AccueilAccueil  PortailPortail  FAQFAQ  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  MembresMembres  GroupesGroupes  ConnexionConnexion  

Partagez|

(10 juin 1997) « J'ai plongé dans le bruit, pour oublier tout ça...»

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
AuteurMessage
SERPENTARD7ème annéeAdmin qui a du chien
    SERPENTARD
    7ème année
    Admin qui a du chien
AVATAR : Nico Tortorella
MESSAGES : 1272

INFOS PERSONNAGE
SITUATION AMOUREUSE SITUATION AMOUREUSE: En couple avec la nana la plus sexy de Poudlard s'il vous plait.
DATE & LIEU DE NAISSANCE DATE & LIEU DE NAISSANCE: 13/02/1980 à Edimbourg en Écosse.
SANG SANG: mêlé
MessageSujet: (10 juin 1997) « J'ai plongé dans le bruit, pour oublier tout ça...» Mer 11 Nov 2015 - 19:27


Assis en tailleur sur son lit dans la pénombre rassurante de son dortoir, Sevan réfléchissait, les sourcils vaguement froncés. Un parchemin déroulé sur les jambes, une plume trempée d’encre dans la main droite, il n’avait pas été capable d’écrire le moindre mot  de cette fichue lettre depuis vingt bonnes minutes. En vérité, il y avait un moment qu’il avait commencé à penser à autre chose, à se perdre dans ses réflexions, et ce ne fut qu’à l’instant où une grosse goutte d’encre noire vint s’écraser sur son parchemin que le Serpentard remit les pieds sur terre. « Citrouille.» marmonna t-il tandis que l’encre s’étalait et bavait, formant une auréole sombre sur le papier tout neuf. Agacé, le sixième année reposa sa plume dans l’encrier sur sa table de chevet, chiffonna son parchemin et l’expédia de toutes ses forces à l’autre bout de la pièce. La boule de papier rebondit contre un mur et alla rouler sous le lit d’un de ses camarades. De mauvaise humeur, Sevan se pencha finalement pour attraper la poignée de sa valide qui dépassait de sous le lit et il la tira vers lui avant de l’ouvrir. Il souleva une pile de vêtements soigneusement pliés et les posa sur son dessus de lit. Le jeune homme tira ensuite sa baguette de sa poche pour tapoter le double fond du bagage qui s’ouvrit avec un claquement discret. Il poussa de la main un lourd manuel de métamorphose qu’il avait ‘emprunté’ à la Réserve deux ans de cela, souleva une chemise blanche toute froissée et aux manches encore tachées de sang qui dissimulait un tas d’affaires rangées en vrac, allant du vif d’or gravé à son nom par Ethan à une photo de sa mère, en passant par un morceau de miroir à double sens qui ne lui avait plus servi depuis longtemps.

Ses doigts se refermèrent finalement sur une petite flasque recouverte de cuir qu’il sortit à l’air libre pour la regarder sous la lumière. Un morceau de parchemin jauni par le temps y était encore attaché, bien que commençant à se décoller d’un côté. On pouvait y lire les lettres finement reliées d’une écriture féminine qui indiquaient simplement « En cas de coup dur ». Sevan la secoua pour vérifier qu’elle n’était pas vide et il fut rassuré par le son étouffé d’un fond de liquide s’agitant contre les parois. Hana lui avait offert cette flasque alors qu’ils étaient tous les deux en quatrième année, et bien qu’il s’en soit servi plusieurs fois, il n’avait jamais eu à la remplir à nouveau. Curieux, le jeune homme dévissa le bouchon et approcha son nez pour humer le contenu, prudent. Il haussa les sourcils et porta finalement la bouteille à ses lèvres avant d’avaler en deux gorgées le reste de whisky pur-feu qu’elle contenait. Aussitôt, une sensation de chaleur intense se répandit dans sa gorge et le fit frissonna. Encore bon, constata t-il en la remettant à sa place. Le sixième année secoua la tête comme pour s’éclaircir les idées, remit tout à sa place et attrapa un morceau de parchemin neuf et une plume qu’il enfonça dans les poches de sa cape avant de quitter le dortoir. En passant dans la salle commune, quelqu’un lui demanda où il se rendait pas il ignora la question et disparut dans le couloir.

Le Serpentard quitta le château, traversa le parc et franchit sans encombres la grille qui séparait Poudlard de Pré-au-Lard et qui, comme tous les samedi après-midi, était ouverte aux allées et venues des élèves. Il avait fini par admettre l’annonce du membre du ministère de la magie la semaine précédente comme étant la vérité, en partie parce que les trois lettres qu’il avait adressé à son oncle aussitôt après était restées tristement sans réponses. Il avait passé le reste de la semaine assidûment plongé dans les révisions des examens blancs, - chose qu’il ne faisait jamais -, cherchant par tout moyen à s’occuper l’esprit pour maintenir encore un peu le déni en vie. Tant qu’il n’y pensait pas, ça n’existait pas. Mais aujourd’hui une pensée lui avait traversé l’esprit. D’abord une seconde, puis une minute, puis une heure. Puis ça l’avait mis en colère, alors il avait tenté d’affronter le problème et de répondre enfin à la missive de son père, mais ça non plus il n’avait pas réussi à le faire.

Les poings serrés dans les poches et la tête ailleurs, Sevan passa sans réfléchir la première porte qui croisa sa route et se retrouva dans l’ambiance familière des Trois-Balais. Quelques élèves étaient encore présents, mais vu l’heure avancée la plupart commençaient à quitter les lieux pour rentrer au château. Le sixième année s’installa tout au fond, le plus loin possible des conversations futiles des autres sorciers qu’il entendait par dessus le flot de ses pensées. A un serveur qui passait à côté de lui il commanda un verre qu’il but d’une traite pour en commander un second dans la foulée. De celui-ci, il prit une gorgée, puis sortit de ses poches deux parchemins et une plume. Sur le premier, il commença à faire une liste. « Théodore Nott, Damon Yaxley, Geny Peverell, Drago Malefoy…» écrivit-il lisiblement, un nom par ligne. Avec un pincement au coeur, Sevan ajouta deux lignes pour les soeurs Greengrass, Daphnée et Astoria. Il plia ensuite le parchemin en quatre et le glissa dans une de ses poches avec l’idée de le continuer plus tard.

Sur le second parchemin, il devait écrire une lettre. A nouveau, cette lettre qui l’avait déjà occupé tout l’après-midi mais qu’il ne savait toujours pas comment commencer. Frustré, Sevan commanda un troisième verre. Le Serpentard trempa ensuite sa plume dans l’encrier, essuya consciencieusement le trop plein d’encre et écrivit distinctement Père, , tout en haut, avant de le rayer d’un trait. C’était beaucoup trop formel. « Cher père, », tenta t-il alors, pour tout barrer presque aussitôt. Le « cher » était évidemment de trop. « Rodric?… Non c’est pire, autant écrire directement ‘Monsieur McAlister’…» songea t-il en secouant la tête. « Papa? Jamais de la vie.» Ce simple mot sonnait tellement bizarre dans son esprit… Le sixième année finit par tout rayer et reposer sa plume, pas plus avancé qu’avant. Il se massa les tempes, puis décida de se lever pour aller commander un quatrième verre directement au bar. « Oula…» lâcha t-il en constatant qu’il avait dû se lever un peu trop vite car le sol s’était brusquement mis à tanguer. Il écarta les bras pour retrouver son équilibre et tituba tranquillement jusqu’au bar où il s’assit lourdement sur un tabouret haut, face à une très jolie serveuse aux cheveux blonds lâchés sur les épaules. « Est-ce que je peux en avoir un autre comme ça?» demanda t-il en agitant maladroitement son verre vide devant elle. « Tu en as peut-être assez eu, non? » répondit-elle avec un sourire mi amusé, mi agacé. Sevan secoua vivement la tête et posa ses deux mains sur le bar pour se hisser à sa hauteur. « Je dois vous avouer quelque chose…» chuchota t-il, « si je suis encore là c’est parce que je voulais profiter encore un peu de votre décoll… de vos yeux. Vous avez des yeux magnifiques. Ce sont des vrais?» Le Serpentard hocha la tête, très sur de lui et de son potentiel de séduction en dépit de l’haleine alcoolisée qu’il lui soufflait probablement en plein visage et de l’air incrédule et vaguement hilare que la serveuse affichait désormais.

_________________
I must live with my quiet rage
But do not ask the price I paid, I must live with my quiet rage, tame the ghosts in my head that run wild and wish me dead. Should you shake my ash to the wind ? Lord, forget all of my sins, oh let me die where I lie, neath the curse of my lover's eyes. -endlesslove
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
SERPENTARD6ème année
    SERPENTARD
    6ème année
AVATAR : Kristen Stewart
MESSAGES : 592

INFOS PERSONNAGE
SITUATION AMOUREUSE SITUATION AMOUREUSE: En couple avec la chevelure si bien coiffée d'Elwyn H. Miller
DATE & LIEU DE NAISSANCE DATE & LIEU DE NAISSANCE: 09 septembre 1980, Angleterre
SANG SANG: mêlé
MessageSujet: Re: (10 juin 1997) « J'ai plongé dans le bruit, pour oublier tout ça...» Dim 15 Nov 2015 - 20:02

Les paquets étaient empilés sur la banquette fushia molletonnée, aux côtés d'une femme d'un âge avancé dont les cheveux gris étaient épinglés en un chignon strict. La vieille sorcière tournait la petite cuillère dans son thé tout en fixant avec un air réprobateur un couple d'adolescent : la fille venait de glisser sa main sur celle du garçon qui souriait niaisement, la joue appuyé sur le poing, le regard perdu dans la contemplation de sa partenaire qui caquetait un peut trop fort au goût des Stevenson.
Absynthe plissa son petit nez en trompette et soupira en servant un nuage de lait dans la tasse de Jacynthe. Le regard brun de la vieille femme passa du tableau aux tourtereaux à celui de la demoiselle qui lui faisait face et qui ajoutait deux sucres à son thé. L'adolescente avait relevé ses cheveux en un chignon un peu trop complexe à son goût et elle s’abstint de faire la remarque que les petites tresses qui semblaient retenir les mèches brunes de la jeune fille étaient inutiles et même une perte de temps. Soit. Il semblait que le temps où la blondinette se faisait deux petites couettes était révolu.
La brune interrompit son geste, le regard interrogateur, la tasse à mi chemin de ses lèvres.

- Mère ?
- Je n'ai pas tout entendu, Absynthe. Il semblerait que le bavardage intempestif de certaines personnes ne fasse pas bon ménage avec ma vielle ouïe.

Une petite moue se dessina sur les lèvres cerises de la verte qui coula un regard vers le couple d'à côté. Bien vite, elle reporta son regard vert et or sur sa tasse et souffla sur le liquide encre trop chaud. Parmi les sept péchés capitaux, Absynthe aurait été l'Envie : jalouse, elle désirait souvent ce que les autres avaient, ce qu'elle n'aurait jamais. Ce qu'elle ne se considérait pas digne d'avoir. Jacynthe goûta son thé et fit un sourire encourageant à la brunette.

- Vous disiez ?
- Je ... rien d'important.

Absynthe devenait étrangement docile en la présence de sa mère adoptive. Si elle n'éprouvait pas d'amour pour la sorcière comme un enfant se doit d'aimer ses parents, la Serpentard était d'une reconnaissance infinie envers celle qui l'avait tiré du cauchemar qu'elle vivait depuis son arrivée au monde. Elle n'était plus ballotée d'un endroit à un autre comme un vulgaire sac. Elle avait une maison, une chambre à elle avec un grand lit à la couverture duveteuse et aussi rose qu'un boursoufflet. Kandy, l'elfe de la maison, lui avait même installé une balançoire dans le jardin, non loin de la balancelle sur laquelle Jacynthe venait lire. La propriété des Stevenson n'avait rien d'abracadabrante : une fois veuve de son époux (un sorcier plutôt fortuné qui avait trouvé que la née moldu était un bon parti étant donné que ses parents avaient une belle fortune à laisser à leur fille unique), la sorcière avait vendu la trop grande maison pour aller s'installer dans les banlieues riches de Londres avec Kandy, cadeau de mariage de sa belle famille.

Jacynthe appela d'ailleurs cette dernière pour qu'elle puisse porter le tas de colis dans le dortoir de sa jeune maîtresse : dans les boîtes, les emplettes toutes fraîches d'un après midi passé à Pré-au-Lard. Les deux sorcières avaient passé une grande partie de la sortie dans la boutique Gaichiffon où l'aînée n'avait fait que chercher la couleur de cape adéquate pour que sa fille fasse bonne impression sur le jury. La jeune fille avait eu beau faire claquer ses ongles argentés sur les cintres en signe d'impatience, Mère et la vendeuse l'avait séquestrée dans une cabine pendant un long moment. Autant dire que dans ces conditions, Absynthe avait eu le temps de se regarder sous toutes les coutures, de constater qu'elle était toujours aussi plate, que son nez était trop retroussé à son goût et que, vraiment, la seule chose qu'elle appréciait chez elle, c'était ses yeux vert moucheté d'un brun jaunâtre qui semblait or et ses cheveux bruns qui, quoique banals, étaient souples, doux, et sentait bon son shampooing de pêche.
L'elfe apparut en un "clac" sonore alors qu'une théière se baladait dans les airs. Vêtue d'un torchon blanc à motif de petits muffins roses,  Kandy était l'elfe la plus coquette qu'Absynthe n'avait jamais rencontré : elle avait quatre torchons de rechange, dont un qu'elle portait pour les "grandes occasions" (quand il y avait un invité ou Noël à fêter), décorait ses grandes oreilles de chauve-souris de pince à linge rouges à pois noirs et mettait, pour sortir dehors, son "sur-torchon" qui était une vieille serviette de bain épaisse qu'elle enfilait comme un poncho. Le groin de l'elfe se pencha vers le sol quand elle salua ses deux maîtresses et, récupérant toutes les affaires d'Absynthe, l'elfe disparu dans un nouveau claquement.
Son thé terminé, Jacynthe annonça à sa fille qu'elle ne pourrait continuer la chorale seulement si elle obtenait au moins trois BUSEs, puis elle se leva en signalant qu'elle devait prendre congé et rentrer avant que la nuit tombe : depuis l'attaque du ministère, les temps étaient beaucoup moins sûrs. Ainsi, la vielle sorcière posa sa main noueuse sur celle de l'adolescente en signe d'au revoir et lui laissa une petite bourse en peau de Moke bien remplie.

Absynthe resta un petit temps ainsi à se resservir en thé tout en regardant le salon de thé de Mrs Pieddodu se vider de ses clients les plus jeunes. Le menton calé dans la paume, la jeune fille avait un air rêveur qui ne laissait pas deviner qu'elle était actuellement en train d'évaluer son niveau dans chaque matière, espérant en avoir trois ou quatre de validées. Avec un soupire, la brune se leva enfin et, après un passage obligatoire aux toilettes, elle régla l'addition et quitta le salon, elle aussi. Sa cape d'école sur le bras, la demoiselle déboutonna d'un cran sa chemise banche tout en vérifiant que le pendentif en forme de lune n'était pas visible. Le pas léger, elle s'engagea sur l'allée principale au bout de laquelle les diligences tirées par les Sombrals devaient les ramener au château.

- Tu crois ?
- En tout cas, c'était dans la Gazette. Un vif, je te dis et...Aïe!
- Chuuuut...

En fronçant les sourcils, Absynthe fixait deux bécasses de Poufsouffle qui sortaient des Trois Balais : l'une tirait la manche de son amie pour lui intimer de se taire tandis que la seconde lorgnait l'intérieur du commerce en gloussant. Que c'était stupide, une fille... Stevenson s'était figée en entendant "vif" et "Gazette", mais ses sourcils se froncèrent d'avantage lorsqu'une voix masculine qu'elle connaissait bien lui parvint.

- Ce serait bête de rater les dernière diligences, vous ne croyez pas ? fit la Serpentard en haussant le menton.

Autrement dit "Foutez-moi le camp". Les jaunes hésitèrent un instant, mais lorsque Stevenson tira sa baguette, elles dégagèrent le passage sans penser une seule fois que la verte n'aurait pas le cran de lancer un sortilège à deux personnes de son âge. Parfois, la réputation des Serpentard avait du bon.
Absynthe empêcha la porte de se refermer et s'engouffra dans l'ouverture. Sevan était penché sur le bar pour mieux approcher la serveuse et lui souffler quelque chose que Stevenson n'entendit pas.
Que faisait-il dans cet état ? la jeune fille ne mit pas longtemps avant de trouver la réponse et elle s'avança vers son ami le cœur serré.

-  Vous avez des yeux magnifiques. Ce sont des vrais?

La serveuse le fixait vaguement amusée tandis que, dans le dos du jeune homme, Absynthe cachait son visage de ses deux mains. Mais quel idiot. Elle dévoila alors un sourire entre le dépit et l'hilarité et inspira avant de venir s'asseoir en silence sur la place à côté de lui. Très sérieusement, elle l'écouta baratiner la serveuse pour finalement venir poser sa main sur le bras du garçon.

- Sevan... Allez, viens, on y v...

Avec un soupire, la verte descendit de son tabouret et lui prit le verre des mains afin de renifler le fond. Les vapeurs d'alcool lui firent froncer son bout de nez et elle leva les yeux vers ceux du Serpentard.

- Tu en a bu combien, des comme ça ? Ah par... par contre, tu es mignon, mais ne me souffle pas au visage, Sev'. Tu vas me rendre saoule rien qu'avec ça. Où est ta cape ?

S'improvisant maman pour une minute, Absynthe posa l'une de ses mains sur le front de Sevan tout en le fixant dans les yeux. Avec un petit sourire en coin, elle le parodia en modulant sa voix, moqueuse :

- T'as d'beaux yeux, tu sais. C'est des Bavboules ? Puis, plus sérieusement : Allez, Sev... On doit y aller.

La brune lui prit le coude pour tenter de l'emmener avec elle, tirant doucement, mais sur le points physique elle ne faisait pas le poids.


.:
 


_________________


“Love is the most beautiful of dreams
and the worst of nightmares."




Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
SERPENTARD7ème annéeAdmin qui a du chien
    SERPENTARD
    7ème année
    Admin qui a du chien
AVATAR : Nico Tortorella
MESSAGES : 1272

INFOS PERSONNAGE
SITUATION AMOUREUSE SITUATION AMOUREUSE: En couple avec la nana la plus sexy de Poudlard s'il vous plait.
DATE & LIEU DE NAISSANCE DATE & LIEU DE NAISSANCE: 13/02/1980 à Edimbourg en Écosse.
SANG SANG: mêlé
MessageSujet: Re: (10 juin 1997) « J'ai plongé dans le bruit, pour oublier tout ça...» Jeu 24 Mar 2016 - 12:21

La serveuse n’avait pas l’air particulièrement réceptive à ses tentatives maladroites de séduction mais Sevan n’avait pas encore tout à fait décidé de lâcher l’affaire. Il avait connu des poissons plus tenaces ! Bon certes, elle avait refusé de lui resservir à boire et commençait à faire mine d’appeler le patron du bar pour le faire partir, mais tout n’était pas encore perdu! Alors que le jeune homme réfléchissait sur sa prochaine punchline il sentit une main se poser sur son avant bras. Le sixième année s’interrompit en plein dans son élan, la bouche entrouverte et les yeux rivés sur son avant bras, incrédule et outré que quelqu’un se soit permis de le toucher sans son autorisation. Il fronça les sourcils, leva le regard pour découvrir à quel impertinent appartenait cette main ! Pendant une seconde il semble ne pas reconnaitre son amie, puis ses traits se détendirent et se fendirent en un sourire : « Heeeeey toi ! » La jeune femme n’avait pas l’air très amusée, ni particulièrement contente de le voir si l’on en croyait l’empressement qu’elle avait à le faire descendre de son tabouret pour le ramener au château. « Ah par... par contre, tu es mignon, mais ne me souffle pas au visage, Sev'. Tu vas me rendre saoule rien qu'avec ça. Où est ta cape ? » Sevan fit la moue, vexé et essaya de souffler discrètement dans sa paume pour sentir son haleine, sans vraiment y parvenir. Il finit par hausser les épaules et repoussa la main d’Absynthe qu’elle avait posé sur son front pour désigner le fond de la salle d’un hochement de tête. « J’ai tout laissé là bas…»

Toujours aussi peu patiente, sa camarade entreprit de tenter de le faire se déplacer en le tirant par le coude. Sevan demeura un instant circonspect et immobile, curieux de savoir si elle allait parvenir ou non à le faire bouger de force puis il se mit à rire. « Allez petit canari, montre moi ta force! » Il fit mine de tomber de son tabouret et commença à marcher derrière elle en trainant des pieds. Mais alors qu’il semblait parti pour coopérer le jeune homme changea d’avis à mi-chemin et attrapa la jeune femme avant de la soulever comme un sac de pomme de terre par dessus son épaule. « Et hop aha! Et maintenant, tu fais quoi? » Très fier de lui le Serpentard fit un tour sur lui-même avant d’essayer de marcher vers sa table. Les deux premiers pas furent à peu près stables, mais au troisième il tituba, fléchit le genou et commença à pencher dangereusement d’un côté, à moitié emporté par le poids de son amie. Il laissa échapper un « oups! » en se redressant de justesse pour franchir le dernier mètre presque d’un bond pour poser sa camarade sur la banquette (aussi délicatement que l’on peut l’être quand on n’est pas très adroit et passablement ivre…).

Sevan s’assit à côté d’elle, ayant visiblement oublié l’objectif de la mission, à savoir récupérer ses affaires et rentrer au château. Son regard s’arrêta sur le parchemin à moitié griffonné et raturé qu’il avait laissé sur la table et il sembla reprendre ses esprits pendant un instant, soudain tristement silencieux. « Je ne peux pas rentrer tout de suite, je n’ai pas fini ça…» Autant être honnête et dire qu’il n’avait même pas commencé… C’est à peine si on pouvait lire quelque chose d’intelligible sur les trois mots qu’il avait écrit. « J’ai presque fini, j’ai déjà bien avancé regarde ! » D’un geste de la main un peu trop brusque il voulut désigner le parchemin mais il jaugea mal la distance et son avant bras vint taper dans tous les verres vides posés devant lui qui se renversèrent avec grand bruit. Sevan sursauta et essaya de les reposer à leur place mais tandis qu’il en relevait deux il heurta le troisième avec son coude et l’expulsa de la table. Le verre alla s’écraser sur le sol de pierre dans une explosion d’éclats de cristal. « Bon… On va dire que ça ne tombera pas plus bas hein.» Décida t’il en repoussant les deux survivants le plus loin possible de lui pour éviter une nouvelle catastrophe.  

« Tu reste un peu avec moi d’accord? Prend quelque chose à boire si tu veux, je te l’offre… » déclarant-il en hélant un serveur sans même lui laisser le temps de décliner la proposition. « Pas longtemps, promis, après tu pourras retourner fricoter avec les Serdaigle » Il avait dit ça comme ça, d’un ton égal et sans penser à rien de particulier, mais  en la regardant avec sa moue boudeuse du gosse qui veut faire croire qu’on ne s’occupe pas assez de lui. Il posa sa main sur le genou de son amie comme pour la tenir et la garder avec lui et approcha son visage du sien, - un peu vite et un peu maladroitement vu son état -, pour lui chuchoter à l’oreille : « en plus j’ai menti, les plus beaux yeux ce sont les tiens. » Le regard du chien battu et les mots doux murmurés à l’oreille, pour essayer de la faire rester, du grand Sevan.

_________________
I must live with my quiet rage
But do not ask the price I paid, I must live with my quiet rage, tame the ghosts in my head that run wild and wish me dead. Should you shake my ash to the wind ? Lord, forget all of my sins, oh let me die where I lie, neath the curse of my lover's eyes. -endlesslove
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
SERPENTARD6ème année
    SERPENTARD
    6ème année
AVATAR : Kristen Stewart
MESSAGES : 592

INFOS PERSONNAGE
SITUATION AMOUREUSE SITUATION AMOUREUSE: En couple avec la chevelure si bien coiffée d'Elwyn H. Miller
DATE & LIEU DE NAISSANCE DATE & LIEU DE NAISSANCE: 09 septembre 1980, Angleterre
SANG SANG: mêlé
MessageSujet: Re: (10 juin 1997) « J'ai plongé dans le bruit, pour oublier tout ça...» Sam 2 Avr 2016 - 22:05

Les sourcils froncés, Sevan dévisageait la brune avec un air mécontent et ses yeux d'un vert bleuté semblaient vitreux, comme loin. Absynthe raffermit la prise de sa main sur le bras du jeune homme, pressant sa paume comme pour le rassurer, tout en inclinant la tête. Peut-être ne voulait-il pas la voir et souhaitait rester seul, dans ce cas elle partirait. Elle n'avait jamais habitué ses proches à sa présence constante, elle ne s’imposait pas lorsqu'elle devinait qu'elle dérangeait. A vrai dire, parfois, l'adolescente partait d'elle même sans pour autant qu'on lui fasse sentir qu'elle était de trop.
C'est ce qu'il se passait depuis plusieurs mois à la table Serpentard lorsqu'Eleana était dans les parages : la fois où elle avait eu un comportement étrange avait fait pouffer de rire Stevenson et elle avait pris avec beaucoup d'espoir la phrase sortie de la bouche de Wells. Excuse Eleana, elle est un peu tendue avec Sevan en ce moment. Non, tu m'étonnes... La couleuvre n'avait jamais bien compris pourquoi Sevan s'était entiché de cette fille. Bon d'accord, elle était très belle, populaire, un charmant trophée de chasse à accrocher au mur. Mais bon sang, il s'était fait casser le nez par un de ses nombreux "soupirants" et il avait continué son petit chemin. On parlait de McAlister, le garçon qui ne supportait pas qu'on lui touche les cheveux de peur de mettre ses mèches brunes en désordre. Un nez cassé ? C'était donc si vite oublié ? Soit.
A échelle égale, voir bien plus horripilant, il y avait Ethan et Wells. La verte n'avait jamais apprécié la Poufsouffle, ne pouvait pas la voir en peinture depuis que cette dernière lui avait fait des rappels bien complets du règlement du château... Et de toutes les rouquines, il avait fallu que son meilleur ami choisisse celle-ci. Aussi, la couleuvre faisait bien vite demi-tour en voyant apparaître la sorcière dans son champ de vision, préférant encore être seule que devoir partager une conversation avec elle.
Bien avant, elle n'avait su comment agir avec Sevan quand il avait appris le décès d'Hana, sa meilleure amie : elle avait supposé que la seule chose envisageable pour elle était de le laisser tranquille pour ne pas prétendre prendre la place de la demoiselle qui les avait quitté. Finalement, les deux Serpentard s'étaient rapprochés l'un de l'autre lorsqu'Absynthe n'avait su comprendre le comportement d'Ethan qui se faisait fuyant et ne souhaitait pas parler de ses mauvaises nuits et moments d'absence. On aurait pu croire que la jeune fille cherchait à remplacer sa relation avec Ethan par celle qu'elle entretenait avec l'ami de ce dernier, mais Sevan n'avait pas les épaules pour ce post. Non... le capitaine en tenait un autre.

- Heeeeey toi !

Pinçant les lèvres, Stevenson renifla le contenu du verre et son petit nez en trompette se retroussa face à l'odeur âcre de l'alcool. Bien vite, l'inquiétude se fit une place. Lors de l'annonce de l'assassina de Gavin McAlister, Sevan était resté sans rien dire, comme cloîtré dans une bulle qu'Absynthe n'avait pas osé dépasser. Silencieuse, elle s'était contentée, lors du repas du soir, de venir embrasser la tempe de son ami alors même qu'il s'entêtait à couper le contenu de son assiette. Elle ne savait pas comment faire. Malgré toute ces années, la jeune sorcière hésitait parfois de l'attitude à avoir avec le Serpentard : là, elle n'avait simplement pas eu envie de le froisser, de voir son geste de réconfort repoussé.
Comme à l'instant avec la main qu'elle avait posé sur le front réchauffé par l'alcool présent dans le sang de son ami. Sevan balaya l'approche pour lui montrer la table du fond, l'une des rares qui semblait occupée. Le peu de clients restant parlait à voix basses : maintenant, la méfiance était de rigueur.

Prenant son camarade par le coude, la verte le tira légèrement pour lui faire comprendre qu'il devait la suivre, mais il ne broncha pas. La couleuvre cligna des yeux, le regard passant du coude au visage du garçon, et elle se décida finalement à mettre ses deux mains pour le tirer un peu vers l'arrière, les yeux s’écarquillant sous l'effort inutile : il ne bougeait pas. Et, tout à coup, il se mit à rire :

- Allez petit canari, montre moi ta force!

Stevenson prit un air outré qui n'avait aucune crédibilité : un petit sourire s'élargissait sur ses lèvres alors qu'elle lâchait le bras du garçon pour poser les mains sur ses hanches.

- Canari ? Tu trouve que je ressemble à un petit oiseau jaune, McAlister ?

Elle n'utilisait son nom de famille que lorsqu'elle voulait lui reprocher quelque chose ou quand elle le singeait en se recoiffant. Les yeux plissés par un rire silencieux, la demoiselle s'accrocha de nouveau au bras et tira de nouveau son ami en murmurant des petits Cui cui cui pour que lui seul puisse entendre. Il fallait croire que ses petits bras n'étaient pas si faibles que cela puisque l'adolescent consentit à la suivre sagement en direction de la table du fond jusqu'à ce que, soudainement, le sol se déroba de sous les pieds de la demoiselle. Avec un petit cri de surprise, Absynthe décolla dans les airs et se retrouva plaquée contre l'épaule du brun.

-Et hop aha! Et maintenant, tu fais quoi?
- Au secours ! couina la verte à mi-voix tout en essayant de prendre appuie sur le dos du jeune homme afin de se redresser. Un gros minet veut me man-... SEVAN !!

Voyant le sol se rapprocher dangereusement, Absynthe s'agrippa à la chemise du capitaine qui se reprit bien vite pour finir les derniers mètres qui les séparaient de la table en vacillant légèrement. Puis, la fée verte décolla de nouveau pour se retrouver projeter sur la banquette, les fesses rencontrant les coussins. Le souffle coupée, elle se dépêcha de prendre une pose plus décente et de glisser ses longues jambes sous la table tout en défroissant sa jupe avant de compter le nombre de verres vides qui gisaient sur le bois, entre deux parchemins. Relevant son visage vers celui de Sevan qui s'était installé à sa gauche pour lui conseiller que l'alcool n'était sûrement pas le meilleur moyen de réussir un devoir d'Histoire de la Magie, elle resta muette en voyant son expression.

- Je ne peux pas rentrer tout de suite, je n’ai pas fini ça… J’ai presque fini, j’ai déjà bien avancé regarde !
- Qu'est ce qu...

que c'est ? Par réflexe et par peur que ce pseudo devoir soit abîmé, la verte s'empara des parchemins alors que, d'un grand geste de la main, Sevan envoyait valdinguer les verres vides. Elle le regarda les rattraper et les remettre en place avant de lever les yeux vers la serveuse alertée par le bruit de verre. Aussitôt, un Elfe de maison apparut en un "crac" sonore. La créature s'inclina devant les sorciers et entreprit de ramasser les morceaux brisés tandis qu'Absynthe reposait les parchemins bien à plat sur la table que son ami venait de dégager, par plus de sécurité.

- Tu reste un peu avec moi d’accord ?

Bien sûr. Elle porta un regard tendre vers le visage du garçon qui hélait déjà pour qu'on lui prenne sa commande et, puisqu'elle était encore mineure, demanda un simple sirop de groseille "avec la menthe dans une coupelles, s'il vous plait". Elle avait déjà bu bien trop de thé et la groseille restait l'une de ses boissons favorites quand elle pouvait suçoter les feuilles fraîches. La Bièraubeurre était trop sucrée et l’écœurait.

- ... Pas longtemps, promis, après tu pourras retourner fricoter avec les Serdaigle.

La demoiselle cligna des yeux et arqua les sourcils. Si les rumeurs allaient de bon train sur le fait qu'elle était "facile" et fréquentait très bien les joueurs de Quidditch, il n'en était rien. Ses amis le savaient pertinemment et ils étaient les deux seules personnes -exceptés les filles de son dortoir- à la savoir pudique. Ce n'était sûrement pas elle qui allait dévoiler un bout de jambe pour un oui ou pour un non. Par contre, lorsqu'elle montrait un "réel" intérêt pour un des mâles de Poudlard, ils ne pouvaient l'ignorer. Forcément, Ethan s'était amusé de la voir se coller au dos d'Elwyn Miller en plein milieu de sa quatrième année, tournant autour du garçon en battant des cils, mais elle ne s'était pas imaginé que Sevan allait relever de récentes rumeurs qui étaient apparut suite à une gifle qu'elle avait donné au Serdaigle sans raison apparente. Les autres cinquième année s'étaient chargée de concocter un petit ragot : ils avaient couché ensemble et, visiblement, Absynthe n'avait pas apprécié son comportement.
Du grand n'importe quoi, donc.

- Je ne fricote pas avec les Serdaigle, mais avec un Serdaigle.

Le reprendre là dessus était idiot, mais elle avait envie, pourquoi pas, de le rendre jaloux. Son verre arriva et elle le sirota du bout des lèvres avec un sourire satisfait.
La main sur son genou lui fit baisser les yeux, puis, rapidement, elle jeta un coup d’œil aux alentours. C'était stupide, mais si elle se fichait bien de ce qu'on pouvait raconter sur ses aventures fictives en général, elle ne voulait surtout pas qu'une entrevue telle que celle-ci remonte aux oreilles d'Ethan. Mais c'était une inquiétude inutile : il n'y avait aucune tête de Poudlard et personne ne prêtait attention à deux adolescents qui se contaient fleurette au fond d'une salle. Ce n'était pas du tout ce qu'ils faisaient, mais la soudaine proximité des deux jeunes gens pouvaient le laisser penser. Absynthe s'en fichait bien : Mère n'était pas là.

- En plus j’ai menti, les plus beaux yeux ce sont les tiens.

Le murmure de Sevan la prit au cœur. Encore une fois, c'était stupide pour de multiples raisons. Tout d'abord, si McAlister se traînait une réputation de Don Juan, ce n'était pas pour rien. Ensuite, les verres présents sur la table témoignaient de l'état du garçon. Et puis, elle était Absynthe.
Ce constat fut le plus douloureux. Elle aurait tellement aimé y croire, à se compliment, et puis se chamailler à demi avec lui en lui disant qu'il était bête de dire des choses comme ça. Elle y avait cru, juste un instant, il y avait maintenant un peu plus de deux ans, et à chaque fois qu'il avait voulu d'elle ensuite.

Elle se souvenait parfaitement de la première fois où elle avait rencontré Sevan. Ethan était en train de la taquiner, elle, la petite muette, et McAlister ne l'avait à peine regardé. Pédant, égocentrique, dédaigneux, superficiel. Tout un tas d'adjectifs peu glorieux s'étaient attachés à la vision qu'elle avait du garçon. Vers la fin de sa seconde année, il continuait de l'agacer par sa simple présence, mais elle ne le trouvait plus si antipathique, s'étonnait même parfois à pouffer lorsqu'il plaisantait. Et puis, il y avait eu cette fête où elle l'avait trouvé si charmant. Elle avait bu aussi, goûtant le poison qui avait ruiné son enfance, et ... et tout était un brouillard. Elle se souvenait de l'avoir embrassé, d'avoir pleuré, de l'odeur de son cou. Elle avait eu la bête impression qu'on l'aimait et qu'on la protégeait. Mais ça n'avait pas été le cas : quelque jours plus tard, Sevan s'était mis en couple avec Astoria Greegrass. Pour lui, elle avait changé, essayant de devenir ce qu'elle pensait être une petite amie plus attrayante, plus populaire, moins fade. Est-ce qu'elle en avait été amoureuse ? Oui. Et aveugle, avec ceci, mais il semblait que ça allait de paire. Et puis, avec le temps, elle s'était faite à la place qu'elle avait pour lui, arrivant même à considérer cette situation bien meilleure que s'ils avaient été ensemble : comment faire confiance à une personne qui trompait ses petites amies avec vous ?
Alors elle lui avait aménagé une nouvelle place dans son cœur, tout près de celle d'Ethan. Mais bien différente en soit...

- Rappelle-moi combien sont tombées pour ce compliment...? Est-ce que ça marche vraiment ?

Elle essaya de rire, la gorge serrée, avant de lui embrasser la joue.

- Pas avec moi, s'il te plait.

Elle avait bien changé, la petite Charlie, mais il arrivait que la jeune fille brune qui feintait l'assurance perdait de sa superbe pour redevenir une toute petite chose. Et, bien évidemment, elle n'aimait pas que ça lui arrive en public, encore moins -bizarrement- devant Ethan ou Sevan.
Absynthe redressa le menton pour se redonner contenance et esquissa un petit sourire en passant ses doigts dans la tignasse du garçon, le décoiffant volontairement pour finalement laisser ses ongles danser sur la nuque du jeune homme, le regard fixé sur les papiers face à eux. La Serpentard les désigna d'un coup de menton :

- Qu'est-ce que c'est ?

La verte se redressa, saisissant les parchemins avant de se laisser retomber contre le dossier de la banquette. Les iris verte et or parcoururent les courtes lignes, une liste à vrai dire, et elle leva un regard interrogateur.

- Tu... ?

Elle s'interrompit, ne sachant que dire. Finalement, elle s'écarta de son ami pour se rapprocher de la table en se mordillant la lèvre inférieure et se saisit de la plume qui y était posée. Après avoir dévissé l'encrier, elle y trempa la pointe et ajouta un tiret pour Rosier. Elle ne connaissait rien de la fille hormis un visage et ce qu'avait pu en dire Dan Carter, mais si sa déduction était exacte, Sevan avait noté les enfants de Mangemort.

- Je ne sais pas ce qu'il en est pour "elle"... Mais il était inutile de préciser à son ami que la lionne était descendante d'une famille marquée au bras gauche. Il le savait sûrement. C'est ça que tu souhaites terminer, Sev ? lui souffla alors Stevenson dont le regard coulait vers les tables voisines.

Elle porta de nouveau son verre à ses lèvres et se figea en voyant le second parchemin qui contenait seulement des ratures. Père Cher père. Lèvres entrouvertes, Absynthe restait muette et fixait la lettre avortée avec un goût amer d'appréhension. Elle ne savait que dire, ignorait si elle pouvait poser des questions. Elle se demanda s'il y avait un rapport entre les deux parchemins et l'évidence frappa son esprit. Si Sevan écrivait à son père, ce n'était sûrement pas pour lui demander un envoie de chocogrenouille. Elle n'ignorait pas que père et fils ne s'entendaient, pour ainsi dire, pas très bien et, hormis pour Noël ou les fêtes, son ami ne contactait que très rarement son géniteur. Alors, pour lui parler de quoi ? Le sujet était bien trop évident. Quand aux noms des différents élèves, tous enfants de mangemorts, ils n'étaient pas là pour faire joli. En revanche, Absynthe ignorait ce que son camarade souhaitait en faire.
Lentement, la brune glissa sa main dans celle du Serpentard.

- Sevan... Je sais à quel point ces mots sont fades et...détestables. Elle hésita, puis porta leurs mains à ses lèvres pour embrasser doucement les phalanges. Je suis... désolée pour Gavin... termina-t-elle en baissant le visage pour cacher une petite grimace.

"Ton oncle" n'était sûrement pas assez fort pour traduire qui avait été l'homme pour le garçon. Mettre un prénom sur la personne semblait plus respectueux, de l'avis de la jeune fille.
La verte détourna le visage, ne sachant trop quoi faire après ce douloureux rappel, mais après tout, ce n'était sûrement pas l'approche des Examens qui mettait Sevan dans cet état. Absynthe avait envie de lui dire toutes les choses futiles que les médecins lui avaient déblatéré quand elle était dans son lit d’hôpital, onze ans plus tôt. A la différence que Patricia s'était elle-même retiré la vie. Gavin McAlister, lui, n'avait rien demandé.
Les lèvres pincées, elle était à présent en colère après ses assassins, tout comme lorsqu'elle avait senti une colère sourde en croisant le regard de Madame Farell. Pourquoi les adultes étaient-ils tous aussi irresponsables et cruels ?
Stevenson écarta une mèche qui venait de se coincer ans ses cils et la replaça derrière l'oreille.

- Qu'est ce que tu veux faire ?

Pour la lettre, pour la liste, pour ce soir.



HJ:
 

_________________


“Love is the most beautiful of dreams
and the worst of nightmares."




Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé
MessageSujet: Re: (10 juin 1997) « J'ai plongé dans le bruit, pour oublier tout ça...» Aujourd'hui à 3:03

Revenir en haut Aller en bas

(10 juin 1997) « J'ai plongé dans le bruit, pour oublier tout ça...»

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut

Sujets similaires

-
» Elliot Carver ?? Y’a déjà assez de conneries dans le monde pour que j’en rajoute» La vie est une partie d'échec dans laquelle le roi finit toujours par mourir... [Pv Edwin]» dans l'eau pour se defouler...» [TOPIC COMMUN] Dans le bus» ARSENIY ◭ et si t'allais plutôt te carrer des poignées de porte dans le cul pour voir ?
Page 1 sur 1
Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
 :: ECOSSE; Poudlard & Pré-au-lard :: Pré-au-lard et autres lieux écossais :: Trois-Balais-