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[Septembre 1997] - Apologie de la glandouille.

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Octave Holbrey
PERSONNEL DE POUDLARDBibliothécaireModo tentaculaire
    PERSONNEL DE POUDLARD
    Bibliothécaire
    Modo tentaculaire
AVATAR : James McAvoy
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[Septembre 1997] - Apologie de la glandouille.  Lumos-4fcd1e6

INFOS PERSONNAGE
SITUATION AMOUREUSE SITUATION AMOUREUSE:
DATE & LIEU DE NAISSANCE DATE & LIEU DE NAISSANCE:
SANG: inconnu
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MessageSujet: [Septembre 1997] - Apologie de la glandouille. [Septembre 1997] - Apologie de la glandouille.  EmptySam 2 Juil 2016 - 23:07

Aujourd’hui était un grand jour. Bien entendu, tous les jours étaient remarquables avec Octave, mais celui-là était particulièrement extraordinaire. C’était son premier jour officiel à la bibliothèque. Gourmand des livres qu’il l’était, tout l’été il avait passé son temps à arpenter ces longs couloirs pour mémoriser au mieux tous les ouvrages qui se trouvaient sur les étagères ; pour son plaisir, évidemment, l’efficacité dans son travail n’étant qu’un bonus agréable. De toute manière, depuis que son grand-père avait « clamsé », sa vie, il l’avait vécue pour son plaisir exclusif. Même si cela allait à l’encontre des règles établies, il n’y avait plus que le plaisir dans la vie de cet illustre personnage. Mais pour le coup, il avait eu de la chance puisque son bonheur allait de pair avec l’intérêt scolaire, ainsi que les nouvelles directives tout droit venues de l’enfer lui-même. Et encore, on pouvait considérer que la bibliothèque était l’endroit le plus neutre de tout le château, tout comme Octave. Une sorte de Suisse sans banques, ni montres, ni chocolat... Maintenant qu’il connaissait quasiment par cœur tous les recoins de son lieu de travail, il ne restait plus à Octave que de prendre son tout nouveau poste.

Quelques heures plus tard…

Que les journées pouvaient être longues quand on devait travailler. Travailler… je vous jure, je veux dire travailler. C’était un mot quasiment inconnu dans le dictionnaire de ce cher Octave, qui, on le sait, n’oserait jamais se rabaisser aussi bas…
Comme il n’accordait qu’une attention toute relative aux conventions, il s’était dès son premier jour octroyé quelques libertés à son job. Comme par exemple pouvoir faire reposer allègrement ses jambes sur le bureau et se limer les ongles, tout naturellement. Des lunettes sur le bout du nez –qui étaient certainement là plus pour lui donner un style, que pour des raisons de réelle utilité- il s’attelait à polir ses ongles à la lime, avec une nonchalance toute étudiée. Oui, on pouvait très certainement dire qu’il avait un côté précieux. Octave avait toujours apporté une importance particulière à son apparence, et le fait qu’il se trouve dans une école ne justifiait pas qu’il déroge à cette sacro-sainte règle.

Par contre, on ne pouvait pas dire qu’il était très «à la mode». Du fait de ses origines et de son éducation, ainsi que de son mépris pour les uniformes scolaires, Octave mélangeait savamment le style moldu et sorcier. En ce jour, il avait opté pour un pantalon noir et des richelieus d’un marron ambré, qui allaient de pair avec sa ceinture d’une couleur identique. En haut, il portait un veston taillé à la perfection sur son corps et recouvrant une chemise d’un blanc éclatant. Pour compléter le tout, il avait choisi une cravate couleur framboise, qui, toutefois, reposait maintenant sur son bureau. Sur le bureau, où finalement il traînait bien peu de choses qui avaient un quelconque rapport avec son travail. Vous vous doutez qu’il arborait cette tenue que parce qu’aucun représentant de l’ordre n’était encore passé par là… Ou peut-être parce que personne n’avait cure de la bibliothèque, qui ne se trouvait pas être un point particulièrement stratégique.

La chemise à présent déboutonnée avec un soin recherché, Octave laissa échapper un soupir de lassitude alors qu’il limait l’annulaire de sa main gauche. Oh mon Dieu. Personne. C’était quoi cette école ? Il remonta ses lunettes, songeant à l’effet que ferait un monocle. Non, c’était plus classe de remonter ses lunettes. Ses cheveux, en revanche, par contraste avec sa tenue finement ouvragée, demeuraient dans un joyeux bordel capillaire, non sans harmonie, bien évidemment, car rien n’était un hasard chez ce personnage. Ses mèchent étaient suffisamment longues pour tomber en cascades désinvoltes autour de son visage, et comme sa tête était très légèrement penchée vers l’avant, ses yeux regardaient à travers ses boucles châtains.

Mais il lâcha un second soupire et tourna son regard vers la fenêtre. La lumière grisâtre, mais magnifiquement argentée que le ciel déversait généreusement à travers sa mer de nuages pâles et malades, traversait tranquillement la vitre. Elle s’étalait sur le sol, tout aussi molle et paisible. Another lovely day… Parce que bien sûr, il faisait gris, comme d'ordinaire en Angleterre. Ah les rosebeef, c'était pas le meilleur coin de la planète pour bronzer ! Octave retourna à son ouvrage : le majeur à présent. Merlin, que cette journée était quelconque !
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