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[11 Juin 1997] Bain de minuit

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SERPENTARD5ème année
    SERPENTARD
    5ème année
AVATAR : Jeremy Irvine
MESSAGES : 267

INFOS PERSONNAGE
SITUATION AMOUREUSE SITUATION AMOUREUSE: :hehe:
DATE & LIEU DE NAISSANCE DATE & LIEU DE NAISSANCE: 11 mai 1982 à Newcastle
SANG SANG: mêlé
MessageSujet: [11 Juin 1997] Bain de minuit Jeu 12 Nov 2015 - 22:34


 « Et Carter qui s'empare du Souafle sur une superbe interception, et le voici qui fonce en direction des buts gardés par Peters désormais… Est-ce que Carter va marquer pour la dixième fois de ce match ? »

Il était lancé, Sevan avait eu raison de lui faire confiance, il faisait le match quasiment à lui tout seul, il n'arrêtait pas de marquer, inscrivant point après point pour son équipe. Il faisait vivre un véritable cauchemar à la gardienne des blaireaux qui était incapable d'arrêter ses tirs précis. Sans compter les poursuiveurs qui voyaient souvent leurs passes interceptées par ce diable de Carter ! Et cette fois, il était de voler, le Souafle sous le bras après une passe de Jenkins qui avait crucifié les poursuiveurs adverses. Il évita avec une habileté certaine le cognard lancé par Richester avant de feinter habilement Peters en faisant mine de frapper avant de faire la passe à Farell qui put finir tranquillement l'action. Superbe ! Aucun doute, Serpentard allait encore être champion cette année, il ne restait plus que McAlister attrape de Vif pour que le match soit gagné tellement largement que les blaireaux allaient pleurer pour encore bien des années!


__________________________________________

 « Ce soir au lac, tu viens,  EH, t'écoutes Carter ? »

 « Vas-te faire foutre Rosier. »

Dan se redressa difficilement, il y avait une règle d'or en histoire de la magie. Lorsqu'une personne dormait, on ne la réveillait pas… Surtout pour dire quelque chose à propos d'un lac et de venir. Ça aurait pu attendre au moins la fin du cours. Essuyant nonchalamment la bave qui s'était écoulée sur le parchemin, il tenta de s'installer à nouveau sur son bras et de reprendre son rêve si merveilleux… Sans succès… Blasé, il fusilla la nuque de Brave du regard… Dire que quelques minutes de plus et il aurait eu le droit aux applaudissement (fictifs) des tribunes pour avoir aussi bien joué… Et à la place de ça, il avait le droit aux pérégrinations sur des gobelins vraiment pas contents qui faisaient la révolution. Il poussa un soupir désespéré causant la stupeur de son voisin de table qui ne s'attendait clairement pas à voir à quoi ressemblait un Dan Carter réveillé dans ce cours Ô combien passionnant…

Il jeta un œil à son parchemin. Deux choses étaient dessus. La date, et cette tâche d'humidité qui indiquait qu'il s'était bel et bien endormi. Il poussa un autre soupir. Ses révisions en histoire de la magie allaient être très intéressantes. Une succession de dates du jour avec rien après. Compte tenu de ça, son D de moyenne dans cette matière n'était pas si catastrophique.


 « Combien ? »

 « Une heure... »

 « Ça tombe bien, pile de quoi avoir le temps d'imaginer comment je vais la tuer.»

Puis il s'avachit de nouveau sur la table, la tête sur son bras, en imaginant le meilleur moyen de faire payer à Brave de l'avoir réveillé de manière aussi infâme. Il pourrait la noyer dans le lac, classique, efficace, elle se ferait attaquer par quelques strangulots au passage, avec un peu de chance, le calmar géant viendrait s'en mêler aussi. Ou pire, l'emmener jusqu'à la serre et se faire acidifier par le pus de cette plante limace hideuse à laquelle il n'avait toujours pas trouvé de nom. Et puis, il y avait encore un nombre impressionnant de trucs douloureux qu'il pourrait faire afin qu'elle souffre d'un tourment sans fin pour son crime. Puis, sur ces pensées agréables, il parvint à se rendormir d'un sommeil sans rêve qui le préserva de l'ennui pendant cette heure qu'il restait.

Le reste de la journée fut beaucoup moins pénible. Pour cause, il était venu le temps béni des potions. A n'en point douter, ce moment fut beaucoup moins agréable pour la lionne qui semblait abondamment souffrir sur cette potion pourtant pas extrêmement compliqué (Elle aurait l'occasion de se rattraper le lendemain en métamorphose.) Et enfin, après un long et fructueux repas (Oui, quand Brave prévoyait une excursion, il fallait toujours avoir mangé avant car il était devenu une coutume pour eux de braver la mort, et c'était bien connu, la mort donnait faim. (Sans oublier d'avoir des munitions en cas d'attaque buccale intempestive…)) Bref, après ces préparatifs, et en se demandant ce que Brave avait prévu pour ce soir, ce qu'il n'avait pas jugé utile de demander plus tôt, il quitta son dortoir et arriva quelques ruses plus tard dehors. Personne.

Il jeta avec nostalgie un regard sur les serres. Non pas qu'il aurait aimé avoir cours de jardinage, non, évidemment. Mais il aurait rêvé juste pouvoir lancer un petit Incendio de loin et tout voir brûler, entendre les cris de souffrance de ces plantes… Pas par sadisme, quoiqu'il y avait peut-être une part de ça, mais majoritairement par vengeance. Car ça faisait plus de quatre ans que ces plantes le faisait souffrir. Ah ces dizaines d'heures de retenue à toucher du fumier, à rempoter des plantes, à esquiver leurs tentacules mortelles, à mettre des casques hideux pour ne pas avoir à entendre leurs cris infâmes ou encore à percer des verrues énormes et gluantes pour récolter du pus acide qui pouvait faire fondre n'importe quoi… Sans oublier la chaleur moite de ces serres. Il détourna le regard en frissonnant et se dirigea vers le lac, comme convenu. La nuit était superbe, pas un seul nuage ne venait cacher les étoiles scintillant dans le ciel (Quel romantisme de la part de Carter!) et la température était douce. Rien ne venait non plus troubler le silence et le calme du lac dont la surface lisse ressemblait à un miroir. Il était arrivé en premier. Rien de surprenant, la ponctualité n'était pas le premier point fort que la lionne… Il s'assit alors contre un arbre, le regard rivé sur le lac, attendant la retardataire… si elle n'avait pas oublié qu'elle lui avait donné rendez-vous… Ou s'il n'avait pas rêvé qu'elle lui avait donné rendez-vous… Ce qui s'apparenterait plus à un cauchemar d'ailleurs !


Dernière édition par Dan J. Carter le Lun 16 Nov 2015 - 23:31, édité 1 fois
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NUNCABOUC5ème année
    NUNCABOUC
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MessageSujet: Re: [11 Juin 1997] Bain de minuit Ven 13 Nov 2015 - 0:21

Ce jour-là avait été une journée pourrie. Mais alors bien pourrie comme il fallait. Il aurait pu exister une prophétie sur ce jour que Simon n'y aurait pas cru. Tout portait à croire que c'était cette date précise qui était maudite parce qu'il fallut attendre le milieu de la nuit pour que l'un des garçons qui partageait le dortoir de Simon soit prit de multiples quintes de toux des plus irritantes qui tînt éveillé presque l'ensemble des garçons de la chambre. Ça c'était pour la nuit.

Dans la matinée, il compensa son manque de sommeil par une douche anormalement longue et chaude (de toute façon ça faisait jamais mal de s'ébouillanter un peu). Puis il se prépara, s'habilla et partit petit-déjeuner, sa besace à la main. Malheureusement, alors qu'il était au milieu de ses tartines, à moitié rassasié seulement, il entendit la cloche qui signalait le début des cours. Surprit, il releva la tête, et constata qu'il n'y avait presque plus personne dans la grande salle. Il était en retard. Il n'avait pas fait attention à l'heure et maintenant il était en retard, et de surcroît au pire cour auquel on puisse être en retard : histoire de la magie.

Simon abandonna alors son petit déjeuner alors qu'il était en plein milieu d'une de ses tartines de confiture, se saisit de son sac et partit, marchant plus vite que jamais (pas question de courir, il était en retard mais c'était pas une raison pour se ridiculiser, en plus quand il courrait, son bras gauche se mettait à gesticuler dans tous les sens, c'était affreusement ridicule) en direction de la salle d'histoire de la magie.

Lorsqu'il arriva dans la salle, tout le monde n'était pas encore installé, donc on ne remarqua presque pas son retard. Par contre, toutes les places étaient prises. Il ne restait que le premier rang. Le pire rang possible et imaginable, juste en face du professeur, qui parlait et parlait et parlait, de sa voix plate et soporifique.

D'habitude Simon arrivait à tenir au moins une demi-heure avant de se mettre à somnoler, demi-heure suffisante pour comprendre de quoi traitait le professeur. Puis, Simon allait grossir les rangs des professeurs endormis. Mais ce jour-là, il ne tînt même pas dix minutes. Clairement, avec son sommeil manquant c'était même pas la peine de combattre. Alors il fit une petite sieste, sous le regard complètement indifférent du professeur.
Il ne fut réveillé qu'une fois : lorsque les autres élèves se mirent à ranger les affaires. Alors, Simon se redressa en un instant et rangea tout son petit matériel à son tour, avant de suivre les autres.

Ensuite, il y eut le cours de potions. Il n'y eut aucun incident majeur à vrai dire, puisque les élèves étaient constamment sollicités, Simon n'avait pas de mal à tenir éveillé. Mais comme à son habitude, il avait du mal à manier la verrerie. Alors, il demandait toujours à la personne à la droite de retirer pour lui le bouchon des fioles qu'il avait à manier, parce qu'on lui avait vite interdit de le faire avec les dents, que le verre ça peut couper et qu'on sait jamais quel effet pourra avoir ce que contient cette fiole.

« Ce soir, au lac, tu viens ? demanda Brave à Simon, alors qu'elle retirait le bouchon d'une de ses fioles avant de la lui rendre.
-Heu... Ok ! » répondit Simon, sans réfléchir, un peu surpris qu'elle lui propose ainsi de sortir le soir. Ce n'était pas la première fois qu'elle l'invitait à faire quelque chose en dehors des cours, mais comme à chaque fois il ne savait presque rien sur ce qu'ils ferraient, et il lui faudrait du temps pour s'habituer au fait d'être invité à faire quelque chose. En règle général c'était plutôt lui qui proposait aux gens, pour être sûr qu'on ne l'oublierai pas si quelqu'un d'autre organisait quelque chose.

Le soir venu, il quitta sa salle commune. Il était tard, trop tard, il le savait, mais ce n'était pas la première fois qu'il le faisait, il était de moins en moins tétanisé à chaque fois qu'il sortait dans la nuit. Il descendit les interminables escaliers, rapidement et silencieusement, fit de son mieux pour éviter quiconque pourrait se trouver sur son chemin, et en quelques secondes il sentait déjà le vent frais du soir souffler sur son visage.

Il marcha dans l'herbe, vers le lac, comme prévu. Il n'avait aucune idée de s'il était en avance ou en retard, puisque Brave avait la fâcheuse tendance de ne jamais annoncer l'heure du rendez vous. Mais toujours était-il que lorsque Simon arriva au bord du lac, il n'y avait personne, sauf Dan Carter, le serpentard.

Simon n'avait aucune dent contre ce Dan, juste qu'il ne lui avait jamais vraiment parlé, en dehors des formules de politesses minimales dues à quelqu'un de sa classe. Mais il savait par contre que c'était un ami de Brave. Alors, il y avait fort à parier qu'il avait lui aussi été invité.
Mais ce soir-là, Simon n'était pas vraiment d'humeur à faire des efforts pour être extraverti et aller parler aux inconnus de la sorte, surtout que rien n'indiquait clairement qu'il attendait lui aussi Brave. Ainsi, il hésita quelques instants. Il pouvait attendre un peu plus loin que Brave arrive, l'intercepter puis ensemble ils iraient voir Dan.
Mais c'était complètement idiot, si Dan le voyait attendre au loin, alors qu'ils étaient sensés se retrouver là où le serpentard attendait, Simon aurait l'air crétin qui espionne les autres.

Alors que Simon réfléchissait en marchant, distrait, hésitant en enchaînant les pas dans l'herbe fraîche, il ne se rendit pas vraiment compte qu'il était déjà à quelques mètres de Dan seulement lorsqu'il prit la décision d'attendre plus loin que Brave n'arrive. Évidemment, cela changea toute la donne, c'était trop tard pour faire demi-tour. Lentement, timidement, il continua donc d'avancer vers le Dan, adossé contre un arbre, pour lui adresser tout aussi timidement la parole.

« T'attends Brave toi aussi ? demanda Simon, dés qu'il fut au niveau de l'autre élève. Ca fait longtemps que t'es là ? »

_________________
And I ain't gonna hang my head for them, for them

Huehuehue:
 


Dernière édition par Simon Kane le Sam 14 Nov 2015 - 16:36, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [11 Juin 1997] Bain de minuit Ven 13 Nov 2015 - 17:54

Si Aristophane devait bien reconnaître une qualité à Brave Rosier, c’était sa capacité à imaginer les coups les plus tordus et les plans les plus foireux de tout Poudlard.

Aller se baigner en pleine nuit dans le lac sinistre qui bordait l’école et qui était connu pour abriter les créatures les plus meurtrières qui soient relevait au pire de l’inconscience au mieux du génie créatif. Ayant opté pour la seconde réponse, Aristophane Huxley n’avait pas hésité une seule seconde quand elle lui avait proposé juste après le petit déjeuner une baignade nocturne aux allures d’interdits bravés. Il adorait l’eau et il adorait Brave : deux raisons pour accepter avec un grand sourire la proposition de son aînée.

La journée avait été d’une mortelle banalité en cette fin d’année à Poudlard. Distrait pendant les cours il avait écopé d’une punition de la main de cette vieille bique de MacGonagal, sa propre directrice de Maison. Abonné aux punitions il ne s’en était pas formalisé, rien n’aurait pu lézarder sa bonne humeur : la nuit allait lui appartenir !

Les heures s’étaient égrenées

Allongé sur un canapé hors d’âge dans la salle commune déserte, vêtu d’un pyjama jaune en velours côtelé, Aristophane attendait en baillant que son amie daigne arriver. Il savait d’expérience que les femmes n’étaient jamais à l’heure mais qu’il était du devoir des hommes de ne jamais rouspéter ; C’était la galanterie lui avait un jour expliquée une de ses sœurs. De toutes les manières, il n’y serait pas allé tout seul. Le gamin n’était pas particulièrement peureux mais traverser les couloirs et le parc tout seul n’était pas franchement rassurant surtout par les temps qui courraient. Il ne s’y serait pas risqué tout seul. Enfin, elle arriva. Le première année fila se changer. Revenu dans la salle commune Brave lui emboîta le pas. Son cœur battait la chamade.

Il faisait noir, très noir. L'ébène de la nuit avait engloutit le château à présent et tout était calme. Seule l'ombre du couple improvisé pouvait trahir leur présence. Le début de l’été apportait une certaine douceur, l’air était agréable. Lorsque la Lune fit son apparition, il leva la tête comme pour la saluer. Elle n'avait pas le même éclat que le soleil blessé et moribond, et sa pâleur d'albâtre caressa son visage comme par inattention. Aristophane collait toujours Brave de très près, drôlement fier d’être avec elle. En peignoir rouge, Aristophane distingua aux abords du lac deux silhouettes. C’était des « grands » et il ne les reconnut pas mais une moue boudeuse se peignit sur son visage poupon.

- Je pensais que c’était une soirée en amoureux, j’avais ramené des Chocogrenouilles pour nous deux !

Grogna-il d’un air boudeur visiblement très déçu de ne pas avoir l’exclusivité. Le petit garçon retira son peignoir et le lança à son amie. Il quitta ensuite son short le laissant en slip et en fit également don à la Gyrffondor. Le lionceau eut alors une idée. A bonne portée des deux compères avec qui il allait devoir partager l’attention de Brave, il se mit à courir vers le lac en hurlant à tue-tête d’une voix stridente - faisant fi de toute forme de discrétion-,

- Attaque de Mangemorts ! Rock’n’roll !

Arrivé au ponton surplombant le lac ; il sauta avec bravoure dans l’eau ses genoux contre son torse de façon à préparer la plus belle des bombes possible. Avec la grâce d’une vélane obèse il brisa la surface du miroir endormi envoyant une trombe d’eau droit sur les deux malheureux.

Un rire d’enfant bruyant se fit entendre quand Aristophane ressortit la tête de l’eau. Il décida de ne pas s’arrêter pas en si bon chemin. Passé maître dans l’art des éclaboussures, il continua d’arroser copieusement pendant quelques secondes les deux grands cakes. Parmi eux se trouvait Dan Carter, Aristophane avait déjà eu l’occasion de discuter avec lui, ce dernier étant copain comme cochon avec Gabriel. Le second lui était inconnu mais avait une trogne à être chez Pouffsouffle.

Il se mit ensuite à nager sur le dos n’imaginant pas une seule seconde ce qui pouvait bien se trouver au fond du lac. Aristophane adorait l’eau, il passait ses après-midi à se baigner dans la rivière qui bordait la maison de campagnes de ses parents en compagnie de ses sœurs. L’eau fraîche termina de le réveiller complétement, il songea que presque un an auparavant il avait traversé ce lac apeuré de ne jamais trouver sa place à Poudlard que maintenant il était comme un poisson… dans l’eau.

- Alors les fillettes, on ne veut pas montrer ses pectoraux ?

Lança-il à la cantonade, en continuant à rire visiblement très fier de sa blague ! Il chercha Brave du regard, espérant l’avoir impressionné par son acte d’héroïsme.

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GRYFFONDOR5ème année
    GRYFFONDOR
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MessageSujet: Re: [11 Juin 1997] Bain de minuit Dim 15 Nov 2015 - 14:35

- Ce soir, au lac, tu viens ?

Brave avait invité tout le château. Ou presque. L’excitation était telle qu’elle avait oublié de prévenir les boulets tire-au-flanc de Poudlard. Ce n’était pas bien grave. De toute manière, les Poufsouffles ne savaient pas rigoler. Et puis, si elle avait invité Enora, elle se serait sûrement empressée d’aller la dénoncer à Rusard. Bon, c’est vrai que ce ne serait que justifié quand on savait ce que Rosier et Carter s’apprêtaient à faire deux nuits plus tard mais Enora ne pouvait pas le savoir. Et puisqu’elle ne pouvait pas le savoir, sa délation serait particulièrement honteuse. Outrageante, même. Du coup, Brave ne l’avait pas invité. Et puis, elle n’avait pas envie de voir Waldorf en maillot de bain à moitié nue. Tout le monde se moquerait tellement d’elle qu’ils boiraient la tasse et qu’ils mourraient dans le lac. Et Brave se retrouverait… tout seule. Ouais. Hors de question que Waldorf pointe son gros fessier à cette soirée. Quant aux autres Poufsouffles… Hm, elle aurait pu inviter Richester ! Avec un peu de chance, cette affreuse préfète-en-chef (mon œil, oué) ne se serait pas doutée du complot et ils auraient tranquillement pu la noyer. Adieu, Olivia ! Bon séjour dans les abysses ! Amuse-toi bien avec les sirènes cannibales ! Cela dit, il ne serait plus qu’une petite vingtaine de jours à la supporter. Une fois le mois de juin terminé, elle devrait rendre son badge et la clique de terreurs serait libérée (délivrée… (pardon…)). Tout ça pour dire qu’ils se passeraient bien des Poufsouffles. Déjà qu’elle devrait se coltiner l’autre Serpentard imbécile, capricieux, prétentieux et… somnolant. Depuis quand dormait-il en histoire de la magie, hein ? Elle ne lui avait pas cédé la place de Simon pour qu’il fasse la sieste ! S’il voulait dormir, il pouvait très bien retourner au premier rang. Une place de choix pour rêver d’une romance avec un aiglon...

Ah, Simon ! Son beau Simon ! Leurs bavardages lui avaient manqué pendant ce cours théorique insupportable. Tellement insupportable que lui-même s’était endormi. Scribe infidèle. Carter dormait. Simon dormait. (Oui, Simon n’était pas Kane. Il était Simon. C’est comme ça.) Alors, Brave s’était aussi laissée aller. Elle avait… noté… le cours… Oui. Tout arrive. Un peu plus tard, en cours de Potions, elle s’était arrangée pour changer de paillasse (tout en gardant Carter, sa bouée de sauvetage, à ses côtés) afin de se retrouver près de Simon. Elle lui avait alors donné – non sans fierté – les quelques morceaux de parchemin qu’elle avait remplis. Et, alors qu’elle ouvrait des fioles (ce qui était plus ou moins la seule action qu’elle sache accomplir sans créer d’explosions en Potions), elle l’invita au lac. Il avait accepté. C’était quelque chose d’assez incroyable, en fait. Oh ! Brave invitait fréquemment Simon à faire quelques bêtises ! Mais elle préférait de loin les accomplir avec Carter. Ou avec Huxley. Aristophane Huxley, c’était un adorable petit caïd de première année ! À peine avait-il débarqué à Gryffondor qu’elle lui avait sauté dessus et qu’elle avait décrété qu’il serait son petit frère adoptif. (Et qu’elle lui ferait une tresse. Une tresse rose. Avec plein de paillettes. Si, si.) Alors, évidemment, elle ne pouvait que l’inviter à se joindre à leur groupe de bras cassés (je t’aime Simon) !

L’heure du rendez-vous approchait, et Brave était en retard. Ce n’était pas totalement dans ses habitudes. Le truc, c’est qu’elle avait quelques courses à faire avant d’aller récupérer Aristophane dans la salle commune et de rejoindre Simon et Carter à l’entrée du parc. Heureusement qu’elle était là. De toute évidence, les garçons n’avaient pas de cervelle. Ou ils comptaient totalement sur elle pour combler leurs faiblesses, ce qui était très louable de leur part… mais aussi très lâche. BREF ! La blondinette avait déjà récupéré une grande partie de ce qui était inscrit sur sa liste. Il ne lui restait plus qu’à aller dévaliser les cuisines. Et c’est là que tout se corsait. L’endroit grouillait encore d’elfes de maison et… Oh, et puis citrouille ! Qu’ils la dénoncent ! Cela n’empêcherait pas Gryffondor de terminer bon dernier à la course aux points, de toute manière. Et, au moins, elle pourrait manger des chamallows toute la nuit ! Il y eut quelques cris d’indignation, mais Brave ne s’en préoccupa guère. Elle connaissait bien les lieux et trouva rapidement quelques provisions qu’elle fourra dans un sac qui rejoignit le reste des bagages qui flottaient derrière elle. S’ensuivit alors une course effrénée jusqu’au dernier étage… où l’attendait déjà Huxley. Espèce de petit gamin trop ponctuel.

- J’en ai pour une minute, mon chou !

Effectivement, Brave n’en eut que pour une minute. Elle ne voulait pas que Gwenn (ou pire : MEREDITH) lui tombe dessus et la sermonne sur l’importance de respecter les règlements pour ne pas encore faire perdre des points à Gryffondor, d’autant plus que les examens approchaient et que si elle ne voulait pas récolter des Troll partout, il allait falloir qu’elle se décide à ouvrir ses bouquins et que… Blablabla. La petite Rosier avait attrapé ses affaires et avait choisi de se changer dans l’escalier. Heureusement que Neville n’était pas passé à ce moment précis. Ou… dommage… Au moins, cela aurait peut-être accéléré les choses. Brave soupira. Elle ne devait pas penser à Neville. Cette soirée allait être géniale. Elle devait se concentrer sur le lac ! Oui ! Vêtue d’un débardeur rouge et d’un jean, la quatrième année dévala ce qu’il restait de marches afin de retrouver Aristophane. Ils étaient en retard, mais les autres survivraient. D’ailleurs, Brave n’était jamais en retard. Les autres étaient simplement en avance.

- Admire l’artiste ! Locomotor barda !

Oui, Brave aimait bien se pavaner et agiter sa jolie crinière devant les petits lions. Elle était forte en sortilèges, et elle le savait. Okay, porter des bagages n’avait absolument rien d’un exploit. Mais c’est l’intention qui compte ! Brave rabattit sa capuche sur la crête de Huxley, puis fit de même avec la sienne, attrapa la petite main d’Aristophane, et se mit en route. Les deux autres garçons n’étaient pas au point de rendez-vous. Sans doute s’étaient-ils crus en retard et étaient-ils déjà au lac ? Quelques minutes de marche rapide suffirent à donner raison à cette intuition comme quoi les garçons n’étaient pas patients. Et voilà que, maintenant, Aristophane boudait. Brave parvint à retenir le rire qui lui brûlait les lèvres et… reçut les vêtements du gamin sur la figure. Argh. Crade. Elle regarda d’un œil le magnifique plongeon de Huxley puis posa les bagages sur le gazon. Elle fouilla un peu et sortit une magnifique bouée bleu fluo qu’elle apporta à Simon.

- Tu te baignes aussi, Simon ? Hein ?

Elle n’osait pas le déshabiller. Elle avait bien envie de répondre à la provocation de Huxley en lui prouvait que les quatrièmes années avaient plus de poils au torse que lui, mais en aucun cas elle ne souhaitait mettre son Simon mal à l’aise. Heureusement, il restait Carter !

- Allez Carter ! À ton tour !

Franchement, Brave en aurait bien rajouté en le défiant de se mettre totalement à poil. Mais elle se doutait que ce genre de défi était à double tranchant et qu’il ne manquerait pas de se retourner contre elle. La nuit était encore longue. Démarrons tranquillement.

_________________



Be Brave ★ :
 


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SERPENTARD5ème année
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MessageSujet: Re: [11 Juin 1997] Bain de minuit Dim 15 Nov 2015 - 23:24


 « T'attends Brave toi aussi ? Ça fait longtemps que t'es là ? »

Il leva un oeil interrogateur vers la source de cette voix qui ne ressemblait pas des masses à celle de Brave. Simon. Qu'est-ce que le larbin scribe de Brave faisait ici ? Elle avait usé de ses "charmes" pour attirer un Serdaigle à rompre le règlement sacré et le couvre-feu ? Il devait avoir un sacré manque d'attention de la part des filles pour se laisser avoir par les charmes de Rosier... Une Rosier qui lui avait demandé de ne pas l'embêter par ailleurs. Bien-sûr, en très bon ami qu'il était, il n'avait jamais embêté Simon. Il l'aidait juste en potions. Après tout, il avait du mal à ouvrir les fioles. Dan l'aidait. En les explosant certes, mais elles étaient ouvertes. Et puis parfois, sa table était trop encombrée, alors il l'aidait à la débarrasser en utilisant son bras magique, et tout finissait par terre. Mais ça, ce n'était qu'un dommage collatéral. La table était bien rangée et propre, et c'était bien là tout ce qui comptait. Et puis, enfin, il avait vu que le bras magique de Simon faisait de l'oeil au chaudron... Alors il les avait réunis... Ils avaient eu une réunion très...fusionnelle... Il retint un sourire narquois à l'évocation de ces souvenirs et se contenta de grommeler un vague  « Ouais. » tout en faisant semblant de ruminer. Il dut retenir un autre sourire narquois en se disant que Brave n'était même pas au courant de ce qu'il faisait à son petit protégé...

D'un coup retentit alors dans le silence de la nuit un grand cri très aigu et il vit une espèce de crevette affolée vêtue d'un simple slip qui sauta directement dans l'eau, l'éclaboussant trop généreusement… Il ne mit pas très longtemps à reconnaître cet iroquois. C'était Ari. Oh, il avait bien dû se préciser lui-même son nom quand il l'avait croisé. Mais son cerveau avait décrété que c'était trop long et qu'un prénom devait s'arrêter à deux syllabes. Mais il avait fait plutôt forte impression. Premièrement parce qu'il avait déjà été dans la même salle que lui en colle surveillée par la terrible Richester et qu'il ne s'était pas dégonflé, ils étaient frères d'armes. Puis, il avait cet espèce de culot de tout oser qui était presque enviable. Quel première année se serait permis sans aucune gêne de venir l'éclabousser sans même se soucier des conséquences ? Pire encore, un première année qui continuait de l'éclabousser, et qui osait le traiter de fillette ? Bien, il l'aurait cherché… Dan était loin d'être fier de son corps qu'il trouvait trop fin, trop pâle. Cependant, il avait appris une chose, quand on était au bord du mur comme il l'était, il fallait faire comme si l'on avait pas de complexe, sinon, on avait l'air encore plus ridicule et on complexait encore plus. Il se leva alors, un sourire sur les lèvres et pointa du doigt Brave :


 « Je voulais m'occuper de ton cas en premier mais t'as de la chance, j'ai un maternelle dont je dois me venger ! » Tournant toujours dos au lac, il entreprit de déshabiller, arrivant en caleçon, jeta tout aux pieds de Brave et regarda les deux qui étaient toujours habillés en souriant.  « Va falloir vous décider les mecs ! »

Et ce n'était que le début de la vengeance pour Brave qui l'avait sorti de son lit pour aller faire trempette, ce qu'ils auraient pu faire à n'importe quel autre moment. Bien évidemment, il en était ravi en réalité et allait prendre grand plaisir à faire payer à Ari son insolence, mais, ça elle n'avait pas besoin de le savoir. Certainement parce qu'elle le connaissait suffisamment pour savoir que d'une part, Dan adorait l'eau, et d'autre part qu'il n'avait pas besoin d'une quelconque raison pour vouloir s'occuper du cas de Brave. Tout comme l'inverse était vrai par ailleurs. Il se tourna alors vers Simon avec un sourire plus encourageant que quelques minutes plus tôt quand il grommelait encore qu'il pouvait être considéré comme passablement amusé et narquois. Mais ça, il n'y pouvait rien, c'était son sourire habituel ! Toujours en les regardant (Et en prêtant une attention au petit fourbe derrière lui), il recula et ses pieds entrèrent en contact avec l'eau. ET Teletubbies QU'ELLE ÉTAIT FROIDE. Gardant son sourire, bien qu'il avait certainement dû se figer, il fit le pari de s'y jeter d'un seul coup pour ne pas avoir à trop souffrir du PDC. Il resta ainsi une dizaine de secondes sous l'eau et remonta à la surface, le temps de dégager les cheveux de son front, d'adresser un regard particulièrement fourbe à Ari.

 « Tu sais Ari, dire que me provoquer c'est idiot, c'est comme dire que Binns est ennuyant, c'est pas faux, mais c'est encore très loin de la vérité. »

Il se jeta alors sur lui, et le plaqua dans l'eau, l'entraînant avec lui sous la surface. Il essayait de se débattre, comme un beau démon, mais il avait quelques années de retard encore avant d'être capable de lutter. Pourtant, une petite dizaine de secondes plus tard, alors qu'il s'apprêtait à remonter, il parvint à s'échapper à force de tenter de se débattre comme une anguille. Lorsqu'ils revinrent à la surface. Les deux arboraient un sourire carnassier. C'était la guerre. S'ensuivit alors la bataille qui resterait dans les mémoires comme la bataille de l'éclaboussure nocturne. Les deux protagonistes tentaient toutes les techniques possibles et imaginables afin de provoquer la plus grosse gerbe d'eau possible. Peut-être était-ce parce que le lac était devenu un champ de bataille, mais il ne voyait toujours pas les autres dans l'eau.

 « Vous voulez peut-être qu'on vous apporte des chandelles et qu'on vous prépare un petit dîner romantique ? »

En attendant que d'autres protagonistes fassent leur entrée dans le grand lac, la guerre continuait entre l'iroquois et le serpent.


Dernière édition par Dan J. Carter le Sam 12 Déc 2015 - 0:25, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [11 Juin 1997] Bain de minuit Lun 16 Nov 2015 - 22:56

Un grincheux « Ouais. » fut la seule réponse à laquelle eut droit Simon. Décidément, l'attente risquait d'être longue. Mais en même temps il n'avait pas forcément fait très bonne impression, même auprès de quelqu'un qu'il croisait très régulièrement depuis voilà quatre ans. C'était pourtant pas fait exprès. Bien qu'il eut réalisé d'énormes progrès en matière de présentation face à une foule, il avait encore du mal lorsqu'en tête à tête avec quelqu'un.
En même temps, ces deux exercices s'avéraient être très différents. Dans le premier, Simon n'avait qu'à faire ce qu'il avait à faire, sans penser à la foule, qui ne représentait en quelque sorte qu'un élément du paysage, qui n'avait aucun incident sur ce que le timide faisait sur scène. C'était beaucoup plus facile de ne pas réfléchir à ce qu'une foule se disait puisqu'on pouvait toujours se dire que si quelques uns critiquaient, ce n'était pas le cas de tout le monde, et surtout il ne connaissait pas la foule. On osait parfois bien plus en face d'inconnus.

Mais là, Simon était en face de quelqu'un qu'il connaissait, de bien réel, avec une façon de penser bien uniforme et catégorique. Il n'envoyait une impression qu'à une personne et n'avait une impression en retour, ce qui était bien plus terrifiant, surtout quand cette unique personne faisait la gueule, comme môsieur Carter.

L'attente risquait d'être longue, mais Merlin soit loué, elle ne le fut pas. Alors que Simon s’apprêtait à s'asseoir à côté de Carter (mais pas trop près non plus, faut pas déconner), il releva un bref instant la tête, espérant voir son amie arriver, et son vœu se réalisa. Bon, Simon ne s'en rendit pas compte tout de suite parce qu'à côté de lui passa le nabot braillard qui les éclaboussa bien assez vite. Mais derrière le nain, à une allure bien plus détendue arrivait Brave.

Bien caché sous son sourire, visiblement réjouit à l'idée de voir arriver sa protectrice, Simon ne pouvait s'empêcher d'être un peu déçu. Il n'avait rien contre le fait d'être à plus de deux et n'était pas particulièrement adepte des relations amicales exclusives, mais lorsqu'il s'était imaginé un bain de minuit dans le lac, il ne s'était pas imaginé être si nombreux. Deux, voire trois, mais pas quatre, surtout si la moitié des personnes présentes n'étaient pas vraiment du goût de Simon. Mais bon, Brave et lui n'avaient pas vraiment d'amis en commun, alors il n'allait pas faire la fine bouche.

Le cas de Carter a déjà été expliqué, mais pas celui d'Huxley. Tout simplement il avait cette faculté de taper assez facilement sur les nerfs de Simon, par sa façon de se comporter vis-à-vis d'autrui, de ses supérieurs comme de ses égaux (puisqu'il était en premier année, le nabot n'avait encore personne en dessous de lui, profitons-en tant que ça dure). Simon avait eu de la chance, il n'avait jamais vraiment eu à lui parler, mais il n'en avait pas vraiment envie de toute façon.
Dans sa façon d'être, Huxley faisait penser à ces petits chiens, comme les yorkshires, minuscules mais braillards et idiots au point de s'attaquer à labradors, bergers allemands et autre dogues du Tibet. Huxley était le genre de petit chien inoffensif mais agressif devant la maison duquel on avait mit un panneau « Attention, risque de mort  au niveau des pieds et des chevilles ».
Mais même s'il était bruyant et dérangeant (et éclaboussant), il ne semblait pas présenter de réel risque de dérangement ingérable pour Simon

« Bien-sûr que je me baigne, je ne suis pas venu pour vous regarder hein ! Et j'ai pas besoin d'une bouée, je sais très bien nager sans, mais merci quand même, je pourrais m'en servir pour t’assommer ! » répondit-il en riant face à la bouée qu'avait ramené Brave, ce qu'il reconnut comme une très belle intention de sa part.

Simon n'avait pas une seconde envisagé de ne pas se baigner. Bien que son bras gauche manquant l'ai très longtemps complexé, la vie en communauté avait au moins l'avantage de lui avoir apprit à moins dissimuler son physique. Il traversait souvent les dortoirs torse-nu, sans bras gauche, pour aller prendre sa douche, là où au début de la première année, il se déshabillait dans la cabine de douche et y enlevait aussi sa prothèse. De toute façon, habillé ou non, les gens imaginaient bien ce à quoi il pouvait ressembler avec son bras en moins.
Bien-sûr, lorsqu'il a réalisé qu'il se baignerait avec Carter et Huxley, ça l'avait tout de suite un peu refroidit, mais il n'avait pas renoncé pour autant, Brave était encore là, elle.

Plus vite qu'il en fallut pour dire (pl)ouf, Carter s'était déjà déshabillé et avait rejoint Huxley, avant de commencer une guerre mémorable. Avec un peu de chance, peut-être qu'ils se noieraient mutuellement. Jetant un regard plein de défi à Brave, Simon commença aussi à se déshabiller, à son rythme, retirant son gilet, déboutonnant sa chemise, retirant ses chaussures pour se retrouver pieds-nu dans l'herbe. Ensuite, avec une agilité témoignant d'une habitude indiscutable, il défit d'une main (bah oui, logique) les multiples boucles des multiples sangles qui le retenait à son bras en silicone, qui tomba mollement sur le tas de vêtements de Simon. Puis il retira son pantalon et courut vers l'eau.

« Attention j'arrive ! »

Il devait avoir une allure bizarre, en caleçon noir (il avait prévu le coup, c'était pas transparent une fois mouillé) avec son bras en moins (quoiqu'une moitié d'épaule se dessinait quand même à l'emplacement habituel) et son corps qu'il avait toujours trouve excessivement maigre, mais il se rassurait en disant qu'une fois plongé jusqu'au cou dans l'eau noire du lac, on ne verrait plus rien d'anormal chez lui.

Dés son premier contact avec l'eau glaciale, il réalisa son erreur. Voulant ralentir, mais emporté par son élan, son pied se prit dans une racine jusque là trop bien dissimulée.
Et PAF, ça fait un faceplant. La tête la première dans l'eau alors peu profonde (mais un peu quand même pour qu'il s'en sorte indemne), il s'étala de tout son long. Au moins, le PDC était réussit.
Finalement, comme un serpent, il se contenta de nager, silencieusement, dégageant ses cheveux de devant ses yeux, jusqu'à atteindre une zone où il n'avait plus pieds, espérant que les deux autres avaient été trop distraits pour voir la gamelle magistrale du pauvre petit serdaigle, visiblement encore inapte à sortir du nid.

« Allez Brave, dépêche toi ! Elle est super bonne ! » menti-t-il, pour encourager la fille à venir. Lui-même n'était pas vraiment frileux, il était écossais, les baignades dans les lochs c'était toute sa vie et toutes ses vacances, il nageait même assez bien pour un manchot, grâce à ses jambes surtout. « Pour chaque seconde que tu mets à venir, ce sera une seconde de noyade en plus ! »

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MessageSujet: Re: [11 Juin 1997] Bain de minuit Mer 18 Nov 2015 - 23:05

Les reflets d’opaline dardaient suffisamment le lac pour qu’Aristophane ne confonde pas le Serpentard avec un détracteur. Dan J Carter ; La Terreur, on racontait qu’il était le fils caché de Rogue mais que la génétique avait été plus clémente au niveau de sa frimousse. En tous cas, fils du professeur de potions ou non, il l’avait suffisamment vu en retenu pour savoir que c’était plutôt un gentleman – pour un Serpentard au moins -  et que lui aussi avait toujours eu du mal à localiser précisément les frontières entre les règles et l’interdit. Nageant en cercle pour se réchauffer et songeant que l’eau était aussi froide que les Préfets de l’école, Ari ne vit pas son bourreau arriver.

- Hé mais attend on coule pas les plus petits…

Il fut interrompu en buvant la tasse copieusement alors que le vert le traînait vers le fond. Gigotant et se débattant comme une crevette en priant pour ne pas croiser une tentacule de calamar géant. Finalement le quatrième année eut la clémence de ne pas abréger ses souffrances et le libéra. Il n’eut même pas le temps de reprendre son souffle qu’une nouvelle bataille d’eau engageait. En riant de bon cœur il arrosa Dan et finit par lui sauter dessus et grimpa sur son dos calant ses petites jambes de part et d’autre de sa taille, il verrouilla ensuite ses bras autour du cou du garçon. Très content de pouvoir s’adonner à ce petit jeu. Aristophane n’avait toujours vécu qu’avec des filles et était ravi de la présence des deux « grands ». Sans réellement connaître les deux quidams, il était sûr de ne pas être déçu, ayant toujours idéalisé les adolescents rebelles pus âgés que lui. Au moins ce ringard de Léon, un Gryffondor de première année ne viendrait jamais, il devait être encore en train de réviser avec ses grosses lunettes et ses verrues, il était la tête de turc d’Ari.

Déçu de ne pas être seul avec Brave il se douta qu’il n’était vraisemblablement pas le seul. Lui  n’éprouvait rien qu’une belle amitié pour la Gyrffondor, elle ne se substituait pas à ses sœurs mais n’étant pas de son sang et cela rendait les choses beaucoup plus faciles.

- Allez Simon, allez Brave ! Faites pas les poules mouillés Encouragea le lionceau en rugissant et en riant de plus belle.

Un regard interrogateur fendit la moue joyeuse du première année, Simon ne semblait pas vraiment très à son aise. Il possédait une certaine retenue qui n’échappa pas à Aristophane, il lui faisait penser aux invités de sa mère parfois. Des invités toujours très aimables mais pas toujours très drôles. Durant des déjeuners dominicaux, il arrivait parfois à Ari de s’endormir à table tant les discussions étaient pénibles et ne facilitaient pas la digestion.  Le gosse préférait encore quand ses tantes lui pinçaient la joue lui faisant remarquer qu’il avait vraiment grandi et que c’était « presque un petit homme maintenant ».

Il n’avait jamais fréquenté le Serdaigle auparavant et se dit que sa mine peu radieuse tenait plus au PDC à venir qu’à autre chose. En revanche son bras manquant avait toujours fasciné le Gyrffondor qui ne s’en était lui  jamais moqué, ses sœurs lui avaient toujours dit que c’était très malpoli ! Il se demanda naïvement comment Simon allait pouvoir nager le crawl avec un seul bras.  En revanche il s’esclaffa de bon cœur ne retenant pas une moquerie légère quand le Serdaigle trébucha et chuta au sol dans un assourdissant vacarme. Retrouvant son calme, il lança à la cantonade,

- J’ai une idée, comme on est trois garçons avec une fille. On va faire un tournoi comme au Moyen-Âge avec des joutes et le gagnant aura droit à un bisou de Brave sur la bouche comme les princesses faisaient  il y a des siècles. T’as pas invité un Poufousffle, c’est trop dommage il y aurait eu les quatre maisons !

Aucune arrière-pensée ou presque n’était venue traverser l’esprit farceur d’Aristophane alors qu’il cherchait l’approbation dans les yeux de sa monture improvisé et dans ceux plus graves de Simon. L’idée était peut-être incongrue mais il fallait bien faire quelque chose pour se réchauffer. Car si le PDC avait été immédiat pour le petit garçon, il commençait à ne plus sentir ses extrémités.

- Ou alors on peut nager jusqu’au bout du lac, ça serait trop cool de voir ce qu’il y a la bas. On serait un peu comme des aventuriers ou des pirates.

La seconde option était un peu plus risquée mais l’équipe présente ce soir n’allait pas se laisser impressionner par un si petit défi il en était sûr. Enfin il fallait encore que Brave se décide à les rejoindre à moins bien sûr que d’autres invités soient en retard.
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MessageSujet: Re: [11 Juin 1997] Bain de minuit Mer 30 Déc 2015 - 18:35


Une fille. Trois garçons. Un lac. Nuit noire. Franchement, cela ne ressemblait-il pas trop au synopsis d’un très mauvais film d’horreur ?! Oh, Brave ne s’inquiétait absolument pas ! Dans le pire des scénarios, ils risquaient simplement de rencontrer… Balthy ? C’était comme ça que Louise l’avait baptisé ? Était-ce un calamar ? Ou un poulpe ? Citrouille. La blondinette ne parvenait même plus à se souvenir des légendes qui avaient circulé à ce sujet seulement quelques mois plus tôt. Au pire, Simon n’aurait qu’à propulser Huxley dans les profondeurs du lac à l’aide de sa prothèse (et dire que, maintenant, ce mot ne la choquait plus du tout) afin que le petit démon aille vérifier ! Mais d’abord, il allait falloir entrer dans l’eau… Ou pas. Non, non, elle était bien mieux sur la berge, prête à assister à une ébauche de strip-tease plus ou moins réussi. Enfin, clairement, puisqu’il n’y avait que Carter et Simon, ça n’enverrait pas beaucoup de rêve. Tant pis. Brave n’aurait qu’à imaginer qu’il s’agissait de Neville et Finnegan et cela deviendrait tout de suite bien plus excitant ! Sauf que… Euh. Elle n’avait pas envie que cela devienne excitant. Pas avec Simon. Pas avec Huxley. Et (presque) pas avec Carter. Son cœur était déjà pris. Deal with it.

Ce fut Carter qui répondit le premier à la provocation d’Aristophane. Son pauvre petit chevalier iroquois allait boire la tasse… ou la casserole ! Mais ce ne fut pas ce qui retint l’attention de Brave. Il voulait s’occuper de son cas. Oublie, c’est moi qui te mettrai la misère. Pas l’inverse. « ACTIVE, CARTER ! ON VEUT VOIR TES ABDOS ! » Bon, elle avait peut-être un peu exagéré en jouant la pom-pom girl frénétique à l’idée d’apercevoir un morceau de peau de son remplaçant favori ! Mais ce n’était pas comme si qui que ce soit avait une chance de l’entendre depuis le château. Et, forcément, il fallu qu’il jette tous ses vêtements aux pieds de Brave. Pff. Mais qu’était-elle donc supposée faire de tout cela, hein ? À la nouvelle intervention du serpent, elle allait lui hurler qu’elle n’était pas un mec (et qu’il n’allait pas tarder à en avoir la preuve visuelle) mais Dan était déjà en train de se chamailler avec le chevalier Huxley. Et puis, elle fut distraite par Simon qui refusait sa bouée. Oh. Il savait nager, alors. C’était stupide. Brave aurait simplement dû le lui demander au lieu de passer des heures à chercher une fichue bouée (et bleu fluo en plus (comment tu peux refuser ça ?)) ET ELLE SE PRIT ENCORE UNE REMARQUE SUR SA LENTEUR. Cette fois-ci, c’était Ari. Pour toute réponse, celui-ci reçut donc la bouée qu’avait failli avoir Simon autour de la crête. Cela l’occuperait un moment. ET DAN RAMENA À NOUVEAU SA FRAISE.

- Lacarnum inflamarae. À poil, Carter… !

Bien sûr, Brave avait lancé son sort discrètement. Ainsi, le tas de vêtement de Carter fut réduit en cendres… discrètement. Il rentrerait au château en caleçon ! LA MARCHE DE LA HONTE ! (Bien fait. Fallait pas emmener Waldorf au lac.) Et, juste au moment où Brave s’apprêtait à faire un cliché de Simon rentrant dans le lac, celui-ci… tomba dans l’eau à l’horizontale. WHAOH. PHOTO PARFAITE ! Elle fourra rapidement l’appareil photo dans le sac, et lança un ballon et un paquet de sucreries vers ses amis. Et voilà que Simon la hélait pour qu’elle les rejoigne à son tour. En fait, elle pourrait vraiment les stupéfixer et aller chercher Rusard… Mais elle n’allait pas leur faire ça. « J’arrive, j’arrive… » Et, sans gêne aucune, Brave retira ses vêtements. Adieu chaussures, jeans et débardeur ! Elle prit une seconde pour se remonter les cheveux en chignon (histoire d’éviter de se retrouver avec des algues au milieu de sa jolie chevelure blonde (n’y pense même pas Huxley (et non, Carter, elle n’en a pas déjà, tss))) et s’élança en direction du ponton afin de plonger dans le lac.

- BANZA-AHHHHH ! CITROUILLE C’EST GELÉ !

Est-ce qu’elle était la seule à le remarquer ? Sérieusement ? Comment faisaient-ils pour tous avoir l’air de bien aller ? Brave fit quelques mouvements transis pour atteindre un des paquets de bonbons flottants et s’en remplir la bouche d’une grosse poignée. Et… elle s’étouffa dès qu’elle comprit où en voulait en venir Aristophane avec son idée génialement pourrie de joutes pour gagner un de ses bisous… à elle… ELLE N’ÉTAIT PAS QUELQUE CHOSE QU’ON POUVAIT GAGNER ! Si encore il y avait eu un prétendant intéressant dans la baignoire géante, pourquoi pas. Mais ce n’était pas le cas. Et elle n’avait pas sa baguette… À défaut, elle envoya des giclées d’eau en direction de l’iroquois. « Si tu dis encore un truc aussi stupide, j’appelle les sirènes et elles te couperont la crête pour s’en faire des bracelets ! » D’ailleurs, Brave avait drôlement envie de rencontrer une sirène. Et elle comptait sur Carter pour qu’il fasse en sorte de réaliser cet étrange fantasme ! D’ailleurs, en parlant de Carter… Si quelqu’un devait avoir des idées d’activité cheloues qui permettaient de ne pas laisser le froid gagner la bataille, c’était bien lui.

- Des défis, ça vous tente ? Et les gagnants donnent un gage aux perdants ? Carter, on peut compter sur toi pour ouvrir le bal ?!

L’eau glacée l’empêchait de réfléchir. Au pire, si Carter séchait, ils n’auraient qu’à lancer un banal Action ou Vérité. Bon, il ne restait plus qu’à faire des équipes. Parce que Brave refusait jusqu’à la possibilité de perdre. Alors il fallait qu’elle gagne. Or, pour gagner, il fallait mettre toutes les chances de son côté. (Donc 3 contre 1, tous contre Carter, héhé !) « Je veux être avec… » En fait, Brave voulait être avec tout le monde à la fois. Carter, pour gagner. Simon, parce que c’était son Simon. Et Huxley, parce qu’elle l’adorait (et qu’elle voulait un peu se faire pardonner sa déception…). « Je sais pas. Battez-vous pour moi ! » Finalement, on en revenait donc à l’idée de Huxley. Mais sans le bisou en guise de récompense. Et, en attendant de pouvoir se réchauffer contre son futur partenaire attitré, Brave attrapa un ballon. C’était bien, un ballon, aussi.

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MessageSujet: Re: [11 Juin 1997] Bain de minuit Mer 30 Déc 2015 - 20:41

Il allait noyer Ari, il allait en faire de la charpie. Puis le réanimer après, pour avoir de la compagnie en heures de colle. Etrangement, les professeurs n’avaient quasiment jamais mis Rosier et Carter dans la même retenue, comme s’ils avaient peur que même la retenue ressemble à une gigantesque connerie foireuse de la désormais fameuse Roster. Une peur très probablement fondée d’ailleurs. Et bientôt, la Carley serait aussi très probablement séparée au vu de l’ambiance un peu plus festive qu’ils donnaient aux austères retenues. En attendant, le petit lion aux rugissements très stridents était parvenu à se frayer un chemin et à s’installer sur les épaules telle une sangsue, refusant de bouger. Il essaya pas mal de chose, de se remuer dans tous les sens, de plonger sur l’eau pour faire un concours d’apnée. Mais Aristo était un acharné, et il n’allait pas lâcher aussi facilement. Il put donc voir le superbe spectacle offert par Simon. Une course gracieuse avec un bras. Et après il croisa la route de l’obstacle. Ah la méchante racine. Il tomba, en division euclidienne (Oui, forcément, il ne pouvait pas trop tomber en croix…)

Mais au moins, il était venu se baigner, sans réel complexe, sans la bouée ridicule que Brave avait ramené. (Ou peut-être qu’elle ne savait pas nager… Et elle n’était pas armée pour flotter donc.) Et puis, il mentait bien, au ton de sa voix, on aurait presque pu penser qu’il était sincère lorsqu’il disait que l’eau était chaude. Et bordel qu’elle était froide. Bordel qu’est-ce qu’il n’aurait pas fait pour retrouver la berge et enfiler des vêtements chauds (Haha) et faire quelque chose de moins traumatisant pour le corps. Par contre, sa menace de noyade était un peu moins… Crédible ? Parce que la méthode la plus efficace consistait à appuyer des deux mains sur chacune des épaules. Mais s’il le faisait sur une seule, ça devenait beaucoup plus facile de s’échapper. Et puis, Brave avait de la force, ce n’était plus un mystère qu’elle se rapprochait bien plus physiquement des hommes que des femmes. Certains seraient même allés jusqu’à dire qu’elle aurait des poils sur le torse.

Et… Ô grande surprise, elle n’en avait pas. Elle semblait même avoir une poitrine, bien que cela pouvait être des pectoraux remarquablement développés. Alors les légendes étaient vraies, Brave était peut-être une femme. Et pas la plus laide d’entre elles. Elle devançait quand même Maya premières années et Face-de-Cratère d’un cheveu… Alors que cette chère blonde plongeait à son tour, découvrant avec un étonnement non-feint que l’eau du lac était froide, Ari énonça une possibilité totalement absurde. Une récompense dont le cadeau serait un baiser avec Brave. AHEM. Il avait déjà donné l’année dernière à la suite d’un malheureux incident impliquant du jus de citrouille empoisonné, une tour d’astronomie, une volière et d’autres joyeusetés extrêmement niaises qui ne disparaissaient jamais vraiment de sa tête… Pas moyen. Heureusement, il n’eut pas le temps de contredire ce plan extrêmement mauvais que Brave s’en chargea. L’envoyer se faire couper la crête par ses sirènes. Pas un mauvais plan. En tout cas, beaucoup moins pire que celui qui consistait à lui donner la main pour des défis fourbes en fourbe en équipe et où il fallait se battre pour être avec Brave. Profitant d’un moment de relâchement de la part de son cavalier, il le délogea et l’envoyer paître un petit mètre plus loin en un superbe lancer. Il approcha alors de Simon, lui attrapa son seul bras, puis se frappa légèrement avec. Dan gratifia alors la foule présente d’une superbe simulation en sautant en arrière en agitant les bras pour retomber dans une gerbe d’éclaboussures.


« Oh la la… Simon a vraiment trop de forces, je n’ai rien pu faire pour être avec toi Brave. » Il prit alors une fausse mine désolée qui n’aurait pas trompé la personne la plus crédule du monde tandis qu’il ajouta une petite dose de sarcasmes. « En plus, je voulais vraiment être avec toi quoi… Mais ton chevalier servant est beaucoup trop fort. » Quant à Aristo ? Il l’avait volontairement mis hors-jeu dès le début car c’était avec le petit lion qu’il voulait être. Peu importe ce qu’ils allaient faire par la suite, il était persuadé que c’était le meilleur allié. Aucune gêne, aucun scrupule, prêt à décrocher la lune pour impressionner les gens. Il était l’allié parfait. Oh, bien-sûr, il serait peut-être triste de ne pas être avec Rosier. Mais à la place, il aurait la victoire. Il serait largement gagnant au change.

Car ils allaient jouer à action… ou action. Non, il n’y avait pas la moindre chance qu’il énonce une quelconque vérité. Il n’avait nullement l’intention de se dévoiler. Encore moins qu’une question puisse mettre en exergue une journée une année plus tôt. Certaines choses étaient faites pour rester secrètes.
« Aristo, je te propose qu’on les explose. Tu pourras choisir leur gage. Un bien dur. » Bien entendu, par dur, il entendait humiliant. Aristo ne l’entendrait peut-être pas de cette oreille, mais il était persuadé que peu importe ce qu’il proposerait, l’équipe d’en face composée d’un manchot et d’une madame qui faisait un câlin à un ballon allait souffrir. « C’est simple, une équipe impose à l’autre une action. Si elle réussit, tout va bien, sinon, la souffrance va s’inviter dans notre petit jeu. » Il adressa un grand sourire moqueur aux deux autres après s’être concerté d’un regard avec le lion qui semblait avoir la particularité d’être galant. Et donc qu’ils ne pouvaient pas commencer à la faire souffrir avant qu’eux-mêmes n’y passent. « Honneur aux perdants. Pas quelque chose de trop facile. »

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MessageSujet: Re: [11 Juin 1997] Bain de minuit Jeu 31 Déc 2015 - 0:25

Seul Aristophane s'était moqué du faceplant de Simon. Quel saleté ce mioche. Le serdaigle l'avait tout de suite senti que ce serait une enflure ce gamin. Toujours premier à se moquer de la misère des autres... Simon, lui, n'aurait pas rit s'il avait vu le ridicule iroquois se viander de la sorte. Enfin si, un peu, mais seulement parce qu'il avait une dent contre lui maintenant, par pure vengeance. En plus c'est un plat qui se mange froid, la vengeance, et il n'y avait pas plus froid que l'eau du lac (pire que le cœur de Simon lorsqu'il se releva de sa gamelle, oui oui). Mais il n'y avait qu'à s'agiter pour se réchauffer dans ces eaux froides. Oui, bouger, et pas se coller les uns contre les autres, et encore moins les Aristophanes contre les Braves, contrairement à ce qu'avait proposé le minus après avoir retrouvé son calme.

En plus, elle était nulle son idée. Déjà parce qu'on savait tous que ce serait Dan le premier (ça n'avait rien à voir avec un compliment, c'était juste qu'il était le seul quatrième année entier à participer aux joutes, il écraserait Aristophane et Simon sans aucun doute, mais le pire n'était pas là, c'était le fait que si ça se trouve, le serdaigle risquait de perdre face au première année, et ce serait vraiment trop la honte ça... Simon avait une fierté quand même...).
L'idée de Brave était meilleure, déjà parce que c'était Brave qui la proposait, et parce qu'au moins il n'y aurait pas de perdant. Mais venait le problème des équipes. Depuis quand ça se jouait en équipes le action ou vérité ? Simon n'avait jamais joué à ça en équipe... C'était peut-être qu'en Écosse que ça se jouait tout seul... De toute façon il n'y avait jamais joué, c'était pas vraiment le genre de ses amis... Et encore moins celui des serdaigles...

Toujours était-il qu'en ce qui concernait les équipes, Simon n'avait qu'une seule et unique option s'il voulait pouvoir à peu près profiter du jeu : tomber avec Brave, et pas avec l'un des deux autres (et par pitié, Merlin l'en conjure, tout mais pas la demi-portion, avec sa coupe bizarre et ses moqueries stupides et inconsidérées). Sous l'eau, le serdaigle croisait les doigts pour tomber avec Brave sans avoir à trop se-...
Nan mais d'où Dan se servait du bras de Simon comme ça ? En plus il l'avait prit par surprise le bougre, il avait faillit noyer le manchot, qui avait vraiment besoin de tous ses membres pour pouvoir se tenir à la surface, parce qu'il en avait pas tant que ça de secours. Enfin non, ses jambes suffisaient mais il avait pas pu prévoir que Dan allait l'attaquer comme ça, alors il se servait aussi de son bras pour se maintenir hors de l'eau. Ainsi, lorsque le serpentard se servit du seul et unique bras du fragile serdoisillon pour jouer avec, ce dernier but la tasse.
Beh, c'était dégouttant l'eau du lac, et avec quasiment un millénaire d'élèves de Poudlard qui étaient venus s'y baigner, impossible de savoir ce qui avait pu venir y faire trempette.
En plus, Dan se moquait de la force de Simon, mais il serait surprit de voir ce que ça fait de devoir toujours tout soulever d'un seul bras, ça muscle plus qu'on pourrait y penser. Oui, c'était le fait qu'il soit manchot qui faisait qu'il était aussi fort du bras droit, et pas du tout son célibat. Vraiment pas en plus, parce qu'ils avaient des dortoirs et non des chambres individuelles. Les fondateurs de Poudlard avaient vraiment pensé à tout...
Ainsi, ce bras droit et musclé était largement suffisant pour pouvoir se venger. On aurait pas cru, mais Simon savait parfaitement comment noyer les gens, il avait déjà eu l'occasion de s'entraîner et d'y réfléchir. Se faufilant derrière Dan pendant que celui-ci ne faisait pas attention, puisqu'il parlait, il parlait tout le temps et ne savait faire que ça celui-là, Simon finit par glisser rapidement son seul bras valable sous le menton de sa victime pour lui bloquer le cou dans le creux de son bras. Dan se retrouva donc la tête dans le dos de l'assaillant, le visage tourné d'un coup vers le ciel. Alors, Simon n'avait qu'à se laisser un peu couler en se penchant en arrière pour noyer son opposant dont le manque de souplesse le forçait à sortir les jambes de l'eau, ce qui facilitait encore plus la noyade forcée.
On n'aurait pas cru, mais la technique de Simon était rodée. Mais il était un dieu plein de merci, ainsi, il ne tînt de la sorte le pauvre serpentard que quelques secondes. En plus, Dan pouvait s'estimer heureux que Simon n'ait aucun poil sous les bras, sinon il se les serait retrouvé en collier. Ça aurait été peu appétissant.
Lorsque le serpent sorti enfin la tête de l'eau, Simon le regarda en fronçant les sourcils bien assez pour se donner un air ridicule et frotta lentement le pouce de son poing fermé contre son propre cou, dans une menace qu'il reconnaîtrait.

Finalement Simon repartit en riant rejoindre Brave, il avait dû se faire comprendre auprès de Dan. Simon n'avait peut-être pas besoin de la protection de la lionne après tout... Ou alors c'était sa présence qui lui donnait autant de courage, parce qu'il savait que si Carter osait aller trop loin il aurait non seulement à se frotter à Simon (la plaisanterie...) mais aussi à Brave (et là il rigolerait bien moins).

« Bon bah j'imagine qu'on est ensemble du coup... J'espère que ça te dérange pas trop, mais on va les massacrer ces nazes... » dit-il à la blonde, qui avait observé la scène.

Après tout, Simon savait pertinemment que c'était avec Dan que la lionne préférait faire les quatre-cent coups. Mais le serpentard en avait décidé autrement, la laissant avec l'aigle un peu mou-du-genou (ou du coude gauche ?) dés qu'il s'agissait de faire des trucs drôles. C'était cependant une occasion pour Simon de montrer que lui, tout comme n'importe quel autre serdaigle (bon ok peut-être pas tous, mais certains en tout cas) savait comment s'amuser.

« Comme premier défi, puisqu'on reste dans l'eau jusqu'au bout j'imagine, vous devez abandonner vos caleçons au lac et finir la soirée sans. » proposa donc Simon, un sourire espiègle voire vicieux au visage.

Il espérait que l'idée plairait, à Brave au moins. Mais il devait peut-être se calmer sur l'esprit de vengeance vis-à-vis de Dan et d'Aristophane, ils allaient finir par croire que Simon les détestait vraiment... Mais c'était pas franchement le cas pourtant...

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MessageSujet: Re: [11 Juin 1997] Bain de minuit Mar 1 Mar 2016 - 18:15

Accrochée à son ballon flotteur, Brave fixait Carter d’un air assassin. Si sa baguette n’avait pas été loin d’elle, et si elle n’avait pas été trop transie pour aller la chercher, il aurait regretté de s’être moqué de Simon. PARCE QU’IL VENAIT ENCORE DE SE MOQUER DE SIMON. ET BRAVE ÉTAIT LA SEULE QUI AVAIT LE DROIT DE SE MOQUER DE SIMON. C’ÉTAIT SON SIMON. ET ELLE N’ÉTAIT PAS PRÊTEUSE. Le remplaçant éternel de Serpentard n’avait qu’à se trouver un Simon à lui s’il trouvait ça si génial. Et good luck with that. Parce que, déjà, les écossais manchots équipés d’une prothèse ET d’une baguette magique ne couraient pas les rues de Grande-Bretagne. Mais, en plus, le pingouin né-moldu de Brave était UNE BÊTE EN HISTOIRE DE LA MAGIE. BIM. Prends ça dans les dents, Carter. Voilà ce qui arrive lorsqu’on dort pendant les premiers cours de l’année au lieu de recruter des scribes ! On perd les meilleurs éléments ! Ah, comme Brave bénissait ce jour où Simon avait été trop bête pour réussir à retourner dans sa salle commune et où il lui avait humblement demandé une plume et où elle l’avait joyeusement réduit en esclavage !

Mais Dan Carter était un fucking coward. Qu’il refuse d’être dans son équipe, passe encore. D’autant qu’il est clair que si Roster s’étaient alliés, iroquois et manchot n’auraient pas survécu longtemps hors de l’eau (évidemment que l’on peut survivre dans l’eau (il suffisait de se transformer en sirène (si, si, c’est à ta portée Simon : t’as déjà perdu un bras, tu peux bien perdre tes jambes (pas de caprice… !)))). Mais, ce faisant, Carter avait ridiculisé Simon. Simon était fort. Simon était musclé. Simon était parfait. Il avait simplement la malchance de ne pas être physiquement conventionnel. Et d’être chez Serdaigle. Mais cela aurait pu être pire : il aurait pu tomber chez Poufsouffle, le terrier des malotrus malaimés malodorants. Heureusement, Simon n’était pas qu’à moitié viril – et il avait l’orgueil des mâles qui allait avec. La main plongée dans le sachet de bonbons, Brave assista avec délice à une somptueuse noyade assistée. « OUI, OUI, OUI ! TOUS POUR SIMON !!! »

Brave, être dérangée de faire équipe avec son Simon ? POUAH ! MAIS QUE NENNI ! Non, elle était ravie ! Rien de moins ! « Déçue ? Moi ? C’est mal me connaître ! On va les anéantir ouaaais ! » Comme toujours, grâce et subtilité étaient les maîtres-mots de la jeune lionne. Et, comme toujours, elle oubliait de se comporter comme une petite fille modèle lorsque son paternel n’était pas dans les parages. Coup d’œil à gauche, coup d’œil à droite. Non, la voie est libre, il n’est pas apparu subitement. CONTINUONS DONC DE FAIRE N’IMPORTE QUOI ! ALORS, QUELLE EST LA MISSION ?! (Oh que Dan était stupide de les laisser commencer leur petit jeu d’Action ou Action.) Brave et son esprit machiavélique tordu étaient déjà en train d’imaginer les pires gages possibles… Faire de l’apnée jusqu’à tomber dans le coma (coucou Snow, je t’aime/je t’emmerde). Mettre le feu au lac. Marcher sur l’eau comme un prophète. Mais, euh, l’idée de Simon était pas mal non plus, pour commencer. Et peut-être plus au niveau de leur adversaire.

« ALLEZ HUXLEY MONTRE-NOUS TES FESSES ! ALLEZ CARTER MONTRE-NOUS TON CUUL ! ALLEZ HUXLEY MONTRE-NOUS TON ZIZI ! ALLEZ CARTER MONTRE-NOUS TON VERACRASSE ! » La merveilleuse chanson aux paroles si prudes et profondes de Brave s’interrompit lorsqu’un caleçon atterrit sur la tête de Simon. Un hurlement iroquois s’en suivit. De toute évidence, Aristophane n’avait pas mis longtemps à se plier au défi – à moins qu’il n’ait privé Carter de son caleçon. Quoiqu’il en soit, Huxley sortit de l’eau en hurlant et gambadant à travers la prairie jusqu’à disparaître dans l’horizon. Bref. Revenons aux choses sérieuses. « Alors, Carter ? Ce petit veracrasse ? Quand est-ce qu’on pourra le voir ? » Parce qu’il s’agissait tout de même du truc le plus important. Petit mais puissant, disait-on. Brave, elle, attendait de voir. Et elle n’avait nullement l’intention de se défaire de son Simon. Si Carter avait choisi de faire équipe avec un fuyard, c’était très clairement son problème. Simon et elle n’en gagneraient que plus aisément. Et Carter pourrait toujours se servir de cette excuse pour justifier sa défaite honteuse.


HRP : J'ai PNJisé Huxley pour le faire sortir de l'eau... pour continuer le RP... sans lui... pour le moment... jusqu'à ce qu'il revienne... peut-être... un jour...

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[11 Juin 1997] Bain de minuit

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