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[Mer 25 juin 97, Bataille] GROUPE 3 - Au bout de la patience, il y a le ciel...

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AVATAR : Rien
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MessageSujet: [Mer 25 juin 97, Bataille] GROUPE 3 - Au bout de la patience, il y a le ciel... Sam 24 Oct 2015 - 22:03

WARREN KENT
Ancien Serpentard - 38 ans - Sang Pur
( Fiche originale de ce scénarii par Jimmy J. Kent )

Warren avait adopté un pas lent, écrasant un mégot de cigarette d’un pied négligeant tout juste comme il passait sous l’enseigne de la boutique Barjow et Beurk où on lui avait donné rendez-vous. À l’intérieur, quelques visages connus – comme ceux de Fenrir ou de Lestranges – et quelques autres silhouettes – étrangères pour la plupart – dont celle du Seigneur des Ténèbres, qui se tient bien droit face à l’armoire à disparaître, guettant le signal du rejeton Malfoy qui tardait à venir.

Quelle idée de confier pareille mission à un gosse… songea silencieusement le mangemort Kent, qui n’avait pas hésité une seule seconde à abandonner sa propre progéniture lorsqu’il avait été temps de choisir entre ses ambitions et ses « responsabilités ». S’il n’avait jamais rencontré Drago, Warren était tout de même persuadé que le petiot  n’était ni prêt ni compétant, mais il n’était au final qu’un instrument, un petit engrenage du plan suprême dont il serait rapidement écarté une fois son rôle parachevé.

Le mangemort baissa donc un peu la tête en se faufilant parmi les sorciers présents, évitant de croiser les regards qu’il n’avait simplement pas envie de soutenir – son retour au pays n’ayant peut-être pas fait l’unanimité qui sait – pour se ranger finalement auprès de Gibbon, un grand type qui serait son acolyte pour la soirée. Les deux hommes se connaissaient vaguement en raison de correspondances échangées depuis sa Transylvanie d’adoption et tout portait à croire qu’ils allaient faire équipe. Leur mission consistait à faire apparaître la marque des Ténèbres dans le ciel étoilé qui surplombait la tour d’astronomie afin d’attirer l’attention de ce fichu vieux barbu qui faisait obstruction à leurs projets.

Ainsi, Warren s’était engouffré dans l’armoire de chêne une fois son tour venu, entraînant dans son sillage son condisciple pour la soirée. L’idée de parcourir à nouveau les corridors de Poudlard ne chatouilla ni sa sensibilité ni sa nostalgie bien qu’il se surprit à sourire face à la pitoyable tentative de quelques étudiants de les contenir dans la salle sur demande. Pauvre mioches, que croyaient-ils? Que des années d’études de la magie noire allaient êtres mises en échec par quelques baguettes tremblantes? Enfin, il s’agissait presque tous de stupides Gryffondor, certaines choses ne changeaient donc pas.

« Kent, grouille, par là… » cracha Gibbon dont la voie trahissait une certaine excitation.

Il est vrai qu’il n’étaient pas là pour rôtir des chamallows sur le dos de quelques mioches. En fait, le désintérêt du groupe en mission pour cette futile résistance était tel qu’ils abandonnèrent rapidement ces élèves aux bons soins de Rohan O’Quinn, une jeune baguette possiblement apte à les contenir tous d’un seul élan. Suivant les instructions qui leur avaient été confiées donc, l'ancien Serpentard s’arrêta net au pied de l’escalier qui conduisait au sommet de la tour d’astronomie tandis que son collègue fonçait à la fenêtre la plus proche, baguette dégainée et sortilège en bouche.


Perdu dans la contemplation de cette lueur verte qui déchirait désormais le ciel, Warren eu tout juste le temps de percevoir un sifflement sur sa gauche avant de tirer sa propre baguette de l’intérieur de sa cape. Un sortilège perdu venait tout juste de s'écraser contre le mur ou il s'était tenu quelques secondes plus tôt et à en juger par le trou qu'il avait laisser dans la surface de pierre, il n'avait pas été lancé par un de ces petits premiers de classe souhaitant jouer les héros.

« Je vais voir comment le louveteau s'en sort... » lança Gibbon avant de détaler sans demander son reste, répondant à l'appel du combat comme un sombral face à une pomme bien croquante.

Warren, pas inquiet le moins du monde, abaissa temporairement sa garde en s'efforçant toutefois de gravir quelques marches. Si jamais une vigile digne de ce nom avait été mise en place par la résistance, il aurait assurément l'avantage terrain de tenir la position la plus facile à défendre. En vérité, la perspective de la mort de Dumbledore le laissait plutôt indifférent et il n'y avait aucun mérite à tenir tête à quelques adolescents aux hormones suffisamment déréglées pour leur faire croire à leur capacité à engager un duel avec des sorciers de leur acabit. Non, Warren n'était pas rentré au pays pour ça. Il voulait plus, il était là pour la suite, pour bien plus que...

VVVVLAM!

Ce sortilège-là ne s'était pas égaré en chemin, atteignant avec précision la cible pour laquelle il était destiné. La vieille porte constituée de planches de cèdre s'était refermé en un seul élan, se scellant sous l'impact violent du mouvement. Quelqu'un tentait-il de protéger l'accès à la tour depuis l'extérieur? Warren poursuivi son ascension de quelque marches encore, se dissimulant au premier détour de l'escalier colimaçon, guettant sa respiration et tenant fermement sa baguette.

Collègue ou pas, le prochain sorcier à passer cette porte serait foudroyé sur son seuil, parole de Kent.
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PERSONNEL DE POUDLARDProfesseur d'Etude des Runes
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MessageSujet: Re: [Mer 25 juin 97, Bataille] GROUPE 3 - Au bout de la patience, il y a le ciel... Lun 26 Oct 2015 - 17:26

listen to the teacher
Il avait son prénom au cœur comme une fleur enracinée, mais morte et oubliée. Et son parfum était celui des rêves et des silences, d'un feu sous la glace peut-être, d'elle surtout.  Elle, pourquoi ici, pourquoi maintenant ? Poudlard, alors qu'elle avait été moldue, et son fantôme était l'ombre de Wotan  entre chien et loup alors qu'elle l'appelait peut-être.
Un rêve, le fantasme des longues nuits d'insomnies sans haines, sans colères, sans raison. Il ne dormait pas, voilà tout, et quelle importance ? Est-ce qu'elle lui manquait un peu plus qu'il y a un mois, qu'il y a un an ? La vérité était là : elle était le deuil,et l'absence sans passé ni futur, un simple présent entre jours et nuits, rêves et illusions.
Il avait hésité bien sûr, demander de l'aide, faire quelque chose. Une potion à Rogue, quelque chose pour avoir plus de quatre heures de sommeil par nuit, aller à Pré au Lard, commander quitte à payer plus cher plutôt que de demander à l'autre professeur.... Il avait hésité, il n'avait rien fait.  Lâcheté, fatalité, culpabilité peut-être un peu, des choses qui ne disparaissaient pas. Oh bien sûr devant les élèves, Wotan le cachait. Aucun enfant n'avait à payer pour des douleurs dont ils n'étaient responsables en rien. Chacun portait sa croix, ses traumatismes, jeunes comme vieux, il n'était pas l premier à pleurer un amour perdu, il ne serait pas le dernier. Quant à sa capacité à reconnaître, à porter en lui des émotions qu'il ne savait exprimer, disons simplement que cela ne le rendait que d'autant plus froid, cruel put-être. Il n'était pas un homme honorable, ne s'en réclamait guère. Porter des vertus que peu possédaient mais que tous exigeaient ne l'intéressait pas. Il ressentait de temps à autre une envie de violence sans rien cependant pour l'assouvir. La pratique de l'escrime lui manquait peut-être, bien qu'il ait arrêté bien avant le meurtre des siens et qu'à son club il n'avait compté aucun ami.
Le bruit des épées, des lames peut-être, il ne savait pas.

Qu'importe, la soirée était jeune, plus jeune qu'il ne l'avait un jour jamais été. Par pur ennui, le professeur lança ses runes, et les osselets ne montrèrent rien au premier abord sinon un brouillon habituel. A la troisième tentative, quelque chose d'autre se dessina, qu'il ne pouvait nommer cependant. Wotan ne pouvait en parler, il n'était pas devin et connaissait les limites de sa magie, cependant son mauvais pressentiment ne le quitta pas. Il y repenserait, des heures plus tard,  dans l'école désorganisée sous l'attaque.

Wotan se croyait comme endormi pourtant, et tout avait la saveur d'un rêve. Les couloirs déserts, lui comme seul et unique adulte de ces lieux auxquels il n'appartenait pas pourtant...  Mais rien de grave ne pouvait arriver, il en était convaincu. Rien de grave, rien d'important. Parce qu'elle était venue après tout, mauvais souvenir, douce vengeance. Cruelle femme pas vrai ? L'obliger à repenser à elle ainsi alors qu'il lui faudrait se battre sûrement. Comme un éclat de rire, celui qu'ils n'avait jamais partagés, un poing levé au ciel pour proclamer que les batailles ne servaient à rien, qu'il ne mourrait ps aujourd'hui non plus, qu'elle lui resterait inaccessible. Aussi inaccessible que lui l'avait été pour elle de son vivant.
La marque dans le ciel ne lui inspirait aucune crainte, Wotan s'asservissait à des symboles bien plus vieux et puissants après tout, lui qui ne se réclamait d'aucune magie blanche ou grise. La Marque ne possédait pas même une malédiction, rien. Une fois, alors qu'il en expliquait le concept à sa femme, celle-ci se contenta de lui faire découvrir les malabars et leurs décalcomanies « Tu vois ? C'est la même chose, un simple truc de groupe ». Dieu qu'elle lui manquait....

Tous les élèves ne s'élançaient pas baguettes en main heureusement, Wotan en croisa quelques uns de plusieurs maisons différentes qu'il renvoya aux salles communes pour rassurer et protéger leurs cadets. A deux septièmes années dignes de confiance et qu'il savait doués, il donna la tâche de se rendre à l'infirmerie pour ramener avec eux les traitements d'élèves en ayant besoin. Oui il y avait des asthmatiques à Poudlard, oui le monde sorcier avait aussi des handicapés, oui comme chez les moldus, on les oubliait plus que régulièrement.

Lui-même s'élança vers la Tour d'Astronomie d'où d'après recoupement de témoignages, venaient la marque. Il chargea un élève de fermer la porte derrière lui avant de se mettre à l'abri, conscient de la difficulté de l'endroit pour se battre et ne désirant pas de dommages collatéraux. Et les ombres étaient pleines, il n'eut aucun mal à s'y cacher, souple et rapide comme une ombre lui-même. Quelqu'un d'autre était ici, au moins une personne. Alors Wotan lança ses premiers sortilèges, agressif comme un serpent, n'acceptant de ne toucher qu'aux yeux ou au cœur car rien d'autre n'avait d'importance.
Il s'avança un peu plus dans les marches glissantes, ne réclamant aucun duel d'honneur, ne souhaitant pas venger la marque, l'intrusion. La marque, il s'en foutait. Un dessin dans le ciel, une bêtise, une idiotie, et ses yeux brûlaient d'un éclat noir, bien trop noir alors qu'enfin il faisait face à Kent, inférieur à lui comme le démon le serait à lange, prêt à l'agripper pour ne le faire chuter qu'encore plus fort.

 « Inutile de se perdre en bavardages, vous n'allez rien avouer, vous n'allez pas vous rendre. Très bien, alors battons-nous » 
(c) AMIANTE

_________________

Once I had dreams now they're obsessions
Now I'm where I want to be and who I want to be and doing what I always said I would and yet I feel I haven't won at alll
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MessageSujet: Re: [Mer 25 juin 97, Bataille] GROUPE 3 - Au bout de la patience, il y a le ciel... Lun 26 Oct 2015 - 22:38



Au bout de la patience, il y a le ciel...
Warren, Wotan, Johanna, Lowell & Olivia

Kill of the night - Gin Wigmore “This is a bad town for such a pretty face...”

Résumé : ◉ Olivia est dans une salle de classe entrain de surveiller deux élèves en retenues;
◉ Elle comprend le signale du Gallion et annule la retenue pour aller rejoindre l’AD qu’elle trouve sur son chemin en cherchant à se rendre à l'ancien lieu de réunion;
◉ L’AD forme des équipes, elle se retrouve avec Johanna. Elles doivent aller patrouiller dans la tour d’astronomie et prennent, par conséquent, la direction de la tour d'astronomie;
◉ Sur leur chemin, elles voient la marque par la fenêtre puis, en se dirigeant toujours vers la tour, croisent Wotan;
◉ Wotan ordonne à Johanna de retourner à sa salle commune (elle n’en fera rien) et à Olivia d’aller chercher des traitements au cas où (elle fera tout de travers);
◉ Olivia oublie Johanna et va vers l’infirmerie. Elle se rappelle de Johanna une fois qu’elle a plein de médocs dans les bras;
◉ Elle retourne à la tour d’astronomie avec les médocs (plutôt que d’aller les porter là où ils seraient normalement utiles) dans l'intention de retrouver Johanna;
◉ Arrivée à la tour d’astronomie, un duel a lieu dans les escaliers. Elle monte en pensant que Johanna se trouve à l’étage et tente de dégager le chemin en s’attaquant au mangemort en pleine gorge avec une fiole;
◉ Elle croit comprendre que Johanna n’est pas en haut et redescends, mais échappe des fioles dans sa démarche;
◉ Du coup, présentement, elle est entrain de descendre tout en ramassant les fioles qui déboulent les marches ou tombent dans le vide pour celles qui ne sont plus dans ses bras.


E
lle avait mis sa main dans sa poche sans trop savoir à quoi s’attendre. Tentait-on de lui jouer un vilain tour ? Non, ce n’était pas le genre de Stella Rowell, et l’autre, l’autre ne devait pas plus avoir envie de se trouver au même endroit la semaine prochaine. Mais cette chaleur, elle ne l’hallucinait pas. Sa cuisse droite était-elle en feu ? Non, non, il n’y avait pas signe de fumée. Mais la poche de sa robe ne semblait plus avoir de fond. Elle qui n’y mettait jamais rien se demandait ce que l’on avait bien pu y glisser... puis elle le sentit entre ses doigts. Ce petit objet métallique dont la température n’avait cessé d’augmenter. Elle n’osa pas le sortir immédiatement de sa poche, trop consciente des risques qu’impliquaient d’être associée à pareille organisation. « Je reviens. » Elle était sortie dans le couloir, avait sorti le faux Gallion de sa poche et figea pendant ce qui lui sembla être une éternité. Cinq secondes. Là ? Maintenant ? Mais pourquoi ? La préfète en chef rangea l’objet dans sa poche et retourna dans la salle de classe où elle avait été chargée de surveiller deux élèves en retenue. Comment allait-elle s’en débarrasser ? Mauvaise question. Les deux concernés ne devaient attendre que ça. « Vous pouvez retourner à vos salles communes. » Ils croyaient à une mauvaise blague. « Je suis sérieuse. Cette retenue n’était qu’un avertissement, vous pouvez y aller. Tâchez seulement de ne pas recommencer. » Une boule commença à se former dans le creux de la poitrine de la Poufsouffle tandis que les deux élèves se levèrent, sceptiques. Pourquoi une réunion. À cette heure ? La salle sur demande n’avait-elle pas été réduite en miettes ? Que se passait-il ? « Ne vous attardez pas dans les couloirs. » Olivia les regarda quitter la pièce et prendre chacun la direction de la salle commune de leur maison d’un pas rapide. Leur avait-elle fait peur ? Non, c’était elle qui avait peur. Mais personne n’ignorait les bizarreries qui se déroulaient dans les couloirs la nuit. Et par bizarreries, elle parlait bel et bien des allées et venues de dangers en tout genre. *On t’attend…* Mais où ? Son cœur s’affolait déjà tandis que ses jambes la guidaient naturellement en direction du lieu qui avait accueilli les dernières réunions auxquelles elle avait participé.

Des voix provenant du Hall d’entrée attirèrent son attention et elle se préparait déjà à contraindre ces élèves à retourner à leur salle commune lorsqu’elle réalisa qu’ils étaient tous là. Ou presque.
« Que se passe-t-il ? » On lui expliqua la situation rapidement. Trop rapidement. Les questions s’accumulaient plus vite dans sa tête que ne le faisaient leurs réponses. « Keinwood ? » On venait de lui associer une partenaire, mais où se trouvait-elle ? Ses yeux avaient beau chercher, cela lui pris un certain temps avant qu’elle ne réalise que l’élève de Serdaigle se trouvait juste à côté d’elle. L’armée de Dumbledor commençait à se diviser lorsque la tâche qu’on leur avait assignée à toutes deux fut enfin comprise de l’élève de septième année. Avaient-ils tous perdus la tête ?

Les deux adolescentes s’avançaient dans les couloirs, lentement. Olivia n’était pas particulièrement pressée d’arriver à destination, ayant appris cette année que de courir après le danger ne le faisait pas fuir. Acculé au pied du mur, tout individu savait se montrer menaçant et elle ne tenait pas non plus à se le prouver. D’ailleurs, elle n'avait pas non plus sorti sa baguette, et ce même lorsque tout son corps se paralysa quand son regard capta une lueur verte en provenance de l’extérieur.
« Johanna… » L’élève de Poufsouffle se rapprocha de la fenêtre. « La tour d’astronomie… » À croire qu’elle était, tout comme Wright, destinée à mourir cette année. *Ce château va finir par tous nous tuer.* Elles accélèrent le pas. Non pas parce que soudainement, la préfète ressentait l’urgence d’aller sur les lieux, mais seulement parce qu’elle n’était plus capable de modérer son pas pour s’en tenir au rythme minimum. « Monsieur Nielsen ! » Enfin quelqu’un de responsable qui leur dirait à toutes deux de foutre le camp et d’aller dormir ! Non… pas tant. « À l’infirmerie ? Mais pourqu- Okay, okay. » *Des traitements, des traitements.* Avec cette nouvelle mission en tête, Olivia en oublia totalement la présence de sa partenaire… et ce n’est qu’une fois s’être emparée de plusieurs traitements dans différents placards de l’infirmerie qu’elle s’élança de nouveau en direction de la tour d’astronomie. *Qu’est-ce que j’ai fait, qu’est-ce que j’ai fait!* On pouvait entendre les flacons s’entrechoquer tandis qu’elle courait, les bras chargés de potions dont elle avait à peine pris le temps d’en lire les étiquettes. Quelle idée avait-elle eu de laisser Johanna derrière ? Cette idiote, pourquoi ne l’avait-elle pas suivi aussi ? La tour d’astronomie. N’avait-elle pas vu le symbole dans le ciel ? *On va tous mourir… encore.* Arrivée tout en bas de la tour, Olivia commença à monter les marches au pas de course. Elle pouvait entendre on ne peut plus clairement l’échange de sortilèges qui avait lieu et n’était pas particulièrement rassurée de constater que la plupart étaient informulés. Ni de voir les marques qu’ils avaient laissés sur les murs et… Un sortilège perdu lui passa tout juste au-dessus de la tête. *Ma baguette!* Rien à faire, son cerveau n’arrivait plus à prioriser ses actions. S’emparer de sa baguette avait beau être important à sa survie, conserver toutes ces fioles en bon état lui semblait quand même être la meilleure chose à faire. Et à côté de tout ça, elle avait toujours l’élève de Serdaigle à retrouver.

« Johanna !? » Olivia crut reconnaître la voix du professeur d’Études des Runes qui lui ordonna en quelque sorte de garder ses distances si ce n’était pas de fuir. « Savez-vous où se trouve Johanna, je ne peux pas partir sans ell- » Un autre sort, peut-être pas aussi perdu cette fois-ci, passa tout près de l’élève de septième année qui crut un instant qu’elle allait débouler les marches tant l’esquiver la força à se contorsionner. « J’ai dit : je ne pars pas sans Johanna, Monsieur ! » La capitaine de l’équipe de Quidditch de Poufsouffle crut comprendre qu’un autre élève s’était enfermé quelque part.

En haut ?

La poursuiveuse tenta de maintenir les fioles dans le creux de son bras gauche à l’exception d’une seule. Si Johanna se trouvait en haut, il lui fallait trouver un moyen de libérer la voie et le seul moyen qu’elle avait trouvé pour l’instant était de s’en prendre à l’opposant du professeur. Ou plutôt, à sa gorge. Geste irréfléchi ? Ou réfléchi, mais pas assez ? Qu’importe. La préfète le regretta dès que sa main eut lancé le dit objet. Encore plus lorsque son regard croisa celui du mangemort. Et plus encore lorsque Nielsen sembla lui indiquer que non, l’élève ne se trouvait pas en haut.

En bas ?

La capitaine fit volteface, mais la peur, l’angoisse, ses tremblements, ceux de la tour, l’action qui se rapprochait un peu trop d’elle, tout cela fit en sorte qu’elle échappa une fiole et puis deux et qu’en tentant de les ramasser, en échappa plus qu’elle ne parvenait à en récupérer.
« Non, non, non, non, non… »


Dernière édition par Olivia Richester le Dim 1 Nov 2015 - 3:12, édité 6 fois
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SERDAIGLE7ème année
    SERDAIGLE
    7ème année
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INFOS PERSONNAGE
SITUATION AMOUREUSE SITUATION AMOUREUSE:
DATE & LIEU DE NAISSANCE DATE & LIEU DE NAISSANCE: 08.02.1980 à Londres
SANG SANG: mêlé
MessageSujet: Re: [Mer 25 juin 97, Bataille] GROUPE 3 - Au bout de la patience, il y a le ciel... Mar 27 Oct 2015 - 13:54


La soirée avait jusque-là été calme pour Johanna. Elle se remettait doucement de la perte de son frère et du rejet de ses parents, mais les gens pouvaient encore apercevoir sur son visage les heures de sommeil perdus depuis maintenant un mois et demi et les nombreuses heures qu’elle avait passé à pleurer la perte de cette famille qu’elle avait longtemps idolâtrer et qui n’existait désormais plus. Cependant, malgré ces pensées un peu négatives, elle avait réussi à étudier et à terminer les différents devoirs pour la semaine qui venait de commencer. La salle commune des Serdaigles était calme ce soir-là et rien n’indiquait qu’il se passerait quelques choses d’extraordinaire cette nuit-là. Johanna s’arrêta quelques minutes de travailler et attraper sa grosse peluche blanche qui somnolait sur un des canapés de la salle commune. Elle resta pendant une dizaine de minute à caresser et à câliner la seule personne qui lui procurait encore un infime sourire malgré ce que la bleue et bronze traversait.

Alors qu’elle embrassait la fourrure blanche du félin, elle ressentit une brûlure au niveau de sa jambe. Cette chaleur provoqua un sursaut de la part de l’aiglonne qui fit peur à Neige. Celui-ci s’échappa des bras de sa maîtresse et alla se réfugier sur son lit dans le dortoir. Johanna passa sa main dans la poche qui lui avait provoqué cette brûlure et attrapa une pièce en or de sa poche et elle aperçut que celle-ci avait commencé à rougir à cause de la chaleur qu’elle évacuait. Johanna put lire une inscription sur la pièce ce qui l’étonna encore davantage : Hall d’entrée. Cette pièce avait servi à Johanna lors de sa cinquième année pour rejoindre les réunions de l’armée de Dumbledore qu’avait ouvert le trio d’Harry Potter afin de contrer Dolores Ombrage qui sévissait au château. Elle savait que l’inquisitrice avait quitté le château et ne comprenait pas qu’on utilise encore cette pièce alors qu’il n’y avait pas l’air d’avoir une menace quelconque ce soir-là. Néanmoins, sa curiosité pris le dessus sur ses  différentes interrogations. Elle alla ranger ses affaires dans son dortoir, attrapa sa baguette et sortit de la salle commune sans aucune appréhension ni aucune inquiétude.

En sortant, elle croisa d’autres élèves de sa maison, tel qu’Erin ou Wayoth, qui eux aussi, se dirigeait vers le hall d’entrée. Avait-il eu leur pièce qui s’était mis à les brûler, eux aussi ? Aucune idée, mais ça commençait à devenir très louche. Ses interrogations reprirent de plus belle et elle accéléra le pas en direction du hall. En arrivant près de la grande porte, elle vit que tous les élèves s’activaient dans tous les sens et qu’il se murmurait des choses incompréhensibles mais qui visiblement faisait peur à certain. Que se passait-il, bon sang ? Elle distingua un groupe composé des membres de l’AD qu’elle s’empressa de rejoindre afin d’en savoir plus. Certains partaient en groupe, d’autres restaient à attendre. Johanna commençait à être complétement perdue et à se demander si elle avait eu raison de descendre au lieu de continuer ses révisions. Elle s’approcha alors de deux Gryffondor qu’elle n’eut aucun mal à reconnaître puisqu’il s’agissait de Ron Weasley et d’Hermione Granger. Deux des membres du trio d’Harry Potter qui avait créé l’AD. Elle écouta avec attention ce que les deux lions avaient à dire. Il se passait apparemment quelques choses de grave au château et il fallait absolument le protéger. Johanna se demanda si c’était vraiment si grave que ça vu qu’il n’y avait aucun professeur aux alentours pour confirmer. Elle n’eut pas le temps de réfléchir qu’on la plaça avec Olivia Richester, une Poufsouffle qui était préfète-en-chef. Johanna ne la connaissait pas beaucoup mais elle n’avait entendu que du bien d’elle. Et son rang rassura un peu la bleue et bronze qui commençait à se demander si ce n’était pas une très mauvaise blague.


Alors qu’elle était plongée dans ses pensées, qu’elle avait déconnecté momentanément son cerveau, elle revint à la réalité lorsqu’elle entendit son nom. « Keinwood ? ». Elle ne reconnut pas la voix tout de suite, c’est en regardant autour d’elle, que Johanna s’aperçut que c’était Olivia qui la cherchait. Elle s’approcha de la jaune et noir avant de lui répondre «  Pas besoin de crier, je suis là. » Effectivement, elle était là, et elle regrettait vraiment d’être descendue. Une fois que les deux jeunes femmes eurent bien pris connaissance de la tâche qui leur était assigné, elles s’en allèrent vers la tour d’Astronomie. La Serdaigle n’était pas très rassurée et espérait vivement que sa co-équipière savait où se trouvait la tour. Johanna n’étudiait pas l’Astronomie et n’avait donc aucune raison de se rendre à cet endroit. Elle suivit donc avec attention sa partenaire, afin de ne pas se perdre. Des milliers de questions se perdaient dans la tête de la bleue et bronze. La peur commençait à se faire ressentir. Cependant, une montée d’adrénaline se faisait également oppressante. Après tout, l’aiglonne n’avait plus rien à perdre étant donné qu’elle avait déjà tout perdu le mois dernier. Personne ne viendrait à la regretter… En songeant à cela, elle pensa à Sevan, Jeffrey, Eden et Céleste, est-ce que, eux la pleurerait ? Honnêtement, elle n’en savait rien. Elle doutait de plus en plus de ce que les gens pouvaient ressentir pour elle étant donné que les personnes qu’elle aimait le plus, l’abandonner au fur-et-à-mesure ces derniers temps.

Les deux jeunes femmes arrivèrent près de la tour d’Astronomie, qu’elles furent surprises par une lueur verte. Olivia commença par appeler la Serdaigle ce qui la sortit de ses pensées. Johanna s’approcha de la Poufsouffle qu’elle sentait anxieuse. Olivia continua sa phrase en indiquant leur lieu de surveillance. Et visiblement, les ennuis avaient déjà commencé. Elles continuèrent d’avancer mais un peu plus rapidement que depuis qu’elles avaient quittés le Hall. Elles rencontrèrent enfin une tête connue : Monsieur Nielsen, le professeur d’Étude des Runes. Johanna espérait vivement qu’on lui dise d’aller se coucher et qu’elles n’avaient rien à faire là. Mais visiblement ça n’était pas le cas. Le Professeur leur demanda d’aller à l’infirmerie afin d’aller chercher des traitements afin de guérir les élèves. Johanna resta bloquée un moment avant de suivre la jaune et noir. Ce ne fut qu’après un long moment que la Serdaigle se rendit compte qu’elle s’était perdu. Comment avait-elle fait pour se perdre dans le couloir menant à l’infirmerie. Johanna commençait à sérieusement paniquer. Pourquoi n’avait-elle pas suivi Olivia ? Comment avait-elle fait pour la perdre… Qu’est-ce qu’elle pouvait être idiote en ce moment… Elle courra afin de retrouver la tour d’Astronomie, avec un peu de chance, Olivia était retournée en arrière. Cependant, la chance n’était pas avec la Serdaigle, puisqu’elle se retrouva dans le noir, au beau milieu d’un couloir. Johanna sentit une crise d’angoisse montée, elle espérait que celle-ci n’éclaterait pas car ce n’était pas du tout le moment. Elle se mit à courir dans le couloir pour récupérer la tour d’astronomie mais elle trébucha sur quelques choses. Le couloir était tellement sombre qu’elle ne sut pas sur quoi. Elle se releva péniblement et tomba nez à nez avec une présence qu’elle aurait préféré être autre. Elle regarda son interlocuteur droit dans les yeux avant d’exprimer d’une voix peu aimable et cinglante : «  Que faîtes-vous là ? Vous n’êtes pas les bienvenues. Alors reprenez votre baguette et quittez ce château. » Elle pensa à Olivia et elle espérait qu’elle avait réussi à réaliser la mission que leur avait confié le Professeur Nielsen. Elle sortit sa baguette afin d’être prête à se défendre si son adversaire l’attaquer en premier. Johanna savait qu’elle avait peu de chance de gagner ce combat si celui-ci venait à commencer. Mais elle avait promis de défendre le château et elle comptait bien ne pas se laisser faire. Elle était sans doute folle de se mesurer à ce mangemort seule, mais elle n’avait plus rien à perdre. Seul sa survie était importante.


Dernière édition par Johanna A. Keinwood le Dim 1 Nov 2015 - 18:09, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: [Mer 25 juin 97, Bataille] GROUPE 3 - Au bout de la patience, il y a le ciel... Ven 30 Oct 2015 - 1:40

Lowell Underwood
52 ans, ancien Serdaigle, Sang mêlé et homme de goût


In the dark of the night I was tossing and turning. And the nightmare I had was as bad as can be.

Être un mangemort, c'est être dans les meilleurs endroits que cette société peut offrir. Mais aussi les pires. De ce genre d'affirmations stupides et rapides, nous pouvons en sortir tout un tas de corrélations contraires et surtout dignes des plus grands sociologues de ce monde sorcier. Lowell avait depuis longtemps oublié que son cas pouvait surprendre. Son cas comme son affiliation n'était que des mystères pour le tout-venant.

C'est vous dire, on l'invitait encore à d'ennuyantes soirées. Ces galas où le membre du ministère de la Justice qu'il était devait aller. Ces endroits où la seule considération du soir est de savoir quelle est la couleur des serviettes qui s'accorderait le mieux avec celle de la nappe. Un point très important dans l'amusement des invités. Il n'avait jamais plus de joie que de pouvoir étaler sa serviette sur la table et de se dire "Oui, en effet, le choix est judicieux." Il l'avait fait une fois. C'était le genre d'activité qui pouvait distraire, certes, mais juste l'espace de quelques secondes. Peut-être que le message secret derrière tout ça était qu'il fallait absolument qu'ils apprennent les origamis ? Ça devenait trop subtil pour lui. Toujours est-il que ce soir, il n'irait pas. Il serait même sans doute le mouton noir des prochaines soirées. Ce soir, il avait bien mieux à faire. Les années passées cachées en attendant la relève de son Maître ne l'avaient rendu que trop amer. Stratège de première ligne, il avait gardé son poste accommodant, mais n'avait jamais vraiment oublié qui devrait régir ce monde magique. Il fit une petite danse avec son manteau avant de sortir, trop heureux de repartir sur le terrain.

Lowell Underwood, mangemort de 52 ans, incidemment oncle de Gabriel Asher et violoniste bien aimable étaient de retour sur le terrain. Appréciez donc l'artiste, il vous en saura gré.



C'est en lissant sa moustache qu'il se prépara tranquillement à l'attaque de ce soir. Il passa la porte de Barjow et Beurk avec le sourire faux qui le caractérisait. Il ne se donna même pas la peine de se mettre en équipe avec quelqu'un, trop sûr de lui-même, trop sûr que cette opération serait l'histoire de quelques heures à peine, le temps de dévaster l'endroit et repartir tranquillement. Il était face à une bande d'adolescents biberonnée aux idéaux mous de Dumbeldore, ayant sans doute appris que les duels doivent se faire avant tout en prestance qu'en mortalité. Seul un savant mélange des deux était pourtant profitable. Lowell savait de quoi il parlait, il fallait dire que même en quarante ans, l'équipe pédagogique n'avait pas beaucoup changé, cet ancien Serdaigle, préfet en chef, n'avait jamais aimé cette école qui ne comprenait pourtant pas la plus simple des évidences : personne n'est égal. L'équité est une invention humaine pour que les faibles s'immiscent partout où ils le pouvaient. Ces dernières années, le phénomène n'allait qu'en s'empirant, merci aux Potter et leur rejeton démoniaque.

Bref. Il fila par l'armoire sans une once de pensée pour Draco Malfoy et son courage. Il avait fait ce qu'il avait à faire : c'était à eux de faire le reste à présent. Il marcha à travers les couloirs comme on se promène dans le jardin d'un château princier, la démarche légère et cette expression flottante de satisfaction sur le visage. Lorsqu'il entendit des bruits au fond du couloir, il dégaina sa baguette avec une fluidité et une habitude qui démontrait ses années d'entraînement. Un sourire fin perça sur son visage comme une mauvaise prémonition. Quel sort ?
Ce fut une voix, jeune, trop jeune.

«  Que faîtes-vous là ? Vous n’êtes pas les bienvenues. Alors, reprenez votre baguette et quittez ce château. »

Lowell fit un léger « Tsh » du bout des lèvres.

« Vous êtes sur le chemin de la sortie. »

Mensonge ? Peut-être. D'un mouvement ample, il psalmodia un sort qui retira la vue à la pauvre enfant.

« Suis-moi, chère enfant, et je te promets que le reste disparaîtra tout aussi vite que ta vue.  »

Il ne la regarda pas plus d'un instant avant de s'engouffrer par la porte qui menait à la tour d'Astronomie, le bruit qui en résultait ressemblait à une bataille, comme si une y faisait rage derrière. La scène à laquelle il assista lui fit lever un sourcil : un professeur ? Et une élève qui faisait tomber des dizaines de fioles ? Mais qu'est-ce que sont ces calembredaines ? Il se positionna en vue de la porte d'où il venait et de l'escalier, tentant d'esquiver tant que se peut les projectiles improvisés de l'élève maladroite. Kent, si tu penses vraiment que c'est le bon moment pour jouer...

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[Mer 25 juin 97, Bataille] GROUPE 3 - Au bout de la patience, il y a le ciel...

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