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[Mai 1997] Le livre sans nom

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GRYFFONDOR2ème annéeMembre des sales gossesModératrice
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MessageSujet: [Mai 1997] Le livre sans nom Mer 4 Fév 2015 - 19:24

[HJ: Maximilien (DC Alexander Foster) et moi-même donnons un Joker pour que personne ne vienne nous faire chier interrompre ce sujet.]


La légende raconte qu'il existe quelque part, caché à l'abri de la concupiscence humaine un livre plus vieux que le monde lui-même...

Ouais, c'est pas possible, ça, objecta la gamine d'un ton boudeur. Y'avait rien avant le monde, arrête de me prendre pour une mouette, Alex. Louise croisa les bras en se renfonçant dans un des fauteuils de la salle commune des Gryffondors. C'était quoi cette histoire débile ? Et depuis quand Montaigne lui racontait des histoires le soir avant d'aller dormir ?

Bon, Louise, fais un effort... Un livre, dont les pages renfermaient...

Et puis, je sais même pas ce que ça veut dire, concupitensse. Si t'utilises des mots qui existent pas, moi je t'écoute plus, la coupa l'enfant en se levant, peu désireuse d'écouter les pulsions de conteuse de son aînée. Qu'elle se trouve une autre poupée. Bon, Louise, tu t’assoies, tu fermes ta gueule et tu m'écoutes maintenant ! Hurla la quatrième année en appuyant sur les épaules de la fillette pour la repousser dans le fauteuil. Trop interloquée par le soudain accès de fureur de la Gryffondor, la sale gosse en resta muette et sa camarade en profita pour reprendre le fil de son histoire.

Un livre, dont les pages renfermaient un terrible secret... Un secret qui remettrait en question, Louise, bon sang, tu crois que je te vois pas me faire un doigt d'honneur ? Je disais, un secret qui pourrait mettre en péril tout ce que l'on connait. Un livre qui apporterait à son lecteur la connaissance absolue, et la clé pour l'immortalité. Un livre qui permettrait d'acquérir une puissance inouïe...

Ouais, de devenir maître du monde quoi... Mais c'est con, si tout le monde le lit, bah tout le monde est maître du monde, râla la fillette. Oui, bah c'est pour ça que j'ai dit au début de l'histoire qu'il était caché, si tu... Bah oui, l'interrompit la fillette, mais si quelqu'un l'a caché c'est qu'il l'a lu. Donc c'est lui le maître du monde, ça tient pas debout... Pfft. Comme si Alexandra allait encore réussir à lui faire croire ses histoires farfelues. Y'avait pas de livre, tout comme y'avait jamais eu d'os d'anciens élèves pas sages enterrés près de la cabane d'Hagrid. Elle avait découvert, les vêtements plein de terre et les ongles en sang, que Montaigne aimait autant qu'elle-même inventer des histoires. On ne lui reprendrait plus à gober les récits de son aînée.

C'est pas moi qui ait inventé l'histoire... Et puis, j'ai lu ça dans un des cahiers de Justin, alors c'est forcément vrai, rétorqua la rousse d'un ton hautain. Ce livre donnerait donc des pouvoirs extraordinaires, mais le prix à payer en échange serait son âme. Certains prétendent que ce livre a été écrit par le diable en personne, et c'est pourquoi il ne doit jamais être lu... Allécher les mortels par des promesses intenables et utiliser leurs faiblesses pour répandre les ténèbres sur terre, délivrer l'entité à l'intérieur des pages... Voilà quel est l'objectif réel de cet ouvrage, ce livre maudit, qui n'est connu que sous un seul titre... Le livre sans nom... La voix d’outre-tombe qu'avait pris Alexandra pour clore son histoire se noya au milieu du brouhaha de la salle commune.

C'est bon, t'as fini ? Dit l'enfant d'une voix blasée avant de se lever et de partir en direction de son dortoir sans même attendre la réponse de son amie. Elle l'avait encore mauvaise pour la fausse histoire des ossements. Sûr que l'ongle de son annulaire droit ne repousserait plus jamais, bousillé à force de creuser la terre. Fallait pas croire les histoires d'Alexandra, aussi passionnantes qu'elles pouvaient être. Y'avait aucun fond de vérité dedans. N'empêche, un livre sans nom... Et puis, si elle tenait ça de Justin, perfect prefect, ça pouvait pas non plus être infondé... Et puis, et puis, et puis... Les pensées tournaient à toute vitesse dans l'esprit de la fillette, l'empêchant de trouver le sommeil. Quelque chose lui disait que cette fois, la légende était vraie. Le livre sans nom existait.

Sept heures plus tard, le visage défait, des cernes qui lui prenaient tout le visage, la fillette avait pris une décision. Elle ne dormirait pas tant qu'elle ne saurait pas si ce livre existait. Rien à foutre de l'immortalité, rien à faire des mises en garde de la légende, chaos et tout le tralala, c'était juste pour savoir si c'était vrai. La quête du livre. Ça avait l'air dangereux. Ça avait l'air follement excitant. Et le meilleur moyen pour trouver un livre, ça restait une bibliothèque.


LA RÉSERVE, s'exclama Louise en se redressant brusquement. La cuillère de céréales qu'elle s'apprêtait à porter à sa bouche lui rentra dans l'oeil. Des défauts de l'impulsivité. Marre des cours, aujourd'hui elle partait à l'aventure. Il lui fallait un plan. Plus important encore, il lui fallait un acolyte. Jetant un regard circulaire autour de la grande salle, la fillette aperçut au loin une silhouette massive qui s'apprêtait à quitter la pièce. Parfait. C'était lui qu'elle voulait comme équipier dans cette affaire.

Max, Max, attends, pars pas, Maximilien, reviens, s'écria la petite fille alors qu'elle traversait la salle en courant. Fonçant à travers le hall, ne s'arrêtant que pour faire un croche-pattes à Oliver Callaway, un Serpentard qu'elle détestait et filant assez vite pour échapper aux remontrances de Richester, la brunette ne rattrapa le sixième année qu'en haut des marches qui menaient au premier étage.

Le souffle haletant, la main posée sur ses côtes, elle lui fit signe de patienter un instant, le temps qu'elle retrouve sa respiration. Dévisageant le jeune homme qui lui collait trois têtes, Louise se dit qu'elle avait fait le bon choix. Maximilien Dobson ne tenait pas en place et était toujours partant pour explorer le château. Même si Louise n'était qu'une gamine à ses yeux, il l'avait néanmoins accompagné lors de cet après-midi mémorable de février où ils avaient découvert le secret de Peeves. Peeves était amoureux de la professeur d'histoire de la magie, Agatha Willys et les deux élèves avaient réussi à trouver son refuge et mettre la main sur les lettres d'amour que l'ectoplasme faisait dicter à un elfe de maison.

Personne d'autre ne savait et ils s'en servaient comme moyen de pression sur l'esprit frappeur. C'était leur secret, à eux trois. Le chantage comme lien. Trouver l'endroit où Peeves habitait lorsqu'il n'était pas occupé à mettre Poudlard sans dessus dessous avait été épique. Un caveau reculé sous les douves du château et le chemin pour y accéder n'avait pas été sans risques. Maximilien avait fait ses preuves aux yeux de la Gryffondor ce jour-là. Si seulement il avait été là le jour où elle avait fait la rencontre du calamar... Elle aurait pu ne jamais rencontrer Larsonn, tiens. Le mal était fait et le futur était radieux : la quête du mois de mai pouvait commencer.

Eh, Max, partant pour une aventure ? lui demanda Louise avec un grand sourire, sans même essayer de réfréner l'excitation qui montait dans sa voix. Sans même attendre sa réponse, l'enfant se lança dans un résumé rapide de l'histoire que lui avait raconté Alexandra la veille. Dis, dis, je suis sûre qu'on peut le trouver à la Réserve, après tout cet endroit c'est la bibliothèque des livres prohibés... La brunette avait du mal à rester en place, sautillant dans tous les sens, surexcitée à l'idée d'avoir enfin de l'action.

Et puis, même si on trouve pas le bouquin, mais je suis sûre qu'on trouvera, la  réserve, ça te tente pas... ? Pourquoi un endroit où y'a que des livres serait interdit, hein ? Moi, je trouve ça louche... Et puis j'ai vérifié cette nuit en volant l'encyclopédie de Poudlard à Granger, de la bibliothèque on ne voit qu'une infime partie de la réserve, c'est beaucoup plus grand que ça en a l'air... Allez, allez, dis, dis, dis que ça te tente... La fillette avait prit un ton suppliant, les mains jointes en signe de prière. Fallait que ça marche, parce qu'elle était persuadée que la réserve était plus que ce que tout le monde croyait. Et si elle ne se trompait pas, un compagnon d'aventure ne serait pas de trop pour affronter les mystères que renfermait ce lieu.

Bon, le problème, enchaîna la petite fille sans même se soucier de savoir si le Gryffondor allait répondre positivement à sa demande, c'est de savoir comment rentrer dans la Réserve. Je pense qu'on peut menacer Peeves d'envoyer ses lettres d'amour à la Plume Dorée, pour qu'il nous obéisse et qu'il aille foutre le bordel dans la biblio et distraire Miss Pince le temps qu'on se faufile à l'intérieur de la réserve. Par contre, si y'a des alarmes et tout, je vois pas comment on peut réussir à les neutraliser le temps de notre exploration... C'est toi le cerveau dans l'équipe, je t'écoute, rajouta la fille avec un large sourire. Le cerveau et puis les muscles, aussi. Louise n'était que l'étincelle qui faisait partir Dobson, toujours prêt à suivre les idées les plus stupides et dangereuses. Bon, on y va ? Vers l'aventure et l'au-delà...

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GRYFFONDOR7ème année
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MessageSujet: Re: [Mai 1997] Le livre sans nom Sam 21 Fév 2015 - 19:23

C'était une journée des plus banales pour le jeune Gryffondor. Un peu trop banale à son goût, d'ailleurs. A vrai dire, il s'ennuyait. Il avait l'impression d'être le seul à vouloir s'éclater et retourner tout Poudlard. Un silence digne d'un monastère dans les couloirs, des cerveaux en ébullition pendant les cours... Non, ce n'était pas normal du tout. Malgré tous les efforts de Maximilien, toute l'école semblait reformatée et demeurait d'un calme absolu. Il fallait remédier à cela. Et au plus vite.

Sa première initiative : la Grande Salle. C'était l'endroit où un simple lancer pouvait se transformer en une gigantesque bataille de nourriture, difficile à interrompre la plupart du temps. Ou alors, il fallait user de la magie sur les élèves pour les pétrifier mais ça, c'était interdit par le règlement. Et Max n'était pas prêt à s'aventurer dans les sous-sols de Poudlard au risque de croiser un gros Serpent aux yeux jaunes... Ah bah non, il était mort. Vive Potter !

Bref, aujourd'hui, sa cible était Catherine Strauss. Cela faisait un moment qu'ils ne s'adressaient plus la parole et Max ignorait totalement pourquoi. Mais à cet instant précis, il n'avait pas besoin d'explications : il voulait juste la faire chier. Il s'était installé à côté d'elle, affichant le plus beau des sourires.

- Salut !


Elle le toisa et se décala de quelques places. Il se mit à rire. Il était joie.

- Ah, vie dure et triste ! lança-t-il en ricanant.

Elle lui fit un doigt d'honneur. Il haussa les épaules. Il s'empara d'un bol et l'emplit rapidement de porridge, si bien qu'au passage, il arrosa la moitié de ses camarades qui se trouvaient à côté de lui. Ainsi que ses propres vêtements.

- Dobson, fais gaffe, bordel !


Il avala rapidement quelques cuillerées avant de se tourner vers eux et de leur répondre, malgré sa bouche pleine.

- Ch'vois pas le problème... ché bon le porridge. Merlin a dit qu'il faut partacher la nourriture !

Autant dire que ce jour-là, il pleuvait du porridge à foison. Même s'ils se trouvaient à Poudlard, dans la Grande Salle.

Il se rapprocha une nouvelle fois de Catherine et sans crier gare, il se servit de sa cuillère comme d'une catapulte. Son contenu atterrit tout droit dans la chevelure carottée de la Gryffondor et coula un peu le long de son oreille. La réaction ne se fit pas attendre. Elle se releva d'un coup, faisant voler par la même occasion quelques grains.

- DOBSON, P*TAIN DE M*RDE, T'AS UN SERIEUX SOUCI DANS LA TETE, JE TE JURE, JE VAIS TE REFAIRE LA FACE EN TE FAISANT BOUFFER LE CARRELAGE, TU VAS PAS COMPRENDRE QU'EST CE QU'IL VA T'ARRIVER !

Elle s'empara de son verre et en lança le liquide droit sur Maximilien, mais par chance, il avait entrepris de déguerpir. Le son de la douce et tendre voix de sa camarade lui hurlant dessus valait toutes les batailles de nourriture du monde. Surtout quand elle parlait mal français. Assurément !

Alors qu'il marchait gaiement dans les couloirs (voir vidéo), fier de son oeuvre, il entendit une autre voix, qui l'interpelait.

Spoiler:
 
Clique sur la vidéo pour un Max de rigolade.

Il se retourna et ses yeux se posèrent sur... le vide. Plus bas, entendit-il dans sa tête. Il baissa le regard. Oh, Louise ! La Sale Gosse de Poudlard, comme les gens aimaient l'appeler. Fallait pas exagérer, tout de même. Bon certes, elle n'était pas l'une des filles les plus propres de Poudlard. Après tout elle n'avait que onze ans, et certaines personnes pouvaient être plus en retard que d'autres. Beaucoup plus en retard. Il se demanda alors si elle portait toujours des couches... lorsque la voix de Louise prit le dessus sur ses songes. Ah ça oui, Louise était réputée pour aimer se retrouver au dessus...

Elle lui raconta sa découverte de la veille, et il comprit immédiatement où elle voulait en venir : Maxouise était de retour. Wait. Loumax était de retour ! Oui bon, vous avez compris l'idée.

Il fallait maintenant qu'ils trouvent un moyen de s'infiltrer dans la bibliothèque sans paraître suspect auprès de Miss Pince. La solution était toute trouvée : il fallait supprimer Miss Pince ! Et faire du chantage à Peeves, pour qu'il l'éloigne était une riche idée ! Du haut ses onze ans, Fist... Fitzgerald était parfois surprenante ! Brillante, brillante, brillante ! Du génie à l'état pur ! Avec quelques années de plus... elle gagnerait en intérêt ! Patience, patience Dobson...

Ils se rendirent alors au repaire de Peeves, qu'ils avaient découvert quelques temps auparavant. Ils n'eurent aucun mal à le convaincre. Le fantôme était orgueilleux et tenait beaucoup trop à sa réputation pour prendre le risque que son amour envers la vieille Wyllis soit dévoilé au grand jour. Néanmoins, tout ne se déroula pas comme prévu. Bien décidé à ne pas se laisser mener par le bout du nez et au lieu de les attendre, Peeves se mit à hurler tout en déambulant dans les couloirs.

- FITZGERALD ET DOBSON PREPARENT UN MAUVAIS COUP, HIN HIN HIN !

Furibond, Maximilien s'empara du livre qu'Arya Howe tenait dans ses mains et le lança de toutes ses forces en direction du fantôme... jusqu'à ce qu'il voit le manuel le traverser.

- Mais p*tain, c'est un fantôme, Louise !

Il ne prit même pas le temps de s'excuser auprès de la Serdaigle qui pestait après lui - comme à son habitude. Elle aurait tout le temps de revenir lui susurrer des mots doux à l'oreille.

Alors que Peeves commençait à les semer, passant à travers les murs pour gagner du temps, il jeta un coup d'oeil derrière lui. Louise n'était plus là.

- Grand dieu, Minimoy a disparu ! hurla-t-il, les mains sur la tête.

Mais par miracle, la Sale Gosse refit son apparition au détour du couloir. Ouf, quel soulagement ! Il courait juste un peu plus vite qu'elle, tout simplement...

- Dépêche-toi un peu là ! ... Bon allez, on n'a pas le temps d'attendre.

Alors qu'elle fonçait vers lui, il l'attrapa par la talle au passage et la posa sur son épaule droite.

- T'as pas intérêt à vomir ton p'tit déj, y'en a marre de tous ces fluides !

Il reprit alors sa course en direction de la bibliothèque. Il croisa au passage Foster, son ami de toujours, qui le toisa. Il le lui rendit bien et il aurait juré avoir senti Louise remuer son épaule pour lui faire un geste obscène. Bien ouej Louise. Ils arrivèrent ensuite dans le couloir de la bibliothèque. Max prit soin de reposer Louise sur ses deux pieds, il aurait été dommage de casser sa partenaire en deux en si bon chemin. Il avait encore besoin d'un bouclier humain...

- Oh, le buisson bouge ! Je répète, le buisson bouge ! Planque-toi !

En effet, de loin, ils virent la porte de la bibliothèque s'ouvrir et apparurent Peeves et Miss Pince. De là où ils étaient, ils n'entendirent rien de leur discussion, mais Max devina aisément aux gestes de Pince qu'elle était affolée par quelque chose. Bien ouej Peeves, les lettres, ce ne sera pas pour tout de suite...

La voie était libre. Il fallait maintenant qu'ils pénètrent à l'intérieur. Rien de compliqué, Max était un expert en la matière. Aucune difficulté ici, si bien que...


Leurs deux voix résonnèrent dans l'enceinte de la salle. Par chance, il n'y avait personne. Quel doux hasard. Il pointa du doigt la pièce sombre qui se trouvait tout au fond. Tel était leur objectif : la Réserve. Restait à savoir comment s'y infiltrer. Dobson se doutait bien que la tâche serait loin d'être évidente. La réserve devait regorger de mécanismes de défense, si on osait toucher à quelque chose. Pouvait-on au moins simplement y entrer, sans risques ? Il posa les yeux sur Louise. Et son visage s'illumina.

- J'ai une idée Louise ! Je vais lancer un aguamenti sur le sol, et te faire glisser jusqu'à l'entrée de la Réserve ! On verra bien si y'a une quelconque barrière ou quelque chose et...

L'image d'une Louise contorsionnée et électrocutée lui vint soudain à l'esprit. Il se ravisa alors.

- Ouais nan, laisse tomber, c'est débile, faut trouver autre chose. Oh, je sais !

Il se baissa et défit le lacet de sa chaussure. Il s'avança ensuite vers la Réserve, faisant signe à Louise de le suivre, tout en restant à une distance convenable.

- T'inquiètes je gère. A la une... A la deux...

Il lança sa chaussure de toutes ses forces au dessus du cordon qui les séparait de la pièce, et elle atterrit de l'autre côté. Max s'apprêtait à entendre une explosion, un cri... Rien. Rien de rien. Il bomba le torse.

- Alors, c'est qui le patron ? Allez viens, assez perdu de temps.

Ils pénétrèrent alors dans la Réserve, l'esprit quelque peu rassuré. Du moins... jusqu'à ce qu'ils se fassent expulser quelques mètres plus loin. Max atterrit sur son postérieur et poussa un juron. Il jeta un coup d'oeil à Louise : elle avait les quatre fers en l'air. Heureusement qu'elle n'était pas en jupe. Et alors qu'il s'apprêtait à sortir une bêtise, une voix se fit entendre. Il se figea.

- Dis donc, vous ne pensiez tout de même pas parcourir la Réserve sans encombres ? Soyez réalistes, mes petits...

Max regarda autour de lui. C'était comme si la voix sortait de nulle part. Mais il sentait une présence. Et se demandait si Louise la sentait également. La présence. La voix reprit la parole.

- Mais vous avez de la chance... Aujourd'hui, je suis d'humeur clémente... Je sais que vous êtes à la recherche d'un livre, un livre très spécial... Je vous laisserais peut-être partir à sa recherche, si l'un de vous répond à une seule question. En toute franchise.

- Une seule question ? Bouarf, facile ! Et après ça, on aura le droit de consulter le bouquin ?

- Oh, si vous arrivez à mettre la main dessus sans aucune égratignure, ce sera déjà bien... Alors, marché conclu ?

- Oui ! lança-t-il sans réfléchir, et surtout, sans prendre le temps de consulter sa partenaire. Il posa d'ailleurs les yeux sur elle. Enfin... Je suppose que t'es d'accord hein, on n'a pas fait tout ce chemin pour rien !

- Parfait ! reprit l'étrange Voix sans laisser le temps à Louise de répondre. Bon alors, écoutez-moi bien. Si vous ne répondez pas honnêtement, vous serez expulsés de la Réserve. Mais quand je dis expulsés, c'est que vous allez faire un bond de quelques kilomètres. En plus de ça, le Directeur sera évidemment prévenu, et vous serez renvoyés de Poudlard, on vit dans un monde merveilleux vous ne trouvez pas ?

Max et Louise échangèrent un regard d'incompréhension avant de le reposer sur... bah le vide. Ils se relevèrent et Max croisa les bras, légèrement irrité.

- Bon allez, balance ta question, qu'on en finisse !

- Quel est votre plus grand secret, celui dont personne n'est au courant et que vous tenez tant à cacher au monde entier, par peur du regard des autres ?

Il posa immédiatement son regard sur Louise, et la poussa devant lui.

- Ton tour, c'est ton bouquin, tu y réponds. Moi je suis là en tant qu'accompagnateur !

Oui bon, c'était lâche. Mais ce qu'il venait de dire n'était pas complètement insensé. S'ils étaient là, c'était bien à cause de Louise ? Qu'elle en assume les entières conséquences !

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MessageSujet: Re: [Mai 1997] Le livre sans nom Dim 15 Mar 2015 - 19:47

Bien sûr que Dobson était partant. Dobson était toujours partant pour n'importe quoi, tant que c'était con. La première étape de leur nouvelle aventure fut facile. Trouver Peeves, le menacer. Pour un type qui était déjà mort, l'esprit frappeur avait peur de beaucoup de choses. Toujours le premier pour ridiculiser les autres, mais dès qu'on voulait lui rendre la pareille, y'avait plus personne. Trouillard. En compagnie du fantôme, ils devaient avoir fière allure. Un remake du bon, de la brute et du truand version bas de gamme. La naine, l'hyperactif et le mort. Dynamic Trio.

FITZGERALD ET DOBSON PREPARENT UN MAUVAIS COUP, HIN HIN HIN !

Ce fantôme ne servait à rien. A peine cinq minutes que leur équipe de choc était réunie et l'esprit frappeur les trahissait déjà. Jamais faire confiance aux morts, ces sales types n'avaient plus rien à perdre. Maximilien attrapa le bouquin de cette vieille sorcière d'Arya Howe qui traînait dans le coin –cette fille la suivait, c'était pas possible autrement, pour le balancer sur Peeves. Le manuel traversa bien évidemment l'ectoplasme. Oui, bon. Elle avait choisi Dobson dans son équipe pour sa carrure, pas pour ses neurones.

Mais p*tain, c'est un fantôme, Louise !

Et bien sûr, Maximilien rejetait la faute sur elle. Ce type, franchement, si il ne lui ressemblait pas autant, elle l'aurait détesté. Mais comme la gamine s'aimait bien, bah... Elle aimait bien Max aussi. Sans prendre le temps de discuter parce que discuter avec lui revenait à se frapper la tête contre les murs -un phénomène que beaucoup de gens ressentaient aussi en compagnie de la sale gosse-, la fillette lui courut après, sans oublier de jeter un regard mauvais à la Serdaigle. Genre elle savait lire, en plus, cette fille. Rejoignant Dobson aussi vite que ses petites jambes le lui permettaient et décidant d'ignorer le « minimoy » déplaisant qu'il avait utilisé pour la qualifier, Louise leva les yeux au ciel. Dépêche-toi un peu là ! ... Bon allez, on n'a pas le temps d'attendre. Sans même comprendre ce qu'il lui arrivait, la petite fille se retrouva sur les épaules du Gryffondor, vieux sac à patates qui se prenait son omoplate droite dans la figure à chaque pas.

Si elle s'était demandé en voyant Dobson une heure avant pourquoi elle ne le sollicitait pas plus souvent lors de ses intrépides aventures, la brunette venait de se rappeler les raisons. Une journée avec Maximilien et elle dormait pendant une semaine. Son aîné était fatiguant. Tellement, mais tellement d'énergie... Vu l'effet qu'il faisait à la plupart des gens, la sale gosse supposait qu'il aspirait l'énergie vitale des autres. Ce qui expliquait pourquoi elle était soudain prise d'un violent maux de tête et d'un coup de barre alors que Maximilien semblait de plus en plus en forme. Croisant Foster au passage, l'enfant le gratifia d'un doigt d'honneur gratuit, juste pour le plaisir.

Observant au loin la porte de la bibliothèque s'ouvrir et Peeves et Miss Pince en grande conversation, la fillette laissa échapper un soupir de soulagement. Leur acolyte à la fiabilité variable avait été réglo sur ce coup-là. C'était déjà ça. Rentrer dans la bibliothèque alors que le dragon qui gardait les lieux était occupé ailleurs : fait. Maintenant, fallait trouver un moyen de pénétrer dans la réserve. C'était une autre histoire. Mais elle faisait confiance à Dobson là-dessus. J'ai une idée Louise !  Voilà, faire confiance au plus vieux. Je vais lancer un aguamenti sur le sol, et te faire glisser jusqu'à l'entrée de la Réserve ! On verra bien si y'a une quelconque barrière ou quelque chose et... Elle retirait tout ce qu'elle venait de penser de bien au sujet de son aîné. Jetant un regard incrédule au Gryffondor, la fillette cru un instant qu'il allait vraiment la sacrifier pour tester les défenses de la réserve. Ce type ne servait à rien. Ouais nan, laisse tomber, c'est débile, faut trouver autre chose. Merci de le réaliser, elle n'avait aucune envie de tenir compagnie à Peeves en qualité de morte, bien que la petite fille estimait qu'elle ferait un esprit frappeur plus que convainquant.

L'enfant observa d'un regard sceptique Maximilien lancer sa chaussure en direction de la réserve. Rien. Etonnant. Quoique ça semblait assez retors, donc digne de la part du directeur de Poudlard qui comme chacun savait, avait beau être un grand sorcier, avait une araignée dans le plafond. Prétendre que la réserve est complètement interdite et tellement protégée que les élèves aient trop peur pour essayer. Alors qu'en vrai, y'avait rien. Limite décevant, cette aventure, pensa la brunette en s'avançant d'un pas tranquille dans la pièce interdite. Les doigts dans le nez, même. Dernière pensée avant de se faire catapulter en arrière par une force invisible et d'atterrir violemment sur son arrière-train. Bon, elle avait rien dit.

Dis donc, vous ne pensiez tout de même pas parcourir la Réserve sans encombres ? Soyez réalistes, mes petits...

Qu'est-ce que c'était encore que ce bordel ?! Perplexe, la fillette jeta des coups d'oeil autour d'elle, essayant d'identifier la voix. Les livres parlaient pas, enfin pas à sa connaissance. Non pas qu'elle s'y connaisse vraiment en bouquins. M'enfin, si on lui avait dit plus tôt que les livres étaient dotés d'une capacité à converser, la sale gosse aurait peut être tenté sa chance avec la lecture.

Mais vous avez de la chance... Aujourd'hui, je suis d'humeur clémente... Je sais que vous êtes à la recherche d'un livre, un livre très spécial... Je vous laisserai peut-être partir à sa recherche, si l'un de vous répond à une seule question. En toute franchise.

Ignorant le dialogue entre la voix et Dobson, la gamine commença à fureter partout autour d'elle. D'abord, parce que la voix devait bien venir de quelque part. Puis comment elle savait ce qu'ils recherchaient, en plus ? C'était la voix de leur conscience ? Ohhhhh... Enchantée, conscience, je te cherchais depuis longtemps. Non, c'était n'importe quoi. Pas logique. Quel est votre plus grand secret, celui dont personne n'est au courant et que vous tenez tant à cacher au monde entier, par peur du regard des autres ?, demanda alors la voix.

La fillette releva immédiatement la tête, légèrement perturbée par la question, alors que Maximilien la poussait plus en avant. Ton tour, c'est ton bouquin, tu y réponds. Moi je suis là en tant qu'accompagnateur ! Bah bravo, Teletubbies. Belle solidarité, merci les copains. Jetant un regard noir au Gryffondor, la petite fille se campa en avant, mains sur les hanches, et s'adressa à la voix, où du moins vers la direction du son. Que dalle. Un secret... Elle en avait, des secrets. Genre c'était elle qui avait mis du savon dans la soupe de Gabriel. Qui avait discrètement mis des petites fleurs en papier dans la chevelure beaucoup trop gominée d'un serpentard de septième année dont elle ignorait le nom et qu'elle préférait ne jamais recroiser, même s'il ignorait qui était responsable. C'était elle aussi qui avait mis des cafards dans le sac de couchage de Foster, le dernier soir de la colonie. Bon, là-dessus, elle s'était trompée, elle pensait que c'était que c'était le sac de couchage de Larsonn. Larsonn... Et son dernier secret, le plus gros de tous, le pire de tous, celui qui l'empêchait de dormir, qui la paralysait, pour lequel elle aurait tué plutôt que de l'avouer. Elle était amoureuse de Nathan Larsonn. Mais personne ne devait savoir ça. D'ailleurs, il était probable que personne n'avait envie de le savoir.

Continuant de parler, la fillette s'avança prudemment en direction de la voix. T'auras rien. T'es bidon. Genre tu sais pourquoi on est là, genre tu lis dans nos têtes. Et t'es pas foutue de savoir nos secrets ? Pffft, j'achète pas, râla l'enfant, scandalisée de voir qu'une voix invisible essayait de les rouler. On aurait tout vu. Sur la pointe des pieds, écoutant la voix mystérieuse qui se contentait de pondre des « euuuuh » hésitants -elle l'avait eu-, la Gryffondor se pencha soudainement en avant, attrapant une forme et la brandissant devant Maximilien avec un sourire triomphant.

Maximilien, ici la voix. La voix, Maximilien, déclara d'un ton solennel la brunette, tout en tenant par le pied un minuscule gnome. Couleur pierre et avec un physique tenant plus du champignon que de l'homme, la créature gesticulait en couinant. Comme si une voix mystérieuse pouvait sortir des livres, pfft. Ce nain avait vraiment essayé de la prendre pour un jambon. Elle avait entendu le mensonge dans sa voix dès les premières secondes. On apprenait pas à un vieux singe à faire la grimace. Ce que le lutin foutait là était un autre problème. Encore un nouvel acolyte d'aventure ? Après l'ectoplasme à la loyauté douteuse, ils héritaient d'un champignon pleurnichard. L'équipe de bras-cassés. Ils vendaient du rêve.

Arrête d'essayer de me mordre, ça marchera pas, lança la brunette en regardant le lutin gigoter dans tous les sens pour se libérer. Si tu sais ce qu'on cherche, j'en déduis que tu nous as suivi. Ça t'intéresse, ce bouquin, ou tu voulais juste être casse-bonbons ? Le gnome resta muet un instant, avant d'hausser les épaules. Mauvaise foi, quand tu nous tiens. Ouais, avoue, ça t'intéresse. Pourquoi ? Tu veux devenir maître du monde ? Leur nouveau partenaire de crime hésita, puis hocha la tête. Bon. Soit. Chacun ses ambitions. La fillette n'en avait pas autant. Déjà, trouver le livre et puis après on verrait.

Jetant un regard hésitant à Dobson qui restait étonnement muet pour le moment, la Gryffondor décida de prendre une décision sans le concerter. Après tout, c'est lui qui lui avait laissé la responsabilité de rentrer dans la réserve. Tu peux nous faire rentrer dedans ? Demanda la fillette en tenant toujours le lutin la tête en bas. Ce dernier hocha la tête encore une fois, accompagnant son geste d'un grognement. Ok. Deal. On cherche le bouquin ensemble et après, on avise. Relâchant sa proie, l'enfant se mordit les lèvres. C'était quitte ou double. Possible que le lutin s'enfuit à toutes jambes une fois libre. Mais non, il se contenta de marmonner quelques paroles incompréhensibles face à la porte et leur fit signe de les suivre. D'un pas peu rassuré, la brunette rentra enfin dans la réserve, sans se faire violemment repousser par un sort de protection. Maximilien à ses côtés, elle observa la pièce dans laquelle elle venait d'entrer. Des livres jusqu'au plafond. Un labyrinthe de mots. Oh boy, elle se retrouvait dans son pire cauchemar. Trois couloirs faits de piles de bouquins entassés se proposaient à eux.

Bon, on va par où ? Demanda Louise à la volée. Elle avait un plan, avant. Rentrer dans la réserve, trouver le livre. A croire que la gamine avait cru qu'il serait indiqué avec des grosses flèches lumineuses. Elle avait été naïve. Mais l'aventure commençait et elle n'était pas seule. Louise, haute comme trois pommes et qui savait pas trop pourquoi elle voulait trouver le livre sans nom. Maximilien, géant et qui ne devait pas savoir pourquoi il était là non plus. Et ensuite un gnome qui voulait devenir maître du monde. Equipe de choc. Ou pas.

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MessageSujet: Re: [Mai 1997] Le livre sans nom Dim 5 Avr 2015 - 20:19

Un gnome. Cette voix provenait juste d'un petit gnome dégueulasse qui avait voulu s'amuser à leur faire peur. Et dire que Max avait failli se faire berner. Il croisa les bras. Hors de question que Louise pense qu'il avait réellement cru qu'il s'agissait d'un esprit.

- Non mais je savais que c'était un lutin, ça s'entendait, il avait un accent et tout...

Ouais bon, cette intervention n'avait absolument rien de convaincant. Mais cela ne faisait rien. Louise venait de s'engager dans un monologue pour tenter de faire parler le lutin. Mais celui-ci semblait déterminé à faire tourner en bourrique la petite Gryffondor. Maximilien insistait, impuissant, à la scène. Louise avait toutes les cartes en main. Et finalement, le gnome abdiqua. Dis donc, elle en avait de la ressource la petite Fitzgerald. Il l'observa d'un oeil amusé et lui emboîta le pas lorsqu'elle se mit à suivre le gnome.

Une nouvelle pièce. Avec plein de livres partout. Et devant eux, trois allées. Hum. Max se remit droit et se frotta le menton comme s'il était en pleine réflexion intense. A vrai dire, il n'y avait pas 36000 solutions : il fallait se séparer.

- Bon, je vous propose mon plan ! On prend chacun une allée et on fouille. Toi le gnome... Je parle au lutin... Tu prends celle de gauche. Toi Minim... Louise ! Il se rattrapa en croisant son regard. Tu vas à droite ! Moi je vais pénétrer dans celle du milieu...

Sans attendre leur consentement, il s'y engouffra, le torse bombé tel un héros prêt à braver le danger. Il sortit sa baguette de sa poche, murmura un "Lumos" et la tendit devant lui. C'était plus pratique, pour avancer. Insouciant, il n'était pas particulièrement effrayé à l'idée de faire des rencontres toutes plus mystiques les unes que les autres. Il se mit à balayer la rangée de droite à gauche tout en sifflotant une mélodie qu'il venait d'inventer.

- Mais tu veux pas la fermer ? T'as envie de nous faire repérer ou quoi ?

Maximilien se stoppa net. Le gnome avait visiblement retrouvé l'usage de la parole. Il sourit et se tourna vers la droite pour s'adresser à Louise.

- Il est vraiment pas marrant ton p'tit frère ! T'aurais pu lui enseigner l'humour hein, en plus de lui avoir transmis ta taille !

Fier de sa réplique, il reprit ses recherches.

Quelques minutes plus tard, toujours rien. Max venait ici et là, mais il ne voyait pas comment il pouvait trouver ce livre sans aucune autre indication que "le livre sans nom". Tout en s'emparant d'un manuel au pif, il s'adressa à Louise.

- Sérieusement Louise... Il ressemble à quoi ton livre ? On en a pour des heures à chercher ce bouquin ! ... Astronomie, sympa ce truc... Nan mais doit y en avoir des centaines ! Et avec les trois rangées, bah ça fait... beaucoup de livres hein quand même ! Et puis...

Il poursuivit son monologue tout en feuilletant de façon peu soigneuse le livre d'Astronomie qu'il tenait entre les mains. Si bien qu'il manqua d'en arracher une... et là... Max sentit le livre s'agiter dans ses mains, de plus en plus vite et de plus en plus fort. Et soudain, le livre se mit à léviter devant le Gryffondor. Et une voix criarde résonna dans la Réserve.

- Ta mère la lune ! Ton père l'astéroïde ! Ta soeur l'étoile ! Apprends à respecter un bouquin bordel !

Et le livre se referma d'un coup sec avant de se ranger à sa place. Max resta silencieux quelques instants avant d'éclater de rire.

- J'adore cet endroit ! Fitz, c'était une super idée !

Quelques minutes passèrent encore, Max avait repris ses recherches jusqu'ici infructueuses. Il frôlait quelques livres au passage, en consultait ici et là mais rien de bien concluant. Jusqu'à ce que ses yeux se posent sur un libre à la couverture noire et aux bordures dorées qui ne comportait pas de titre sur sa reliure*. Se pourrait-il qu'il s'agisse de ce libre ? Il n'y réfléchit pas à deux fois, las de chercher dans le vide. "Qui ne tente rien n'a rien". Il rebroussa alors chemin et se dirigea vers l'allée de droite. Celle dans laquelle Louise était censée se trouver. Une brillante idée lui traversa alors l'esprit. Il voulait s'éclater et il comptait bien y remédier. Il serra le livre contre lui et s'approcha de Louise sur la pointe de pieds. Il voulait lui faire peur. Il retint son souffle lorsqu'il commença à distinguer sa silhouette. Un rictus au coin des lèvres et...

- COUCOU C'EST MOI !

Les quelques livres que Louise tenait dans ses bras tombèrent en même temps qu'elle sursauta. Elle tomba en plein sur son postérieur et un livre lui atterrit sur la tête. Alors qu'il s'apprêtait à faire une remarque sur sa façon de tomber, un livre apparut dans son champ de vision. Et disparut. Et réapparut. Et redisparut. Ce livre était carrément en train de rebondir à travers l'allée. Et il faisait un boucan infernal. Une seule solution pour l'arrêter.

- YATAAAAAAAAAA !

Maximilien s'élança au-dessus du Louise et plaqua le livre au sol. Celui-ci semblait se débattre car le Gryffondor s'agitait dans tous les sens, comme s'il était possédé.

- Tu... vas... arrêter... de... bouger... sale... livre. Sinon... je... te... BRULE !

Et puis plus rien. Le livre s'immobilisa en un instant. Tout comme Max. Visiblement, les menaces avaient l'air de fonctionner.

- Ca, c'est fait !

Il s'empressa de le ranger avant de reposer les yeux sur Louise qui se trouvait toujours à terre.

- Alors, on prend racine ?! lança-t-il d'un ton détaché mais presque hilare.

Il lui tendit alors la main... et la ramena immédiatement vers lui lorsqu'elle tenta de l'attraper. Elle retomba sur le sol. Il était mort de rire et plutôt fier de sa blague. Par contre, elle...

- Fais pas la gueule, Fitz !

Bon si, elle faisait clairement la gueule. Il finit par s'installer à ses côtés, tentant de réprimer son rire et lui tendit le bouquin qu'il avait ramené.

- Tiens, j'ai trouvé ça... j'sais pas si c'est ça, mais y'avait pas de titre dessus !

Gentil Maximilien, gentil... Non, il n'était pas vraiment réputé pour être fut fut Dobson. Poor boy... C'est alors qu'il entendit des bruits de pas se rapprocher d'eux. Méfiant, il s'empara de sa baguette et la pointa devant lui.

- TIRE PAS !

C'était le gnome.

- Ah Louis ! On t'attendait ! Oui, je l'ai appelé Louis parce que c'est ton petit frère... Tiens regarde. Il prit le livre des mains de la naine alors qu'elle était en train de le lire. Qu'est-ce que t'en penses ?

Le lutin attrapa le lire, le retourna et l'examina dans tous les sens. Et à peine quelques secondes plus tard, il rebalança le livre dans la tête de Max.


- Aïe ! Mais tu es devenu fou ! hurla Max en se massant la tête.
- C'est toi le fou, tu crois que parce qu'il n'y a pas de titres, c'est celui-là ? Abruti !

Max attrapa le livre et le relança dans la tête du lutin.

- Abruti toi-même !
- Non toi abruti !
- Non toi !
...

Et c'est ainsi qu'on pouvait voir un livre voler de droite à gauche et entendre deux voix se disputer pour savoir qui des deux est le plus abruti. Grosse ambiance.

* merci Dine & Louise <3

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MessageSujet: Re: [Mai 1997] Le livre sans nom Aujourd'hui à 4:52

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[Mai 1997] Le livre sans nom

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