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[25 juin 1997] Bataille - groupe 6 - like thunder from the sky, sworn to fight and die.

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APPRENTI(E)Filière défense
    APPRENTI(E)
    Filière défense
AVATAR : Felicity Jones
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INFOS PERSONNAGE
SITUATION AMOUREUSE SITUATION AMOUREUSE: en couple avec Sean ♥
DATE & LIEU DE NAISSANCE DATE & LIEU DE NAISSANCE: 18 mars 1979 à Londres (UK)
SANG SANG: mêlé
MessageSujet: [25 juin 1997] Bataille - groupe 6 - like thunder from the sky, sworn to fight and die. Sam 31 Oct 2015 - 23:07

Voilà bien longtemps que le signal ne s'était pas activé. Pour un peu, Erin aurait oublié l'existence de cette pièce, ensorcelée spécialement pour pouvoir réunir les membres de feue l'armée de Dumbledore en moins de temps qu'il faut pour le dire. Elle l'avait oubliée dans la poche intérieure de sa cape. Le halo brillait si fort qu'il devenait difficile d'ignorer le signal. Quelque chose de mauvais était en train de se dérouler et les anciens de l'A.D.étaient appelés à prendre les armes. Erin avait longtemps hésité avant de répondre à l'appel. Elle n'avait plus la même fougue, la même rage de vaincre qu'avant. Cette année, elle avait fait profil bas et à raison : Ombrage faisait bien pâle figure à côté de l'Agresseur. À présent qu'il était mis hors d'état de nuire, c'était d'une toute autre menace dont il s'agissait. Erin n'était pas vraiment certaine de savoir de quoi il en retournait réellement. Tout ce qu'elle voulait, c'était rester en dehors des histoires, pour une fois. Elle avait suffisamment donné de sa personne, ils se débrouilleront sans elle. Dans cette guerre absurde, elle avait déjà trop perdu. Elle en avait fait la douloureuse expérience récemment. Elle savait qu'en s'engageant dans ce cercle sans fin, elle aurait plus à perdre qu'à gagner. Pourtant, elle ne pouvait plus revenir en arrière. Elle s'était avancée trop loin sur ce chemin, elle n'avait plus d'autre choix à part poursuivre sa quête. À sa soif de justice et à son idéalisme exacerbé s'ajoutait un profond de désir de vengeance. La Serdaigle n'avait pas encore fait son deuil et séché ses larmes qu'elle songeait déjà à verser le sang, tout comme on avait bradé celui de sa mère, laissant une bonne poignée d'orphelins et un veuf. C'est ce qui la motiva à rester debout. Elle aurait pu ignorer le signal mais au lieu de cela la préfète sortit de sa salle commune et se rendit dans le hall d'entrée, où le rassemblement était censé avoir lieu. Erin croisa d'autres camarades en chemin et ensemble, telle une procession silencieuse, ils s'avancèrent vers le lieu de rendez-vous, l'expression grave et la baguette au poing.


Certains élèves étaient déjà présents sur les lieux. Erin rejoignit le petit groupe, venant grossir les rangs avec ceux qu'elle avait interceptés en chemin. Un vent de panique aurait pu s'abattre sur la foule mais ils étaient étonnamment calmes. Ils attendaient les instructions, prêts au combat. Bientôt, Ron et Hermione répartirent les étudiants en petits groupes. À chacun fut assigné un lieu de surveillance. Erin se retrouva avec Carlie. Elle adressa un signe à la Poufsouffle, puis toutes deux sortirent de Poudlard pour se rendre dans le parc. Lorsqu'elles furent dehors, Erin ne put s'empêcher de lever la tête pour regarder le ciel. Le ciel était sombre et nuageux, aucune étoile n'était visible et la lune semblait absente. Puis, son regard s'attarda sur une forme verdâtre qui flottait au dessus de l'école. Un frisson lui dévala l'échine. Les Mangemorts s'étaient empressés de signer leur invasion de la marque des Ténèbres. Erin pressa le pas, serrant fermement sa baguette. Elle savait que l'attaque avait commencé par l'intérieur, que le danger était là, entre les murs, mais rien n'empêchait qu'ils puissent être attaqués là également. Elles n'étaient que deux, et elles ne feraient pas le poids face à une horde de Mangemorts. Pour se rassurer, Erin se répétait qu'ils ne devaient pas être si nombreux, que les combattants de l'Armée de Dumbledore étaient forcément plus importants en nombre. C'était plutôt aux Mangemorts de craindre de se retrouver face à une horde d'étudiants prêts à tout pour défendre leur bastion. Étrangement, ces pensées n'apaisaient pas la Serdaigle, qui était toujours aussi nerveuse. Son regard balayait le sentier, à la recherche d'un éventuel poste d'observation où se barricader pour surveiller l'endroit sans être vus. Les adolescentes arrivèrent à la hauteur de la cabane du garde chasse, apparemment absent si on en croyait les fenêtres éteintes. Erin se tourna vers Carlie, et désigna la cabane du menton.

« Et si on se cachait là dedans ? » suggéra la Serdaigle, à peu près convaincue par son idée. « De la sorte, on pourrait observer ce qui se passe à l'extérieur tout en étant à l'abri. Hagrid n'est pas là, mais on pourrait fracturer la porte et s'aménager une sorte de poste d'observation. »

L'anxiété de la Serdaigle augmenta d'un cran. Elle n'était pas très à l'aise à l'idée d'entrer par effraction dans une habitation qui n'était pas la sienne, mais à la guerre comme à la guerre...les Mangemorts étaient en train d'envahir le château et de semer la panique, Poudlard se retrouvait assiégé, ce n'était pas le moment d'avoir des scrupules. Sans tergiverser davantage, Erin pointa sa baguette sur la serrure.

« Alohomora » s'écria-t-elle, et le verrou sauta.

Les demoiselles entrèrent dans la cabane et Erin ferma la porte derrière elles. Une fois à l'abri, Erin se sentit un peu mieux. Elle tourna en rond quelques minutes dans la pièce principale, puis elle s'approcha d'une des fenêtres, au demeurant pas très propre. Elle essuya le carreau avec sa manche, puis elle colla son nez à la vitre, pour regarder ce qui se passait dehors.

« Tu vois quelque chose, toi ? » demanda-t-elle à Carlie, la voix nouée par l'angoisse. « Je n'aime pas ça, c'est beaucoup trop calme à mon goût. »

Erin commença alors à se questionner sur la pertinence de la stratégie mise en place par les deux têtes pensantes de l'Armée de Dumbledore. Ce n'était pas qu'elle n'avait pas confiance en Ron et Hermione – surtout Hermione, à dire vrai – mais Erin se demandait en quoi elles pouvaient être utile alors que le cœur de l'action était là bas. L'attente la rendait de plus en plus nerveuse, au point qu'elle bouillonnait de l'intérieur, les doigts crispés sur sa baguette, frustrée de ne pas pouvoir faire autre chose que regarder...et attendre, toujours attendre.

_________________
 

Mais je me lâche la main, je m'éloigne de moi, je me retrouve au matin, sur la mauvaise voie, quand on se perd en chemin, comment venir à bout, de ces efforts inhumains, qui nous mènent à nous?  
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POUFSOUFFLE7ème annéePréfète-en-chefMODO
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DATE & LIEU DE NAISSANCE DATE & LIEU DE NAISSANCE: 3 octobre 1979, Londres
SANG SANG: mêlé
MessageSujet: Re: [25 juin 1997] Bataille - groupe 6 - like thunder from the sky, sworn to fight and die. Dim 8 Nov 2015 - 2:03

Il restait peu d’épreuves à passer, et les vacances seraient enfin là. Pour Carlie, le mois qui venait de s’écouler semblait être l’un des plus longs de sa vie. Avec l’agression d’Adam et Maya, l’état de torpeur dans laquelle l’évènement l’avait plongée et les examens, c’était comme si elle s’était retrouvée plongée au milieu d’une spirale infernale dont elle n’arrivait pas à se sortir. La jeune femme reporta son attention sur l’épais ouvrage d’Histoire de la Magie qui reposait sur ses genoux, à la recherche d’une question à poser à Amaryllis qui se trouvait face à elle. Elle lui avait promis de l’aider à travailler cette matière, mais ce n’était pas une chose aisée. La cinquième année lui avait confié un peu plus tôt dans l’année ses immenses difficultés à ne pas tout mélanger, et Carlie n’avait malheureusement pas de conseil miracle à lui prodiguer. Elle pouvait seulement assister, impuissante, à la persistance de ce problème. Mais si elle pouvait essayer d’alléger le fardeau à son amie, elle ferait tout pour y parvenir.

« J’y arriverai jamais, Lilie ! Toutes ces dates, tous ces événements, tout se mélange dans ma tête et je n’arrive plus à associer les bonnes informations entre elles… Comment est-ce que je vais faire pour répondre à toutes ces questions ? Heureusement qu’il y a aussi l’épreuve de métamorphose demain… »

Carlie lui adressa un sourire qui se voulait encourageant, et ce geste lui provoqua une infime douleur aux zygomatiques. Elle n’avait pas beaucoup souri sur le mois qui venait de s’écouler, elle avait perdu sa joie de vivre. Elle savait très bien qu’elle n’avait été que le fantôme d’elle-même pendant un mois, une présence froide, silencieuse et discrète. Elle essayait de reprendre pieds, mais elle avait le sentiment que les choses allaient empirer dans les mois qui allaient venir. Et cette perspective l’effrayait.
Elle résuma brièvement à Amaryllis ce dont elle se souvenait de l’année précédente, s’aidant également du livre qu’elle avait sous les yeux, pour lui donner les grands axes importants à retenir. L’important était de s’assurer une note suffisante pour valider la BUSE, ne pas nécessairement chercher l’Optimal. Puis elle posa une nouvelle question à Amaryllis, au sujet du code international de la communauté magique. Puis elle ferma les yeux, appuyant sa tête contre le dossier du fauteuil. Elle rêvait d’aller se coucher…

« Lilie ! La-La-La-LA PIECE ! »

Elle sursauta et le livre tomba au sol dans un bruit sourd. Elle savait de quoi Amaryllis parlait, le symbole de l’Armée de Dumbledore, resté inerte pendant 1 an… Pourquoi se réveillait-elle aujourd’hui ? Il se passait quelque chose… L’agresseur était-il de retour ? Ou bien avait-ce un quelconque rapport avec… Elle déglutit avant de s’emparer de la pièce que lui tendait son amie, et elle observa sa tranche. Le rendez-vous était fixé immédiatement, dans le hall d’entrée. Les deux amies se consultèrent du regard avant de se lever d’un même mouvement et, attrapant leurs baguettes, de quitter la salle commune pour rejoindre leurs frères d’armes.

Du fait de la proximité de la salle commune, elles étaient arrivées parmi les premières, retrouvant Ron Weasley et Hermione Granger, avant d’être rejointes par d’autres élèves. Ils n’étaient pas nombreux à avoir répondu à l’appel. Et plus les minutes passaient, plus Carlie doutait de la légitimité de son acte. Etait-ce réellement une bonne idée de se lancer aux devant de tels problèmes ? D’autant plus maintenant qu’ils savaient de quoi il en retournait ? Protéger le château dans l’optique d’une éventuelle agression par des mangemorts, alors que Dumbledore était parti ? L’ancienne Carlie aurait dit que c’était du suicide. Celle qu’elle était devenue à la suite de l’agression de ses amis trouvait que c’était une belle façon de risquer de mourir.
Ils furent séparés en plusieurs groupes, et Carlie regarda ses amis partir, tout en sachant qu’elle avait des chances de ne jamais en revoir certains. Et pour la première fois depuis le début du mois, elle n’eût pas envie de pleurer. Elle se tourna plutôt vers Erin, avec qui elle avait été mise, et serra sa baguette dans sa main. Elles se connaissaient peu, mais les évènements survenus un peu plus tôt les avaient liées d’une certaine façon. Jamais Carlie n’oublierait la main de la préfète en chef qui serrait la sienne, comme pour l’empêcher de sombrer dans le désespoir. Elles n’échangèrent cependant aucune paroles, et se mirent en marche vers le parc, qu’elles étaient censées surveiller. Carlie sentait son cœur palpiter dans sa poitrine, mais elle n’y prêtait guère attention. S’il devait se passer quelque chose, elle n’aurait pas le temps de s’attarder sur des détails. Elle sentait la Serdaigle à ses côtés aussi tendue qu’elle-même devait l’être, ce qui renforça encore sa concentration. Elles n’auraient pas droit à l’erreur ce soir.
Après avoir laissé le château derrière elles, Carlie se retourna vers la silhouette sombre de l’école, brièvement, comme pour évaluer la distance déjà parcourue. La nuit était tellement épaisse que leurs baguettes éclairaient à peine suffisamment pour voir où elles mettaient les pieds. Mais le halo verdâtre au-dessus de la plus haute tour n’aurait pas dû se trouver là. Elle sentit son souffle se figer dans sa poitrine lorsqu’elle discerna les contours de la marque des ténèbres, flottant de manière funeste au-dessus du château. La marque des Mangemorts, le signe qu’ils laissaient derrière eux lorsqu’ils venaient de commettre un meurtre, la preuve qu’ils étaient bel et bien dans l’enceinte de l’établissement. Lequel de ses amis avait péri dans les premières minutes de cette bataille ? Ne pas y penser Carlie, continuer à avancer. Surtout ne pas y penser. Alors elle reprit son chemin en silence, serrant les doigts de sa main libre de baguette, enfonçant ses ongles dans sa paume pour s’empêcher de penser à quoi que ce soit d’autre que cette douleur physique.


« Et si on se cachait là-dedans ? De la sorte, on pourrait observer ce qui se passe à l'extérieur tout en étant à l'abri. Hagrid n'est pas là, mais on pourrait fracturer la porte et s'aménager une sorte de poste d'observation. »

La Poufsouffle scruta l’obscurité, à la recherche de ce que lui indiquait Erin, et elle finit par distinguer les contours de la cabane de Hagrid, visiblement vide. Dommage, elles auraient bien eu besoin du demi-géant pour les protéger… Carlie acquiesça avant de surveiller les alentours tandis que la Serdaigle déverrouillait la porte de la cabane, et elles s’y engouffrèrent sans trop tarder, avant de chacune se positionner à une fenêtre, afin d’observer le parc alentour. Comme si elles allaient réellement réussir à voir quelque chose dans cette obscurité…

« Tu vois quelque chose, toi ? Je n'aime pas ça, c'est beaucoup trop calme à mon goût. »

Carlie observa une nouvelle fois au dehors, avant de soupirer.

« Rien… Et je ne vois pas comment on arrivera à voir quelque chose. On n’a qu’à prier pour qu’ils aient leurs baguettes allumées s’ils passent dans le coin… »

Elle n’aimait pas le tremblement qui perçait dans sa voix, la preuve qu’elle avait peur. Elle inspira profondément, tentant de maîtriser les légers spasmes qui agitaient ses muscles.

« Tu sais, je… Je n’ai jamais réellement eu l’occasion de te remercier pour ce que tu as fait… ce soir-là… » Elle savait qu’Erin comprendrait à quoi elle faisait référence. Elle ferma les yeux un instant, avant de les poser sur la silhouette de la jeune femme, à peine perceptible dans le noir. « Mais ça compte beaucoup pour moi… Et je suis contente de me retrouver avec toi ce soir. »

Elle esquissa un sourire, qui ne serait probablement pas visible, puis elle reporta sons attention sur la fenêtre à côté d’elle. Tout semblait calme au dehors, Erin avait raison, c’était trop calme même. Mais ne valait-il mieux pas ça ? N’était-ce pas plus sûr de se retrouver ici, qu’au beau milieu d’un combat ? Pourtant, Carlie sentait l’adrénaline pulser dans ses veines, attisée par l’envie d’en découdre avec ces ordures et de protéger ses amis avant qu’ils ne risquent d’être blessés, ou pire. Elle savait qu’elle devait faire attention, elle s’était rendue compte qu’elle avait tendance à courir aux devants du danger. C’était pour cette raison, entre autres choses, qu’elle avait accepté une place dans l’équipe de Quidditch de sa maison, pour dépanner Olivia. Mais là, elle n’aurait pas le droit à l’erreur. Et au fond d’elle-même, l’ancienne Carlie craignait de ne pas réussir à empêcher un drame.

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Carlie E. Peters
« And I’m burning yeah I’m burning, I’m burning so deep that just breathing hurts, I’m melting darling, I can’t let go » © Joy
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MessageSujet: Re: [25 juin 1997] Bataille - groupe 6 - like thunder from the sky, sworn to fight and die. Lun 9 Nov 2015 - 22:46

Finnegan craqua une allumette, et sa cigarette s’alluma dans un léger grésillement. La timide lueur rougeâtre brillait dans la nuit noire. Immobile, comme une ombre, il attendait le signal. Ses mains tremblaient légèrement, quand il tirait sa cigarette de ses lèvres. La fumée lui donnait un air fantomatique. Agacé, il aurait rêvé de troquer sa cigarette contre un bon joint, mais le mangemort ne voulait pas prendre le risque de perdre ses capacités. Même si celles-ci n’étaient pas franchement sollicitées, puisqu’il avait été assigné avec Verity Bedwyn à l’arrière-garde, une belle rose empoisonnée. Leur mission ? Créer une ouverture pour permettre le repli de son camp après victoire de la mission. Pas la tâche la plus glorieuse qui soit, et Finnegan commençait à en avoir marre de louper à chaque fois le feu des projecteurs. Il était évidemment que c’était Clyde Bradbury qui lui avait assigné cette tâche, à croire que l’homme de glace ne lui faisait toujours pas confiance. Le mangemort laissa la nicotine entrer dans ses poumons, sentant un peu de sa nervosité s’apaiser. La tension le rendait totalement insensible à la dangereuse beauté de sa camarade de mission, qu'il ignorait royalement. Sa main droite était crispée sur sa baguette magique, dans l’attente insoutenable de l’action.

Soudain le signal, la marque des ténèbres explosa dans la ciel. Les deux mangemorts sortirent de l’ombre, et s’avancèrent dans le parc de l’école, sous la lumière lunaire. Tout était calme, et les deux servants du maitre des ténèbres glissaient sur le sol comme des fantômes. La douce lueur verdâtre les éclairait. Finnegan jeta un coup d’œil au alentour. "Finalement ça va pas être trop compliqué d'assurer les arrières de la troupe." Lança le jeune homme, de son habituelle ton morne teinté de rancoeur, à sa camarade. Le serveur du Chaudron Baveur n'avait pas digéré d'être relégué à l'arrière. Il tira encore une fois sur sa cigarette, laissant promener son regard autour de lui. Puis, à la limite imperceptible, il aperçoit deux silhouette se découper dans la lumière lunaire. Deux silhouette frêle, aux abords d'une vieille cabane du garde chasse.

À la vue des deux jeunes filles, partant se réfugier, le sang de Finnegan ne fit qu'un tour. Sans prendre garde aux protestations de Verity, le blond jeta sa cigarette au sol, l'écrasa avec son talon puis se dirigea à pas lent vers la cabane. Respirant profondément pour tenter de calmer les pulsions de rage qu'il sentait monter en lui, Finnegan accéléra le pas. Il leva sa baguette, à la hauteur de ses yeux, et murmura : "Incendio... incendio... incendio..." De vagues lueurs rougeâtres allèrent s'écraser sur le bois de la cabane, laissant s'échapper des volutes de fumées. Finnegan jura. Il rabattu sa grande capuche sur son visage, puis s'avança encore un peu plus, tournant autour de la cabane pour ne pas se mettre à découvert. "Incendio !" Cracha le jeune homme entre ses dents. Quelques bûches commencèrent à s'enflammer. Finnegan s'approcha de la maison, sortit sa boite d'allumette et en craqua trois d'un coup, qu'il jeta sur le toi de la cabane. Il recula de plusieurs pas, observant les flammes prendre progressivement la cabane. Il pouvait presque entendre des cris aigus sortir par la porte.

Le blond ricana. "Alors mes petits rats, qu'est ce qu'on fait maintenant ?" Puisqu'il n'avait pas eu le droit de participer au réjouissance, il fallait bien qu'il s'amuse un peu.

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ÉLEVEUSE D'ANIMAUX MAGIQUES
    ÉLEVEUSE D'ANIMAUX MAGIQUES
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MessageSujet: Re: [25 juin 1997] Bataille - groupe 6 - like thunder from the sky, sworn to fight and die. Mer 11 Nov 2015 - 18:04

Le soleil descendait sur l'horizon, à travers les nuages, à Pré-au-Lard. Daphne profitait des rayons d'été, pour hâler son teint et faire le plein de vitamine D. Elle était couchée dans l'herbe d'une prairie en bordure du hameau. Près d'elle, Bucky II, son rat, fouillait le sol en quête d'un complément aux graines que la jeune femme lui avait données un peu plus tôt.
La soirée et peut être même la nuit, promettaient d'être longues... Lors de la dernière rencontre de l'Ordre du Phénix, Daphne avait accepté d'assurer une partie de la surveillance de Poudlard, lorsque Dumbeldore quittait  les lieux. Et apparement, il avait choisi d'emmener Harry Potter avec lui, ce soir. Le patronus du Professeru McGonnagal était arrivé quelques heures avant, lui demandant de protéger le parc du château, dans la soirée. Daphne avait donc rempli son sac habituel avec quelques affaires, glissé Bucky II sur son épaule et avait transplané vers le sud.
Arrivée en avance, elle en avait profité pour faire un tour dans les rues du village et n'avait rien remarqué de suspect. Il lui restait un peu de temps, avant qu'Hagrid vienne la trouver aux grilles du domaine de l'école, pour la faire entrer. Avec les protections actuelles, même les alliés du Directeur avaient un accès restreint.

Avant de se lever et de monter au château, Daphne se versa un thé chaud, de sa Thermos. Elle souffla longuement sur le liquide fumant, se demandant si, une nouvelle fois, elle perdrait son temps ce soir, à errer dans les allées sombres du parc ou si Dumbeldore avait eu raison de faire appel à l'Ordre.
Un léger frisson la parcourut. Si elle avait déjà participé à des duels, elle n'avait jamais eu à se battre vraiment, pour sauver sa vie et celle de ses compagnons. Elle ne savait pas comment elle réagirait, face au danger. Un souvenir fugitif passa par son esprit. Elle revoyait sa mère lui demander de ne pas se mêler, de quelque conflit que ce soit. La famille avait connu plus que son quota de héros, morts au cours de la Seconde Guerre Mondiale. Depuis, la tradition familiale encourageait le pacifisme et la survie, plutôt que l'engagement et les combats.
*Désolé, Maman, mais certaines de tes leçons n'ont pas porté leurs fruits...*
Etait-ce du courage? Daphne l'espérait. Ou au moins de la résolution... A moins qu'il ne s'agisse d'inconscience. A vingt ans, on se sent encore immortel. D'autant plus que les morts des dernières années ne l'avaient concernée que de loin.

Sur ces sombres pensées, Daphne revissa le gobelet sur sa Thermos, la rangea, vérifia si sa baguette était bien fixée à sa ceinture et reprit son rat, qu'elle déposa délicatement dans son sac.
Elle partit d'un pas rapide en direction du château, pour arriver à l'heure au rendez-vous fixé avec le demi-géant. Celui-ci arrivait d'un bon pas,  Crockdur à ses côtés et son arbalète dans le dos. Il souriait calmement à son amie. En voyant Daphne, le gros chien se mit à galoper et à aboyer gaiement. Elle s’était toujours bien entendue avec lui.
Viens, mon beau! Comment vas-tu? Et toi, Hagrid? Comment se présente la soirée?
Elle caressait le chien, à travers les barreaux de la grille, en attendant que le Gardien des Clés vienne lui ouvrir.
Tout va bien, Daphne, pour le moment… Espérons que le professeur Dumbeldore a encore été trop prudent…
Il prit la jeune femme dans ses bras, la soulevant d’un bon mètre et la plaquant contre sa barbe touffue. Cela pouvait ressembler à un baiser, pour lui, mais fit éternuer Daphne, qui s’était pris des longs poils dans les narines.
Comment vont tes Sombrals ?

[…]

Après quelques minutes de discussions, sur leurs troupeaux respectifs en remontant vers le château, il prit congé de la jeune éleveuse.
Je vais patrouiller la Forêt Interdite. Nous avons quelques inquiétudes en ce moment. Firenze le Centaure devrait m’accompagner. Bon courage à toi. A demain matin.
Il la salua d’un grand geste de la main et Daphne vit ses pommettes soulevées par son sourire.
Prenez soin de vous. Ne t’inquiète pas pour moi. Dans le parc, je ne risque pas grand chose. Surtout en période d’examens. Même les élèves sont occupés…
Daphne regarda son ami partir. Sa silhouette se découpa longtemps dans le sous-bois, mais elle finit par disparaître dans la pénombre. Prise de nostalgie, la jeune femme commença sa ronde en direction du terrain de Quidditch. Pour s’occuper et éveiller son esprit, elle alluma une cigarette. Elle se demandait si elle pouvait encore faire perdre des points à son ancienne Maison, pour cela et imaginait la tête de McGonnagal si elle la trouvait en train de fumer dans l’Ecole. Elle n’avait jamais vu un seul de ses enseignants, une cigarette ou un cigare à la main. Décidément, les sorciers étaient bien trop sages…

Alors qu’elle arrivait au pied des tribunes, elle vit un nuage vert s’élever dans le ciel. Elle ne comprit pas immédiatement ce qui se passait. Mais lorsque le sort fini de faire effet, elle ne put que frissonner. Elle avait appris à reconnaître la Marque des Ténèbres. Les Mangemorts ne la lançaient qu’en cas de meurtre ! Elle prit sa baguette et courut dans la pénombre vers le château. Elle n’osait pas s’éclairer, pour ne pas signaler sa présence.
Alors qu’elle approchait du bâtiment principal, son attention fut attirée par des lumières à sa droite. Quelqu’un avait allumé un feu dans la cabane de Hagrid. Mais ça ne pouvait pas être le Garde-Chasse. Il devait encore se trouver dans la forêt. Elle devait en avoir le cœur net.
Elle ralentit le pas, pour analyser la situation. Une silhouette était à l’extérieur, en train de lancer des sorts et des objets enflammés sur le toit de chaume. Elle entendait des cris de femme s’échapper de la cabane. Le Mangemort, car s’en était forcément un, semblait seul. Daphne ne réfléchit pas longtemps. Elle fonça au secours des prisonnières. Lorsqu’elle se trouva assez près, elle lança un premier sort. Son Stupefix, passa à près d’un mètre du jeune homme, qui tourna vers elle un regard sombre. Elle tenta un nouveau sort, immédiatement. EXPULSO !
A nouveau, le jet de lumière rata sa cible. Cependant, le sort fit éclater une poutre du jardin de Hagrid. Pour éviter les échardes qui volèrent en tous sens, son adversaire du plonger à couvert.
Daphne en profita pour foncer vers la porte de la cabane. Alors qu’elle tambourinait contre le lourd battant de bois, elle vit un éclair frapper le mur à côté d’elle. Ils étaient donc au moins deux, car le premier Mangemort ne s’était pas encore redressé.
La baguette de Daphne libéra un Protego sur lequel s’écrasa un nouveau maléfice, quand la porte s’ouvrit. Daphne s’effondra dans la cabane, pour voir que deux élèves se trouvaient à l’intérieur. Apparement, l’Ordre n’était pas le seul à protéger le château ce soir. Tant mieux. Cependant, ça ajoutait des responsabilités nouvelles à Daphne, qui devait en plus assurer la protection des deux mineures.
Mais qu’est ce que vous faîtes là, les filles ?!?
Dans son sac, Bucky II couinait, paniqué.
*Maman, peut être avais-tu raison… Ca ne ressemble pas du tout à un duel.*

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"Some cause happiness wherever they go, others whenever they go." Oscar Wilde

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MessageSujet: Re: [25 juin 1997] Bataille - groupe 6 - like thunder from the sky, sworn to fight and die. Dim 15 Nov 2015 - 12:46

VERITY BEDWYN
Ancienne Serdaigle, 33 ans
mangemorte de sang-mêlé,
spécialisée dans la récolte de renseignement

(fiche personnage ici)


Elle attendait  devant cette porte, anxieuse, mais impatiente. On lui avait expliqué le plan lors d'une réunion. Elle ne comprenait pas pourquoi on lui avait assigné une tâche sur le terrain. Elle pensait être nécessaire, être plus que du bétail aux yeux de son maître. C'est pourquoi elle redoutait cette entrevue qu'elle avait pourtant demandé, et qu'on lui avait accordé de mauvaise grâce. Verity savait qu'il était imprudent de contester un ordre, ou une mission. Elle savait qu'elle n'avait pas son mot à dire là dessus. Mais elle voulait juste comprendre.

Quand la porte s'ouvrit et qu'un sifflement désagréable lui arriva aux oreilles, elle regretta quelque peu sa décision. S'avançant de son pas félin et gracieux, elle essayait de garder la tête froide, et haute, face à tous les regards posés sur elle. Elle détestait porter ce masque hideux, qui cachait tout de ses charmes. Oh, elle savait parfaitement ce que le premier cercle des mangemorts pensaient d'elle. Catin, sang impur, ignoble et vulgaire. La femme gardait en mémoire chaque insulte et chaque mot de travers puisqu'un jour, elle se retrouvera au dessus d'eux. Un jour, le nom Bedwyn fera trembler de peur et de respect les plus nobles familles.

"Verity, approche... On m'a rapporté que tu aimeraissss me demander quelque chose."

Frissonnant malgré elle, elle se baissa et garder la tête baissée, saluant son maître. Elle n'avait pas l'habitude de le voir, ses rapports se passaient toujours en compagnie d'un des mangemorts du premier cercle.

"Mon maître" dit-elle d'un ton hésitant, en se mordant la lèvre, "C'est au sujet de la mission de ce soir... Je ne voudrais pas contester votre décision mais je pensais vous être utile d'une autre manière..."

Elle entendit les rires des personnes présentes. Elle savait aussi que son maître souriait. Probablement pensait-il à la meilleure façon de la punir pour l'impudence dont elle venait de faire preuve.

"Oh mais tu l'es, ma chère Verity. Mais j'ai besoin de toi ce ssssssoir. J'ai envoyé beaucoup de mes fidèles en misssssion." Le ton de sa voix était trainant et inspirait de la peur à la Bedwyn, elle persistait donc à laisser ses yeux fixer le sol, contrôlant sa respiration. "Cependant, je n'ai pas envie de t'abîmer. Après tout, tes services me sont utiles". D'autres rires se firent entendre. Verity y était habituée mais cela était toujours aussi agaçant. "C'est pourquoi tu seras dehors, hors du château, à surveiller les sorties pour ceux qui ssssssseront à l'intérieur. Et comme tu le sais déjà, tu ne seras pas ssssseule.". Oui, elle le savait. On l'avait mise avec un jeune gringalet à l'air idiot. Quel binôme de compétition. "Maintenant, va et ne me dérange pas plus... Tu sais ce que tu as à faire, tâche de ne pas me décevoir, ou je serais beaucoup moins clément à l'avenir. Je suis sûre que mes fidèles aimeraient également profiter de tes sssssservices". Son rire démoniaque remplit la salle. La femme pouvait sentir les regards lubriques des plus fous des mangemorts. Elle ne doutait absolument pas de la sincérité de son maître.

Aussi fuit-elle en marchant dignement la salle dans laquelle tous ces êtres immondes se trouvaient. Le parcours vers la reconnaissance et le gloire était très difficile.

[...]

La mission aurait pu être pire, c'est vrai. Cosgrave l'ignorait totalement, et Verity était tendue. Elle ne grinça pas des dents lorsqu'il alluma sa foutue cigarette, l'enviant presque. Personne en vue et rien à faire, la jolie brune n'aimait pas se tourner les pouces. Elle jouait avec sa baguette quand la marque illumina le ciel sombre du château.

Ils devaient se préparer à accueillir leur camarades, vainqueurs. Verity se demandait comme cela s'était passé.

"Finalement ça va pas être trop compliqué d'assurer les arrières de la troupe."

Elle sursauta imperceptiblement à l'entente de la voix de son camarade, muet jusqu'alors. La mangemorte acquiesça sans tenir compte de la noirceur de la nuit. Si personne ne venait troubler la quiétude de leur endroit, il n'y aurait pas de problème et donc, pas de risque le maître la punisse.

Mais cela ne se passa pas comme cela.

Deux silhouettes se distinguèrent d'un côté du parc, et Verity savait très bien comment aller réagir son binôme. Contrairement à elle, il ne voulait pas se contenter de rester les bras croisés à attendre le retour des autres. Il amorçait déjà un geste. "Cosgrave tu restes ici tu vas tout foutre en l'air !". Mais qu'importe ce que la Bedwyn pouvait dire, il ne s'en souciait pas. "Stupide garçon." Elle fut obligée de le suivre, le regardant céder à ses désirs pyromanes en ricanant.

Elle entendit plus qu'elle ne vit arriver la troisième personne qui visait son camarade. Ce dernier du se mettre à couvert à cause de projection de bois enflammé. Elle jura et s'attaqua à la seule personne qui n'était pas encore entrée dans la ridicule cabane. Ses deux premiers sorts ratèrent leur cible. Verity n'avait pas pratiqué le duel autrement qu'en entrainement, et dans une situation réelle, ses capacités étaient réduites. Elle se mordit la lèvre en voulait tenter une troisième fois de toucher sa cible, mais cette dernière disparue derrière la porte. Elle jura de nouveau.

"Bravo ! Maintenant la fumée va rameuter du monde et on ne peut même pas les atteindre puisqu'ils sont enfermés là dedans !" Elle se retourna vers son coéquipier, le regard furieux. Tentée de lui jeter un sort, elle se retint et reporta son attention vers la cabane, qui brûlait. "J'espère que tes sorts sont assez puissants pour les faire rôtir".

Elle n'avait jamais participé à une attaque de ce genre. Habituée à la discrétion et aux manipulations, elle se rendit compte que la situation l'excitait. Le feu lui donnait cette impression de pouvoir, l'impression qu'elle pourrait tout faire sans encombre. Cela lui plaisait énormément.

"Puisqu'on est là, autant continuer."


Relevant sa baguette, elle lança un rapide Ventus qui, grâce à l'air contenu dans le sort, augmenta la puissance des flammes. L'ébauche d'un sourire apparu sur le visage de Verity, tandis que la lueur des flammes faisait danser ses yeux.


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MessageSujet: Re: [25 juin 1997] Bataille - groupe 6 - like thunder from the sky, sworn to fight and die. Dim 6 Mar 2016 - 15:17

Attendre alors que l'on savait que quelque chose de grave était en train de se passer était très angoissant. Les minutes s'égrenaient avec une lenteur impitoyable, accentuant l'anxiété de la Serdaigle qui gardait les yeux rivés sur la fenêtre, dans l'espoir d'apercevoir quoi que ce soit qui soit susceptible de les renseigner sur ce qui se passait dehors. De son côté, Carlie ne voyait rien non plus. Le stress de la préfète était à son paroxysme. Tout ceci ne lui disait rien que vaille, c'était calme, anormalement calme. Si Carlie ne parlait pas, on aurait pu entendre à quel point la respiration d'Erin pouvait être bruyante. Ses doigts étaient tellement crispées sur sa baguette qu'elle pourrait la briser si elle avait plus de force. Son corps entier était tendu comme un ressort, prêt à bondir au moindre danger, comme un diable surgissant de sa boîte. Carlie n'avait pas plus fière allure. Elle aussi avait peur, ce qui était compréhensible au vu de la situation. Pour un peu, Erin aurait aimé qu'il y ait un peu plus d'action. Au moins, être dans le feu de l'action procurait suffisamment d'adrénaline et l'adrénaline combattait la peur. Il n'y avait rien de pire que de se ronger les sangs sans être en mesure de faire quoi que ce soit, l'inactivité la rendait dingue. Agacée, elle détourna le regard de la fenêtre pour se tourner vers Carlie. Cette dernière venait de la remercier pour ce qu'Erin avait fait le soir où Maya et Adam sont partis à la chasse de l'Agresseur. Elle disait que ce n'était pas grand-chose, mais que ça représentait beaucoup pour elle. Erin hocha la tête avec gravité. Dans le fond, réconforter ceux qui en avaient besoin était quelque chose normal, n'importe qui l'aurait fait. Dans les moments les plus difficiles, savoir qu'ils n'étaient pas seuls était parfois la seule façon de dissiper l'angoisse et le chagrin. Ce soir là, Erin aurait aimé pouvoir en faire davantage. La détresse de ses camarades lui avait donné comme un coup de poing au cœur, elle avait laissé son empathie la submerger. Elle n'avait pas oublié la culpabilité qui lui avait broyé les tripes quand elle avait compris qu'elle avait failli à son devoir de préfète en ne se montrant pas aussi intouchable qu'elle aurait dû. En laissant ses propres faiblesses la ronger, elle n'avait pas été efficace. Tout du moins, c'était ce qu'elle avait cru, jusqu'à ce qu'elle ait des retours positifs sur ce qu'elle avait fait ce soir là. Ce que Carlie venait de lui dire venait de l'ébranler au plus profond d'elle-même, et elle dut faire preuve d'une grande maîtrise pour ne pas laisser ses émotions la submerger à nouveau.

« C'est normal. » dit-elle doucement, alors qu'elle adressait un sourire crispé à sa camarade Poufsouffle. « N'importe qui aurait fait la même chose. Quand tout s'effondre autour de nous, c'est en se serrant les coudes qu'on reste forts. Et ce soir...j'ai la désagréable impression que l'histoire est en train de se répéter, encore et encore. »

Dans le fond, Erin était épuisée par tout ce merdier. Elle qui voulait passer une dernière année d'études tranquille, elle s'était fourvoyée jusqu'au bout. Elle n'avait même pas pu passer tous ses examens parce qu'elle avait fait attaque de panique sur attaque de panique, et cela ne semblait pas vouloir s'arrêter. Ce soir, le château était une nouvelle fois attaqué. Cela ne faisait aucun doute, le monde magique était en guerre et la situation n'allait pas s'améliorer d'ici les prochains mois, bien au contraire. Dire qu'Harry Potter avait annoncé le retour de Vous-Savez-Qui dès la fin de l'année dernière et que personne ne l'avait pris au sérieux. Ils auraient dû être préparés à cette éventualité et Erin avait la haine. Elle avait la haine contre toutes ces personnes qui pensaient qu'enseigner la défense aux étudiants n'était pas la solution. Elle avait la haine contre Ombrage et tous les autres. Aujourd'hui, ils subissaient les conséquences de tout ça et Erin commençait à se demander si tout ceci n'était finalement qu'un complot. D'un autre côté, elle doutait que les personnes qui oeuvraient au Ministère étaient suffisamment bêtes pour se tirer une balle dans le pied. Ce serait tout de même un comble, parce que pour exécuter leurs plans tordus, ils n'avaient pas hésité une seule seconde à sacrifier des pions...dont sa mère. Erin serra les poings. Elle refusait de croire que tout ceci puisse faire l'objet d'un calcul parfaitement maîtrisé. Ils n'avaient pas le droit. Ce n'était moralement pas acceptable.

« Carlie, tu as entendu ? » s'enquit Erin avec anxiété, tandis qu'elle entendait de l'agitation à l'extérieur. « J'ai vu de la lumière dehors. Une lumière orange. C'est étrange, c'est comme s'ils s'amusaient à balancer des boules de feu. »

S'amuser, s'amuser, c'était vite dit. Eux s'amusaient peut-être comme des petits fous, mais ce n'était pas le cas des deux élèves piégées dans la cabane. Erin fronça légèrement le nez. Une odeur étrange flottait dans l'air, qui n'était pas là tout à l'heure, elle pouvait le jurer. C'était comme une odeur de brûlé.

« Carlie, ils sont vraiment en train de jeter des boules de feu sur la cabane ! » s'écria-t-elle tout en faisant volte-face pour s'éloigner de la vitre. « La cabane est en train de brûler ! »

Il ne fallait pas être bien intelligent pour comprendre que le bois était un excellent combustible et qu'elles allaient rôtir. C'était pire que tout ce qu'Erin avait pu s'imaginer, et pour cause, le feu était sa plus grande phobie. À l'évidence, ça allait rapidement devenir un problème puisqu'elles n'allaient pas tarder à être encerclées par les flammes. Dès maintenant, il fallait se préparer à se défendre et arroser la cabane d'une série d'Aguamenti. Sur le papier, le plan avait l'air simple mais en pratique c'était loin d'être le cas. Quand Erin était en proie à la panique, elle laissait la paralysie la gagner, la rendant incapable de réagir. La peur anéantissait tous ses réflexes et il s'agissait là de son talon d'Achille. La préfète entendit une voix d'homme, qui provenait de l'extérieur. Probablement celui qui avait incendié la cabane. Il n'allait donc pas les aider.

« Carlie, viens m'aider ! » hurla la Serdaigle tandis que sa voix partait dangereusement dans les aigus. « Aguamenti ! »

De faibles jets d'eau jaillirent de la baguette de la Serdaigle, mais il fallait avouer que les moyens déployés pour maîtriser le départ de feu étaient dérisoires. Ce n'était pas avec des pauvres aguamenti qu'elles allaient se tirer d'affaire. Alors, il fallait qu'elles trouvent le moyen de sortir de la cabane. Car bientôt elles allaient manquer d'air et s'intoxiquer avec la fumée noire. Par réflexe, Erin s'aspergea d'eau pour se couvrir le bas du visage. Respirer au travers d'un linge humide allait assainir l'air. À l'intérieur de la cabane, l'atmosphère était brûlante. Si les Enfers devaient ressembler à quelque chose, ce serait de cette manière qu'Erin se les représenterait. Elle poussa un hurlement strident tandis qu'elle se jetait à plat ventre sur le sol pour éviter une poutre qui venait de se détacher du plafond. Une pluie d'étincelles tomba, la manquant de peu. Puis, elle poussa un hurlement déchirant. Elle n'avait pas totalement réussi à éviter la poutre carbonisée, qui venait de lui tomber sur une jambe, la bloquant au sol. Elle avait senti ses os craquer et la douleur était insoutenable.

« AU SECOURS ! » cria-t-elle en entendant une voix féminine. « On est là ! Venez... »

Nous aider... Sa supplication mourut dans sa gorge, sans jamais franchir ses lèvres. Elle commençait à avoir des difficultés pour respirer. Il était déjà trop tard, la fumée âcre se répandait déjà dans son système, l'empoisonnant peu à peu. Elle était en train de lutter pour sa survie, essayait de déplacer la poutre en vain. Si elle s'en sortait sans être handicapée à vie, ce serait un miracle. Pourtant, il lui sembla que la jambe qui venait d'être broyée par la poutre était la même qui avait souffert pendant l'affrontement avec le Basilic, et qui était encore en cours de guérison.

_________________
 

Mais je me lâche la main, je m'éloigne de moi, je me retrouve au matin, sur la mauvaise voie, quand on se perd en chemin, comment venir à bout, de ces efforts inhumains, qui nous mènent à nous?  
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MessageSujet: Re: [25 juin 1997] Bataille - groupe 6 - like thunder from the sky, sworn to fight and die. Lun 28 Mar 2016 - 0:10

Rester calme et concentrée. Rester calme et concentrée, à l’affût du moindre bruit étranger. Elle pouvait le faire. Elle était capable de laisser ses angoisses des dernières semaines derrière elle et faire face à ces nouvelles difficultés. Mais ce n’étaient que des paroles en l’air elle le savait. Et le silence la terrifiait encore plus. Le moindre froissement dans l’obscurité lui donnait envie de sursauter. Même Erin, quand elle lui répondit de sa voix douce, et pourtant tendue, lui fila une peur bleue. La modestie de sa camarade lui arracha un sourire, douloureux tant ses muscles étaient crispés, et Carlie reporta son attention sur l’extérieur, scrutant l’obscurité.

Puis soudain, elle entendit des pas, distinctement, et raffermit sa prise sur sa baguette dans un réflexe presque convulsif. Elle jeta un coup d’œil rapide à Erin, qui semblait l’avoir remarqué également.

« Carlie, tu as entendu ? J'ai vu de la lumière dehors. Une lumière orange. C'est étrange, c'est comme s'ils s'amusaient à balancer des boules de feu. »

Carlie acquiesça d’un signe de tête, et posa un doigt sur ses lèvres, intimant à la jeune femme le silence. Un nouvel éclat orangé illumina l’intérieur de la cabane, comme pour appuyer les dires de la préfète. Puis Carlie commença à sentir l’odeur âcre de la fumée. Erin avait raison, ces enfoirés faisaient brûler la cabane ! Savaient-ils qu’elles se trouvaient à l’intérieur ? Le cri d’Erin la fit sursauter, tandis qu’elle confirmait ses doutes, et Carlie la rejoint au centre de la maisonnette. La chaleur commençait à se faire sentir, et le crépitement des flammes commençait à se faire entendre, menaçant. Elles étaient prises au piège. Et le choix était difficile entre brûler vives et se précipiter dans les bras de leurs agresseurs. Carlie tournait sur elle-même, cherchant un point d’eau quelconque, une issue qui leur permettrait de rejoindre la nuit noire… Mais à part un tonneau plein de choses gluantes et étranges, rien d’utile ne se trouvait dans la cabane du garde-chasse. Elle s’approcha de la porte de derrière, qu’elle tenta d’enfoncer d’un coup de pied, mais cette dernière ne bougea pas d’un pouce. Elle était verrouillée. Carlie leva les yeux lorsque le crépitement se fit plus intense, et la peur la saisit au ventre lorsqu’elle vit les flammes orangées lécher la poutre au-dessus de sa tête. Elle savait qu’elle devait bouger, mais elle était paralysée. Elle n’entendait plus que le crépitement, assourdissant. Ce crépitement qui habituellement la berçait dans la salle commune, mais qui cette fois semblait signer son arrêt de mort.

« Carlie, viens m'aider ! Aguamenti ! »

La voie d’Erin la sortit de sa torpeur comme un choc électrique. Elle était une sorcière, et ça, Carlie avait tendance à l’oublier dans les situations de péril, comme si sa nature moldue remontait à la surface. Mais elle avait une arme, et elle savait s’en servir. La jeune femme pointa sa baguette vers l’un des murs de la cabane qui commençait à se calciner et cria la formule magique avec l’énergie du désespoir. Le jet s’évapora dans les airs. Erin ne s’en sortait visiblement pas mieux qu’elle… Concentration Carlie, pour ne pas mourir. Surtout pas ce soir. Elle pensa à son père, à l’immense chagrin que sa mort lui provoquerait. Elle pensa à sa mère, qu’elle aimerait avoir une chance de revoir un jour… Et le jet suivant se montra plus puissant, s’écrasant avec force sur le bois. Mais ça n’avait pas suffi à éteindre les flammes. Puis le hurlement strident d’Erin retentit, glaçant d’effroi. Carlie se retourna vivement vers elle, juste au moment de voir la poutre enflammée s’abattre sur la jambe de celle qu’elle considérait désormais comme son amie. Le cri qu’elle poussa rejoignit celui d’Erin, et Carlie se précipita vers elle en un bond. Et Carlie l’entendit, cette voix de femme, à qui Erin tentait de s’adresser dans son agonie. Pourvu que celle-ci soit de leur côté… Carlie tenta de faire léviter la poutre qui bloquait la jambe d’Erin afin de la libérer de son entrave, mais celle-ci s’avérait trop friable et elle ne parvenait à retirer que des morceaux de bois… Jurant entre ses dents, Carlie hésita à envoyer ses mains directement dans les flammes. Mais ce n’était certainement pas une bonne idée.

« Ca va aller Erin, je te le promets. Ca va aller, tiens bon, je vais te sortir de là ! »

Une nouvelle poutre se détacha du toit et tomba juste à côté d’elle, projetant une gerbe d’étincelles. Carlie tentait de se concentrer pour réussir son sortilège de lévitation cette fois, et seule la chaleur à proximité de son visage la sortit de sa transe. Elle réalisa avec effroi qu’une partie de ses cheveux bruns était en train de se consumer. Elle pointa sa baguette sur ses cheveux avant de lancer un nouvel Aguamenti, qu’elle dirigea ensuite sur la jambe d’Erin pour mettre fin à l’incandescence de la poutre.

La porte s’ouvrit soudain dans un fracas assourdissant, révélant une haute silhouette émergeant au milieu des flammes.

« Mais qu’est-ce que vous faîtes là, les filles ?!? »

La peur céda vite la place au soulagement. Peu importait qui était cette inconnue, si elle n’avait pas déjà essayé de les tuer, c’était qu’elle était là pour les aider.

« Vite, il faut m’aider à la dégager de là ! La cabane ne va pas tarder à s’effondrer, mais on ne peut pas la laisser brûler là ! »

Le désespoir faisait trembler sa voix, et les bruits de voix qui se rapprochaient à l’extérieur firent remonter la terreur en elle. Elle ne s’était pas rendue compte qu’elle pleurait. Tentant de reprendre son souffle, elle s’étouffa à demi à cause de l’épaisse fumée qui tourbillonnait désormais dans la cabane. Elle raffermit une nouvelle fois sa prise sur sa baguette, avant de la pointer de nouveau sur la jambe d’Erin, dans une ultime tentative désespérée. La poutre se souleva de quelques centimètres et elle parvint à l’envoyer à un mètre d’elles à peine. Puis elle aida Erin à se relever, la laissant s’appuyer sur elle. Elles devaient sortir affronter leurs ennemis… La distance qui les séparait se la porte semblait immense dans cet enfer, et le bois qui craquait de façon de plus en plus assourdissante n’augurait rien de bon. La Poufsouffle aspira des cendres, et commença à s’étouffer, ce qui rendait la tâche encore plus ardue qu’elle ne l’était déjà. Elles atteignirent finalement la porte et le parc, couvertes par leur alliée qui les protégeait des jets de lumières lancés par les mangemorts. Carlie aida Erin à se cacher derrière l’une des citrouilles géantes de Hagrid, et lui intima de se taire. Puis elle se releva, jetant un dernier coup d’œil à l’ombre de son amie, avant de rejoindre l’inconnue qui les avait sauvées. Il était temps de lutter pour sa vie. Encore.

_________________

Carlie E. Peters
« And I’m burning yeah I’m burning, I’m burning so deep that just breathing hurts, I’m melting darling, I can’t let go » © Joy
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[25 juin 1997] Bataille - groupe 6 - like thunder from the sky, sworn to fight and die.

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