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Wayoth Fawkes_Children will be children

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MessageSujet: Wayoth Fawkes_Children will be children Sam 28 Mar 2015 - 23:54

Wayoth Fawkes

• Sang De Bourbe
• La Lettre
• Nocturne
• Hide : Demande officielle de don


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Dernière édition par Wayoth Fawkes le Sam 7 Mai 2016 - 1:13, édité 10 fois
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MessageSujet: Re: Wayoth Fawkes_Children will be children Sam 28 Mar 2015 - 23:55

• Sang De Bourbe
été 1995

- Eh, Wawa, t'as vu ça!!? ... WAWA!!

Accroché à sa branche de saule, Jerry Fawkes essayait tant bien que mal d'attirer l'attention de son frère aîné. Ce dernier, assis au bas de l'arbre, était plongé dans la lecture d'un bouquin à la couverture étrange et il prenait régulièrement des notes sur une feuille d'imprimante blanche à l'aide d'un stylo à bille. Observant un instant Wayoth, Jey fronça les sourcils et bascula au bas de sa branche, les jambes entourant le bois et, alors que son visage prenait une teinte rouge à cause de l'afflux sanguin dans sa tête, le garçon commença à lire par dessus l'épaule de son frère absorbé par sa lecture.
Pol...Polynectar...? Qu'était le Polynectar? Un petit sifflement s'échappa d'entre ses lèvres quand il vit la longue liste des ingrédients tous plus étrange les un que les autres, ce qui eu l'effet de sortir l'aîné Fawkes de son bouquin.

- J'te dérange pas, là? J'aimerais que tu me donnes un peu de ton attention et de ton temps quelques minutes, mon brave!

Le brave en question referma précipitamment le livre de potion qu'il avait acheté pour sa rentrée à Poudlard et leva les yeux vers le haut du saule pleureur, là où son cadet venait de disparaître. Londres brûlait sous un soleil de plomb, et, alors que certains profitaient de l'été pour faire des plongeons dans la piscine, les Fawkes avait préféré se construire un nid, en haut d'un arbre. Enfin, le reconstruire, plutôt. Pas l'été précédant, mais celui d'avant, encore, les trois garçons avaient eu l'idée d'aménager un abri dans les branches du plus vieil arbre du parc. Le plus vieux, mais le plus grand et le plus fort. L'idée était venue de Tomas, le jumeau de Jerry, alors qu'il pleuvait des cordes et, qu'avec leurs skates et vélos, les trois gosses et toute leur bande d'ami s'étaient retrouvé à courir vers l'arrêt de bus le plus proche pour s'y abriter.

- Qu'est c'q'tu veux, Jey? J'croyais qu'on devait attendre Tom et Robin pour démonter le plancher...

Chose que Jerry n'avait visiblement pas eu la patience de faire. Attendre. C'était l'un des défauts de ce frère là. Les vieilles planches légèrement pourries qu'ils avaient volées, il y avait de cela deux ans, dans une déchetterie non loin de chez eux, reposaient à présent au sol et, les clous à présent dans la bouche, Jey dégageait le dernier morceau de bois rongé par les vers.
Wayoth resta un long moment sans rien dire, surveillant son cadet crapahuter dans son arbre avec l'aisance d'un petit singe. Il lui ressemblait beaucoup. Physiquement, s'entend. L’ainé Fawkes avait trouvé en Tomas une copie. Par moment.
Par moment...
Un petit sourire malicieux étira les lèvres de Wayoth, et le garçon se débarrassa de son tee-shirt gris pour monter aider son frère à casser une branche plutôt dangereuse puisqu'elle risquait de se casser à tout moment. Les Fawkes étaient reconnaissables par leurs iris où se mêlaient bleu, gris et vert, des yeux très clairs qui fixaient souvent sans voir ou vous dévisageaient sans aucune gêne, avec insistance. Le grand-père des garçons avait ce regard, ses deux enfants également. Et Diana Fawkes avait eu la fierté de transmettre ce présent à ses trois fils. Tom les rejoignait d'ailleurs, accompagné d'un ami de primaire de Wayoth. Il n'y avait qu'un an d'écart entre la naissance de Way et celle des jumeaux, aussi, leurs amis respectifs à la petite école avaient rapidement formé qu'une seule bande et, au départ de l'aîné pour Poudlard, rien n'avait changé. Et il en était toujours ainsi. Les deux nouveaux arrivés rapportaient avec eux de belles planches neuves récupérées ci et là chez les voisins ou dans les vieux entrepôts. Robin avait toujours eu un don pour dénicher des trouvailles. Et des ennuis. Oh, oui.

Wayoth se souvenait parfaitement de la dernière grosse bêtise que lui et son ami avaient fait à l'école. Ils avaient alors dix ans. Enfin, Fawkes étant de janvier, il avait déjà ses onze ans depuis bien longtemps. Si ce jours était marqué au fer rouge, ce n'était pas à cause de la punition : la maîtresse était bien trop lasse et les deux gosses avaient un talent monstre pour feindre l'innocence. Diana était venu cherché son fils. Elle ne l'avait pas regardé sévèrement, et le môme savait bien qu'elle ne le ferait pas. S'il y avait bien quelque chose que sa mère ne savait pas faire, c'était lui faire respecter des règles. Hormis celles qu'elle avait elle même instauré à la maison, la jeune femme n'attendait pas de ses garçons qu'ils suivent les réglemente à la lettre, ne le faisant pas elle même.
Appliqué dans sa tâche, maintenant les planches contre l'arbre tandis que Robin enfonçait les clous avec un marteau -lui aussi dérobé je ne sais où-, l'aigle bleu était à présent bien loin de Londres et de la cabane, plongée dans son souvenir. Il se revoyait encore sur son skate d'enfant, casquette à l'envers vissée sur le crâne, Diana marchant à ses côtés dans sa belle robe chocolat et le regard perdu au loin. Et le froncement de sourcil de la belle jeune femme en arrivant devant sa maison. Au début, Wayoth avait pensé que son père était de passage, et un tourbillon mêlant espoir, tristesse et colère vint lui retourner l'estomac. Mais ce n'était pas lui.

- Madame...?

Un seul mot, un seul regard, un malaise. Certes, Diana faisait jeune, était jeune, était belle. Mais elle avait ce "quelque chose" d'impressionnant, cette froideur apparente et ce visage détaché qui lui donnait un air hautain voir méprisant. Et c'est ce visage aux yeux d'un vert-bleu-gris clair et aux cheveux d'un brun aux reflets roux relevés en un chignon lâche qui accueillit la présence d'une femme d'un âge mûre et vêtue d'une drôle de façon. Wayoth l'avait dévisagé, haussant les sourcils avant de détailler le professeur Macgonagall de la tête aux pieds.
La dame vérifia l'identité de Diana Fawkes qui acquiesça d'un hochement de tête avant de lui réclamer de se présenter d'un simple signe de menton en sa direction. Professeur? Pourquoi ENCORE un professeur? On vient de voir la maîtresse. Elle veut me parler... à moi?

L'incompréhension s'était lu sur le visage du gosse lorsque sa mère avait fait entrer cette dame étrange avant d'envoyer dans leur chambre les jumeaux qui étaient rentrés un peu plus tôt. Ces derniers avaient un peu râlé, réclamant l'aide du plus âgé pour finir leur anglais. Et puis, il y avait eu cette question. Monsieur Fawkes, savez-vous que vous êtes...différent? Le gosse en était resté muet, faisant passer son silence pour de l'impolitesse, son regard fixé sur le professeur assise à leur table. Pourquoi le vuvoyer? Monsieur Fawkes, c'était son grand père et, au mieux, son oncle. Sa mère, elle, était adossé à la porte qui les séparait des escaliers, comme pour s'assurer que les deux petits ne reviendraient pas.

- Sauf mon respect, madame... commença Wayoth en répétant mot pour mot la phrase entendue un peu plus tôt dans la bouche de sa propre mère face à son institutrice, Votre question est stupide. Nous sommes tous différents les uns des autres, sinon nous serions tous les mêmes, et peut être, une unité d'objets. Plus des sujets. Alors oui, je suis différent.

La remarque avait été accueillie par un regard réprobateur de la part du professeur de métamorphose, et par un sourire amusé pour Diana. Aujourd'hui, Wayoth avait honte d'avoir répondu ainsi à la directrice adjointe de Poudlard. Puisqu'il était né Moldu, la sorcière était venu en personne pour lui remettre sa lettre d'admission au château. Mais ça... ce n'était pas chose facile d'annoncer à une mère et son fils que vous alliez devoir les séparer pour enseigner au second à ne plus faire voler d'oiseaux en papier pour s'amuser et de le convaincre de quitter son nid pour un autre.

- Waaahaaaaaaa!!!!!!! ROBIN!!! Tu m'as niqué le doigt, mec!!

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Dernière édition par Wayoth Fawkes le Jeu 11 Fév 2016 - 0:01, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: Wayoth Fawkes_Children will be children Mer 10 Fév 2016 - 23:48

• La Lettre
été 1995

- L'insolence n'est pas tolérée à Poudlard.

Wayoth regardait ses frères se chamailler sur la dispositions des planches, Jey voulant à tout prix faire sortir Tomas de ses gonds en le contredisant alors qu'il était d'accord avec le plan de son jumeau. Passion commune que l'aîné partageait avec ce frère là : dire le contraire de ce qu'il pensait. Comme ça. Pour faire chier.
Récupérant la bouteille d'eau que lui tendait Robin, l'aiglon observa son ami s'essuyer la bouche avec son avant bras, faisant disparaitre le sourire rieur aux lèvres pleines. Le visage couleur chocolat au lait de son ami d'enfance était trempé, non pas par la sueur -quoique, ça commençait sérieusement à sentir "le mâle", comme disait le métis. Jerry, lui, trouvait que l'odeur des tee-shirts des garçons avoisinait bien plus celle d'un poney mort. Élégant.- mais par l'averse orageuse qui venait de les surprendre. Accroupis sous les gradins en fers du stade de foot, les quatre adolescents attendaient que le martellement de la pluie sur la taule cesse tout en regardant la foudre fendre le ciel encore bleu.

Les iris dans le vide, l'aiglon eu un petit sourire lorsque son cadet turbulent enlaça sa copie conforme pour "se faire pardonner" avant de frotter une joue boueuse sur les cheveux de Tomas. S'il y  avait bien quelque chose qu'il ne feintait pas à l'école, c'était le fait qu'il ne supportait pas le contact physique. Une main dans les cheveux? Pourquoi pas. Mais si on commençait à le tripoter de toute part, lui réclamer de l'attention, des câlins, des bisous, qu'on l'enlaçait fermement sans possibilité de s'échapper... Le brun se découvrait alors claustrophobe et misanthrope.
Pour le reste, il se censurait, s'obligeant à se murer dans un silence froid et ne pas sortir ses blagues idiotes à tout le monde à bout de champs, mais aussi pour justifier sa timidité. Non, il n'allait pas vers les autres et faisait tout pour que n'importe qui ne vienne pas à lui en prenant un visage hautain et fier. On évite de bafouiller. Et puis, il était sérieux. Si les Fawkes étaient de nature curieuse, l'assiduité ne les touchait pas tous, et Way avait longtemps été une exception avant de se mettre subitement à travailler vraiment quand il était en primaire. Il avait soif d'apprendre, certes, mais sa fainéantise n'avait pas été d'un grand aide pour être pris chez les Serdaigles. M'enfin, là bas, pas de skate, pas de guitare, pas de ville à remuer. Du coup, ses soirées, il les passait avec les bouquins et Stella, près du feu.

- L'insolence n'est pas tolérée à Poudlard.

Cette phrase semblait tourner en boucle dans un coin de sa tête dès qu'il franchissait la porte du cours de métamorphose. La matière n'était pas un problème, Wayoth et sa baguette se faisant très bien à la vie à deux. et la matière étant passionnante. Non, le problème était le regard du professeur McGonagall. Il 'avait rien d'accusateur ou quoi que ce soit, mais le gosse de onze ans qui était en lui ne pouvait s'empêcher de jouer et rejouer la scène lors de la visite de la directrice adjointe.

- C'est quoi, Poudlard?
- Une école de sorcellerie, Monsieur Fawkes.
- Pourquoi vous m'appelez Monsieur, professeur?
- Le respect est également de rigueur à Poudlard. Vos enseignants vous appelleront par votre nom.
- Qui vous dit que je veux y aller?

Étrange. Il n'y avait pas d'autres mots pour décrire l'échange entre l'adulte et l'enfant. Sur demande de la sorcière, Diana avait laissé son fils en tête à tête avec elle pour rejoindre les deux petits et leurs leçons, et le gosse avait posé sa casquette sur le bord de la table. Son regard clair ne quittait pas la femme au chignon et au visage strict. En un sens, elle l'intriguait, mais il préférait faire semblant de trouver son Rubik's Cube bien plus intéressant que de montrer qu'il l'écoutait avec attention. Insolence. Oui, c'était le mot.

- Poudlard vous permettra d'apprendre à maîtriser la magie qui est en vous, jeune homme.

Maîtriser.
Avec le petit brun, la magie survenait souvent sans prévenir, un verre qui explose, une chaussure qui vole... Mais à force de croire qu'il avait un don de télékinésie, le jeune Fawkes avait mis en place de dur entrainement qui consistait à faire léviter son crayon en le fixant et se concentrant sur ce simple objectif. C'était long, fatiguant, agaçant. Mais voir le stylo frémir avait sérieusement motivé l'enfant qui arrivait maintenant, avec quelques minutes à fixer l'objet, à le soulever dans les airs et parfois même le lancer. Pinçant les lèvres, Wayoth glissa un bref coup d’œil à la femme habillée bizarrement et, voulant sûrement lui prouver qu'il n'avait pas besoin d'elle, relâcha son jouet pour le stabiliser à presque dix centimètres de la table. Très lentement, l'une des rangées pivota pour enfin compléter la face rouge.
Imperturbable, la sorcière détailla l'enfant par dessus les verres de ses lunettes avant de froncer les sourcils. Prétentieux. Doué, mais prétentieux. Et le haussement de sourcil fier du môme ne laissait aucun doute sur ce qu'il pensait, l'expression dans son regard parlait pour lui. Je n'ai plus rien à apprendre, voyez!


- Beaucoup de jeunes élèves de votre âge savent également réaliser cet...exploit.

Outch. Le petit brun vit rouge, serrant les dents. Si Minerva McGonagall s'était bien gardé de lui dire que la plupart de ces élèves avaient en général un parent avec des pouvoirs, Wayoth prenait très mal le fait d'avoir fait tous ces efforts pour...rien. Alors que la majorité des sorciers aguerrit nécessitaient d'une baguette pour lever un objet, le gamin semblait déjà avoir assez de ténacité pour se servir de ses pouvoirs. Bonne ou mauvaise chose?
Faisant glisser la lettre déjà ouverte mais non lue vers Fawkes, la sorcière le regarda prendre le papier. Une liste. De choses les plus étranges les unes que les autres...

- On va pouvoir y aller, les mecs.

Clignement. Wayoth leva les yeux vers son ami qui s'était appuyé contre la parois en béton, guettant les dernières gouttes qui tombaient ci-et-là. Il faisait lourd. Et alors qu'il cherchait son air tout en rejoignant sa troupe, l'aiglon se demanda si la professeur de métamorphose savait quelle était l'autre maison qui avait fait hésiter le Choixpeau lors de la répartition.

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MessageSujet: Re: Wayoth Fawkes_Children will be children Ven 12 Fév 2016 - 17:20

• Nocturne
20 juillet 1997

Diana détacha son chignon, laissant ainsi une masse impressionnante de mèches brunes et épaisses couler sur ses épaules. Les iris claires de la femme balayèrent le lit défait et vide avant de trouver la fenêtre ouverte et une silhouette dans un coin de la pièce, à côté du bureau. Le visage caché dans les mains, le fils aîné de la maison frissonnait au contact de l'air frais sur sa peau nue. En silence, la louve contempla encore un peu son enfant à terre avant de s'approcher de la fenêtre. Dans son tee-shirt d'homme délavé et son leggins jaune, la moldu jeta un regard au dehors, à la Lune pleine avant de froncer les sourcils, inquiète.

- Bébé...
- Nan.

La voix du garçon était sèche et rocailleuse, comme si la gorge était asséchée. D'ailleurs, Wayoth tendit le bras vers la bouteille d'eau au pied de son lit simple -bouteille que sa mère lui fit rouler d'une poussée du pied- et porta le goulot à ses lèvres, les yeux mi-clos.

- Manquerait plus que ça. Ya rien à voir avec la Lune. J'suis pas un... ça.
- Loup-garou.

Le garçon hocha la tête, se rappelant le sourire jaune d'un des partisans du Mage Noir qui avait, d'après les informations qu'ils avait bien souhaité entendre, griffé au visage un des frères Weasley. Nan, il n'était pas comme ce monstre. Une petite voix le reprit bien vite en lui imposant le visage du professeur Lupin dont l'identité de bestiole assoiffée de sang une nuit par mois avait été révélée à la fin de la troisième année scolaire du jeune Fawkes. L'homme avait été bon professeur...mais il n'empêchait que la perspective d'avoir un loup près à buter tous les sorciers sur son passage dans l'enceinte d'une école, c'était pas la meilleure idée que le directeur ait eu au cours de sa carrière. 'Fin bon, le vieux avait bien fait confiance à un Mangemort, alors à ce train là...
Un geste de sa mère le fit sursauter violemment et, prise de surprise, Diana suspendit son geste en le fixant, les yeux ronds, pour finalement poser sa main bien à plat sur la tignasse de son fils. L'acte se voulait rassurant. Wayoth y vit de la pitié. Repoussant sa mère, il se releva en chancelant sous les yeux de la femme au visage de marbre. Se tournant vers la fenêtre, elle actionna la poignée pour la fermer et contempla son fils haletant et en sueur. Si Jerry, le dernier de la portée, était sujet à de violents cauchemars, l'aîné n'avait eu qu'une courte période lorsqu'il était petit garçon de cinq ans. Souvent, Diana se levait en pleine nuit pour aller le chercher en larmes dans son lit avant que les pleures de l'enfant ne réveillent les jumeaux. Et puis, elle le couchait contre elle, ignorant les grommellement de son compagnon. Une fois, elle l'avait même chassé du lit vers les quatre heures du matin : Andrew avait voulu forcer le garçon à retourner dans sa chambre et, profitant du sommeil de la mère, l'avait mis à la porte de la chambre, tremblant de peur. L’absence de son petit contre elle avait réveillé la jeune femme qui était entrée dans une colère noire : sa rage était telle que le père avait renoncé à sa nuit pour aller dormir dans le salon. Haineuse, Diana avait été cherché les deux plus jeunes pour les installer aux côtés de petit Wayoth dont les joues étaient couvertes de grosses larmes.
Il fallait croire que Jerry avait pris goût à la nuit à plusieurs. Lorsque le garçon de bientôt seize ans n'allait pas se coller à sa copie conforme pour dormir, il se glissait dans les draps de son frère aîné ou se roulait en boule près de sa mère, s'enveloppant dans sa couverture "comme un chaton", selon Tomas.

Diana avait toujours été proche de ses enfants : l'absence du père n'avait fait que les rapprocher au fil des années, l'incident du lac liant on ne peut plus Wayoth à sa mère. Il avait été le plus dure à "dresser", comme disait le grand-père, à cause de son sale caractère. Capricieux, têtu, lunatique. Wayoth avait prit rapidement goût à l'insolence, au mensonge et aux crises de colère. Épuisant était un mot qui allait à merveille à l'enfant qui jouait à être une bête sauvage avec les Saarloos alors qu'il n'était qu'un petit imbécile aimant se donner en spectacle. Et cela marchait plutôt bien. Ses frères étaient plus simples : si Tomas était un amour d'innocence et de calme, Jerry était survolté et trop filou pour son bien. Mais l'aîné, lui, était bien plus difficile à cerner, jouant à pile ou face avec ses multiples visages au point où il arrivait à sa mère de se demander si l’étrange spécimens sous ses yeux était bien son fils. Elle n'en avait bien entendu jamais douté et, malgré l'effrayante apparition de pouvoir -qui avait gonflé l'égo du gamin-, Diana avait toujours couvé et soutenue son rejeton.

Aujourd'hui, Wayoth semblait oublier qu'il était l'enfant de quelqu'un. La femme regarda l'adolescent quitter sa chambre en marmonnant un "J'vais pisser..." et, très lentement, ses beaux yeux cherchèrent la cage désespérément vide du petit hibou que les Fawkes avaient recueillit il y avait de cela presque 6 ans. Ils n'avaient eu aucune explication : Wayoth les avait rejoint devant la gare, la cage vide posée sur l'énorme valise. Tomas avait été le premier à réagir en voyant le regard sombre de son frère, mais c'était Jerry qui avait le plus insisté. Lorsqu'un "'l est mort." avait surgit et que rien de plus n'avait franchit d'entre les lèvres du sorcier, le dernier né s'en était pris à Wayoth, l'accusant de ne pas avoir été assez affectueux avec le hibou qui s'était sauvé... Ce à quoi le décoiffé avait répondu en plaquant son cadet contre un mur. Ils en étaient arrivé aux mains, bien sûr. Puis, Jey s'était blotti contre son grand frère surpris. Il ne l'avait pas repoussé : c'était trop rare de voir Jerry Fawkes pleurer.

- T'sais m'man, j'ai pas besoin de toi pour me border, hein. Va t'coucher, tu bosses t' à l'heure.

Encaissant en silence, Diana observa le jeune homme en caleçon. Et toujours sans rien dire, elle s'approcha, se hissa sur la pointe des pieds et déposa ses lèvres contre le front de son petit.
La gorge nouée, Wayoth resta les bras ballants avec l'envie terrible de redevenir un petit garçon. Un soupir lui échappa, mêlant soulagement, chagrin et désespoir. Il ne savait que faire, ni que dire. Il espérait simplement qu'elle comprendrait, ou du moins accepterait, son silence.
La mère brisa le contact, se séparant du garçon pour plonger son regard dans les iris si semblables aux siennes. Il y vit trop de chose, dont l'attente. Mais espérait-elle vraiment qu'il se confie ? Il ne voulait pas. Le douloureux constat sur lui même qu'il avait fait dans le Poudlard Express le ramenant à Londres, il allait le garder pour lui.
Et puisqu'il ne voulait pas parler, Diana sortit de la chambre pour retrouver la sienne.

L'adolescent resta quelque seconde figé, le regard sur la fenêtre à présent close. Sans réfléchir, il alla la rouvrir, frissonnant puis éternuant en manquant de donner un coup de tête dans le carreau. Posant ses bras croisés sur le rebord, Wayoth leva le nez. Les étoiles étaient masquées par la lumière de la grosse dame accrochée dans l'encre noir du ciel et deux chats se battaient dans le jardin du voisin : la femelle devait être en chaleur.
Dans son mauvais quartier de Londres, le garçon se trouvait coupé du monde de la Magie. Poudlard devenait alors comme un mauvais rêve, un cauchemar de six longues années. Il ne restait qu'à oublier...Oublier.
Fawkes ferma les yeux. Le visage horrifié d'Eden se tenant le nez, le rictus mauvais de l'homme agitant sa baguette vers Wells. La sensation que tous ses os fondaient lorsqu'il s'était retrouvé à terre sous l'emprise du sortilège Doloris.

Un affreux cauchemars. Rien de plus...

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MessageSujet: Re: Wayoth Fawkes_Children will be children Dim 28 Fév 2016 - 21:39

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Tout homme blessé est contraint à la métamorphose.”
Fabienne Rubert


rentrée septembre 1997 ;
Dortoir masculin des 7eme années de Serdaigle
Demande officielle de don : Hors du Temps



Yeux dans les yeux avec lui-même, l’adolescent passa lentement la langue sur ses dents où du sang se mélangeait à la mousse du dentifrice. Grommelant quelque chose d’inintelligible, il se pencha sur l'évier de la salle de bain qu'il partageait avec les autres septièmes années de Serdaigle. Après avoir recueillit de l'eau dans sa bouche à même le robinet, il cracha en tirant la langue et toussotant à cause du goût du sang. Toujours en grimaçant, langue pendante, nez retroussé par le dégoût et sourcils froncés, Wayoth tira légèrement sur sa lèvre supérieure. La gencive saignait, attaquée par les poils trop dur de la brosse à dent, et le garçon eut un haut-le-cœur : ce grand machin de plus d'un mètre quatre-vingt cinq tournait de l'œil à la vue de son propre sang.
Inspirant profondément, le brun se tourna vers le loquet et verrouilla la salle d'eau pour être sûr que Gareth, un gars de son dortoir, n'allait pas entrer à l'improviste comme la dernière fois. Bien entendu, son camarade pouvait tout aussi bien utiliser la magie pour ouvrir, mais dans le cas où il essaierait d'actionner la poignée avant d'user de sa baguette, le Serdaigle avait le temps de s'interrompre, voir de redevenir lui même. Passant une dernière fois sa langue sur ses deux seules incisives supérieures, Wayoth planta son regard vert de gris dans celui de son reflet.
Concentration.

Plus qu'un simple entrainement, la métamorphose était devenue un besoin journalier. C'était douloureux, c'était épuisant... Mais bon sang, il ne s'était jamais senti aussi vivant et ça lui faisait un bien fou. Les paupières se plissaient sous la concentration face à l'effort et Fawkes serra les mâchoires. Qu'importe le sang dans sa bouche ou les courbatures de l'entraînement de Quidditch de la veille, ses sens n'étaient plus. Ou au contraire, ils étaient si forts, décuplés par le don qui tentait encore de maîtriser : dans le dortoir, Bradley et Hayden sortaient du lit, Gareth ronflait encore -le silencio nocturne lancé par Wayoth avait pris fin vers six heures du matin- et un chat grattait à la porte. Un paquet de chocogrenouille était caché dans les affaires de Bradley. Sûrement la petite commode. Le brun ferait main basse sur quelques friandises quand son camarade serait absent de la chambre. Hayden enfilait une chemise propre qui sentait la lessive, Gareth se réveillait en sursaut : sa chouette était à la fenêtre. Les odeurs, les sons, tous étaient puissance dix. Le décoiffé ferma complètement les yeux en salivant lorsque Bradley ouvrit le tiroir de sa table de chevet : chocolat-menthe.

Et puis la douleur : ça commençait par des fourmillements de plus en plus forts jusqu'à la comparaison à une aiguille qu'on vous enfonce mainte et mainte fois dans la chaire. L'impression qu'on vous fait fondre complètement pour vous remodeler. La première fois que Wayoth avait cru y arriver, il s'était mis à hurler en se tenant la tête. Il avait déjà ressenti une souffrance similaire : le 27 juillet 1997, après le couvre-feu. Il se souvenait très bien de la brûlure lors de l'appel de l'AD, de sa justification pourrie auprès de ses camarades de chambre : comment avaient-ils pu croire qu'il allait chercher Farell durant sa ronde pour lui rendre des notes en potion ? C'était l'excuse (la plus ridicule) qu'il avait trouvée et il fallait croire que, plus c'était gros, plus ça passait. Ensuite, il y avait eu l'affrontement avec un évadé d'Azkaban...et ils avaient osé croire avoir une seule chance face à l'homme ? Foudroyé sur place, le garçon était tombé à genoux sous le sortilège Doloris, avait même demandé la mort tellement plus préférable à la torture. A présent, il était presque curieux de savoir si le sortilège impardonnable lui ferait le même effet. Était-il plus fort ? Plus résistant ? La métamorphose devenant une habitude, l'impression de chaire fondue était devenue un léger picotement, un peu comme avec un tatouage dans une zone un peu trop sensible.

L'animal déglutit et rouvrit les yeux. Vert-de-gris clair, ils restaient exactement les même, à la fois sérieux et candide, méfiant et moqueur. Les poils sur le crâne étaient complètement en bataille, Wayoth le savait. Il ne pouvait plus se voir maintenant qu'il était à quatre pattes, mais il avait vu son reflet dans la baie-vitrée de chez lui lorsque sa mère l'avait mis à la porte, sans comprendre qui était la bête. Puis, Diana Fawkes avait froncé les sourcils dans cette mimique familiale de réflexion. Accroupie, la moldue avait dévisagé son fils aîné dont les glapissements surexcités de se contempler sous sa nouvelle forme avaient fait ricaner Jerry dans le dos de sa mère. Ce loup a la même coiffure que nous, on peut l'garder m'man. Puis, Tomas, rectifiant en un murmure : C'est pas un loup, je crois. Regarde les oreilles, elles sont trop grandes... Puis la carrure est pas bonne, regarde comme il est chétif. Je comprends pas, ils sont originaires d'Amérique du Nord, qu'est-ce qu'il fout là ? Finalement, Diana avait ouvert : C'est votre frère. Jerry avait alors tapoté la tête de Wayoth qui avait eu un mouvement de recul, babines retroussées, mais aucun grognement ne s'était échappé. Loin d'être une menace, l'avertissement du coyote n'avait rien de méchant et avait fait sourire le cadet qui avait retrouvé dans l'expression de l'animal un air semblable à son grand frère lorsqu'il fuyait un contact. Pas du tout tactile, il ne supportait pas qu'on le touche.


Et ça avait toujours été ainsi, au point où le garçon avait développé des tocs : si une main sur son bras le faisait se crisper, il frôlait la crise de panique quand une étreinte dépassait un certain laps de temps -tout dépendait de la personne en face-, se mettait mentalement à énumérer des sortilèges qui lui permettrait de se débarrasser de la personne et ne pouvait s'empêcher de grincer des dents. Mais le plus terrible restait sa réaction avec les vêtements : si le garçon adorait les jours de chaleur, c'était parce qu'ils lui permettaient de porter le moins de vêtement possible. Non, Fawkes n'était pas naturiste, mais la sensation d'étouffer le prenait dès que plus de trois couches couvraient sa peau lorsqu'il marchait au milieu des autres. Quand à porter un pyjama pour dormir, il ne fallait pas y penser : s'il s'endormait avec quelque chose sur le dos, il se réveillait au milieu de la nuit à cause de l'angoisse provoqué par un tee-shirt ou un pantalon lui collant au corps.
C'est d'ailleurs ce qu'il s'était passé un peu plus tôt : Wayoth avait trouvé ses draps moins chauds qu'à son habitude et avait concédé à porter un vieux sweater aux couleurs de sa maison le temps de se réchauffer. Morphée était toutefois arrivé trop rapidement et, avant même que le brun n'ai seulement songé à se déshabiller, il dormait.

- Eh, Fawkes !

Tournant vivement la tête vers la porte dont la poignée s'abaissait plusieurs fois de suite sous la main de Gareth, le coyote  serra les dents en s'apprêtant à reprendre forme humaine. Il ne lui fallait qu'une minute, mais c'était peut-être déjà trop pour son colocataire qui le hélait sans obtenir plus de réponse.

- Nom d'un Gobelin, Fawkes, qu'est-ce que tu fais ?! Réponds au moins !

Les halètements de l'animal répondirent, puis une exclamation humaine y succéda. A terre, Wayoth releva le nez moucheté de taches de rousseur, les iris clairs fixant la porte derrière laquelle s'impatientait l'autre Serdaigle devenu brusquement silencieux. Peut-être avait-il tourné le dos à la recherche de sa baguette. L'aiglon reprit son souffle en se relevant lentement, les jambes encore parcourues de démangeaisons qui le faisaient frissonner. De nouveau, il observa son reflet et se pencha ensuite vers l'évier pour actionner l'eau et s'asperger le visage.

- Fawkes !
- Ouais ! Bordel, mec, attends au moins deux secondes.

Il entendit Bradley marmonner quelque chose à propos de la façon de parler du brun, ce à quoi Gareth répondit par un soupire. Depuis le temps qu'ils se côtoyaient, les garçons avaient appris à vivre avec les défauts de chacun. Le blond aux épaules larges était un garçon de bonne famille qui ne supportait guère les propos édulcorés de la banlieue londonienne dont faisait partie les Fawkes. D'ailleurs, si ce dernier avait vécu un cauchemar lors de sa première année au château, c'était en partie à cause de Bradley : éduqué dans l’intolérance des Moldus, le gamin de onze ans n'avait cessé de prendre la tête du né moldu à propos de "supériorité sanguine" jusqu'à ce que le brun à la tignasse folle obtienne des notes plus que satisfaisantes en Sortilèges & Enchantements, ce qui n'avait pas été le cas du sang-mêlé. Après cela, leur relation avait tournée en Guerre Froide : la compétition avait été mise en place au niveau des notes là où Gareth et Wayoth avaient convenu que l'entre-aide était la meilleure des solutions pour eux deux. Bon, ils ne se considéraient pas en amis, loin de là, mais le fait qu'une partie de la famille Falfrom soit dépourvue de pouvoir avait rendu le petit brun plus sympathique que l'autre consanguin aux yeux de Fawkes. Avec le temps, Falfrom avait commencé à comprendre comment fonctionnait l'ironie et Wayoth avait pris goût aux commérages grâce à son camarade de chambre.
Gareth, grand consommateur de ragot et adulateur de Belmontet, prenait comme source sûre toutes les conneries inscrites dans la rubrique qui ne manquait jamais de faire parler d'elle. Wayoth savait comment ça fonctionnait, il avait fait partie du club en tant que photographe avant de rédiger quelques articles, dont des rumeurs sorties de nul part. Bon, il y avait bien l'histoire de tatouage sur la croupe de McAlister, mais Fawkes n'aurait jamais vérifié cette information par lui même : les seules fesses tatouées que le garçon voulait bien voir, c'était celles des petits poneys de sa cousine de cinq ans.

Mais voilà, pire qu'une vieille commère, pire qu'une adolescente en fleur, il y avait Gareth. Et cet aigle-là avait beau être une crème, être l'incarnation même du Calme, il n'y avait pas plus gaffeur et cafteur que lui. Combien de fois Fawkes l'avait-il entendu susurrer à Jane que Bradley avait le béguin pour la demoiselle ? Une fois, il avait dû secouer son camarade par les épaules pour lui faire comprendre que, non, Elwyn Miller n'était pas le cousin de Cho Chang et que les asiatiques n'étaient pas tous de la même famille. Il y avait également eu le "Eh, petite, c'est la première fois que je te vois au château !" à une petite brune de troisième année qui ne se mêlait que trop rarement à ses confrères. Gareth était donc, aux yeux de Fawkes, le comble de la maladresse. Ou, alors, un sacré emmerdeur qui ne savait pas la boucler et qui pouvait piailler des heures durant.

A peine Wayoth avait-il déverrouillé la porte que celle-ci s'ouvrit à la volée sur Bradley. Le visage fermé, il entra sans mot dire en lançant simplement un regard qui sous-entendait "Pas trop tôt" au décoiffé. Quand à Gareth, il se tenait dans l'embrasure, sourcils levés au ciel, et s'amusait à détailler son camarade de la tête aux pieds avec un sourire goguenard.

- Tu faisais quoi ?
- A ton avis. Qu'est-ce qu'on fait dans une salle d'eau, Gar' ?
- Déjà, tu ne te coiffais pas étant donné l'état de tes...cheveux. grinça le blond en rajustant sa cravate. Quand à t'habiller...

Wayoth baissa les yeux sur son unique vêtement : un caleçon. Bon...

- Et puis, ça fait plusieurs fois que tu nous fais le coup. On est pas né de la dernière pluie, hein. ricana alors le plus petit des trois en saisissant sa brosse à dents. On est des garçons, on se doute bien que...
- Qu'est-ce que tu veux dire, Gar' ? s’inquiéta alors le garçon, sourcils froncés, lorsque son camarade lui fit un petit sourire entendu.
- Gareth, s'il te plait...

Indécis, le plus grand chercha le regard du blond qui replaçait son col. Bradley, habituellement très sûr de lui, respirait le malaise et ses joues commençaient à prendre une teinte pourpre à force de soutenir le regard du grand dadet qui ne comprenait toujours pas. Finalement, ses yeux bleus se baissèrent et d'un mouvement de menton, il désigna le bas-ventre du décoiffé qui se mit instantanément à piquer un fard.

- MAIS NAN ! EH !! NAN !!

Scandalisé, le Serdaigle plaça ses deux mains devant son sous-vêtement et se précipita à l'extérieur de la pièce sous le rire gras du petit brun.

- Visiblement, non !
- Gareth ! Bon sang, change de sujet ! Je veux bien croire que les hormones te titillent...
- Rooooh, cha faaaa ! On a dichète ans, Brachley, ch'est NORMAL. Che que fous poufez êchtre coinchés, chous les teux ! (*) postillonna l'autre en se baladant avec le dentifrice lui coulant sur le menton. Puis, lorsque le blond eut décidé de prendre la suite et de descendre pour son petit déjeuner : En frai, che chais che que tu fais.
- Hein ?

Pas de réponse. Gareth plongea le nez dans le lavabo et Fawkes profita du fait d'être seul pour changer de caleçon et enfiler un pantalon propre, mais le répit fut de courte durée : l'autre Serdaigle revenait à la charge.

- Je disais : en vrai, je sais ce que tu fais.
- Sérieusement, Gar, va faire chier ailleurs.
- Je t'ai observé, ces derniers, temps, tu as beaucoup changé. continua le brun en calant son livre de Botanique dans son sac de cours.
- Génial. Tu veux un oscar, mec ? Tout le monde a changé. Mais vas-y, je t'en prie, fais-toi plais’ grogna Wayoth en boutonnant sa chemise avant de se rendre compte qu'il avait oublié de se tartiner les aisselles de déodorant.

Changer. Comment ne pouvait-on pas changer après tout ce qu'il s'était passé l'an passé ? Alors peut-être que Falfrom était coincé au pays des licornes ailées aux fesses tatouées, mais personne n'ignorait à quel point le monde des sorciers avaient changé durant l'été. La montée de Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom avait été telle que le Ministère était tombée sous sa coupe. Wayoth se demandait encore pourquoi il était revenu au château : il n'aurait pas été trop difficile pour lui de renier sa part de magie pour retourner vivre chez les Moldus. Enfin, plus facile à penser qu'à faire : il était bien incapable de briser sa baguette à présent.


- Maintenant, ça me parait tellement É-VI-DENT !

Il en faisait des tonnes... Le décoiffé fixa son camarade d'un œil morne.

- En quoi tu te transformes ?

Fawkes cligna des yeux, surpris. Il plaisantait...n'est-ce pas ?

- En quoi tu te transformes ? répéta Gareth en s'asseyant sur le coin de son lit, sac fin prêt sur les genoux.
- De quoi tu parles ?
- Ah non, ne fais pas l'idiot ! Je te connais, et même si tu joues parfois au crétin, je sais que t'es loin de l'être...
- Merci. T'iras en parler aux profs.

Mais le Serdaigle l'ignora superbement, pointant de son index les doigts de sa main gauche :

- T'as eu Optimal aux Buses, t'es genre tout le temps en train de lire des bouquins dessus et tu t'entrainais même sur ton hibou l'année dernière !

Avec un pincement au cœur à l'évocation d’Egg, le jeune homme fit une moue sceptique. Il allait falloir qu'il joue bien, mais surtout finement.

- Tu sais très bien que... Nan mais t'es con, depuis la première année on révise les Sortilèges ensemble. Oui, ça me passionne, mais je compr...
- Je te parle de la Métamorphose !
- Ah !
- Oui, "Ah" !
- Eh bah, quoi ?

Les sourcils arqués par l'incompréhension, presque inquiet, Wayoth feintait l'innocence. Comme dépassé, il s'assit face à son camarade, le nez tordu par une grimace censée remonter ses lunettes qu'il venait d'enfiler et qui glissaient le long de l'arête. Dans le domaine de la manipulation, Diana Fawkes était certainement un bon maître, mais si Wayoth avait encore du mal avec cette discipline, la maîtrise du paraître était dans ses cordes. Autrement, comment aurait-il pu passer pour un petit intello coincé aussi longtemps ?

- Tu es un métamorphe !
- Je... attends, métamorphe ? Tu veux pas dire métamorphomage, hein ? s'assura-t-il alors que Gareth secouait négativement la tête, un air perplexe peint sur le visage. Tu crois que je... il se mit à chuchoter suis un loup-garou ?
- Mais non ! Tu le fais exprès ou tu es vraiment stupide ?!!
Le grand se rembrunit, comme boudeur, puis marmonna :
- Oui, bon, ça va... T'as qu'à être plus clair, tu fais chier, Gar' !
- Animagus. Tu es Animagus !

Fawkes eut un mouvement de recul.
Le cœur battant la chamade, il peinait à se concentrer sur la situation : les petites voix paniquées dans sa tête hurlaient à tue-tête et, s'il avait été héros de dessin animé, il y aurait sûrement eu un zoom sur son cerveau en surchauffe où des minis-Wayoth serait en train de courir partout, les bras en l'air. Une boule dans la gorge, le garçon voyait d'avance les élèves se tourner sur lui en chuchotant, les regards intrigués, une convocation de McGonagall... Et phok, qu'avait-il fait pour mériter un karma aussi craignos ?
Si l'intérieur était chamboulé, la façade restait intacte : bouche entre-ouverte, le bleu fixait son camarade qui attendait une réaction. Celle-ci ne combla sûrement pas ses attentes, puisque le décoiffé éclata d'un rire bref et sonore.

- Tu plaisantes ? Gar', je veux bien croire que pour toi je suis un Dieu dans le domaine, mais... Sérieux, Animagus ! C'est un sujet passionnant, mais je vois pas trop à quoi me servirait de me transformer MOI en animal. Autant changer les autres, c'plus fun ! Nan ?

Faisant mine de réfléchir, le garçon se gratta le menton et secoua la tête en soupirant.

- Pourquoi t'as cru ça ?
- Tu essaies de me mener en bateau...?
- De ? Non. T'es chiant. J'aime la métamorphose, ok, oui. Je m’intéressais l'an dernier à l'animagie car... il s'interrompit, le regard planant vers le lit qu'aurait occupé un autre Serdaigle. Je voulais savoir pourquoi Wright s'y mettait. Mais en fait, j'crois qu'il a zieuté ces bouquins pour l'enquête sur l'assassin...

Mine sombre. Fawkes ne s'en voulait pas. Pour lui, se servir des événements tragiques qui s'étaient déroulés au château afin de cacher son secret n'était pas agir en parasite. Du coup, il exagérait son pseudo trouble, comme plongé mentalement dans les souvenirs tragiques qui avaient entaché sa mémoire. Il n'en était rien, pourtant : ça lui plaisait de raconter n’importe quoi, le garçon n’avait jamais compris comment les deux Serdaigles et Donovan s’étaient retrouvé dans la bibliothèque pour un chat. Quand à l’assassin, il devait sacrément être tordu pour se faire adopter par une fille qui allait le tripoter comme un animal… Sale.

- Après, je dis pas, c'est super cool de se changer en chat, tout ça, ça gère. Mais il faut un niveau autre que le notre. Tu connais beaucoup d'étudiants qui peuvent prétendre à un statut d'Animagus, toi ?
- C'est vrai... Et puis, c'est très réglementé, par les temps qui courent. Ouais... Tu n'aurais pas pu y arriver seul bien sûr que non, il n'avait pas réussi seul, je suis bête, je n'avais pas réfléchis à ça. Mais personnellement, j'aurais trouvé ça super : imagine... te changer en animal à volonté !
- Ah oui, génial, surtout que tu ne sais pas ta forme avant de te changer. Tu dois pas avoir l'air con en te rendant compte que t'es un insecte. Un Bousier, genre.
- ... T'es agaçant à tout casser comme ça ! Pourquoi tu choisis des exemples pourris, aussi ?!

Un rire d’hyène s'échappa des lèvres de Wayoth. Il avait gagné. Enfin, il se montrerait plus prudent à l'avenir et éviterait de se changer lorsque ses camarades étaient dans la pièce d'à côté, mais pour le moment, Gareth ne semblait plus aussi soupçonneux. D'ailleurs, le grand brun commença à taquiner le plus petit en énumérant des animaux tous plus moches ou inutiles les uns que les autres. Les deux garçons sortirent enfin du dortoir en associant cette fois-ci des animaux à des personnes de l'école : d’un commun accord, il fut décidé que Rogue serait un crapaud encore plus laid que Trévor.



(*) : "Roh, ça va ! On a dix-sept ans, Bradley, c'est NORMAL. Ce que vous pouvez être coincés, tous les deux !"

_________________
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