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[Juin 97] Petite toile réservée

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MessageSujet: [Juin 97] Petite toile réservée Ven 19 Juin 2015 - 16:08

Juin 1997.
Suivant les conseils de son frère aîné qui lui conseillait de se "sociabiliser", Clara venait de s'inscrire dans un club de l'école. Il n'était jamais trop tard et même si l'école fermait dans quelques semaines,  elle pourrait toujours poursuivre ses activités à la rentrée prochaine.

Elle avait consulté la liste des clubs avec attention. Son regard s'était attardé un temps sur les lettres formant le mot "théâtre". Il n'y aurait pas de meilleur groupe pour l'aider à vaincre sa timidité et aller vers les autres. Mais être sur le devant de la scène -sans jeu de mots- était bien la dernière de ses envies. Elle recherchait au contraire à s'effacer. Ne pas attirer l'attention. Par conséquent, elle avait renoncé et poursuivait ses recherches.
Finalement,  le club des échecs lui avait semblé le meilleur choix. Elle y serait à sa place.  Pas parce qu'elle excellait dans la matière  - elle était une joueuse moyenne - mais parce qu'elle n'aurait nullement besoin d'adopter une attitude extravagante qui ne lui correspondait pas...  
Son nom avait rejoint celui des autres membres.

Il y avait bien un autre club qui avait attiré son attention : le club des arts.
S'il y avait une chose qu'elle avait découverte depuis la rentrée,  c'était son attrait pour le dessin. En septembre,  elle était restée un temps à observer la préfète des Serdaigle, Erin Van Hall dessiner. Car si elle pensait n'avoir aucun talent pour maîtriser un crayon ou un pinceau, la troisième année n'en restait que plus fascinée par le travail du dessinateur.
Quoi qu'il en soit, le club des arts n'était pas pour elle. Ce qu'elle aimait, c'était observer les artistes en action. Un acte de « voyeurisme ne » serait pas toléré par les membres de l’association.

Néanmoins, elle voulut se rendre dans la salle dans laquelle se réunissaient les adhérents du club artistique. N'ayant jamais eu le courage de franchir ses portes, elle ignorait comment l’espace était aménagé. Peut-être pourrait-elle apercevoir des tableaux conçus par d'autres étudiants. Et là était sa principale motivation.
D'après les informations qu'elle avait pu recueillir, les membres du club se retrouvaient ensemble plusieurs fois par semaine. Par conséquent, elle avait soigneusement choisi la journée où elle s’y rendrait, afin de n’y croiser personne. Du moins théoriquement. Parce que si aucun regroupement n'était prévu, la pièce n'en restait pas moins accessible à qui voulait s'y rendre.

Les doigts de troisième année se refermèrent sur la poignée. Cela faisait bien deux minutes qu'elle l'observait sans jamais oser la toucher. Par peur ? Elle ne courrait vraisemblablement aucun danger. Non, elle ignorait juste à quoi s'attendre et avait peur d'être déçue. Et s'il n'y avait aucun croquis à observer ?

Inspirant une dernière fois, elle ouvrit la porte. Veillant à ne pas faire de bruit, elle se faufila à l'intérieur et ferma derrière elle.
Se retournant, son regard bleu-gris parcourut la pièce et s'arrêta sur une silhouette qui était de dos au milieu de salle.
Elle n'était pas seule.
Quelqu'un était présentement occupé devant une toile. A en juger ses yeux plissés, il était bien trop concentré pour avoir remarqué l'arrivée de la jeune Serdaigle. Si dans une autre situation, cette dernière aurait tourné les talons, remettant à plus tard son excursion, ses yeux restèrent figés sur ce que le garçon, devant elle, tenait entre ses doigts : Un pinceau. Il peignait. Une toile. Ici. Maintenant.
Et il ne l'avait pas remarqué.

Elle ne pouvait plus partir. Les yeux ronds, elle observait la fluidité de ses mouvements. Ses hésitations. Elle était fascinée par la rencontre et le mélange des couleurs.
Timidement et à pas de loup - elle ne voulait pas qu'il l'entende-, elle s'avança un peu et s'assit sur une table située dans le dos de l'élève. Idéalement placé,  elle pouvait ainsi voir la toile prendre vie tout en restant discrètement dans son coin.
Combien de temps comptait-elle rester là ? Elle n'était pas sûre de pouvoir se lasser du "spectacle" qui se jouait devant elle. Elle pouvait très bien l'observer des heures durant.

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MessageSujet: Re: [Juin 97] Petite toile réservée Ven 19 Juin 2015 - 20:35

Poudlard en juin. Il se passe des centaines de choses au château, toujours, à toute période de l’année. Pourtant, le dernier mois a quelque chose de particulier… On y sent une ambiance différente, entre relâchement et tension palpable. Fin des cours et examens. Les cinquièmes et septièmes années s’activent, révisent, s’excitent et les crises de nerfs sont fréquentes. Les autres profitent du soleil qui commence à teinter les beaux jours de son regard affectueux ; il offre aux abords du lac un doux sentiment d’évasion et au parc un air d’excursion.

La salle commune des Poufsouffles, bondée en hiver, se trouve déserte en été. Malgré la fraicheur liée à la localisation de la pièce, le terrier donne l’impression d’étouffer. Mais les autres maisons ne sont pas en reste. Les aigles descendent de leur perchoir, les lions chassent en plein air tandis que les serpents sinuent dans les hautes herbes. À l’intérieur du château, les professeurs eux-mêmes se plaisent à rêvasser malgré l’arrivée imminente des examens, malgré les responsabilités, malgré les difficultés. Les élèves sont excités et les farces des frères Weasley ne manquent pas de se faire presque omniprésentes. D’ailleurs, n’est-ce pas un frisbee à dents de serpent qui terrorise un groupe de première année au cinquième étage ? Les pauvres détalent sous les huées de Peeves. Et ce couple de sixième année qui tente d’explorer le château dans l’espoir d’en découvrir un nouveau secret, n’est-il pas attendrissant ?

Léandre n’a pas la moindre conscience de tout cela.

Cette après-midi, il a fait fi de l’agitation ambiante et des émois printaniers. Il a décliné les propositions pour se délasser en compagnie de ses amis. Certains jours, l’effervescence qui l’entoure le fatigue. Il voit trop de choses, perçoit trop de couleurs et cela lui donne le vertige. Parfois, alors qu’il aime le monde et la vie, il se sent en décalage, perdu au cœur des gestes et des mots qui ne lui parviennent pas. Alors, plutôt que de se fondre dans la masse, au lieu de fournir un effort éreintant, il s’isole. Il s’enferme dans sa bulle de silence et oublie le monde. Il se perd en traits et nuances pour s’abandonner à son art.

Aussi, alors que ses camarades profitent du parc, il a choisi de rejoindre le club d’art, d’y poser son chevalet et d’embrasser la solitude. Il choisit le calme pour se plonger pleinement dans une toile, un projet, nouveau.

La pièce est déserte, alors il a entreprit d’agencer les choses à son loisir : table où sont éparpillées croquis et pinceaux, couleurs et outils ; chevalet pour supporter la toile encore vierge ; chaise où ses jambes croisées le détachent des positions traditionnelles de peinture. Il ouvre les fenêtres, s’installe à la lumière, récupère chiffons et eau, et le voilà prêt à peindre.

D’abord, au crayon, il trace les contours de son œuvre, démarque les plans, esquisse certains détails. Ensuite, il mélange les tons et répartit les couleurs, s’amuse de les voir communiquer sur la palette dans leur propre tableau. Puis vient le premier coup de pinceau, un aplat de bleu lisse que vient bientôt estomper le tapotement délicat d’un blanc laiteux rehaussé de rose et de violet. Sous ses mains, un crépuscule de printemps aux couleurs riches et aux nuances infinies. Les nuances incroyables du ciel colorent les nuages et les gonflent. Ci et là, des oiseaux virevoltent et jouent avec les masses cotonneuses pour en ressortir luisant de gouttes légères.

Perdu dans son travail, Léandre s’oublie, oublie le monde, oublie cette agitation qu’il a voulu fuir. Il est le ciel et son bras devient nuage à chaque coup de pinceau. Il se sent détendu, heureux comme il ne peut l’être que lorsqu’il laisse s’exprimer ses sentiments au travers d’une toile. Après tout, quel meilleur moyen de communiquer ? Le seul qui lui ait jamais donné l’impression d’être compris et de comprendre.

Puis finalement, une touche de noir pour l’envol d’un oiseau et voilà la toile achevée. Il en aurait rit de bonheur. Elle n’est pas bien grande, ni même sa plus élaborée, mais sa simplicité lui plait. Il laisse tomber son pinceau à côté de lui et, sentant le contrecoup de la position gardée quelques heures, s’étire largement pour chasser les éventuelles crampes. Il lève les bras au ciel avant de les rejeter en arrière…

Un coup.

Avec un sursaut, Léandre se redresse après avoir senti son poing percuter quelque chose. Non, pas quelque chose… Quelqu’un !

Oh quelle horreur, mortifié, l’adolescent constate qu’il n’est pas aussi seul qu’il le croyait. Isolé dans le silence, il n’a pas remarqué cette fille arriver. Oh mince, quel idiot. Il voudrait s’excuser, mais seuls des gestes probablement incompréhensibles à la demoiselle lui viennent. Décidément, son étourderie lui jouera plus d’un mauvais tour.

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MessageSujet: Re: [Juin 97] Petite toile réservée Mer 15 Juil 2015 - 12:30

Depuis combien de temps était-elle là ?
Installée sur sa chaise, la troisième année observait calmement l'artiste agir sur sa toile. Partant d’un aplat bleu, chaque détail venait embellir l’œuvre et lui donner un sens. Entièrement conquise et fascinée, le crépuscule prit vie sous ses yeux. La scène avait peut-être réellement existé, songea-t-elle. Les couleurs représenteraient un instant authentique figé à jamais sur une toile. Les oiseaux auraient réellement volé...  
Mais avant qu’elle n’ait le temps au bout de ses pensées, le tableau fut terminé.

Bien trop occupée à le contempler, elle ne réagit pas lorsque le garçon se recula. Malheureusement pour elle, il était à présent trop prêt et en s'étirant, ce fut la Serdaigle qu'il heurta. En pleine face !
Par automatisme,  elle emmena sa main gauche sur sa joue et se massa instinctivement. En soi, il ne lui avait pas fait particulièrement mal. Elle était juste sonnée. Ce n'était qu'une question de temps avant qu'elle ne ressente plus rien. Levant timidement les yeux vers le garçon,  elle croisa son regard.
Qui était en faute et devait se sentir le plus gêné ? Elle, parce qu'elle l'avait clandestinement observé ou lui, parce qu'il lui avait donné un coup ?

Lorsqu’il  s’anima en enchainant plusieurs gestes avec ses bras et mains, la jeune fille comprit qu’il s’inquiétait. Elle hocha la tête sans un mot pour signifier qu'elle allait bien et qu'il ne lui avait pas fait mal. Elle cessa de se frotter la joue et au lieu de ça, tendit timidement un doigt vers la toile, ne s’attardant pas plus sur le coup qu’elle venait de prendre.
Pouvait-elle approcher ? Maintenant que sa présence était démasquée, elle n'avait plus à se cacher. Elle pouvait peut-être même en profiter pour assouvir sa curiosité. Elle mourrait d’envie d’analyser en détail l’œuvre du garçon –dont elle ne connaissait pas le nom.

Hésitante, elle fit un pas vers la toile. Puis un second.
D'ici, elle pouvait mieux discerner les marques du pinceau, l'épaisseur de la peinture et la mixité de couleurs créés par les mélanges. Le rendu s’avérait différent selon si on se trouvait à proximité ou non. Elle se sentait réellement privilégiée à cet instant. Dans un musée, une distance de sécurité l’aurait arrêté et elle n’aurait pu se pencher autant sur des fragments de la toile.

Sur le côté se trouvait la palette de couleurs du garçon.
Une nouvelle fois, elle fit un pas hésitant

Utilisait-il d’autres outils que le pinceau et la peinture ? Avait-il déjà animé des tableaux ?
Elle avait dix milles questions en tête. Pourtant elle resta silencieuse. Le garçon était resté muet jusqu’à présent et elle appréciait cette atmosphère dénuée de paroles. Les personnes bavardes ne lui avaient jamais été sympathiques. Elles étaient généralement trop curieuses.
Elle était loin de se douter qu’elle se trouvait devant un sourd et muet.

Elle se tourna une nouvelle fois pour faire face au garçon et lui sourit timidement.
Elle ne savait rien de lui, mais la première impression était bonne.

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MessageSujet: Re: [Juin 97] Petite toile réservée Jeu 13 Aoû 2015 - 15:57



Après quelques instants d’une panique toute légitime, Léandre se rend compte qu’il est passé à côté de la catastrophe. Il n’a sans doute heurté que la sensibilité de l’adolescente qui l’observait et celle-ci ne semble pas se formaliser de ce vilain coup du sort. Bien au contraire, elle parait plus intéressée par les coups de pinceaux du Poufsouffle que par ceux de ses poings maladroits. Léandre respire et le calme reprend ses droits.

D’un œil curieux, il observe l’adolescente détailler son tableau avec une attention qui le mettrait mal à l’aise s’il avait quelques prétentions dans son travail. Cependant, pour Léandre, il n’est pas question de prouver son talent au monde, mais de communiquer, de partager et de faire entendre sa voix colorée. Alors il attend, très calmement, que l’inspection soit terminée. Il laisse à cette jeune fille tout le loisir d’interpréter et de comprendre le sentiment derrière ses aplats de couleurs. Peut-être verra-t-elle un monde différent de celui de Léandre, mais l’art ne consiste pas à imposer un point de vue mais à en confronter pour mieux échanger.

Finalement, la tête brune se relève et se retourne, souriante. À défaut d’offrir des mots, Léandre sait rendre les sourires et il ne se prive pas pour rassurer l’hésitation de l’adolescente. Qu’il y a-t-il à craindre ? D’un geste simple, le Poufsouffle pointe sa toile du doigt et adresse une moue curieuse à celle qui lui fait face. Quel est son avis sur ce qu’elle a sous les yeux, sur ce qu’elle a observé de longs moments, et peut-être même plus au cours de sa réalisation ? Léandre est curieux et avenant de nature, bien qu’isolé dans une bulle de rêve et de silence. Difficile pour communiquer. En prenant conscience une nouvelle fois, le jeune homme second la tête, montre à nouveau un doigt pour inciter l’observatrice à attendre une seconde puis se baisse pour fouiller dans son sac de toile bleue. L’objet est couvert de taches d’encre et de peinture, déchiré par endroit et plein d’un désordre peu artistique. Toutefois, Léandre ne tarde pas à trouver ce qu’il cherche dans une petite poche et retire un carnet et un crayon. Voilà qui sera plus simple. Rapidement, de son écriture ronde et un peu enfantine, il trace quelques mots avant de les montrer à son interlocutrice.

« Qu’est-ce que tu en penses ? »

À nouveau, il désigne le tableau d’un air encourageant puis s’empresse de rajouter quelques mots sur le papier.

« Tu peins ? Tu dessines ? »

Oui, curieux et avenant, on l’aura bien dit. Mais maladroit aussi. Il a déjà oublié le sac à ses pieds et trébuche en s’approchant pour confier le carnet et le crayon à la jeune fille. Si les Serdaigle planent, les Poufsouffle tombent à pic…

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MessageSujet: Re: [Juin 97] Petite toile réservée Lun 14 Sep 2015 - 12:04

S'approcher de la toile lui plaisait. Elle ne s'était jamais trouvée si prêt. Elle percevait la matière, les pigments et au mieux les couleurs. Reconnaissante, elle s'était tournée vers l'artiste et lui avait souri. Le jeune homme le lui avait rendu avec chaleur.

Au bout d'un certain temps, le garçon s'anima, fouilla dans son sac, sortit un carnet, inscrivit dessus quelques mots et le lui tendit. La jeune fille pencha la tête vers les mots afin de pouvoir les lire. Comment elle trouvait ses productions ? Ses lèvres s'étirèrent à nouveau en un mince sourire. Bien sûr qu'elle les appréciait. Elle avait toujours été une grande amatrice des toiles, des croquis et de toute autre manifestation artistique. Et puis le jeune homme se débrouillait très bien.

"J'aime. " écrivit-elle à son tour.

Beaucoup. Passionnément.
Elle aurait pu compléter sa réponse et exprimer plus précisément ses sentiments, mais n'en fit rien. De la même manière qu'elle était avare des mots, elle se contentait de répondre le simplement possible sur le papier. Le sourire timide, mais on ne peut plus sincère, un plus tôt, valait tous les mots. On ne pouvait avoir de réponse plus authentique et spontanée.
Si elle aimait tant observer ces œuvres, elle n'avait, à contrario, jamais tenu de carnet de croquis ou briller par ses talents de dessinatrice. Elle n'était pas douée, elle en était persuadée.  
Mais avant qu'elle ne puisse lire la question sur ce sujet, dans le carnet qu’il lui tendait, le jeune homme trébucha, emmenant la troisième année dans sa chute. Bien trop surprise, elle ne put réagir pour les stopper.

Et là, ce fut le drame !
Derrière elle, se trouvait la toile encore fraîche. Faisant basculer le chevalet sur lequel il était, le tableau se retrouva face contre terre.

Clara ne s'en rendit pas immédiatement compte. Son regard fixait celui de Léandre, qui se trouvait si près d'elle... Cette proximité l'intimidait et elle ne savait comment réagir.

Puis enfin, elle découvrit les dommages causés par la chute. Sa bouche resta bouche-bée devant le massacre. La toile ! La toile était au sol. S'empressant de ramper au sol, la jeune fille voulut réparer ce qu'elle considérait être sa faute. Elle redressa le tableau et confuse constata qu'il était trop tard : les couleurs s'étaient mélangées et le tableau n'était plus qu'une œuvre abstraite de couleurs et matières.

Elle se sentit si mal et si responsable. Elle redressa la tête vers l'artiste déchu, les larmes aux yeux et tellement désolée...
Il ne lui laisserait plus approcher le moindre dessin. Merlin !

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MessageSujet: Re: [Juin 97] Petite toile réservée Mar 22 Sep 2015 - 17:49

…Et les toiles aussi.

De la joie d’un moment partagé, Léandre passe à la sensation de panique. Perte des repères, équilibre renversé… Impact. Celui des corps qui se heurtent sans prévenir. Comme au ralenti, l’adolescent sent son carnet lui échapper des mains, ses bras se placer pour tenter d’amortir le choc du basculement alors que son cerveau n’enregistre que trop tard le chevalet qui accompagne sa camarade et lui-même dans la chute. Et puis finalement, voilà les deux sorciers au sol, le contact dur et froid de la pierre les ramenant à la brutale réalité. Si Léandre avait été capable de le discerner, le silence de l’instant lui aurait sans doute rendu la scène d’autant plus dramatique.

Au lieu de cela, son cœur bat la chamade, tambourine familièrement sa poitrine alors que son regard croise celui de sa camarade affaissée. Il pourrait rougir, être mortifié ou simplement gêné par la soudaine promiscuité avec Clara qu’il reconnait soudainement comme une troisième année avec qui il a suivi des cours pratiques. Mais dans son esprit confus se rejoue seulement la chute du chevalet. Il fixe Clara sans la voir, un peu trop pris dans l’instant pour parvenir à réagir réellement jusqu’à ce que la jeune fille se précipite au secours de la toile désœuvrée.

Mécaniquement, son visage se tourne dans la direction de l’adolescente et il ne peut s’empêcher de frémir lorsqu’elle entreprend de relever le tableau effondré. Comme elle, il constate l’étendu des dégâts. Avec un pincement au cœur, peut-être quelque chose de plus qu’il ne parvient à identifier, il suit du regard les contours délavés, atrophiés, défigurés de ce qui a été une vision pleine de douceur quelques secondes auparavant. Plus de nuage ni d’oiseau, perdus les formes cotonneuses et les éclats de ciel. Il ne reste qu’un maelström de couleurs désorganisées au cœur desquelles se découvre parfois un détail du dessin original.

Les secondes s’égrainent alors que Léandre prend pleinement conscience de l’état du tableau, des heures perdues et de l’impossibilité de rattraper l’œuvre. Ses pensées semblent figées, incapables de progresser au-delà du chaos de la toile jusqu’à ce qu’un mouvement attire finalement son attention et le tire de sa contemplation. Lentement, toujours un peu hagard, il pose les yeux sur un tout autre type de tableau, un qui lui serre le cœur plus encore que l’idée d’avoir perdu quelques heures de travail.

Clara.

Clara et son visage décomposé. Clara et son regard embrouillé. Clara qui ne ressemble plus à celle qui l’a observé quelques minutes auparavant.

Sans difficulté, Léandre comprend la culpabilité et la détresse de l’adolescente. Elle se sent responsable, elle a l’impression d’être fautive alors que c’est sa maladresse à lui qui a causé la chute de l’œuvre. Il s’est montré négligeant avec son environnement, maladroit comme trop souvent, il a trébuché et entrainé Clara dans un état d’esprit qui ne devrait pas être. Et rapidement, c’est lui qui culpabilise, c’est lui qui se sent mal à l’aise. Parce qu’il ne veut pas que ses tableaux, réussis ou non, causent de peine. Il ne veut pas que quelqu’un puisse pleurer à cause de ses erreurs. Surtout pas.

Fébrile, avant que la situation ne dégénère encore plus, Léandre rattrape son carnet, désireux d’y écrire quelques mots pour consoler l’adolescente. Il met rapidement la main dessus, mais alors qu’il s’apprête à tourner les pages pour trouver un espace vierge, son regard se pose sur une phrase qu’on lui a écrit il y a quelques temps déjà. Une ligne de texte qui prend un sens complètement nouveau dans le contexte et qui, de manière étrange, lui allège le cœur et le dispense d’écrire quoique ce soit d’autre. Une phrase qui réconforte et qui offre à la situation une nouvelle perspective pleine de poésie.

« Rien de ce qui a été dessiné ne peut-être gommé. Rien de ce qui a été écrit ne peut-être effacé, rien de ce qui a été fait ne peut être oublié. »

Avec un sourire doux, regagnant sa sérénité coutumière, Léandre tend le carnet à Clara. Il n’est pas question de reproches. Juste de promesse.

Promesse de souvenirs.

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MessageSujet: Re: [Juin 97] Petite toile réservée Ven 11 Déc 2015 - 16:36

Le silence. Toujours lui. Mais à cet instant, il avait adopté des teintes lourdes et pesantes. Le temps semblait s'être arrêté, tandis que Léandre constatait les désastres. Sa toile n'était plus qu'un amas de couleurs et un bordel graphique. A ses côtés, Clara était fort mal à l'aise. Si seulement elle avait eu la force de ne pas basculer avec le jeune homme, elle aurait pu limiter les dégâts... Si seulement la toile n'était pas tombée face contre terre, tout n'aurait pas été perdu en quelques secondes... Si le...

Avec des "Si", on pouvait refaire le monde. Mais présentement, rien ne pouvait réparer ce qui avait été défait.
La toile était perdue.

Le jeune homme récupéra le carnet sur lequel il lui avait écrit quelques phrases un peu plus tôt. En l'ouvrant il tomba sur une page où se trouvait une citation. Il jugea utile de la partager avec la Serdaigle et lui tendit à nouveau l'ouvrage pour qu'elle puisse la lire :


"Rien de ce qui a été dessiné ne peut-être gommé. Rien de ce qui a été écrit ne peut-être effacé, rien de ce qui a été fait ne peut être oublié."


Les paroles étaient très justes. Très belles. Clara ignorait si elles étaient nées de la plume de l'étudiant ou d'un auteur célèbre, mais au fond cela lui importait.
Elles avaient un sens profond. Véridiques, même au delà du monde artistique. Aucune action ne pouvait être annulée et les conséquences de chaque acte ne pouvait être qu'assumé.

Son regard se posa sur l'étudiant, essayant de déceler ce qu'elle devait comprendre par ces quelques lignes. Était-ce une lueur d'espoir et d'optimisme ? Un constat sur la vie ? Encore déstabilisée quelques instants plus tôt, la métaphore du garçon avait apaisé quelques-uns de ses tracas.

Rien ne peut effacer ce qui a été fait. Mais ne pouvait-on pas reconstruire quelque chose de nouveau sur les vestiges du passé ? Ou bien était-ce un sacrilège ? Fallait il au contraire garder la toile telle quel pour témoigner de la rencontre des deux étudiants ? Clara n'avait pas de réponse à ses questions et ne pouvait qu'émettre des hypothèses.
Rendant le carnet au peintre, elle se tourna vers la toile qui avait été redressé. Elle analysa une nouvelle fois l'abstraction du tableau.


- Je suis vraiment désolée...

Elle avait besoin de poser les mots sur ce qu'elle ressentait. De ne pas garder pour elle ce sentiment. Elle voulait que le garçon entende ses excuses, pardonne sa maladresse...
Seulement, le garçon n'entendait rien.
Pas par mauvaise volonté. Juste parce qu'il lui en était impossible.

Elle était loin de se douter qu'elle avait affaire à une personne en situation d'handicap. Bien que le visage du Poufsouffle lui était familier, elle ne s'était jamais attardé à sa personnalité, comme elle ne s'intéressait jamais à quiconque généralement. Mis à part la couleur de son uniforme, elle ignorait tout de lui. Elle n'était pas certaine de connaître son prénom. Mais un petit quelque chose lui plaisait présentement chez lui et elle était davantage encline à faire connaissance avec lui... S'il le voulait bien. Elle n'avait jamais apprécié les personnes trop bavardes et aimait le silence -qu'elle croyait volontaire- du garçon. Et elle admirait qui plus est, son coup de pinceau.


- Que vas tu faire de la toile ?

Cette fois-ci, elle s'était tourné vers l'étudiant au moment de parler. S'il n'était pas certain qu'il ai pu la voir animer ses lèvres lorsqu'elle s'était excusé, sa seconde prise de parole ne pouvait passer inaperçue. Mais pour la comprendre, encore fallait il que l'étudiant sache lire sur les lèvres...

[Désolée, j'ai mis un peu de temps pour répondre. Mais c'est toujours un plaisir d'écrire avec toi. ]

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MessageSujet: Re: [Juin 97] Petite toile réservée Jeu 18 Fév 2016 - 14:52

Rassuré de voir sa camarade calmée, Léandre entreprend de s’assoir confortablement par terre en méditant la question du devenir de la toile. Évidemment, il a appris à lire sur les lèvres et, si sa compréhension n’est pas toujours parfaite, elle reste suffisante pour être capable de comprendre son interlocutrice. Il ne se formalise pas non plus du moyen choisi pour ‘discuter’, le plus important étant qu’ils soient en mesure de partager le moment.

Après avoir fait glisser vers lui la toile, le Poufsouffle l’attrape à pleines mains et, tendant les bras devant lui, tente de trouver un nouveau sens à la peinture. Il la fait tourner, change l’angle de vue, penche la tête, mais peu importe la manière dont il observe l’œuvre abîmée, il ne trouve aucun moyen de la rattraper. Elle n’est qu’un patchwork abstrait aux couleurs céruléennes. Avec une moue un peu déçue, Léandre tourne la toile : peut-être pourra-t-il peindre au dos, évitant ainsi un gaspillage malencontreux. Mais non. Le dos qui aurait dû être vierge est sali par quelques traces de pigments et de poussière liées à la chute. Soupirant, l’adolescent repose la peinture au sol. Juste un patchwork alors.

Un patchwork !

Alors qu’il cherche son carnet pour écrire une réponse à la jeune Serdaigle, les yeux de Léandre s’écarquillent alors qu’un grand sourire éclaire son visage à l’idée qu’il vient d’avoir. Bien sûr, en tant que telle, la toile est ruinée et le dessin ne peut être rattrapé, mais il peut toujours la transformer et tirer profit du motif. Prestement, il se relève en faisant signe à sa camarade d’attendre quelques instants. Il gagne rapidement un coin de la pièce, s’empare d’une large paire de ciseaux, récupère l’un de ses crayons au passage et, ramassant la toile, l’étale sur une table. Il la découpe de manière à obtenir un carré précis avant de la fixer au moyen de pots et poids de fortune avant de tracer de grandes formes géométriques au cœur même de la peinture. Habitué à tracer des lignes et à jouer avec les formes et les couleurs, il n’a pas besoin de règle et la toile se trouve bientôt divisées en sections triangulaires ou carrées qu’il découpe à leur tour.

Il ignore les origines de Clara et si elle a compris ce qu’il est en train de faire. Après tout, le tangram est un jeu moldu qu’il a lui-même découvert lorsqu’il était enfant. À l’époque, perdu dans son silence et éprouvant de vives difficultés à communiquer avec les autres enfants ou son entourage, les adultes qui le suivaient – parents, professeurs ou médecins – ont tenté de l’ouvrir à diverses formes d’expression. Un peu avant la peinture, on lui a montré les formes du tamgram et on l’a encouragé à jouer avec la géométrie pour produire des représentations nouvelles, souvent sous la forme d’animaux, maisons ou personnages, en compagnie d’autres enfants malentendants ou non. L’expérience avait été très positive mais elle remontait à loin et Léandre n’a pas touché à un tangram depuis bien des années. Voir à nouveau les triangles et carrés le rend un peu nostalgique mais heureux et il ne peut que remercier Clara de lui avoir fait redécouvrir ce petit plaisir.

Aussi, tentant de se remémorer ce qu’il a pu découvrir à cette période de sa vie, il bouge les formes avec applications, jusqu’à parvenir à retrouver la forme qu’il souhaite. Et, avec un sourire pour Clara, il fait apparaitre un oiseau aux couleurs de ciel, vestige de la toile initiale, mais promesse d’une infinité de possibles.

Dans sa joie, Léandre lui fait signe de tenter à son tour de créer quelque chose avec le tangram avant de se perdre en signes rapides et très probablement incompréhensibles pour l’adolescente afin de lui demander son avis sur cette idée.


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MessageSujet: Re: [Juin 97] Petite toile réservée Lun 11 Avr 2016 - 11:00

Qu'allait-il faire de cette toile gâchée par maladresse ? Le garçon avait certes su rassurer la jeune Serdaigle lorsqu'elle avait paniqué après avoir renversé le tableau, mais elle n'en restait pas moins inquiète. Elle avait formulé ses craintes de vive-voix. Elle était loin d'imaginer que son partenaire était sourd (et muet) et ne pouvait par conséquent que lire sur ses lèvres.

Certainement songeur, le garçon se saisit de la toile et l'analysa sous tous ses angles, les bras tendus droits devant lui. Un peu à l'écart, dans son coin, la troisième année l'observait. Elle crut d'abord remarquer une mine boudeuse sur le visage de son compagnon, avant qu'un sourire ne vienne éclairer ses traits. Peut-être avait-il une idée... Peut-être savait-il quoi faire de la toile usée. Intriguée, elle ne quitta pas des yeux.

Son visage pâlit néanmoins lorsqu'elle le vit se saisir d'une paire de ciseau. Allait-il détruire la toile ? La couper en mille morceaux ? Elle fit un pas en avant, prête à tendre le bras et s'interposer pour empêcher le jeune garçon d'agir. Le tableau ne méritait pas un tel supplice... Mais une pensée traversa son esprit et l'arrêta net.
Qui était-elle pour empêcher l'artiste d'agir sur sa toile ? Elle avait déjà la chance d'être une spectatrice privilégiée... Se résignant, presque à regret, Clara ne fit rien.

Spectatrice.
Elle n'était qu'une spectatrice.

Et elle ne pouvait que rester immobile. Elle ne devait pas oublier ceci. Même si cela signifiait qu'elle devait observer la toile être déchirée, abîmée et sacrifiée... Mais alors qu'elle pensait que le Poufsouffle détruisait ce qu'il restait de la toile, elle comprit qu'au contraire, il donnait une seconde chance à la toile ! Les bouts de toile - des triangles, des carrés, des demi-cercles, etc. - pouvaient facilement être déplacés et des formes nouvelles pouvaient naître... Et après quelques gestes, Léandre fit apparaître des oiseaux...
La symbolique était forte et belle. Clara admirait ce qui venait d'apparaître sous ses yeux. Timidement, elle répondit au sourire que lui adressait le garçon. Elle était rassurée.

Le garçon fit quelques gestes en la désignant du doigt, ainsi que les bouts de toile.
Lui demandait il d'agir à son tour ? Devenait-elle actrice du projet ? Elle ne se sentait pas capable de produire quoique ce soit...  Ne pouvait être artiste qu'un certain nombre de personnes, pensait-elle. Certainement ce don n'était pas fait pour elle. Mais la Serdaigle voulait bien s'essayer à l'exercice. Elle se saisit des bouts de toile et essaya de former une figure animale ou un paysage. Mais contrairement à ce qu'on pourrait penser, l'exercice était plus compliqué qu'il n'y paraissait. Bien qu'elle voyait vaguement à quoi consistait le tangram, elle n'avait jamais essayé d'en faire. Elle peinait à former une forme "reconnaissable".

Après plusieurs essais, elle se tourna vers son mentor, lui présentant une forme abstraite et maladroite qui pouvait vaguement ressembler aux pétales d'une fleur ou aux rayons d'un soleil.

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[Juin 97] Petite toile réservée

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