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[Mer 25 juin 97, Bataille] GROUPE 5 (This is the end, hold your breath and count to ten...)

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GRYFFONDOR7ème année
    GRYFFONDOR
    7ème année
AVATAR : Logan Lerman
MESSAGES : 111

INFOS PERSONNAGE
SITUATION AMOUREUSE SITUATION AMOUREUSE: Célibataire
DATE & LIEU DE NAISSANCE DATE & LIEU DE NAISSANCE: 06/02/1980 à Londres
SANG SANG: mêlé
MessageSujet: [Mer 25 juin 97, Bataille] GROUPE 5 (This is the end, hold your breath and count to ten...) Dim 11 Oct 2015 - 23:44




This is the end...

Hold your breath and count to ten...

“Alors qu'il participe à une ronde dans les couloirs de l'école, Tony découvre qu'appartenir à l'Armée de Dumbledore n'est pas une sinécure...”
C
ela ne faisait guère longtemps que Tony avait intégré l'Armée de Dumbledore. Quelques jours à peine ! La mort de son père avait été un véritable déclic, une révélation. De tout temps, son père avait défendu une vision de tolérance et de loyauté envers les personnes bienveillantes. Et Albus Dumbledore figurait parmi ses citations préférées, que ça soit pour traduire une valeur ou pour parler de courage et de vertu. En d'autres termes, le Directeur de Poudlard, que l'on voyait de moins en moins, en ce moment, recueillait beaucoup d'estime chez les Garner, même chez leur moldue de mère, qui au travers de conversations animées et passionnés avec son époux, apprenait beaucoup de choses essentielles sur le monde des sorciers. Un monde qui sombrait peu à peu dans le chaos... A vrai dire, depuis qu'un certain Harry Potter était scolarisé, il se produisait des catastrophes de plus en plus étranges. D'abord Quirell, puis la chambre des secrets avec son basilic - Tony repensa avec effroi à la terrible épreuve que Rogue avait concocté pour l'examen de Défense Contre les Forces du Mal, quelques jours plus tôt - Sirius Black, la Coupe de Feu avec la mort de Cédric Diggory, l'un des leurs... et puis Ombrage, cette vieille harpie que Fred et Georges Weasley avait pris grand plaisir à défier, non sous son regard admirateur. Il faut dire que les deux jumeaux demeuraient des exemples à suivre pour Tony. Il les appréciait et s'en servait comme source d'inspiration pour faire ses propres bêtises ! Et voilà que Voldemort était désormais de retour... attaquant les moldus et les sangs-mêlés, à l'aide de ses Mangemorts, s'en prenant à des innocents, au Ministère de la Magie. Pour la première fois depuis qu'il était né, Tony ressentait une sorte de peur intérieure, celle de ne plus connaître de lendemains qui chantent, de sombrer dans une époque que tous ici croyaient révolue.

Au quotidien, il essayait de faire bonne figure, de montrer qu'il avait un tempérament de combattant. Mais en réalité, il s'inquiétait de voir les choses tourner au vinaigre. Heureusement que Dumbledore était toujours là pour les protéger. Il se murmurait des choses à son sujet, comme quoi, il constituait le dernier rempart faiblissant contre le Seigneur des Ténèbres. Ce qui était vrai et indéniable. Le Directeur de Poudlard avait une mine plus fatiguée, plus marquée que d'ordinaire. Tony ne l'avait pas croisé depuis un moment. D'après ce qu'il avait appris de Ron et Hermione, ses camarades, il passait pas mal de temps avec Harry, pour étudier, officiellement, en tout cas. Garner était loin de se douter de tout ce qui se tramait dans l'ombre. En ce soir du 25 juin, il venait de quitter la salle de son dernier examen, celui d'études des Moldus. Il affichait un air satisfait et fier. Il avait réussi à faire fonctionner une ampoule avec une pile et deux lamelles de métal ! Voilà qui l'enchantait. Sa mère esquisserait un sourire satisfait lorsqu'il le lui raconterait. Ils allaient bientôt se retrouver, pour les vacances. Tony avait hâte de retourner dans son cocon familial, même si désormais, il n'y avait plus son père. L'ambiance à la maison risquait d'être morose mais le plus important, désormais, pour le jeune homme, c'était de veiller sur sa maman adorée. Et puis sur le reste de la famille aussi. L'avantage d'appartenir à l'Armée de Dumbledore, c'est qu'on avait des entraînements pour rester vigilants et forts. Le hasard fit bien les choses. Alors qu'il pensait à ses camarades, qu'ils connaissaient depuis une quinzaine de jour, il tomba sur plusieurs d'entre eux alors qu'il regagnait le dortoir. Étrange qu'ils soient aussi nombreux. Y avait-il entraînement ce soir ? Par réflexe, Tony sortit le faux gallion conçu par Hermione de sa poche et se rendit compte qu'il y avait bien un appel. Il s'approcha du groupe et les interpela :

- Salut ! Je viens de voir l'appel... Vous savez ce qu'il se passe ?

- Non, pas vraiment... mais on va bientôt le savoir.

S'insérant au groupe, Tony marcha à leurs côtés. Au détour d'un couloir, il percuta quelqu'un et s'excusa. En levant les yeux, il se rendit compte qu'il s'agissait d'Ethan Farell... un serpentard ! Et accessoirement... un préfet ! Tony détestait les préfets... pas étonnant, vu le nombre de bêtises qu'il faisait à l'heure ! Il toisa le vert et argent avec méfiance. Ca sentait le retrait de points, juste parce qu'il l'avait bousculé par erreur... Garner n'eut pas le temps de réfléchir davantage, l'un de ses camarades se mit à parler avec Ethan et l'invita à les rejoindre pour avoir plus d'informations. Il régnait une ambiance étrange... Côte à côte, Tony, Ethan et les autres descendirent dans le hall d'entrée ou toute l'Armée de Dumbledore s'était rassemblée. Hermione réclama l'attention de tous puis elle prit la parole pour expliquer les raisons de leur présence. Ce soir, Dumbledore et Harry étaient sortis du château. Ce qui signifiait qu'ils étaient vulnérables. Afin d'éviter une attaque, ou du moins de s'en défendre, plusieurs groupes allaient être créés et envoyés dans les recoins de Poudlard pour effectuer des tours de garde et des patrouilles. Lentement mais surement les groupes s'organisèrent. Neville et d'autres furent envoyés à la salle sur demande. Ginny Weasley partit avec ses camarades vers la salle des Trophées et Olivia Richester, elle, fut affectée à la tour d'astronomie avec quelques uns. Ron s'approcha alors de Tony et Ethan, qui était l'un à côté de l'autre mais qui ne se parlaient pas.

- Les gars, on va avoir besoin de vous deux pour surveiller ce hall d'entrée. Ethan, tu suivras Tony, à deux vous serez plus efficace...

- Hein quoi ???

Tony se rapprocha de Ron et lui dit, à voix basse :

- Mais c'est un Préfet !

- On n'a pas le choix, Garner... faudra que tu fasses avec !

Et Ron s'éloigna, pressé de donner les directives aux autres. Super ! Tony se retrouvait avec un préfet... qui à n'importe quel moment pouvait lui retirer des points. Il jeta un coup d'oeil aux sabliers non loin. En même temps, vu que Gryffondor était bon dernier, ils n'étaient plus à ça près ! Peu à peu, le hall d'entrée se vida. Les autres se souhaitèrent bon courage, laissant Tony et Ethan seuls dans la pièce où le calme revint. Comme Garner ne savait pas rester en place, il commença à faire les cents pas. Et puis, ne supportant pas le silence pesant qui régnait, il prit la parole :

- Alors, euh... pas trop nerveux ? Je ne sais pas vraiment à quoi nous devons nous attendre. Mais à tous les deux, on devrait bien gérer ! Les Mangemorts n'ont qu'à bien se tenir !

Cela le rassurait de dire ça. Il espérait juste que le Serpentard n'était pas l'un de leurs soutiens sinon, il état mal barré. En dépit de son comportement souvent immature, Tony restait quelqu'un de sociable et d'amical. Il faisait donc preuve d'ouverture, étant donné qu'ils allaient passer probablement leur nuit, à camper ici.

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Garne(r)ment
Promis, cette fois, ça n'est pas moi ! Je n'y suis pour rien dans ta nouvelle couleur de cheveux... Mouhaha !!! Ce qu'elle est moche !
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SERPENTARD7ème annéeAdmin bisounours
    SERPENTARD
    7ème année
    Admin bisounours
AVATAR : Adam Gallagher
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INFOS PERSONNAGE
SITUATION AMOUREUSE SITUATION AMOUREUSE: En couple
DATE & LIEU DE NAISSANCE DATE & LIEU DE NAISSANCE: 14 février 1981 - Londres
SANG SANG: mêlé
MessageSujet: Re: [Mer 25 juin 97, Bataille] GROUPE 5 (This is the end, hold your breath and count to ten...) Mar 13 Oct 2015 - 22:43


THIS IS THE END, hold your breath and count to ten

Dans la salle commune des Serpentards, le silence régnait. Chacun était plongé dans les révisions de dernières minutes, et ceux qui ne travaillaient pas avaient assez de respect pour parler à voix basse. Ethan ne faisait pas exception. Il relisait distraitement ses notes de métamorphose, sans vraiment les comprendre. Il n’avait jamais aimé cette matière, et n’avait d’ailleurs jamais fait beaucoup d’efforts pour la comprendre. Mais le vert et argent ne s’inquiétait pas plus que ça, les sixième année n’avaient que des examens blancs, et Ethan était du genre à se contenter du minimum. Pourtant, ce soir quelque chose l’empêchait de se concentrer. Les flambeaux aux flammes vert émeraude s’étaient allumés plus tôt que d’habitude. Ce jour de juin avait été particulièrement nuageux, et le château avait été menacé d’un orage toute la journée. Le Serpentard s’attendait à le voir éclater à tout moment, mais tout semblait étrangement calme, comme si l’Ecosse retenait son souffle.

Ethan leva le nez de son bouquin. Pour lui, la moindre excuse était bonne à prendre pour échapper à la métamorphose, et il venait d’entendre des pas dans l’escalier. Malefoy, Crabe et Goyle descendaient des dortoirs l’air de ceux qui sont tendus et tentent de paraître naturels. Drago portait quelque chose dans un sac, et Ethan doutait qu’il s’apprêtait à rendre des livres à la bibliothèque. Mais le Serpentard n’y prêta pas attention, Drago, Vincent et Grégory c’étaient comportés de façon étrange toute l’année. Il consulta néanmoins sa montre. Le couvre-feu commençait dans à peine un quart d’heure. Ethan leva les yeux au ciel, agacé. Ils avaient intérêt à rentrer à temps. La fin de l’année approchait à grand pas, et Serpentard était en seconde position dernière Poufsouffle pour la coupe des quatre maison. Il était hors de question de perdre des points aussi bêtement. Surtout que les professeurs se montraient intraitables depuis les incidents de cette année. Le Serpentard parcourut la salle du regard. Pour la première fois, Hana n’était pas ici, à stresser avec eux pour les examens. Mais c’était un soulagement de savoir que son assassin était mort à son tour, bien que Ethan jugeait que sa mort avait été trop douce. Ses nerfs étaient mis à rude épreuve à force d’entendre les élèves plaindre les pauvres Maya et Adam, les traitant en héros. Pauvre Maya, son œil ne se soignera jamais. Est-ce que ça te fait mal ? Olala Adam, vous n’avez pas eu peur ? En quoi étaient-ils à plaindre ? Ils ne pouvaient s’en prendre qu’à eux-mêmes, personne ne les avait obligé à partir à la recherche de l’assassin. Ils avaient eu de la chance que Donovan intervienne. Dans cette situation, Ethan ne voyait qu’une chose : eux au moins étaient en vie. Cette minable petite Serdaigle avait sans doute l’impression d’avoir tout à coup des dizaine d’amis. Qui finiraient par se lasser de cette histoire, et par lui tourner le dos.  

Ethan baissa finalement les yeux sur son parchemin et frissonna. Il venait de dessiner quelque chose qui ressemblait à la marque des ténèbres sans même s’en rendre compte. Encore et toujours cette fichue marque qui le hantait jusque dans ses rêves. Agacé, il rangea précipitamment ses affaires dans son sac, qu’il monta dans son dortoir. Il les abandonna sur sa valise, et prit sa baguette magique en vérifiant machinalement que le cadeau que Sevan lui avait offert quatre mois plus tôt était bien dans sa poche, avant de rejoindre la salle commune. Visiblement les trois énergumènes n’étaient pas revenus.

Le pan du mur dissimulant le quartier des Serpentards se referma derrière Ethan en silence, se fondant parfaitement parmi les pierres du château. Sur son passage, les flambeaux s’allumaient dans un souffle chaud, comme alimentés par une main indivisible, mais bienveillante. A mesure qu’il remontait les cachots, la chaleur se faisait de plus en plus étouffante. L’air était lourd. Le préfet jeta un coup d’œil par une fenêtre. Une vent chaud s’engouffrait dans un sifflement rageur, par un carreau mal isolé. De gros nuages gris s’amassaient dans le ciel comme d’immenses colonnes de fumée. Ethan fronça les sourcils, mais soudain des rumeurs lui parvinrent au bout du couloir. Il s’y dirigea à grandes enjambées, désireux de coincer les élèves qui se baladaient lors du couvre-feu. Il tomba alors nez à nez avec un groupe composé de dizaine d’élèves qui ne le remarquèrent pas tout de suite. Il entendit des brides d’informations, mais elles lui semblaient invraisemblables. Ethan se racla alors la gorge, et des visages se tournèrent vers lui. Granger, Londubat, mini Garner, Van Hall, Peter, Douverisa, et même Eleana, qu’il regarda avec de grands yeux interrogateurs. Tout le monde se mit alors á parler en même temps, d’un ton particulièrement agité et anxieux. Apparemment, Dumbledore et Potter avaient quitté le château, et des Mangemorts en avait profité pour pénétrer dans l’enceinte de l’école. Son sang se glaça dans ses veines. Des dizaines de questions se bousculaient dans sa tête. Où donc étaient les professeurs ? Comment eux, simples élèves, étaient-ils censés garder l’immense château ? Pourtant, pas une seconde Ethan ne songea à s’enfuir. Au contraire. Il entra rapidement dans le débat des différentes organisations.

Pour la première fois de sa vie, son rôle de préfet ne lui tenait non pas à l’esprit pour sa position importante, mais au cœur. Il se prit à s’inquiéter pour les centaines d’élèves qui révisaient dans les salles communes. À ceux qui montaient se coucher, l’esprit tranquille. L’adrénaline se déversa dans ses veines, y traçant un chemin de feu liquide. Ses yeux bleus s’étaient assombris par l’ombre de la détermination, balayant toute trace d’appréhension. C’était étrange pour lui de se tenir là, au milieu d’un groupe déjà soudé et qui, visiblement, ne voyait pas sa présence d’un très bon œil. Le vert et argent avait du mal à réaliser qu’il allait devoir collaborer avec des personnes qu’il ne connaissaient pas bien, en qui il n’avait aucune confiance particulière. Mais il se réconforta en se disant qu’au moins, Absynthe était à l’abri, avec Sevan, Heather et les autres. Bientôt, les élèves s’organisèrent pour former des groupes destinés à couvrir une plus grande partie du château. Weasley se tourna alors vers lui en s’adressant également à Garner. Visiblement celui-ci n’était pas plus enchanté que lui de devoir faire équipe. Ethan lui jeta un coup d’œil qui signifiait clairement qu’il venait tout juste de s’apercevoir de sa présence. Il jeta un regard assassin quand Weasley lui ordonna de suivre Tony. Avait-il une tête à suivre les autres ? Ce n’était pas parce qu’ils faisaient partie d’un club minable dont les membres se prenaient pour de nouveaux héros, que Ethan allait se laisser dicter sa conduite. Il les laissa cependant s’éloigner afin d’avoir la paix et lança un regard froid au Garner, le dissuadant de serait-ce que de songer à lui donner un ordre.

Le préfet s’adossa alors au mur. Maintenant que les autres étaient partis, le silence régnait dans l’immense hall. Un silence désespérément vide. Ethan tendait l’oreille, s’efforçait de toutes ses forces de capter des sons. Il tira la montre à gousset de sa poche et l’ouvrit. Son cadeau d’anniversaire, fêtant sa majorité ne le quittait plus depuis bien longtemps. Ce soir, seule l’aiguille noire l’intéressait. Elle qui avait d’habitude de restait immobile ou simplement tremblotante, ne cessait de s’agiter dans tous les sens. La glace à ennemie, fixée au-dessus, était parcourue de silhouettes vêtues de noir. Certains visages étaient trop nets à son gout. Il y en avaient des dizaines. Et ils étaient tout prêt… Ethan plissait les yeux, rapprochant l’objet dans l’espoir d’y lire quelque chose. Un indice. N’importe quoi.

Il entendait Tony faire les cent pas en arrière-plan. Ses pas raisonnaient lentement dans le hall, dans un rythme régulier qui agaçait les Serpentard. Quand il prit la parole, sa voix lui sembla lointaine, comme brouillée. Ethan consentit finalement à lever les yeux vers Garner, et il se prit à se demander ce qu’il dirait à Théo si jamais il lui arrivait quelque chose.

- Tu n’as jamais vu de Mangemort pas vrai ? Demanda Ethan de façon brutale.   Alors, je vais te dire à quoi t’attendre. Ils n’hésiteront pas à te lancer certains sortilèges dont tu n’as même pas idée. Je les ai vu abattre quelqu’un de sang-froid. Quelqu’un qui ne pouvait pas se défendre. Alors si l’occasion se présente, ne réfléchis pas, attaque le premier.


Ethan se doutait que Tony cherchait à se rassurer, mais il ne rentrerait certainement pas dans son jeu. Il était trop grand pour croire aux contes de fée. Ils avaient affaire à des tueurs. À des personnes qui ensorcelaient les corps pour s’en faire une armée d’Inferis. À des sorciers dont l’esprit était perverti par une magie noire qui ne pouvait être maitrisée que par des cœurs salis, dénués de toute idée d’éthique ou de morale. Soudain, l’aiguille noire du cadran s’immobilisa, pointant le bout du couloir sombre à sa gauche. Une silhouette se mouvait dans la glace à ennemi, avec une grâce qu’il ne pouvait qu’admettre, de plus en plus nette. Soudain le visage se tourna vers lui et planta son regard dans le sien. Ethan y vit un visage à la peau laiteuse, encadré de cheveux blond. Son cœur loupa un battement. C’était elle. Celle qui avait tué sous ses yeux la patronne du Chat Noir, deux mois plus tôt. Il avait été hanté par le regard implorant de cette dernière. Par ce simple éclair vert qui avait mis fin à ses jours. Aussi simplement que ça. Dans un claquement sec, Ethan referma la montre à gousset et la fourra dans sa poche. Il quitta le mur et se mit en position, face au couloir, sa baguette avant et son cœur battant.

- Elle arrive, murmura-t-il à Tony.

Le Hall, seulement éclairé par un flambeau, semblait fait d’ombres mouvantes qui dansaient au rythme des flammes. Mais ce ne fut pas la Mangemorte blonde qui sortir de la pénombre, mais Stefan Hawthorne, un Serpentard qu’il ne connaissait pas très bien. Incrédule, Ethan baissa sa garde.

- Stefan ? Qu’est-ce que… ?

Mais Ethan n’eut pas le temps d’en dire d’avantage. Ses yeux regardaient au-dessus de l’épaule du jeune homme, où se détachait la silhouette d’une jeune femme levant sa baguette. Derrière toi. Trop tard. Un éclair bleu jaillit de la baguette de la Mangemorte et s’abattit sans hésitation aucune sur Stefan. La bataille venait de commencer. Le début de longs mois de lutte acharnée. D’un commun accord, Ethan s’élança aux côtés de Tony dans une synchronisation parfaite, en lançant un sortilège d’entrave, destiné à ralentir ses geste. Il s’élança aux côtés de Tony Garner, Gryffondor de sixième année -tout comme lui-, qu’il n’avait jamais pris la peine de chercher à connaitre. À ce moment, il se jura de surveiller ses arrières, et décida de lui faire confiance. Il décida de faire confiance à cet élève qu’il ne connaissait pas, et qui pourtant venait de gagner sa loyauté par la seule force de son courage et de sa détermination.


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SERPENTARD6ème annéeTu veux être mon ex?
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MessageSujet: Re: [Mer 25 juin 97, Bataille] GROUPE 5 (This is the end, hold your breath and count to ten...) Lun 26 Oct 2015 - 20:57




This is the end, hold your breath and count to ten
TIME FOR CHOICE

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Il avait vu le préfet passer devant lui sans le voir, l'air beaucoup trop sérieux pour quelqu'un qui enfreignait un règlement. Si même le garant des mœurs de la maison Serpentard se permettait un écart, ça risquait d'être drôle. Sortant du recoin où il s'était planqué le temps de laisser passer Ethan, le cinquième année lui emboîta le pas sans réfléchir, légèrement perplexe. Pas le premier élève qu'il apercevait ce soir dans les couloirs. Lui ? Balade nocturne sur les toits par insomnie. Mais les autres ? Tous la même apparence, comme sortis du lit en panique, et cette expression de peur sur le visage, beaucoup trop forte pour être seulement due à l'idée de se faire coincer par Rusard.

Un cri au loin, dans le parc, suivi d'un autre, suraigu. L'agresseur, encore ? Livingstone et Wright accompagnés de Donovan s'en étaient définitivement occupés, et avaient failli apprendre le mot « définitif » à leurs dépens. Si les Serdaigles jouaient aux Gryffondors maintenant... Un coup d'oeil par une fenêtre lui en apprit plus qu'il ne le voulait. La marque des Ténèbres qui ornait le ciel ne laissait plus de doutes. Un hurlement, plus bas dans les étages. Et une seule pensée, obsédante, qui le poursuivait en réalité depuis l'épisode du Chat Noir. La fille.

Un souvenir confus et brumeux de l'attaque, et une seule image fixe, cette mangemort à la beauté surnaturelle, teint diaphane et blondeur neigeuse, une reine des neiges ensanglantée. Et le temps qui ralentit, les cris qui ne l'atteignent plus, et pour l'ombre d'un instant, c'est juste leurs deux regards qui se croisent et s'arrêtent. Le coup de foudre pour une morte en sursis. Rejoindre le Seigneur des Ténèbres, c'était s'assurer d'être dans le camp des gagnants ? Sûrement. Mais c'était s'assurer un décès bien plus prématuré qu'en ne se mêlant pas de cette guerre qui les dépassait.

Il s'était fait une raison, ces dernières semaines. Ne pas y penser, ne pas vouloir la retrouver. Vis ta vie, camarade. Résister à l'appel, se parer de belles valeurs, et ne plus penser à cette fascination, cette illumination par le chaos, le désordre qui pour la première fois pourtant avait donné un sens à son existence. S'imposer par la force, être différent parce qu'on sortait des sentiers bâtis par la morale, parce qu'on autorisait la noirceur intrinsèque à tout homme à sortir au grand jour. C'était être libre.

Libre, et dépendre pourtant d'un maître et d'une idéologie à laquelle il n'adhérait pas spécialement. Trop de choix, de possibilités qui tournaient et se heurtaient dans sa boîte crânienne ces derniers temps. Meredith aidait, sans le savoir. Baromètre de ses humeurs, adoucissant ses coins, tempérant ses colères. Mais ils n'étaient pas pareils. Alors que la blonde... Il l'avait reconnu comme sienne. Elle n'était pas là ni par erreur ni par hasard. Ce n'était pas la peur qui gouvernait ses actions, ce n'était pas par contrainte non plus. Elle était là parce qu'elle aimait ça. Un point commun suffisamment particulier pour que le souvenir hante le jeune homme.

Meredith, l'école, la morale, toutes ces raisons que Stefan s'énumérait en boucle, comme un bouclier contre la tentation, alors même qu'il courait dans les couloirs, à la poursuite d'Ethan dans l'espoir vain de la croiser. Meredith, l'école, Meredith, Meredith, Meredith, à chaque détour comme une supplication muette de résister et pourtant dans son esprit, l'image souriante de la Gryffondor s'effaçait face au sourire carnassier de la mangemort. Pour enfin, s'en même vraiment le réaliser, la confronter.

Un face à face inespéré. Un sourire naïf immédiat, tout de suite remplacé par la défiance. Dans ces lieux, elle était l'ennemi. Là pour tuer. Et le cœur battant à la chamade, le Serpentard ne put s'empêcher de reculer. Elle pouvait ne pas le reconnaître, et quand bien même elle l'aurait fait ? Il n'était qu'un élève parmi tant d'autres, de ceux qu'elle était là pour combattre. Baguette à la main, deux êtres humains qui se toisent. Si la fille attaquait, il n'aurait pas d'autres choix que de se battre pour sa vie. Enfin un enjeu qui en valait la peine, un jeu qui en valait la chandelle. Tuer ou être tué. Et, quitte à mourir, autant mourir par amour, un amour violent, à s'en couper le souffle, irraisonné, qu'il ne comprenait même pas. Pas cet amour qu'il portait à Meredith, presque enfantin, empreint de chasteté, ce genre d'affection qui donne envie d'être meilleur. Une passion déchirante proche de la torture, pour une inconnue, parce qu'elle représentait ce qu'il aurait voulu être et qu'il ne se permettait pas.

Un pas dans sa direction, toujours méfiant, mais un pas tout de même, un de plus, frôlant la limite du bien et du mal. Peu lui importait que le château fut en proie au chaos et que les hurlements ne se fassent plus fréquents. Là, maintenant, il était à la croisée des chemins et c'était cette fille à la pâleur maladive qui tenait en main son destin.


♤♤♤


Un, deux, trois, action ! Sortant de l'ombre et faisant face à Ethan, le cinquième année avait hésité. Double jeu ou jeu de dupes, mais il n'était pas vraiment sûr de ce qu'il devait faire. Lever la méfiance, être avec les autres. Il n'était avec personne, mais si ELLE lui disait que c'était comme ça qu'il fallait faire... Tout pour la revoir sourire, aussi impersonnel et froid que son sourire pouvait être.


Stefan ? Qu’est-ce que… ?

Je... balbutia le jeune homme, incapable d'en dire plus. Pas sûr qu'il aurait été capable d'énoncer son propre nom. Le vide intersidéral, aucune idée, le cerveau atrophié. D'un côté, tant mieux : il paraissait sous l'emprise d'un sortilège de Confusion, ce qui correspondait par ailleurs tout à fait à son état d'esprit. Avant même qu'il ait eu le temps de se souvenir de la raison valable pour laquelle il était dans les couloirs, le visage d'Ethan passa de l'étonnement à l'effroi, et le blond se retrouva soudain projeté trois mètres plus loin, face contre terre. Inoffensif, tu parles !

Se relevant, l'air hagard et essuyant machinalement le sang qu'il sentait couler de son arcade gauche,  il se positionna à gauche de ses camarades de Poudlard, essayant de comprendre pourquoi toute l'école s'était donnée rendez-vous en pleine nuit en même temps avec un aussi bon timing qu'une attaque de mangemorts. Faire semblant. Se battre, ça, au moins, il savait faire. Contre qui ? Pas vraiment sûr. Contre le premier qui essayait de le tuer, ça suffirait pour la soirée. Survivre d'abord, il penserait à la suite plus tard.

_________________
Vis ta vie, camarade.

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MANGEMORT
    MANGEMORT
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MessageSujet: Re: [Mer 25 juin 97, Bataille] GROUPE 5 (This is the end, hold your breath and count to ten...) Jeu 5 Nov 2015 - 18:34


Doraleen inspira profondément, et entra dans la boutique poussiéreuse. Elle évitait de toucher quoi que ce soit, pas par peur de se salir, mais parce que dans cette enseigne, le moindre objet pouvait vous foudroyer sur place. Elle avait transplané seule, pour ne pas attirer l’attention, mais apparemment, la discrétion n’était pas le point fort des Mangemorts présents dans la pièce. Tout le monde parlait fort, bougeait sans cesse, saluait les nouveaux arrivants et riait sans retenue. Elle les connaissait tous, et en appréciait peu. Bellatrix, bien sûr, une pauvre folle sans autre véritable but dans la vie que de servir la cause. Greyback, un affreux bonhomme, qui puait le chien mouillé, et qui tuait ses victimes sans aucun raffinement. Elle en salua certains, notamment le vieux Rosier qui lui rendit son hochement de tête avec gravité. Elle savait que ce soir, sa fille Brave allait être exposée. Elle aimait bien cette gamine. Elle ne manquait pas de toupet, certes, mais 15 ans, c’était définitivement trop jeune pour être embarqué dans ce genre d’histoires.

Après l’avoir repéré, à l’écart, l’air fermé, Doraleen rejoignit ses coéquipiers préférés. Bradbury, et son éternel regard noir. Elle savait parfaitement ce qu’ils devaient faire ce soir là – garder les couloirs comme de vulgaires mâtins. Empêcher l’intervention de virer au massacre de gamins. Ils n’étaient pas très importants dans la mission principale, mais si l’opération « tuer Dumby » devait se transformer en bataille, ils allaient devoir intervenir pour mettre les gamins hors de combat, et à l’idéal, tuer cette peste de l’Ordre qui les embourbait toujours. Ce qui allait être autrement plus intéressant. Infiltrer Poudlard était un bel exploit. Le petit Malefoy avait fait un travail appréciable. Rapidement, Flux arriva, et tenta de détendre l’atmosphère très tendue entre Dora et Clyde par quelques piques auxquelles la jeune femme n’eut pas la foi de rire. Elle réfléchissait à leur mission, et s’efforçait d’ignorer les yeux moqueurs de Bradbury, ce qui se révéla très ardu.

VLAN. La porte de l’armoire à Disparaître se referma derrière eux. La Nordique dévora l’endroit des yeux. La pièce semblait sans fin, et débordait de toutes sortes d’objets utiles ou non, insolites ou impressionnants. Elle suivit le reste du groupe, réussissant presque à faire abstraction du rire aigrelet et insupportable de Bellatrix, et ne pipant pas le moindre mot. Sitôt que la porte se serait refermée derrière eux, ils allaient devoir faire preuve d’une extrême discrétion. Il était tout à fait possible de croiser des professeurs, et à ce moment, ils n’auraient pas la moindre chance en un contre un. Alors que le petit groupe principal se dirigea vers leur objectif, entouré d’une escorte, Doraleen, Flux, Bradbury et son partenaire prirent leur position dans les escaliers et alentour. L’endroit était atypique – des tableaux partout, des armures menaçantes … Elle préférait Durmstrang.

Quelques minutes passèrent dans un silence absolu, rompu seulement par les respirations des Mangemorts et les ronflements de quelques tableaux. Doraleen ne connaissait pas Poudlard, mais elle trouvait l’endroit bien trop calme. Elle-même sortait toutes les nuits ou presque quand elle étudiait à Durmstrang, alors cela était d’autant plus bizarre qu’il n’y avait pas le moindre signe de vie, pas de chats qui se promenaient, pas de lumières d’un professeur en ronde au loin. Ils devraient en être satisfaits, mais elle n’arrivait pas à s’empêcher de penser qu’on leur tendait un piège. Ses craintes furent bien vite dissipées. Ils aperçurent un groupe d’élèves à l’air pressé descendre les escaliers pour rejoindre le Hall, sans aucun effort de discrétion. Eux étaient dissimulés dans l’ombre, à l’aide d’un sortilège de désillusion. Bientôt, un cri suraigu retentit – Bellatrix à n’en pas douter. Un coup d’œil à la fenêtre confirma sa pensée ; la Marque des Ténèbres ornait le ciel de sa lueur fantomatique, au sommet de la tour d’Astronomie. Et visiblement, les enfants avaient organisé leur défense … encore fallait-il qu’ils les trouvent. Elle avait envie de se battre, mais pas contre des tous jeunes sorciers qu’elle risquait de tuer.

Elle se concentrait sur les allées et venues des jeunes gens, et faillit ne pas voir une ombre qui se déplaçait non loin d’eux. Flux l’avait repérée lui aussi, et elle lui fit signe qu’elle s’en occupait. Elle adopta une allure souple qui rendait ses pas et sa respiration silencieux, puis défit son sortilège de désillusion. Elle savait qui était ce jeune homme. Elle s’en souvenait très bien. Leur première rencontre au Chat Noir … elle avait parfaitement conscience de l’effet qu’elle produisait sur lui. En même temps, pas si compliqué en regardant son visage hébété et ses yeux brillants. Elle lui trouvait un charme indéfinissable, une fougue contenue, une noirceur profonde. Il sembla d’abord méfiant, mais elle lui adressa un regard qui avait pour but de geler ses craintes – elle ne lui ferait aucun mal. Du moins, cela dépendait de lui. Il comprit son message silencieux, s’avança … de mémoire de Finch, jamais elle n’avait été toisée ainsi. Il semblait prêt à se jeter à ses pieds. Elle était habituée aux yeux avides, sales … mais ce petit là était troublant, avec ses yeux verts comme de l’eau. Elle baissa sa baguette et s’avança à son tour. « Un nouveau jouet à casser … »


♦♦♦


Les bruits de pas se rapprochaient de plus en plus. Stefan s’avança, un peu chancelant, et Doraleen n’hésita pas une seule seconde. Sans rien dire, elle lança un « Ejecto » volontairement minimisé sur le jeune homme, décidément très prometteur. Il devait jouer le jeu, ou sinon il n’aurait jamais la paix, et ne pourrait même pas finir sa scolarité. Elle lui avait expliqué assez brièvement pourquoi il devait se battre contre elle, mais il était comme étourdi. Elle faisait aussi cet effet sur les enfants, maintenant ? S’assurant d’un œil que Stefan n’avait pas fait une mauvaise chute, elle para d’un geste large les deux attaques combinées de ses adversaires. Sans cesser d’avancer vers eux, un sourire goguenard se dessina sur ses lèvres. Elle les jaugea tous les deux d’un œil mauvais. L’un était grand, effilé, brun, plutôt agréable à regarder. Il la regardait avec une haine presque palpable, tant elle était intense. L’autre semblait très concentré, et un peu effrayé, et avait la tête d’un garçon qui n’était pas fait pour se battre. Elle les plaignait, tous les deux.

« Vous êtes perdus, les enfants ? » Son sourire s’agrandit devant le visage effarouché du grand. Elle avait orienté sa marche vers le côté, et les trois garçons suivaient son mouvement, comme des panthères prêtes à se sauter dessus. Ils avaient une garde assez sommaire, mais qui prouvait leurs notions solides en matière de duel. Sans prévenir, elle lança un Stupéfix qui fut paré par le plus jeune, et ricocha vers un tableau qui tomba dans un grand fracas. Elle soupira. « Vous me faites perdre mon temps. » Sa baguette amorça plusieurs mouvements de maléfices, dont certains étaient des feintes. Le Deprimo fit s’effondrer le sol aux pieds du trio, qui évita in extremis la chute. Alors que leur attention était détournée, Dora visa le grand brun et prononça très distinctement « Impero. ». L’éclair jaune frappa de plein fouet sa cible, et le visage catastrophé de son partenaire fit rire aux éclats la Nordique. Elle ordonna à sa victime de la rejoindre de son côté. Il résista un peu au début, et cela étonna la Mangemort, mais sa réticence ne dura pas. Stefan lui lança un sortilège, mais elle n’eut même pas besoin de se protéger – il avait visé à côté, et large. Elle fronça les sourcils. Il allait devoir faire semblant mieux que ça.

« Comment s’appelle mon nouvel ami ? » Elle gardait sa baguette pointée devant elle, au cas où l’idée de l’attaquer venait au Gryffondor. En tendant l’oreille, elle comprit vaguement le nom du soumis. Ethan. « Eh bien Ethan. Tu fais preuve d’une jolie résistance psycholog… » Elle s’arrêta net. Dans la glace à l’ennemi, elle distingua un visage, et son expression se durcit. Celui-là était un adulte. Et un costaud, d’après ses sources. Il apparut au coin du couloir, et elle le fixa avec un grand sérieux. Le vieux Lupin n’était plus tout frais, mais il restait un redoutable combattant. Il avait quand même survécu à une morsure de Greyback … Dora se demanda ce que faisaient ses trois compagnons, et elle se dit qu’ils devaient être pris dans un combat autre part. Elle aurait bien aimé avoir Flux avec elle sur ce coup. Un élève, un membre de l’Ordre, et elle avait pour tout soutien une larve sous Imperium. Voilà qui était assez. Ils se toisèrent un moment, puis sans prévenir, les coups commencèrent à partir. Elle ne riait plus. Elle était concentrée à l’extrême. La Finch ne mourrait pas ce soir !

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MessageSujet: Re: [Mer 25 juin 97, Bataille] GROUPE 5 (This is the end, hold your breath and count to ten...) Mer 11 Nov 2015 - 17:55


Kristoffer F. Rosier

This is the end. Hold your breath, and count to ten.


Il y avait toujours eu du bon whiskey dans cette boutique. Dans son verre bien rempli, les glaçons se cognaient systématiquement. Splak. Ils fondaient à vue d’œil. On aurait dit des icebergs égarés en pleine mer des Caraïbes. L’homme s’autorisa un sourire à cette idée. Il fallait être stupide pour s’exposer à la mort lorsqu’on était certain de ne pas pouvoir en réchapper. Pauvre glaçon. Il aurait aisément pu mettre un terme à leur lente souffrante. Boire son verre cul-sec. En profiter pour récolter quelques sifflements d’admiration de la part des dernières recrues. Les jeunes avaient souvent tendance à oublier que l’âge ne faisait qu’accroître la puissance. Mais il n’était pas concerné par ce problème. Sa réputation n’était plus à faire. S’il était impitoyable lorsque le Seigneur des Ténèbres l’envoyait en mission, il l’était encore plus chez lui. Combien de moldus avait-il torturé dans son garage ? Et combien de sorcier avait-il disséqué vivants dans cette même pièce ? Combien de hurlements, pleurs et supplications avaient déjà atteint ses oreilles ? Trop. Beaucoup trop. Mais Rosier n’avait que faire de la morale. Il se moquait bien de la convenance. Il faisait ce qu’il lui plaisait. Et, tant qu’il ne se faisait pas prendre, il continuerait. Le mangemort aimait torturer. Néanmoins, il avait un fâcheux problème. Il n’aimait pas les vivants. Trop plaintifs. Trop craintifs. Trop chétifs. Il leur préférait amplement les morts, même s’il est vrai que la torture perdait alors tout son charme. Il avait bien essayé de leur couper la langue… mais ses activités de psychologue éminent s’en trouvaient alors amoindries. Il ne pouvait rentrer dans la tête des morts. Mais il aimait tuer. Il s’amusait à torturer ses patients. Mais il ne supportait pas qu’ils osent se plaindre. Kristoffer Francis Rosier n’était pas bizarre. Il était simplement différent. Légèrement instable, peut-être.

Mais il était foutument puissant. Malheureusement, il n’y avait pas beaucoup de témoins pour en attester. Il donnait du travail aux fossoyeurs et aux médecins des asiles psychiatriques. Et il ne s’était jamais fait prendre, lui. Contrairement à son frère. Evan. Pauvre Evan. Kristoffer était bien plus intelligent qu’Evan. C’est pour cela qu’il n’avait pas été impliqué officiellement dans les affaires de Vous-Savez-Qui. Jamais il n’avait été inquiété par le département de la justice magique. Et le jour où il pourrirait à Azkaban n’était pas encore arrivé. Un masque, c’était fait pour être porté. Et tant pis si le masque en question était d’une laideur légendaire. Il avait au moins le mérite de faire son petit effet sur les pauvres spectateurs. Kristoffer était un mangemort de la première heure. Mangemort. Pour le coup, ce titre lui allait comme un gant. Choqué ? Mais non, mes agneaux, votre vie sera beaucoup trop courte pour que vous vous arrêtiez à cela. Oui, vous finirez dans une assiette. Et alors ? Rosier porta le verre à ses lèvres et salua Doraleen d’un geste de la tête. C’était lui qui l’avait recruté, celle-là. Elle était parfaite. Effrayante à souhait. Et merveilleusement convaincante. Elle s’en sortirait, ce soir. C’était certain. Tout comme lui. De toute manière, ils n’allaient affronter que des gamins. De simples gamins. Avec un peu de chance, les membres de l’Ordre débarqueraient et rajouteraient un peu de piquant. Ils remonteraient le niveau et permettraient à Kristoffer de ne pas s’ennuyer. Il n’était pas très motivé par cette bataille. Lui, il voulait attaquer en plein jour. Il se moquait pleinement du danger, il avait seulement envie de débusquer son bâtard de fils, de lui faire une petite surprise et de le mettre devant le fait accompli. Coucou Isaac ! Je suis ton père ! Et, oui, je suis un mangemort. Il aurait aussi pu en profiter pour tester sa fille. Mais elle pouvait attendre. De toute manière, l’année s’achevait bientôt et il pourrait alors reprendre le contrôle sur l’éducation de ses enfants. Mais d’abord, il devait se battre.

*

Le mangemort émergea de l’armoire. Il devait admettre que le petit Malefoy avait bien travaillé. Ce n’était pas suffisant pour rattraper l’imbécilité de son père. Et puis… n’importe qui aurait pu dénicher cette vieille armoire dans la salle-sur-demande. Brave aurait pu le faire, par exemple. D’autant plus que cela lui aurait donné une très bonne excuse pour ne pas exceller dans ses examens. Mais il pesterait contre les privilégiés du Seigneur des Ténèbres plus tard. D’autant qu’il n’était pas à plaindre, lui non plus. Ils avaient été assignés au hall d’entrée. Doraleen filait déjà vers le lieu de leur mission, tandis que Rosier prenait son temps. Il n’était pas pressé d’aller croiser le bois de sa baguette avec des gamins qu’il ne pourrait qu’amocher. Ou pas. Car, apparemment, Finch s’amusait bien avec le petit Serpentard.

- Tu ramènes un souvenir ? C’est vrai qu’il est mignon.

Rosier s’approcha du gamin. Ethan, Ethan… Joli prénom pour une jolie marionnette. Il agita sa baguette. Serpensortia. Voilà. Il était bien plus charmant encore avec un serpent enroulé autour du cou. Oui, Ethan était le jouet de Finch. Oui, Rosier était arrivé en retard. Mais il faisait ce qu’il voulait. Il avait toujours fait ce qu’il voulait. Il enfonça donc le bout de sa baguette dans la joue de la marionnette verte. « Celera Decompo. »  Regarder Ethan se décomposer était une perspective hautement réjouissante. Malheureusement, le sortilège était lent à aboutir, et ils avaient de la compagnie. Un simple geste de baguette suffit à annuler le sortilège qui le visait.

- On est… jaloux ?!

Kristoffer cessa de s’occuper d’Ethan. Après une dernière caresse sur la joue du pauvre gamin – et une promesse de revenir s’occuper de lui bientôt – il se concentra sur ses adversaires. Un autre Serpentard. (C’était bien la peine d’avoir fait un scandale car sa fille n’était pas entrée dans la maison du grand Salazar.) Un Gryffondor. Et… Serait-ce Lupin ? Le niveau ne serait donc pas très élevé, mais il y avait là de quoi s’amuser quelques minutes. Bombardia ! Diffindo ! Confrigo ! Les sortilèges fusaient sans qu’il n’ait besoin de remuer les lèvres. Kristoffer avait bien plus intéressant à l’esprit. Il attendait seulement que l’adulte se replie et qu’une faille se crée dans les mouvements du petit Gryffondor. Il s’occuperait de l’autre Serpentard plus tard. Il fallait bien qu’il en laisse un peu à Doraleen, sans quoi elle le lui reprocherait. Ah ! Maintenant ! Amora Costrettoriam. Allez, petit Gryffondor. Tombe amoureux de moi. Deviens ma poupée vengeresse. Et puis…

- ENDOLORIS !

Ce sortilège-là était dirigé contre Lupin. Et s’il l’évitait, Rosier s’acharnait sur lui jusqu’à ce qu’il soit au sol, se tordant de douleur. Gémissant comme une larve. Suppliant de l’achever. Alors, bien sûr, Kristoffer accepterait humblement de mettre un terme à ses souffrances. Il n’était pas cruel au point de refuser la dernière volonté d’un mourant.
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MessageSujet: Re: [Mer 25 juin 97, Bataille] GROUPE 5 (This is the end, hold your breath and count to ten...) Jeu 12 Nov 2015 - 20:56

Bataille Poudlard, 25 juin 1997 -
On apprends pas à un "vieux" loup à faire la grimace.


Remus revenait d'une mission d'un mois chez les loup-garous où il avait passé son temps à essayer de se confondre dans la masse tout en tentant de voir qui serait prédisposé à venir rejoindre le camp de l'Ordre. Le groupe, qui vivait dans une contrée éloignée et montagneuse, était composé d'une centaine d'individus. Il était donc aisé de pouvoir éviter Greyback si jamais ce dernier décidait  venir leur rendre une petite visite pour « vanter » les valeurs destructives et haineuses de mangemorts. Remus s'était trouvé chanceux jusqu'au dernier jour de son séjour où Greyback avait débarqué. Bien sûr, Remus avait tout d'abord essayé de garder profil bas... Evidemment, quand on avait Greyback dans les parages, les ennuis suivaient toujours et ce fut Greyback qui le commença.

En premier lieu, Remus allait tourner les talons pour retourner dans sa grotte et y rester jusqu'au départ de Greyback, mais il n'était pas habitué à rester inactif quand quelqu'un, spécialement quelqu'un avec qui il avait longuement discuté auprès du feu le soir tout au long du moi et accusé injustement de trahison, Les menaces de mort fusèrent et bien sûr l'accusé se défendit. Un cercle se réunit autour des deux protagonistes et une ou deux personnes se rangèrent de on côté, le reste étant trop effrayé par ce que Greyback pourrait leur faire.  Greyback s'élança  à l'attaque sur les trois malheureux individus. Possédant une haine profonde envers le lycan qui avait fait de sa vie un enfer, le baguette de Remus surgit des plis de sa cape et se brandit en direction de Greyback alors qu'un puissant rayon lumineux renvoya le loup-garou violemment en arrière, sonné. Peut-être Remus ne payait pas de mine par son apparence pauvrement vêtu, mais le Maraudeur n'en demeurait pas moins un puissant sorcier et allié.

Ce fut ce qui sembla réveilla le reste du clan qui, amorphe, n'aurait pas fait le premier pas pour aller contre Greyback si quelqu'un n'y avait pas fait le premier geste. Alors que la confusion se mit à régner dans le clan, et que Greyback se remettait sur ses pieds et se demandait d'où l'attaque était venue, ses yeux se posèrent sur la silhouette de Remus qui tirait le soi-disant traître à l'abri. Il s'élança et, en deux secondes fut sur eux. Remus n'eut qu'une seconde pour réagir.

Greyback n’utilisait que rarement sa baguette et n’usait que d’une magie élémentaire, préférant compter sur sa force musculaire. Il était davantage un lycan qu’un sorcier, davantage un monstre aussi. Il était fort, ses attaques puissantes... Mais le sorcier devant lui était plu intelligent que lui et la qualité de ses réflexes  était bien supérieur  son apparence pauvre. Greyback bondit donc avec une agilité et une violence caractéristiques de lui seul, prêt à déchirer ces deux intrus, à leur montrer le prix à payer pour s’opposer à lui. Malheureusement, tout comme une majorité de sorciers, il sous-estimait bien encore à qui il avait affaire. L'apparence d'une personne ne révèle en rien ses qualités magiques.

Remus n’eut ainsi qu’une demie seconde pour réagir à l’attaque soudaine mais son sort le prit de plein fouet et le lycan fut expulsé vers l’arrière avec force. (“Expulso!” s'était-il écrié d’une voix qui ne pouvait s’empêcher de contenir toute l’animosité qu’il conservait envers le monstre). Le lycan laisse échapper un grognement qui n’avait rien d’humain et retomba lourdement au sol, un peu sonné.
 
“J’aurai du te tuer y’a longtemps quand t’étais encore qu’un gamin.” ragea t-il furieusement, les yeux injectés de sang tellement la haine l’habitait.

“Ta faute.”  rétorqua Remus sans une once de crainte.  L'époque était passée ou il craignait celui qui l’avait agressé et mordu le soir ou il était devenu un loup-garou comme lui. Cette époque était définitivement terminée.  Alors que Greyback se relevait pour à nouveau bondir sur Remus, et cette fois le tuer, Remus remua sa baguette tout en incantant un “Impedimenta” qui le maintint au ralenti. Le Maraudeur accrut la puissante du sortilège jusqu’à immobiliser complètement Greyback.

“Malheureusement pour toi, je ne suis pas comme toi moi, mais je te promets d’être cette épine dans le pied bien dérangeante qu’il est impossible de retirer et ce jusqu’à mon dernier souffle. Et ça marche aussi pour tes petits copains les mangemorts tu pourras leur dire ”

Il relâcha sa concentration sur le sortilège mais l’effet  se relâcha progressivement si bien que cela leur donna quelques secondes d'avantage pour quitter les lieux. Aussi, lorsque Greyback réalisa qu’il était libre, Remus s’était déjà emparé d’un des bras de Colin et tous deux avaient transplané d’ici, laissant le camp toujours pêle-mêle.

***

Deux jours plus tard,  Remus se retrouvait dans un petit une-pièce au vieux plancher un peu abîmé et aux rideaux sales qu'il louait pour peu cher, mais au moins il dormait dans un lit qui correspondait à presque du luxe comparé à la paillasse qui lui avait servi de lit pendant trois semaines. Alors qu’il retrouvait sa petite vie “normale” s’il ont peut dire ainsi, ses sentiments pour Tonks reprirent  d’autant plus le dessus qu’avec la misère qu’il avait connu pendant ces trois semaines, il les accueillit avec une immense félicité, pour ainsi dire prêt à accepter leur réciprocité. Il ne chercha même pas à les repousser cette fois. Au contraire, il avait encore plus besoin de se sentir humain et penser à la jeune femme lui faisait se rappeler à quel monde il appartenait vraiment.

Il apparut clairement que Greyback avait accusé faussement Colin et qu'il n'avait jamais rien fait commis d'actes répréhensible envers lui dès le lendemain. Ce qui s'était passé au camp de loup-garou avait de plus achevé de le convaincre de rejoindre Dumbledore dans la lutte et Remus programmait d'en parler à Dumbledore au plus tôt. C'est alors qu'il reçut des nouvelles de ce dernier comme à tous le membre de l'Ordre. Dumbledore planifiait de quitter le château ce soir pour une de ses raisons secrète mais indispensable et il faisait appel à l'Ordre de patrouiller dans les couloirs durant son absence. S'il s'attendait à de la visite il n'en savait rien, mais il fallait s'attendre à tout. Bien sûr, il ignoraient que l'AD en ferait de même à côté. L'ordre restait les plus expérimenté en matière de combats et de duels mais certains membre de l'AD comme ceux ayant été présents à la bataille du ministère l'an dernier était une force sur laquelle compter !

Quoiqu'il en soit, bien entendu, la décision de Remus fut prise. Il n'avait jamais raté un appel de Dumbledore, et de plus son cœur s'emballait soudainement à la possibilité de revoir Tonks au château elle aussi ce soir-là. Il arriva donc  Poudlard à l'heure indiquée et fut accueillie au portail par MacGonagall qui le laissa entrer. Il rejoignit le reste de l'Ordre où il étaient réunis et chacun fut assigné une aile du château aux côtés de quelques membres de l'AD. Remus n'en connaissait aucun même s'il aurait très bien pu enseigné à certains en 3e année mais il n'était pas sûr qu'il en aurait reconnu ce soir. De toute façon, peu importe.  Dans ce circonstances-là on était oit allié oit ennemis... Et les ennemis étaient facilement reconnaissables.Le groupe dan lequel il était se positionna dan le hall d'entrée... Et ils attendirent. Le temps passa. Remus était aux affûts, jetant de fréquent coups d'oeil vers le haut de escaliers ou encore dans le parc, se demandant d'où viendrait le danger s'il devait y en avoir. Il ne pouvait s'empêcher de 'inquiéter pour le autre de l'Ordre, et Tonks en particulier envahie ses pensées en se demandant si tout se passait bien de leur côté aussi. Il se rassura en se disant que malgré son jeune âge, elle était une Auror compétente. Et puis également, c'était probablement aussi bien qu'ils ne soient pas dans le même groupe. Au moins, le Maraudeur ne se laisserait pas distraire et la chercher des yeux pour se rassurer qu'elle allait bien. Il serait si heureux de la revoir une fois que tout sera fini...

Des pas dans les étages puis dans les étages se firent entendre. Remus ignorait exactement combien de temps s'était écoulé mais cela semblait une heure. Tout ce qu'il pensa était que Dumbledore avait eu raison, comme toujours, de prendre ses précautions. Une femme apparut en premier, une mangemorte. Elle portait une chevelure blonde et certains semblaient la connaître mais pas Remus. Un éclair de lumière bleue sortit de la baguette de la mangemorte pour se diriger vers celui qui se prénommait Stefan et à la fois Ethan et Tony s’élancèrent au secours en lançant de sortilèges d'Entrave.

Le Maraudeur était prêt à la prochaine personne qui oserait montrer le bout de son nez. Au nom de James, au nom de Sirius, au nom de Lily, au nom de toutes les personnes qu'il avait perdu et aux noms de celle qu'il lui restaient encore  protéger, oh oui au nom de tout cela il était prêt. Ses doigts se raffermirent sur sa baguette, meilleure amie du sorcier en de telles circonstances et cette adrénaline se propageait déjà en lui comme en tout début de bataille.  Damn it, le dénommé Ethan avait été frappé d'un Impero par la blonde mangemorte et quant aux deux autres, ils étaient engagé dan leur propre bataille. Les doigts de Remus se raffermirent davantage sur sa baguette et ses trait se durcir de concentration. Si un autre membre de l'Ordre pouvait arriver, cela ne serait pas de refus. Un autre mangemort apparut bien vite à la suite, un certain Rosier... Rosier... Ce nom-là n'était pas un inconnu de Remus. Après s'être adressé à sa collègue mangemorte en ironisant qu'elle s'était trouvé un petit souvenir à ramener en la personne d'Ethan, son premier sortilège ne tarda pas et en direction du Maraudeur de plus qui leva sa baguette d'un mouvement et bloqua l'attaque d'un mouvement distinct et sûr de lui : « Protego Maxima ! » rétorqua t-il de sa voix habituellement grave. Un Protego simple n'aurait pas arrêté suffisamment l'Endoloris. Il leva à nouveau sa baguette et enchaîna à son tour plusieurs Impedimentas avec un acharnement redoutable.

HJ: J'espère que ça va... ^^

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le coeur est le feu qui les soutient : si la raison parfois s'égare, c'est le coeur qui la ramène. »



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MessageSujet: Re: [Mer 25 juin 97, Bataille] GROUPE 5 (This is the end, hold your breath and count to ten...) Dim 29 Nov 2015 - 14:37




This is the end...

Hold your breath and count to ten...

“Alors qu'il participe à une ronde dans les couloirs de l'école, Tony découvre qu'appartenir à l'Armée de Dumbledore n'est pas une sinécure...”
E
n temps normal, déjà, Tony avait beaucoup de mal avec les préfets... normal, pour quelqu'un qui piétinait la discipline et faisait bêtise sur bêtise. Nouer le dialogue s'avérait difficile, même si cette fois, il n'y avait aucun rapport de force. Ils étaient deux égaux. D'ailleurs, Garner n'envisageait même pas de donner un ordre à son coéquipier. La hiérarchie, ça le gonflait. Et puis, il préférait laisser les ordres à ceux qui s'en sentaient les épaules. De toute façon avec son esprit de contradiction, il ne parviendrait pas à respecter ses propres directives... donc bon ! Il profita du calme et du silence ambiant pour dire quelques mots amicaux et se donner un peu de courage. Mais Farell ne fut pas dupe, il comprit que sous son propos se cachait en fait une certaine appréhension. Tony figurait parmi les nouvelles recrues de l'Armée de Dumbledore. Jamais il n'avait encore combattu de Mangemort mais il savait plus ou moins à quoi s'attendre. Consciemment ou pas, Ethan mit une douche froide sur ses espérances. Non, le moment qu'ils allaient partager ensemble ne serait pas agréable... surtout si l'ennemi pointait le bout de sa baguette. Tony acquiesça sans un mot lorsque son allié du soir lui indiqua qu'il devait attaquer en premier. Mine de rien il appréciait le conseil et la façon dont il le lui donnait. Bien sûr, il aurait pu être plus chaleureux mais bon, à Serpentard, il ne fallait pas trop leur en demander. Garner regarda à distance la montre d'Ethan, non sans curiosité. Il se demandait pourquoi le jeune homme préférait voir des aiguilles tourner que lui parler. Mais bon, pas grave, de toute façon Tony se tut, concentré sur l'inventaire des sortilèges dont il aurait besoin pour l'emporter. Il en connaissait beaucoup, signe que les six années d'études à Poudlard furent utiles, au final.

Et tandis qu'il mimait les mouvements avec sa baguette, il entendit un claquement sec puis un murmure. "Elle arrive...". Qui, quoi ? Hein ? Garner se tourna vers son acolyte interrogateur et comme il s'était mis en position il en fit de même.  Il regarda en direction du couloir à son tour. Au début, il se demanda si Ethan voulait le tester et puis il se rendit vite compte que les choses sérieuses commençaient. Dans la pénombre, une silhouette se détacha mais ce ne fut pas une femme. Tony fut tenté d'ironiser avec sa bonne humeur habituelle et de dire que pour une femme, elle avait un joli poil au menton. Pourtant, la suite mit un terme à son engouement naturel. Derrière l'élève, qu'Ethan semblait connaître et qui se prénommait Stefan, il y avait une femme, blonde, le visage pâle comme la mort, vêtue de noir. Une mangemort, sans aucun doute. Ils n'eurent pas le temps de dire le moindre mot. Un éclair bleu frappa Stefan pour le projeter à terre. Tony sentit la peur l'envahir... dans quoi s'était-il fourré ? Puis, quelques secondes après, le souvenir de la mort de son père lui revint en tête. La rage passa alors dans son regard bleu océan qui s'assombrit. Il s'élança au même moment qu'Ethan pour lancer un sortilège d'entrave. A ce moment précis, sans qu'il n'ait jamais eu à se poser la moindre question, il sut qu'il avait pour devoir se combattre et de protéger tous ceux qui pouvaient être des victimes des partisans de Voldemort. Ethan, ce Stefan qu'il ne connaissait pas, tous les autres... Il eut une pensée pour Brave, à l'égard de laquelle il ressentait plus qu'il ne voulait l'admettre. Mais bientôt, le combat monopolisa toute son attention... Alors que Stefan se releva, Tony s'approcha de lui pour l'aider et naturellement, il le positionna derrière légèrement en retrait pour que le jeune homme puisse se remettre.

Son regard se tourna vers la femme, qui avançait et s'exprimait avec un cynisme rare. Elle faiait froid dans le dos. Elle lui lança un sortilège de stupéfixion que Tony para. Il ressentit les vibrations de l'attaque jusqu'à son épaule... Ce combat allait être difficile, que pouvaient-ils faire, trois élèves contre une... folle ? Un nouveau sortilège fusa et fit s'effondrer le sol à leurs pieds. Garner manqua tomber dans le vide mais il fut rattrapé in extremis par l'un de ses camarades, probablement Ethan, il ne put le voir. Il entendit alors une formule qui lui glaça les sangs... "Impero"... la lumière jaune frappa Farell de plein fouet... Évidemment il se sentit coupable, si son coéquipier n'avait pas eu à le rattraper, il n'aurait pas baissé sa garde. Incrédule, Tony regarda Ethan passer de l'autre côté. Ils n'étaient plus que deux... et Stefan essaya de lancer un sortilège. Il manqua sa cible. Garner mit ça sur le compte de son étourdissement. Pour l'instant, donc, il se retrouvait à deux contre un. A en croire ce que disait la Mangemort, le serpentard résistait. Alors Tony l'encouragea en le regardant :

- Continue, Ethan ! Résiste ! Elle ne peut rien face à ta volonté ! Tu es plus fort qu'elle !

Il braqua alors ses yeux azurs sur leur attaquante et ajouta, d'une voix où perçait la colère :

- Elle est faible et lâche... incapable de se battre elle-même, à un point qu'elle utilise l'Impérium... Pitoyable...

A cet instant là, n'importe qui aurait dit à Tony qu'il était fou de la provoquer mais la haine qu'il vouait face à tout ce qu'elle représentait l'emportait et il devait l'extérioriser au risque que cela ne le consume. Il envoya un sortilège de désarmement qui la frôla de justesse. Un autre Mangemort fit son apparition. Ca sentait vraiment le roussis, là... Ils ne pourraient pas tenir bien longtemps sans l'aide d'autres personnes. L'inconnu s'approcha d'Ethan et utilisa plusieurs sortilèges sur lui, dont un que Tony ne connaissait pas. Celera Decompo... il grava la formule dans sa mémoire, pour ne pas oublier lorsqu'ils iraient à l'infirmerie... enfin, s'ils survivaient. Trop nerveux et sans doute trop concentré, Tony, tout comme Ethan d'ailleurs, n'avait pas remarqué la présence de Lupin. L'ancien professeur de défense contre les forces du mal s'était tenu légèrement en retrait par rapport à eux, silencieusement. Lorsque un Endoloris fut lancé à quelques mètres de Garner, celui-ci tourna la tête et vit cet allié inespéré. Une souffle d'énergie se répandit en lui. Ne sachant pas faire de sortilège informulé, il dit alors :

- SALVEO MALIFECIA !

Une sorte de protection l'entoura... juste à temps. Le Mangemort lui lança un sortilège de séduction qui heurta sa protection mais sans l'atteindre. Quoi sérieusement ??? Tony regarda le type avec un air dégoûté. Comment aurait-il pu tomber amoureux de ce psychopathe ? Les sorts commençaient à voler dans tous les sens. Et à force d'esquiver, Tony, se sentait quelque peu fatigué. Voyant qu'un duel allait s'engager entre Lupin et l'homme, il décida de prendre pour cible la femme, afin de suffisamment la distraire ou la mettre hors d'état de nuire pour qu'Ethan soit libéré de son emprise. Il brandit sa baguette :

- INSETTIMORPHUS !

Tony était un habitué de ce sortilège, il aimait beaucoup faire des blagues de ce type et transformer quelques uns de ses camarades en insecte, juste pour rire. Sauf que cette fois, c'était dans le but de frapper un grand coup. Histoire d'aider Lupin, il se tourna rapidement vers le mangemort et envoya :

- ATAKUNTO !

Le sort toucha sa cible et envoya Rosier quelques mètres plus loin, de quoi leur laisser une peu de répit. Tony lança alors à l'attention de Stefan :

- Récupère Ethan...

Il espérait quand même que le serpentard allait leur être plus utile que ça... parce que là, ils allaient mal finir si ça continuait ainsi. Tony n'eut pas le temps de réagir, une boule d'étincelles le percuta et le fit basculer lourdement en arrière. Il essaya de se relever mais il s'écroula... L'esquilibratem qu'il venait de recevoir allait sérieusement l'entraver...


HRP : J'espère que cela conviendra, si vous voulez que je blesse le Mangemort maintenant, n'hésitez pas à me le dire. Je trouvais intéressant de faire durer un peu l'action. ^^

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Garne(r)ment
Promis, cette fois, ça n'est pas moi ! Je n'y suis pour rien dans ta nouvelle couleur de cheveux... Mouhaha !!! Ce qu'elle est moche !
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MessageSujet: Re: [Mer 25 juin 97, Bataille] GROUPE 5 (This is the end, hold your breath and count to ten...) Ven 25 Déc 2015 - 23:55

THIS IS THE END, hold your breath and count to ten

C’était trop con. C’était trop irréel. Le voilà transformé en petit soldat. Enrôlé dans une armée pour mener un combat qu’il n’avait pas prévu. Ethan lança un regard glacial à la Mangemort. Le ton qu’elle employait qui déplaisait fortement. Il y avait des années qu’il avait quitté l’enfance. En avait-il seulement eu une ? Il avait maintenant dix-sept ans, son permis de transplanage, et le monde devant lui. Comme ceux de son âge, il se sentait l’esprit aventureux, de ceux qui veulent voir ce qui se trouve « là-bas ». Il fut un temps où il aurait probablement tourné le dos à tout ça. À ces histoires de pouvoir qui ne l’intéressaient pas. Il était à Poudlard, il était devenu un élève aimé et détesté. Un poursuiveur qui aujourd’hui avait fait ses preuves. Un ami. Un amant. Un ennemi. Il avait hérité du rôle de préfet. Il avait vu ça comme une première victoire de son ascension. Il sortait avec une fille formidable. Et maintenant ? Il lui semblait qu’il avait tout, pourtant Ethan ne semblait jamais assez satisfait. Pourquoi le serait-il ? Il y avait plus, tellement plus. C’était plus grand. Plus haut. Plus loin. Plus loin que l’horizon, ou que le ciel. Mais c’était aussi tout près. Dans ses gènes. Dans ses veines. Dans son cœur. Et pourtant, il était incapable de dire ce que c’était.

Sa baguette levée, Ethan avait envie de lui faire ravaler son sourire. Mais même dans sa rage, il ne perdait pas de son élégance, ni cette allure impérieuse. Son visage avait perdu ses dernières couleurs, laissant là un visage blanc qui aurait pu être taillé dans le marbre. Ses yeux océans n’étaient que le reflet de son âme houleuse. Chaque battement de paupière n’était qu’une vague de souvenir, de promesse, d’espoir, ou de désillusion. Une vague porteuse du passé, et du futur. Un fils de quelqu’un. La copie d’un homme dont il ne savait pas qu’il arpentait le même chemin hasardeux. Sa main ne tremblait pas, tenant fermement sa baguette comme un prolongement de lui-même. Une danse venait de commencer. Un pas à droite, un pas à gauche. Mais ce soir, ils n’étaient pas partenaires, ils étaient ennemis, et leurs pas ne s’accordaient que pour se tester mutuellement. La Mangemort avait un petit côté intrigant. Elle semblait minuscule, une poupée blonde que pourtant il ne sous estimerait pour rien au monde. Elle avait dans son regard quelque chose de froid et de redoutable. Pourtant, Ethan le soutint sans ciller. Il n’aurait pas été étonné que de la neige se mette à tomber entre eux.

Soudain, le sol s’effrita sous ses pieds. Un trou béant s’ouvrit devant eux, et Ethan recula in extremis, regardant avec effroi les dalles qui se trouvaient sous ses pieds quelques secondes plus tôt dégringoler dans les abysses. Il entendit alors prononcer le sortilège impardonnable. Tout se passa rapidement, bien qu’il vit distinctement chaque microsecondes qui s’en suivit. Il vit l’étincelle malveillante briller dans le regard de la Reine des Glaces, et l’éclair jaune jaillir de sa baguette dans sa direction. Une ombre de panique traversa alors le regard bleu du Serpentard avant que le maléfice ne le touche. Comme tous les élèves de sa génération, Ethan avait déjà été soumis au sortilège de l’Imperium deux ans plus tôt, par le professeur Fol’ Œil, ou plutôt par un Mangemort déguisé. Il avait détesté ce cours, avait répugné à laisser quelqu’un prendre le contrôle de ses gestes et de ses pensées. Pire encore, il avait détesté ne pas être en mesure de résister assez longtemps pour pouvoir repousser complètement le sortilège.

Ethan prit sa tête entre ses mains, les dents serrées. Il sentait cet espèce de brouillard s’immiscer dans son esprit comme un poison gazeux qui emprisonnait ses sens, ses souvenirs et ses idéaux. Il entendait vaguement Tony, quelque part à côté de lui, qui l’encourageait à résister. Le Serpentard tenta de s’accrocher au peu qui lui restait, à cette voix, à des visages familiers qui pourtant commençaient à s’estomper. Toute la tension accumulée s’envola d’un coup, comme la promesse que tout irait bien. Tout s’éteint alors sur le sourire d’une rousse aux yeux à la couleur indéfinissable. Son regard devient flou, comme si un nuage venait de cacher un ciel d’été. Le Serpentard n’était plus là, il avait été repoussé dans une partie infime de lui-même, entravé et inconscient.

Comme un automate, il se rangea du côté de la Mangemort, tel un gentil soldat dépourvu de conscience et de notion de bien et de mal. Il était juste là, et il attendait les ordres, sa baguette abaissée le long de sa jambe. Les yeux dans le vague, il ne broncha pas lorsqu’un seconde Mangemort apparut et qu’un serpent fut déposé autour de son cou. De toute façon, il ne le sentait même pas. Pas même les premiers effets du sortilège qui se mit à faire craqueler la peau de sa joue gauche. Avec son uniforme vert émeraude, le voilà prince des serpents. Le reptile siffla à son oreille sans qu’il ne s’en rende compte. Son regard était rivé sur Stefan et Tony. Une voix s’immisça dans son esprit, lui donnant enfin un ordre clair et précis. Attaque. Autour de lui, Lupin était aux prises des deux Mangemorts, et Tony venait d’en envoyer un valser quelques mètres plus loin. Il entendit au loin un vague récupère Ethan. Le Serpentard leva sa baguette et lui fit décrire un cercle d’un mouvement souple du poignet. Une bourrasque fit voler ses mèches brunes autour de son visage tandis que son sortilège passait à quelques centimètres de ses camarades, pour pulvériser le mur derrière eux, ouvrant ainsi une brèche donnant sur le parc. Des pierres roulèrent non loin de lui, et un nuage de poussière flotta quelques instants avant de retomber en fine pellicule blanche sur le sol. Il profita de cette distraction pour diriger sa baguette vers Stefan.

- Confundo, articula-t-il d’une voie complètement neutre.

Sa joue gauche, où l’avait touché le sortilège, avait pris une teinte verdâtre, et lentement se dessinaient en noir ses vaisseaux sanguins, tels de minuscules serpents ondulant sous sa peau. Le maléfice, qui s’était étendu jusqu’à sa mâchoire, gagnait à présent son cou. Néanmoins le vert et argent ne sentait aucune douleur. Là était peut-être un avantage d’être soumis à l’impérium. Des éclairs de toutes les couleurs fusaient des deux côtés. Bleu, argenté, orange. Mécaniquement, Ethan lançait ses sortilèges et se protégeait. Un brouillard d’un blanc laiteux sortit alors de sa baguette, avançant lentement vers ses camarades. Un sortilège qu’il ne connaissait pourtant pas, et qui relevait probablement de la magie noire. Son regard vide n’attendait qu’une chose : lorsqu’il entrerait en contact avec ses ennemis, le maléfice leur rongerait la peau comme de l’acide.

Soudain, une lueur sembla s’allumer dans le Nulle Part, où l’esprit de Ethan s’était retranché. Lui parvenaient les rumeurs de la bataille. Au début de façon étouffée, comme dans un songe. Puis de plus en plus distinctement.  Son esprit se débattit pour sortir des ombres, mais il lui semblait que des griffes invisibles tentaient de le retenir.  Au milieu du couloir, son visage se crispa. Ethan secoua la tête, comme pour se débarrasser de ses derniers démons, et soudain il reprit le contrôle de lui-même, pour le meilleur comme pour le pire. Une étincelle se ralluma dans son regard, mais la première chose qu’il sentit fut une douleur atroce lui ravageant une partie du visage. Il prit conscience du courant d’air glacé qui parcourait le couloir. Son regard se porta sur une fenêtre qui lui renvoya son reflet. Le vert et argent réprima un haut-le-cœur. Il était d’un blanc cadavérique, une sueur froide collait des mèches de cheveux à ses tempes et son front. Il ouvrit la bouche dans un cri muet, et la peau effritée de sa joue gauche craquelé, puis s’ouvrit. Il avait l’impression d’avoir sous les yeux le remake d’un mauvais film moldu mettant en scène des zombies. Et… par Merlin pourquoi avait-il un serpent autour du cou ?


Ça ne dura d’une seconde ou deux, le temps d’un battement de cil. Un sortilège siffla au-dessus de sa tête, l’obligeant à se ressaisir. Ethan attrapa le reptile juste sous la tête et l’enleva tandis que l’animal tentait de s’enrouler un peu plus autour de son cou. Il le laissa tomber au sol, où il se redressa en sifflant, claquant sa mâchoire dans un geste rageur. D’une simple formule, le maléfice le consuma et le serpent fut réduit en cendre. Son instinct reprit alors le dessus, et l’adrénaline lui fit oublier une partie de la douleur. Son regard tomba sur le petit groupe qu’ils formaient. Bien vite il répéta la mangemort blonde. Tout était de sa faute.    

- Asfissio Pauralis, articula Ethan.

Il posa sur elle un regard empli de haine, qui appelait à la vengeance. Il avait envie qu’elle souffre. Jamais il n’avait désirer autant de mal à quelqu’un qu’à cet instant. À cette femme qui l’avait pris pour un pantin de bois. Il voulait qu’elle s’étouffe. Il voulait voir la panique dans ses yeux. Jamais il n’avait aussi ardemment désiré tuer quelqu’un.


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[Mer 25 juin 97, Bataille] GROUPE 5 (This is the end, hold your breath and count to ten...)

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