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[juin 1997] what goes around comes around

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MessageSujet: [juin 1997] what goes around comes around Sam 26 Sep 2015 - 20:49

Il semblait soucieux, Dumbedore. Et malgré ses efforts pour occulter toute fébrilité, son regard ne trompait. Ses mots non plus, ceux-là même prononcés plus fort qu'à l'habitude, plus expressément. Il se voulait convainquant, pacificateur, se devait de l'être, tout en maintenant dans l'air une certaine accalmie qu'il savait lui-même passagère. Pourtant ses efforts étaient vains, puisque cette tension palpable perdurait, s'accentuait à mesure que le temps s'écoulait. Il n'était pas dupe, le sage. Rien ne s'adoucirait tant qu'ils seraient ainsi regroupés, confinés dans son propre bureau. Et si certains aurors finissaient par demeurer muets, sûrement blasés de n'arriver à faire entendre leurs voix, ce juge du Magenmagot lui ne lâchait pas. Ses gestes étaient secs, ses paroles dures et assurées, le plus souvent incontestables. Il laissait ainsi pantois ceux qui étaient ses adversaires, ceux dont Dumbledore faisait partie, alors qu'il s'attirait les regards bienveillants de confrères aux idéaux communs. Discussion stérile, aucun ne semblait vouloir s'abaisser face à l'autre, quand bien même cela pourrait-il tout stopper, les faire finalement se quitter suite à une poignée de main qui signifierait à jamais. Mais le dilemme ne semblait aussi aisé. Non, il y avait bien trop en jeu, ce qui expliquait la complexité de cette confrontation et surtout, la peine qu'ils semblaient avoir, tous, à faire entendre leurs arguments, à faire adopter leurs décisions. Et quand bien même arriveraient-ils à un accord, là n'était que la première fois qu'ils se voyaient, qu'ils se réunissaient. Là première, d'une longue série. Et si l'instant semblait compliqué, chacun au fond savait qu'il n'en serait que pire par la suite. Chacun, dont Dumbledore. Surtout Dumbledore. Et s'il croisait les mains en signe de patience, comme pour montrer une certaine inflexibilité, nul doute qu'il commençait à en manquer. Il osait alors un regard vers l'ensemble de l'assemblée, sondait ses assaillants par-dessus ses lunettes en demi-lune, mais ne remarquait aucune anxiété. Non, rien d'autre que fermeté ne transparaissait des faciès, des attitudes, et il comprenait. Lui-même se savait en position de faiblesse, et semblait prendre conscience qu'à nouveau, la réussite d'une mission lui échappait. A nouveau, il se retrouvait dos au mur, comme il l'avait été maintes fois ces dernières semaines, dernier mois. Maintes fois, trop de fois. Et quand bien même le vieil homme s'était-il résigner à cela, à n'être presque plus que spectateur de situations que même lui savait inextricables, une part de son âme avisée se devait de rester consciente, forte, rassurante pour certain, combattante envers d'autres. Tâche difficile, pesante, qui serait vaine au final, même s'il espérait, planifiait le contraire. Tant d'efforts qu'il semblait faire pour si peu, trop peu, pour l'illusion. Continuer à donner l'illusion qu'il était au sommet de tout. Pas seulement de cette réunion confinée, non, au-dessus du monde, comme une orra bienfaitrice qui ferait plier la terreur. Ou du moins qui était le pilier, tenace, indestructible, qui empêchait un certain climat de terreur d'englober le monde. Oui, tant de charges sur les épaules devenues frêles d'un homme âgé qui ne tarderait pas à céder, qui emporterait avec lui tout l'espoir d'un univers présentement aussi bancale que sa personne. Et d'espoir, peut-être n'en avait-il plu d'ailleurs, ou s'efforçait-il de se convaincre du contraire, le savait-il seulement lui-même ? Une chose dont il était certain, c'est qu'il n'aurait pas le dernier mot en ce jour, le sage. Et ses infructueuses tentatives de repositionnement de la conférence n'avaient pour seule intention que d'en retarder le point final. Retarder quelque chose qu'il s'efforçait de repousser de toute la force dont il était pourvu, mais qu'il devrait finir par accepter. Car oui, il avait les yeux bien ouverts et connaissait depuis un certain temps maintenant, bien avant que ces hommes aient franchis le pas de la porte de son antre, la tournure que prendrait cette discussion, mais son éternelle croyance en la bonté le poussait à rester réfractaire à toute acceptation de sentence. Malgré les dires, malgré les faits. Et tout un chacun le savait dépourvu de sottise, ce qui ne faisait qu'accentuer l'idée qu'il faisait exprès de contourner le nœuds du problème, d'essayer de, pour la énième fois, passer par des chemins tortueux qu'ils n'avaient pas encore explorés, mais qui ramenaient somme toute tous au même point.

Toutefois conscient qu'il ne pouvait continuer sur cette voie, il levait enfin la main en direction du professeur McGonagall, sans mots aucun, ce simple geste néanmoins accompagné d'un signe de tête autoritaire. Pourtant, chacun savait ce qu'il souhaitait, ce qu'il venait d'ordonner, et alors que la femme disparaissait dans l'encablure de la lourde porte de bois sous les regards faussement détournés, ce silence pesant déjà précédemment enduré réapparaissait, signe que chacun devait se préparer, finalement, à faire face à l'objet de leur présence ici. Mais surtout, au début des hostilités, se préparer au véritable conflit qui prendrait vie dès lors que l'âme jugée leur ferait face, ramènerait un souffle nouveau dans cette bataille inintelligible jusqu'alors, et ferait pencher la balance d'un côté ou de l'autre, sans que personne n'y puisse rien. Personne, sauf elle, celle qui par ses simples mots déciderait de la tournure de son existence, de son destin tout entier. Et aussi habilement Dumbledore avait-il préparé le terrain, il ne serait à présent que contemplateur de la grandeur que pouvaient parfois avoir les mots, ou au contraire, malheureusement, de la déchéance d'un être que tout cela dépassait, et dont la carrure bien trop frêle ne pouvait lutter contre ces vautours qui toujours, faisaient planer dans l'air ce silence, qui en rien ne laissait présumer bon présage.

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MessageSujet: Re: [juin 1997] what goes around comes around Dim 27 Sep 2015 - 13:25

Sale temps sur la planète Collins. Les jours passés avaient été extrêmement mitigés pour la Serpentard. D'ordinaire, elle se moquait bien de l'avis des gens, du regard qu'ils pouvaient porter sur elle mais elle n'en pouvait plus de se sentir observée, d'être vue comme une bête de foire. À cause de cette stupide gazette, tout le monde la prenait pour une meurtrière. Irina n'en revenait pas. Ils étaient si naïfs qu'ils étaient prêts à croire les faits – s'il en est – rapportés par une feuille de chou, et plus c'est sordide, mieux c'est. Bien entendu, l'article avait été publié de façon tout à fait anonyme, tant et si bien qu'il était impossible de le tracer pour remonter à la source. De toute façon, qu'aurait-elle fait si elle avait réussi à retrouver le Corbeau ? Elle l'aurait réduit au silence, peut-être ? Elle l'aurait ensorcelé de façon à ce que tout le monde sache que cette personne est un horrible cafard ? Elle n'aurait rien pu faire, parce qu'elle était à Poudlard et que ce n'était pas un endroit pour régler ses comptes. Cependant, le plus important n'était pas de savoir qui mais comment. Comment ces gens avaient-ils eu accès à des informations aussi sensibles ? Cette personne devait vraiment lui en vouloir pour avoir enquêté de la sorte sur son passé. Car il s'agissait ni plus ni moins d'une enquête, diligentée par on ne sait qui, contenant suffisamment d'informations pour la faire tomber. À présent qu'elle était majeure, elle n'avait plus tellement de porte de sortie. Elle ne pouvait pas être tenue pour irresponsable de ses actes. Le pire c'était sans doute qu'elle ne pouvait réfuter en bloc le contenu de l'article. L'article avait mis la lumière sur des vérités qui dérangent, sur des histoires qu'elle aurait préféré garder enfouies. Peut-être qu'il fallait retrouver cette personne, finalement. La faire taire. L'empêcher de divulguer d'autres infos. Éviter de la traîner encore plus dans la boue. Pourtant, Irina essayait de se persuader qu'aucun crédit ne serait accordé à un article paru dans un journal d'étudiants. C'était de la presse à scandale, des potins, rien de plus. D'autres articles étaient beaucoup plus sérieux mais la Gazette de l'école n'était qu'un ersatz de celle qui paraissait quotidiennement chez les adultes. Voilà, il ne s'agissait que de cela, des étudiants qui se prenaient pour des journalistes. Combien dans le lot seront vraiment journalistes ? Pas beaucoup, Irina était prête à le parier. En même temps, qui voudrait passer sa vie à cracher sur les autres et à se faire de l'argent dessus ? Irina avait clairement d'autres chats à fouetter. Penser à son propre avenir, par exemple. Et accessoirement, se défaire de ce merdier. De toute évidence, elle ne pouvait pas compter sur le temps qui passe pour effacer les vilaines rumeurs qui couraient à son sujet.

Irina se trouvait actuellement en cours de potions, en plein TP. Chacun était suffisamment concentré pour ne pas se préoccuper de son voisin. Irina aimait la rigueur de cette discipline. Une seule erreur, ou un peu trop d'inattention et la potion était définitivement foutue. Parfait. S'ils étaient trop occupés à essayer de la scruter, ils foireraient leur exercice et ils auront une mauvaise note. Peut-être qu'en définitive elle exagérait. Peut-être que personne ne la regardait et qu'elle se faisait des idées. Peut-être que personne n'en avait rien à faire qu'elle ait du sang sur les mains. Peut-être que la plupart de ces personnes ne la pensaient pas vraiment capable d'avoir tué Davis. Peut-être que cet article serait la première pierre d'un mythe, d'une vaste fumisterie, d'une histoire qui n'a rien dans le bide. Certes, il n'y a pas de fumée sans feu, mais c'était typiquement le genre d'événements dont elle se serait bien passée. Irina espérait toutefois que les adultes n'étaient pas suffisamment stupides pour prendre pour argent comptant tout ce qui était dit dans ce ramassis de bêtises. Il manquerait plus que ça, tiens ! L'air de rien, Irina était tellement préoccupée par tout ça qu'elle éprouvait de grosses difficultés pour se concentrer sur ce qu'elle faisait. Elle n'était pas du genre à rêvasser en pleine journée, ni même à laisser son esprit vagabonder. Lorsqu'elle faisait quelque chose, elle se dévouait à cent pour cent à sa tâche. Elle était de ceux qui ne faisaient qu'une chose à la fois, ce qui la conduisait à classer ses obligations en fonction de leur urgence. Pour le moment, elle peinait à suivre l'ordre de la recette. Elle pensait trop. Ses sourcils s'étaient froncés en une expression soucieuse et cela se voyait à des kilomètres qu'elle était préoccupée. Elle était tellement distraite qu'elle ne put empêcher le couteau qu'elle tenait de glisser et elle s'entailla le pouce. Immédiatement, une goutte de sang perla. La Serpentard jura et fouilla dans son sac à la recherche d'un mouchoir dans lequel envelopper sa main blessée. Elle était en train de chercher lorsqu'elle entendit quelqu'un toquer à la porte. Collins jura entre ses dents. Elle ne trouva que sa baguette. Voilà qui devrait faire l'affaire. Discrètement, elle se guérit d'un coup de baguette magique. Maintenant, il n'y paraissait plus rien.

« Mademoiselle Collins ? »

Elle releva la tête. Le professeur Slughorn se tenait à ses côtés, ainsi que McGonagall. Dans la salle, chacun semblait retenir son souffle. On n'entendait plus que le bouillonnement des potions dans les chaudrons. Comme à son habitude, la directrice des Gryffondor était digne et son visage était fermé, si bien qu'on ne pouvait déceler aucune émotion, si ce n'est sa sempiternelle sévérité. Théodore et elle échangèrent un bref coup d'oeil, puis Irina se mordilla la lèvre inférieure. Elle sentit une sueur glacée lui dévaler le dos. Précisément, elle pensait à ce journal de malheur, et voilà qu'on venait la déranger en plein cours pour quoi au juste ? Les pensées de la Serpentard s'affolaient, tandis qu'un signal d'alarme clignotait dans sa tête, à la manière d'un gyrophare. Tout en elle lui criait danger, malheureusement pour l'élève, il n'y avait aucun moyen de s'échapper.

« Veuillez me suivre. » lui ordonna McGonagall, qui sous couvert de politesse ne lui laissait de toute façon pas le choix.

Irina commença à remballer ses affaires, mais la directrice adjointe lui fit comprendre d'un regard perçant que c'était urgent et qu'il valait mieux pour elle de tout laisser en plan et de la suivre illico presto. Irina laissa donc ses affaires à leur place pour suivre la vieille dame, qui ne lui décocha pas un seul mot du trajet. Un silence de mort accompagnait les deux femmes tandis qu'elles cheminaient vers le bureau du Directeur. Elle arrivèrent finalement au deuxième étage, là où se trouvait l'entrée. Une gargouille en masquait l'accès et réclama bientôt le mot de passe. McGonagall le donna d'un ton rêche et Irina se retrouva bientôt à gravir les marches d'un escalier en colimaçon. Irina frissonna lorsque la gargouille se remit en place. Elle était piégée. La sixième année fit face à une porte en chêne, équipée d'un marteau d'airain en forme de griffon. Irina se surprit à grimacer intérieurement. Voilà qui trahissait l'appartenance du directeur à la maison des rouge et or. Pas étonnant qu'ils étaient ses chouchous. Tu parles d'une impartialité. La porte s'ouvrit et Irina rentra pour la première fois dans sa vie dans le bureau de Dumbledore. Elle eut à peine le temps de s'intéresser à l'architecture de la pièce que son regard se posait déjà sur le Directeur lui-même...et les individus qui l'entouraient et qui n'avaient pas l'air commodes.

« Quelqu'un prendra vos affaires et vous les ramènera, si c'est ce qui vous préoccupe. » dit sèchement l'écossaise.

Cela ne faisait aucun doute qu'elle ne pourra pas retourner en classe avant la fin du cours. Ce qui bien entendu ne présageait rien de bon. Irina vit alors que les personnes présentes dans le bureau directorial étaient tous Aurors. Elle leva un regard interrogateur vers Dumbledore, s'efforçant de ne rien laisser apparaître de son trouble. Sans pour autant donner sa main à couper, Irina avait une petite idée du pourquoi de sa convocation. Autrement dit, elle était dans la citrouille jusqu'au cou et encore, c'était sans aucun doute un euphémisme parce que ce qui l'attendait était cent fois pire. Peut-être aussi que Dumbledore la convoquait pour une toute autre raison que celle-là. Pourtant, Irina y croyait moyennement. Pourquoi dans ce cas n'arrivait-elle pas à effacer cet air coupable de son visage ? Pourquoi avait-elle la désagréable impression que ces types étaient là pour elle ?
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[juin 1997] what goes around comes around

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