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[14 juin 1997] La famille, ce trésor (FT. Kiarah & Théo)

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GRYFFONDOR7ème année
    GRYFFONDOR
    7ème année
AVATAR : Logan Lerman
MESSAGES : 111

INFOS PERSONNAGE
SITUATION AMOUREUSE SITUATION AMOUREUSE: Célibataire
DATE & LIEU DE NAISSANCE DATE & LIEU DE NAISSANCE: 06/02/1980 à Londres
SANG SANG: mêlé
MessageSujet: [14 juin 1997] La famille, ce trésor (FT. Kiarah & Théo) Dim 27 Sep 2015 - 12:12




La famille, ce trésor !

“Depuis la mort de son père, Tony est totalement déprimé et ne cesse de s'isoler. Inquiets, Kiarah et Théo se lancent à sa recherche...”
L
e gazouillis des oiseaux se faisait plus intense, à mesure que l'été approchait. Dans le parc de Poudlard, la vie reprenait définitivement ses droits après un hiver un peu rude et un printemps quelque peu timoré. Plusieurs moineaux avaient fait leurs nids dans les grands arbres paisibles du secteur et s'occupaient de leurs progénitures. On entendait les bébés piailler pour réclamer à manger. L'air était doux, timidement ébranlé par une brise tiède qui venait du sud. Dans le ciel totalement dégagé, le soleil brillait et venait réchauffer les élèves qui grouillaient un peu partout. Aujourd'hui, c'était samedi, donc pas de cours. Aussi, tout le monde en profitait pour s'évader. L'attaque du Ministère était dans tous les esprits, il n'y avait pas une conversation où on ne l'évoquait pas. Elle prenait largement le pas sur les examens, qui s'organisaient la semaine suivante. Les gens tiraient des conclusions un peu hâtives, en annonçant par exemple que ce n'était qu'une rumeur lancée par le pouvoir pour faire peur aux gens. Quand Tony entendait ce genre de conneries, la rage le prenait au ventre. Il n'éprouvait alors qu'une envie, les frapper, violemment, lui, le pacifiste convaincu ! Il ne pouvait plus supporter que l'on nie ouvertement la mort de son père. Son coeur en souffrait à chaque fois.

Depuis que le drame était arrivé, il n'était plus le même. Il le sentait, quelque chose en lui, probablement sa joie de vivre disparaissait à vue d'oeil. Lui qui détestait la solitude, s'enfermait dans le silence, refusant de traîner avec ses amis, pourtant nombreux chez les Gryffondor. Ces derniers respectaient son choix et ne lui fermaient aucune porte, quand il se sentirait mieux, tout reprendrait comme avant. Pour l'heure, il tâchait d'éprouver son chagrin dans son coin. Les images de l'enterrement défilèrent sous ses yeux, embués de larmes. La douleur de sa mère... ce visage déformé par les sanglots et les nuits blanches... celles de ses frères et soeurs... tous abattus, cela venait se cumulait avec la sienne. Garner l'aimait, sa famille... il ne supportait pas qu'elle souffre. Il essayait de canaliser toute cette émotion en lui, mais malheureusement, ça ne suffisait pas à l'apaiser. Alors il déprimait. Il ne mangeait pratiquement plus et physiquement, ça commençait à se voir. Ses joues s'étaient creusées en quelques jours. Il ne souriait plus, ne parlait plus. Et on le voyait très peu. Il allait traîner dans des coins où il se savait seul. Aujourd'hui, il s'était installé sur un petit monticule tapissé d'herbe, dans un secteur reculé du parc, caché par les buissons et les arbres. Il s'était allongé par terre et regarder les branches du magnifique chêne qui le dominait.

Il repensa à avant, lorsqu'il avait 10 ans et que son père l'avait aidé à construire une cabane dans un acacia d'un parc en plein coeur de Londres. Ca, c'était le bon vieux temps, celui où les tracas n'existaient pas encore. Il fut tiré de sa rêverie par un bruit de pas. Probablement un couple qui allait se faire des papouilles à l'abri des regards, ou des gamins qui préparaient un mauvais coup. Il ne s'en soucia pas, sauf lorsqu'il sentit que ça approchait. Ne se sentant pas de chasser les éventuels intrus, car ils semblaient au moins être deux, il fit semblant de dormir. Il ignorait que les deux jeunes gens qui venaient le voir n'étaient autre que Théo, son frère aîné et Kiarah, sa soeur cadette. Ils le cherchaient, probablement parce qu'il se retrouvaient rongés par l'inquiétude, par le changement soudain de leur Tony, le joyeux luron de la famille, l'éternel fêtard et l'incorrigible blagueur de Gryffondor. Informés par des amis de leur frangin qui eux aussi, commençaient à se ronger les sangs, ils n'eurent pas vraiment de mal à le trouver, allongé par terre, faisant celui qui dormait à poing fermés. Dans sa tête, il se disait que les gens le voyant ainsi le laisseraient tranquille et iraient voir ailleurs si l'herbe était plus verte ! Il n'avait pas envie de leur parler !

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Promis, cette fois, ça n'est pas moi ! Je n'y suis pour rien dans ta nouvelle couleur de cheveux... Mouhaha !!! Ce qu'elle est moche !
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SERPENTARD7e annéeAdmin colérikikique mais qui se soigne
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INFOS PERSONNAGE
SITUATION AMOUREUSE SITUATION AMOUREUSE: Célibataire, et très sélective
DATE & LIEU DE NAISSANCE DATE & LIEU DE NAISSANCE: 31/12/1981, LONDRES
SANG SANG: mêlé
MessageSujet: Re: [14 juin 1997] La famille, ce trésor (FT. Kiarah & Théo) Lun 22 Aoû 2016 - 23:20

Huit jours s’étaient écoulés depuis l’attaque du Ministère. Huit longues journées interminables, encrées de tristesse et de morosité, étrangement opposées aux belles journées ensoleillées qui s’installaient. Kiarah attendait le beau temps toute l’année. L’été était de loin sa saison préférée ; elle adorait flâner sous les rayons du soleil et voir sa peau se teinter d’un léger hâle doré. Son mauvais caractère semblait presque s’estomper avec la chaleur, elle s’énervait moins et se montrait même parfois joviale, au grand étonnement de tout un chacun.

Aujourd’hui pourtant, le cœur n’y était pas. Rester allongée dans l’herbe à rêvasser lui était insupportable. Dès que ses yeux se fermaient, elle entendait encore résonner la voix de l’employé du Ministère et apercevait le cercueil de son père s’avancer vers elle. La nuit, elle se refusait à s’endormir pour la même raison et était ainsi la cible d’insomnies interminables. Lorsqu’elle avait le malheur de succomber à Morphée, elle rêvait que son père était toujours en vie, se remémorait des souvenirs heureux qui, une fois la réalité retrouvée, la faisaient se réveiller en sanglotant. Même si son cœur et son corps saignaient, elle refusait de se morfondre. C’est pourquoi, depuis l’enterrement, elle était devenue pour ainsi dire hyperactive. Tous les moyens étaient bons pour tenir son esprit occupé et éviter de penser à l’horrible évidence. Elle avait donc terminé ses devoirs avec plusieurs jours d’avance, rangé par ordre alphabétique ses manuels, organisé sa garde-robe par couleur,… La journée, elle se baladait dans les couloirs et faisait des remontrances à qui voulait l’entendre, assurant quasiment un rôle de préfète qui ne lui avait pas été accordé. Elle trainait aux repas mais n’engloutissait que quelques miettes, préférant lire la gazette de A à Z.
Ses traits trahissaient toutefois cette apparente agitation. La jeune femme paraissait affaiblie, fatiguée. Sa longue chevelure autrefois légère et somptueuse se ternissait à vue d’œil, comme son teint de porcelaine. De grandes poches violacées avaient élu domicile sous ses yeux émeraude, inévitable résultat de son sommeil insatisfait. La belle avait l’air d’avoir perdu tout son charme.

Kiarah n’était pas la seule à être accablée par les récents évènements. Chaque membre de la famille Garner réagissait à sa manière, le temps que leur deuil soit fait. Cependant, le cas le plus inquiétant était sans conteste Tony. Le Gryffondor farceur et enthousiaste qu’il était avait fait place à un jeune homme déprimé et solitaire. Jamais il n’avait été si bas dans l’échelle de la morosité et c’était peu dire le concernant.
Inquiétés par cet étrange comportement, des camarades étaient allés chercher l’aide de son aîné à Gryffondor, qui avait ensuite jugé bon d’en toucher deux mots à la verte et argent. C’est ainsi que d’un commun accord, Kiarah et Théo s’étaient donné rendez-vous aujourd’hui dans l’espoir de raisonner leur frère. Lorsqu’ils se retrouvèrent devant les portes du château, leur air était grave, sérieux. Aucun ne semblait enclin à échanger les habituelles moqueries dont il était coutume dans la fratrie. Après quelques recherches, ils finirent par trouver Tony dans un coin reculé du parc, bordé d’arbres et arbustes qui le rendait presque invisible aux yeux extérieurs. Le jeune homme avait les yeux clos mais il était évident qu’il ne dormait pas. Kiarah eut un instant une pensée inquiétante en le voyant allongé si paisiblement. Elle lui donna donc un léger coup de pied dans la chaussure et fut soulagée de voir qu'il bougeait toujours.

- Toujours en train de paresser à ce que je vois !

Les paroles sarcastiques y étaient, au contraire de la volonté. Le ton de la jeune femme trahissait indéniablement son inquiétude. Voyant que son frère peinait à réagir, elle tourna le regard vers Théo tout en haussant les épaules. Consoler les gens n’était pas son fort et elle ignorait ce qu’il était opportun de dire.

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