mon problème.

Un soupir, puis un silence. C'était bien cela, le problème, elle n'avait pas la possibilité de faire jouer son nom, comme elle le lui avait dit. Lévine Shafiq le ferait, pas elle. Que pourrait-elle leur offrir ? Elle ne savait pas. Une alliance avec la famille Shafiq ? Un mariage arrangé ? Non. Lévine pouvait, pas elle, mais elle savait qu'il n'en avait absolument pas l'intention. Il voulait le carnet et il y mettrait le prix sans réfléchir, quitte même à augmenter s'il le fallait pour être certain de l'avoir ou couler le sang s'il n'était pas l'acheteur pour le récupérer. C'était un mangemort, après tout et un mangemort qui n'aimait pas perdre. La seule qu'il n'oserait pas toucher — du moins l'espérait-elle — c'était elle-même et si elle pouvait avoir le carnet, il ne chercherait plus à s'en emparer. Si elle parvenait à l'avoir, c'était plus qu'un bénéfice : elle éviter la mort inutile de collectionneurs, elle évitait également que son frère mît la main sur un carnet qui, elle n'en doutait pas, l'intéressait beaucoup trop et elle pourrait également l'étudier et le mettre ensuite en sûreté. Il lui fallait définitivement cette relique, sans toute la somme d'argent pour l'avoir et... Et elle n'avait aucune idée de comment elle allait bien pouvoir s'y prendre, au final. Elle espérait simplement qu'Octave serait un bon négociateur et qu'il parviendrait à avoir assez d'importance aux yeux des Sovrano. Ce n'était pas gagné...

- C’est d’accord, mais à condition que ce ne soit que pour une seule soirée. Au-delà, ce sera à mon tour de demander compensation. Dis m'en plus sur les Sovrano.
- Bien. C'est une famille pro-sang-pur qui commencent à avoir certaines dettes qui ne peuvent pas payer. Ils vivent dans une contrée non loin de Rome. Ils sont très attachés à certaines traditions et je ne doute pas que nous ayons droit à certaines démonstrations des leur durant la soirée. Ils sont au nombre de neuf aujourd'hui. Le chef de famille et sa femme, puis ses enfants et ses petits-enfants. Ce sont des collectionneurs. Ils aiment acquérir ce qu'ils n'ont pas ou plus et je ne doute pas que quand ils se seront "remplumés", ils chercheront à récupérer le trésor qu'ils vont vendre. Est-ce que tu as besoin d'autres informations en particulier ?

Astrid releva la tête pour regarder Octave, attendant tranquillement une réponse qui, elle ne s'en doutait, ne tarderait pas à venir. Elle lui laissait tout de même le temps de réfléchir. De ce qu'elle avait pu en voir depuis le début de la soirée, l'homme face à elle était quelqu'un de bien plus prudent et de bien plus réfléchie qu'elle ne saurait l'être un jour.

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MessageSujet: Re: [3 Octobre 1997 - Spitzberg ] - E fructu arbor cognoscitur. [3 Octobre 1997 - Spitzberg ] - E fructu arbor cognoscitur. EmptyMer 14 Juin 2017 - 16:25

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MessageSujet: Re: [3 Octobre 1997 - Spitzberg ] - E fructu arbor cognoscitur. [3 Octobre 1997 - Spitzberg ] - E fructu arbor cognoscitur. EmptyMar 20 Juin 2017 - 13:56


Pourrait-elle l'avoir ? Astrid n'y croyait pas réellement. Elle savait que Lévine le voulait, bien qu'elle ignorât exactement pourquoi. Tout ce qu'elle pouvait dire avec exactitude en ce jour, c'était que le moment venu où il faudrait parvenir à convaincre les Sovrano de lui fournir le carnet, contre la somme qu'elle avait, à la place de le donner à son frère, serait un moment difficile, surtout avec son frère dans les parages. Elle le connaissait assez pour savoir qu'il avait bien plus d'un tour dans son sac, mais connaissait aussi sa manie de vouloir prouver sa supériorité. Avec un peu de chance, il lui laisserait même la place avant d'entamer ses propres négociations avec eux. Il faudrait jouer là-dessus, précisément et elle espérait sincèrement que l'Adam serait à la hauteur. Elle se rendait compte présentement que son choix n'était pas forcément le meilleur, pour plusieurs raisons. Elle le connaissait à peine, ne l'avait jamais vu à l'œuvre et si elle était persuadée qu'il restait bien plus réfléchi qu'elle, ça ne l'empêchait pas de commencer à douter, mais il n'était plus vraiment temps de faire machine arrière. Elle lui avait proposé ce paiement et il avait accepté. Elle allait devoir faire avec.

Octave avait l'air d'un lion en cage qui recherchait le meilleur moyen de s'échapper sans aucune possibilité de fuite. C'était assez étrange de voir les mouvements de l'Adam, lui qui savait se montrer si prudent et qui ficelait ses plans avec une parfaite coordination. Une prudence et des réflexions bienvenues, compte tenu de l'adversaire qu'il allait avoir. Les autres personnes qui voulaient le carnet ne serait pas un problème, c'était bien son cher grand frère qu'ils allaient devoir affronter et ce serait difficile. Quand Octave prit la parole, commençant à exposer ses demandes préalables à la soirée, la jeune femme se redressa complètement et se mit en position assise, les jambes croisés. Elle l'écouta attentivement et nota mentalement tout ce qu'elle put, même si certaines idées ne lui plaisaient pas. Elle ferait avec : elle n'avait pas tellement le choix et savait qu'elle n'était pas en position de faire réellement la fine bouche. Son imagination reprit le dessus bien vite quand l'homme termina son monologue et qu'elle fut contrainte de se relever pour se diriger vers la porte, sous sa demande express, pour surveiller leurs arrières. Elle fut bien vite arrêtée et n'eut même pas réellement le temps de se plonger dans ses pensées que son partenaire, qui s'était engouffré dans un couloir, reprit la parole. Il soumit une dernière idée, qui venait de lui traverser l'esprit et il ne put voir la grimace de la mercenaire. Elle n'allait certainement pas menacer. Elle pourrait, elle en avait les capacités, mais elle préférait encore se faire torturer par le Seigneur des Ténèbres que devoir menacer des personnes qui ne faisaient que leur travail. Menacée pour sa propre survie, elle pouvait le faire, menacer pour se retrouver avec un carnet dans les mains, non, elle ne préférait même pas se l'imaginer. Elle ne répondit pas, parallèlement à son monologue, et repartit vers la porte de son pas de félin. Elle s'installa à côté de la porte, sans l'ouvrir et tendit l'oreille pour vérifier qu'aucun garde passa. Heureusement, ce ne fut pas le cas.

Heureusement, vu que le phénix s'était envolé vers des pensées bien lointaines. Elle s'imaginait déjà à la soirée, réfléchissant à ce qu'il lui faudrait exactement pour parvenir à convaincre les Sovrano et couper l'herbe sous le pied du Patriarche de sa propre famille. La guerre interne chez les Shafiq avait débuté et Astrid perdait déjà beaucoup trop de terrain au fur et à mesure que le temps passait. Elle pouvait, malgré tout, prouver à Lévine qu'elle ne le laissait pas faire tout ce qu'il voulait impunément et que s'il le fallait, elle se trouverait sur sa route, seule ou non. C'était en partie pour cela aussi qu'elle voulait le carnet, quand on y réfléchissait bien, mais ce n'était pour elle qu'une envie de son inconscient. Ça et le fait que son défunt père avait rêvé de pouvoir, le lire et l'étudier. C'était une manière de faire son deuil, d'une certaine façon, sans qu'elle le sût.

Finalement, Octave revint après plusieurs longues minutes et le bruit de ses pas réveilla Astrid. Son regard, voilé, redevint clair et elle observa son Adam reposait le carnet, puis s'approcher d'elle. Sa voix se fit assez forte pour qu'Astrid l'entendît, mais que si des gardes passassent à proximité, ils n'entendissent rien.

- On se casse. Maintenant qu’on sait à quoi s’en tenir, on peut transplaner.

Astrid se redressa complètement et arrêta de jouer avec sa baguette, comme elle l'avait fait durant un moment s'en même s'en rendre compte. Elle s'apprêta à tourner sur elle-même pour disparaître de l'endroit, mais fut coupé dans son élan par la vue de l'expression qu'arborait le visage de son compagnon. Elle leva un sourcil interrogateur et il répondit à sa question muette d'une voix bien malicieuse.

-Tu rejoins Poudlard de tes propres moyens ou t’as besoin que je te tienne la main ?

Un sourire joueur commença à faire son apparition sur les lèvres de la belle et la demoiselle ne put s'empêcher de s'approcher de lui comme elle l'avait fait au début de la soirée, quand ils étaient encore à Poudlard. La lionne mesura chaque mouvement, jusqu'à arriver devant Octave et d'un geste sûr, présenta sa main à Octave, comme si elle s'attendait à ce qui la baisa. Il n'en fit rien, la prenant dans la sienne.

- C'est demandé avec tant de passion, je ne peux me voir refuser l'offre, répondit Astrid en relevant légèrement son sourcil droit, avec un micro-sourire.

Octave lui rendit, puis il commença à tourner et, après un crac sonore, les deux personnes avaient disparu de l'endroit. La sensation de se faire tirer dans tous les sens, d'être compressé, puis l'inverse, se fit ressentir violemment pendant un temps indéfinissable. Seules les deux mains liées permettaient un appui constant dans cette réalité totalement distordu. Finalement, toutes les sensations s'échappèrent et la vue revint à Astrid. Elle reconnut les hautes grilles du château et sourit, sans lâcher la main d'Octave. Elle n'allait pas le lui dire, mais elle ne supportait pas les transplanages d'escortes et préférait généralement le faire seul. À plusieurs, ça avait le don de lui donner un tournis absolument pas bienvenu, surtout en sachant ce qu'elle faisait comme activité. Elle attendit que la sensation désagréable passât, puis lâchât la main de l'homme qui se tourna vers elle avec un sourire.

- Je vais te laisser, je vais aller prendre le bon air d'Angleterre. J'en ai bien besoin.
- À une prochaine fois alors, Octave.

Avec un sourire, Astrid se retourna sans lui laisser le temps de rajouter autre chose et frotta ses mains les une contre les autres en se dirigeant vers le portail. Elle sortit sa baguette quand elle arriva près d'elles et fit un geste élégant dans leur direction, obligeant par son ordre muet aux barrières de s'ouvrir sur son passage. Au moment où elle pénétra le parc, elle remarqua un froid bien étrange commencé à l'envelopper et elle leva les yeux au ciel. Génial, je quitte un froid naturel pour un autre créé par de foutues créatures. Les détraqueurs l'entouraient de toute part et elle dut s'y reprendre à trois fois pour parvenir à créer son puma argenté, à l'aide du bon souvenir. Enfin, accompagnée de l'animal des brumes argentés, la mercenaire put se diriger vers le château, après avoir repris sa forme initial, les yeux et cheveux redevenant ce qu'on lui connaissait en temps normal.

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