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Début de l'année 1997 - Demande officielle pour le don

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SERPENTARD7ème annéeAdmin bisounours
    SERPENTARD
    7ème année
    Admin bisounours
AVATAR : Adam Gallagher
MESSAGES : 1934

INFOS PERSONNAGE
SITUATION AMOUREUSE SITUATION AMOUREUSE: En couple
DATE & LIEU DE NAISSANCE DATE & LIEU DE NAISSANCE: 14 février 1981 - Londres
SANG SANG: mêlé
MessageSujet: Début de l'année 1997 - Demande officielle pour le don Ven 14 Nov 2014 - 22:51

Pouvoir désiré : un don pour la voyance. Il s'agit d'un don inné s'étant déclenché tardivement.

Pourquoi voulez-vous ce pouvoir/cette particularité pour votre personnage?: Je fais du RP avec Ethan depuis maintenant deux ans et demi, et j'aimerai le confronter à une situation qui lui imposerait quelques changements ; dans laquelle il douterait sérieusement de lui-même. Or à la base, Ethan est quelqu'un de fier, arrogant et perfectionniste, il fonctionne beaucoup sur les apparences et a confiance en lui. Un peu perdu dans ce qu'il lui arriverait, Ethan serait contraint de passer son temps libre à la bibliothèque pour trouver quelque chose, sans savoir où chercher. Autant dire qu'il lui faudra une grande volonté, lui qui est flemmard. Il est du genre têtu et accepte mal l'échec, mais il serait contraint de finalement demander de l'aide. La voyance est un domaine qui demande de la concentration, et de la maitrise de soi, donc un gros travail pour Ethan qui s'est toujours montré plutôt lunatique et impatient. Il déteste la divination, il n'y croit pas, et trouve cela stupide. Il verrait donc au début cela comme une malédiction effrayante qu'il repousserait.

J'ai envie de me lancer dans cette petite aventure personnelle avec Ethan, car c'est un personnage auquel je suis attachée et qui n'est pas figé. Il a déjà subi quelques évolutions en deux ans, et j'avoue avoir adoré RP sur les scènes avec JKR pour les besoins de l'intrigue. Ça m'inspire de réfléchir et d'imaginer un monde « parallèle » si je puis dire, car finalement dans Harry Potter, on n'apprend pas grand-chose sur la voyance. Evidemment, le résultat final me tente, mais mon vrai challenge et ma motivation dans tout ça, c'est le chemin pour y parvenir. J'aimerai vraiment jouer cet aspect de Ethan, tantôt le voir motivé à bloc, tantôt à s'énerver tout seul, ou encore dans le flou total.

Sous forme de texte RP : >> Racontez la première fois où votre personnage a réellement découvert qu'il possédait ce don, racontez la réaction de son entourage. Expliquez également, s'il y a lieu de le faire, l'évolution de ce don [Minimum 50 lignes]. A voir ci-dessous.


Dernière édition par Ethan J. FARELL le Ven 14 Nov 2014 - 23:00, édité 1 fois
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SERPENTARD7ème annéeAdmin bisounours
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MessageSujet: Re: Début de l'année 1997 - Demande officielle pour le don Ven 14 Nov 2014 - 22:56

« Il arrive qu’on puisse regretter un choix. Parfois le gout est amer et les conséquences nous hantent encore longtemps. Mais d’autres fois, il arrive qu’on puisse se dire que finalement, le choix ne fut pas si mal. Ce qui avait pris une tournure décevante se révélait finalement intéressant, et pas si inutile que ça. On se rend compte qu’on prend en maturité, que notre vision du monde change et qu’il nous apparaît comme regorgeant de trésors. On se sent petit, les choses nous dépassent. Mais y a-t-il quelqu’un pour nous plaindre ? Que sommes-nous au milieu de l’univers ? Des étoiles ? De la poussière ? Il faut accepter de n’être rien, mais tout en même temps. Accepter que tout n’a pas de réponse. Mais surtout, parvenir à ne plus avoir peur de tout cela, car l’inconnu fait peur à l’Homme. Et le premier pas à faire et de commencer à dire « je », au lieu de se cacher derrière des « on ».

18 Février 1997 - Il y aura toujours le pouvoir. Et il y aura toujours quelqu'un qui voudra s'en emparer.

Avec : Une marque verte dans la nuit - un Voyant - une Skjaldmö - une amitié qui dure - un sacrifice.

Un de plus. L'air est lourd, comme si le monde des sorciers retient son souffle en l'attente de quelque chose. Je connais bien cette ambiance, c’est en quelque sorte mon quotidien chez les Moldus. Cependant, cela fait presque dix-sept que je ne l’ai plus sentie ici, en Grande-Bretagne. Une guerre invisible a lieu, dans l'ombre. On ne la voit pas, mais elle fait rage. Et comme toutes les guerres, elle amène son lot de dégâts, et de victimes. Comme cette femme qui aurait pu être séduisante si ses yeux ne regardaient pas le vide, s'ils n'étaient pas aussi vides. Je me suis alors penché au-dessus du corps, et j’ai cueilli cette âme qui me dévisageait. Elle était de celles qui comprennent la situation, et qui l’acceptent sans se débattre. Elle a simplement porté une dernière fois son regard sur la photo posée sur une bibliothèque en bois brun, et j’y ai lu toute sa tristesse. Ses dernières pensées étaient pour sa fille, sa fierté. J’aurai aimé lui dire que tout irait bien pour elle, mais la Mort ne peut mentir, et la vérité, c’est que je n’en sais rien. Personne n’est plus réellement en sécurité à Poudlard en ce moment. Je suis alors montée dans la nuit, vers le ciel étoilé, tandis qu’une marque verte explosait dans le ciel. Le crane géant, verdâtre, a alors ouvert sa mâchoire et un serpent en est sorti en ondulant paresseusement. Ça faisait pourtant dix-sept ans. Bien que ma vie puisse vous paraître ennuyeuse, il me plait d'observer les humains. Moldus ou sorciers, voilà des millénaires que je m'étonne plus de voir à quel point ils aiment s'entretuer. Toujours au nom d'un pouvoir qui pourtant, ne sera jamais assez grand pour eux. Certaines périodes de l'histoire sont cependant marquante. Il est sidérant de voir ce que peut faire un homme de pouvoirs au nom de ses idéaux. Ils ont cette faculté de voir des différences là où il n'en existe pas. Aujourd'hui, je sens que ça recommence. Il est de retour, bien que j’ai été sur ses traces durant de longues années, dans son ombre. Mais il a fait de l’éternité l’objectif de sa vie. Il a peur de moi, il me craint. Je le sens, son âme est déchirée, rongée, pervertie. Mais nul ne m’échappe. Patience. Patience. Même votre magie n’y peut rien, aussi noire soit elle. On ne me voit pas et pourtant je suis là. Cesse-t-on de croire aux étoiles lorsque le jour se lève ?

Je ne sais pas ce qui m’a poussé à me rendre en Écosse ce soir-là. Peut être que quelque chose dans les yeux de cette femme m’a décidé à aller vérifier si sa fille va bien. Après tout, c’est certainement sa dernière nuit tranquille. Le château a toujours été théâtre de mystère, que je peine parfois à comprendre moi-même. J’aime cet endroit, mais mon emploi du temps ne me permet pas de flâner dans les couloirs de pierre. Je suis donc toujours enchanté d’y être invité. En êtes-vous offusqués ? Cela ne vous étonne finalement pas trop venant de la Mort ? Mais évitons les stéréotypes, je comprends que vous me redoutez, que vous me pensez sans cœur. Je le suis. Je ne suis ni bonne ni mauvaise. Je suis née de la rencontre du bien et du mal, car aucun d'eux ne peut exister sans l'autre. Ma mission est l’équilibre du monde. On me donne souvent le rôle de la tromperie, et de la malice. L’humain rejette sur moi la faute de sa propre bêtise, et le sorcier ne fait pas exception. J’ai eu vent de cette histoire pour enfant, celle où un sorcier souhaitait être invincible. On dit que la Mort lui a donné une baguette plus puissance que les autres, si puissante qu’elle avait attiré la convoitise des autres sorciers. Sa vantardise lui avait couté la vie, et voilà « comment la Mort a eu le premier frère » dit le comte. Pourtant je ne suis ni rancunière, ni pressée. Mais il semblerait que les sorciers aiment me donner le rôle du méchant, du diable qui cherche à agrandir sa collection. Que les choses soient claires : je n’attire personne, je me contente d’attendre, et de cueillir. Je n'ai créé aucune relique quelle qu'elle soit. J'ai suivi malgré moi la piste de la baguette de sureau, responsable des meurtres les plus sanglants de l'histoire. À chaque nouvelle victime, X Peverell est là pour l'accueillir. Mais il ne peut qu'assister, impuissant, aux méfaits qu'accompli sa vieille baguette. X Peverell lui, a bien plus de temps devant lui, à chaque nouvelle âme, il est fier d'entendre les récits de ses descendants, protégés lors de leurs aventures pas sa cape l'invisibilité. Et enfin mon cher X Peverell. De son vivant, il m'a d'abord agacé, puis intrigué. Il cherchait non pas à d'échapper, mais à m'empêcher de faire mon travail. Il voulait arracher les âmes de l'oubli et les forcer à revenir sur terre. Heureusement a-t-il fini par comprendre que jamais plus elles ne seraient heureuses dans le monde des vivants. Il a compris qu'il ne fallait pas avoir pitié des morts, mais des vivants.

Le château est calme. Il est très sombre. Glacial même. Je n’y suis venu que trois fois par le passé. La première fois remonte à une cinquantaine d’année. La pauvre enfant est morte dans les toilettes, tuée par le regard d’une créature des ténèbres. Elle avait simplement eu le malheur de tomber sur le Basilic. Mais la petite Mimi n’a pas souhaité me suivre. Elle a renoncé à la lumière et a préféré rester au château pour hanter les lieux. C’est un choix que les sorciers peuvent faire. Une bien triste mort si vous voulez mon avis. Peut être lui rendrai-je une petite visite en passant. J’ai entendu dire que Helena Serdaigle avait choisi de venir hanter Poudlard, et que le Baron l’y avait suivi. La pauvre jeune femme était pourtant faite pour la lumière, à l’instar de sa mère. Elle a choisi une mort d’errance et de rancœur. Son âme n’est que nostalgie et souffrance. Je sais qu’elle regrette sa vie. Elle aurait dû rejoindre sa mère, elle lui aurait pardonné. Comment pourrai-je le savoir ? Elle me l’a dit.  

La dernière fois que je suis venu, c’était il y a quelques mois. Elle avait la vie devant elle. Mais les hommes peuvent se montrer particulièrement mauvais, surtout ceux qui pensent avoir des droits de vie ou de mort sur les autres. La jeune fille m’a rejoint très lentement, elle s’est battue, mais ça n’a pas suffi. J’ai craint un moment qu’elle ne face comme Mimi et ce Monsieur Binns, et ne décide de rester. Elle m’assurait devoir régler certaines choses. Un rapport avec le jeune homme qui l’a trouvé il me semble. Mais elle a fini par me suivre, lasse et à bout de force. A présenté son âme repose en paix, elle attends simplement que ses proches la rejoignent, le plus tard possible. Je sais qu’elle veille sur eux, sur un en particulier.

Alors que je m’apprête à gagner la tour Gryffondor, un étrange sentiment me fait tout à coup frissonner. Frisson d’excitation, frisson de délice, frisson de crainte. La faille s’est ouverte ! Poussée par la curiosité, je rebrousse chemin et suis cet étrange phénomène qui m’appelle. Quelqu’un va mourir. Dans quelques jours, quelques années peut être. Alors que le temps suit son cours, une brèche s’ouvre. Quelqu’un marche sur le sentier du futur. Une âme vient de plonger dans les Abysses. C’est dans un dortoir aux tons verts que mes pas me portent. Les murs semblent onduler sous le reflet de l’eau. Il est là, celui qui va mourir. J’écarte lentement les rideaux qui me le cache et me penche au-dessous de lui. La sueur inonde son front, et pourtant son corps est parcouru de frisson. Un novice très certainement. Mais son âge m’étonne, il ne devrait plus se laisser entrainer de la sorte par l’Appel.  Puisse-t-il ne pas se perdre, rester dans le présent et ne pas vivre dans le futur. Beaucoup se perdent. Beaucoup préfèrent ne jamais vraiment revenir. Ce sera donc un 14 février. En 2016. Et l’épistate sera la suivante : . Ethan 1981 – 2016.

Il est maintenant temps de voir comment. Montre-moi le futur, sorcier.

• • • • • • • • • • • •

Ethan courre droit devant lui. Il semble à bout de souffle, mais il continue. Son cœur tambourine dans sa poitrine comme s’il tentait de s’en échapper. Mais son esprit est claire et soulagé : il y est presque, il le sent. Pale comme la lune, il serre sa baguette magiques de toutes ses forces. Sa fidèle baguette qui éclaire ces couloirs obscures et repousse les ténèbres. Il sait quelle porte pousser, quels sont les chemins à éviter. Pourtant ses yeux ne voient pas. Recouverts d’un voile nuageux, ils sont une fenêtre ouverte sur un autre monde. Le futur. Son futur. Il allait prendre la porte de gauche, la rouge avec la peinture écaillée, mais il se retrouverait dans un cul de sac. Il pousse donc la verte, la porte de droite. Il y a là un corps. Peut-il se permettre de s’arrêter ? Ils le rattraperaient. Alors Ethan continue. Ses pas foulent le sol de marbre avec obstination. Manier le futur n’est pas une chose facile. Il est instable, fragile, et le hasard le modifie sans cesse. Le cœur au bord de l’explosion, le Langue-De-Plomb pousse enfin la porte du manoir pour se retrouver dans le parc. Une vive bourrasque glacée le frappe de plein fouet. Brusque retour à la réalité. Son regard se précise, perd son flou et ses nuages. Ses yeux bleus sont alors aveuglés par la lune et les étoiles. Il a réussi.

Un sifflement rompt le silence de la nuit. Ethan se jette sur le côté, le nez dans l’herbe tendre. L’éclair rouge passe au-dessus de sa tête. Ils l’ont retrouvé. Mais le Langue-De-Plomb est décidé, il doit à tout prix remettre ce manuscrit à l’Ordre du Phénix, recomposé après presque vingt ans de dissolution. Vingt ans de paix.

- Tu n’aurais pas dû venir ici Ethan, souffle une voix féminine.

Déjà remis sur ses pieds, Ethan pointe sa baguette vers la jeune femme. Je sens son cœur qui se serre douloureusement. Des souvenirs s’immiscent dans son esprit avec la douceur d’une caresse lorsqu’il pose ses yeux sur la femme aimé.  Ses cheveux blonds flottent autour d’elle avec une grâce désinvolte, et ses yeux gris tempêtes ont l’éclat de la lune en hiver. Quand il les a vu la première fois, il s’est rappelé cette contrée froide et désertique où vit ce peuple de sorcier trappeurs. Ethan les a déjà rencontré, lors d’une de ses missions secrètes. Là-bas, les sorciers sont humbles et reconnaissant envers ce que leur offre la nature. Le soir, avec leur tête rejetées en arrière et leur lèvres crachant de la buée dans l’air glacé, ils lisent les étoiles. Ils la cherchent, la Calice aux yeux pourpres. Ils ont failli l’attraper. Ils l’ont traquée pendant des jours, filant à vive allure sur leur chevaux blancs aux sabots d’or, lui donnant la chasse aux cotés de grands loups argentés. Mais elle avait disparu, tout simplement. Laissant derrière elle ces contrées enneigées où le vent hurle aux oreilles des hommes et chuchote pour qui sait écouter. Arwenn lui fait penser à ça. À la liberté. Mais son cœur se brise de la voir ainsi. Fine et élancée, elle a cette beauté sauvage qui lui a plu dès le premier regard. Ethan n’a jamais su quand elle s’est laissée tentée par les ténèbres. Il aurait dû interpréter les signes. Mais aujourd’hui il était trop tard.

- Où est Alwena ? Demande-t-elle de sa voix impérieuse.

- Si tu crois que je vais te le dire, crache Ethan.

- Je sais que tu la protèges sous le sortilège Fidélitas, mais tôt ou tard nous la retrouverons, tu entends ? Tu ne pourras pas la protéger éternellement ! Nous trouverons le gardien du secret, et ton plan ridicule tombera à l’eau.

- Tu me crois assez stupide pour avoir confié la vie de ma fille à un autre ?

- Intéressant… alors c’est toi le gardien ? Souffle la femme avec un sourire à peine dissimulé.

- Laisse là tranquille, comment peux-tu faire ça à ta propre fille ?

- La Reine la réclame. Son don dépasse le tien à son âge. Je la protègerai. Soit raisonnable.

- Jamais.

Ethan pivote alors, visualisant mentalement le square en face du quartier général. Mais rien ne se passe. Il est pris au piège, un sortilège l’empêche de transplaner. Des ombres sortent alors de leurs cachettes, et bientôt il se retrouve encerclé d’Eternel, avec leur masques blancs faits de Glace du Souvenir. Ethan cherche une solution, mais aucune ne lui vient à l’esprit. Il doit pourtant faire parvenir le médaillon à l’Ordre du Phénix. Son pouvoir est immense, il le sent, même à travers le paquet. Il sent sa magie noire, qui s’immisce dans sa peau et enserre son cœur. Depuis qu’il l’a, de larges cernes ont creusé ses yeux, et ses lèvres ont bleui. Le Médaillon des Chemins ne peut être tenu par un Voyant, ça va à l’encontre des lois de la nature. Ce dernier côtoie l’avenir et tutoie le futur. Le premier permet à celui qui le porte de disparaître des limbes. Son esprit se ferme et il devient impossible de lire son avenir. Si la Voleuse d’Âme mettait la main dessus, l’Ordre ne pourrait plus prévoir ses attaques et déjouer ses plans.  Heureusement Ethan, porte-t-il sur lui sa cape ensorcelée. Il l’a inventée avec Sevan. Elle fonctionne comme une armoire à disparaître. On y met quelque chose dedans, et ça réapparait dans sa jumelle. Naturellement on ami possède l’autre. Le médaillon se trouve déjà dans une de ses poches, un simple sortilège informulé peut donc l’envoyer à des centaines de kilomètre d’ici, l’échangeant contre ce qui se trouve dans sa poche de Sevan : un simple bout de papier dont il ne connaitra probablement jamais le contenu. C’est une sorte de tradition, à chaque mission dangereuse, chacun met un petit mot écrit, une dernière pensée. Les capes ne doivent être utilisées qu’en dernier recours. Car chacun promet de revenir et de donner l’objet en main propre. Ça ne leur est encore jamais arrivé de faire l’Echange, car cela signifie que celui qui se sert des capes ne reviendra pas.

Intérieurement, je sens que Ethan commence à avoir peur. Je devine aisément ses pensées : il sait que leur but premier est de le mettre sous Impérium pour lui soutirer des informations. Mais il a appris à résister au sortilège lors de sa formation de Langue-De-Plomb. La seconde option est donc la torture. Instant de flottement. Le silence est maitre. Les seules spectatrices ce soir sont les étoiles. La lune ne veut pas voir. Un nuage passe devant l’astre, et une ombre passe dans le regard de Ethan qui, une fois de plus plonge dans les limbes. Le premier assaut viendra de la droite. Il l’esquive. Il  a depuis longtemps appris à se battre ainsi pour sauver sa vie. Mais que vaut un don aussi puissant soit-il contre un groupe d’Eternel ? Un sortilège finit par le clouer au sol. Ethan s’est promis de ne pas desserrer les mâchoires lorsque la douleur viendrait, mais il ne peut s’y résoudre. Hurler semble être le seul échappatoire. La seule chose qui peut être le soulagera. Mais rien ne calme cette sensation, celle de prendre feu, d’être plongé dans de l’acide. Il a beau se tordre dans tous les sens, rien de diminue la douleur. Il voit à présent à travers un voile rouge. Ses os se brisent, son corps se tend. Il ne parle pas. Il essaye de penser à sa fille mais n’y arrive pas. Une première goutte de sang tombe sur la neige. Une sphère parfaite qui imbibe le sol en une mosaïque cramoisie. Bientôt une flaque se forme. Il ne devrait plus tarder, mon Moi du futur. Je finis par le repérer dans un vieux saule pleureur gelé. Comment les sorciers peuvent ils se livrer à de telles atrocités ? Le décors s’effrite, comme des cendre balayées par le vent. Ethan n’est plus là, je n’ai par conséquence ni le droit ni le pouvoir de rester. De toute façon tout est terminé, il ne reste plus qu’un corps tiède. Des larmes de feu ont tracé un chemin sur ses joues. Une dernière quitte le coin de ses yeux inanimés. Ce ne sont plus que deux morceau de ciel sans éclats. Le sang continue de couler lentement de son nez et de la commissure de ses lèvres. Son ami a dû trouver le médaillon, il ne devrait plus tarder.


• • • • • • • • • •

Penché au-dessus de l’élève, je sens qu’il va se réveiller. Un sentiment de pitié me prend alors, pour ce garçon qui connaîtra un sort funeste. Du moins c’est ce que le destin lui réserve pour le moment. Mais la roue tourne, et rien n’est tracé d’avance, tout peut encore changé. Je ne suis pas acteur de ce qui se déroule sur Terre. Je n’ai aucun pouvoir sur l’avenir. Mais je peux au moins l’aider ce soir. Avec un peu de chance il ne finira pas fou. Soudain, il se redresse en poussant un cri, l’éclat des étoiles brillant encore dans ses yeux. Mais avant de laisser ce rêve, cette Lecture, se faire une place dans son esprit, je le lui dérobe. Je tiens son souvenir dans ma main, et le range précieusement. Dans la pénombre, il renifle et s’essuie le nez en cherchant sa baguette à tâtons. La lueur qu’elle projette le rassure un instant. Un court instant, juste avant qu'il ne constate que ses draps et son torse sont tachés de sang. Il rejette alors rageusement les couvertures en se demandant pourquoi il se réveille si souvent en saignant du nez en ce moment. Naturellement il ne m’accorde pas un regard. Ne me remercie pas non plus.

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