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[2 Juin 1997] Mourir de jalousie, c'est mourir d'amour aussi

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SERPENTARD7ème annéeTu veux être mon ex?
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MessageSujet: [2 Juin 1997] Mourir de jalousie, c'est mourir d'amour aussi Lun 27 Juil 2015 - 15:51


HJ : Vous pouvez lancer la vidéo pendant la lecture, même si la chanson dure moins longtemps...

Quelques jours s'étaient écoulés depuis... le choc. Depuis cette soirée. Cette fameuse soirée qui avait sans aucun doute marqué tous les esprits de cette école, et pour quelques années. Elèves ou adultes, fantômes ou elfes. Personne ne pouvait se targuer d'y être resté insensible. Tout le monde semblait partagé entre deux sentiments contradictoires. Tout d'abord, le bouleversement suite à la nouvelle, qui avait eu l'effet d'une bombe sur toute l'école. L'incendie, la destruction de la bibliothèque... Mais en parallèle, on ressentait cette joie et ce soulagement de savoir l'agresseur appréhendé. Cet homme qui avait répandu terreur et frayeur à travers l'école pendant plusieurs mois. Cette soirée y avait définitivement mis un terme. La vie à Poudlard semblait reprendre son cours, doucement mais sûrement, et l'on avait toujours une pensée émue pour les deux élèves de Serdaigle ainsi que pour le professeur qui avaient été lourdement blessés suite à cela.

Quant à Alexander... C'était différent. D'extérieur, il semblait détaché de tout cela. Il n'avait quasiment pas décroché un mot lors de cette soirée où ils s'étaient tous retrouvés dans la Grande Salle. Il n'avait d'ailleurs pas plus parlé suite à cette soirée, ni les jours suivants. Il s'était comme... renfermé. Plus que d'habitude. Non pas qu'il ne soit choqué par ce qu'il s'était passé. Bien sûr, ça l'avait touché mais ce n'était pas cet événement qui le mettait dans un état pareil. Loin de là.

Ses songes étaient essentiellement concentrés sur... Carlie. L'image de son ex petite copine hystérique lui restait en tête. Ses cris, ses pleurs... Il ne l'avait jamais vue dans un état pareil, pas même lors de leurs disputes, et encore moins lors de leur rupture, qui fut intense et particulièrement agressive. Elle n'avait jamais perdu son calme à ce point. Du moins, pas en sa présence. Et il en restait choqué. Et puis, il y avait cette incompréhension. Au moment où il l'avait vue perdre pied, il avait eu cette soudaine envie de se lever, de la prendre dans ses bras, et d'aller la consoler. Et il s'était alors rappelé que non, ce n'était plus son rôle. Que ce n'était pas sa place, parce qu'il l'avait quittée... Leur dernière rencontre s'était très mal terminée, et il n'avait fait que la menacer. Leur relation n'avait fait que se dégrader depuis leur rupture, et encore plus depuis cette altercation. Il l'avait repoussée, il s'était éloigné car il avait pris conscience de ses sentiments pour elle, et que cela l'effrayait. Et il était désormais trop tard pour faire marche arrière. Alors, il s'était contenté de rester à sa place et de regarder d'un mauvais oeil une Carlie blottie dans les bras d'un Hopkins un peu trop présent. D'où était-il sorti ? Depuis quand étaient-ils amis ? Cette situation l'avait agacé et il ne s'était pas gêné pour lancer des regards noirs en direction de la Poufsouffle malgré son état. Pourquoi réagissait-il ainsi ? Ils n'étaient plus ensemble, il ne ressentait plus rien pour elle... Cela n'avait strictement aucun sens.

Alors, depuis ce soir-là, il passait ses journées seul, plongé dans ses pensées, tentant de répondre à cette question qui ne cessait de le tarauder. Il avait besoin de calme et pour cela, il n'hésitait pas à envoyer chier tous ceux qui essaient de venir lui adresser la parole. Tout le monde en prenait pour son grade, y compris ses amis les plus proches, même s'ils étaient peu nombreux. S'ils ne pouvaient pas comprendre ça, tant pis pour eux, c'est qu'ils n'en valaient pas la peine. Il avait besoin de se retrouver seul, point final.

Ce jour-là, la gazette sortait. Il avait alors décidé d'aller la récupérer et de se poser dans un endroit tranquille pour la feuilleter. Il savait qu'avec ce temps radieux, la plupart des élèves avait préféré se retrouver à l'extérieur pour profiter du soleil, aussi avait-il opté pour un endroit isolé et loin du bruit et de l'agitation. Direction l'amphithéâtre ! Il était rare qu'Alexander se rende à cet endroit (la dernière fois qu'il l'avait fait, c'était en compagnie de Stefan et il en gardait un excellent souvenir, vraiment excellent) et il savait que personne n'aurait l'idée de le chercher ici... Comme si quelqu'un en avait eu l'intention, d'ailleurs...

Après avoir lu avec attention les différents articles traitant de l'agresseur, il décida de passer à quelque chose de beaucoup plus léger et moins dans la tourmente : les ragots. Ces petits bouts de texte sur les rumeurs de Poudlard, il les adorait, même s'il ne le criait pas sur tous les toits. Il fallait être fou pour oser assumer ce genre de choses en public... Bref.

- Voyons voir... "Tableau de chasse... Il semble y avoir du remue-ménage du côté des Serpentard..." ah bon, sans déconner...

Le sourire qui s'était dessiné sur son visage quelques secondes auparavant disparut immédiatement lorsqu'il lut son prénom associé à celui de Carlie.

- WHAT THE... ?

Toute l'inquiétude qu'il ressentait à son égard s'évanouit. Elle n'avait pas su se taire et garder ça pour elle. Non, il fallait qu'elle s'en vante auprès de tout Poudlard ! "J'ai réussi à chopper Foster dans les placards, ouais !" En règle générale, Alexander n'avait aucun mal à assumer ses conquêtes et ses flirts, mais lorsqu'il s'agissait de Carlie, c'était tout autre chose... Cette relation avait été toxique pour les deux élèves et il n'en était ressorti que souffrance. Et voilà qu'elle remettait ça sur le tapis ? Il avait tout fait pour que cette histoire ne resurgisse pas. C'était raté. Miss Blaireaute avait ouvert sa bouche.

Furieux, la mention de son escapade avec Stefan et Nathan à Pré au Lard ne lui fit ni chaud ni froid, ainsi que son aventure avec Cara. Sa colère dépassait tout le reste, surtout lorsqu'il s'agissait de Carlie. Mais pourquoi diable cela le touchait-il autant maintenant ? Alors qu'il y avait à peine quelques semaines, il commençait à oublier son existence ?

Il parcourut rapidement le reste de la page, lorsque ses yeux se posèrent à nouveau sur le prénom de son ex petite amie.

- "Des câlins et de la complicité entre Maximilien Dobson et Carlie Peters. Peut-être assisterons-nous prochainement à une conclusion ?" Mais... ELLE EST SERIEUSE ?

C'était à en perdre la tête. En à peine quelques secondes, Alexander passait d'une émotion à une autre, tel un garçon lunatique en pleine crise. Tantôt la peine, le doute puis la colère et ensuite... La jalousie. Non non, ça ne pouvait pas être de la jalousie. Leur histoire était finie. F-I-N-I-E. Alors pourquoi réagissait-il ainsi lorsque l'article sous-entendait que Daubson et Carlie étaient plus proches qu'à l'accoutumée ? L'image du Gryffondor enlaçant Arya Howe lui revint alors en mémoire. Soi-disant pour la consoler hein... A quoi jouait-il ? Si Maximilien s'amusait à manipuler les sentiments de Carlie, il allait avoir affaire à lui, foi de Foster ! Hein quoi ? Mais n'importe quoi Alexander, elle est plus avec toi, cesse donc de penser des choses pareilles !

- Ah mais laisse-moi tranquille !

A qui s'adressait-il, on n'en avait aucune idée. Il s'était mis à crier et à prendre sa tête entre ses mains, à la limite de s'arracher les cheveux. Cette situation devenait grotesque, ce trop plein d'émotions lui faisait perdre l'esprit. Il n'arrivait pas à gérer ce mélange de sentiments tous plus opposés les uns que les autres, il était sur le point d'exploser. Il froissa le journal, et l'envoya quelques mètres plus loin. C'était toujours mieux que de taper dans un mur... Ou sur Carlie.

Carlie. La prochaine fois qu'il la croiserait, ils auraient une discussion. A coup sûr ! Il fallait mettre les choses au clair ! Ils avaient réussi à s'ignorer pendant un an, il n'y avait aucune raison pour que ça ne change pas ! Qu'elle soit en état de dépression, hystérique ou que sais-je. Il allait lui mettre la pression, lui faire peur, l'effrayer, lui crier dessus, et ainsi, elle prendrait ses distances ! Oui, c'était la solution ! Déterminé, il se leva d'un bond, lorsque la porte de l'amphithéâtre s'ouvrit et se mit à grincer, résonnant ainsi dans toute la salle. Surpris, il fit volte-face.

Oh grand dieu. C'était Elle. Elle se tenait là, et même si elle se trouvait tout en haut, éclairée par la lumière de jour, il la reconnut immédiatement. Et toute la rage, toute la colère qu'il avait ressenties quelques secondes auparavant, tous ses projets pour la faire fuir et la terroriser... C'était comme s'ils n'avaient jamais existé. Sa fureur s'évanouit et son coeur se mit à battre rapidement. Il avait l'impression de voir la jeune fille fragile qu'il avait vue dans la Grande Salle. Ce soir-là. Il ne savait pas si elle l'avait reconnue. Il voulait partir. Il voulait s'enfuir. Mais ses jambes semblaient ne pas vouloir obéir.

- Carlie...

_________________

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MessageSujet: Re: [2 Juin 1997] Mourir de jalousie, c'est mourir d'amour aussi Lun 27 Juil 2015 - 23:25



Alexander A. Foster & Carlie E. Peters

Depuis près d’une semaine, Carlie semblait errer sans but dans le château. Depuis l’évènement tragique qui avait chamboulé leur quotidien, et qui l’avait brisée. Leurs cours avaient été suspendus suite à ce qu’il s’était passé, et la jeune femme se demandait encore si c’était réellement une bonne chose… Certes, aucun étudiant n’était réellement capable de se concentrer sur une heure de cours à l’heure actuelle, mais Carlie, elle, avait besoin de se plonger à corps perdu dans quelque chose pour évacuer la torpeur dans laquelle elle vivait depuis plusieurs jours. Quelque chose qui lui occupe l’esprit et le corps. Quelque chose qui, pour une fois, ne pouvait pas être la danse. Parce que sa passion était désormais plus ou moins reliée à Adam, et qu’elle voulait justement essayer d’oublier Adam. Oublier. Tout ce qu’il s’était passé. Oublier la chanson de Peeves qui résonnait encore à ses oreilles. Oublier les cauchemars qui l’empêchaient de dormir la nuit, creusant des cernes de plus en plus prononcées sous ses yeux. Oublier que où qu’elle aille elle se sentait comme une coquille vide. Oublier qu’elle avait manqué de perdre sa meilleure amie et l’un de ses amis les plus proches en une soirée. Oublier, tout simplement. Alors faute de meilleure occupation, elle se promenait dans le château. Elle évitait la Grande Salle au maximum, hantée par les cris et les larmes de ce soir-là, et elle passait tous les jours à la volière pour envoyer un hibou à son père, lui demandant un compte rendu le plus détaillé possible sur l’état de ses amis. Mais par-dessus tout, Carlie se sentait seule. Et elle avait la compagnie des gens en horreur. Drôle de paradoxe qui faisait de sa vie un enfer. Il lui avait fallu du temps pour se rendre compte qu’en réalité, elle voulait voir du monde. Mais les personnes qu’elle voulait voir étaient actuellement coincées à Sainte Mangouste, dans un été encore inconnu. Elle attendait désespérément des nouvelles de leur part, mais ça n’avait été qu’un échec jusque-là. Alors Carlie tournait en rond, toujours aux prises avec le désespoir qui l’animait dans la Grande Salle en cette nuit funèbre.

En cette matinée du 2 juin, une nouvelle encore moins réjouissante secouait Poudlard. La sortie de la gazette du mois. Carlie en avait pris un exemplaire machinalement, espérant pouvoir se changer les idées en la lisant, au bord du lac. Elle avait rapidement déchanté, lorsqu’elle avait fondu en sanglots en lisant l’article résumant les faits de l’agression. Les larmes étaient toujours prêtes à couler en ce moment, résultat des sentiments forts qui l’habitaient, accompagnés de l’accumulation de fatigue et de ses nerfs à fleur de peau. Et les choses n’avaient fait qu’aller de mal en pis, lorsqu’elle était tombée sur les ragots. La révélation sur leur baiser avec Foster, secret qu’elle aurait mieux fait de garder pour elle, ou les rumeurs sur ses papillonnages avec Max… Il ne manquait plus que ça. Oui, oui, tout allait bien dans le meilleur des mondes en ce moment. Elle avait fini par jeter ce torchon dans la poubelle la plus proche, avant de reprendre le chemin du château, sans destination particulière. Pour changer. Inutile d’aller à la volière, elle avait envoyé une lettre à son père à peine quelques heures plus tôt. Et elle n’avait pas non plus envie d’aller traîner dans la salle commune des Poufsouffles. Elle s’était suffisamment donnée en spectacle lors du drame pour ne pas offrir à tous ses camarades sa mine déprimée plus que nécessaire. Mais elle voulait trouver Amaryllis. Son amie avait toujours été comme un rayon de soleil, même dans les pires moments de sa vie, et elle se doutait qu’elle n’allait pas vraiment bien non plus. Elle était très proche de Maya elle aussi. Mais elle n’avait pas la moindre idée de l’endroit où elle pouvait présentement se trouver…

En passant devant l’amphithéatre, Carlie entendit des éclats de voix. Des cris, plus précisément. Qui la firent frissonner tant on y sentait la colère et une pointe de désespoir. Le club de théâtre se réunissait-il pour extérioriser leur malheur ? C’était une initiative qu’elle approuvait, à vrai dire. Et poussée par la curiosité, Carlie poussa la porte de la salle. Et son regard croisa celui d’Alexander. Oups. La dernière personne qu’elle pensait croiser ici, et surtout la dernière personne qu’elle voulait croiser en cette journée… Surtout après ce qu’elle venait de lire dans la gazette. Elle s’enveloppa de ses bras, mal à l’aise, et retint son souffle. Elle se préparait à en prendre pour son grade, une nouvelle fois. Comme à chaque fois qu’ils se retrouvaient face à face. Elle avait tout fait pour le chasser de ses pensées ces jours-ci, elle n’avait pas besoin de se prendre la tête avec leurs histoires en plus du reste. Et elle trouvait surtout ces affaires futiles, comparées à la gravité de ce qu’il se passait dehors. L’agression de Maya et Adam lui avait fait comprendre une chose : il y avait des choses largement pires qu’embrasser son ex petit ami dans un placard, et continuer à se voiler la face en niant ses sentiments pour lui. Enfin là, en l’occurrence, elle craignait qu’un nouveau meurtre vienne éclabousser l’Histoire de Poudlard. Le sien. Par Alex. Dans l’amphithéâtre. Elle mordit sa lèvre inférieure, tandis que la porte se refermait derrière elle et qu’ils restaient là à s’observer, chacun à l’extrémité de l’escalier.

« Carlie… »

Elle sentit son cœur s’emballer dans sa poitrine, tambourinant furieusement. Curieusement, c’était la première fois qu’elle se sentait aussi vivante depuis une semaine. Et cette idée la dérangeait tellement qu’elle dut s’adosser au mur derrière elle pour s’empêcher de chanceler. Ou alors c’était le fait d’entendre Alexander Foster s’adresser à elle sans la moindre once de méchanceté dans la voix… Le silence commençait à s’installer, lourd, gênant. Elle se racla la gorge et baissa les yeux, rompant le contact visuel entre eux.

« Je… J’ai entendu quelqu’un hurler alors je voulais vérifier que tout allait bien… »

Pourquoi se justifiait-elle en fait ? Ce n’était pas comme si elle lui devait la moindre explication. Elle serra un peu plus ses bras autour d’elle, de plus en plus mal à l’aise. Elle se sentait faible, chancelante. Il fallait qu’elle parte d’ici. Tout de suite. Mais peut-être n’avait-il pas encore lu la gazette ? Ce qui expliquerait qu’il ne l’ait pas encore écorchée vive. Il fallait quand même qu’elle quitte cette pièce. Elle n’était pas suffisamment forte émotionnellement pour supporter une quelconque altercation. Parce que même s’il n’était pas encore au courant des ragots, il y aurait une dispute. Comme à chaque fois qu’ils se retrouvaient à moins de 100 mètres l’un de l’autre.

« Mais bon, ça a l’air d’aller alors je vais juste m’en aller… »

Elle s’apprêtait à tourner les talons pour prendre la fuite, lorsque son regard accrocha le journal qui se trouvait au sol, non loin du Serpentard, et elle se raidit, figée, incapable de reprendre sa respiration. Mince. Elle laissa retomber son bras qui cherchait à atteindre la poignée de la porte et passa une main dans ses boucles brunes, tentant de retrouver une contenance.

« Tu l’as lu, n’est-ce pas ? » dit-elle en désignant le journal d’un léger coup de tête. « C’est pour ça que tu criais, pour ce qu’il y avait dedans… »

C’était une affirmation. Elle n’avait plus aucun doute là-dessus. Elle se laissa tomber sur la marche sur laquelle elle se trouvait et enveloppa ses genoux de ses bras. Elle avait tout le temps besoin d’être enveloppée par quelque chose en ce moment, comme si elle avait besoin d’une carapace pour se protéger. Elle parcourut la salle du regard en soupirant avant de finalement affronter celui du Serpentard. Elle était lasse et elle n’avait pas envie de se battre. Il avait déjà gagné cette guerre avant même qu’elle ne commence. Elle ne voulait plus se battre avec lui, plus jamais. C’était vain. Elle ferait mieux de continuer à essayer de se guérir de ses sentiments pour lui de son côté, sans plus rien demander à personne.

« Je sais ce qu’il y a là-dedans. Et je me doute de ce que tu penses. Mais je te promets que je n’ai pas crié cette affaire sur les toits. Je ne sais pas comment ça a terminé là-dedans, mais voilà, ce n’était en aucun cas volontaire. Enfin, je ne vais pas t’obliger à me croire… Mais tu ferais mieux de ne pas croire un mot de ce qu’il y a là-dedans, ce n’est qu’un tissu de mensonges, comme toujours. »

Comme si il allait se passer quoi que ce soit avec Max. C’était du passé, ça n’avait jamais marché. Enfin, elle avait appris que le passé ne se cantonnait pas toujours au passé en réalité. Elle en avait la preuve devant elle…

« Mais vas-y, hurle moi dessus. Je ne t’en empêcherais pas. Je comprendrais que tu en aies envie, donc fais-toi plaisir. Mais ne compte pas sur moi pour te répondre… »

Elle avait dit la dernière phrase dans un murmure, mais l’acoustique de la salle aurait peut-être permis à Alex de l’entendre. Elle l’ignorait. Quoi qu’il en soit, la balle était dans son camp désormais.

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Carlie E. Peters
« And I’m burning yeah I’m burning, I’m burning so deep that just breathing hurts, I’m melting darling, I can’t let go » © Joy
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SERPENTARD7ème annéeTu veux être mon ex?
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MessageSujet: Re: [2 Juin 1997] Mourir de jalousie, c'est mourir d'amour aussi Mer 5 Aoû 2015 - 1:52

De l’endroit où il se trouvait, il ne pouvait distinguer entièrement les traits de son visage, mais il les voyait suffisamment pour comprendre qu’elle n’allait pas très bien. Elle semblait exténuée, désemplie de toute énergie vitale. Elle avait aussi l’air surpris de le voir ici. Beh quoi, Alexander n’était-il pas réputé pour privilégier le calme à la foule ? Elle devrait le savoir, surtout elle. Allez, calme-toi Alex, aucune raison de t’emporter. Tout doux, tout doux. Il prit une légère inspiration, tentant de réprimer ses pulsions. Violentes, pas autre chose.

- Je… J’ai entendu quelqu’un hurler alors je voulais vérifier que tout allait bien…

Hurler ? Non, il n’avait pas hurlé quand même… Il s’était exclamé, avait peut-être limite crié, mais hurlé, franchement, c’était un petit peu exagéré… Bon, il fallait dire que ce qu’il venait de lire dans ce foutu journal ne l’avait guère enchanté… Pas du tout même. Loin, très loin de là. Bon d’accord, il avait clairement hurlé et sa voix avait résonné dans l’amphithéâtre tout entier, et peut-être même dans le couloir à l’extérieur. Shit. Il allait devoir faire preuve de davantage de discrétion s’il voulait profiter d’une éventuelle tranquillité… Surtout quand on apprenait ce genre de nouvelles.

Alexander l’avait très mal pris. Que l’on parle de sa vie privée, dans les ragots de la gazette ne lui plaisait absolument pas. En particulier s’il s’agissait de Carlie. Le Carlander, comme ils aiment l’appeler. Pathétique ! Il aurait voulu lui dire tout ça. Lui dire qu’il lui en voulait de voir cette histoire éclater au grand jour. De retourner dans le passé. Mais… Il en était incapable. Aucun mot ne semblait vouloir sortir de sa petite bouche de serpent.

- Mais bon, ça a l’air d’aller alors je vais juste m’en aller…

A ce moment précis, et une nouvelle fois encore, tous les sentiments négatifs qu’il éprouvait disparurent. Comme par enchantement. Agacement, colère, rancœur. C’était comme s’ils n’avaient jamais existé. A la place, il se sentait… mal à l’aise. Il aurait voulu lui courir après, surtout lorsqu’il l’a vit sur le point de tourner les talons. Il aurait voulu lui dire de rester, mais il en était incapable. Devant lui se tenait la Carlie fragile qu’il avait aperçue dans la Grande Salle, et il se sentait mal. Horriblement mal de ne pouvoir rien faire.

C’est alors qu’il se rendit compte que le regard de son ex petite-amie s’était posé à côté de lui. Il détourna le regard, et comprit. Elle avait vu le journal froissé à ses pieds. Carlie n’était pas stupide. Elle avait sans doute déjà fait le rapprochement. Mer.de. Il allait devoir se justifier. Il détestait ça.

- Tu l’as lu, n’est-ce pas ?
- Je… Oui, répondit-il simplement.

Que dire d’autre ? Il n’allait tout de même pas dire qu’il l’avait trouvé dans cet état, sur le sol, et qu’il s’amusait à crier à des personnes imaginaires !

- C’est pour ça que tu criais, pour ce qu’il y avait dedans…
- Mais je ne criais pas, enfin !

Il s’était emporté, et avait levé les bras au ciel. Alexander était au pied du mur, totalement démasqué, mis à nu. Tout. Tout sauf avouer que cette histoire le touchait, bien plus qu’il ne l’aurait imaginé, et voulu. Il était prêt à tout, sauf à ça. Cela voudrait dire qu’il accordait toujours de l’importance à ce qu’il se racontait sur eux, lui qui se fichait pas mal en règle générale de ce que les gens exprimaient sur son passage. Surtout concernant Carlie, lui qui criait à qui voulait l’entendre qu’il n’éprouvait rien pour elle, et qu’il avait tourné la page. Non, il ne pouvait clairement pas montrer que ça le touchait. Ce serait avouer sa faiblesse. Et ça, il en était tout simplement incapable.

- Je sais ce qu’il y a là-dedans. Et je me doute de ce que tu penses. Mais je te promets que je n’ai pas crié cette affaire sur les toits. Je ne sais pas comment ça a terminé là-dedans, mais voilà, ce n’était en aucun cas volontaire. Enfin, je ne vais pas t’obliger à me croire… Mais tu ferais mieux de ne pas croire un mot de ce qu’il y a là-dedans, ce n’est qu’un tissu de mensonges, comme toujours.

Il soupira. Elle parlait très clairement de ce qu’il s’était passé dans le placard, ce soir-là. Du moins, ce fut ainsi qu’il interpréta sa tirade. Daubeson passait en second plan dans cette histoire, d’autant plus qu’en temps normal, le Serpentard ne lui accordait déjà aucune importance.

Ca y est, le moment était venu. Ils allaient enfin parler de ce qu’il s’était passé. Il était temps de mettre les choses au clair, et de régler cette affaire une bonne fois pour toutes. Mais alors qu’il cherchait ses mots pour lui répondre, elle lui emboîta le pas et reprit la parole.

- Mais vas-y, hurle moi dessus. Je ne t’en empêcherais pas. Je comprendrais que tu en aies envie, donc fais-toi plaisir. Mais ne compte pas sur moi pour te répondre…
- Mais je n’ai aucune envie de te hurler dessus, Carlie !

Il se stoppa net, en se rendant compte de ce qu’il venait de dire. Et la Poufsouffle semblait toute aussi surprise que lui. Il n’avait pas réfléchi, cette phrase était sortie toute seule, sans qu’il ne contrôle quoi que ce soit. Elle semblait choquée des propos d’Alex. Et pourtant… C’était la vérité. Il avait tout sauf envie de lui crier dessus. Tant d'émotions contradictoires en si peu de temps, il sentait qu'il allait péter un câble. Quel être humain était capable de ressentir autant de choses en même temps ?

Il se passa la main derrière les cheveux, mal à l’aise. On pouvait très clairement voir qu’il hésitait, entre prendre la parole, ou grimper ces foutues marches. Il s’avança… et finalement, s’arrêta au pied de l’escalier. Il la fixa. Elle avait l’air si… démunie. Sans défense. Le cœur du Serpentard se mit à battre un peu plus rapidement. Il n’avait qu’une envie : grimper là-haut, et la serrer dans ses bras. Mais il se ravisa. Non, ce n’était pas son rôle. Cela ne l’était plus.

L’ambiance devenait lourde et pesante. Il fallait que ça change, s’ils ne voulaient pas rester là indéfiniment à se fixer, sans rien ajouter de plus. Il finit par s’asseoir sur le dos d’un des sièges de la dernière rangée.

- Ecoute Carlie… J’ai été surpris. Je… Je pensais que ça resterait entre nous et… Je m’y attendais pas, c’est tout.

Qu’il était dur de se confier ! Jamais il ne le faisait, ou très rarement, et en des gens en qui il avait pleinement confiance. Ce qui n’arrivait pratiquement jamais, lui qui se méfiait de la moindre démonstration d’affection qu’on pouvait avoir à son égard. Il se sentit mal. Il regretta immédiatement ses mots.

Sans lui laisser le temps de répondre, il enchaîna.

- Bref, laissons tomber, c’est du passé.

Du passé hein, tu parles, vu l’état dans lequel tu te mets, c’est loin d’être du passé Foster. Rah mais tais-toi…

Cette voix ne cessait de le tarauder depuis quelques temps, et elle commençait à l’agacer très sérieusement. Il secoua la tête, avant de prendre une inspiration et de grimper deux marches, les yeux toujours rivés sur la Poufsouffle.

- T’as des nouvelles de Livings… de Maya ? Et de Wright ? Euh, Adam, je veux dire ?

Il lui avait fallu quelques temps pour retrouver le nom des deux Serdaigle blessés lors de l’attaque. Il était de renommée internationale qu’il ne les portait pas dans son cœur, mais de là à souhaiter leur mort… Non non, il n’était pas mesquin à ce point. Si ? Mais non, voyons ! Mais à côté de cela, cette question cachait tout autre chose. Il aurait voulu lui poser la question directement. Lui demander comment elle se sentait, comme elle vivait et gérait la chose. Allait-elle mieux depuis cette fameuse soirée où elle avait donné l’impression que tout explosait autour d’elle ? Avait-elle quelqu’un pour lui remonter le moral, pour prendre soin d’elle ? Hopkins était-il toujours dans les parages à la câliner ? Autant de questions qui ne trouveraient jamais leur réponse, pour la simple et bonne réponse qu’il ne les lui poserait jamais.

Fierté de Foster oblige…

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MessageSujet: Re: [2 Juin 1997] Mourir de jalousie, c'est mourir d'amour aussi Jeu 6 Aoû 2015 - 15:35

Comme il était étrange de se retrouver ainsi, face à face, seuls, sans personne autour d’eux, pour la première fois depuis longtemps. Et Carlie hésitait entre la crainte que le monde n’explose encore une fois, et un calme olympien. C’était comme si elle était déconnectée du monde normal depuis l’autre nuit. Elle continuait d’observer le serpent qui lui faisait face, attendant un assaut auquel elle serait presque indifférente cette fois. Elle n’avait plus la force de lutter et de se prendre la tête avec lui. La jeune femme ne put néanmoins retenir un sourire ironique, sans joie, en le voyant nier ses paroles. A quoi bon ? Que voulait-il cacher ? La gazette rendrait fou plus d’une personne après tout… Et pourquoi toujours vouloir masquer ses sentiments, lorsqu’ils sortent de l’indifférence ? Elle aurait voulu lui poser toutes ces questions, mais elle ne s’y risquerait pas. Avec d’autres peut-être, mais certainement pas avec Alexander Foster. Le garçon qui avait une carapace plus épaisse que celle d’une tortue… Elle se sentait néanmoins coupable. Coupable parce que c’était elle qui avait ouvert sa bouche au sujet de leur baiser. Et elle était donc encore une fois la source de son mal être. Alors qu’elle ne cherchait qu’à l’oublier. C’était comme si quoi qu’elle essaye de faire dans cette histoire, elle le faisait mal. Et c’était une impression terrible.

« Mais je n’ai aucune envie de te hurler dessus, Carlie ! »

Parfois, il suffit d’une fraction de seconde pour que le monde bascule. Et c’était l’impression que Carlie avait à cet instant. Elle haussa les sourcils et eut comme un mouvement de recul, tant les mots prononcés par le vert et argent l’étonnaient. Mais le plus perturbant résidait dans l’absence totale de colère dans ses intonations. C’était comme si cette simple phrase avait tout déconnecté en elle. Elle ne parvenait plus à émettre une pensée quelconque, elle devait dire quelque chose elle le sentait, mais elle ne le pouvait pas. Cette phrase avait eu le pouvoir de faire affluer des souvenirs, ceux qu’elle tentait de maintenir à l’écart lorsqu’elle se trouvait en sa présence. Les souvenirs d’un temps meilleur où ils étaient complices, avant que tout ne se fissure entre eux. L’éclat de la lune sur un lac londonien. La brise printanière au bord du lac. Des baisers tendres ou passionnés. Elle pouvait seulement rester là, assise sur sa marche d’escalier, à observer celui qui était autrefois son petit ami. En silence. Un silence qui se faisait de plus en plus lourd, épais, les enveloppant tous les deux comme dans une bulle opaque. Alex semblait aussi surpris qu’elle par la tournure des évènements, et elle percevait son malaise. Elle voulait faire quelque chose pour l’aider, mais elle ne le pouvait pas.

Puis il rompit la distance, et instantanément, Carlie sentit son rythme cardiaque s’accélérer doucement. Elle serra un peu plus ses bras autour de ses genoux, se recroquevillant un peu plus, instinctivement. C’était peut-être la première fois qu’elle le voyait faire un pas vers elle, de son propre chef. Habituellement, c’était toujours elle qui tentait de briser le mur qu’il érigeait entre eux, que ça soit alors qu’ils étaient ensemble, ou bien depuis qu’ils étaient séparés. Elle garda le silence, tentant de chasser les souvenirs qui continuaient à l’assaillir. Une caresse sur sa joue. L’infinité de ses yeux chocolat emplis de douceur. Un sourire qui suffisait à faire fondre son cœur.

« Ecoute Carlie… J’ai été surpris. Je… Je pensais que ça resterait entre nous et… Je m’y attendais pas, c’est tout. »

La jeune femme mordit sa lèvre inférieure, mal à l’aise. Elle se revit dans la volière, avec Max, le jour où elle le lui avait avoué. La rage de son meilleur ami. La culpabilité qui la rongeait, et qui continuait de le faire, inlassablement. Décidément, elle aurait mieux fait de garder ce secret pour elle, comme elle se l’était juré à la sortie de ce placard. Se confier n’avait fait que causer du tort aux gens qu’elle aimait. Maya, Max, leur désarroi face à cette nouvelle, leur inquiétude. Et là, la colère d’Alex. Enfin, pouvait-elle classer Alex dans les gens qu’elle aimait ? Probablement oui. Et c’était bien là le problème d’ailleurs… Elle ouvrit la bouche pour parler, se justifier. Mais il ne lui en laissa pas le temps. Il préférait laisser ça de côté, et bien soit. Elle respecterait son vœu, elle était déjà touchée qu’il se soit livré à elle ainsi, sans coup de colère. Il ne fallait pas non plus tenter le diable. Même si elle souhaitait réellement s’excuser pour ça… L’ambiance qui régnait dans la pièce était d’une fragilité douteuse, c’était comme s’ils marchaient tous les deux sur des œufs. Alors elle resta là, toujours immobile et silencieuse, telle une statue, à l’observer. Si seulement elle pouvait calmer ses souvenirs et ses sentiments. Elle avait l’impression qu’ils étaient de retour dans la grande salle, lorsqu’ils avaient terminé la nuit, chacun à un opposé de la pièce à s’observer. Se voyaient-ils vraiment ? Sur le moment, Carlie n’y avait pas fait attention. Puis lorsqu’elle avait repris pieds avec la réalité elle avait commencé à se poser des questions. Pourquoi avait-elle du se focaliser sur lui tandis que son univers tombait en ruines ? Etait-ce simplement le hasard ou bien allait-ce au-delà de ça ? Et pourquoi, pour la première fois depuis une semaine, n’avait-elle pas envie de fuir la compagnie d’autrui ? Alexander faisait-il partie de ces personnes qu’elle avait envie de voir mais qu’elle ne pouvait pas ?

Carlie secoua finalement la tête, dans l’espoir de mettre fin à toutes ces supputations qui lui remplissaient la tête. Elle avait réussi à garder toutes ces questions loin de son esprit pendant des jours, et voilà qu’elles envahissaient tout, provoquées par la présence de ce Serpentard qui avait marqué sa vie et son cœur. Elle mordit de nouveau sa lèvre inférieure en le voyant se rapprocher encore un peu plus d’elle. Il restait encore une belle volée de marche à franchir pour qu’ils se retrouvent réellement face à face, mais à ce rythme, la distance serait rapidement franchie.

« T’as des nouvelles de Livings… de Maya ? Et de Wright ? Euh, Adam, je veux dire ? »

Carlie détourna le regard, rompant ainsi le contact avec Alex, en sentant les larmes venir lui brûler les yeux, accompagnée de la sensation désormais familière de sa gorge qui se serrait. Elle déglutit difficilement, retenant un sanglot. Elle était faible et se haïssait de se sentir encore aussi fragile après les nombreux jours qui avaient suivi l’accident. Il était temps qu’elle passe par-dessus. Mais elle ne le pouvait pas, pas tant qu’elle restait dans ce flou artistique de vagues nouvelles. Elle fixa le plafond de l’auditorium un instant, avant de prendre une profonde inspiration.

« Pas vraiment… Pas directement du moins… J’ai envoyé des hiboux... A mon père. Tu… Tu sais déjà qu’il travaille là-bas... A Sainte Mangouste… » Elle inspira une nouvelle goulée d’air, pour tenter de maîtriser le tremblement dans sa voix. « Ils se remettent, apparemment… Enfin.. Autant qu’ils le peuvent… »

Sa voix se brisa sur le dernier mot et elle se tut. Elle battit des paupières pour chasser les larmes qui menaçaient de couler. Elle ne voulait pas pleurer, et encore moins devant Alex. Elle s’était déjà suffisamment donnée en spectacle l’autre soir dans la Grande Salle. Et elle avait un peu trop tendance à pleurer devant lui… Elle appréciait son geste, de prendre de leurs nouvelles. Il était de notoriété publique qu’il n’aimait pas les deux aigles. Cette gentillesse dont il faisait preuve… C’était curieux. Elle avait perdu l’habitude de voir un Alexander Foster aussi doux, à vrai dire. Elle enfouit sa tête dans ses genoux un instant, le temps de reprendre un semblant de contenance. Puis elle releva la tête et posa son regard sur le jeune homme, en laissant échapper un rire sans joie.

« Désolée, je me sens tellement bête… Je sais qu’ils sont en vie, mais j’ai l’impression que je n’y croirai pas tant que je ne les aurai pas vu… Ou tant que je n’aurai pas eu de nouvelles directes de leur part… C’est idiot… »

Elle sécha d’un coup de main une larme solitaire qui s’était échappée, avant de reporter son regard sur Alex, se recroquevillant un peu plus. Il fallait réellement qu’elle s’excuse, et pas uniquement pour sa faiblesse. Même s’il avait dit que c’était du passé. Elle avait un Alexander face à elle qu’elle n’avait pas vu depuis très longtemps, et elle devait des excuses à cet Alexander là. Elle prit une profonde inspiration en fermant brièvement les yeux, avant de chercher de nouveau son regard.

« Je sais que tu as dit que c’était du passé… Mais je tenais juste à te dire que… Jamais je n’ai voulu que cette histoire s’ébruite. Je ne sais même pas comment ça a pu arriver, de base, je l’avoue… et je suis désolée. Pour tout… »

Comprendait-il que ses excuses dépassaient cette simple histoire ? Qu’elle lui demandait pardon pour tout le reste aussi ? Ce qu’il s’était passé avec Aloysius l’année précédente, les complications qu’elle lui avait apportées en étant sortie avec lui… Tout le tort qu’elle avait pu lui causer depuis un an.

« Avec ce qu’il s’est passé avec Adam et Maya.. Je me rends compte que la vie est trop courte pour se prendre la tête… Et je… » Elle soupira doucement avant de baisser la tête, fixant intensément les marches qui se déroulaient à ses pieds, l’usure qui les ornait et les irrégularités du vieux bois. « Je sortirai de ta vie Lex, puisque c’est ce que tu veux… Définitivement. C’est futile de continuer à se battre pour des conneries… »

Voilà. Il méritait bien qu’elle le laisse tranquille, après tout ce qu’elle avait fait de mal. Et il serait plus simple pour elle de guérir son cœur resté en miettes. Elle avait bien failli réussir une fois après tout…

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Carlie E. Peters
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MessageSujet: Re: [2 Juin 1997] Mourir de jalousie, c'est mourir d'amour aussi Ven 7 Aoû 2015 - 13:56

Tandis que Carlie donnait des nouvelles des deux aigles, Alexander l'écoutait d'une oreille plutôt distraite. Il était égaré dans ses songes. Non pas qu’il se fichait de leur état de santé, mais ce n’était clairement pas sa priorité à l’heure actuelle. Il avait posé cette question pour être poli, pour paraître concerné… Mais il ne l’était pas. Du moins, pas par eux. Mais lui poser la question directement le mettrait dans une situation d’infériorité qu’il ne voulait pas affronter. A la place, il se contentait de la fixer. Et tout ce qu’il voyait, tout ce qui l’intéressait, c’était cette jeune Poufsouffle qui semblait réellement affectée par toute cette histoire. Qui ne pouvait pas l’être ? Bon, à part le Serpentard au cœur de pierre…

Alexander savait à quel point Carlie était proche de ses deux amis. Il lui était difficile d’imaginer l’état dans lequel elle était, étant donné qu’il ne pensait pas éprouver ce genre d’affection pour une autre personne. A moins que du jour au lendemain, il n’apprenne que Joyce était envoyée à Sainte-Mangouste ? Et s’il s’agissait de Stella, réagirait-il différemment ? Serait-il davantage touché, voire autant que Carlie l’était ? Il n’en savait rien. Peut-être qu’il réaliserait l’amitié qu’il éprouve pour ces deux jeunes filles au moment où quelque chose de grave leur arriverait ?

- Pas vraiment… Pas directement du moins… J’ai envoyé des hiboux... A mon père. Tu… Tu sais déjà qu’il travaille là-bas... A Sainte Mangouste. Ils se remettent, apparemment… Enfin.. Autant qu’ils le peuvent…

Il redevint soudain attentif, lorsqu’il entendit le ton de sa voix. Une voix triste, émue. Il aurait voulu dire quelque chose pour la réconforter, mais il était incapable de trouver les bons mots. Le Serpentard avait toujours peur de déraper et de partir sur un terrain glissant, surtout lorsqu’il s’agissait de Carlie. Ils n’avaient plus réussi à avoir une conversation normale depuis leur rupture. Et puis… Il ne se sentait pas vraiment concerné par Adam et Maya. Il se contenta alors de sourire, mais avait surtout l’impression de faire une grimace. Sa gentillesse sonnait faux. Carlie l’avait-elle remarqué ? S’en offusquerait-elle ?

- Désolée, je me sens tellement bête… Je sais qu’ils sont en vie, mais j’ai l’impression que je n’y croirai pas tant que je ne les aurai pas vu… Ou tant que je n’aurai pas eu de nouvelles directes de leur part… C’est idiot…

Alex se sentait clairement mal à l’aise de ne rien pouvoir dire ou faire. Lui qui d’habitude faisait preuve d’un peu plus de répartie, il restait planté là, au milieu de l’amphithéâtre. Il était parfaitement conscient de frôler le ridicule.

Il la vit sécher une de ses larmes, et se mordit la lèvre. Une nouvelle fois, il était totalement impuissant face à la situation… Lui qui aimait tout contrôler, il était mal barré.

- Tu n’as qu’à aller leur rendre visite. Je suis sûr que Dumbledore n’y verrait aucun inconvénient.

Son intervention lui semblait inutile, il se demandait même si Carlie avait compris un traître mot de ce qu’il venait de dire. Pour une fois qu’il parlait… Et puis surtout… Ce n’était pas comme si elle avait besoin de lui pour savoir qu’elle pouvait se rendre à Sainte Mangouste.

Il était agacé. Agacé de ne savoir comment se comporter. Il jouait à ses mains, trahissant ainsi son émotion. Heureusement pour lui, Carlie reprit vite la parole, et il espérait au fond de lui qu’elle ne s’était pas rendu compte de son état de nervosité.

- Je sais que tu as dit que c’était du passé…

Oh non. Sujet dangereux. Finalement, il aurait préféré que Carlie lui fasse une remarque sur ses mains tremblotantes.

L’expression de la Poufsouffle avait changé. Comme si ce qu’elle s’apprêtait à dire était au-dessus de ses forces, comme si elle avait peur de la réaction du Vert. Hum… Mauvaise idée. Alex fronça les sourcils et croisa les bras. Il avait un très mauvais pressentiment quant à la suite des événements.

- Mais je tenais juste à te dire que… Jamais je n’ai voulu que cette histoire s’ébruite. Je ne sais même pas comment ça a pu arriver, de base, je l’avoue… et je suis désolée. Pour tout…

Pour tout.

Les deux derniers mots prononcés par son ex petiteamie résonnèrent dans l’esprit du Serpentard. Que voulait-elle dire par là ? Leurs récentes altercations ? La nouvelle de leur baiser volé dans la Gazette ? Leur rupture, et la raison pour laquelle ils s’étaient séparés ? Il soupira et porta sa main à sa tête, se frottant la tempe. Pourquoi fallait-il toujours qu’elle complique tout ? Qu’elle rapporte tout au passé ? Il se redressa et lui tourna le dos, s’avançant vers la scène sur laquelle il posa ses mains.

- Avec ce qu’il s’est passé avec Adam et Maya.. Je me rends compte que la vie est trop courte pour se prendre la tête… Et je… Je sortirai de ta vie Lex, puisque c’est ce que tu veux… Définitivement. C’est futile de continuer à se battre pour des conneries…

Il ne parvenait pas à se concentrer et à écouter ses dernières phrases. Il les entendait sans les entendre. Tout en fixant le rideau rouge qui lui faisait face, il sentit que la colère refaisait surface. Il lui avait clairement dit qu’il ne voulait plus en parler, ni même en entendre parler, alors pourquoi s’obstinait-elle ? Pour lui faire payer son comportement ? Il fit alors volte-face et se dirigea vers les marches. Et sans la regarder, il cracha son venin.

- Si tu veux vraiment aller sur ce terrain-là… Je me demande vraiment comme ça a pu atterrir dans la Gazette, hum ? Ca ne vient certainement pas de moi. Et… On n’était que tous les deux dans ce placard à… Il s’interrompit et se racla la gorge. T’es sûre que t’as rien dit ? Histoire de te venger, je ne sais pas…

AlexMauvaiseFoi, le retour. Quand il ne maîtrisait pas les choses, l’attaque était sa seule arme. Il n’acceptait pas de replonger dans le passé. Il en avait beaucoup trop souffert, bien plus qu’il ne l’aurait imaginé. Avoir été le centre de l’attention pendant quelques semaines, cette altercation avec Smith et son séjour à l’infirmerie, Aloysius et ses mixtures folles, et leurs différents récents…

Concrètement, il avait envie de frapper dans un mur. Il serra les poings et ferma les yeux. Et quelque chose de plutôt étrange se produisit. Si, d’extérieur, Alex paraissait s’endormir, il en était tout autre dans son cerveau. Il semblait être en duel avec lui-même. Plus précisément, avec deux parties de lui-même. Comme si deux mini-Alex étaient plongés dans un combat acharné. D’un côté, il y avait AlexCalme qui tentait de refaire surface. Car cet Alex-là avait parfaitement entendu les paroles de Carlie, et avait envie de réagir à sa dernière phrase.

- Alex, t’as vraiment envie qu’elle sorte de ta vie ? Arrête de te mentir… Et surtout, arrête de lui crier dessus. Tu vois bien qu’elle n’est pas en état de supporter ta mauvaise foi !
- Non mais attends, bien sûr qu’elle doit sortir de sa vie, elle le dit elle-même, c’est des conneries ! Cette fille est un poison Alex, crois-moi ! Comme toutes les autres filles !

Ca, c’était AlexRageux, qui cognait son poing droit dans sa main gauche. Les deux mini Alex continuèrent à se taper dessus à coup de joutes verbales toutes plus débiles les unes que les autres.

« Bon euh… Vous êtes en train de m’embrouiller ! Disparaissez ! »

La situation aurait pu être hilarante si elle ne donnait pas le tournis au Serpentard. Il soupira un bon coup, chassant par la même occasion son ange et son démon, rouvrit les yeux et grimpa quelques marches.

- Je crois que ce qui m’agace le plus dans cette histoire, c’est qu’on en soit toujours au même point. Je suis fatigué de tout ça, autant que toi tu sembles l’être. Et pourtant… J’ai l’impression que tu fais tout pour me ramener en arrière. Pourquoi ? C’est ce que tu veux ? Qu’est-ce que tu attends de moi ? On ne peut pas juste mettre tout ça derrière nous au lieu d’en parler sans arrêt ?

Il avait déballé tout ça sans vraiment y réfléchir, ni prendre le temps de respirer. Il était essoufflé, non seulement à cause de son monologue, mais également parce qu’il avait grimpé quelques marches. Il s’était finalement arrêté en plein milieu, lorsqu’il s’était rendu compte qu’il s’était rapproché de Carlie.

Les hostilités étaient lancées. Il ne savait pas elle interpréterait ses paroles. Lui-même ne savait pas réellement ce qu’elles signifiaient. « Mettre ça derrière nous »... Voulait-il qu’ils s’ignorent jusqu’à la fin de leur scolarité ? Cela semblait difficilement envisageable, car tout semblait les remettre sur le même chemin. Ou alors, devaient-ils tenter d’avancer et se côtoyer sans se prendre la tête, en oubliant le passé ?

Il y avait néanmoins une chose dont il était à peu près sûr : faire sortie Carlie de sa vie lui paraissait improbable. Mais de là à l’exprimer à haute voix… Ce n’était pas gagné.

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MessageSujet: Re: [2 Juin 1997] Mourir de jalousie, c'est mourir d'amour aussi Sam 8 Aoû 2015 - 13:32

Même si c’était lui qui avait mis le sujet sur le tapis, Alex n’avait pas vraiment l’air intéressé par les nouvelles qu’elle pouvait lui donner des deux aigles. Et après tout, c’était compréhensible. Il était de notoriété publique qu’il ne les aimait pas. La seule fois où elle avait vu Alexander Foster être aimable avec Maya, c’était lorsqu’elle traînait avec eux, de temps en temps, l’année précédente. Quand Alex et elle étaient toujours ensemble. Mais c’était déjà un bel effort de ne pas jouer l’indifférence, même si ce n’était pas particulièrement sincère. Lorsqu’il réagit à ses paroles, Carlie se perdit un temps dans ses pensées. Sa remarque était légitime, si ce n’est que le problème principal n’était pas l’accord de Dumbledore. Mais bel et bien celui de son père. Ce dernier passait son temps à lui répéter qu’elle ferait mieux de quitter Poudlard, même si l’année n’était pas terminée, que l’endroit n’était plus sûr. Elle avait essayé de le convaincre de la laisser aller à Sainte Mangouste dès que possible, mais la réponse était toujours la même. Un non sec et définitif. Et d’une certaine part, elle le comprenait. Avec ce qu’il venait de se passer au château et Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom au dehors, aucun endroit n’était plus sûr désormais… Et aller à Sainte-Mangouste pouvait entraîner une exposition à un trop gros danger.

Elle percevait le malaise du Serpentard. Il s’agitait, il avait l’air de vouloir faire des choses qu’il se refusait de faire. Partir peut être ? Sûrement. Et cet état empira lorsqu’elle évoqua l’explication qui flottait entre eux, presque insaisissable. Mais Maya avait raison, ils devaient avoir une conversation d’adultes. Si c’était possible. Et elle en doutait, car jusque-là, chaque fois qu’elle avait essayé d’avoir une explication avec lui, ça s’était soldé par des menaces, ou un baiser. Ahem… Si le jeune homme semblait avoir le don de se mettre dans une fureur noire à chaque fois qu’elle ouvrait la bouche, Carlie, elle, avait celui de faire des bêtises plus grosses qu’elle. Mais cette fois, elle le sentait, elle n’aurait pas le courage de se mettre en colère. Quoiqu’il puisse lui dire. C’était peut-être un avantage à se sentir détachée de tout sentiment autre que la tristesse et l’inquiétude. Elle eut cependant un pincement au cœur en le voyant se détourner. C’était une habitude pour elle d’observer son dos. Comme si à chaque fois que quelque chose n’allait pas entre eux, il était incapable de la regarder. Et quand elle le vit revenir vers elle, quand elle vit l’expression de son visage, elle tressaillit. L’ouragan Foster était de retour, et elle risquait de prendre une salve plus forte que toutes les précédentes.

« Si tu veux vraiment aller sur ce terrain-là… Je me demande vraiment comme ça a pu atterrir dans la Gazette, hum ? Ca ne vient certainement pas de moi. Et… On n’était que tous les deux dans ce placard à… T’es sûre que t’as rien dit ? Histoire de te venger, je ne sais pas… »

Carlie haussa les sourcils. Se venger, sérieusement ? Parfois, elle se demandait s’il la connaissait un tant soit peu. Elle se roula un peu plus en boule, posant son front sur ses genoux et fermant les yeux. Elle attendait que la colère monte, comme à chaque fois qu’il lui faisait des reproches, mais elle ne vint pas. Elle comprenait sa colère, elle le lui avait bien dit un peu plus tôt, non ? Qu’il pouvait lui hurler dessus, qu’elle ne voudrait pas répondre à sa rage. Et si elle-même restait sur ses positions, le Serpentard, lui, semblait avoir changé d’avis. Et elle le comprenait.

Ce fut le silence qui la fit relever la tête. Un silence qui s’installait, lourd. Pourquoi ne continuait-il pas à lui crier après ? Attendait-il qu’elle réponde ? Ou réfléchissait-il au meilleur sortilège à lui lancer ? A sa grande surprise, elle le trouva debout, les yeux fermés. Elle observa son visage aussi neutre que s’il dormait, se permettant de détailler ses traits qui lui étaient si familiers autrefois. Et elle détourna le regard précipitamment lorsqu’il s’anima de nouveau. Pas besoin qu’il la surprenne à le fixer, elle n’avait pas besoin de ça en plus. Elle reposa finalement son regard sur lui, attirée par le muvement, et l’observa monter les marches. Jusqu’où irait-il ? Allait-il carrément fuir et sortir de la salle, mettant ainsi fin à cette conversation qui semblait sans issue ?

« Je crois que ce qui m’agace le plus dans cette histoire, c’est qu’on en soit toujours au même point. Je suis fatigué de tout ça, autant que toi tu sembles l’être. Et pourtant… J’ai l’impression que tu fais tout pour me ramener en arrière. Pourquoi ? C’est ce que tu veux ? Qu’est-ce que tu attends de moi ? On ne peut pas juste mettre tout ça derrière nous au lieu d’en parler sans arrêt ? »

Carlie soupira et lâcha ses genoux pour s’entourer de ses bras, qu’elle frotta doucement. Elle avait froid, tout le temps froid. A l’intérieur, et rien ne pouvait la réchauffer. Comme si un détraqueur la suivait en permanence. Elle continua à détailler Alex, une expression légèrement anxieuse sur le visage. Dans le fond, il avait raison. Pourquoi continuer à s’accrocher au passé ? Il avait lui-même décrété que c’était comme s’il n’était rien arrivé pour lui… Elle devait bien se faire une raison, à la fin… Elle baissa le regard, jouant un instant avec l’une de ses mèches brunes, réfléchissant. Puis elle releva la tête, et planta son regard clair dans le sien. Elle ne pouvait plus reculer, il était temps.

« Tu connais cette impression de… d’inachevé ? La vérité, c’est que j’ai l’impression que la façon dont on s’est séparés l’année dernière est fausse. Que l’un de nous a préféré fuir plutôt que de se battre pour quelque chose qui semblait lui tenir à cœur, même s’il fallait pour cela affronter des montagnes. J’ai bien compris pourquoi tu m’as quittée, ne t’en fais pas, je n’ai pas besoin d’une piqûre de rappel. La vérité c’est aussi que si d’habitude je n’en ai rien à faire que les gens me détestent, avec toi je n’y arrive pas. Pas alors qu’on avait réussi à être amis l’an dernier. »

Elle secoua la tête doucement, étonnée de parvenir à parler si facilement. Elle se sentait tellement détachée de tout cela. Sa voix était calme, son ton presque monocorde. Elle parcourait la pièce du regard, sachant pertinemment que si elle restait trop longtemps concentrée sur Alex, elle finirait par se décourager. Et ça, elle n’en avait pas le droit. Elle reprit la parole, sans laisser le temps à Alex de réagir à quoi que ce soit qu’elle puisse dire. Si elle ne sortait pas tout d’un coup, elle n’y arriverait plus par la suite.

« Alors oui, je vis encore un peu trop dans le passé quand il s’agit de toi, mais c’est parce que j’ai ce goût d’inachevé. Voilà, j’ai l’impression que ça ne s’est pas terminé correctement. Toutes les interrogations que j’avais au moment où tu as décidé que c’en était assez de nous deux… je n’ai jamais pu essayer de mieux comprendre. Et je pensais sincèrement que le temps soignait les blessures, mais en réalité ce n’est pas le cas. Au contraire, il les entretient. Alors peut être que je cherche à bien finir les choses, parce que j’en ai assez de ne pas réussir à totalement tourner la page à ton sujet. » Elle prit une profonde inspiration, serrant un peu plus ses bras autour d’elle. « Quant à ce baiser, et c’est la dernière fois que j’en parle, je t’ai dit que je ne sais pas ce qu’il m’a pris. Et tu n’imagines pas à quel point je me suis sentie mal après ça, ça m’a rongée pendant plusieurs jours. Alors oui, je me suis confiée à Maximilien, ou du moins il m’a faite parler. Et jamais je n’aurai pensé que ça sorte de la volière. Mais de toute évidence, vu ce qu’il est dit sur lui et moi dans la gazette, je me suis trompée. Et j’en assume toutes les conséquences. Et avant que tu ne rejettes la faute sur lui, même si tu ne l’aimes pas, il n’aurait rien dit à personne. Alors non, comme tu peux le voir, je ne suis pas vicieuse, ni perverse. Seulement perdue… »

Finalement, elle se leva, pour mieux lui faire face, et descendit de quelques marches, toujours enveloppées dans ses propres bras, comme un cocon. Elle lui adressa un léger sourire lorsqu’elle s’arrêta, toujours à quelques mètres de lui.

« C’est pourquoi je sortirai de ta vie, comme tu le demandes, plutôt que d’essayer d’arranger les choses. Car le problème c’est que tu crois que j’ai envie de te faire retomber dans mes filets, mais en vrai le monde n’est pas ni tout noir ni tout blanc Lex. Je cherchais seulement la neutralité. Mais puisque tu n’en veux pas, je le respecte. Nous ne pouvons que foncer dans un mur, de toute évidence… » Son sourire s’affirma légèrement, empreint d’une certaine tristesse. « Tu devrais être content, de savoir que tu ne m’auras plus dans les pattes. J’avais besoin que tu saches tout ça, maintenant nous n’avons plus aucune raison de nous retrouver confrontés l’un à l’autre… »

Si, il y avait bien d’autres raisons. Mais elle n’était pas certaine qu’il veuille entendre l’autre vérité, celle qu’elle s’était voilée depuis trop longtemps. Mais elle avait su garder son calme, même si elle sentait que le jeune homme en face d’elle bouillait littéralement. Quoi qu’il advienne par la suite, Carlie se sentait apaisée, comme libérée de ce poids qui pesait sur son cœur. Ce n’était pas fini, une longue période de convalescence l’attendait encore avant d’en guérir totalement. Mais elle y arriverait. Peut-être.

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Carlie E. Peters
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SERPENTARD7ème annéeTu veux être mon ex?
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MessageSujet: Re: [2 Juin 1997] Mourir de jalousie, c'est mourir d'amour aussi Mer 9 Mar 2016 - 16:23

Ps : si jamais des admins passent par là, je vous prie de m'excuser pour la non mise en page de ce RP mais c'est très compliqué par la tablette. Si vraiment, ca pose souci, je trouverai un moyen de le faire. Merci d'avance. :)

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Il était toujours essoufflé. Mais surtout, il se sentait libéré d'un poids. Le poids qu'il portait en lui, sur ce qu'il ressentait à l'égard de Carlie, et de cette situation qui ne faisait que trop durer. Ca le rongeait, c'était certain à présent.

Tandis qu'il tentait de respirer à nouveau normalement, il posa les yeux sur elle. Et il remarqua que l'expression de son visage avait changé. Comme si elle venait de prendre une décision, et qu'elle semblait plutôt sûre d'elle. Cette assurance contrastait avec la mine triste qu'elle affichait depuis maintenant quelques temps. Depuis ce fameux soir... Mais quelque part, cela rassurait le jeune Serpentard.

Il écouta avec attention le monologue de Carlie, dans lequel elle lui expliquait, tant bien que mal, qu'elle n'avait toujours pas digéré la façon dont s'était achevée leur histoire. Mais certains mots précis retinrent particulièrement l'attention du Serpentard...

Carlie : "L'un de nous a préféré fuir..."

Cette phrase résonnait dans son esprit. Il savait pertinemment qu'elle avait raison. Evidemment qu'il avait préféré fuir, lorsqu'il s'était rendu compte qu'il ne maîtrisait plus rien. Que tout échappait à son contrôle, et que ses sentiments pour Carlie devenaient forts. Mais il refusait de l'avouer. Sa fierté et son orgueil, comme d'habitude... Il serra les poings, agacé. Mais il ne put rien répliquer, car la jeune Poufsouffle avait déjà repris son monologue, comme décidée à lui balancer tout ce qu'elle avait en elle.

Carlie : " ... J'en ai assez de ne pas réussir à totalement tourner la page à ton sujet..."

Il arqua un sourcil, comme s'il revenait soudainement à la réalité. Etait-elle réellement en train de lui donner raison ? Avouait-elle enfin qu'elle aussi restait dans le passé ? Avait-elle toujours des sentiments pour lui ? En avait-elle eu un jour, d'ailleurs ? Alexander commençait à avoir le tournis. Tant de questions dans un si petit cerveau, ça pouvait faire pas mal de dégâts... Et puis... Les battements de son coeur accéléraient. Bien qu'il fasse le fier, il était de plus en plus évident que lui en avait toujours pour elle. Et le fait de savoir que Carlie pouvait ressentir la même chose le troublait. Autrement, cette histoire ne l'aurait pas mis dans tous ses états...

Carlie : "Quant à ce baiser..."

Son coeur rata un battement. Le souvenir de leur récente rencontre lui revint immédiatement à l'esprit... Tout comme ce qu'il avait ressenti à ce moment-là. Cette décharge... Suivie de cette chaleur si particulière qu'il éprouvait lorsqu'Alex se trouvait près d'elle. La douceur de ses lèvres... Il lui était clairement difficile de tout oublier ! Il secoua alors vivement la tête, désireux de chasser ces pensées qui l'embrouillaient. Cela faisait un mois qu'il cherchait à repousser tout ce qu'il ressentait. A nier l'évidence. Et il ne changerait certainement pas d'avis...

Il entendait ses explications au sujet du Gryffondor qui lui servait de meilleur ami... Mais s'en fichait pas mal. Non, à cet instant précis, il venait de se rendre compte d'une chose : il s'agissait de la première fois qu'il laissait Carlie s'exprimer, déballer tout ce qu'elle avait sur le coeur. Sans s'énerver, sans l'interrompre, sans la menacer. En restant tout à fait calme. Etait-ce finalement la solution. Parler à coeur ouvert, tout mettre sur le tapis et puis se dire au revoir ?

Carlie : "C'est pourquoi je sortirai de ta vie, comme tu le demandes, plutôt que d'essayer d'arranger les choses."

Son coeur rata de nouveau un battement. Décidément... Foster releva les yeux vers elle et la fixa. Avait-il réellement envie qu'elle en sorte, définitivement ? Que cette histoire n'ait été qu'une simple passage et qu'à présent, ils fassent comme si cela ne s'était jamais produit ? Rien n'était moins sûr... Evidemment, il ne pouvait s'empêcher de lui montrer tout le contraire. Mais au fond de lui, cette petite voix - qui ressemblait étrangement à celle de ce foutu ange d'épaule - le sommait de revenir à la raison.

Carlie : "Tu devrais être content, de savoir que tu ne m'auras plus dans les pattes. J'avais besoin que tu saches tout ça, maintenant que nous n'avons plus aucune raison de nous retrouver confrontés l'un à l'autre."

Le Serpentard serra fermement les poings. Diverses émotions se succédaient à nouveau en lui. Mais il y en avait une qui dominait toute les autres... Et évidemment, comme de par hasard : la colère.

Il n'appréciait pas la tournure que prenait la conversation. Il ne contrôlait plus rien. Carlie prenait clairement les commandes et se mettait à décider pour lui. Pour "eux". Et puis, il avait l'impression qu'elle faisait tout pour ne pas lui laisser en placer une.

Puis vint ensuite la panique. Voire même la peur. Il prenait enfin conscience qu'il était loin d'éprouver de l'indifférence à son égard. Que les sentiments qu'il avait tentés de repousser un an plus tôt étaient en train de refaire surface. Et il ne savait pas les gérer. Il se trouvait confronté à un choix des moins évidents : soit laisser parler son orgueil et feindre l'ignorance. Mais cela impliquait de la laisser s'en aller... Et ça, il ne pouvait s'y résoudre. Ou bien abdiquer, et lui faire comprendre qu'il avait tout sauf envie qu'elle disparaisse de sa vie... Depuis ce fameux soir, dans la Grande Salle, depuis qu'il l'avait vue dans les bras du Serdaigle, Alex éprouvait à nouveau ce besoin d'être près d'elle et de la protéger. Mais que faire ?

Carlie se tenait désormais devant lui. Attendait-elle une réponse de sa part ? Une quelconque réaction ?

Dans tous les cas, une chose était sûre : ils devaient avoir l'air de deux idiots à rester plantés là au milieu des marches, sans s'adresser le moindre mot.

Il fallait qu'il se bouge. Qu'il prenne une décision, avant de prendre racine sur place.

Il détailla le visage de Carlie, à la recherche d'une trace, d'une indice qui lui indiquerait le fond de ses songes. De ses attentes. Mais le visage de la Poufsouffle restait parfaitement impassible. Son regard se porta ensuite sur ses bras, qui l'entouraient toujours. Comme si elle voulait se protéger. De quoi ? De qui ? De lui ? Le voyait-elle réellement comme une menace ? A cette pensée, il sentit son coeur se serrer. Il était hors de question qu'il accepte qu'elle le voit de cette façon.

Alex était clairement mal à l'aise. Et le silence qui s'était installé entre les deux anciens amants ne l'aidait en rien. Ses gestes trahissaient son anxiété : il ne savait pas quoi faire de ses mains. Il en passa une sur sa nuque et l'autre atterrit dans sa poche gauche.

Et finalement...

Il prit une large inspiration. Ce qu'il s'apprêtait à dire lui semblait insurmontable. Le Serpentard était sur le point de baisser sa garde. Il prenait le risque de s'exposer. De s'ouvrir. Et même de se faire jeter. Mais c'était la bonne décision. Du moins... Il l'espérait.

Alex : "Ecoute Peters... Carlie."

Prononcer son prénom lui était encore difficile. Il déglutit et plongea sa main droite dans sa poche.

Alex : "Je... C'est pas ce que je veux."

Il la fixa, en espérant qu'elle comprenne. Mais qui comprenait un tel retournement de situation, surtout après toutes les horreurs qu'il lui avait balancées ?

Devant son air interrogatif - et vraisemblablement choqué -, il soupira et grimpa une marche, se retrouvant quasiment à sa hauteur. Alexander planta son regard dans le sien, avant de reprendre.

Alex : "Je ne veux pas qu'on s'ignore. Ni même qu'on cesse de se parler. Je sais, je suis conscient de t'avoir souvent montré le contraire. Mais depuis ce qu'il s'est passé, depuis l'agression... Je sais pas... La vie est courte et..."

Il peinait, clairement. A la limite du bégaiement. Le Foster sûr de lui n'était plus là. Avec Carlie, tout était toujours différent... Cela lui demandait un effort surhumain de lui dévoiler tout ça et pourtant, il était bien là, à lui déballer pour la première fois depuis bien longtemps tout ce qu'il contenait en lui.

Devant l'air incrédule de Carlie, il se sentit déstabilisé. Quoi, était-il impossible qu'Alexander demeure calme ? Oui bon, ce n'était pas l'image qu'il avait pu dégager ces derniers temps, certes. Et même depuis toujours...

Alex : "Enfin, tu comprends quoi !!"

Il était agacé. Et son tempérament nerveux ne tarda pas à refaire surface. Il leva les bras au ciel, fit demi-tour et descendit les marches qu'il venait de grimper, pour se retrouver devant la scène. Il posa ses deux mains dessus, soupira fortement... Puis fit soudain volte-face.

Alex : "Je sais même pas pourquoi je te dis tout ça ! Ne me demande pas ! Fallait que ça sorte. Et oui, OUI, je sais qu'il y a de grandes chances pour que tu m'envoies me faire f***** ! Et... Je... Je serais prêt à l'accepter, maintenant que je t'ai dit tout ça !"

Il criait, et était de nouveau essoufflé. Il avait tout dit. Ou presque. Maintenant... Il attendait sa réaction. Avec impatience. Un peu trop même. Il ne tenait pas en place. Il tendit alors le bras vers elle, avant de se remettre à hurler.

Alex : "Reste pas plantée là comme ça, dis quelque chose bordel !"

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It’s hard to forget, how much I cared, in time I close my eyes. It’s hard to forget all that we shared, in time I know we could try to learn to forgive... When it’s so hard to forget...
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MessageSujet: Re: [2 Juin 1997] Mourir de jalousie, c'est mourir d'amour aussi Lun 23 Mai 2016 - 17:27

Le silence. Il n’y avait plus que le silence, tandis que leurs regards fouillaient dans celui de l’autre à la recherche de toutes ces choses qui n’avaient pas encore été dites. D’un côté la minuscule Carlie qui luttait contre ses démons, et de l’autre Alex, qui risquait de vouloir lui arracher la tête. Carlie voyait bien la lutte intérieure du Serpentard. Mais elle se sentait apaisée, pour la première fois depuis plusieurs jours. Presque sereine. Qu’il était bon de ne rien ressentir pour une fois. Juste respirer, et ne plus penser. Si seulement ce froid qui l’habitait pouvait disparaître, tout serait parfait. Presque. Ou pas. Elle ne savait plus. Mais quoi qu’il en soit, le silence s’étirait entre eux. De plus en plus lourd. La Poufsouffle s’étonnait que Foster n’ait pas encore réagi, n’ait pas encore recommencé à crier.  Elle n’en avait pas l’habitude. Et à mesure que le silence s’épaississait entre eux, ses battements de cœur se faisaient plus douloureux, plus assourdissants. Il allait falloir qu’elle fuie rapidement, si elle voulait continuer de refluer tous ses sentiments. Qu’elle fuie loin, avant de se retrouver encore complètement sous son emprise. Et de souffrir à nouveau. Elle allait déjà suffisamment souffrir de sortir de sa vie, pas besoin d’en rajouter une couche…

Au moment où elle amorçait un pas pour reculer vers la sortie de l’amphithéâtre, elle entendit son prénom. De la bouche de Foster. Presque prononcé avec douceur. Immédiatement, son pied repris sa position initiale, et ses bras se resserrèrent un peu plus autour d’elle. Etait-elle réellement prête à reprendre une salve de l’ouragan Foster en pleine tête ? Elle n’en était pas certaine. Mais elle ne pouvait plus fuir désormais. Alors elle allait lui laisser une dernière chance de lui hurler dessus. Avant de lui dire au revoir à tout jamais. Et de fermer son cœur une bonne fois pour toutes à son sujet.

« Je... C'est pas ce que je veux. »

L’étonnement. L’incrédulité. Puis l’ahurissement. Devenait-elle folle ? Avait-elle bien entendu ? Non, elle inventait, il n’y avait pas d’autre alternative possible… Et pourtant. Elle parvenait à lire dans le regard sombre de son ancien petit-ami à quel point il était lui-même choqué par cette confidence. Puis il se rapprocha d’elle, il semblait autant à bout qu’elle-même. Et elle, elle semblait suspendue à ses lèvres désormais. Attendant une suite qu’elle n’osait plus espérer. Allant même jusqu’à retenir sa respiration, oubliant d’inspirer une goulée d’air frais.

« Je ne veux pas qu'on s'ignore. Ni même qu'on cesse de se parler. Je sais, je suis conscient de t'avoir souvent montré le contraire. Mais depuis ce qu'il s'est passé, depuis l'agression... Je sais pas... La vie est courte et... »

C’était comme si son corps se tendait vers lui, comme pour l’atteindre, lui envoyer la force de poursuivre et de terminer sa pensée. Une force qu’elle n’était même plus sure d’avoir. Le froid la quittait lentement, remplacé par un semblant de chaleur diffuse. Le retour de l’espoir, ce sentiment enfoui trop profondément depuis l’agression. L’espoir que quelque chose de bon pourrait ressortir de tout ce bordel. Puis Alex perdit patience, redevenant ce garçon qui luttait trop fort contre ses sentiments, et le charme fut rompu. La chaleur disparu, et Carlie se souvint de respirer. Tout en l’observant s’éloigner de nouveau d’elle. C’était une situation dont ils ne se sortiraient décidément jamais… Encore une fois, elle vit les muscles de son dos se tendre sous sa chemise, un reflet de la colère qui l’habitait. Mais cette fois, était-il en colère contre elle, ou contre lui-même ? Elle penchait plutôt pour la deuxième option, ce qui lui donnait envie de le rejoindre devant cette scène et de l’aider à se clamer. Très mauvaise idée. Mieux valait encore rester plantée là, dans ces escaliers, à s’étreindre aussi fort que possible. Elle se mordilla la lèvre inférieure lorsqu’il se retourna de nouveau vers elle, exaspéré. Puis les cris reprirent. Mais chaque mot qu’il prononçait faisait revenir la chaleur ressentie plus tôt. Peu importe sa colère, peu importe ses hurlements. Pour une fois, il exprimait ce qu’il ressentait. Et Carlie sentait renaître l’espoir. Ce n’était pas gagné, mais probablement pourraient-ils désormais chasser la rancœur de leur relation, et redevenir amis ? Juste amis ?

Puis le silence de nouveau. Elle voulait parler. Elle voulait bouger. Mais elle en était incapable. Elle préférait se laisser envahir par cette douce chaleur, desserrer son étreinte, soulager les muscles engourdis de ses bras. Enfin elle se sentait pleinement apaisée. Une curieuse sensation après autant de sentiments négatifs, mais une expérience merveilleuse.

« Reste pas plantée là comme ça, dis quelque chose bordel ! »

Elle sursauta. Puis avisa ce bras tendu vers elle. Seulement un geste qui accompagnait son coup de sang, mais ce fut ce bras tendu vers elle qui la força à bouger. Un pas. Puis un autre. Deux marches. Trois. Quatre. Une fois au bas de l’escalier, elle laissa retomber l’un de ses bras le long de son corps, brisant définitivement son étreinte, son cocon. Elle tendit l’autre d’un geste hésitant, en direction du bras du jeune homme. Avant d’effleurer doucement sa main, puis de s’en saisir. Sans ambiguïté. Juste comme on saisirait la bouée de sauvetage dont ils avaient tous les deux besoin. Puis elle prit une profonde inspiration, qui s’accompagna d’un léger sourire lorsqu’elle rencontra son regard tout aussi hagard que le sien.

« Nous sommes des idiots, Lex. C’est tout ce que j’ai à dire. Dommage qu’il faille que la… que la mort plane au-dessus de nos têtes pour nous obliger à être honnêtes l’un envers l’autre… »

Elle lâcha sa main, de peur de le brusquer de nouveau. Elle allait marcher sur des œufs pendant longtemps, elle le savait. Puis elle passa une main dans ses boucles brunes, cherchant comment formuler ce qu’elle souhaitait lui dire. Puis elle laissa retomber sa main, qui reforma instinctivement un semblant de cocon avec son autre bras.

« Je crois que nous ne pouvons donc pas sortir de la vie de l’autre, aussi fort puissions-nous essayer… » Elle poussa un soupir, avant de laisser errer son regard à travers la pièce. « Crois-tu que… » Profonde inspiration. « Crois-tu que nous pourrions essayer de devenir amis ? »

La balle était dans son camp. Mais elle espérait ne pas avoir mal interprété ses paroles. Amis, elle pourrait s’en contenter. Peut-être que ce qu’elle ressentait toujours pour lui pourrait finir par se muer en simples sentiments d’amitié ?

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Carlie E. Peters
« And I’m burning yeah I’m burning, I’m burning so deep that just breathing hurts, I’m melting darling, I can’t let go » © Joy
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[2 Juin 1997] Mourir de jalousie, c'est mourir d'amour aussi

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