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(septembre 1991) le grand départ

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SERPENTARD7ème annéeAdmin qui a du chien
    SERPENTARD
    7ème année
    Admin qui a du chien
AVATAR : Nico Tortorella
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INFOS PERSONNAGE
SITUATION AMOUREUSE SITUATION AMOUREUSE: En couple avec la nana la plus sexy de Poudlard s'il vous plait.
DATE & LIEU DE NAISSANCE DATE & LIEU DE NAISSANCE: 13/02/1980 à Edimbourg en Écosse.
SANG SANG: mêlé
MessageSujet: (septembre 1991) le grand départ Lun 9 Mar 2015 - 17:44

Quai 9 3/4, Septembre 1991



Sevan tira de sa poche, - pour la troisième fois au moins -, le billet de train qui lui avait été adressé par hibou quelques mois plus tôt. Rien n’avait changé depuis la dernière fois qu’il avait vérifié, mais le garçon préférait être sûr qu’il se rendait bien dans la bonne direction. Lui qui n’avait pas été particulièrement fan de ses premières années à l’école n’avait jamais attendu une rentrée avec autant d’impatience... « Quai 9/4, je crois qu’on y est. » dit-il finalement en s’arrêtant devant un mur en pierres d’apparence banale, mais au milieu duquel était accroché un panneau tout simple avec un numéro de quai quelque peu surprenant. Étrangement, les moldus qui se bousculaient autour de lui ne semblaient pas y prêter attention, mais ils n’avaient pas non plus l’air perturbés par le fait qu’un garçon de onze ans se balade à la gare avec une cage sous le bras, enfermant un gros hibou qui leur lançait des cris perçants. Sevan se retourna pour vérifier que son oncle et son père le suivaient toujours. Les deux hommes, peu pressés, parvinrent finalement à sa hauteur, Gavin poussant d’une main un chariot sur lequel étaient soigneusement posés tous les bagages de son neveu. Le garçon avait tenu à garder son hibou avec lui, mais avait volontiers laissé les adultes se débrouiller avec ses affaires. On l’avait prévenu qu’il ne pouvait pas emmener l’elfe de maison à la gare, mais cela ne voulait pas dire qu’il allait porter lui-même ses choses…

« Je vais vous laisser ici, j’ai une audience dans dix minutes.» déclara finalement son père en jetant un œil à la montre accrochée à sa poche. Sevan haussa les sourcils, peu surpris, pas même déçu tant il avait l’habitude. La seule chose dont il était vraiment surpris à vrai dire c’était que Gavin ait réussi à convaincre son père de l’accompagner au moins jusqu’à King’s Cross. Rodric McAlister se dandina d’un pied sur l’autre, puis posa simplement une main sur l’épaule de son fils tout en prenant le soin d’éviter de croiser son regard. Il murmura un « au revoir » un peu tendu puis tourna les talons et laissa Sevan aux mains de son oncle. « Je suis sûr qu’il serait resté s’il avait pu… » dit simplement Gavin avec un sourire contrit, mais le jeune garçon balaya ses mots d’un revers de la main et se détourna pour placer son attention sur le fameux mur de pierres. « On y va ? »

Les deux sorciers franchirent le mur sans encombre. Sevan n’avait eu peur qu’à la toute dernière seconde et il dû fermer les yeux au moment où son corps s’apprêtait à traverser la pierre. On l’avait prévenu pourtant, on lui avait raconté comment l’entrée sur le quai aller se dérouler, mais rien à faire, son cerveau refusait de comprendre qu’il ne risquait rien. Des dizaines de famille étaient déjà sur le quai et quelques élèves avaient déjà commencé à prendre place dans le train. Le garçon jeta un regard autour de lui, cherchant à apercevoir un visage connu, mais sans succès. Il songea que ses cousins étaient surement déjà là, mais ils ne faisaient pas nécessairement partie des personnes qu’il avait le plus envie de voir à l’instant… Tant pis, il se ferait des amis dans le train. Pendant une seconde, il se demanda s’il allait croiser Harry Potter, le jeune sorcier miraculé dont on lui avait rabâché les oreilles tout l’été, mais il ne vit nulle trace de la petite célébrité dans les alentours.

Sevan se tourna vers son oncle pour récupérer ses bagages. L’homme parût hésiter un instant à prendre son neveu dans ses bras, mais opta finalement par une main dans les cheveux, l’air de dire « tu es un homme maintenant… ». Le garçon ne s’en offusqua pas, de toute manière il n’appréciait pas énormément les débordements d’affection, surtout en public et devant des enfants qu’il allait potentiellement fréquenter toute sa scolarité. Il était hors de question que la première image qu’ils aient de lui soit celle d’un gamin qui fait encore des câlins aux adultes ! Sevan leva le menton, l’air digne du haut de son très jeune âge, mais murmura tout de même : « On se voit aux prochaines vacances.» avant de tendre la main. Gavin éclata de rire et refusa la poignée de main avant de lui ébouriffer les cheveux. « Allez, file ! »

Les couloirs du Poudlard Express étaient plus étroits que Sevan l’avait pensé, et il avait du mal à trainer sa grosse valise derrière lui sans la chahuter d’un côté à l’autre de l’allée. « Fais attention avec ta valise ! » le jeune sorcier se retourna vivement pour croiser le regard excédé d’une garçon qui devait avoir son âge, très bien habillé, avec des cheveux d’un blond presque blanc. « Désolé.» dit simplement Sevan en s’écartant pour le laisser passer devant lui. Son camarade s’exécuta, puis se retourna, le toisa de haut en bas, et lui tendit la main. « Drago Malefoy.» Sevan arqua un sourcil, un peu surpris, puis lui serra la main. « Sevan McAlister.» L’autre hocha la tête et s’écarta. « On se voit au château.  Je te déconseille ce wagon, il y a des gens peu… fréquentables A cet instant, un garçon un peu bedonnant jaillit d’un compartiment juste derrière eux en hurlant un « Trévor ! » sonore, avant de trébucher et de rater la chute de très peu. Malefoy adressa à Sevan un sourire entendu puis s’éloigna à pas rapides vers le fond du train.

L’écossais suivit le conseil qui lui avait été donné et ne s’attarda pas dans ce wagon. Il continua à traîner sa valise jusqu’à un compartiment quasiment vide à l’exception d’une fillette brune assise près de la fenêtre et qui ne paraissait ni trop bizarre ni trop envahissante. Sevan poussa la porte du compartiment, fit un pas à l’intérieur et commença tout juste à prononcer un « je peux… ? » avant de reconnaître la fille qui lui faisait face. Son visage se fendit d’un sourire et il quitta le masque hautain qu’il avait arboré pendant toute la traversée du train pour éloigner les imbéciles qui auraient été tentés de l’importuner. « Johanna ! » s’exclama-t-il en entrant dans le compartiment. « Je suis content de te voir ! » C’était la stricte vérité. Voir une tête connue au milieu de tous ces enfants plus étranges les uns que les autres le soulageait grandement. Le garçon jeta sa valise en haut du porte bagage et s’assit face à la demoiselle, la cage de son hibou posée à ses pieds. Le volatile semblait s’être assoupi, ce qui était une bonne chose. « Ça fait longtemps, à vrai dire je croyais que ta rentrée était l’année prochaine… » avoua-t-il avec un petit rire en s’affalant dans son siège.

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I must live with my quiet rage
But do not ask the price I paid, I must live with my quiet rage, tame the ghosts in my head that run wild and wish me dead. Should you shake my ash to the wind ? Lord, forget all of my sins, oh let me die where I lie, neath the curse of my lover's eyes. -endlesslove
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SERDAIGLE7ème année
    SERDAIGLE
    7ème année
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DATE & LIEU DE NAISSANCE DATE & LIEU DE NAISSANCE: 08.02.1980 à Londres
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MessageSujet: Re: (septembre 1991) le grand départ Mar 10 Mar 2015 - 18:32

Ce jour avait été très attendu par la famille Keinwood. En effet, Johanna rentrait enfin à Poudlard. La demoiselle était la seule des enfants Keinwood à avoir des pouvoirs et à être admis à Poudlard, ce qui rendait la fillette très fière. Alors qu’elle terminait avec l’aide de sa mère à préparer sa valise, elle fut soigneuse de bien préparer la boîte de transport de Neige, un jeune chaton Sacré de Birmanie qu’elle avait acheté sur le chemin de traverses deux mois auparavant. Elle tenait énormément à ce chat et pendant sept ans ce serait sûrement son seul compagnon fidèle à Poudlard. Elles terminèrent de boucler la valise de la fillette et quittèrent la maison en direction de la gare King Cross où Johanna partirait pour Poudlard. La petite brune était relativement grande pour son jeune âge et regardait un brin partout afin de marquer dans son esprit cette journée importante.

Après une petite demi-heure de trajet, la famille Keinwood arriva à la gare et sa mère descendit avec elle. Son père et son frère n’étant pas sûr de pouvoir passer le passage, restèrent et dirent au revoir à Johanna juste devant la gare. Johanna pris son chat et son chariot, elle voulait se débrouiller toute seule. À Poudlard, elle serait seule et elle n’aurait pas sa mère pour lui porter sa valise ni personne d’autre d’ailleurs. La jeune fille était très indépendante et du haut de ses onze ans, elle était très mature et très sûre d’elle. Elles arrivèrent devant l’entrée de la voie 9 trois quart. Alissya, la mère de Johanna lui prit la main et elles se dirigèrent droit vers le mur afin de passer de l’autre côté. Johanna esquissa un sourire à sa mère avant de se diriger vers le wagon qui se trouvait en face d’elle. Elle hissa sa grosse valise et sa mère lui tendit Neige. Elle attrapa Neige d’une main et se mit devant sa valise pour parcourir le wagon à la recherche d’une place de libre. Ne connaissant personne, elle préféra s’isoler dans un compartiment où il n’y avait personne. Elle se plaça près de la fenêtre et se laissa aller dans ses pensées. Elle sortit Neige de sa boîte et le prit sur ses genoux. Le chaton n’irait pas bien loin tellement il était terrifié. Johanna l’avait donc prit pour le rassurer et se rassurer elle-même. Elle caressa son chat pendant de longue minute, lorsque la porte du compartiment s’ouvrit, laissant apparaître un petit garçon aux cheveux brun et aux yeux magnifiquement bleu. Il s’approcha un petit peu avant de demander « Je peux … ? ». Johanna reconnut tout de suite cette voix et se tourna vers lui avec un grand sourire « Bien sûr Sevan ! Je suis ravie de te voir. » Elle fut ravie de constater que le jeune garçon l’ait reconnu. Cela faisait quelques mois qu’ils ne s’étaient pas vu et Johanna avait toujours adoré la présence du jeune garçon. Elle laissa Sevan s’asseoir devant elle et vit qu’il avait un hibou à ses pieds. Elle regarda Neige avant de se tourner vers le petit garçon : « Est-ce que tu préfères que je remette Neige dans sa boîte afin qu’il n’effraie pas ton hibou ? Il n’est pas méchant, mais je ne voudrais pas qu’il lui fasse du mal. ». Elle appréciait énormément son ami et n’aurait pas voulu lui causer du chagrin si Neige avait décidé de l’embêter et qu’il aurait blessé l’oiseau. Elle attendit la réponse de son ami en regardant par la fenêtre et en tenant plus fermement le chaton. Elle esquissa un petit rire quand son ami lui avoue qu’il pensait que sa rentrée était l’année suivante. Elle regarda ses magnifiques yeux bleus avant de lui répondre. « Non, nous avons le même âge. Et il me semble même que je suis plus vieille que toi de quelques jours. » se souvenant de la date de naissance de son ami en lui souriant.
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NUNCABOUC7ème année
    NUNCABOUC
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SITUATION AMOUREUSE SITUATION AMOUREUSE: Besoin de rien, Envie de rien.
DATE & LIEU DE NAISSANCE DATE & LIEU DE NAISSANCE: 09 janvier à Londres
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MessageSujet: Re: (septembre 1991) le grand départ Jeu 12 Mar 2015 - 23:34

six years:
 

Le charriot était bien trop lourd et les paquets emballés dans du papier kraft vacillaient à la moindre secousse que subissait le chargement. Un petit garçon brun le poussait regardant tout autour de lui la foule où se mêlaient des familles toutes plus bizarre les une que les autres. Le gosse plissa les yeux, fixant son regard vert de gris sur une jeune fille rousse sensiblement de son âge qui discutait avec ses parents. Pfff. Elle pleurait.
Le visage froid de Wayoth Fawkes se tourna vers les grandes vitres du train qui le mènerait à son école, ce fameux château où on lui enseignerait la sorcellerie. Il n'y croyait toujours pas. La professeur de "Métamorphose" avait beau lui avoir parlé pendant plus de deux heures, répondant à la moindre de ses questions -aussi idiotes puissent-elles paraître, comme "et comment fonctionnent les douches à Poudlard?"- le gosse de onze ans n'arrivait tout simplement pas à se l'encrer en tête. Et pourtant, il avait reçu la visite de la Directrice adjointe, la lettre lui apprenant son inscription et une liste de course longue comme le bras. Trop de chose à acheter. Des plumes, des yeux de scarabée, des livres sur des sorts... Pour le garçon né-Moldu, toutes ces découvertes avaient été partagées entre l'émerveillement, la curiosité malsaine typique des Fawkes, mais aussi la crainte. Être tout seul, loin de sa maison et de ses amis. Que tout cela ne soit qu'un mensonge.

Le jeune sorcier était passé par plusieurs stade, mais la colère et le dénis ne cessait de pointer leurs bout du nez. Après toutes les démonstrations de "trucs bizarres" que Wayoth avait pu faire (de l'envolée de bouton d'or dans le jardin de ses grand parents maternels jusqu'au verre explosant, en passant par l'inexplicable chaussure volant à travers le salon pour frapper le visage de son paternel qui venait de gifler sa mère), il s'était tout de même fait une place dans sa petite bande de Londres. Et aujourd'hui, tout seul sur le quai de gare, Wayoth Fawkes s'obstinait a paraitre sûr de lui et une petite pointe d'arrogance se lisait dans son regard lorsqu'il vit un homme aux cheveux d'un blond très clair laisser son fils entrer dans un wagon pour rejoindre sa femme. A l'accoutrement de ces derniers, il était facile de supposer qu'ils étaient sorciers. Chez les Fawkes, le gamin brun était le seul et cette pensée le fit redresser le menton fièrement, lui donnant un petit air hautain.

Après avoir confié ses bagages et attrapé la cage où un minuscule et pitoyable petit tas de plume le fixait de ses deux grandes billes, le sorcier de onze ans tira sa valise contenant sa robe (UNE ROBE!!!) de sorcier dans les petites marches pour se promener dans le corridor à la recherche d'un compartiment. Par l'une des grandes fenêtres, il vit une femme rousse épousseter l'épaule d'un garçon la dépassant d'au moins une tête et un soupire triste s'échappa d'entre les lèvres du petit brun : sa mère à lui n'avait pas pu traverser le mur. Elle n'avait pas essayé d'ailleurs, elle s'était contenté de le serrer très fort contre elle, embrassant les joues mouchetées de tâches de rousseur avant de l'empresser de franchir la voie Neuf trois quart. Il avait essayé de la faire rire en lui disant que le nom était stupide, et elle avait fait l’effort de sourire, faisant semblant de s'en amuser.

- Il n’est pas méchant, mais je ne voudrais pas qu’il lui fasse du mal.


Derechef, Fawkes tourna la tête vers la voix de fillette qui venait du compartiment devant lequel il s'était arrêté. La fille caressait un chaton en souriant à un garçon qui, comme lui, avait un hiboux. Enfin... comme lui. Ahah. Egg -ça, c'était le nom du tas de plumes de Wayoth- ne rivalisait surement pas avec le grand duc au plumage brun, presque noir. Le volatil semblait dormir, mais cela n'empêcha pas le né-moldu de lorgner sur le bec puissant du rapace. Le chaton? Faire du mal à l'oiseau? Ce n'était pas un fauve face à un poussin, oh! Un ricanement discret suivit la remarque de la fillette et le petit brun ébouriffa sa tignasse éternellement rebelle avant de passer son chemin pour trouver un autre compartiment moins rempli. Alors qu'il se frayait un chemin contre un chariot de...friandises? (si on pouvait appeler ça comme ça), Fawkes se retrouva face à un tas marron dégueulasse étalée gaiement sur une banquette. C'était quoi cette horreur?
Un crapaud...
Il était mort? ... Posant Egg et sa cage sur une place, Wayoth sortit les lunettes de sa poches et les mit sur son nez avant de s'approcher. Il respirait, non...?
...
Soit pas mort, phok...

- CRÔÔÔAAAAA!!!
- AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAH!!! MAIS P'TAIN DE GRENOUILLE!!!!

Spoiler:
 

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Maman, je suis magique !

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MessageSujet: Re: (septembre 1991) le grand départ Ven 24 Avr 2015 - 21:19


Les futurs 6ème


Poussant son chariot, Hayden apparu de l’autre côté du mur menant au fameux quai 9 ¾. L’endroit était bondé et bruyant. Il se dégageait du quai de la gare une énergie électrisante qui fit immédiatement naître un petit sourire discret sur les lèvres du garçon de 11 ans qui, physiquement, en faisant pourtant un peu plus. En effet, Hayden était déjà plutôt grand pour son âge et ses traits d’enfants avaient déjà doucement commencé leur transformation. Sa mère aimait prétendre que c'était lié à ses gênes mais son père, lui, préférait dire que c'était tout simplement de famille chez les Cornwell.

Ses cheveux blonds impeccablement coiffé, ses lèvres pleines et ses grands yeux rêveurs lui donnait un air particulièrement sage. Impression renforcée par le fait qu’il se tenait bien tranquillement derrière son chariot, bien loin de l’état d’excitation qui semblait régner sur les autres enfants de son âge présent aux alentours.

Kirjoita meille, kun sinulla on oma talo kulta.

Hayden releva les yeux quand il entendit la douce voix de sa mère. Cette dernière semblait littéralement irradier parmi les teintes fades du quai de gare et elle attirait sur elle tout les regards masculins des alentours. Une attention qui semblait particulièrement lui plaire mais dont Hayden se serait bien passé. Il aimait sincèrement sa mère mais il aurait préféré que ce soit son père qui l’accompagne. Il n’avait pas envie d’être le fils de la vélane, la créature qu’en partie humaine, dès son arrivée à Poudlard. La dernière chose dont avait envie Hayden était de se démarquer d’une manière ou d’une autre de ses camarades. Au contraire, il espérait juste réussir à se fondre dans la masse.

Lupaan äiti, répondit-il d’une voix à peine audible avec un petit sourire discret alors qu’il sentait la nervosité lui serrer la gorge maintenant que le grand jour était arrivé.

Avec un immense sourire digne d’une publicité pour la nouvelle potion de blanchiment de dent magique à la mode, la mère d’Hayden se pencha sur lui pour déposer un baiser sur sa joue avant d’écraser une larme sur sa joue en regardant son fils qui lui faisait un dernier signe en s’en allant dans le train.

A priori, la présence d’une vélane sur le quai n’était pas passé inaperçu parmi un groupe d’élèves beaucoup plus âgés mais Hayden passa tout droit pour trouver un compartiment qui ne serait pas trop remplit. A priori, les types avaient tellement été impressionné par la vélane du quai qu'ils n'avaient absolument pas prêté attention au jeune garçon qui s'était trouvé à ses côtés.

Il avait beau avoir toujours grandit à Godric’s Hollow, Hayd ne connaissait presque pas de sorciers de son âge et donc ne parvenait pas à trouver de tête connue dans la foule. C’est pourquoi il cherchait surtout un endroit où s’asseoir sans trop déranger de monde.

Dans sa rechercher, son regard fut attirer par un élève seul dans un wagon qui semblait observer quelque chose avec attention... Et qui poussa soudainement un hurlement des plus viriles. Tout aussi surprit, Hayden se rapprocha avec inquiétude, pensant que quelque chose de grave se déroulait devant ses yeux. Il manquerait plus qu’il y ai un mort avant même que le train ne se soit mit en route.

Tout va bien ?
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SERDAIGLE7ème année
    SERDAIGLE
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SITUATION AMOUREUSE SITUATION AMOUREUSE: Plus compliqué que prévu
DATE & LIEU DE NAISSANCE DATE & LIEU DE NAISSANCE:
SANG SANG: mêlé
MessageSujet: Re: (septembre 1991) le grand départ Ven 15 Mai 2015 - 16:50

Maya à 11 ans:
 


-Allons, allons, pressons nous ! Répétait Mr Livingstone en consultant une énorme montre de poche à plusieurs cadrans et aiguilles. Nous allons être en retard. Asrana, ma chérie, reste prêt de moi…

Mr Livingstone ne passait pas inaperçu dans la Gare King’s Cross, vêtu à mi chemin entre le moldu et le sorcier, il portait un costume qui était aisément démodé il y a 120 ans et un énorme chapeau deux fois plus grand que sa tête couverte de cheveux blancs autrefois châtains qui lui donnaient un air fou. Il tenait fermement le bras de son épouse, une femme d’âge mûr aux formes plus que généreuses qui semblait totalement désorientée et apeurée. Mme Livingstone, en parfaite moldue, portait des vêtements tout à fait communs mais dans des tons qui juraient les uns avec les autres et en particuliers avec son métabolisme voluptueux. Ses cheveux n’étaient pas coiffés, et ses yeux exorbités en mouvement constants semblaient chercher ou surveiller quelqu’un ou quelque chose.
Derrière ces deux personnages hauts en couleur, se trouvait Maya. Une petite fille plus que boulotte voire carrément obèse, de seulement 1m20 de hauteur. Elle semblait plus large que grande et on peinait à distinguer ses bras et ses jambes de l’énorme tronc qu’était son corps. Ses cheveux semblaient vouloir suivre le modèle de ses parents, touffus, emmêlés, indisciplinés et rêches partaient dans tous les sens et son visage luisait de sueur. Les quelques pas qu’elle venait d’effectuer lui avaient coupé le souffle d’autant qu’elle poussait un énorme chariot contenant sa grosse malle pour l’école Poudlard.


-C’est encore loin ? Demanda la jeune fille en s’épongeant le front sur la manche de son gilet noir troué.

-Non, nous y voilà ! S’exclama tout à coup Mr Livingstone en s’arrêtant devant un mur.

-Mais il n’y a rien, s’enquit Maya en s’arrêtant enfin à côté de ses parents et en s’affalant de manière peu élégante sur son chariot en se grattant l’aisselle droite.

-Ils nous surveillent Joshua ! Ils sont là ! Ils sont partout ! Ils faut aller sous terre ! S’écria Mrs Livinsgtone en s’agitant et en s’arrachant littéralement les cheveux.

-Mais non Asrana, tout va bien ! Tenta de la calmer son époux en lui prenant les mains pour l’empêcher de se mutiler. Maya le flacon s’il te plait vite.


Maya se releva aussi vite que son tour de taille lui permettait et fouina dans la poche gauche de son père pour en sortir un petit flacon de couleur or qu’elle lui tendit. Mr Livingstone dû se battre un temps avec sa femme pour le lui faire avaler sous le regard perplexe des voyageurs moldus qui s’apprêtaient visiblement à faire appel au vigile jusqu’à ce que la mère de Maya retrouve son calme. Elle semblait flotter dans une espèce de léthargie. Mr Livingstone s’éclaircit la gorge et fît un geste à Maya.


-Nous allons nous appuyer contre ce mur, c’est un passage secret. Pour éviter que les moldus ne le repère. Fais comme moi… En toute discrétion.


Maya s’abstint de répondre que le mot discrétion ne faisait pas partie du vocabulaire de cette famille et suivit son père sur la voie 9 3 /4. Celle-ci était bondée mais cette fois, Maya repéra beaucoup plus d’enfants de son âge traînant un chariot et leurs malles. Il y en avait tellement ! Maya se sentit intimidée quand elle aperçut un groupe de jeunes filles toutes très bien coiffées et habillées monter dans l’énorme train rouge. Elle baissa les yeux sur sa propre tenue et rougit. Maya ne portait jamais de robe à part pour les grandes occasions comme aujourd’hui, et il était rare d’en trouver à sa taille (la plupart du temps elle portait des robes destinées aux enfants plus âgées voire à la catégorie adolescente pour avoir quelque chose de suffisamment large pour contenir ses formes mais le résultat n’était pas beau à voir). Mrs Livingstone avait fait en sorte de rétrécir celle qu’elle portait mais elle restait tout de même très serrée dedans.


-Ah ! Je vois Strauss là-bas ! S’exclama Mr Livinsgtone avec enthousiasme en repérant le père de Catherine l’amie d’enfance de Maya. Il me doit 18 Gallions, j’ai gagné mon pari. L’équipe des Frêlons de Wimbourne ont mis 470 à 80 aux Faucons de Falmouth. Maya tu surveilles ta mère, je n’en ai pas pour longtemps.


Et il s’éloigna en se frottant les mains et en allant retrouver le père de Catherine. Maya la chercha d’ailleurs du regard, mais vu que ses parents étaient seuls sur le quai, elle devait être déjà à l’intérieur. C’est à ce moment-là qu’elle le vit. Un garçon plutôt grand, blond à souhait avec de magnifiques yeux bleus somme des saphirs au soleil. Maya sentit son cœur s’arrêter et se réveiller plus furieusement que jamais lorsqu’il fût entouré d’une femme au charme incroyable qui faisait tournée toutes les têtes masculines et d’un homme aux traits durs et fiers. Maya tenait négligemment la main de sa mère pour éviter qu’elle n’aille s’allonger sous le train pour fuir les « ILS » et observa très attentivement le plus beau garçon qui était présent.


-Il ne faut pas se mélanger, dit tout à coup Mrs Livingstone en faisant sursauter Maya. Ils ne faut pas aller avec eux. Ils apportent la mort. Ils sont partout, ils nous voient. Ils nous observent. Maya tu ne dois pas te mélanger. Le mélange c’est mauvais. Prends ça, et ça aussi. Ne partage rien ! Disait sa mère en remplissant ses poches de bonbons, de gâteaux à la crème et d’autres pâtisseries hyper calorique.

-Qui ça ‘ils’ ? Demanda Maya en cherchant du regard Hayden qui avait disparu dans le train.

-Les hommes en noirs, susurra Asrana. Ils se cachent parmi nous, ils nous observent et un jour ils nous attaqueront. Il faut se protéger, il faut nous cacher. J’aurais bientôt terminé l’abri je pense à moins que les ratons laveurs ne viennent dans les tunnels sauf si les fourmis rappliquent… LaLalalala…

-Chut… Ça va aller maman, disait Maya en se tournant vers sa mère atteinte de schizophrénie et qui perdait régulièrement la tête assurée qu’une bande d’hommes en noirs cherchaient à prendre possession de leurs corps pour les contrôler et les utiliser.

-Tu es toute jolie Maya, répondit-elle tout à coup très sûre d’elle comme si elle était tout à fait normale. Tu as mal mis ta barrette mon chou, attends, maman va arranger ça, reprit-elle en affichant un tendre sourire et e s’accroupissant au niveau de sa petite fille. Là, voilà. Tu es exquise, conclut-elle après l’avoir recoiffée soigneusement et caressée son visage. Tu vas beaucoup me manquer ma chérie.


Maya en fût bouleversée. Il était rare que sa mère reprenne ses esprits d’elle-même suffisamment longtemps pour tenir des propos cohérents. Maya s’approcha et passa ses petits bras potelés autour de son cour en enfouissant son visage dans le creux chaleureux qui était habituellement sa place. Mrs Livingstone caressa tendrement les cheveux de sa fille en fredonnant un air de mélodie jusqu’à ce que Mr Livingstone revienne l’air très heureux et la poche bien gonflé.


-Ah ! On en est à ce triste moment des adieux ? Viens la ma choupinette ! Dit-il en s’accroupissant à son tour et en ouvrant largement les bras pour recevoir sa part de câlins. Surtout n’oublie pas, ne leur serre pas la main quand tu les vois. Dans certaines tribunes d’Afrique c’est un signe de défi et évite de leur sourire, ils pourraient se méprendre sur tes intentions. Tu fais tout pareil qu’à la maison quand je m’occupe des Abraxans hein ? Crache leur au visage, ou roule leur dessus, c’est un bon départ pour une belle amitié !

-Mais ce ne sont pas des Abraxans, ce sont des enfants ? Rétorqua Maya en essuyant ses larmes. Ils ne comprendront pas si je fais comme avec tes troupeaux papa.

-Baahh ! Nous les Livingstone on est des éternels incompris , reprit avec sagesse Mr Livingstone en se relevant un grand sourire aux lèvres. Sois toi-même et ça ira très bien. Je t’envoie Edwyn dès demain pour que tu me fasses un compte rendu de ton arrivée ! Tu verras tu vas beaucoup t’amuser à Poudlard.

-Surtout mange bien tout ce qui se trouve sur la table, ajouta sa mère en remettant encore une fois la barrette en forme de papillons qui brillait par magie dans les cheveux de Maya et en remettant son gilet en place. Fais toi pleins d’amis, mais ne fais pas de bêtises surtout.


Maya hocha la tête à chaque recommandation de ses parents et sursauta quand le dernier coup de sifflet annonçant le départ du train retentit. Elle se précipita à l’intérieur de la locomotive rouge juste avant qu’il ne se mette en marche et agita comme beaucoup la main à destination de ses parents restés sur le quai. Bon maintenant, elle devait trouver un wagon où s’asseoir et poser sa malle. Maya eut quelques difficultés à circuler dans les couloirs très étroits qui ne lui permettaient pas vu sa carrure de beaucoup se mouvoir. Les élèves qui se trouvaient dans les wagons la regardaient s’escrimer à tirer sa malle et à prendre toute la place dans le couloir avec son visage rougit par l’effort et ruisselant de sueur.


-Pouah ! Non d’un chocogrenouille avarié ! Ce que ça sent mauvais vous ne trouvez pas ? Lança un garçon non loin d’elle en reniflant le couloir. On dirait de la bouse de dragon non ?


Maya sentit innocemment ses cheveux et haussa les épaules. Elle ne sentait rien de son côté, ce garçon devait avoir un nez surdéveloppé ou complétement déréglé. Elle sentait juste son parfum habituel. Elle ne se rendait pas compte que le fait de vivre et de jouer avec des Abraxans avait imprégné sur elle leur odeur qui ressemblait à du purin. Quand on vit dans la fange on s’y habitue. Mais le couloir se retrouva tout à coup inaccessible. Une petite fille venait de hurler et certains occupants des wagons voisins avaient ouverts leur portière pour voir l’origine du bruit. Maya s’arrêta pile au niveau du wagon qui abritait Johanna et Sevan. Tiens ! Ce garçon là aussi était drôlement mignon !

Elle s’apprêtait à entrer dedans quand elle vit arriver dans l’autre sens le fameux garçon blond qu’elle avait aperçu sur le quai. Là encore son cœur fît des siennes et elle le regarda avec un air bovin et dénué de la moindre parcelle d’intelligence. Il s’avança en direction du wagon voisin sans prêter attention à Maya qui pourtant monopolisait l’espace, et parla à la personne qui venait de crier. Maya fît quelques pas vers ce compartiment voisin et jeta un coup d’œil dedans. Contrairement à ce qu’elle pensait, il n’était pas question d’une petite fille mais d’un garçon assez vilain, tout gringalet avec des lunettes horribles qui ne lui allaient vraiment pas. Maya fît la grimace. Quand elle regardait le beau blond puis le rachitique brun, il n’y avait pas photo ! La nature ne donnait pas ses bienfaits à tout le monde !


-Hey Bou-boule ! La hua quelqu’un derrière elle. Tu bouges oui !  Tu bloques tout le passage avec ton derrière énorme. Hey les mecs faites gaffe, ce soir il n’y aura plus rien à becqueter au dîner ! Si elle arrive avant nous on est sûr de crever de faim.


Maya toute honteuse essaya d’entrer à toute vitesse dans le compartiment de Sevan et de Johanna mais malheureusement elle se retrouva totalement bloquée dans l’encadrement puisqu’elle était plus grosse que la porte.


-Heuuu… Quelqu’un peut m’aider ? Marmonna-t-elle écarlate en faignant de ne pas entendre les 4ème années derrière elle hurler de rire. Je suis coincée.

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Maya Livingstone


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MessageSujet: Re: (septembre 1991) le grand départ Sam 16 Mai 2015 - 16:53

Charlotte poussa un soupir angoissé. Elle leva les yeux vers sa mère, debout à ses coté. La jeune femme tenait dans ses bras le petit panier dans lequel Leon, le chaton de la petite file commençait à s’agiter. Leena baissa les yeux vers sa fille et lui posa la main sur la tête. Et Charlotte se remit en marche, poussant devant elle son chariot, son énorme malle achetée sur le Chemin de Traverse posée dessus, lourde de tout ce qu’elle avait du acheter pour la rentrée, et rangée parfaitement tel un tétris extraordinaire. La très jeune fille détailla des yeux tous les numéros de quais qui passaient, de même que Leena. Lorsqu’elles arrivèrent au niveau du quai numéro dix, Leena rejeta en arrière ses cheveux roux, et baissa à nouveau les yeux sur sa fille. Elle la couva du regard avec une infinie douceur. C’était fou à quel point l’enfant ressemblait à sa mère. Rousse également, de grands yeux en amande, bordés de cils épais et ce petit nez en trompette couverts de taches de rousseurs.

- Ça va aller ma Charlie, ne t’inquiète pas.
- Oui. Répondit la rouquine, les sourcils froncés, déterminée.

Heureusement, le professeur Mcgonagall leur avait expliqué comment accéder à la voie neuf trois quart. Et après la visite sur le chemin de Traverse, Charlotte n’avait plus peur de se retrouver face à une énorme blague. Elle savait que c’était vrai, qu’elle était une sorcière. Une baguette l’avait même choisie, elle, et personne d’autre, en ce jour incroyable où elle était allée faire ses premières courses de sorcières. Elle n’en pouvait plus d’attendre d’arriver à Poudlard, de voir l’école, d’apprendre des tat de choses. Mais elle ne pouvait tout de même pas s’empêcher d’être incroyablement inquiète. Et si ce n’était pas aussi bien que ce qu’elle avait imaginé ? Et si elle était mauvaise ? Et puis, surtout, que ferait sa mère maintenant, puisqu’elle la laissait toute seule à Londres ?

- Charlie, chérie, donne moi la main, on va passer se portail ensemble, je vais t’aider à pousser le chariot.
- Il faut pas qu’on nous voit, répondit Charlotte, soudainement légèrement paniquée.

Mais Leena avait déjà prit les choses en mains, et avant que Charlotte n’ai eu le temps de réfléchir à comment passer discrètement le portail… Elles s’enfoncèrent dans le mur de briques, un passage brièvement noir dans lequel la gamine ferma les yeux par réflexe. Et lorsqu’elle les ouvrit, elles y étaient.

- J’espère que personne nous a vu, bougonna gentiment l’enfant.

Le quai était lumineux mais envahi d’une vapeur un peu épaisse créant une sorte de brouillard. Pourtant, le train se voyait mieux qu’un nez au milieu d’une figure. Rouge et rutilant, on aurait dit qu’il brillait, transperçant l’épaisse fumé de rayons comme un soleil rouge. Charlotte plissa les yeux. Elle en avait presque le souffle coupé et son cœur battait une chamade infernale. Une foule de gens se pressaient sur le quai, tous très différents. On distinguait facilement les moldus des sorciers, pourtant habillés de façon simple en comparaison à ce qu’elle avait pu voir sur le Chemin de Traverse. C’était extraordinaire. Elle recommença à pousser doucement son chariot, tandis que la main de sa main se posa sur son épaule pour la serrer.
- Il est bientôt 11h Charlotte, monte vite dans un wagon.
- Attends …
- Aller !
- MAIS, laisse-moi te dire au revoir.
- Oui, ma puce, pardon. Je suis un peu stressé.
Leena s’agenouilla et prit sa fille sa ses bras, et Charlotte entoura sa mère des siens.
- Ça va aller maman, t’inquiète pas.
- Oui ma Charlie. Ma Charlotte.
La jeune fille sentit l’étreinte de sa mère se renforcer. Puis elles se redressèrent et Leena posa une main sur l’épaule de Charlotte.
- Je t’écrirais pleins de lettres promis.
- Aller file, avant que le train ne parte sans toi, plaisante sa mère, en souriant pour ne pas que Charlotte voit les larmes ayant perlée dans ses yeux.

Charlotte monta dans le premier wagon venu et hissa sa valise à grand peines, aidée par Leena, puis prit le panier de Leon dans ses bras. Le sifflet du train retentit le la petite porte se ferma séparant définitivement Charlotte de sa mère. La rouquine finie par lui tourner le dos dans le but de se trouver un compartiment. Elle eu un mal fou à tirer cette stupide et énorme malle dernière elle dans les couloirs trop étroits du train.
La jeune sorcière fut rapidement dans l’incapacité d’avancer. Autour d’elle des rires fusaient, mais elle comprit rapidement que ce n’était pas pour elle. Devant elle, une fillette était coincée dans les portes d’un compartiment.
- Bande d’abrutis,  marmonna t-elle, furieuse.

Elle ne supportait pas qu’on se moque des autres. Lâchant sa malle, elle se porta à la hauteur de la jeune fille au fort tour de taille. Elle posa les mains sur l’un des portes qui la retenait, pas complètement ouverte. Et poussa de toutes ses forces pour débloquer le battant.
- Ne bouge pas, fit-elle à la fille.
Et Charlotte, fini par donner un coup violent dans la porte, qui céda, libérant la jeune fille qui tomba en avant. Ce n’est qu’à cet instant qu’elle croisa le regard des deux personnes déjà présentes dans le compartiment. Une jeune fille brune avec un chat blanc posé sur les genoux, et un type à l’air grognard. Désagréable impression.
- Mm. T’es sure que tu veux rester ici ? fit-elle à la jeune fille en surpoids.


Cha gamine::
 


Dernière édition par Charlotte H. Wells le Dim 17 Mai 2015 - 19:40, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: (septembre 1991) le grand départ Dim 17 Mai 2015 - 19:32

Carlie à presque 12 ans:
 

« Je ne veux pas y aller ! »

Carlie claqua la porte de sa chambre et se laissa tomber sur son lit. Elle n’avait jamais été une enfant difficile, elle écoutait toujours ce que ses parents lui demandaient. Mais cette fois, c’était trop pour elle. Elle ne voulait rien avoir à faire avec ce monde, elle ne voulait pas partir pour ce château, elle voulait garder sa vie, comme si la magie n’existait pas. Ce monde avait fait son apparition seulement quelques mois auparavant, et il n’avait apporté que le malheur jusque-là. Donc elle ne voyait pas comment elle allait pourvoir s’épanouir correctement dans cet univers, comme semblait le dire son père. Elle ferma les yeux, et appuya ses poings contre ses paupières. Elle espérait encore qu’elle allait se réveiller et que tout ça n’était qu’un mauvais rêve. Elle entendit la porte s’ouvrir et ne bougea pas.

« Carlie… » Elle entendit son père soupirer, et le parquet craquer sous ses pieds, jusqu’à ce qu’il s’installe à côté d’elle, sur son lit. « On en a déjà discuté. Tu dois y aller. »

Elle rouvrit les yeux et se redressa sur ses coudes, plantant ses iris verts, tellement similaires à ceux de sa mère, dans le regard sombre de son père.

« J’ai lu dans l’un des livres que tu m’as acheté que je n’étais pas obligée d’y aller. Je veux rester ici, continuer à aller au conservatoire et vivre avec maman et toi, comme avant… »

Sa vie avait radicalement changée depuis le début de l’été, et elle n’aimait pas le tournant qu’elle avait pris.

« Ce n’est pas possible, on en a déjà discuté… Je n’ai pas le temps de m’occuper de ton éducation, et tu dois apprendre à maîtriser tes pouvoirs. » Elle l’observa se relever et marcher jusqu’à la porte, sur le pas de laquelle il se retourna vers elle. « C’est mon dernier mot, Carlie. Ferma ta valise, et enfile une veste, on part dans cinq minutes. »

Et il quitta la pièce, sans un sourire. Rageusement, Carlie attrapa l’un de ses oreillers et l’envoya de tonte ses forces contre le mur face à elle. Elle ne voyait pas comment elle allait pouvoir être heureuse dans ce monde. Elle soupira, ferma sa grosse malle et enfila son blouson en jean. Puis elle attrapa les dernières affaires qu’il lui manquait, et fit un dernier tour de la pièce pour ancrer chaque décoration, chaque recoin, dans sa mémoire. Les vieilles pointes de sa mère qui pendaient au mur au-dessus de son lit, les cadres en argent où ils souriaient tous les trois, heureux, le tutu qui pendait au miroir en pieds… Des fragments de sa vie, qui s’envolaient comme ça, sans qu’elle ne puisse rien y faire. Elle soupira et referma la porte derrière elle, pour rejoindre son père dans le hall d’entrée.

Ils prirent le métro jusqu’à la gare de King’s cross, chacun enfermé dans un silence borné. Carlie en voulait à son père de lui imposer cette vie, tandis que lui redoutait de la voir partir. Se retrouver seul dans l’appartement familial le terrorisait. Il serra la main de sa fille dans la sienne, la guidant à travers la gare, jusqu’à se retrouver entre les voies 9 et 10. Depuis le temps qu’il n’avait pas franchi cette barrière…
Foncer dans un mur, franchement… Les sorciers étaient vraiment des fous, selon Carlie. Elle serra cependant la main de son père un peu plus fort tandis qu’ils couraient en poussant le chariot portant la valise. Elle ferma les yeux, et ne les rouvrit qu’une fois qu’ils avaient cessé de courir. Pour les poser sur la locomotive rouge vif, et les dizaines de personnes qui occupaient le quai, parents et enfants, dans un joyeux tintamarre. Elle leva les yeux vers son père, sentant ses entrailles se tordre face à l’imminence de leur séparation. L’inconnu lui faisait peur, et là, elle s’apprêtait à plonger dedans tête la première. Il regarda sa montre avant de s’accroupir face à elle. Malgré cette position, il était toujours plus grand qu’elle. Elle était vraiment minuscule pour une enfant de presque 12 ans…

« Il te reste cinq minutes Carlita… Fais bien attention à toi, et crois-moi, tu t’apprêtes à passer les meilleures années de ta vie. » Carlie émit un reniflement dédaigneux, avant de se jeter dans les bras de son père.
« Promets-moi que maman sera là à Noël… »
« J’essaierai… Allez files chérie, va te trouver un compartiment et te faire de nouveaux amis. On se revoit dans 3 mois ! »

Il embrassa sa joue, et la poussa doucement vers le train. Elle tira sa valise, plus grosse qu’elle, sur quelques mètres, avant de se retourner une dernière fois vers son père. Ô comme elle lui en voulait de l’obliger à partir… Peut-être pourrait-elle faire semblant de monter dans le train, se cacher quelque part sur le quai et rentrer chez elle une fois tout le monde parti ? L’idée était terriblement alléchante… Ou alors, elle pourrait aller sonner chez sa mère, et supplier qu’elle la reprenne ? Elle était sûre qu’elle pourrait faire disparaître ses pouvoirs… Puis elle revit sa mère cracher à la figure de son père qu’ils n’étaient que des monstres, et elle baissa la tête. Non, elle allait monter dans ce train, et faire en sorte qu’elle n’ait pas été obligée d’abandonner ses rêves pour rien. Et montrer à sa mère qu’elle n’était pas un monstre, qu’elle pouvait faire de grandes choses.

Carlie s’arrêta devant la porte d’un wagon et demanda à un homme avec casquette s’il pouvait l’aider à monter sa valise dans le train. Comment pouvait-elle se débrouiller seule du haut de son mètre 30 difficilement atteint ? Elle était naine, et maigre, et cette foule l’oppressait. Elle voulait s’asseoir dans un compartiment et qu’on la laisse tranquille. Elle remercia l’homme avec un sourire froid, et la tête haute, le menton en l’air comme on le lui avait si bien appris à la Royal Ballet School, elle monta dans le train. Elle entreprit de trouver un compartiment vide, ne se sentant pas d’humeur à sociabiliser de suite. Elle entendit un cri non loin d’elle et sursauta. Des fous, elle en était convaincue désormais. Il suffisait de voir cette fille énorme, coincée par son tour de taille, pour qui elle ressentit une immense pitié, ou les grands dadets ridicules qui se foutaient d’elle. Ou encore ce garçon blond, doté d’un charme étonnant pour quelqu’un d’aussi jeune, elle devait le reconnaître. Ou celui-là encore qui hurlait après un crapaud, elle comprit que c’était lui l’avait faite sursauter un peu plus tôt. Carlie se demandait sincèrement ce qu’elle pouvait bien faire ici… Parmi ces gens, si différents d’elle. Elle avait appris à être distinguée, en toute circonstance, à se comporter avec grace et raffinement, comme l’exigeait la danse classique. Elle se retrouva finalement coincée derrière le garçon blond, qui semblait avoir ses pieds ancrés dans le sol, devant le compartiment du brun au crapaud. Elle tapota doucement sur son épaule et lui adressa un sourire dénué de chaleur. Elle n’aimait pas aborder les inconnus, elle était timide et se sentait toujours vulnérable face à eux.

« Excuse-moi, tu voudrais bien bouger s’il te plait ? J’aimerais passer, me trouver un compartiment et oublier que je pars pour un vieux château en ruines. »

Super comme début de socialisation, il y avait encore du boulot. Elle transpirait la joie de vivre, ça faisait plaisir.

« Non, je ne veux pas y aller ! »

_________________

Carlie E. Peters
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(septembre 1991) le grand départ

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