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[Mai 1997] Entrez ici et abandonnez toute espérance

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PERSONNEL DE POUDLARDProfesseur d'Etude des Runes
    PERSONNEL DE POUDLARD
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AVATAR : Mads Mikkelsen
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MessageSujet: [Mai 1997] Entrez ici et abandonnez toute espérance Mar 10 Mar 2015 - 17:16

Il n'était qu'un abruti, qu'on se le dise. Certain professeurs se perdaient parfois dans leurs emplois du temps et oubliaient qu'ils avaient un cours à donner, certes cela arrivait. Wotan, toujours désireux de se démarquer, avait oublié autre chose lui : une retenue à surveiller. Enseignant une option facultative, il était parfois plus simple de lui confier de telles corvées par rapport à un professeur de Sortilèges ou de Potions, bien plus sollicité au niveau des différents programmes. Qui plus est, la simple menace de l'avoir pour vous surveiller, filait assez froid dans le dos aux élèves pour que la menace les calme. Pas tous évidemment, enfin certain de ses collègues n'hésitaient cependant pas à utiliser l'argument « colle avec le professeur Nielsen » pour user d'autorité. Parfois, l'homme se disait qu'il avait du être épouvantard dans une vie antérieure...

Bref, il allait être en retard. Une faute, mais absorbé dans un ouvrage, il avait tout oublié du jour, de l'heure et des corvées. Autrement dit, il s'était redressé en trombe de son bureau, la tête cognant contre une étagère pleine de livres et de photographies. Aïe, ça sonnait creux... L'homme grogna une fois, deux fois, s'insultant lui-même à demi-mots en danois. De mal en pis... Il partit en claquant la porte, se trompa de direction une fois, deux...avant de finalement se souvenir dans quelle salle il allait.
On remarquait peu lorsque le professeur se perdait ou se trompait. Bien que souvent dans ses pensées, Wotan ne présentait pas l'apparence physique d'un homme rêveur, mais bien de quelqu'un sachant sûrement toujours où aller. On ne pouvait pas faire plus mensonger....
Bien sûr avant il y avait eu quelqu'un pour vérifier les horloges à sa place, les agendas, l'humeur aussi, et lui rappeler dans quelle direction aller. Même s'il se perdait moins, avant... On ne se perd pas quand on sait où aller, et surtout où entrer lorsque le soir et la fatigue venaient. Aujourd'hui il était seul, perdu dans une nuit quelconque où les étoiles brillaient tout autant qu'elles l'indifféraient. Une nuit longue de plus de deux ans, sans le moindre soleil à l'horizon. Des choses qu'on ne pouvait pas expliquer aux autres, car comment dire que parfois, il n'y avait simplement plus d'espoir du tout ? Non, Wotan préférait rester en dehors des autres, comme toujours. Là où il n'avait pas à s'expliquer, là où il n'imposait rien non plus de lui-même, ombre et fantôme avec un enseignement à donner, des devoirs à remplir, mais après.... plus rien.
Il donnait mais ne partageait.

Au bout du compte, Wotan finit par arriver à la salle assignée le temps de la punition. Vide. Bien, il avait donc le temps de reprendre une forme respectable, environ vingt secondes. Déposant ses affaires sur le bureau, le professeur se permit un soupir. Bien, normalement les élèves ne devraient pas tarder. Trois en tout, trois de trop pour quelqu'un si à cheval sur le règlement que lui. La porte s'ouvrit sur le visage d'une gamine, première année, deuxième tout au plus. Ah non, vu les notes laissées par le professeur de Sortilèges...Première. Ellle aurait essayé de s'enfuir en...rampant ? Wotan releva la tête du parchemin, haussant un sourcil circonspect devant Louis. Sérieusement, un petit gabarit comme ça avait réellement besoin de ramper pour passer inaperçue ?

 « Approchez-vous, Miss...Fitzgerald. Je vous en prie, posez vos affaires. Nous profiterons de ce temps prévu pour vous faire travailler vos matières faibles. »

Laissant l'enfant prendre place, il regarda les autres notes laissées. Oh oh oh.... Le jeune Nathan serait donc de la partie pour cette retenue ? Ainsi que l'autre, le Serpentard. Bien, quelques professeur s'étaient donc mis d'accord pour lui refiler les cas sociaux de Poudlard, il en toucherait quelques mots à Dumbledore.

 «Vos compatriotes galériens ne devraient pas tarder »

Un coup d'oeil à sa montre à gousset lui fit compter les quelques secondes restantes avant le début de l'heure prévue. Toute minute de retard serait multipliée par deux, ou dix si l'humeur s'assombrissait, et rajoutées à l'heure prévue.

_________________

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MessageSujet: Re: [Mai 1997] Entrez ici et abandonnez toute espérance Mar 10 Mar 2015 - 18:53

Essayant de contrôler le tremblement de ses jambes, l'enfant prit une longue inspiration. Face à la porte, elle hésitait. Il était encore temps de fuir, de reculer. Retarder l'échéance. Tel un condamné à mort en marche vers son dernier soupir, Louise ouvrit la porte de la salle, résignée. A quoi bon ? On n'échappait pas à son destin. Saluant dans un murmure le professeur de runes, la fillette s'installa silencieusement à une table, petit corps lourd de regrets. « Si... ». Si seulement elle n'avait pas fait cette énième bêtise. Si seulement le professeur de sortilèges avait été de meilleure humeur ce jour-là. Si la sale gosse avait été un peu plus sage. Si était le pire mot de la langue anglaise. Sauf si Monsieur Nielsen n'avait pas mérité sa réputation. Sauf si en réalité, il était gentil. Elle n'y croyait pas.


- Quelques jours plus tôt -

Rangez vos affaires maintenant et en silence ! La voix stridente du professeur de sortilèges réveilla soudainement la petite Gryffondor assoupie au fond de la classe, à côté du radiateur. Essuyant d'un geste brusque le filet de bave au coin de ses lèvres, elle jeta un coup d'oeil autour d'elle, encore légèrement assoupie. Il se passait quoi ? Le cours était déjà fini, si on rangeait les cahiers ? Ravie de cette nouvelle, la brunette commença gaiement à rassembler ce qui trainait sur la table, sans prendre garde aux soupirs et gémissements de ses voisins.

Gardez juste une feuille et une plume, et rédigez moi un parchemin sur le sortilège que l'on vient d'étudier aujourd'hui, que je vois si vous avez compris, continua le professeur, stoppant net la fillette alors qu'elle s'apprêtait à se lever. Une interrogation surprise ? Mais quel fils de poulpe ! Comme ça, sans rien dire ? Mais ça se faisait trop pas ! Et... Le cours portait sur quoi, aujourd'hui ? Jetant un coup d'oeil à ses notes, la petite fille laissa échapper un soupir désespéré. Elle avait juste eu le temps d'écrire le nom du sortilège étudié avant de faire une sieste et sa bave avait recouvert son écriture, ne laissant qu'un brouillon illisible, mélange de salive et d'encre bleue sur le papier. Elle était foutue. On l'avait prévenu en plus, encore une sale note et elle risquait de redoubler. Chose que l'égo de Louise refusait. Redoubler sa cinquième ou septième année, encore... Mais la première ?! Entrer dans le livre de records de Poudlard pour cette raison, sa réputation ne s'en remettrait pas.

James, James, aide moi, chuchota t'elle à son voisin de table. Le Serdaigle n'avait jamais accepté de l'aider en dehors de leurs sessions de révisions à la bibliothèque, mais on pouvait toujours rêver. Sauve moi, je suis pas prête pour une interro surprise, je savais pas, continua à murmurer la fillette d'un ton suppliant en surveillant le professeur du coin de l'oeil. Son camarade la regarda d'un air où se mêlaient pitié et condescendance. Lou, c'est la définition même d'une surprise. T'es toute seule sur ce coup-là, ça t'apprendra à me mettre des plans à la bibliothèque. L'aiglon se détourna ensuite de sa voisine pour retourner gratter sur son parchemin. Ce sale traître ! Aucune pitié. C'était bien la peine d'essayer de devenir ami avec les serdaigles, vraiment. Foutus rats de bibliothèque. Foutus vampires se nourrissant d'encre et de mots.

Louise était seule. Encore une fois, elle ne pouvait compter que sur elle-même pour se sortir de cette sale situation. Effectuant un tour de la salle du regard, l'enfant analysa la situation. Bon. Elle avait vécu pire, coincée au milieu du lac en compagnie du calamar. Là, les tenants et aboutissants étaient plus clairs. Elle ne devait pas passer cette interrogation. Par conséquent, il suffisait de disparaître. Si elle n'était pas venue en cours de sortilèges, pas de contrôle, pas de note, pas de redoublement. La brunette inventerait plus tard un mensonge quant à son absence. Le professeur de sortilèges n'avait pas du remarquer sa présence, coincée au fond de la classe, cachée derrière quelques élèves qui avaient déjà commencé leur puberté et leur poussée de croissance par la même occasion. Dix mètres à peine entre elle et la liberté, symbolisée par une porte déjà entrouverte. La chance était de son côté.

Le professeur de sortilèges avait le nez dans ses bouquins pour le moment, elle devait agir maintenant. Une opportunité pareille ne se reproduirait pas car bientôt il commencerait sa ronde parmi les étudiants pour les dissuader de recourir à des manœuvres frauduleuses pour réussir leur examen. Louise glissa lentement le long de sa chaise jusqu'au sol, où elle resta allongée un quart de seconde, ignorant le regard dépité que lui lançait James. Il fallait qu'elle devienne serpent. A quatre pattes, la fillette traversa la moitié de la salle, slalomant entre les chaises et les jambes des élèves qui partagés entre l'envie de rire et celle de ne pas alerter le professeur lui faisaient une muraille. Belle solidarité, belle camaraderie, ça lui aurait presque réchauffé le cœur si ce dernier n'était pas occupé à battre à deux cents à l'heure.  Il lui restait une dernière ligne droite, et elle aurait atteint la porte. Ligne droite plus risquée, car plus exposée au regard de monsieur le professeur. Mais la sale gosse avait déjà parcouru trop de chemin pour revenir sur ses pas. C'était quitte ou double.


S'allongeant de tout son long sur le sol, la fillette entreprit de ramper jusqu'à la sortie avec une grâce peu commune. Elle devait ressembler à un asticot, gigotant dans tous les sens, mais ça payait puisqu'elle avançait silencieusement. La porte se rapprochait. Deux mètres. Un mètre. La lib... FITZGERALD ! La voix du professeur retentit soudain à son oreille, alors que la petite fille s'apprêtait à effectuer un roulé-boulé digne d'un ninja pour faire une jolie sortie. Toujours allongée sur le ventre, elle tourna la tête pour découvrir celle du professeur à quelques centimètres d'elle. Nul doute qu'il avait suivi son manège depuis quelques minutes déjà. Bon. Les carottes sont cuites, pensa la Gryffondor, époussetant ses vêtements et s'apprêtant à retourner à sa table, symbole de son échec et de son futur zéro en sortilèges.

Non, non, Fitzgerald, vous vouliez sortir, partez donc ! Mais vous aurez de mes nouvelles sous peu, sous la forme d'une retenue. Bon vent ! S'exclama le professeur en la poussant dehors et claquant la porte derrière elle. Louise n'en croyait pas ses yeux ni ses oreilles. Elle échappait à un redoublement vraisemblable en échange d'une retenue ? La blague. Elle était copain comme cochon avec Hagrid maintenant, à force de se retrouver en colle sous sa surveillance. Décidément, la fillette avait eu de la chance. Une bonne étoile.


- Aujourd'hui -

Bonne étoile. Foutue bonne étoile. Mon cul sur la commode, oui. Elle se retrouvait en retenue face au professeur le plus redouté de Poudlard. Fichu professeur de sortilèges. Il devait en avoir sacrément marre d'elle pour lui infliger ça. Silencieuse, l'enfant observa avec appréhension l'homme qui lui faisait face, assis à son bureau. Elle avait entendu des trucs. Plein de choses, d'ailleurs. Monsieur Nielsen n'était sûrement pas un loup-garou, ou un ogre. La maman de monsieur Nielsen n'était sûrement pas une gourgandine comme c'était écrit sur une des portes des toilettes du troisième étage. Mais on disait de lui qu'il était le plus implacable de toute l'équipe professorale de Poudlard. Le plus dur et le plus cruel de par son exigence. Louise avait déjà vu des élèves ressortir en pleurs de sa salle de cours, ça suffisait à lui faire croire toutes les rumeurs. Comble de l'horreur, il enseignait une matière sur un truc qui n'existait pas ! Rune, comme si c'était un vrai mot. Ça en disait long sur la folie de l'homme. Il semblait bien que la courte carrière de ninja de Fitzgerald s'arrêterait aujourd'hui.

Vos compatriotes galériens ne devraient pas tarder.

La petite fille leva un sourcil en direction du professeur, surprise mais trop terrorisée pour prendre la parole. On ne l'avait pas prévenu qu'il s'agissait d'une retenue collective. Retenant un soupir de soulagement, la brunette sentit son cœur devenir plus léger. Qu'importe ses compagnons de galère, l'idée de ne pas se retrouver seule face au croque-mitaine de Poudlard la rassurait plus qu'elle ne se l'avouait. Brave petite Gryffondor, au courage aussi vaillant que la flamme d'une bougie en plein ouragan. Non, décidément, qui que ce soit qui allait franchir cette porte pour lui tenir compagnie dans l'infortune, Louise allait l'aimer de tout son cœur. Ou pas. Son visage prit une expression de dégout viscéral en voyant l'élève qui venait de franchir le pas de la porte. Bonne étoile de mes deux.

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MessageSujet: Re: [Mai 1997] Entrez ici et abandonnez toute espérance Jeu 12 Mar 2015 - 17:33

« Certains provoquent le bonheur partout où ils vont, d’autres dès qu’ils partent » disait le bien inspiré Oscar Wilde. Des deux catégories, et il ne fallait pas s’y tromper, Alexander Foster appartenait indubitablement à la deuxième. Du moins, là était bien l’avis de Nathan, pour lequel seul son propre avis importait de toute manière lorsqu’il s’agissait du serpent. Une bête rivalité qu’une couverture de vomis et de pisse avait finit par transformer, d’innocente joute verbale, en véritable combat à mort partout où ils se croisaient. Même par portes de toilettes interposées - mode de communication plutôt populaire ces temps ci-, les insultes pleuvaient plus assurément que les mille crochets du droit qu’ils se promettaient à chaque regard.

Et les litres de whisky pur feu n’y feraient rien.

Nathan Larsonn lui, faisait partie de ces personnes qui essayaient toujours de faire la bonne chose…après avoir essayé tout le reste. Parler en adultes… n’était pas à l’ordre du jour. Essayer d’asseoir sa domination en essuyant ses pieds recouverts de vomis  sur ses cheveux pendant la colonie, répandre de fausses rumeurs sur la taille de son microscopique engin et coller sur sa robe le fruit de ses fouilles archéologiques nasales en revanche... C’était dans ses cordes. Et pour ce genre de mélodies, Nathan était un vrai petit Beethoven.

Sa dernière trouvaille ? Savoir qui pisserait le plus loin. Du haut de la tour des Serdaigles. Ouais. Pour sa défense, Alexander avait accepté et non sans enthousiasme, persuadé que son ridicule petit tuyau lui assurerait la victoire. Peut être aussi espérait il séduire quelques aiglonnes au passage, comme la charmante Howe, la délicate Van Hall ou alors Heinwood, qui semblait décidément bien trop proche du Serpent pour que cela soit tout à fait innocent.

Force avait été de constater qu’il avait, contre toute attente et surement grâce au vent, gagné. Mais plus que la victoire, le Serpentard avait également remporté une punition pour lui et son comparse, malgré la tentative du poufsouffle qui, n’écoutant que son courage, tenta de fuir et s’empêtra dans son pantalon qui reposait encore sur ses talons.

Voilà ce qui leur en coutait, d’arroser copieusement Kevin Blackwel. Ou Hagrid, à cette distance, la différence était subtile.

Telle était donc la raison absurde qui lui valait, ce jour là, de contempler d’un air vide l’énorme porte couverte de rouille dont il commençait, doucement mais surement,  à connaître toutes les rainures. La main à peine tremblante sur la poignée, il regarda à droite, puis à gauche en s’assurant que personne ne venait par là. En écho à son regard, il ne trouva que l’interminable couloir qu’il avait parcouru presque à reculons jusqu’à ce qu’il ne puisse définitivement plus se voiler la face.

La porte était là, juste là et personne ne l’en sauverait cette fois.

N’importe quoi. N’importe qui. Que quelque chose vienne et ne l’arrache à cette funèbre rencontre non désirée avec l’autre croque-mort des cachots qui hantait ses pires cauchemars. Tout, absolument tout dans la physionomie du professeur hurlait « TERREUR ». De ses pommettes aiguisées à sa houppette de cheveux dont il se servait certainement pour étrangler ses victimes avant de les dévorer de ses dents de scie, il n’y avait pas une chose qui lui évoquait le caractère normalement rassurant d’un membre du corps professoral.

En fait, le degré d’effroi qu’ils provoquaient chez les élèves avait l’air d’être devenu un critère de recrutement du personnel, à voir la dégaine de l’infirmier qui devait avoir cassé plus de tibias de ses mains qu’il n’en avait soignés dans sa vie.
Peut être qu’il aurait du mourir, ce jour là, au Lac. Ou alors cette soirée là, d’un coma éthylique qu’on n’aurait évidemment pas noté à la tête de Sanglier tant le parterre était davantage recouvert de corps alcoolisés que de toute autre chose.

La porte crissa la sombre complainte de sa marche funèbre, laquelle semblait souffler « Entrez et abandonnez toute espérance », et son regard se posa aussitôt sur le visage vaguement éclairé – et donc d’autant plus effrayant- du professeur auquel il adressa un « B’jour Monsieur…. » étranglé. Un bruissement attira cependant son attention vers les bancs et il détacha, l’espace de quelques secondes, son regard de l’Expert en Ruines – ou Runes, peu importe, l’essentiel étant qu’il ne fallait jamais quitter un prédateur des yeux-.

Un instant, l’espoir fleurit dans son ventre, le réchauffant agréablement avec le force d’une centaine de soleils. Il n’était pas seul. Enfin, il n’aurait pas été seul de toute manière, mais il avait décidé que l’instrument de sa chute, Foster, n’appartenait plus au genre humain à prendre en considération. Tel un pigeon d’argile abattu d’un coup de carabine, son espoir fut réduit en mille morceaux d’un coup d’œil. Il aurait du s’en douter.

Bien sur, la cour de Satan ne serait pas tout à fait la même sans Lilith.

Relevant fièrement le nez en refusant de lui accorder la moindre attention, à ce morpion qui lui collait désespérément au slip, il alla s’installer fièrement à la place la plus éloignée possible du microbe, dès fois que son nanisme soit contagieux. Ce fut non sans satisfaction qu’alors qu’il refermait la porte, un gros BANG retentit contre sa surface de l’autre côté.

Satisfaction que ne sembla pas partager l’ancêtre.
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SERPENTARD7ème annéeTu veux être mon ex?
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MessageSujet: Re: [Mai 1997] Entrez ici et abandonnez toute espérance Sam 14 Mar 2015 - 16:50

Une retenue pour avoir voulu arroser des plantes. Pathétique. Et tout ça, c'était la faute de Larsonn.

Telle était la phrase que ne cessait de se répéter le Serpentard, qui se rendait en retenue d'un pas nonchalant. Quelques jours plus tôt, il avait accepté la proposition du Blaireau, dans l'unique but de lui prouver qu'il était le meilleur. Ou peut-être avait-il vu là une opportunité de le faire crever en le poussant de haut de la tour des Serdaigles ? Nous n'en saurons jamais rien. En revanche, l'esprit de compétition du Serentard avait suffisamment été titillé pour qu'il se laisse entraîner là-dedans. Il avait été hors de question qu'il se défile. Pas après toutes les horreurs que Loosersonn s'était permis de lui faire. Jamais, foi de Foster ! Et il avait eu raison de suivre son instinct, puisque dans cette lutte acharnée pour déterminer qui des deux visait le plus loin, il avait évidemment remporté haut la... main. Mais cette joie fut de courte durée car l'infâme professeur d'Etude des Runes s'était pointé, sans doute à cause des pleurs d'un Blackwel trempé. Alexander avait à peine eu le temps de remonter sa braguette, manquant de se coincer quelque toison au passage, que Nielsen les réprimandait et les collait en retenue. Alexander s'était abstenu de jurer devant lui, connaissant son tempérament. Mais à l'idée de se retrouver confiné aux côtés de Loosersonn, il avait la nausée. Décidément, c'était devenu une sale habitude en sa compagnie...

Le Serpentard avançait dans le sombre couloir, traînant des pieds, mains dans les poches. Il n'avait aucune envie de faire face à Nielsen. Loosersonn, à côté, c'était du pipi de chat. En général, Alexander faisait de son mieux pour dissimuler sa peur. Mais en présence du professeur, il n'y parvenait plus. Un simple regard suffisait à le paralyser sur place pendant de longues minutes. Pourquoi avait-il choisi l'Etude des Runes, déjà ? Au fur et à mesure qu'il se rapprochait de sa destination, il en oubliait peu à peu les raisons. De nombreuses rumeurs circulaient à son sujet et personne n'était capable de dire si elles étaient vraies ou fausses. Et Alexander n'avait certainement pas envie de se renseigner à la source même. Mieux valait croire au pire... C'était peut-être son astuce pour effrayer les élèves, en fait... Au fond, il était peut-être aussi inoffensif que Wright ? Sa pensée le fit rire si bien qu'il s'esclaffa. Seul. Son rire résonna dans le couloir. Il se tût immédiatement. Non, c'était ridicule. Nielsen et inoffensif ne pouvaient décemment pas aller ensemble. Comme si on disait Livingstone et jolie. Granger et sympathique. Ou même Peters et attirante ! Oui bon là, c'était de la mauvaise foi.

Au détour du dernier couloir qui le séparait de sa salle de torture, il reconnut à quelques mètres devant lui la tête blonde de son ennemi numéro 1. Il grimaça. Il fallait toujours qu'il se mette dans des situations improbables à cause du Blaireau (là encore, de la mauvaise foi). Il s'avança alors pour le rejoindre, s'apprêtant à lui donner un taquet. Mais la suite fut tout autre.

- Hey, Lars...

BANG. Et un autre bruit sourd. Suivi d'un juron qui résonna dans le couloir.

- OH, LE FILS DE POULPE !

Il venait de se prendre la porte en pleine figure et se retrouvait à terre. A coup sûr, il l'avait fait exprès. Tout en continuant à bougonner, il se releva, se massa le postérieur qui était devenu douloureux, posa sa main sur la poignée et ouvrit brusquement la porte.

- LOOSERSONN ! TA MERE T'A PAS APPRIS A REGARDER DERRIERE TOI AVANT DE FERMER UNE...

Et là, il se stoppa net. citrouille. Nielsen était là. Il le regardait d'un air sévère. Nathan lui faisait face et il jurerait avoir aperçu un rictus se former au coin de ses lèvres. Le. Fils. De. Poulpe.

- Nan mais en fait, euh, ouais, j'voulais dire, euh...

Allez Foster, t'as raison, creuse ta tombe. Il s'apprêtait à reprendre la parole mais lorsqu'il vit une petite touffe rousse se tortiller à sa gauche, il oublia comment parler. Damn. Bloody hell. Fitzgerald.

- C'est une blague ?

Il reposa les yeux sur son prof. citrouille. Il n'avait pas l'air content. Pas content du tout. Bon. S'il voulait s'en sortir vivant, il fallait jouer stratégie. Et surtout, faire profil bas. Une légende racontait qu'un jour, un élève aurait été collé par ce même professeur et que celui-ci l'aurait tellement torturé que l'élève se serait fait dessus plusieurs fois. Une fois sorti de là, il aurait envoyé une lettre à ses parents en les suppliant de quitter l'école. Bon, le truc, c'était que les parents d'Alex se fichaient bien de ce qu'il pouvait lui arriver. Quelle vie dure et triste.

Sortant de ses songes, il se dirigea vers une des tables, en donnant au passage un coup d'épaule à Nathan et en ignorant délibérément Louise. Après tout, il avait aussi des raisons de lui en vouloir à elle, non ?

Poor, poor Foster...

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It’s hard to forget, how much I cared, in time I close my eyes. It’s hard to forget all that we shared, in time I know we could try to learn to forgive... When it’s so hard to forget...
#CarlanderIsBackBitches
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MessageSujet: Re: [Mai 1997] Entrez ici et abandonnez toute espérance Dim 15 Mar 2015 - 19:19

Certains enfants étaient idiots, d'autres simplement terrorisés. Des concours abrutis, des rivalités puériles, Wotan s'en souvenait peu. Il était d'un autre temps, plus sombre, plus précaire où l'on ne pouvait se permettre des choses sans conséquences.... Alexander, Nathan, Louise, ils avaient le droit. Être fous, être abrutis, paresseux. Qui le ferait, sinon, qui pour se rappeler, rappeler aux autres aussi le droit d'être dans l'erreur ?
Vouloir ne pas tout le temps travailler, accepter de se sentir haineux envers une autre personne découvrir que l'on peut être vulnérable face à elle, que la puissance tient à tellement peu de choses. Se choisir un ennemi, une ennemie parfois, et ce pour des raisons futiles. Pas des raisons d'adultes, jamais des raisons d'adultes. C'était ça aussi, être un enfant...
Wotan écoutait les rumeurs, parfois elles parlaient de lui, parfois d'autres professeurs, mais c'était les élèves le plus souvent. Ancienne personnalité politique, habitué à la diplomatie, il n'avait aucun mal à comprendre les tenants et les aboutissants dans ce curieux triangle. Pas de l'amitié, rien de méchant non plus mais de la maladresse beaucoup.

Alexander, tout feux tout flamme, incapable de se contrôler, incapable d'esquiver. Un bon garçon, des devoirs prometteurs avec à chaque fois des tentatives de réflexions personnelles. Wotan appréciait. Et puis Nathan, fantasque, roi d'un monde connu de lui seul. Il avait un avenir, ce môme, peu importe qu'il pousse et grandisse comme une plante folle, incontrôlable. Parce qu'un gamin capable de telles bêtises posséderait toujours assez d'optimisme pour sauver le monde. Cela n'empêchait pas de les guider, cela n'empêchait pas de les punir.

L'homme resta calme, même sous le déluge d'insultes. Bien sûr, Alexander ne l'avait pas vu, bien sûr il savait les limites, comprenait qu'il avait fauté. Pas de l'insolence, pas vraiment, juste de la jeunesse. Quelques jurons comme cela. Ils étaient en retenue, tous, inutile de leur faire perdre des points. On en deviendrait incapable de différencier une punition d'une autre, sinon.... Alors, Wotan leva sa baguette. Il jeta un sort simple, rapide, juste pour faire taire le Serpentard.
Les élèves qui en étaient victimes se retrouvaient toujours tellement cois qu'ils n'osaient plus ouvrir le bec. Ils ne comprenaient pas alors que les lèvres collées ne duraient pas plus de vingt secondes, qu'ils pouvaient jacasser après. La peur, simplement ça. Il l'inspirait beaucoup, Wotan, beaucoup trop peut être, c'est pour ça qu'il avait amené son sac. Bien sûr dedans il y avait des plumes, des parchemins, de l'encre...

Il y avait autre chose aussi. Parce qu'en plus de Nathan, en plus d'Alexander, il y avait Louise. Les premières années, les secondes, il ne les connaissait pas. Eux entendaient parler de sa réputation bien sûr, parfois quelques uns demandaient à assister à ses cours pour voir si l'option leur conviendrait l'année prochaine. Le plus souvent, ils tremblaient des genoux devant lui. Louise, une gamine capable de s'enfuir en rampant. De la suite dans les idées, elle avait le temps d'être sérieuse, elle se devait de l'avoir. Tant pis pour les rumeurs, les on dit....
Le professeur ouvrit son sac. Il était là. Lui, le gros chat borgne, son chat. L'animal bondit dans un saut dédaigneux. Il miaula devant Nathan, alla se frotter un peu contre Alexander puis bondit sur le bureau de Louise où il se roula en boule, laissant juste assez de place pour les affaires de la petite. Bien sûr Wotan avait pris une expression dubitative, légèrement étonné. De quoi casser son masque de froideur, il le faisait parfois. Un coup monté à deux, lu, le chat. Pour Louise surtout, pour les élèves les plus jeunes. On pouvait être en retenue sans mourir de peur, alors le chat aidait. Il ronronnait près de la petite fille, fier de lui, attendant de s'endormir à nouveau. Les montées de stress, il les sentait, il s'interposait alors et ronronnait plus fort. C'était l'animal de Wotan après tout, les tristesses, les colères et les solitudes, il connaissait.

 « Miss Fitzgerald, apparemment vous devrez cohabiter avec l'animal. Il ne mord pas, au besoin mordez le plus fort. Messieurs à présent. Vous l'aurez compris, pas d'insultes. Pas maintenant en tout cas. Sortez vos parchemins, je veux une dissertation. Le sujet est simple, et traite surtout de magie mythologique. A vous d'y adjoindre les connaissances que vous désirez »

Il se racla la gorge, debout à présent. Des gosses, des simples gosses. Il n'y avait pas de menaces là au dehors, pas vraiment. Et puis il fallait bien le leur apprendre, non ? Qu'on pouvait combattre avec autre chose que la peur. Parfois avec même l'absurde, la vulgarité. Savoir pisser du haut d'une tour, cela pouvait servir.

 « Je veux que vous traitiez du Dieu Loki, dont nous avons déjà étudié quelques uns de ses sortilèges de runes. Lors d'un banquet, pour une action quelconque, il fut menacé de mort par une femme géant de glace. Le mythe entier est à la page 274 du manuel de runes »

Il le leur en donna deux, plus un pour Louise si la curiosité la poussait à lire.

 « Pour s'en sortir, le Dieu devait faire rire la femme. Comme vous le lirez, il réussit donc en s'attachant les testicules à une chèvre. Faites moi une dissertation sur les méthodes graveleuses les plus connues pour se sortir d'une situation délicate, en vous basant sur ce mythe. Bien sûr il vous faudra trouver les sortilèges, potions et autres, inventés et utilisés également pour ce genre de situations. Soyez précis, oh et messieurs ? La meilleure gagnera, la.... taille sera un facteur décisif »

Les prendre à leur propre jeu, parce que l'idiotie peut être une force, parce qu'on ne peut pas toujours être noble et sérieux dans la vie. Parce qu'on en a pas l'obligation.

« A nous, miss Fitzgerald. Savez vous sur quoi vous souhaiteriez travailler ? »

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MessageSujet: Re: [Mai 1997] Entrez ici et abandonnez toute espérance Ven 3 Avr 2015 - 9:26

Alors que Larsonn venait d'entrer dans la salle, la fillette hésita. Le saluer d'un air nonchalant, genre je sais pas qui t'es, mais bienvenue en enfer ? L'ignorer ? Avant même qu'elle ait pu se décider, le Poufsouffle répondit tout seul à la question, en allant s'installer le plus loin possible sans lui accorder un regard. Ok, il voulait la jouer comme ça ? Croisant les bras, l'enfant se promit qu'elle n'accorderait pas un regard au débile. Son attention fut attirée par l'entrée fracassante de Foster. Bien, s'il se sabotait tout seul, pas son problème. Ce dernier l'évita aussi consciencieusement. C'était quoi, leur souci ? Faire semblant qu'elle n'existait pas ? Un autre professeur et la fillette aurait tout fait pour leur faire remarquer sa présence. Mais là, avec Nielsen, être invisible lui allait tout à fait. Laisser les deux débiles se donner en spectacle et se faire oublier. Cette retenue venait de se transformer en fête au village et les deux bouseux qui lui servaient de compagnons d'infortune ne méritaient que son mépris.

Reportant son regard sur le professeur de Runes et en l'applaudissant intérieurement pour avoir rendu muet Foster, la fillette retint un soupir de soulagement. Il n'avait pas l'air si méchant que dans les rumeurs. Cruel, insensible, buvant chaque matin un verre de sang récolté sur les élèves qui avaient eu le malheur d'être en retenue avec lui... Bon, la dernière histoire, c'est la fillette elle-même qui l'avait lancé. Et elle espérait de tout cœur que son mensonge ne trouverait aucun fond de vérité aujourd'hui. Elle avait d'autres ambitions que celle de finir en cocktail avec une olive pour ancêtre frustré d'enseigner une matière qui n'existait même pas. Non, sérieusement, il avait l'air gentil, ce prof, sûr que dans son sac, y'avait même pas d'instruments de torture en fait. Pour confirmer ses pensées, le professeur ouvrit son sac et l'enfer en sortit. Tu parles, charles ! L'enfant retirait tout ce qu'elle venait de penser de positif sur Nielsen. Un chat ? Un animal, avec des poils, qui se dirigeait droit sur elle ? A bien y penser, Louise aurait de loin préféré le fouet.


Miss Fitzgerald, apparemment vous devrez cohabiter avec l'animal. Il ne mord pas, au besoin mordez le plus fort, déclara le professeur, le reste de sa phrase se noyant dans un brouillard confus alors que la petite fille essayait de rallumer son cerveau qui avait planté. La chose était là. La chose la regardait. A moins d'un mètre d'elle. La chose allait la tuer. Elle le savait, elle aurait dû noter sa phobie des animaux dans son dossier scolaire. Mais c'était trop honteux. Encore heureux que Nielsen n'ait pas ramené un hibou en classe, la Gryffondor aurait abandonné toute dignité pour s'enfuir en courant. Inspirant calmement, contrôlant la vague de panique qui l'envahissait, la brunette ne quitta pas des yeux le chat. Un moment d'inattention et il allait lui sauter dessus, la griffer, lui refiler des maladies innommables, se rouler sur elle, l'étouffer, la... Un frisson incontrôlable manqua la faire tomber de sa chaise. Non, non, pas question de perdre la face devant un tel public. Sa réputation avait déjà suffisamment souffert à cause de Larsonn, elle n'avait pas besoin de le regarder souffler encore plus sur les cendres de ce qui avait été un temps son ego.

Sans écouter le professeur qui racontait des histoires de chèvres aux garçons, la fillette s'était lancé dans un combat de regards avec le chat. Je te tiens, tu me tiens, par la barbichette... Le premier qui baissait les yeux avait perdu. IL fallait qu'elle assoie sa domination dès le début, qu'elle montre à l'animal qui était le patron. Le chat miaula et après un dernier regard « pourquoi cette idiote me fixe », se roula en boule sur la table comme si elle n'était pas là. Décidément, c'était la journée « prenons Louise Fitzgerald pour une plante verte sans importance ». Mais elle le savait, le chat feintait. Tout pour lui faire relâcher son attention, pour la mettre en confiance et au moment où elle ne s'y attendrait plus, attaquer. Hiboux ou chats, même engeance diabolique. Le chat avait l'air de dormir, mais fallait pas s'y tromper. Les animaux détestaient la fillette. Une longue histoire de morsures, griffures et autres était là pour en attester. Même le calamar de Poudlard avait essayé de la tuer ! Miss Teigne se faisait un plaisir de la suivre en crachant partout où elle allait. Et l'enfant passait sur toutes les anecdotes traumatisantes de sa jeunesse, du gentil canard à qui elle donnait du pain et qui l'avait mordu jusqu'au sang au poney à l'air innocent qui l'avait balancée dans les ronces et orties lors d'une sortie scolaire. Non, c'était sûr, ce chat allait lui faire du mal.


A nous, miss Fitzgerald. Savez vous sur quoi vous souhaiteriez travailler ?

La voix du professeur la surprit. Toujours occupée à surveiller le chat, elle en avait oublié de surveiller le deuxième danger de la salle de classe, le professeur sadique. Plus les deux débiles dans le fond. Vraiment, cette retenue était un cauchemar taillé à sa mesure, son propre enfer personnel. Manquait plus qu'on y rajoute les études et la fillette était prête à utiliser sa robe pour se pendre. Sans quitter des yeux l'animal qui ronronnait tranquillement sur son cahier, la sale gosse réfléchit. Sur quoi travailler ? Elle avait des projets, comme développer son plan de vengeance sur quatre ans destiné à Beth. Elle avait son plan de Poudlard à re-dessiner au propre. Mais pas sûr que cela ne convienne à Nielsen. S'il entendait par là les matières dans lesquelles elle avait des lacunes, la liste était longue, puisqu'elle comportait toutes les matières enseignées au château à l'exception de la botanique.

Les sortilèges, je pense, marmonna l'enfant. Pas question de reconnaître à haute voix devant sa nemesis personnelle et ce morpion de Foster qu'elle avait appris Wingardium Leviosa il y a à peine un mois. Et qu'elle ne s'en rappelait déjà plus. Métamorphose, aussi, peut-être, ajouta-t'elle toujours à voix basse.  Toujours pas foutue de changer un bouton en cafard. Elle avait essayé d'intervertir discrètement le bouton avec un cafard qu'elle avait attrapé au péril de sa vie, en pleurs face à la bestiole dégoutante. Mais ça n'avait pas marché. Tous ses efforts, pour une retenue supplémentaire qui s'ajoutait à une liste qui la condamnait à n'avoir aucune soirée de libre jusqu'en 1999. Et puis histoire de la magie, finit la petite fille dans un murmure, blasée de devoir avouer en public qu'elle était d'une nullité crasse en cours. Et encore, elle avait laissée la moitié des matières à problème de côté. C'était déjà suffisamment humiliant comme ça. Un instant, la brunette pensa à attaquer l'animal en premier, pour pouvoir finir à l'infirmerie. Tout, plutôt que de passer quelques heures dans cette salle. Non, décidément, si elle en sortait vivante, Louise allait devenir une vraie petite fille modèle. Promis, juré, craché sur la tête de Larsonn.

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MessageSujet: Re: [Mai 1997] Entrez ici et abandonnez toute espérance Lun 15 Juin 2015 - 13:12

C’était si….jouissif. Toute peur envolée, le blond regarda l’enseignant avec des yeux si pleins d’amour qu’il n’aurait pas été plus étonnant que ça si ses globes oculaires s’étaient transformés en petit cœurs roses recouverts de glitter. Par son sort salvateur qui protégeait leurs chastes oreilles, Nielsen ne se rendait sans doute pas compte qu’il avait exaucé le souhait d’environ…la totalité de l’école en faisant taire l’affreux Foster. Y compris le sien.

« Je veux que vous traitiez du Dieu Loki, dont nous avons déjà étudié quelques uns de ses sortilèges de runes. » There were so many wrongs in this sentence. Premièrement, ceux qui avaient engendré le dieu en question ne devaient vraiment pas l’aimer pour le nommer ainsi. Non mais sérieusement ? On aurait dit le nom de pastilles pour la gorge. « Vous prendrez bien un peu de Loki pour votre pharyngite ? ». Déjà, voilà. Deuxièmement, il venait d’apprendre qu’on…pouvait lancer des sorts avec des runes. Lui qui croyait fermement que c’était juste une langue morte un peu chiante à se taper comme le grec ou le latin chez les Moldus « …Lors d'un banquet, pour une action quelconque, il fut menacé de mort par une femme géant de glace. » Là encore, pas vraiment étonnant vu son nom, on aurait dû directement le condamner  à mort.

Attrapant d’un air las le livre, il jeta un vague regard à la Gryffondor et ne put s’empêcher d’espérer silencieusement qu’elle soit mortellement allergique aux chats. Ca, ou que la bête ne mute soudainement et lui arrache la tête avec les dents. Après tout, ils étaient dans un monde magique, ça devait bien pouvoir se passer non ? Un moment d’inattention du Docteur Frankenstein et hop, 2 élèves au lieu de 3. Personne ne remarquerait la disparition d’une si petite chose, aussi ennuyeuse soit elle.

Imperturbable et surtout insouciant des sombres plans du jaune et noir, le professeur Nielsen continua sur sa lancée.

« Pour s'en sortir, le Dieu devait faire rire la femme… » Déjà à l’époque, c’était la règle du femme qui rit à moitié dans ton lit ? « …Comme vous le lirez, il réussit donc en s'attachant les testicules à une chèvre. » Remarque accompagnée tantôt d’un ricanement partagé des deux adolescents attardés puis d’une grimace de concert alors que le blond plaçait discrètement sa main à l’endroit stratégique par mimétisme. « Faites moi une dissertation sur les méthodes graveleuses les plus connues pour se sortir d'une situation délicate, en vous basant sur ce mythe. Bien sûr il vous faudra trouver les sortilèges, potions et autres, inventés et utilisés également pour ce genre de situations. Soyez précis, oh et messieurs ? La meilleure gagnera, la.... taille sera un facteur décisif . »

Immédiatement cette précision faite, une atmosphère de défi s’installa entre le Serpentard et le Blaireau. Forcément, dès qu’il s’agissait de taille ils étaient tout de suite plus à l’écoute. Même si franchement, à voir leurs têtes, l’un comme l’autre n’avaient aucune idée de comment ils allaient bien pouvoir remplir au moins 20 centimètres de parchemin avec cet intitulé. Déjà parce que Nathan avait un petit doute sur le sens du mot « graveleux » et aussi parce qu’il avait un peu de mal à lire des textes décrivant dans les moindre détails la relative élasticité des parties masculines sans avoir des sueurs froides. Faut dire que ça lui rappelait inévitablement ce malheureux jour où sa braguette ….

Passons.

Un petit signe de croix plus tard, le blond tournait les pages du bout des doigts, un œil à demi ouvert en espérant ne pas tomber sur une description trop répugnante avant de se faire interrompre par un ricanement plus semblable au grouinement d’un porc.

- Qu’est ce que t’as toi ? Franchement, si j’ai pas la même réaction en voyant ta tête c’est juste parce que j’ai l’habitude, parce que vu ta laideur il te manquerait juste le persil dans le nez si tu vois ce que je veux dire ….

Content de lui avoir cloué le bec – ou plutôt s’en donnant l’illusion puisqu’il ignorait superbement la réponse du serpentard- il retourna son attention sur le livre en daignant enfin regarder les illustrations, déglutissant lentement et bruyamment.

Non, vraiment, il ne s’imaginait pas un jour faire une dissertation sur un très ancien sorcier tout droit issu de la mythologie se servant de ses testicules comme de boucles d’oreilles pour apaiser le courroux d’un roi dont il avait volé la fille.
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MessageSujet: Re: [Mai 1997] Entrez ici et abandonnez toute espérance Dim 19 Juil 2015 - 19:24

Alors qu'Alexander se dirigeait d'un pas nonchalant vers le fond de la classe, toujours aussi heureux de se retrouver en retenue avec Loosersonn et la sale mioche, ses lèvres se mirent soudainement à picoter, et une affreuse démangeaison fit son apparition. Il porta alors ses mains à sa bouche. Quelle ne fut pas sa surprise quand il constata que ses lèvres étaient collées l'une à l'autre, et qu'il lui était impossible de les séparer. Il était désormais incapable d'ouvrir la bouche, incapable de prononcer le moindre mot, mis à part des petits grognements inaudibles. Une lueur de panique traversa son regard et il se retourna instinctivement vers Nielsen. Ce dernier avait sa baguette à la main. Il ne mit pas très longtemps à faire le rapprochement entre ces deux événements. God. Qu'est-ce que ce malade lui avait fait ? Serait-il muet à vie ? Alors que m.erde, il en avait besoin de sa bouche ! Ne serait-ce que pour... parler ! Et d'autres choses ! Le regard fixé sur son professeur, il était partagé entre l'envie d'exploser et le désir de ne pas aggraver davantage son cas. Mauvaise idée. Il fallait qu'il contienne sa rage s'il ne voulait pas se retrouver avec un membre en moins. Et avec la chance qu'il avait, il était à peu près sûr que Nielsen choisirait celui auquel il tenait le plus... Son cerveau évidemment, quoi d'autre.

Il opta pour la solution la plus simple - et la plus lâche en passant : s'asseoir, sans demander son reste. C'était l'issue la plus sûre, il n'en doutait point. Ce n'était clairement pas le moment, ni l'endroit pour faire le malin, comme il avait l'habitude de le faire. Non pas ici. Pas avec ce professeur. Ce psychopathe. Mais alors qu'il était persuadé de passer ses quatre prochaines heures les lèvres scellées, il sentit celles-ci se libérer presque naturellement, et une sensation de bien être le parcourut. Oh, quel soulagement ! Il prit une grande bouffée d'air... et manqua de s'étouffer en entendant Nielsen leur donner des consignes pour leur punition. Bien que sa bouche fut libérée de tout emprisonnement, il se garda bien de faire des commentaires au sujet de ce devoir et il se dit alors qu'il était préférable de faire silence encore quelques minutes. Mais le soupir qu'il lâcha involontairement le plongea dans un état de panique, lorsqu'il croisa le regard de Nielsen qui l'avait entendu. Damn god. Il s'empressa de détourner les yeux et de fixer cette petite araignée au plafond qui semblait éveiller un grand intérêt en lui. Il était rare qu'Alexander ait autant peur de quelqu'un. Mais ce professeur-là avait le don de lui faire dresser les poils. Tous les poils. Et cette sensation n'avait rien d'agréable. Oh seigneur dieu, il préférait cent fois se retrouver avec les testicules attachées comme cette chèvre plutôt que de soutenir le regard de... Wait what ? Mais c'était quoi cette histoire ? Il ne put s'empêcher de lâcher un ricanement, rejoint par son camarade Larsonn, avant de se rendre compte de la réalité de la chose. Et de grimacer. Il posa son regard sur Nathan et constata qu'il avait eu la même réaction que lui : porter ses mains à son entrejambe. Comme s'ils vérifiaient que tout était encore bien présent. Et que cela devait faire horriblement mal. Ils auraient pu partager alors un moment de complicité, et la situation aurait pu être hilarante... Mais ils étaient ennemis. Ils ne riraient jamais ensemble. Oh, vie dure et triste.

- Faites moi une dissertation sur les méthodes graveleuses les plus connues pour se sortir d'une situation délicate, en vous basant sur ce mythe. Bien sûr il vous faudra trouver les sortilèges, potions et autres, inventés et utilisés également pour ce genre de situations. Soyez précis, oh et messieurs ? La meilleure gagnera, la.... taille sera un facteur décisif.

Il arqua un sourcil. Nielsen venait-il réellement de faire de l'humour sur... ça ? Il n'eut pas le temps d'y songer davantage car il croisa le regard du Poufsouffle, une lueur de défi dans les yeux. Great. Plus rien n'existait autour d'eux, pas même Louise qui semblait avoir trouvé l'amour de sa vie en la personne de... du chat. Bon, ce n'était pas comme si elle n'était déjà pas étrange, cette petite...

De nouveau, il se retrouvait en confrontation avec Nathan. Il avait gagné leur dernier duel, en serait-il de même pour celui-ci ? Il lui adressa un signe de tête en guise de "que le meilleur gagne" et se plongea dans la lecture du bouquin donné par Psychopathe-bouffeur-d'enfants.

Concentré, il feuilletait distraitement le livre. En général, il avait de bonnes notes en Runes, bien qu'il ne raffolait pas de la matière. C'était peut-être un avantage à utiliser ? Oui, il devait s'en servir. Même s'il craignait Nielsen comme il craignait la foule, il ne se débrouillait pas trop mal et aurait pu jurer que son professeur le reconnaissait. Autant s'en servir, non ? Il regarda Nathan. Celui-ci était à moitié avachi sur la table telle une baleine échouée sur le sable (non, on ne parle pas de Livingstone, mais d'une vraie baleine) et avait cette lueur lubrique dans les yeux. Il se mit à ricaner, ce qui ne manqua pas de faire réagir le Blaireau.

- Qu’est ce que t’as toi ? Franchement, si j’ai pas la même réaction en voyant ta tête c’est juste parce que j’ai l’habitude, parce que vu ta laideur il te manquerait juste le persil dans le nez si tu vois ce que je veux dire …

Un large sourire fit son apparition sur le visage du Serpentard, qui se mit à chuchoter pour ne pas attirer l'attention de Nielsen.

- Pardon tu m'as parlé ? J'étais en train de chercher des méthodes pour ressusciter ton cerveau, car vu la tête que tu viens de tirer mon vieux, j'suis persuadé que t'as pas compris la moitié de ce que Nielsen vient de dire.

Celui-ci leur tournait le dos, bien trop occupé avec Louise qui, elle, était en plein duel de regard avec le chat. Il ne l'avait jamais vue aussi calme. Etait-ce à cause des rumeurs qui circulaient sur elle et Larsonn ? Les yeux du Serpentard s'illuminèrent. Il déchira un morceau de parchemin, en fit une boulette et la lança sur Nathan. Lorsque celui-ci daigna lui accorder de l'attention, il lui adressa des signes de tête vers Louise accompagnés de pouces levés, le tout avec son sourire le plus mesquin.

- Hey Larsonn, t'en veux des méthodes graveleuses pour faire craquer les filles de ton âge ? Non parce que bon, c'est Fitzgerald quoi, c'est un peu dégueulasse... Tu pouvais pas tomber plus bas... Mais tu sais... Je peux te conseiller.

Ce qu'il ne vit pas de suite, c'est que Nielsen s'était tourné vers lui et le fixait.


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MessageSujet: Re: [Mai 1997] Entrez ici et abandonnez toute espérance Jeu 6 Aoû 2015 - 17:21

Il écouta la petite fille en silence, simplement assit sur le pupitre lui faisant face. Haute comme trois pommes, Louise semblait toute en nerfs et en fureur, les regards qu'elle coulait au chant confirmant que le monde était comme un ennemi pour elle. Un peu plus loin, les garçons chahutaient, Wotan préférait les laisser faire pour le moment. Son attention était sur la Gryffondor, il s'occuperait d'eux bien assez tôt.
L'homme acquiesça, neutre simplement, sans un mouvement de sourcil, une grimace ou n'importe quoi d'autre, peu importe combien longue était la liste. Munin en profita alors pour lever la tête, toujours étaler de tout son long. Il planta son regard borgne dans les yeux de la fillette et miaula... avant d'aller quémander une caresse, appuyant sa tête poilue contre le bras de Louise.

 « Il ne vous attaquera pas, il préfère qu'on le gratte derrière l'oreille généralement. Une chose peut faire peur à voir, ce n'est pas pour cela qu'elle est nocive, peu importe combien on joue de malchance soi-même. »

D'accord avec tout cela, l'animal miaula un peu. Il n'avait pas un cri beau, un peu trop rauque peut-être, se rapprochant bien plus du corbeau que du félin.

 « Vous m'avez donné votre liste, et je vous en remercie. Mais cela ne répond pas à ma question pour autant : sur quoi voudriez-vous travailler ? Nous avons une heure, tâchons de rendre cela constructif à votre égard. On ne retient pas un sortilège en se forçant simplement, il faut le comprendre mais avoir envie de le comprendre. Même si ce que je dis dois vous paraître idiot »

L'homme ne prétendait pas posséder de quelconques leçons de vie. Mais il avait été étudiant, s'en rappelait.  Face à la solitude et à son incompréhension du monde et des autres, Wotan avait mit du temps avant de comprendre comment travailler et ce que cela lui apporterait. A sa manière, il avait été comme Louise un jour.

 « Avez-vous envie d'apprendre, Miss ? Encore une fois je ne pose qu'une simple question, j'ai en effet la chance d'enseigner une option : les élèves venant à mon cours l'ont choisi. Vous en revanche, vous êtes plus ou moins coincée dans l'enseignement d'un tronc commun... Tâchez de l'être simplement deux ans encore et non trois, ainsi vous choisirez quels cours éviter, y compris le mien pourquoi pas ? Essayez de réfléchir un peu pendant que je m'occupe de nos gentlemen, je reviendrai vous parler par la suite. Si vous en avez envie vous pouvez vous exercer au Leviosa sur le chat. Il ne dira rien. »

Il se releva, souple, loin de l'image du veux croulant qu'on aimerait lui coller. La gamine ne faisait rien de mal évidemment, et rien ne coûtait de se montrer compréhensif. En revanche, ce que Wotan ne pardonnait pas, c'était la méchanceté, encore plus lorsque gratuite. Son regard se posa sur Foster alors, incroyablement triste, déçu. Pourquoi prendre la peine d dire de telles choses, d'impliquer ds personnes tierces ? Le jeune homme était intelligent, quoi qu'on en dise, et ferait un sorcier pus que respectable.... mais lui, respecterait-il les autres ?
Et puis il y avait autre chose, de plus à vif, de douloureux. Une ombre, un fantôme, comme une main dans son dos lorsque pourtant rien n'existait.
Mais l'homme avait soif de ce contact, de cette chose réveillée par une simple remarque. La différence d'âge, e devant ses yeux alors, les souvenirs. Ceux de son propre visage, marqué un peu, âge tout le temps, n'ayant jamais appris à être jeune, et puis une femme, éternelle, belle un peu, un jour de printemps contre son cœur d'hiver.
Pourtant, c'était elle de morte en premier. Et les souvenirs revenaient, le poison aussi. Il du s'appuyer à une table vide, comme vaincu, avant de secouer la tête un peu.
Bon Dieu, depuis combien de temps n'avait-il pas fait de telles crises ?

La faiblesse était là, sournoise bien sûr, comme un couteau entre ses omoplates. Il sentait le regard des jeunes, se désolait de se montrer ainsi devant eux mais ne pouvait combattre. En désespoir de cause, il tira une chaise pour mieux d'asseoir. Stress, fatigue, un peu des deux peut-être, le fait de se retrouver dans un endroit auquel il n'appartenait pas, le fait d'être face à trois jeunes gens qu'il terrorisait lorsqu'avant pourtant, quelqu'un l'aimait.
Il soupira, son cœur battait, il l'entendait. Il soupira et se releva un peu, le dos de nouveau droit, les yeux clairs, dardés sur les deux garçons.

 « Monsieur Foster, j'espère à présent vous voir vous lever et vous avancer vers miss Fitzgerald afin de lui présenter des excuses sincères. Ce genre de remarques pourrait compter une bonne centaine de points à votre maison, mais là encore ce serait trop peu. Malgré la différence d'âge, Poudlard est tel que vous êtes tous amenés à vous côtoyer entre vous pour un certain nombres d'années. Cela implique le respect de l'autre, nous sommes ici pour vous apprendre la magie, pas la guerre. A présent si vous voulez n'être qu'un moins que rien, continuez ainsi, mais vous décevrez alors beaucoup de monde, moi y compris »

Encore une fois, il ne criait pas, sa voix peut être un peu plus lasse que d'habitude, tout au plus. Mais Wotan ne s'arrêta pas à Foster, pointant aussitôt son attention sur l'autre élève également présent.

 « Quant à vous....vous avez un ennemi peut-être, en ce cs apprenez que vous devrez en prendre bien plus soin encore qu'un simple ami. Vos petites remarques n'ont également pas lieux d'être »

Puis, plus fort alors, il éleva la voix, conscient qu'il ne serait pas entendu, pas écouter. Qu'importe, car Wotan était ici pour enseigner, hors un professeur n'avait pas à se réduire à une simple matière. Peut-être était-il le seul à réfléchir ainsi, en tout cas il faisait ainsi que sa conscience le lui réclamait.

 « Vous êtes ici parce que vous avez désobéi à un règlement. Cela, je ne vous le reproche pas, vous êtes jeunes et avez le droit de vivre. Sauf qu'une telle conduite se gagne, et le monde sorcier a connu bien es haines et bien des guerres lui aussi. Lorsque j'étais jeune -et non cela ne remonte pas à un siècle- les insultes découlaient rapidement aux menaces de mort, et puis à la mort elle-même. Parce qu'on ne voyait aucun moyen de respecter l'être humain, et que des querelles toutes plus sordides les unes que les autres éclataient. Ne tombez pas dans ce piège là, aimez et détestez tout autant que vous voulez, mais ne cherchez pas à détruire par des remarques ou des mauvais coups. Le monde vous appartient, inutile de le détruire. »

Il était las, épuisé, il avait envie de quelqu'un pour l'attendre dans une maison à lui, à eux. Mais Wotan ne possédait désormais plus qu'une chambre anonyme dans ce château, et la maison de Londres restait vide, triste et hantée. Il tenta de sourire alors, parce qu'il n'était qu'un homme et que lui non plus ne pouvait rester dans la colère, mais à quoi bon ?
Et plus personne pour le respecter.


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