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[Mai 97] Jouons avec la mort

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GRYFFONDOR2ème annéeMembre des sales gossesModératrice
    GRYFFONDOR
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AVATAR : Maisie Williams
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MessageSujet: [Mai 97] Jouons avec la mort Mar 17 Fév 2015 - 12:46

Pourquoi Charly n'arrivait pas ? Elle était en retard alors que Louise lui avait pourtant spécifié que c'était de la plus haute importance ! Pourquoi elle n'était toujours pas là ? La fillette pouvait commencer sans elle après tout, non ? Elle hésita, face à la boîte qui lui faisait face. Une boîte toute simple, en bois et assez large. Une boîte comme les autres, anonyme objet oublié dans un grenier. Pourtant, la boîte l'appelait. Un bruit sourd et régulier qui résonnait en elle depuis deux jours. Depuis qu'elle l'avait trouvé. Un battement de cœur qui s'était rajouté au sien, un deuxième souffle, une nouvelle ombre. La boîte voulait être ouverte.

Deux jours plus tôt.

Bon sang, elle était déjà passée dans ce couloir. La fillette reconnaissait cette statue d'une sorcière borgne. Fichu Gabriel et ses idées de rendez-vous saugrenues. Pourquoi faire simple quant on pouvait faire compliqué ? Au lieu de lui donner un endroit simple, ou tout simplement de se retrouver à la salle commune et de se rendre à l'endroit mystérieux ensemble ? « C'est en haut de la plus haute tour, là où le soleil finit sa journée ». Mais encore ? Elle était en haut de la plus haute tour, non ? Elle avait hésité entre deux, certes. Et, la petite fille l'ignorait, mais elle avait confondu l'est et l'ouest. Une honte pour une exploratrice en herbe. En réalité, Gabriel l'attendait à l'autre bout du château.

Alors que Louise s'apprêtait à renoncer et rentrer, un bruit sourd la stoppa net. Un regard aux alentours lui confirma qu'elle était pourtant seule dans le couloir. Elle devait avoir rêvé. Mais le bruit recommença. Des tambours. Boum. Boum. Boum. Boum. Quatre battements sourds d'une traite qui se répétaient en boucle. La Gryffondor devenait folle, ça y est, c'était officiel. Elle entendait des trucs qui existaient pas. Hésitant entre retourner à son dortoir et s'inquiéter pour sa santé mentale ou approfondir les causes de son trouble, la gamine choisit la deuxième solution. Elle était pas encore dingue, ce bruit existait. Même qu'il provenait de la porte au bout du couloir. Une porte dans un recoin, une porte qu'elle n'aurait même pas remarqué sans les battements de tambour. Une porte qui résista et ne s'ouvrit qu’après de multiples efforts, une ouverture centimètre par centimètre dans un grincement déchirant. Cette porte n'avait pas été ouverte depuis des années. Cette salle avait été abandonnée, c'était clair et net à la vue des toiles d'araignées qui recouvraient les murs.

C'était une belle salle, pourtant. Mais le capharnaüm qui y régnait prouvait que la fonction première de la pièce avait été de servir de vide-grenier. Des objets partout, entassés. Des chaises cassées, une table branlante. Le territoire des oubliés, abandonnés. Une ambiance apocalyptique : on avait l'impression qu'un ouragan avait dévasté la pièce. Pas rassurant pour deux sous. Et la fillette était persuadée d'entendre des murmures à mesure qu'elle se frayait un chemin au milieu des meubles. Elle avait l'impression de s'enfonce dans un labyrinthe fait de bois et de plastique. Pourtant, elle savait où elle allait. Les tambours résonnaient. Ils l'appelaient.

Une petite voix dans sa tête lui disait de reculer. De repartir, d'oublier la pièce condamnée. Il était évident que la sale gosse se trouvait dans un coin interdit aux élèves. Une négligence de la part du concierge et la détermination à toute épreuve d'une gamine trop curieuse avaient eu raison de la porte semi-condamnée. Louise frissonna alors que les murmures s'intensifiaient. Elle n'était pas à sa place ici. Trop vivante pour cet endroit.

Les tambours s'arrêtèrent nets lorsque l'enfant trébucha sur une boîte. A moitié enterrée sous des débris, elle avait failli ne pas la voir. A croire que la boîte avait été dissimulée avec soin mais peu à peu avait creusé son chemin à la surface. Cette boîte... Elle dégageait une énergie malsaine. La fillette se sentait troublée rien qu'à la regarder. Y'avait quelque chose de louche, c'était clair et net. Le bon sens de la brunette lui criait de s'enfuir à toutes jambes. Elle en avait entendu des histoires, sur ces objets maudits dotés de tels pouvoirs de magie noire qu'ils pouvaient tuer ceux qui les utilisaient. Mais... La boîte l'avait appelé, non ? Et ces tambours... Le son s'était tu mais la gamine l'entendait résonner dans tout son corps. Quatre coups lancinants. Symphonie envoutante.

Ignorant la sueur froide qui dégoulinait le long de son dos, la petite fille passa lentement ces doigts sur la surface râpeuse de la boite. Elle vibrait sous son toucher. Avec précaution, Louise la dégagea du tas de déchets qui la recouvrait, et souffla dessus pour en retirer la poussière. Elle pouvait lire sur le couvercle de la boîte une inscription qui avait eu être dorée dans son temps de gloire et désormais s'était écaillée. Osez défier la mort. Un frisson glacial la parcourut de la tête au pied. Non, décidément, la sale gosse avait mis la main sur un truc qui la dépassait. Cet endroit et cette boîte lui filaient une peur bleue. Mais elle était à Gryffondor, pas vrai ? La maison des braves. Ceux qui ont peur de rien. Même pas peur, chuchota Louise en se retenant à grand peine de claquer des dents. Faisait trop froid, dans cette pièce.

Bon, t'es qu'une boîte. J'ai pas peur de toi, lança t'elle en direction de l'objet en bois. Soulevant doucement le couvercle en grimaçant, la fillette découvrit avec étonnement que la boîte se dépliait en un plateau de jeu. Un jeu de société ! Elle avait eu peur d'un jeu ! Ridicule. Mais alors qu'elle s'apprêtait à en rire, un ricanement sourd s'éleva de la boîte. Sans réfléchir, l'enfant lâcha la boîte et s'enfuit à toutes jambes. Tant pis pour le courage légendaire des gryffondors.

Le lendemain, la fillette était sûre d'avoir rêvé. D'avoir tout inventé. C'était qu'un jeu, un bête jeu. Le ricanement ? Le fruit de son imagination. Un ricanement aussi cruel, ça pouvait pas venir d'une boîte. Pourtant, le bruit des tambours... Elle l'entendait toujours, partout maintenant. Elle n'en avait pas dormi. Fallait qu'elle retourne là-bas. La boîte l'attendait. La boîte l'avait choisie, la gamine en était convaincue. Mais elle n'y retournerait pas toute seule. Pas qu'elle avait peur, hein. Juste qu'un jeu de société, bah ça se jouait à plusieurs. Pis elle avait un peu peur quand même.

Gabriel l'ignorait aujourd'hui, sans doute vexé qu'elle ne soit jamais venue au rendez-vous prévu de la veille. Meredith était trop souvent avec ce Serpentard pas gentil et aussi drôle qu'une porte de prison ces derniers temps. Maximilien ? Ils avaient déjà failli mourir dans la réserve. Pas besoin de le ré-entraîner dans un truc dangereux. Restait Charly. Charly serait partante, même et surtout si la brunette lui disait que ça craignait un peu. Un jeu de société glauque ? Tu parles, la Poufsouffle serait partante à tous les coups. C'est bien ce qui ne rassurait pas Louise. Si Charly était d'accord, c'est que c'était à coup sûr une mauvaise idée. Mais ces battements de tambour qui résonnaient en boucle dans sa tête, fallait qu'elle s'en débarrasse. Fallait qu'elle joue.

Il lui avait fallu encore attendre un jour de plus avant de réussir à tomber sur son amie. Un jour supplémentaire avec les tambours. L'enfant devait faire peur à voir, la mine creusée par la fatigue. Elle avait passé ses dernières heures à rôder près de la porte, se sentant attirée par une force invisible par ce qu'il y avait à l'intérieur. Louise avait résisté mais elle atteignait ses limites. Elle avait refilé un plan à la Poufsouffle lui indiquant le chemin jusqu'à la pièce, suivi ensuite d'une consigne « suis les tambours ». Pas moyen qu'elle soit la seule à entendre ce foutu bruit, non ? Rendez-vous tardif en fin de journée.

Et maintenant, la petite fille se retrouvait seule dans la pièce qui la hantait depuis quarante-huit heures. Charly n'allait pas tarder. Il était grand temps de jouer. Des bruits. Charly avait trouvé l'endroit. Tant mieux, la fillette ne pouvait plus se retenir. Le jeu l'appelait. Elle retint une grimace à grand peine en constatant que son amie était suivie d'un type à lunettes. Celui-là même qui avait lancé une bataille de bouffe monumentale par maladresse le mois dernier.

Pourquoi il est là, lui, demanda t'elle d'une voix plaintive, le désignant du doigt d'un air accusateur. Bon, pas grave, rajouta t'elle sans attendre une réponse. Plus on est de fous, plus on rit. Ça fait toujours un joueur de plus. Se saisissant de la boîte et ignorant le malaise qui l'envahit immédiatement, Louise déplia le plateau de jeu sur le sol. Un grand jeu de l'oie composé de cinquante cases. Un dé, des pions. Ça a pas l'air compliqué, en fait, constata l'enfant d'un ton déçu. Y'avait rien d'écrit sur les cases, même. Juste un plateau en bois tout bête, dont la seule particularité était d'avoir un cercle noir au milieu.


Bon, tant pis, on commence, déclara la première année d'un ton autoritaire à ses aînés. Peu importait l'âge. C'était son jeu, c'était elle qui décidait. Posant trois pions sur le plateau, elle dévisagea le Serdaigle d'un ton interrogateur. Peut-être que tu veux pas jouer, en fait ? Demanda t'elle en essayant de retirer le troisième pion du plateau. Citrouille, il est collé. C'est bizarre, je... La voix de l'enfant se brisa alors que le même ricanement qui l'avait fait fuir à toutes jambes résonnait dans la pièce. Elle n'avait rien inventé. Ce jeu était vivant. Et mauvais. Rien d'humain ne pouvait ricaner comme ça. Ce genre de ricanements qui te glaçait jusqu'aux os. Des lettres se tracèrent peu à peu dans le cercle noir au centre du jeu : Plus de retour en arrière possible. Jouez.

Euh... Je comprends pas trop. Mais j'ai pas envie d'abandonner. Pas parce que j'ai peur, hein, dit la sale gosse d'un ton de défi destiné à masquer que ce jeu lui filait grave les boules en fait. Sur un des rabats de la boîte, on pouvait y lire les règles du jeu. Lancez le dé pour déplacer votre pion. Le premier qui arrive au bout a gagné. Seule la dernière case vous procurera la liberté, lut l'enfant à haute voix à l'attention de ses camarades. Bon, on y va, continua t'elle sans attendre les réactions des autres élèves. De toute façon, elle avait ignoré l'avis d'Adam depuis le début et puis si Charly était venue, c'est qu'elle voulait jouer, non ? Alors autant se lancer. Retenant sa respiration, la fillette lança le dé qui effectua quelques roulements avant de s'arrêter sur le chiffre cinq. Un des pions se déplaça tout seul jusqu'à la case cinq et s'y arrêta.

Tout ça pour... ça ? S'interrogea à haute voix la fillette, brisant le silence et parlant nerveusement à toute vitesse pour cacher son malaise. Mais des lettres noires apparurent à nouveau dans le cercle : Poussière tu fus, poussière tu seras. Plus vite que tu ne le croies.


Résumé
Louise : case 5/50
Charly : case 0/50
Adam : case 0/50

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Dernière édition par Louise Fitzgerald le Mer 6 Jan 2016 - 18:38, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: [Mai 97] Jouons avec la mort Mar 17 Fév 2015 - 12:47

Hors-jeu:
 

RÉUSSITE : la poussière dans la pièce prend vie. De petites tornades se forment et agressent tous les joueurs.
ECHEC : Louise se met à suffoquer et à recracher des nuages de poussière, incapable de respirer.

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MessageSujet: Re: [Mai 97] Jouons avec la mort Mar 17 Fév 2015 - 12:47

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MessageSujet: Re: [Mai 97] Jouons avec la mort Jeu 12 Mar 2015 - 21:10

Jouons avec la mort


Louise Fitzgerald Δ Adam Wright Δ Charly Anderson


Charly s'arrêta, totalement essoufflée. Elle sentait son coeur battre jusque dans ses orteils, à un rythme anormalement rapide. Cette fois, c'était sûr : ses jambes allaient tomber. Il lui semblait même que le mur auquel elle était appuyée allait s'écrouler -sûrement en même temps qu'elle. Inspire... Expire... Elle avait la gorge en feu. Inspire...
Non, pas le temps. Elle releva la tête, recoiffa ses épais sourcils et mordilla ses lèvres pour les colorer. Pourtant, elle était pas coquette, Charly. Mais là, c'était spécial. Là, elle devait croiser par hasard un beau brun à la cravate rouge et or. Quoiqu'en ce week-end de mai, il n'aurait sûrement pas sa cravate. Tant pis. Elle était capable de le reconnaître sans.
Elle lâcha son mur et avança d'un pas mesuré mais assuré. Un pied devant l'autre, comme sur les podiums. C'était amusant. Elle avait l'impression que ses grandes jambes étaient des baguettes et que le sol était un de ces fichus raviolis qu'on essaie d'attraper en vain dans les restaurants asiatiques, parce que ça glisse, parce qu'on n'arrive pas à manier son arme correctement et parce qu'on s'énerve tellement qu'on finit par manger avec les doigts. Mais là, elle s'énervait pas, Charly, au contraire : elle s'amusait beaucoup à jouer aux mannequins. Même si là n'était pas son but.
En arrivant au bout du couloir, elle prit une grande inspiration. Tout se jouait maintenant. Si ses calculs étaient bons, la collision arriverait bientôt. Parce que c'est qu'elle avait tout préparé, Charly. Elle s'était renseignée sur ses activités du week-end, les personnes avec qui il serait et tout ce qui va avec. Normalement, tout était réglé comme du papier à musique. Et c'est sans surprise que la collision arriva, au plus grand bonheur de la blonde, qui retrouva en même temps le mur qui la soutenait plus tôt. « Ooooh ! Mais quelle surpriiiise ! entama-t-elle d'un ton niais et pas franchement convaincant, alors qu'elle coinçait derrière ses oreilles les cheveux qui étaient tombés devant ses yeux. Je m'attendais pas du tout à te croiser ic-... » Pause. Ces lunettes... Non. Non, non, non, non. « ...Adam ? » Déception. Ça devait se lire sur son visage. C'était pas lui, qu'elle voulait voir. Non pas que ce ne soit pas un beau brun, lui aussi. En fait, Charly n'aurait pas pu dire s'il était beau ou pas. Il était bizarre. Mais c'était ça qu'elle aimait bien, chez lui. Alors elle allait gentiment le faire aller voir ailleurs, au cas où le beau brun à la cravate rouge qu'elle attendait arrive, et elle recommencerait à parcourir le couloir avec autant de classe et de grâce qu'avant. « Je veux dire... Tu allais quelque part ? Parce que t'avais l'air pressé. » Ou peut-être pas. La blonde était tellement déterminée qu'elle avait foncé dans son camarade, et il aurait pu marcher aussi vite qu'une de ces limaces qui était sorties de la bouche du rouquin nommé Weasley que le résultat aurait été le même. « J'allais... Où était-on ? J'allais dans les tours pour... Qu'est-ce qu'on pouvait faire, dans les tours ? Qui pouvait-on croiser ? Pour... Voir... Louise ?... » Le premier nom qui lui était venu à l'esprit. Il faut dire que la gamine gardait une place dans le fond de son crâne depuis le matin, sans que l'allemande n'arrive à comprendre pourquoi. Elle avait sans doute oublié quelque chose. Mais quoi...? Elle secoua la tête. Si c'était important, ça reviendrait. « Au fait, t'as réfléchi à ce que je t'avais demandé l'autre jour ? » Elle savait qu'il y aurait réfléchi. A force, elle le connaissait. Et puis, une question aussi simple... Oui, il saurait forcément si elle devait continuer à essayer de parler à mister Asher. Adam, il savait tout.
Elle jeta un coup d'oeil au couloir d'où venait le bleu et bronze : personne. Il fallait se rendre à l'évidence : Théo avait changé ses plans.
Tant pis.
« T'as qu'à m'accompagner pour tout me dire. » Voilà, c'était décidé, et Charly reprit son chemin tout naturellement. Il la suivrait, elle en était sûr. S'il avait la réponse, il la suivrait. « Tant que j'y suis, tu saurais pas pourquoi je pense à Louise depuis ce matin ? »

En arrivant à l'entrée d'une des tours, la blonde eut un mouvement de recul. « Oh non. » Bien sûr qu'elle avait oublié quelque chose. « Je n'arrive pas à croire que j'ai pu faire une chose pareille. » Elle avait un rendez-vous dans les tours. Avec Louise, justement. Quelle idiote. Elle allait être triste. « Adam, dépêche toi ! Oh non, si elle apprend que je suis en retard parce que je voulais lui rentrer dedans... » Elle attrapa le poignet du serdaigle et le traina derrière elle. « Louise va être furieuse... Mais ce n'est pas si grave : elle ne le sait pas, elle s'en remettra, non ? » Elle montait les marches quatre à quatre. Elle culpabilisait, elle stressait, elle appréhendait. Pauvre Louise... Oh... Pauvre, pauvre Louise ! « Oh mais quelle horreur... elle ne s'en remettra pas. » murmura-t-elle en s'arrêtant devant une porte. Elle s'en voulait tellement qu'elle ne prêtait pas la moindre attention aux tambours qui résonnaient, à l'intérieur de la pièce devant laquelle elle et Adam se tenaient maintenant. Elle tourna la tête vers le bleu et bronze, le regard suppliant. « Je suis un être abominable..! » Et elle le pensait vraiment. Briser le coeur d'une petite fille... Pouvait-on faire pire ? « Je suis une fille monstrueuse... ajouta-t-elle, avant de relever la tête, déterminée, quoiqu'encore pleine de remords. Il faut que je rentre. » Et c'est ce qu'elle fit, Charly. Elle entra dans la pièce en trainant toujours Adam derrière elle. Qu'est-ce qu'elle entendait ? Des protestations ? A moins que ce ne soient de petites voix dans sa tête ? De toute manière, elle ne s'arrêterait pas. Louise devait être assez triste comme ça.

Mais quand elle passa la porte, toute la culpabilité s'envola. Devant la gamine -qui, contrairement à ce que l'allemande pensait, n'était pas en train de pleurer toutes les larmes de son corps-, il y avait un magnifique jeu de société, comme Charly n'en avait jamais vu. Dans son Allemagne natale, il y en avait aussi, des jeux de l'oie comme lui, mais ils étaient dans de vieilles boîtes en carton qui sentaient la poussière et l'humidité. Lui, il était en bois, et verni en plus. Il l'appelait. Joli, joli jeu de société. « Pourquoi il est là, lui ? » lança la gamine. Sans prendre la peine de répondre, Charly fila s'installer près du plateau -en lâchant Adam, mais sans oublier de lui faire signe de venir. De toute manière, Louise avait l'air trop pressée de jouer, elle aussi, pour vraiment prendre la peine de renvoyer l'intrus. Et elle commença à lancer quelques phrases sans que l'allemande ne l'écoute, trop occupée à essayer de lire les règles écrites à l'envers. Elle cessa son étude seulement lorsqu'un ricanement vint remplacer les tambours. Et même Charly eut froid dans le dos. « Euh... Peut-être que finalement... Je ferais mieux de retourner dans ma salle commune. Je préfère les ricanements de Nathan, quand même. » Non, elle avait pas peur. Pas plus que Louise, en tout cas. Et Louise non plus avait pas peur. Elle venait de le dire. Et pourtant, la gamine lança les dés -pendant que la poufsouffle essayait de déchiffrer à nouveau ce qui était apparu au centre du plateau. Un joli cinq, suivi de nouvelles inscriptions. Nouvelle déception. Toute une mise en scène, juste pour ça. Alors Charly se gratta la tête. Non, il devait y avoir autre chose. Elle leva le nez et regarda autour d'elle. Et elle avait raison.
Autour d'eux, de petites tornades de poussière avaient pris forme et s'avançaient vers les joueurs. « Oh la vache... » C'était ce qui traduisait le mieux sa pensée. Quand l'une d'entre elle vint lécher sa jambe, la blonde poussa un cri et fit un bond sur le côté... Avant d'éclater de rire. « Mais c'est dément ! s'écria-t-elle. Pas question de rentrer à la maison, haha ! » Elle tâtonna un peu dans son dos, avant de trouver ce qui devait autrefois être une clé mais qui ne ressemblait plus désormais qu'à une forme rouillée et plate. Avec un grand sourire, elle la lança dans la tornade et lâcha un « Wouuuh ! » sonore. Elle se retourna ensuite vers le plateau de jeu et attrapa le dé. « J'arrive pas à croire que je vais le faire aussi... Attention, qu'est-ce qui va nous tomber dessus ? » gloussa la blonde, plus effrayée du tout. Elle agita sa main et l'ouvrit au dessus du plateau en se décalant un peu alors qu'une autre tornade venait s'attaquer à son dos. Le dé roula un peu, se cogna contre le pion de Louise et termina sa course au bord du plateau -elle avait mis du coeur dans son lancé, Charly. « Non, je n'arrive pas à le croire... Je n'arrive pas à croire que j'ai pu le faire ! Haha ! » Encore une fois, elle appréhendait, mais cette fois elle s'amusait beaucoup plus. Ce dé, il était maudit ou un truc comme ça, et jouer avec un truc maudit, c'était quand même super classe.
Avec de grands yeux, elle admira les six points qui ornaient la face du dessus. « Ooooh ! Quelle joie ! Elle regarda son pion avancer tout seul et ajouta : Quel bonheur ! » Elle était en tête, elle allait gagner ! En tâchant d'éviter la poussière qui tournoyait toujours aussi violemment, elle se traina jusqu'à côté de Louise pour voir ce qui s'affichait : "Quand un serpent de l'affection te voue, fais-en un collier et porte-le autour du cou." « Wouuhouuuuuuu ! C'est le plus beau jour de ma vie ! » cria Charly en levant les bras, poings serrés. Elle n'avait pas tout compris, mais ça semblait quand même bien plus sympathique que la formule qui avait fait apparaitre les tornades.
© GASMASK


Hors-Jeu:
 

Résumé
Louise : case 5/50
Charly : case 6/50
Adam : case 0/50


Dernière édition par Charly H. Anderson le Jeu 12 Mar 2015 - 22:16, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [Mai 97] Jouons avec la mort Jeu 12 Mar 2015 - 21:10

Le membre 'Charly H. Anderson' a effectué l'action suivante : Lancer de dés

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