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Des Sales Gosses. [Mai 1997]

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MessageSujet: Des Sales Gosses. [Mai 1997] Dim 8 Fév 2015 - 4:56



Des Sales Gosses




Sujet réservé en premier lieu à Meredith et Louise.

Mais par la suite, n'importe quel Gryffondor pourra s'incruster dans la conversation/venir voir Gabriel. Je signalerais ici et dans le titre le moment où le topic deviendra libre.







Gabriel regardait le feu mourir tranquillement dans la cheminée, il était assis de travers dans un large fauteuil qu'il avait poussé devant l'âtre. Ses pieds pendaient d'un côté, lamentablement, tandis que de l'autre bord, sa tête était posée contre l'accoudoir. Il sifflait tranquillement un air depuis trop longtemps répété, qui avait cette tendance à rendre fou n'importe qui, peu importe son taux de résistance à ce genre de choses. N'importe qui aimant The Drunken Sailer commençait très rapidement à le détester au contact de Gabriel qui avait tendance à siffloter en continu dès qu'il avait une chanson en tête. Celle-ci était bloquée depuis une bonne semaine. Les prédicateurs espéraient tous un changement pour la prochaine quinzaine. On en venait à faire des paris derrière le dos du bel Asher dans la salle commune.

Mais en ce moment, la salle commune d'ordinaire si pleine de monde était aussi vide qu'un cours de divination optionnel. Cela pouvait presque s'expliquer par le fait qu'il devait être trois heures du matin. Presque. Gabriel s'était octroyé quelques heures de sommeil avant que sa chouette ne le réveille de son doux hululement. Il avait passé une cape par-dessus son pyjama rouge et or et avait quitté avec discrétion son dortoir où ronflait, bienheureux, ses camarades. Il était revenu quelques secondes plus tard, récupérer un sac de confiseries. Il savait par principe que lorsqu'il ne dormait pas, il n'était jamais seul dans ce cas. Il savait cela d'autant plus qu'il avait rendez-vous. Avec de jeunes et belles femmes. Mais surtout des amies. Puis l'une était plus jeune que belle.

Il se serait tellement fait tirer les oreilles si Louise l'avait entendu penser ça. Heureusement qu'elle en savait pas lire dans les esprits, il avait déjà des oreilles assez grandes comme ça. Et l'idée d'une Louise télépathe le fit un peu plus glisser contre le fauteuil, il manqua d'en tomber. Il se rattrapa au sol à la dernière minute et s'assit de nouveau dans le fauteuil correctement. Il jura. Oui, il avait rendez-vous avec les deux filles qui le martyrisait (ou presque) depuis le début de l'année pour l'une, depuis quatre an pour l'autre. Mais il fallait avouer que sans Meredith, le pauvre Gabriel serait totalement perdu, elle l'avait aidé bien des fois et pour rien au monde il ne se serait séparé de cette "voix de la sagesse" à son échelle. Oui, on peut parler de sagesse même si on est sans doute tout aussi casse-cou que Gabriel. Du moins, elle était bien moins naïve, et c'est déjà la meilleure des qualité. Il se fierait à elle les yeux fermés, ou presque. Il joua avec un bout de sa cape. Depuis quand avait-il à attendre si longtemps ? Elles avaient oublié le rendez-vous ? Depuis quand c'était lui qui n'était pas en retard ? Hein ?

Il lança un regard mécontent au feu, l'accusant de sa situation d'un "Humph" qui ne voulait rien dire. Il détestait attendre. Il avait la patience d'un chat qui a faim. Proche de zéro, donc. En parlant de faim, il se rappela avoir amené son trésor, son sucre de circonstance. Il attrapa son sac et sortit une chocogrenouille. Il ouvrit l'emballage. Le batracien décida d'aller se balader en arrière, sautant derrière l'imposant fauteuil. Gabriel jura de nouveau et grimpa sur le dossier pour la suivre. Le fauteuil n'apprécia pas vraiment cet acrobatie et commença doucement mais surement à pencher vers l'arrière. Gabriel sauta sur la table, renvoya le fauteuil à sa place d'un mouvement de pied avant qu'il ne tombe et regarda par terre pour trouver la gourmandise-fille de l'air. Celle-ci sauta une deuxième fois et il arriva à l'attraper alors qu'elle allait arriver dessous cette table protectrice. Il se releva et montra sa grenouille au Monde en la brandissant avec un "Ahah ! " aussi puéril qu'immature (Oui.) qui fut sans doute le seul véritable bruit de cette aventure particulière puisque le fauteuil étant sur de moelleux tapis, il n'avait pas fait de bruit en retombant sur ses "pieds".

C'est à ce moment-ci, alors qu'il était dans cette pose un peu stupide, qu'une porte s'ouvrit, il se laissa tomber contre la table et s'assit sur le rebord, croquant dans la tête de la grenouille. C'était pas trop tôt. Un peu plus et il détruisait peut-être un truc.
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MessageSujet: Re: Des Sales Gosses. [Mai 1997] Mar 10 Fév 2015 - 22:49

   Les yeux rivés sur la vitre épaisse, sa simple baguette allumée sur son lit, Meredith est plongée dans une intense réflexion, un recueil aux pages jaunies par l’usage posé sur ses frêles genoux. En la voyant ainsi, amorphe, sa respiration si douce et faible qu’on la croirait morte mais éveillée, plus d’un prendrait peur. Prétextant la lecture à ses camarades pour qu’elles s’endorment sans soupçon, elle avait tenu pendant au moins trois heures. Mais vers une heure du matin, elle avait lâché du regard les mots d’encres du poète, son attention attirée par un mouvement à la fenêtre. Une ombre blanche et fantomatique. Hedwige, sans aucun doute. Mais voilà, le cycle de sommeil d’une enfant étant ce qu’il est, elle avait rapidement oublié ce qu’elle faisait là, assise sur son lit, à attendre un événement mystérieux. Meredith ne dormait pas ; elle méditait. Ou bien seulement perdait-elle le contact avec la réalité, égarée dans une pensée floue qu’hante une chouette immaculée et ses yeux d’ambre. Peu importe.

   Au fur et à mesure de sa perte de conscience, la baguette commençait à faiblir d’intensité. Mais un cri du diable retentit à l’étage d’en dessous, un « Ahah ! » triomphant qui résonna dans l’esprit de la lionne comme un gong dans un palais vide, et la baguette retrouva soudainement son éclat vivace. La jeune fille ne sursauta pas ; elle cligna des yeux simplement et déglutit, prenant quelques secondes à retrouver ses sens et l’usage de son cerveau. Ceci fait, elle se leva d’un bond, le sourire aux lèvres. Rendez-vous. Gabriel. Louise. Maintenant. Sans plus attendre, elle s’élança telle une gazelle de la savane, et parcouru les quelques mètres la séparant de l’escalier avec légèreté. Elle ferma doucement la porte derrière elle, et eut juste le temps d’apercevoir une forme s’affaler sur un fauteuil de la salle commune. Ne pouvant résister à la tentation de se laisser glisser le long de la rampe d’escalier, elle enfourcha le bois poli et retint un cri de joie quand son poids la tira vers le bas. Elle sauta sur ses jambes et observa en souriant le jeune homme qui lui faisait face. Gabi, gabbouche, gabadaboum. Son ami de toujours, du moins, si le toujours de la gryffondor commençait par son entrée à Poudlard. Rencontré dans le train, compagnon de maison, il était vite devenu une personne de confiance, avec qui elle pouvait sans hésitation faire les 400 coups. Intenable, il l’était, ça oui. Mais un seul mot de Meredith, et il se calmait, mesurait les proportions de ses actions, opinait gentiment avant de repartir comme une tornade dès qu’elle avait le dos tourné. Elle l’adorait.

   Mr. Asher ... vous ici ? mais quelle surprise ! son regard pétillant dériva jusque la main du garçon. Du chocolat. Elle se retourna et vit sur le fauteuil une boîte ouverte de Dragées Surprises de Bertie Crochu. Et des dragées. Cette soirée commence à me plaire. Avec malice, elle s’empara de la boîte bigarée et y plongea sa main jusqu’au poignet. Elle disposa le fruit de sa pêche sur la table, les examina un court instant, puis saisit entre deux doigt une dragée à la belle couleur tomate confite. Elle l’huma, appréciative, puis l’enfourna dans sa bouche avant de mâcher énergiquement. Tout semblait se passer parfaitement bien. Mais brusquement, son visage prit une teinte rouge, puis violacée. La jeune fille plaqua sa main devant sa bouche, retenant des gémissements de douleur. Elle s’approcha du feu et y cracha le bonbon diabolique. La flamme augmenta furieusement, et Meredith tirait la langue de manière peu glorieuse. Les larmes se mêlaient à une brûlure fougueuse sur sa langue et son palais. Quelle inconsciente elle faisait ! ASHER ! Du pain, de l’eau, quelque chose ! Le voyant immobile, presque jubilant, elle s’approcha de lui et fit mine de le tirer de son perchoir. Imbécile ! Malgré la douleur, malgré l’air narquois de son ami, la lionne ne pouvait s’empêcher de rire en s’étouffant. La soirée promettait d’être ... excellente.

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(...)On dit que dans sa cellule - Deux hommes cette nuit-là - Lui murmuraient "Capitule -De cette vie es-tu las" - Tu peux vivre tu peux vivre - Tu peux vivre comme nous - Dis le mot qui te délivre - Et tu peux vivre à genoux - Et s'il était à refaire - Je referais ce chemin - La voix qui monte des fers - Parle pour les lendemains (...) Rien qu'un mot rien qu'un mensonge - Pour transformer ton destin - Songe songe songe songe - A la douceur des matins (...) Louis Aragon

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MessageSujet: Re: Des Sales Gosses. [Mai 1997] Lun 16 Fév 2015 - 17:27

Trois heures. L'heure du crime. Silencieusement, la petite fille se glissa hors de son lit pour se diriger à l'aveuglette vers le lit de Beth. Un chemin si répété ces dernières nuits qu'elle le connaissait par cœur. 26 pas tout droit, 5 sur la gauche. Ecoutant un instant la respiration sifflante de sa camarade, l'enfant sourit. Que c'était beau, un sommeil tranquille. Le sommeil pur de l'innocent.

Tu parles. Innocente, la greluche ? Beth l'avait abandonnée au milieu du lac en compagnie de Balthazar le calamar. Beth lui avait tracé une cicatrice grossière imitant celle du survivant pendant que la brunette dormait. Non contente de ruiner sa réputation, Beth avait ruiné son sommeil. Avant, chaque nuit était un plaisir, un temps de repos et son lit était un château fort contre les ombres. Louise en avait tiré une leçon. Nul ici bas n'est invincible. Qu'au sein même de son foyer, les méchants rodaient. Y'avait pas eu mort d'homme. Mais savoir qu'on avait pu s'approcher d'elle de la sorte sans la réveiller... La sale gosse ne donnait pas cher de sa peau en cas de guerre ou d'apocalypse zombie.

Conséquences : l'insomnie. De longues nuits à attendre Morphée sans résultats probants. La fillette avait commencé à dormir en cours, ce que les professeurs avaient l'air de tolérer : une Fitzgerald endormie était moins nuisible qu'une Fitzgerald éveillée. Durant ces longues nuits, la fillette n'était pas restée inoccupée. D'abord la réflexion. Se venger de Beth. Elle aurait pu impliquer Gabriel et Meredith, ils l'auraient sûrement soutenus dans sa guerre personnelle. Les ennemis de mes amis sont mes ennemis. Mais c'était Sa guerre. Son combat.

Le plan de vengeance sur quatre ans qu'elle avait mis au point commençait par détruire le lit de sa colocataire. L'attaquer dans son sommeil. Fourbe ? C'était déjà le deuxième prénom de Beth. Détruire peu à peu tout ce qu'elle aimait, tout ce qui la rassurait. Chaque nuit, la Gryffondor sciait un peu plus les pieds de la couche de sa némésis. Qu'elle s'écroule au milieu de la nuit dans un hurlement et qu'elle ramasse sa dignité en même temps que les lattes de son sommier.

La deuxième étape serait plus délicate. Ça impliquait de dépasser ses peurs. Le jeu en valait la chandelle. Vaincre sa phobie des hiboux et retourner dans la Volière. Déplumer le plumeau hideux qui servait d'animal de compagnie à Hawkins. Plume par plume. La patience était une qualité que Louise ne possédait que par à-coups et quand cela servait ses intérêts personnels.

Evacuant la sciure par la fenêtre et fière de son œuvre, la petite fille se dirigea ensuite vers la porte du dortoir à pas de loup. La nuit était encore jeune et grande de projets. Gabriel avait un plan. Du moins Louise le supposait. Elle espérait juste qu'il ne s'agissait pas encore d'un concours du plus gros mangeur de confiseries. Si elle ne mourrait pas d'indigestion, elle finirait par mourir d'obésité à ce rythme-là.

Louise grimaça en s'approchant de la cheminée. Ses deux amis étaient déjà là. Évidement, elle était en retard. Elle avait une excuse mais sa vengeance, elle en avait fait une affaire plus que personnelle. La fillette ne voulait impliquer personne. Surtout que bon, y'avait moyen que ça finisse avec un peu de sang dedans, cette vengeance. Meredith, son ancienne compagne de galère lors des Nuits de la faim, aussi rouge que le feu qui éclairait la salle commune. L'enfant comprit vite que la quatrième année s'était fait piéger par une de ses satanées dragées. La gamine quant à elle s'était fait avoir une fois, pas deux. Plus jamais.


Toujours en train de manger, Mere, commenta la fillette d'un ton laconique avant de s'étaler de tout son long dans un des gros fauteuils de la salle commune. Dites, vous voulez faire quoi cette nuit ?, Lança t'elle à la volée, curieuse. Conquérir le monde ? Etaler de la mousse à raser dans les cheveux de Théo Garner pendant qu'il dormait ? Mieux, lui raser les cheveux ? Fallait vivre dangereusement, parfois. Bah, c'est Gabriel qui leur avait donné rendez-vous, il avait forcément un plan. Louise se voulait suiveuse. Toute son imagination pour des coups tordus était monopolisée pour un seul objectif. Kill Beth.

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MessageSujet: Re: Des Sales Gosses. [Mai 1997] Sam 28 Fév 2015 - 2:27

Gabriel vit donc Meredith surgir de son dortoir. Contrairement à lui, elle ne semblait pas avoir dormi. Elle avait deux beaux yeux de chouette hulotte. Deux grands yeux bleus de chouette, en effet. Mais bon. Il lui sourit tandis qu'elle descendait les marches et alla de nouveau s'asseoir dans son fauteuil adoré, de travers, le menton planté dans la poitrine avec classe et distinction.

"  Mr. Asher ... vous ici ? mais quelle surprise !
-  Asher est toujours là où vous l'attendez. Par contre, on ne peut pas dire pareil de Lady Louise."

Il se redressa un peu et grimpa sur le haut de son dossier de fauteuil, laissant sa comparse fouiller dans le sac à côté de lui, rempli de sucreries. Une de ses sources de dépense principales avec les composants nécessaires à l'invention de nouvelles sucreries beaucoup plus… Ensorcelées. Il avait un peu appris des frère Weasley et expérimentait sans cesse. Comme ces dragées auxquelles il avait fait subir un sort de concentration de goût qui… Oups.

" Mere, tu devr…
-  ASHER ! Du pain, de l’eau, quelque chose ! Imbécile !"

Il ne put simplement pas s'empêcher de sourire. Elle était si belle en violet-rouge-couleur-étrange-que-la-peau-ne-devrait-jamais-prendre. Allez, sans rancune. Il descendit de son perchoir et alla chercher un verre d'eau qu'il tendit à Meredith tandis que Louise arrivait avec son pragmatisme habituel. Gabrie eut un sourire pour lui meêm en la voyant s'effondrer dans un fauteuil.

" Dites, vous voulez faire quoi cette nuit ?
- Ahah ! J'avais hâte qu'on me pose cette question."

Il prit un air théâtrale en laissant Meredith à son verre d'eau et se plaça au milieu de la pièce.

" Je sais à quoi vous attendez. Vous vous attendez encore à l'un de nos plans habituels où nous allons traîner dehors comme depuis quatre ans, un an pour Lady Louise. Mais j'aimerais que nous voyions légèrement plus loin."

Il sauta sur la table, s'approcha d'un mur et se para d'une tapisserie qui les décorait sans pour autant la décrocher. C'était une ridicule cape rouge et or, mais il se sentait comme Louis XIV, tout serti de prestance, dégoulinant de la classe royale des grande pontes. Vous vous doutez que ce n'était pas le cas.

" J'aimerais vous annoncer avec la plus grande joie du monde, la proposition de reformation d'un club qui a un jour disparu sans raison, et c'est bien triste. Louise n'a peut-être jamais entendu de ce club qui était dédié à mettre en place des blagues d'envergure, il s'agissait des Sales Gosses."

Gabriel se dépara de sa cape, finalement. Et s'assit de nouveau en prenant une chocogrenouille, c'était définitivement sa sucrerie préférée. Il fallait qu'il devienne fabricant de trucs en chocolat plus tard. Ça et joueur de Quidditch professionnel.

" Bref, on forme un groupe avec nos règles, nos trucs et on se retrouve dans la salle sur demande pour avoir ce qu'on veut. Peut-être avec d'autres élèves si vous avez des idées. On pourrait faire des trucs géniaux comme un feu d'artifice improvisé dans le parc -j'ai tellement envie de faire ça un jour-. Louise pourra préparer un plan plus global pour faire son plan du château, j'installerais un meilleur établi de potion pour faire mes sucreries… En vrai, ça ne change pas grand-chose, mais j'nous ai fait des badges."

Il descendit de la table avec la chocogrenouille dans la bouche. En mâchonnant, il prit trois badges rouges dans sa sacoche. Il en envoya un à Louise et l'autre à Meredith.


" Il suffit de dire "Nous sommes les maîtres de Poudlard" et…"

Le rouge des badges commença à tourner sur lui même pour laisser la place à un magnifique violet éclatant.


"Voilà ! Vous en pensez quoi ?"

Il était aussi fier qu'appréhensif. Qu'est-ce que Louise et Mere allaient penser de tout cela ?

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MessageSujet: Re: Des Sales Gosses. [Mai 1997] Jeu 23 Avr 2015 - 20:09



« Dites, vous voulez faire quoi cette nuit ? »

Meredith prit avec un regard reconnaissant le verre d’eau que lui tendait Gabriel, et le but d’une traite. La brûlure sembla s’apaiser légèrement, assez pour qu’elle recouvre l’usage de la parole. « Ch’ais pas, Asher semble avoir des idées ! » « Ahah ! J'avais hâte qu'on me pose cette question. » Elle sourit. « Voilà. » Assurée que la suite serait intéressante, elle s’installa au fond d’un fauteuil près de Louise et attendit le beau discours de son ami.

Meredith s’était souvent demandée où était le bien, où était le mal. Des notions floues, aléatoires, mais qui pour la plupart des personnes, semblaient fixées d’office. Elle n’était pas de cet avis : parce que les gens mauvais font des mauvaises choses en pensant que c’est bien. Si ce n’est que pour le plaisir du mal, alors ils étaient dépourvus à la fois d’intelligence, et de sens moral. Après maintes réflexions, elle avait trouvé l’équilibre. Être un Mangemort, tuer des gens, leur vouloir du mal, manquer de respect, être volontairement méchant ou cruel, c’était mal. Mais sécher les cours occasionnellement, aller dans la Forêt Interdite (avec des précautions), mettre de la moutarde dans les tubes de dentifrice, rigoler trop fort, être coupable de plusieurs petites effractions au règlement ... ça, ce n’était pas mal. Parce qu’elle était une enfant, et que adulte, toutes ces choses là deviendraient futiles. L’amusement est à portée de doigts, pourquoi le regarder s’enfuir, passivement ? Elle plaignait sincèrement les gens qui n’arrivaient plus à s’amuser, qui étaient trop sérieux, qui n’avaient plus leur âme d’enfant. Meredith, elle, savait que même quand elle atteindrait l’âge de ses parents, elle serait toujours une enfant. Seulement, elle aurait le choix entre agir comme une enfant, ou agir comme une adulte. La première option était de loin la plus attirante. C’est donc avec ces sages pensées, d’enfant, qu’elle observa son ami de toujours prendre la pose au milieu de la pièce, et commencer son discours.

« (...)  Mais j'aimerais que nous voyions légèrement plus loin. » Avec un sourire amusé, elle se prit à imaginer les « tricks » qui avaient germé dans l’esprit du rouge.  Celui-ci, ne négligeant jamais son insatiable besoin de prestance, alla s’envelopper ridiculement dans une tapisserie du QG des rouges, et reprit.

« J'aimerais vous annoncer avec la plus grande joie du monde, la proposition de reformation d'un club qui a un jour disparu sans raison, et c'est bien triste. Louise n'a peut-être jamais entendu de ce club qui était dédié à mettre en place des blagues d'envergure, il s'agissait des Sales Gosses. » Ooooh, douce euphorie ! oui, Meredith connaissait ce club, il existait il y a quelques années de ça, et il était très populaire. En vérité, il semblait plutôt restreint. Petite, elle pensait que c’était un fan-club des frères Weasley, mais n’avait jamais osé s’informer d’avantage.

Gabi expliqua le principe, avec un enthousiasme grandissant, ce que fit soudain donner des frissons à la jeune fille. En fait, quand elle était impatiente, ou en proie à un contentement excessif, elle se mettait à trembler. Tout son buste était secoué, et elle devait se concentrer pour parler ou bouger normalement. Bien sûr, les effets étaient provisoires. Mais la cause de son bonheur était due aux petits objets que Gabriel tenait au creux de sa main, et qu’il leur lança, à elle et à Lou. DES BADGES. Seriously, ces petits trucs étaient un de ses fantasmes secrets. Elle adorait s’en trimballer partout, enfant, de tout et n’importe quoi. Depuis, sa frénésie s’était estompée mais ... c’est comme si son ami lui avait offert un trésor rejaillit de sa mémoire, inestimable. « Gab’, ils sont géniaux. » Elle regarda le badge changer de couleur à l’instant où le jeune rouge prononça les mots magiques. Et elle frémit de plus belle.

« Voilà ! Vous en pensez quoi ? » Meredith, dont la langue s’était enfin arrêtée de brûler vive, se leva d’un bond, son petit badge serré dans sa main. « J’en suis, mille fois. Allons montrer à ces gens raisonnables de quel bois est faite la nouvelle génération. Ils vont voir qu’on sait s’amuser, et s’ils protestent, on leur jettera leur sérieux à la figure ! SALES GOSSES FOREVER ! »

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MessageSujet: Re: Des Sales Gosses. [Mai 1997] Lun 31 Aoû 2015 - 15:51

Alors que Meredith reprenait peu à peu sa couleur habituelle, l'attention de Louise se concentra sur Gabriel Tornade Asher, encore plus agité qu'à l'habitude. Un observateur non familier du garçon n'aurait rien distingué, faut dire que Gab' avait l'air toujours monté sur des ressorts. Mais là, c'était autre chose. Et si ça mettait son ami dans cet état, c'est que c'était sacrément bien.

Je sais à quoi vous attendez. Vous vous attendez encore à l'un de nos plans habituels où nous allons traîner dehors comme depuis quatre ans, un an pour Lady Louise. Mais j'aimerais que nous voyions légèrement plus loin, commença le Gryffondor, drapé dans une cape de fortune. Il pouvait bien avoir l'air ridicule aux yeux de tous, en ce moment précis Louise trouvait que ça avait vraiment de la gueule. Un roi sans envergure, avec deux sujets et la nuit pour royaume... C'était parfait. Sauf qu'elle se refusait le rôle de sujet. Et le premier qui lui suggérait le rôle du bouffon... Elle s'occuperait de lui après avoir réglé son compte à Beth.

"J'aimerais vous annoncer avec la plus grande joie du monde, la proposition de reformation d'un club qui a un jour disparu sans raison, et c'est bien triste. Louise n'a peut-être jamais entendu de ce club qui était dédié à mettre en place des blagues d'envergure, il s'agissait des Sales Gosses."

Si Meredith avait l'air transportée, Louise resta de marbre. Jamais entendu parler. Ça devait plus exister depuis un moment, parce que sinon, la gamine estimait qu'elle aurait du y appartenir d'office, membre honoraire et tout le tintouin. Le club des Sales Gosses. A croire qu'ils avaient inventé le nom pour elle. Oh, elle avait eu raison. Cette nuit allait être particulière, parce que Gab' avait mis le doigt sur un sacré truc.

"Bref, on forme un groupe avec nos règles, nos trucs et on se retrouve dans la salle sur demande pour avoir ce qu'on veut. Peut-être avec d'autres élèves si vous avez des idées. On pourrait faire des trucs géniaux comme un feu d'artifice improvisé dans le parc -j'ai tellement envie de faire ça un jour-. Louise pourra préparer un plan plus global pour faire son plan du château, j'installerais un meilleur établi de potion pour faire mes sucreries… En vrai, ça ne change pas grand-chose, mais j'nous ai fait des badges."

Alors que Gabriel sortait des badges de sa poche, la fillette restait perdue dans ses pensées, imaginant le monde que son ami leur décrivait à portée de main. Et le coup du feu d'artifice géant, c'était une idée splendide. Une vraie organisation, une armée de cancres armés de boules puantes. C'était beau. Les badges étaient géniaux aussi. "Il suffit de dire "Nous sommes les maîtres de Poudlard" et…" Même leur signe d'appartenance était magnifique. Les maîtres de Poudlard. Pas besoin de dire que la petite fille avait ça comme but en tête depuis le début.

Ils sont... extraordinaires, Gab, commença Louise en faisant tourner l'insigne dans sa main. Le badge lui conférait un statut, une appartenance. Une raison d'être fière. Elle aurait reçu le badge de préfète (on peut toujours rêver) avec moins d'enthousiasme.

"J’en suis, mille fois. Allons montrer à ces gens raisonnables de quel bois est faite la nouvelle génération. Ils vont voir qu’on sait s’amuser, et s’ils protestent, on leur jettera leur sérieux à la figure ! SALES GOSSES FOREVER !"

Meredith debout sur les barricades, prête à suivre. Pas étonnant. Comme si Gabriel avait vraiment eu des raisons de douter d'elles. Marre des gens qui tiraient toujours la tronche, comme si le poids de leurs seize années d'existence étaient déjà trop lourd à porter. Marre des gens gris. Marre qu'on les prenne pour des gamins sans ambitions.

Mais, mais, on risque pas d'être punis, si... commença Louise avant de s'écrouler de rire, incapable de finir sa phrase en restant sérieuse. Bon, bah, j'en suis. Evidemment. Qu'on leur montre qui sont les vrais maîtres de Poudlard. On commence par quoi ? Ou qui ? Quand ? Comment ? La fillette reprit son souffle, ayant réussi à prononcer toutes les questions en même temps dans une purée inarticulée et incompréhensible. L'excitation de Gabriel avait été contagieuse. Tremblez, sages gens... Les sales gosses sont dans la place.

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MessageSujet: Re: Des Sales Gosses. [Mai 1997] Aujourd'hui à 11:27

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Des Sales Gosses. [Mai 1997]

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