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[Mai 1997] I gotta go I know it... But these feelings are holding me back. [Fe Tonks]

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SANS EMPLOI
    SANS EMPLOI
AVATAR : David Thewlis
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MessageSujet: [Mai 1997] I gotta go I know it... But these feelings are holding me back. [Fe Tonks] Mer 29 Oct 2014 - 20:46

Tonks ∞ Remus
Episode 2 : Can't get you out of my head no matter I try. - Suite de ce rp
Il était sincère, pour une fois, dans ses propos. Comme si une barrière était encore présente, il ne parvenait pas vraiment à exprimer ce qu'il ressentait même si au fond de lui il savait combien c'était fort. Cependant, il savait qu'il allait repartir bientôt en mission, et il tenait à elle tellement qu'il ne voulait pas qu'il lui arrive quoique ce soit alors qu'il n'était pas là.  Bien sûr, elle était Auror. Il savait qu'elle était capable de se défendre, mais il le sentait en lui vibrer : ce sentiment qui rugissait en lui et qui tenait à la protéger coûte que coûte. Un peu trop chevaleresque peut-être ou vieux-jeu, certains l'appellerait, mais il était ainsi. Au fond, c'était si agréable de savoir qu'il y avait quelqu'un comme ça qui tenait à vous et voulait vous protéger ?

Pourtant, il ne s'attendit pas à ce qu'elle réagisse de la manière dont elle réagit. Certes, il la connaissait depuis maintenant quelques années, il avait partagé des missions avec elle dans les débuts et jusqu'à un certain moment, mais il n'aurait pu prévoir que la prier de prendre soin d'elle durant son absence la fasse mettre en colère. Alors qu'elle déversait des flots de paroles furieuses, la bouche de Remus s'ouvrit en forme de « O » alors qu'il se demandait ce qu'il avait bien pu dire. Il ne vit pas non plus la gifle venir – et peut-être qu'au fond aussi il sentait qu'il la méritait. Il ne la vit pas venir, mais il la sentit simplement juste après l'impact. Il porta une main sur sa joue, comme s'il avait du mal à se rendre compte de tout ce qui venait de s'enchaîner. S'il s'était déjà trouvé perdu dans sa « relation » plutôt chahutée avec Tonks, il l'était encore plus en ce moment présent. Il ne comprenait rien à ce qui venait de se passer et c'est ainsi qu'avant même qu'il se rende compte, elle avait disparu. Elle était sortit de la chambre et il n'était plus que tout seul ici, dans la chambre du 12, Square Grimmaurd.

Il ne sut pas pendant combien de temps il demeura là, sans bouger. Sans doute près d'une vingtaine de minutes. Il redescendit alors au rez-de-chaussée pour se faire un café fort mais en chemin, il fut arrêté par autre chose. Dans un coin de la cuisine accrochés à un pan de mur, il y avait quelques photos sur lesquels étaient affichés les membres de l'Ordre durant certains événements comme Noël, la nouvelle année et même des anniversaires ou de simples petites soirées. La photo qui attirait son attention était une où il se trouvait avec Nymphadora, riant et son coeur se serra. Sirius était à côté d'eux et c'était l'une de ses blagues qui faisait rire la jeune femme. Elle était légèrement appuyé sur Remus qui lui, s'il ne riait pas à gorge déployée comme elle, souriait. Que ces temps-là lui manquait... Tout était beaucoup plus simple. Il aimerait tant y retourner.

La minute d'après, l'emplacement de la photo sur le panneau au mur était vide et la photo en question se trouvait à l'intérieur de la veste de Remus, bien au chaud et en sécurité.

Il s'en alla.

#-#

Une semaine avait passée. Enfin, neuf jours. Oui, Remus les comptait. Il les comptait pour savoir combien de jours exactement il lui restait ici avant de retourner en « souterrain ». Pour parler de cet endroit, il employait toujours cette expression qui ne signifiait pas forcément directement « chez les Loups-garous » donc personne ne pourrait le deviner si jamais ils en entendaient parler. Evidemment, l'Ordre du Phoenix ne comptait pas. Dumbledore lui avait donné ses dernières instructions trois jours auparavant lors de la dernière réunion. Durant toute celle-ci, il n'avait guère parlé, ne s'était guère entretenu avec quiconque de l'Ordre et honteux et triste n'avait pas osé croiser les yeux de Nymphadora une dernière fois de peur d'y voir sa colère.  Voir ça était bien la dernière chose qu'il souhaitait emmener avec lui « là où il allait. » Depuis leur dernière discussion, il était encore plus silencieux que d'habitude, encore moins communicatif et Tonks ne pouvait cette fois se sentir lésé car il était beaucoup plus silencieux, moins prompt à la discussion avec tout le monde. Il supposait qu'ils mettraient cela sur sa mission prochaine parmi les loup-garous.

A l'étage dans la chambre, il était en train de plier soigneusement ses quelques chemises aux couleurs passées pour les ranger dans un sac en toile qu'il emporterait avec lui demain. Il y ajouta également deux pantalons en toile usés surtout en bas, plus trois cardigans gris. Voilà, sa valise était faîte... Pas besoin d'emporter beaucoup. En espérant qu'il n'y resterait pas trop longtemps... Une semaine serait déjà si long. Remus avait les traits encore plus tirés qu'à l'habitude par manque de sommeil et surtout d'anxiété. Beaucoup de choses le tenaient réveillé ces temps-ci. A genoux sur le parquet, il se releva en prenant un parchemin jaunie sur le dessus de son lit. Il le plia délicatement et le mit dans une enveloppe qu'il scella. Le nom du destinataire était inscrit lisiblement : A Nymphadora Tonks. La lettre disait :

« Je suis désolé que tu ne comprennes pas combien c'est important que quelqu'un ait un pied 'là-bas' pour pouvoir savoir ce qui se passe dans l'autre camp. Dumbledore m'a demandé d'y aller, je ne peux vraiment pas refuser. Dis-moi, qui d'autre peut mieux le faire que moi ? Je suis la personne qu'ils ont le moins de chance de soupçonner et qui serait le moins en danger et jamais je ne tolérerai mettre quiconque en danger autre que moi. Même si je ne voulais pas y aller, je le dois. Je suis sûr qu'au fond de toi, tu le sais... J'aimerai pouvoir ne pas y aller, mais ce n'est pas moi qui choisit. J'aimerai qu'il en soit autrement... Pour beaucoup de choses.
Prends soin de toi. 
Remus. »


Restait la question de comment la lui faire parvenir. Dans la cuisine ? Trop de passage. Pas assez discret. La laisser ici sur l'oreiller en espérant qu'elle viendrait y faire une visite un jour ou l'autre ? Hm... Probablement qu'elle ne la verrait jamais, La poster chez elle ? … Il venait de se souvenir qu'il y avait été une fois. Principalement, c'était ici qu'ils s'étaient rencontré, ici qu'ils avaient le plus de souvenirs. Pourtant, elle l'avait invité une fois à prendre un thé. A l'époque où tout allait bien entre eux. Il s'était assis, avait bu une tasse, mangé quelques biscuits et ils avaient ris un peu insouciamment. Remus avait aimé ces moments pour sûr. Il pouvait alors se détendre ; la jeune femme agissait sur lui « comme un anti-dépresseur ». Son rire était communicatif et sa présence le détendait, le faisait sentir bien. Mieux qu'il ne l'avait jamais été. Mieux encore, il ne s'était jamais senti autant lui-même que lors de cette période, parce qu'elle ne l'avait jamais jugé et semblait vraiment ne pas voir cette hideuse cicatrice qui le défigurait et qui lui rappelait trop ce qu'il était chaque jour qui passe. Finalement, il aimait être avec elle parce qu'elle le faisait sentir comme un Homme et non comme une bête à l'inverse de la société. Il se sentait spécial avec elle alors qu'en fait il n'était qu'un simple homme. Mais comment lui dire ?

Mais voilà, c'était fini tout ça... Et tout ça par sa faute, songea t-il.

Se levant, Remus attrapa sa veste et l'enfila. Il glissa sa lettre à l'intérieur de sa cape dans une des poches puis il sortit de la chambre, refermant la porte derrière lui. S'il allait déposer cette lettre chez elle, il devait y aller maintenant et prier qu'il ne la rencontre pas en chemin par hasard. Elle ne voulait sûrement pas le voir et il voulait lui éviter toute souffrance inutile.

Sortant de Square Grimmaurd emmitouflé de sa cape, il transplana dans le parc face à la maison à l'abri d'un bosquet avec sa destination en tête : face à l'immeuble où habitait Tonks, il y avait une petite ruelle de laquelle il pourrait surveiller les allées venues. Assurément il ne voulait pas tomber sur la jeune femme alors qu'il espionnait son immeuble. Là, caché dans l'ombre, il observa l'immeuble pendant une bonne demie-heure sans parvenir à se décider de sortir de l'ombre. La tête levé en direction de la fenêtre qu'il savait être celle de la jeune Métamorphomage, mais il ne pouvait pas dire si elle était là ou non puisqu'il ne pouvait voir aucune lumière filtrer à travers la fenêtre du salon. Peut-être était-elle dans sa chambre ? Peut-être se reposait-elle ? Ou peut-être était-elle sortie... Son cœur battait à tous rompre dans sa poitrine. Il était en ce moment si proche d'elle tout en étant si lointain et c'était encore plus douloureux. Finalement, il s'écarta du mur contre lequel il était appuyé et sortant de l'ombre, se dirigea vers l'immeuble d'un pas incertain et avec l'impression que ses jambes allaient se dérober sous lui.

Il monta les trois étages de l'immeuble comme dans un état second et ne sut même pas comment il parvint au bon. Une fois devant la porte, il sortit la lettre de sa veste et demeura là sans bouger pendant encore dix minutes sans se décider à glisser la lettre sous la porte. Il s'accroupit finalement et approcha sa main du battant. Il commença de la glisser sous la porte lorsqu'une voix familière derrière lui le fit sursauter et retomber en arrière, la lettre toujours en main. Le cœur redoublant atrocement de vigueur dans sa poitrine, il se hâta de se relever en rougissant de honte, de confusion et d'un autre sentiment que l'on taira pour le moment. Ses traits tirés par la fatigue formèrent une expression de surprise totale lorsqu'il découvrit Nymphadora. Les mains soudainement moites, il les essuya sur son pantalon et regarda la jeune femme qui se trouvait à présent face à lui. Son regard se fit troublé par diverses émotions.

« Je n'aurai pas dû venir, désolé... Je passais dans le coin... Par hasard... En fait j'ai vu Molly qui s'inquiétait pour toi... Elle... Donc je suis passé... » bafouilla t-il.

Pas très cohérents ses propos, songea t-il.

Il se tut brusquement en réalisant qu'il était en train de s'enfoncer. Il demeura immobile, avec en mémoire encore leur dernière entrevue. Tout en lui hurlait de la prendre dans ses bras car il n'en aurait plus l'occasion pendant probablement des semaines et qu'au fond elle lui manquait plus que de mesure, tout en lui désirait ces lèvres plus que jamais, ses bras désiraient plus que tout la serrer contre lui et ses doigts de glisser dans ses boucles roses aujourd'hui grises... Tout en lui avait besoin d'elle. Pourtant, il était bien incapable de faire quoique ce soit. Pourquoi donc chaque fois qu'elle était en sa présence, il ne contrôlait donc plus le cours de ses pensées ? Cela ne rendait pas le moins du monde les choses faciles. Il détourna les yeux, enfonça les mains dans ses poches tout en essayant de repousser les pensées dérangeantes qui avaient assailli son esprit précédemment. Il avait pensé qu'en restant éloigné il améliorerait la situation, mais au lieu de cela ses sentiments devenaient plus fort au fur et à mesure du temps qui passait. Il ne savait pas combien de temps il tiendrait, et il avait peur de lui-même.

« Je n'aurai pas dû venir, c'était une erreur... » fit-il faiblement en se passant une main sur son visage quelques secondes alors que son cœur refusait résolument de ralentir son rythme.

La lettre demeurait toujours dans sa main, même s'il l'avait complètement oubliée.

 
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« Si l'esprit est la lumière qui éclaire le monde,
le coeur est le feu qui les soutient : si la raison parfois s'égare, c'est le coeur qui la ramène. »



R. L.: It is the quality of one's conviction that determines success, not the number of followers.

"You know the man you truly are, Remus !
This heart is where you truly live, this heart !"

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MessageSujet: Re: [Mai 1997] I gotta go I know it... But these feelings are holding me back. [Fe Tonks] Sam 1 Nov 2014 - 22:00


Air Supply - All Out Of Love
I want you to come back and carry me home
Away from these long lonely nights
I'm reaching for you, are you feeling it too
Does the feeling seem oh so right

And what would you say if I called on you now
And said that I can't hold on
There's no easy way, it gets harder each day
Please love me or I'll be gone, I'll be gone...


Neufs jours étaient passés. Chacun d’eux avait semblé monstrueusement long à Nymphadora, qui s’était renseignée et savait très bien quand Remus partirait en mission. Les trois premiers jours, elle avait espéré de tout son être. Espéré qu’il revienne vers elle, lui demande lui pardonner, et qu’ils commencent à vivre enfin leur histoire d’amour. Mais il en n’avait été tout autre. Et les trois jours qui suivirent, elle dut se traîner pour continuer à faire les choses du quotidien. Se lever, se brosser les dents, se laver, s’habiller… se nourrir. Toutes ces choses pouvaient paraître ridicules à réaliser, mais elle se sentait si faible qu’elles étaient devenues une montagne à réaliser. Elle sentait le désespoir et la tristesse ronger chaque partie de son âme, de son corps. Elle avait toujours trouvé ridicule ces héroïnes qui se mourraient d’amour… beau mais ridicules. Et la voilà à présent au centre de l’une de ces histoires tragiques. Remus n’avait que faire d’elle, il n’avait fait que jouer avec elle depuis le début. Elle en avait à présent la confirmation. Il se moquait d’elle, n’avait jamais été réellement intéressé par elle. Elle n’était qu’une femme parmi les hommes. Rien de plus. Et ça faisait un mal de chien…

Elle refusait cependant de se laisser aller. Aussi se rendait-elle à son travail tous les jours. Certes, son apparence était plus lamentable que d’ordinaire, elle faisait pitié à voir et ses collègues ne manquaient pas de le lui faire remarquer par des réflexions maladroites qui se voulaient compatissantes, mais qui ne la rendaient que plus honteuse de son apparence et de son état. « Tu es toute pâle, Tonks… Ça ne va pas ? » « Tu devrais peut-être prendre quelques jours pour te reposer… Tu as l’air épuisée. »  « Par Merlin, Tonks ! Qu’est-ce qu’il t’es arrivé ? » Elle avait le droit à ce genre de remarques à chaque fois qu’elle croisait une connaissance. Au début, ils s’étonnaient de la voir sous cette apparence. Parfois, ils ne la reconnaissaient même pas. Ensuite, au mieux, ils se montraient compatissant ; au pire, la pitié inondait leurs visages, et ils lui balançaient l’une de ses phrases qui étaient censés vous remonter le moral, mais qui ne faisaient que l’empirer.

Oui, elle avait changé. Oui, elle était affreuse, fatiguée et dévastée. Son cœur semblait s’être éparpillé en mille morceaux, et ses yeux étaient trop bouffis pour qu’elle puisse les ramasser. Elle ressemblait à un zombie, et ne supportait même plus de croiser son reflet dans une glace, y voyant de plus l’homme qu’elle aimait. Elle y avait pourtant passé des heures devant à froncer les sourcils pour tenter de changer son apparence. Mais son don semblait avoir disparu pour de bon. Elle avait fini par se décourager, et par s’y résoudre. Elle se traînait donc de chez elle au travail, et du travail à chez elle. Elle ressemblait à une véritable loque… Pour autant, personne ne pouvait critiquer son travail. Personne ! Elle le faisait sérieusement, et se montrait même plus impliquée que d’autres fois. Elle faisait tout ce qu’on lui demandait, et pour ce qui était de l’Ordre, elle accomplissait toutes les missions également. Et elle venait même à toutes les réunions, bien que Remus y soit également… Aussi se rendit-elle à celle qui eut lieu six jours après sa discussion avec Remus dans la chambre. Elle savait déjà, à ce moment-là, qu’il partait dans trois jours… et ça la tuait. Elle ne voulait pas, avait peur de le perdre malgré tout… enfin de le perdre d’une dernière façon, puisqu’elle l’avait déjà perdu. Pourtant, elle l’évita pendant toute la réunion, se montrant la plus détachée et froide possible. Bien sûr, elle ne souriait plus, ne faisait plus de blagues. Mais elle voulut se montrer forte face à l’indifférence qu’il affichait à son égard. Pourtant, elle lui jetait parfois quelques regards qu’elle espérait discret. Elle avait « besoin » de le regarder, de l’observer, de contenter sa vue de son image. Ses cheveux châtains, les mèches argentés qu’elle trouvait sexy sur lui, ses yeux ambres qui semblaient ailleurs en cet instant, et qui ne se dirigeaient au grand jamais vers elle. Elle savait que s’il la regardait, s’il tournait son regard vers elle… elle détournerait le sien. Et pourtant, ça lui crevait le cœur de voir qu’il ne la regardait jamais. Qu’il l’ignorait juste complètement. C’était pire que tout…

Elle partit juste après la réunion, après avoir promis à Molly qu’elle passerait la voir. Mais elle ne pouvait pas supporter de rester une seconde plus dans la même pièce que cet homme, en prétendant n’être l’un pour l’autre que des étrangers. Ou du moins, agissant comme tel. Le cœur en miettes, elle rentra donc chez elle et se coucha dans son lit, sous la couette. Elle se sentait faible sur tous les plans…

Le lendemain, ne travaillant pas, elle resta chez elle à ne rien faire, incapable d’avaler quoi que ce soit. Le surlendemain, cependant, elle prit sur elle et se rendit chez Molly qui inquiète de la voir si amaigrie et faible, se fit un devoir de la nourrir. Elle se laissa entraîner et mangea un peu, sans appétit. Elle dut cependant reconnaître que ça faisait du bien. Et elle avait besoin de réconfort… Besoin de parler à quelqu’un. Peut-être Molly était-elle la bonne personne, pour cela. Aussi ne mit-elle pas longtemps à tout lui avouer pour Remus. Remus qui partirait le surlendemain en mission… Ça la rendait folle. Elle avait peur qu’il y retourne. Déjà, la dernière fois, elle savait que ça avait manqué mal se passer. Molly l’écouta attentivement et la consola, tout en tentant de la rassurer. Elle lui fit promettre de venir manger le samedi la semaine prochaine, et le cœur toujours aussi serré, mais un peu soulagé d’avoir pu se confier à quelqu’un, elle rentra chez elle.

Elle alla travailler le lendemain, sans grande conviction. Ce fut une journée banale, et même ennuyeuse. Elle ne fut cependant pas heureuse de rentrer chez elle. Elle allait encore tourner en rond, à ressasser ses pensées, et à songer au fait que Remus partait le lendemain. Elle en avait mal au ventre rien qu’à y penser. D’humeur sombre, elle transplana donc dans une allée sombre, puis traîna les pieds jusqu’à son appartement… où une surprise de taille l’attendait.

Remus se trouvait sur son perron. Accroupi pour mettre une lettre sous sa porte. Son regard s’éclaira et un espoir fou la prit. Elle le regarda, croyant voir une hallucination. Il était ici… il était finalement venu… pour elle ? Avait-il donc enfin changé d’avis ? Avait-il des sentiments pour elle ? Sans qu’elle en ait conscience, ses cheveux s’éclaircirent un peu, tout comme son regard. Le cœur battant, elle l’observa quelques secondes.

Mais s’il était venu pour lui dire qu’il voulait être avec elle… pourquoi mettre une lettre ? Pourquoi ne pas l’attendre ? *Parce qu’il va partir.*, lui souffla une voix dans sa tête. *Parce qu’il part demain matin en mission.* Son cœur se serra de peur. Elle ne voulait pas…

Et peut-être n’était-il pas venu pour la voir… la lettre semblait déjà écrite. S’expliquait-il dedans ? Non, il n’était pas venu pour la voir. Il comptait apparemment se contenter de lui glisser une lettre sous la porte. Tous ses espoirs partirent une fois de plus en fumée…

Elle hésita à reculer et le laisser s’enfuir comme il le désirait sûrement. Mais elle ne put s’y résoudre. Et si sa mission se passait mal ? Elle voulait croiser une dernière fois son regard, entendre sa voix… Elle voulait tenter de le raisonner.

- Bonsoir Remus.

Elle vit le maraudeur tomber en arrière, et se relever avec précipitation. Il semblait surpris. Et pris sur le fait… Il avait une expression coupable sur le visage qui ne laissait aucun doute : il n’avait pas compté la voir et lui parler en face. Le cœur serré à n’en plus pouvoir, elle affronta cependant son regard, alors qu’il se mettait à parler. Il s’excusait… d’être venu. Elle n’en pouvait plus de l’entendre s’excuser. Qu’il assume enfin ses choix, par Merlin ! Il lui parla alors de Molly, qui semblait s’inquiéter pour elle. Forcément… Cela voulait-il dire que lui aussi s’inquiétait pour elle ? Ou Molly… ? Non. Molly était discrète et ne l’aurait pas trahie. Serrant les dents, elle le laissa continuer, fatiguée de l’entendre toujours répéter cela. Et il le répéta encore, disant qu’il n’aurait pas du venir, que c’était une « erreur ».

Tomber amoureuse de lui avait été une erreur, oui. Une terrible erreur. Mais qu’elle n’avait pas pu empêcher. Agacée par ses paroles, ne voulant cependant pas qu’il parte, elle se dirigea vers lui et ouvrit la porte, le faisant s’écarter. Elle se tourna alors vers lui et répondit seulement :

- Tu rentres ? Tu étais bien venu pour me voir, non ? Tu es là maintenant, alors inutile de te demander si tu as bien fait ou non de venir. Fallait y réfléchir avant. Et puis, tu ne serais quand même pas assez lâche pour me dire ce que t’as à me dire par lettres plutôt que de vive voix. Je me trompe ?

Elle fit comme si elle n’avait pas vu la lettre qu'il tenait dans la main.

[Tonks se déguise en zombie pour Halloween… Enfin, elle l’est déjà. x)
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MessageSujet: Re: [Mai 1997] I gotta go I know it... But these feelings are holding me back. [Fe Tonks] Dim 2 Nov 2014 - 20:01

Tonks ∞ Remus
Episode 2 : Can't get you out of my head no matter I try. - Suite de ce rp
- Bonsoir Remus.

Remus trébucha et tomba en arrière de surprise. Lorsqu'il se releva, elle était là et tout en lui se figea à l'exception de son cœur qui semblait lui au contraire rugir à l'intérieur de lui.

Le cœur de Remus battait à un rythme effréné, presque à lui en faire mal mais ce n'était pas le même genre de douleur que lors d'une pleine lune quand il se transformait. Non, cela n'avait rien à voir. C'était une bonne douleur. Une douleur qui lui faisait du bien. Une douleur qu'il n'avait jamais connu avant de rencontrer la jeune femme à la chevelure rose et au visage en forme de cœur qui se trouvait en face de lui en ce moment, bien qu'elle ne ressemblait pas exactement à celle qu'elle l'avait été – mais en même temps, lui non plus ne ressemblait plus à celui qu'il était. Tenter de mettre de la distance entre elle et lui semblait l'affecter tout autant intérieurement en tous cas. Le seul désavantage qu'elle avait, c'était que son don faisait déteindre son désarroi intérieur sur son physique. Voir même qu'il tendait à la faire ressembler de plus en plus... à lui. Remus se figea intérieurement sous cette constatation. Il venait tout juste de se rendre compte mais était-ce lui ou même dans ses yeux il y avait cet éclat ambré qui lui rappelait son propre regard ?  Le souffle se coupa dans sa poitrine soudainement. C'était comme si le corps de la jeune femme voulait lui montrer qu'au fond ils n'étaient pas si différent. C'était ridicule, songea t-il aussitôt en écartant cette pensée de lui. Ridicule... Il ne savait pas pourquoi il avait de ces ridicules pensées d'un coup. Pourtant, il ne pouvait s'en détacher.

Le lycan ne savait pas que faire. Reculer et partir ? Il avait eu peur de tomber sur elle, et avec la chance qu'il avait c'était exactement ce qui était arrivé. Lui en voulait-elle encore ? Il ne savait pas comment le réparer. Que dire ? Y avait-il quelque chose à dire ? Il allait bientôt partir pendant plusieurs semaines, voire plusieurs mois il ne savait pas et il ne voulait pas qu'ils se séparent ainsi... Mais qu'y avait-il à faire ? Et n'était-ce pas mieux au contraire que cela se termine ainsi ? Pourtant, au fond de lui dans son cœur, il se sentait déjà mal en imaginant que s'il partait maintenant comme ça sans rien dire, ce serait bel et bien fini entre eux. Il se sentait si mal d'y penser qu'il sentait un malaise le saisir et jusqu'à faire trembler ses jambes.

Il s'écarta – enfin plutôt se colla au mur à côté de lui – lorsqu'elle le dépassa pour ouvrir la porte de son appartement et lui demander s'il voulait entrer... Enfin, elle supposa que vu qu'il était venu pour la voir, il pouvait bien entrer quelques instants... Bien entendu il ne serait pas si lâche et ne lui écrirait pas une lettre pour lui dire ce qu'il avait à dire... A ces paroles, le lycan sentit la lettre qu'il tenait toujours dans la main se glisser dans la poche arrière de son pantalon. L'avait-elle vu ? En tous cas il préféra ne pas lui demander.
Non bien sûr que non qu'il ne serait pas aussi lâche que cela. Il secoua la tête avec véhémence et après avoir longuement hésité et regardé les escaliers descendant comme une potentielle option, il entra finalement et timidement après elle. Dans cet appartement qu'il connaissait déjà. Contrairement à elle, ce dernier n'avait par ailleurs pas changé et il devait avouer l'aimer comme il était... Il n'attendit même pas d'être dans le salon pour commencer à s'expliquer tant les mots lui brûlaient la gorge. Demain, il serait loin, et c'est ce qui le motiva principalement à parler :

« Je voulais venir te voir avant de... de... » fit-il doucement, presque dans un murmure. Sa mâchoire se crispa et après un silence, il ajouta : « … Avant d'y aller. Je ne pourrai probablement pas envoyé de lettres très régulières à l'Ordre et il est hors de question pour moi d'en recevoir là-bas. Je communiquerai uniquement des informations importantes à Dumbledore.  » Il soupira légèrement. Il savait que c'était son devoir mais cela ne lui rendait pas la tâche plus facile. « Tu as toutes les raisons pour m'en vouloir et... C'est ce qui m'a tenu éloigné d'ici toute cette semaine. » Chaque mot avait du mal à sortir alors qu'il tentait de rassembler ses idées et d'essayer de lui parler clairement.

Sa voix était grave, réflexive de l'angoisse qui l'étreignait à l'idée de la blesser une nouvelle fois par ce qu'il disait. Il ne savait pas exprimer ses sentiments mais il essayait. Il y avait tant de choses qui le rongeaient, mais la perdre lui était inacceptable. « J'aimerai juste que tu comprennes combien je préférerai rester ici plutôt que d'aller rejoindre les Loup-garous pendant quelque semaines dans un lieu où la peur, la violence, la méfiance dominent...  C'est un univers à part et je ne souhaite à personne de le connaître. » Un univers où on ne pouvait avoir d'amis. Ni ami ni rien d'autres. « Mais je n'ai pas le choix et ne l'ai jamais eu quoique tu penses. Nous avons besoin de quelqu'un qui puisse avoir un pied là-bas pour espionner Greyback ? Voir ce qu'il planifie. Qui mieux que moi pour le faire ?  Je suis sûr que tu sais que c'est important... »

Son regard se fit encore plus grave si tel était possible et sûr de lui comme pour mieux dissimuler son angoisse. Il n'osait pas se rapprocher plus d'elle sans doute dans la crainte qu'elle entendrait son cœur battre comme il le faisait. Il baissa alors la voix davantage pour presque finir en un murmure... « Je sais que ce n'est pas ma place pour y vivre mais tant que j'ai une place ailleurs, je suis capable de l'endurer, et... je ne peux pas y aller sans en être assuré. » Il sentit ses yeux se fermer mais continua sur sa lancée, la voix devenu grave par l'émotion cette fois et sentant son cœur battre à lui en faire mal. Pourtant, en quelques sortes, le sentir battre signifiait pour lui se sentir vivant. Et s'il se sentait vivant,... c'était grâce à elle. Peu importe si elle lui fermait la porte au nez là, maintenant, tout de suite, mais au moins pouvait-il affirmer qu'il avait vécu. Les mots lui échappaient sans qu'il puisse les contrôler. Tout pouvait arriver « là-bas », il pouvait être démasqué, il pouvait y laisser la vie. Au moins ne serait-il mort sans lui avoir parlé.

L'émotion se noua plus étroitement dans sa gorge. « … je ne le serai pas, tant que j'ai des personnes ici qui me sont chères et qui m'acceptent réellement. Tant qu'il y a des gens qui me font sentir à ma place, qui me font vivre... Tant qu'il y a des personnes comme toi. » Cette fois, il fit un pas, puis deux pas en avant mais faillit reculer de nouveau par peur. Finalement, il ravala cette dernière et se saisit d'une de ses mains pour doucement la poser sur son cœur afin qu'elle sente qu'il ne mentait pas et combien celui-ci battait quand il se trouvait près d'elle. Il n'y avait rien de mieux pour exprimer vraiment ce qu'on ressentait... Il n'y avait pas mieux pour qu'elle comprenne combien elle le faisait sentir vivant. « Tant qu'il y a toi. » Enfin, il releva les yeux et croisa les siens dont cette lueur ambrée le stupéfia de nouveau. S'il y avait un moment qu'il emporterait le lendemain, ce serait celui-ci. Il n'attendait même pas à ce qu'elle l'attende car il pensait toujours ne pas le mériter, non, il tenait simplement à la remercier de lui avoir rendu la vie, chose qu'il avait perdu depuis bien des années. Il n'était pas habitué à ce qu' on veuille l'accepter comme Tonks le faisait assurément. Il avait toujours pensé que ce genre de choses n'était pas pour lui, que jamais ce ne pourrait être. Il avait abandonné l'espoir depuis longtemps.

… Mais il savait au moins une chose, il ne voulait pas la perdre. « C'est comme ça à chaque fois  qu'il te sent si proche. » murmura t-il en faisant allusion à ce cœur qui battait si fort sous ses doigts.

Il n'avait pas prévu de dire tout ce qu'il avait dit, et peut-être que demain il allait le regretter mais pour le moment ce qu'il ressentait c'était un énorme soulagement ainsi que l'impression de s'être un peu vidé de tout ce qu'il ressentait même si cela lui semblait encore bien peu comparé au flot d'émotions qui se déversaient en lui pour la personne en face de lui. Bien peu pour ce qu'elle méritait...

« Je ne voulais pas partir sans te dire... ça. » Sa voix s'éteignit pour de bon. La parole lui fit défaut, plus aucun mots ne lui vint pour décrire ce qu'exactement il ressentait.

You are the woman that I waited for
the only one I see
I could live a million years or more
and not explain this beautiful pain
I go through when I look at you
- Look At You, Kenny Rogers.




 
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MessageSujet: Re: [Mai 1997] I gotta go I know it... But these feelings are holding me back. [Fe Tonks] Mer 5 Nov 2014 - 0:39

C’était paradoxal. Elle ressentait le besoin de sentir son regard sur elle, mais à chaque fois, elle avait du mal à le supporter la regarder. Elle avait honte de son corps actuel… Elle ne ressemblait plus à rien, n’avait plus rien d’attirant. Ce n’était pas comme ça qu’elle allait conquérir le cœur de Remus. Si bien qu’elle pénétra chez elle, l’invitant également à entrer. Elle referma ainsi la porte derrière lui puis se retourna. Elle n’eut pas le temps de dire la moindre chose qu’il prit la parole.

Elle ne sut comment interpréter ses paroles. Tout ce qu’elle comprit, c’est qu’il comptait bel et bien partir demain, et rejoindre le camp de loups-garous. Elle qui avait espéré, durant l’espace d’une seconde… D’où lui était venu cet espoir ? Oui, elle l’avait trouvé sur son perron. Mais elle commençait à connaître Remus. Elle savait depuis le début qu’il irait, qu’il ne changerait pas d’avis. Elle avait juste tellement peur qu’il lui arrive quelque chose… Était-ce vraiment juste qu’elle s’inquiète autant pour lui là où lui semblait se moquer d’elle ? Enfin… *pas totalement*, songea t’elle. Après tout, il était venu ici… pour la « voir », avant de partir. Avant « d’y aller ». Elle le laissa continuer, mais baisser les yeux, incapable de supporter son regard. Il lui parlait des dangers, lui sortait des arguments comme pour mieux lui faire accepter l’idée. Elle resta silencieuse, le laissant aller jusqu’au bout bien que chacun de ses mots lui fassent mal, lui brisent davantage le cœur. Elle avait peur de le perdre… L’idée même lui était insupportable. Elle aurait voulu se jeter à son cou et ne plus jamais le lâcher. Se serrer contre lui, se blottir dans ses bras, et se fondre en lui. Elle aurait voulu que tout le reste disparaisse et les laisse eux seuls, à deux, sur terre. Il ne serait plus en danger. Et il serait auprès d’elle.

Sa voix était plus grave que d’habitude, comme pour donner plus de sérieux à ses propos. Elle la faisait doucement frissonner. Elle aurait pu l’écouter des heures et des heures, si ce n’était qu’elle n’aimait pas ce qu’il lui disait. Ça ne la rassurait rien. Il se mettait en position de victime, comme s’il n’avait pas le choix… et peut-être ne l’avait-il réellement pas. Oui, c’était important. Elle le savait. Et il était bien placé pour remplir cette mission.. Mais il était toujours possible de trouver des solutions, des alternatives. Lorsqu’il demanda qui d’autre pourrait le faire à sa place, elle manqua de dire « Moi. Moi je pourrais. » Mais elle se tut… Elle avait de toute façon perdu son don.

Les yeux regardant dans le vague, un peu humides, elle l’écouta presque malgré elle, tendant de se concentrer sur sa voix davantage que sur ses paroles qui lui faisaient mal. Une torture délicieuse… et horriblement douloureuse. Cependant, son discours sembla soudain changer. Être assuré ? De quoi donc parlait-il, à présent ? Avoir une place ? S’être assuré qu’il avait une place ? Où ça ? Parmi les sorciers ? C’était le cas, oui. À moins que… parlait-il d’avoir une place dans son cœur ? N’en était-il pas encore sûr ? Son cœur se mit à battre à la chamade, et elle releva un regard d’incompréhension vers lui. Elle put ainsi voir qu’il avait les yeux fermés. Pourquoi ? Elle ne dit rien, intriguée, et ne sachant de toute façon pas quoi répondre à cela. Il lui déclara alors qu’il avait besoin d’être sûr d’avoir des personnes qui tenaient encore à lui. Pourquoi donc ? Ne le savait-il donc pas déjà ? Lui fallait-il une raison pour revenir vivant ? Elle se mordit doucement la lèvre inférieure, et en le voyant se rapprocher d’elle, elle crut que son cœur allait se décrocher de sa poitrine, tellement il battait fort. Elle n’était pas habituée à le voir ainsi… D’habitude, il l’évitait, s’éloigner d’elle, évitait tout contact. Et là, voilà qu’il se rapprochait d’elle… tout près… Elle en était toute troublée. Elle n’en avait que plus envie de se blottir dans ses bras. Son regard croisa alors le sien, doré, et elle fut parcourue d’un violent frisson électrisant. Déglutissant avec difficulté, elle le laissa prendre sa main et apprécia ce contact à sa juste valeur. C’était rare que les gestes affectueux viennent de lui… Elle en fut profondément touchée. Elle lui en voulait toujours de vouloir partir, de ne pas changer d’avis, de se plonger la tête la première dans le danger. Mais au moins, à présent, elle savait qu’il tenait ne serait-ce qu’un peu à elle. Et peut-être même plus… C’est ce que laissèrent sous-entendre son geste et les paroles qui suivirent. Il conduisit sa main vers le chemin de son cœur. Les joues rouges, le bout de ses mèches retrouvant sans qu’elle n’en ait conscience, un léger rose-rouge, elle put sentir pour la première fois les battements de son cœur. Il battait vite… anormalement vite. Était-ce parce qu’il était un loup-garou ? Elle n’en était pas sûre. Il éclaircit cependant son geste par des paroles qui la firent frissonner de la tête aux pieds et lui redonna un espoir fou :

« C’est comme ça à chaque fois qu’il te sent si proche. »

Avait-il conscience de la portée de ses paroles ? Elle lui jeta un regard presque incrédule. Les joues brûlantes, le cœur battant tout aussi vite que le sien, elle le contempla un instant. Elle aimait les traits de son visage, ses yeux dorés, son nez droit et ses lèvres fines… Elle aimait ses cheveux châtains et ces trois cicatrices fines qui barraient son visage. Elle aimait tout chez lui. Sa gentillesse, sa générosité, son intelligence… Son humour particulier… et elle aimait la façon qu’il avait de lui faire comprendre ses sentiments. Ses cheveux prirent une teinte rose pâle, et son corps sembla retrouver quelques formes, bien qu’elle restait très maigre.

Elle resta silencieuse un moment, tandis qu’il ajoutait qu’il ne voulait pas partir avant lui avoir dit cela. Elle tenta d’intégrer tout cela, ne comprenant pas pourquoi il avait mis autant de temps à lui avouer tout cela. Elle se sentait cependant bien, d’un coup. Beaucoup mieux, comme si elle pouvait à nouveau respirer.

- Parce que tu crois vraiment que je vais te laisser partir, à présent ?, murmura t’elle en retour.

Son regard avait accroché le sien et elle ne voulait plus jamais le décrocher. Son autre main alla chercher la sienne qui était libre, et la porta à son cœur. L’autre était toujours contre celui de Remus. Elle se mordit un instant la lèvre inférieure, au contact… C’était agréable.

- Pour moi aussi, Remus. Pour moi aussi, c’est comme ça…

Elle se rappela qu’il fallait qu’elle respire – ce qu’elle fit donc.

- Pourquoi avoir mis autant de temps ?, lui demanda t’elle alors. Pourquoi est-ce que tu m’as évité comme tu l’as fait ? Et pourquoi tu ne m’as pas dit ça, quand je suis venue te voir dans ta chambre ?

Elle ne comprenait pas pourquoi il les avait fait souffrir ainsi, inutilement. Ils auraient pu être ensemble juste après ce merveilleux baiser échangé. Elle se rapprocha davantage de lui, et osa se blottir dans ses bras, en attendant sa réponse. Ses bras fins passèrent autour de son corps, tandis qu’elle laissait sa tête reposer contre son torse. Il sentait bon… et elle se sentait bien, ainsi, dans ses bras. Elle se sentait plus paisible qu’elle ne l’avait été depuis un bon moment. Un sentiment d’allégresse tout entier la parcourait. Elle ne voulait pas songer au lendemain. Elle avait encore toute la soirée, et la nuit, pour le faire changer d’avis. Du moins l’espérait-elle.


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MessageSujet: Re: [Mai 1997] I gotta go I know it... But these feelings are holding me back. [Fe Tonks] Mer 5 Nov 2014 - 21:50

Tonks ∞ Remus
Episode 2 : Can't get you out of my head no matter I try. - Suite de ce rp
Remus s'attendait à tous moments de faire mettre à la porte, et de voir Tonks se éclater en colère de nouveau. Son cœur battait encore dix fois plus fort  que juste avant qu'il ne commence à parler et il aurait presque souhaiter que son agonie cesse ; l'angoisse le rongeait, l'inquiétude de la perdre et la peur aussi, la peur qui l'habitait quand il imaginait Greyback découvrir sa faiblesse. Peu importe ses talents de métamorphomage ou ses talents d'Auror, elle serait irrémédiablement en danger et qui plus est à cause de lui. Pourtant, il ne pouvait momentanément plus bouger, et la paume de la main de la jeune femme qu'il avait posé sur son torse dispensait une douche chaleur en lui.

Dans les premiers temps, elle avait les yeux baissés et cela lui faisait plus mal qu'il ne voulait l'admettre. Elle ne pouvait ou voulait croiser son regard... Il aurait tant voulu qu'elle le regarde pourtant une dernière fois peu importe l'apparence qu'elle avait. Elle semblait cependant obstinée à ne pas le croiser et il ne protesta pas. Il continua au contraire à parler... peut-être que le fait qu'elle ne le regarde pas rendait les choses plus faciles après tout. Au moins son regard n'était pas là pour le mettre mal à l'aise. Au moment où son discours devenait des plus émotionnels et difficiles pour lui et qu'il avait fermé les yeux pour mieux se concentrer, elle avait relevé la tête vers lui mais il ignorait toujours et c'était sûrement mieux ainsi.

Il ne savait pas ce qu'il lui prenait, lui si distant et réservé. Il cachait résolument et en continu qui il était vraiment et il commençait à en être fatigué. Vingt ans à lutter contre de vieux démons, cela usait et les personnes qui voulaient lui donner une chance étaient tellement rares qu'ils préféraient s'en éloigner par peur, par crainte que cela ne mène au désastre et qu'il les perde de toutes façons. Sa vie était une tragédie et toutes les personnes dont il s'était trouvé proche par le passé disparaissaient les unes après les autres. Durant toutes ces années, il avait souvent pensé qu'il devait vraiment y avoir comme une malédiction sur lui et qu'il était plus facile que personne d'autre ne se rapproche de lui de trop près et ne se mette en danger. Il n'avait plis vingt ans. Il n'avait plus vingt ans cependant et il était fatigué de se battre à n'en plus finir. C'était difficile mais pour la première fois de sa vie, il avait envie d'être un peu plus sincère avec lui-même, un peu plus vrai.

Le cœur au bord des lèvres, il attendait de voir comment elle allait réagir mais son appréhension diminua un peu lorsqu'il se rendit compte que quelques-unes de ses mèches tendaient vers une couleur rose pâle. Son regard était incrédule sur lui comme si elle ne pouvait pas croire tout ce qu'il venait de lui dire et à vrai dire, lui non plus pour être tout à fait honnête. Mais au moins, cela faisait un bien fou. Pour la première fois depuis bien longtemps, son cœur ne semblait pas peser des tonnes. Cependant, ce fut à son tour de paraître incrédule lorsqu'elle lui demanda en retour s'il pensait vraiment qu'elle allait le laisser partir à présent. Dubitatif, il la scruta cherchant à déterminer si elle était sérieuse ou non. Enfin, d'un autre côté, il ne savait pas vraiment comment elle pourrait bien l'empêcher de partir s'il le voulait vraiment... Il était toujours en train de réfléchir à cela lorsqu'il la sentit se saisir de sa main libre pour la poser à son tour sur son cœur qu'il sentit battre contre sa main.  Elle pensa bon de préciser  que pour elle aussi c'était la même chose même si ce n'était guère nécessaire car il avait compris. En revanche, il ne savait pas exactement quoi répondre. Il avait commencé cette situation mais la suite lui échappait complètement.

Pourquoi avait-il mis autant de temps à lui dire tout cela ? Le lycan détourna les yeux alors qu'à sa grande surprise elle se rapprocha de lui pour se blottir contre lui pendant qu'il cherchait ses mots. Le contact le fit se raidir légèrement mais il s'efforça de se détendre. A vrai dire, il n'était pas habitué à ce genre de simple contact avec quelqu'un et il se sentait un peu... Tendu. Pourtant, il devait admettre qu'il n'y avait rien de plus agréable. Il pouvait sentir ses bras glisser autour de lui tandis que les siens restaient définitivement inutile le long de son corps. En tous cas, s'il y avait une chose, il n'avait pas envie de partir tout de suite.

« Je me suis détesté aussi crois-moi, je ne t'ai pas évité de plein gré... mais je pensais à bien, au début...  mais je me suis rendu compte que ça ne faisait qu'empirer et ça me devenait intolérable. Et,... Peut-être que Molly a eu raison de moi. » finit-il par répondre avant de finir par soupirer. « Il y a toujours quelque chose en moi qui me dit que ce n'est pas raisonnable… mais je suis fatigué de me battre contre moi-même, contre ces... émotions. » La tête de la jeune femme lui arrivait juste sous le menton et il eut juste et des mèches d'un rose pâle venait chatouiller ce dernier. Il laissa reposer un instant sa tête sur le haut de son crâne, laissant par la même occasion  le parfum de sa peau flatter ses narines. « Par ailleurs, je me demande bien comment tu pourrais m'empêcher d'y aller demain. »  fit-il cette fois sur le ton léger de l'humour qu'il n'avait pas eu depuis longtemps.

Il s'écarta doucement avant de jeter un coup d'oeil autour de lui – ils étaient toujours dans le hall d'entrée. Il esquissa un sourire embarrassé avant de lui demander : « Tu ne m'invites pas dans ton salon ? Sauf si tu préfères rester ici... » Pour le moment, il n'était visiblement pas pressé de partir. Et puis il comptait bien sur le fait que sa cheminée soit allumée : il pourrait ainsi y jeter dans l'âtre la lettre qu'il avait écrite et qu'il avait glissé dans la poche arrière de son pantalon de velours. Pendant un moment, il la regarda avant de décréter tandis qu'un léger sourire se dessinant sur ses lèvres :

« Alors, je peux l'avoir ce sourire maintenant ? »

Aussitôt après, il se demanda pourtant... Poussait-il sa chance trop loin ? Peut-être que ce n'était pas encore le bon moment pour qu'il est le droit d'en avoir un ? Il finit par hausser les épaules doucement en glissant les mains dans ses poches.

« … Enfin, tant que j'en ai un avant que je m'en aille, ça me va de toutes façons. » fit-il d'une voix douce et pourtant légèrement incertaine et anxieuse.
 
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MessageSujet: Re: [Mai 1997] I gotta go I know it... But these feelings are holding me back. [Fe Tonks] Mer 21 Jan 2015 - 23:07

Pourquoi ne la serrait-il pas contre lui ? Il ne se dégageait pas, mais il ne la prenait pas pour autant dans ses bras. Elle rêvait pourtant de sentir ses bras autour d’elle. Bien qu’un peu déçue, elle se raccrocha aux mots qu’il venait de prononcer, et profita de cette proximité pour respirer son odeur qu’elle aimait tant. Il sentait vraiment bon… Elle aurait voulu pouvoir rester toujours ici, contre lui. Elle l’écouta parler, expliquer qu’il trouvait toujours que ce n’était pas raisonnable, mais qu’il était fatigué de se battre contre lui-même, « ces « émotions ». Et que Molly avait peut-être eu raison de lui (il faudra qu’elle pense à la remercier !).  Un mince sourire sur les lèvres, elle ferma les yeux en le sentant laisser reposer sa tête sur le sommet de son crâne. Son odeur l’enivra encore davantage, et elle resserra son étreinte autour de lui, bien qu’elle n’ait que peu de forces dans les bras. Il la mit alors au défi de l’empêcher de partir, en lui disant qu’il se demandait bien comment elle ferait pour l’en empêcher d’y aller « demain ». Demain… Elle ferait son possible, en tout cas. Après ce qu’il venait de lui dire, il ne pouvait pas y aller. Après tout, s’il souhaitait tant y aller, c’était pour la fuir elle, non ? Pour fuir une éventuelle histoire entre eux. Mais à présent qu’il lui avait révélé avoir des sentiments pour elle, il n’allait pas fuir. D’autant plus qu’il était « fatigué », comme il l’avait dit. Elle comptait donc bien le retenir, quitte à devoir l’attacher de force au lit, pieds et poings liés. Remus plaisantait peut-être, mais elle, elle était très sérieuse.

Lorsqu’il s’écarta, elle n’essaya pas de le retenir. Il ne fallait pas trop le brusquer… il lui avait déjà avouer avoir des sentiments pour elle. C’était un grand pas en avant, pour lui ! Son sourire fit battre son cœur plus vite, et à sa question, elle s’effaça.

- Si, pardon. Après toi.

Elle le laissa passer. Lorsqu’il se tourna à nouveau vers elle pour lui quémander un sourire, elle s’apprêta à lui en donner un… lorsqu’il ajouta qu’il souhaitait en avoir un avant de partir. Si ça pouvait le retenir chez elle, il n’aurait certainement pas de sourire…

- On verra. Tu devrais enlever ton manteau… et t’asseoir dans le canapé ? Je peux t’apporter quelque chose à boire si tu veux. J’ai de l’eau, du multifruit, de la bière, du vin blanc… ou bien je peux te faire un thé ou un chocolat chaud… ?

Tout ce qu’il voulait, tant qu’il restait. Bien que pour le moment, il ne semblait pas être décidé à partir. Après tout, il lui avait demandé s’ils pouvaient aller dans son salon. Se rendant compte qu’il y faisait d’ailleurs un peu froid, elle alluma un feu dans la cheminée, d’un coup de baguette magique.

Autre chose l’inquiétait. Il lui avait avoir des sentiments pour elle, et être las de les cacher. Mais il n’avait eu aucun geste tendre avec elle. Aucun baiser… il ne l’avait même pas prise dans ses bras, même s’il ne l’avait pas repoussé et avait posé sa tête sur la sienne. Mais rien d’autre… Pourquoi ne l’avait-il pas embrassée ? Une petite voix dans sa tête lui souffla *Parce que tu es laide, comme ça. Personne ne voudrait t’embrasser, tu ne ressembles à rien.* Elle tenta de l’ignorer, mais devait bien avouer que cette petite voix sournoise avait raison. Elle ne ressemblait à rien. Son corps restait affreusement mince, ses formes disparues, et si ses cheveux étaient un peu moins ternes, les rares mèches roses-rouges dans ses cheveux restaient pâles. Elle était loin d’être aussi jolie qu’avant, et elle craignait à présent qu’il ne la trouve repoussante, physiquement. Elle tentait néanmoins de se rassurer en se disant qu'il n'était pas encore parti, que pour le moment, il était là dans son salon. Mais elle l'avait dans un premier lieu découvert avec une lettre à la main... Elle se demandait, malgré elle, ce que contenait cette lettre. Elle n'était pas sûre de vouloir vraiment le savoir... Elle en craignait le contenu, tout comme elle espérait qu'elle puisse apaiser ses craintes. Elle y croyait cependant peu. Après tout, il devait simplement lui dire qu'il partait le lendemain. Rien d'autre. Et en le confrontant de vive voix, il avait fini par lui avouer avoir des sentiments pour elle. Des sentiments "amoureux"... Est-ce que le vrai amour se préoccupait de l'apparence ? Pas qu'elle sache, même si ça devait compter un peu. C'est pourquoi elle ne comprenait pas pourquoi il se montrait si distant avec elle, pourquoi il ne l'avait pas encore embrassé alors qu'il lui avait dit avoir des sentiments pour elle. Et elle ne l'avait pas rêvé... son cœur battait fort, lorsqu'il l'avait fait y poser la main. Il battait fort, à cause d'elle... pour elle.


Dernière édition par Nymphadora Tonks le Sam 21 Fév 2015 - 20:13, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: [Mai 1997] I gotta go I know it... But these feelings are holding me back. [Fe Tonks] Dim 25 Jan 2015 - 13:16

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Tout cela semblait si irréel à Remus. Tout ça. Parler de lui, de ce qu'il ressentait. Il ne savait pas comment faire, comment le gérer et pire encore, à chaque seconde de plus qu'il passait ici, il avait cette impression horrible de ne pas faire ce qui était bien. Il avait l'impression de faire quelque chose qu'il ne devait pas. Sans cesse il le ressentait ainsi mais il ne pouvait pas s'en empêcher. La savoir à ses côtés le rendait si vivant, le rendait si léger de tout ce que le monde extérieur lui renvoyait de lui-même. Elle représentait le « fruit interdit » qu'il s'était toujours interdit. Pourtant, il ne pouvait s'empêcher de la voir, chaque seconde loin d'elle lui était torture. Ne pas savoir comment elle allait l'était également. Ce qu'il ressentait, il ne savait y mettre de mots, mais tout ce qu'il savait c'était que plus il la tenait éloignée, et plus il avait envie de la garder près de lui.

Il n'obtint pas le sourire qu'il demandait mais il ne s'en désarma pas. Il ne l'avait pas assez mérité il le savait. Il espérait cependant en avoir au moins un petit avant le lendemain lorsqu'il devrait partir... Elle se dégagea enfin pour le laisser passer et le lycan entra dans le salon qui était exactement comme il s'en souvenait. La décoration correspondait exactement à Tonks et il avait toujours apprécié y entrer. Au moins, contrairement à lui, elle avait une place à elle qu'elle pouvait personnaliser. La température y était un peu fraîche constata t-il cependant alors que Tonks allumait un feu dans la cheminée à l'aide de sa baguette après lui avoir proposé de retirer son manteau et de s'asseoir dans le canapé. Elle lui proposa également de lui apporter à boire et après une seconde de réflexion, il répondit : «  Un chocolat chaud sera parfait. Merci. »

Il retira son manteau qu'il déposa sur l'accoudoir du canapé et il s'assit lui-même dessus. Pas tout à fait à l'aise. Les genoux serra l'un contre l'autre, il posa ses deux mains dessus et tourna la tête vers elle, le cœur serré. Chaque fois qu'il regardait, il avait l'image d'une Tonks qui, à cause de lui, avait perdu ses beautés et formes si féminines... Il ne savait pas trop ce qu'il devait faire pour qu'elle redevienne celle qu'elle était. Son visage aminci, ses mèches d'un rose bien trop pâles... Il était là, il était venu jusque chez elle, même si à l'origine c'était pour lui glisser une lettre dans sa boîte aux lettres, mais le fait était qu'il était venu la voir. Il avait fait un premier pas au moins. Ce n'était pas rien après toutes ces semaines passées à l'éviter.

Il attendit qu'elle se soit éloignée pour aller chercher les boissons puis se leva lui-même et se rapprochant de la cheminée, il sortit la lettre de sa poche avant de la jeter dans le feu crépitant. Il plaça ensuite ses mains au-dessus du feu pour prétendre s'être rapproché dans le but de se réchauffer un peu.  Il demeura là jusqu'à ce qu'il entende les pas caractéristiques de la jeune femme derrière signifiant ainsi qu'elle était de retour. Il se retourna et s'éloignant du feu il revint vers le canapé. Son regard se fit doux et chaleureux lorsqu'il posa les yeux sur elle et pourtant si anxieux. « Merci... » fit-il d'une voix basse. « Merlin sait combien je ne mérite pas toutes ces attentions de ta part... Pas après te faire tant souffrir. » Il demeura debout à côté du canapé pendant plusieurs minutes, sans se décider à s'asseoir et baissant les yeux subitement vers ses pieds. Il n'osait bouger, il n'osait même pas respirer et encore moins rencontrer son regard. Il ne savait pas comment un jour réussir à se rattraper. Il ne lui semblait y avoir aucun moyen...  Il ne put pas même rencontrer son regard et pendant plusieurs minutes ne sut que faire de ses jambes. Il se souvint alors qu'elle lui avait suggéré de venir s'asseoir sur le canapé et il fit un effort sur lui-même pour se débloquer.

« Tu... Tu devrais t'asseoir, aussi. Tu as l'air d'avoir besoin de te reposer... » fit-il doucement comme s'il avait peur de l'effrayer ou qu'elle se mette à lui crier dessus. Il prenait beaucoup sur lui-même, essayant d'aller au-delà de son embarras et se souvenant  un peu de ses manières gentlemanesque.  Il la déchargea alors du plateau qu'elle avait apporté, le posa sur la table basse devant le canapé et s'asseyant lui-même sur celui-ci il tapota doucement à côté de lui pour lui signifier qu'elle pouvait prendre place à côté de lui. Il esquissa ensuite un petit sourire, essayant d'être confiant, réconfortant.  En tous cas, ce soir, il était là pour elle... Semblait du moins. C'était tellement plus simple de ne pas constamment se battre contre soi-même et ses propres émotions.

 
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MessageSujet: Re: [Mai 1997] I gotta go I know it... But these feelings are holding me back. [Fe Tonks] Sam 21 Fév 2015 - 21:22

Elle s’absenta un instant pour aller leur préparer des chocolats chauds. Elle ne put s’empêcher de se dépêcher, craignant qu’il ne s’échappe, qu’il ait disparu à son retour. Pourtant, lorsqu’elle revint, il était bien là. Près du feu de cheminée. Avait-il froid ? Il était vrai qu’il ne faisait pas très chaud, mais le chocolat chaud devrait réchauffer son corps. Et si cela ne fonctionnait pas, elle serait ravie de l’aider à se réchauffer, elle… Vraiment très ravie.

Elle le regarda venir vers elle, alors qu’elle se rapprochait du canapé. Des rougeurs apparurent sur ses joues à ses paroles. Elle ne voulait pas penser à ça… l’entendre s’excuser. Elle ne voulait pas de belles paroles, elle voulait des actes concrets. Elle voulait qu’il la prenne contre lui, qu’il l’embrasse, qu’il lui montre son amour… Qu’il lui promette de ne plus partir, oui, mais qu’il respecte cette parole et cesse de fuir. De la fuir.

Elle ne répondit rien à ses paroles, se contenant de fixer la table sur laquelle elle souhaitait déposer le plateau. Ce n’était pas plus mal étant donné sa maladresse maladive. Remus reprit néanmoins la parole, lui disant qu’elle devrait s’asseoir aussi car elle avait l’air d’avoir besoin de se « reposer ». Si elle ne supportait pas qu’on lui fasse ce genre de remarques, elle préféra y voir de l’inquiétude. Remus s’inquiétait pour elle… Esquissant un sourire en coin, elle le laissa lui prendre son plateaux en retenant sa réplique toute faite, et s’étonna de le voir s’asseoir… et de l’inviter à venir prendre place à côté de lui. D’ordinaire, il cherchait à mettre le plus de distance entre eux… comme cette fois où il avait pris une chaise pour ne pas s’asseoir sur le même lit qu’elle. Aussi esquissa t’elle à nouveau un sourire, et docile ou faible, vint s’asseoir à côté de lui. Elle s’était rarement sentie aussi timide en sa présence. Mais en même temps, il était rare qu’ils ne se retrouvent que tous les deux. Alors là, être assise à quelques centimètres l’un de l’autre en connaissant parfaitement les sentiments de l’autre… Elle se mordit doucement la lèvre inférieure. Pourquoi ne faisait-il rien ? Pourquoi ne l’embrassait-il pas, ne la prenait-il pas dans ses bras ? Elle savait qu’il n’était pas très à l’aise avec tout ça mais… elle aurait aimé qu’il lui montre qu’elle comptait pour lui, qu’il l’aimait, peu importe son apparence… car c’était le cas, n’est-ce pas ? Il se moquait de son apparence, non ? « Tu as l’air d’avoir besoin de te reposer… » Il la trouvait fatiguée, sans doute à cause de son apparence miteuse même si en effet, elle aurait bien eu besoin d’une bonne nuit de sommeil. Au moins, il souriait… d’un sourire réconfortant, doux. Ce sourire qui avait participer à la faire tomber amoureuse de lui…

- Ca épuise d’aimer quelqu’un qui te rejette en permanence, tenta t’elle de plaisanter.

Elle craint un instant qu’il ne le prenne pas bien, qu’il culpabilise encore davantage. Aussi reprit-elle rapidement, sans lui laisser l’occasion de répondre :

- C’est parce que je ne ressemble à rien ou que tu me trouves fatiguée que tu ne m’embrasses pas ? T’as peur que ça me fatigue encore davantage ?

Son ton était amer, malgré elle. Elle aurait voulu pouvoir se montrer d’humeur joyeuse, pouvoir se montrer forte et enthousiasme. Mais elle lui en voulait… C’était à cause de lui qu’elle était comme ça, qu’elle avait ce physique. Et il était là, bien sagement assis à côté d’elle sur le canapé. Là où elle, elle se retenait de lui sauter dessus, de l’attirer à lui, de l’embrasser… De lui montrer à quel point elle l’aimait. Pourquoi était-il si inactif ? Pourquoi son don de métamorphomage devait-il l’avoir lâché dans une apparence aussi misérable ? Elle savait qu’elle ne ressemblerait pas à ça, sans son don. Elle aurait les cheveux noirs, comme sa mère, et non pas d’un gris souris. Elle aurait les yeux d’un brun foncé ou d’un doux chocolat, et non pas ces yeux aux nuances dorées… Ces yeux devaient être la seule chose qu’elle appréciait dans sa nouvelle apparence. Les yeux de Remus…

Le cœur serré, elle fronça les sourcils et se concentra pour essayer de jouer sur son don. Mais elle n’y parvenait pas… Elle s’était cependant regardée rapidement dans une vitre avant de revenir dans le salon, et avait pu voir que ses cheveux avaient repris des teintes rose clair. Il lui semblait avoir retrouvé de plus quelques formes. Mais si peu… Elle savait que c’était dû à la déclaration de Remus, au fait qu’il lui ait plus ou moins avoué ses sentiments. Une déclaration qui lui avait redonné espoir, mais ne lui avait pas rendu la maîtrise de son don. Sans doute parce qu’elle savait au fond que ça ne suffirait pas… qu’il avait beau l’aimer, il ne resterait pas. Il comptait bel et bien partir le lendemain, et s’il avait été capable d’ignorer ses sentiments à son égard durant aussi longtemps, il ne se préoccuperait pas de les ignorer encore davantage. Mais peut-être était-ce à elle de faire son possible pour le faire rester, pour qu’il ne reparte pas. En derniers recours, elle se sentait capable d’utiliser la magie pour l’empêcher de se jeter la tête première dans cette mission suicide, et le garder à ses côtés… Égoïste, oui, mais pas complètement. Cette mission était complètement inconsciente et elle comptait bien en faire prendre conscience à Remus.


Dernière édition par Nymphadora Tonks le Lun 27 Juil 2015 - 16:57, édité 5 fois
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MessageSujet: Re: [Mai 1997] I gotta go I know it... But these feelings are holding me back. [Fe Tonks] Ven 13 Mar 2015 - 10:23

Tonks ∞ Remus
Episode 2 : Can't get you out of my head no matter how I try. - Suite de ce rp
--Ça épuise d’aimer quelqu’un qui te rejette en permanence, tenta t’elle de plaisanter.

Lancé sur un ton plaisantin en apparence, il accusa en silence, sans un mot, honteux et confus. Sans oser la regarder, il but une gorgée de chocolat chaud qui vint délicieusement le réchauffer intérieurement. Elle avait raison bien sûr, il savait qu'elle avait raison.  Raison pour laquelle il avait envie de s'enfoncer dans le canapé, de disparaître dans les coussins. Sa présence à côté de lui le mettait mal à l'aise, et en même temps le rendait tout bizarre de l'intérieur. Il savait qu'il n'aurait jamais dû lui proposer de s'asseoir juste à côté de lui... Il voulait juste être agréable. Il n'avait pas été des plus agréables la dernière fois qu'ils s'étaient croisés, au square Grimmaurd.  Il avait soigneusement entretenu une distance entre eux. Et ça aussi pour lui, c'était douloureux. Aller à contre-courant de ses sentiments, refuser d'accepter ce qu'il ressentait, se mentir... Il l'avait passé toute sa vie à se mentir, à refuser toute vie normale entre parenthèses. Il pensait que garder la distance avec elle l'aiderait à l'oublier ; qu'en ne le voyant plus que rarement, ses sentiments allaient s'évanouir avec le temps... Sauf que l'inverse se produisait et il ne savait plus quoi faire pour la repousser. Il n'avait même plus suffisamment de volonté pour le faire. Plus il tentait de la repousser, plus ses sens l'attirait à elle. Chaque fois qu'il la repoussait, quelque chose le ramenait à elle. Un désir si fort qui le faisait souffrir et en même temps le faisait sentir si vivant.

Il n'aurait pas dû venir, il n'aurait pas dû entrer chez elle. Qu'est-ce qui lui avait pris de monter jusqu'à son appartement pour lui glisser cette lettre par-dessus la port ? C'était comme si qu'il avait presque espéré qu'elle le voit et le retienne. Il aurait dû se lever là, maintenant, tout de suite, et s'enfuir avant qu'il ne soit trop tard... au risque de la perdre. Mieux valait souffrir pour le restant de sa vie plutôt que de lui donner de faux espoirs. Faux espoirs... Etait-ce à elle ou à lui qu'il se donnait de faux espoirs ? Car, au fond, une partie de lui bien enfouie continuait d'espérer malgré tout qu'il pouvait avoir une vie normale, qu'il avait le droit de donner vie à ses émotions comme n'importe qui... Emotions qu'il avait toujours compressé et ignoré au fond de lui. Même à l'époque où James et Lily avaient été tué, même lorsque Sirius avait été emprisonné et qu'il s'était retrouvé seul à nouveau, même durant ces années-là il avait tout enfoui et ignoré. Ressentir avaient toujours été synonyme pour lui de douleur, de perte... Alors toutes ces émotions nouvelles, il ne savait pas le gérer. Une autre partie de lui lui soufflait raisonnablement que ce n'était pas « bien », qu'il ne pouvait pas se laisser ainsi aller, mais voilà il était fatigué. Toutes ces années à lutter seul, à souffrir en silence et à cacher « tout ça» le détruisait.

-- C’est parce que je ne ressemble à rien ou que tu me trouves fatiguée que tu ne m’embrasses pas ? T’as peur que ça me fatigue encore davantage ?

En dépit de sa volonté, une légère rougeur colora ses joues mais il se refusa toujours à croiser ses yeux. Les circonstances auraient été autrement, il aurait sûrement rigoler. Ressembler à rien... S'il y avait bien quelque chose qui, aux yeux de Remus serait toujours impossible c'était bien qu'elle ne ressemblait à rien. En revanche, le mot « embrasser » le mit très mal à l'aise bien que son cœur s'emballa subitement. Il n'était pas venu pour ça non... Il était venu pour parler, pour lui parler mais en aucun cas pour l'em...  Bien que la pensée ne cessait de le hanter en temps normal, il faisait en sorte de le contrôler. (une question intéressante serait s'il parvint aussi à contrôler cette envie la nuit pendant son sommeil?) Il ne devait pas céder ainsi. Il ne devait pas lui donner faux-espoirs. Il partait demain en mission et ne savait pas quand il aurait la possibilité de revenir. Il ne pouvait pas s'autoriser cet écart. Pourtant... C'était si facile, Remus, de te rapprocher doucement jusqu'à frôler ses lèvres... Juste une dizaine de centimètres... Dix, quinze petits centimètres... Un pas de géant pour lui cependant. Non pas que l'envie n'y était pas mais sa raison s'opposait à lui encore, malgré l'envie qu'il en ressentait pourtant. Qu'est-ce qui l'en empêchait ?

« Ne dit pas ça... Tu... pourrais difficilement ressembler à rien à mes yeux. » fit-il enfin d'une voix rauque et embarrassée, les mains crispées sur sa tasse de chocolat. Il but une nouvelle gorgée comme si  le chocolat chaud lui donnait en quelques sortes du courage pour l'affronter car après cela, il tourna la tête vers elle. Reposant sa tasse sur la table devant lui, il posa une main hésitante sur la sienne. Ignorant le frissonnement qui l'envahit, il reprit : « Mais tu as raison, et tu devrais même aller te reposer. » Visiblement, il avait surestimé ses forces de beaucoup car il ne se sentait pas à l'aise en fin de compte sous son regard ; à moins que cela soit dû au fait qu'il avait l'impression de contempler une nouvelle fois son propre regard. Il posa une main hésitante sur la sienne avant d'ajouter : « Tu devrais aller t'allonger. Je... Je peux prendre une chaise et m'asseoir à tes côtés. Je... Je ne disparaîtrais pas avant ton réveil. » Pas avant le lendemain matin du moins. « Je te donne ma parole... » commença t-il pour reprendre après un court silence : « Parole de Maraudeurs. » ajouta t-il avec un léger sourire. C'était la façon que lui et ses amis avaient pour habitude de mettre leur parole à honneur à chaque fois.

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MessageSujet: Re: [Mai 1997] I gotta go I know it... But these feelings are holding me back. [Fe Tonks] Lun 27 Juil 2015 - 17:44

Il tenta de la rassurer sur son apparence, mais elle savait qu’elle n’avait pas fière allure. Une pensée noire ne cessait d’ailleurs de la tourmenter : était-ce par affection ou par pitié que Remus était ici ? Elle n’était même pas sûre qu’il en soit ravi, d’être assis sur ce canapé. Il était crispé, et semblait plus que mal à l’aise. Et elle, elle ne savait pas comment le détendre. Ou plutôt, elle savait mais elle n’osait pas. Par peur d’être rejeté, de se ridiculiser, de voir le peu de fierté qui lui restait être piétiné. Elle n’était pas au meilleur de sa forme, et si elle était d’ordinaire d’une nature plutôt confiante, quand il s’agissait de Remus, elle était comme une collégienne.

Toute à ses pensées, elle se répéta sa phrase. « À ses yeux ». Cela voulait bien dire qu’il la voyait avec le voile de… de quelque chose. De l’amitié ? De l’amour ? Il avait dit avoir des sentiments pour elle. Mais il ne faisait rien. Il parlait, parlait, et ne faisait que cela. Quand agirait-il enfin, pour eux ?

C’est alors qu’il posa sa tasse, et posa ensuite sa main sur la sienne. Un frisson de plaisir la parcourut des pieds à la tête. Agissait-il enfin ? Allait-il… l’embrasser ? Son cœur fit une embardée et elle se sentit légèrement rougir à l’idée. Elle retourna sa main pour la serrer dans la sienne… et la lâcha presque aussitôt, à ses paroles. Un éclat de douleur passa dans son regard. Le faisait-il exprès ? Elle était fatiguée, oui. Fatiguée de lui, de ses doutes, de l’attendre. Fatiguée de devoir sans cesse faire des efforts, et qu’il n’en fasse aucun. Fatiguée de devoir se battre pour quelque chose qu’elle n’aurait sans doute jamais. Il ne le faisait pas exprès, mais il jouait malgré tout avec elle, avec ses sentiments.  Et elle en avait assez.  C’est ce qu’elle tenta de lui communiquer par le regard, quand il releva les yeux vers elle. Elle sentit alors sa main chaude se poser à nouveau sur la sienne. Cela lui faisait terriblement du bien…  Elle aurait voulu la retirer, mais elle aimait trop ce contact. Il en était si avare. Elle l’écouta alors lui proposer d’aller s’allonger. Il s’assiérait quant à lui à ses côtés. Sur une chaise, bien entendu. Et malgré sa petite plaisanterie qui visait à la rassurer, elle n’eut même pas le cœur à sourire.

- Tu crois vraiment que je vais aller dormir, alors que tu comptes partir demain matin ? Je vais pas gâcher le temps qu’il nous reste. La seule raison qui me ferait m’allonger dans ce lit, c’est que tu t’y allonges aussi pour m’y faire l’amour.

Le regard qu’elle lui jeta était un regard blessé. Elle était cash, mais en avait assez. Il passait son temps à se cacher d’elle, à cacher ses sentiments et ses envies véritables. Elle ne comptait pas faire de même. Elle lui jetterait ses envies à la figure, et il en fera ce qu’il voudra.

- Après, tu peux aussi me donner ta parole de maraudeur que tu ne partiras pas demain matin, et que tu renonces à cette mission suicide. Ca m’intéresserait déjà davantage.

Elle termina son chocolat chaud et le posa sur la table basse. Le liquide lui réchauffa agréablement le corps et lui redonna un peu d’énergie. Même si un café aurait été plus efficace. Elle avait sommeil, et rêvait de s’allonger contre lui et de se servir de son épaule comme oreiller. Elle savait qu’elle dormirait paisiblement dans ses bras, bercée par son odeur. Un fantasme qui semblait devoir en rester un. Elle doutait de plus en plus d’avoir le droit un jour, de se blottir dans ses bras, de l’embrasser, et de se réveiller à ses côtés. Pas comme deux étrangers, comme ce qu’il lui proposait. Mais comme un couple qui avait dormi l’un contre l’autre après une nuit torride, et qui se réveillait paisiblement dans les bras de l’autre. Cette simple image était devenu un rêve, un fantasme. Et même après qu’il lui ait plus ou moins avoué ses sentiments, elle doutait toujours que cela puisse se réaliser. Remus semblait fermé à tout bonheur, à tout amour, et n’était apparemment pas prêt à lui ouvrir son cœur pour de bon, et ses bras.
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MessageSujet: Re: [Mai 1997] I gotta go I know it... But these feelings are holding me back. [Fe Tonks] Dim 2 Aoû 2015 - 15:10

Tonks ∞ Remus
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D' un côté, Remus savait que c'était une erreur d'être venu, mais d'un autre côté il lui devait au moins cela et s'il devait l'admettre, elle lui manquait. Les premiers mois où ils avaient fait connaissance lui manquaient avant qu'il comprenne enfin qu'elle avait des sentiments pour lui – et plus particulièrement avant qu'il ne comprenne que ses propres sentiments prenaient une direction qu'il n'avait pas prévu non plus et qu'il commence à les ignorer. Au final, il souffrait davantage de cette distance qu'il considérait nécessaire... Pourtant, quelque chose en lui vibrait  à chaque seconde qu'elle se trouvait dans la même pièce que lui. Il s'était réduit à l'observer de loin durant les réunions de l'Ordre du Phenix, se remémorant les premiers mois de leur rencontre. Les soirées au Square Grimmaurd passées en sa compagnie et celle de Sirius autour d'une table, d'une bonne bouteille de Bierreaubeurre et d'une jeu d'échec à discuter, rire. Il n'avait aucun doute là-dessus, ces souvenirs demeuraient parmi les meilleurs pour lui. Les mission avec elle lui manquaient aussi ; chacune d'entre elles  étaient remplies de souvenirs qui rendaient son cœur incontrôlables, et il n'avait pas souvenirs qu'il s'était senti ainsi auparavant. Sa culpabilité cependant... Ce sentiment qu'il avait et qu'il avait toujours eu qu'il n'avait pas le droit de ressentir tout ce qu'il ressentait... Ce sentiment détruisait son espoir à chaque fois et le faisait se replier sur lui-même un peu plus de nouveau à chaque fois. La douleur était pourtant toujours là. L'observer de loin comme il se plaisait à le faire n'était plus suffisant. Il avait besoin de plus... Il avait besoin de plus, mais il ne pouvait pas s'y laisser aller. Il ne pouvait pas. Il ne devait pas.

Il comprenait pourquoi Tonks avait du mal à le comprendre sur ce sujet-là en fait ; lui-même avait beaucoup de mal à se comprendre mais il n'y pouvait rien... En réalité, il ne se comprenait plus du tout précisément depuis qu'il avait rencontré la jeune femme.Tout ce en quoi il avait été persuadé s'était trouvé réduit en poussière dès l'instant où il avait rencontré, et il s'était pris à espérer... Chose qu'il n'avait plus fait depuis bien longtemps, depuis la perte de ses meilleurs amis et à partir du moment où il s'était retrouvé seul. Sa vie s'était effondrée à partir de ce moment et ce n'est que lorsqu'il avait retrouvé Sirius puis fait la connaissance de Tonks qu'il s'était ressenti vivre un peu. Et ces dernières semaines... Ces dernières semaines passées à éviter Tonks lui étaient torture mais il ne savait plus que faire pour gérer cette situation. Plus il s'éloignait, plus ses pensées se tournaient vers elle...

Il en arrivait à avoir le tournis. Pas vous ?

Il l'observa attentivement ; elle semblait dans ses pensées. A quoi pensait-elle ? Il aurait donné beaucoup pour pouvoir savoir ce dont à quoi elle pensait... ou peut-être finalement qu'il ne valait mieux pas qu'il le sache. Il ramena sa main sur ses genoux comme elle l'avait lâchée... Mais pendant quelques secondes, il avait vu cette dernière se retourner pour se refermer sur la sienne. Peut-être mieux valait-il qu'il évite ce genre de contact dorénavant...  Peut-être que cela la mettait trop mal  l'aise... Pourtant, il était revenu chercher sa main comme attirée à elle par un aimant. Il ne savait pas comment cela se faisait. Il ne s'en était même pas rendu compte. Par la suite cependant, il lui proposa d'aller s'allonger sur le lit et essayer de se reposer... Cela tenait d'une bonne intention bien au contraire, mais il lui proposa aussi de s'asseoir près d'elle sur une chaise et de ne pas quitter son chevet jusqu'à ce qu'elle se réveille. Cela ne sembla pas lui plaire. Ses paroles le firent rougir brutalement. Il attrapa sa tasse de chocolat chaud pour boire ou plutôt pour cacher son embarras. Pourquoi devait-elle être si directe ? On pouvait pas parler tranquillement sans... sans faire de ces allusions ?  En plus, elle savait pertinemment qu'il ne pouvait pas, non. Enfin... Techniquement il pouvait hein, n'allez pas imaginer qu'il ne pouvait pas réellement, mais il ne pouvait pas... Bref.

Ses paroles suivantes étaient toutes aussi impossibles d'ailleurs, voire davantage. Renoncer à sa mission suicide ? Déjà, ce n'était pas une mission suicide... Pour quelqu'un d'autre, ça le serait mais pas pour lui.  Il était en quelques sortes déjà intégrée dans le pacte car il était un Loup-garou (du moins jusqu'à ce qu'ils n'apprennent pas où était sa véritable allégeance et tant qu'ils n'apprendraient pas à propos de Tonks aussi). Non, il n'allait pas se jeter au cou de la mort en allant en territoire Lycanthrope. Il réitéra, gravement :

«  Ce n'est pas une mission suicide je répète... Il n'y a juste que moi qui puisse le faire avec succès. Ils ne me suspectent pas. Je peux insuffler du bon sens en certains... en convaincre... » Il remua légèrement sur le canapé,comme pas très à l'aise soudainement et essayant de rester maître de lui-même comme il savait tant le faire – ce qui lui était de plus en plus difficile. Il inspira longuement,semblant se débattre intérieurement avec ses démons puis il se leva, lui tendit la main et espérant qu'elle la prendrait ne serait-ce que pour sentir une fois encore le simple contact de sa main dans la sienne. Il jouait avec le diable, il le savait. Pourtant cela ne l'empêcha pas de dire... « Je...Peux bien m'allonger sur le bord du lit à côté de toi, si tu veux,... Pendant que tu te reposes. » Insister bien sur le mot repose. Sans arrière pensées bien sûr. Il posa les yeux sur le visage en forme de cœur et les cheveux qu'il connaissait autrefois roses. Oh par Merlin, tout dans son être lui hurlait qu'il ferait mieux de s'enfuir à toutes jambes...

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MessageSujet: Re: [Mai 1997] I gotta go I know it... But these feelings are holding me back. [Fe Tonks] Dim 20 Déc 2015 - 23:59

Nymphadora était estomaquée. Et le pire, dans tout ça, c’est que Remus semblait croire aux inepties qu’il lui sortait. Elle avait envie de lui sauter dessus, de le frapper, pour le ramener à la raison. Mais même ça, elle était trop faible pour le faire – mentalement, et physiquement. À la place, elle se contenta donc de lui adresser un regard significatif, qui résumait bien toute sa pensée.

- Alors tu vas… risquer ta vie… pour essayer « d’insuffler du bon sens en certains » ? Ne me mens pas à moi, Remus. On connaît tous les deux les risques de cette mission. J’ai demandé à Dumbledore, et lui-même a reconnu les dangers de cette mission. Qu’il y avait des chances pour que tu ne reviennes pas…

Elle déglutit avec difficulté.

- Mais j’imagine que c’est ce que tu cherches, non ? Mourir en héros.

L’amertume se sentait dans sa voix. Mais il y avait de quoi… Elle en avait assez de se battre, et d’essayer de lui faire entendre raison. Elle avait le sentiment qu’elle ne parviendrait jamais à lui faire réaliser sa bêtise. Et en effet, il le lui prouva une fois de plus. Elle l’observa se lever, bien qu’inquiète à l’idée qu’il souhaite partir, et ne sut si elle devait se sentir soulager, à ses mots. Bien, il ne partait pas. Mais il ne semblait pas vouloir lâcher son idée de la faire dormir. Il proposait même de s’allonger à ses côtés…

Elle serra les dents. Que faire ? Refuser, et le voir se braquer encore une fois ? Partirait-il, si elle refusait ? Non, elle l’en empêcherait. Par tous les moyens. Alors que si elle acceptait… Peut-être que… Pourrait-elle le faire dormir ici ? Une idée germa dans son esprit. Un dernier espoir. Elle était prête à tout pour le faire rester avec elle, et pour qu’il entende raison.

- Ok. Mais je ne dormirai pas.

Elle hésita mais ne put s’empêcher de prendre la main qu’il lui tendait. Elle était tellement avide de contacts, avec lui… Ils étaient pourtant douloureux, et lui brulaient la peau et le cœur. Pourtant, elle en redemandait à chaque fois.

La métamorphage se leva donc et initia le chemin jusqu’à sa chambre. Là, elle précisa :

- Mets-toi à l’aise, je reviens. Je vais juste prendre une douche. Et si tu en profites pour partir, je te jure que j’irai te chercher par la peau des fesses, jusqu’au milieu des loups-garous. Compris ?

Après avoir eu son accord, elle passa donc par la salle de bain et s’observa dans le miroir. Elle grimaça en voyant sa tête. Elle était affreuse. Comment espérer le séduire, ainsi ? Pas étonnant qu’il ait envie de la fuir, vu son apparence. Elle soupira, mais refusa de laisser pour autant tomber. Elle se déshabilla rapidement, et se glissa sous la douche. L’eau chaude sur sa peau détendit un peu ses muscles crispés, et lui fit un bien fou. Pourtant, elle se força à tourner le robinet. Elle claqua des dents sous l’eau froide, mais cela eut au moins pour effet de la réveiller un peu. L’esprit à peine plus clair, elle sortit donc quelques minutes après et se sécha avant d’enfiler une nuisette. Elle faisait vite, par peur qu'il ne prenne ses jambes à son cou. Elle s’observa alors à nouveau dans le miroir. Elle était toujours aussi affreuse, et à peine présentable. Ces cheveux gris souris… ce visage fatigué, ces cernes, les maigreurs de son corps… Elle soupira et fronça les sourcils, se concentrant au maximum pour tenter d’influencer son don. Elle voulait juste être plus attirante, pour lui. Mais cela ne fonctionna pas… Dépité, elle se résigna donc à le rejoindre sous cette triste et affligeante apparence.
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MessageSujet: Re: [Mai 1997] I gotta go I know it... But these feelings are holding me back. [Fe Tonks] Mer 8 Juin 2016 - 17:09

Tonks ∞ Remus
Episode 2 : Can't get you out of my head no matter how I try. - Suite de ce rp
D' Etait-ce une bonne idée d'être venu la voir chez elle ce jour-là ? Il n'en était pas certain. Sa raison lui hurlait que non, mais au fond de lui il n'avait pu se résoudre à quitter cet environnement familier et humain sans avoir un dernier contact avec des personnes qu'il chérissait tant... Il allait passer probablement des semaines en compagnie d'êtres solitaires comme lui, certains sanguinaires. Il avait besoin du contact social de ses amis, et de Tonks en particulier pour se sentir humain. Deux semaines là-bas lui seront suffisantes pour le renfermer de nouveau sur lui-même et lui faire oublier ce qu'être avec des amis signifie...

Quant aux dangers que la mission représentait, certes c'était dangereux en de nombreux points mais qui donc avait une meilleure chance que lui d'en revenir survivant ? Tonks ne voyait sans doute pas de ce côté-là mais c'était évident qu'il avait plus de chance de revenir de ce genre de mission que le reste de l'Ordre du Phénix...  Les autres seraient démasqués la minute qu'ils entreraient dans le territoire.  Leur chance de survie au-delà de cette minute était peu certaine. Il ne savait pas pourquoi elle avait de si extrêmes paroles : de plus, il n'essayait définitivement pas de mourir en héros. C'était une part importante de son rôle dans l'Ordre. Il ne pouvait pas exactement sortir comme ça dans la rue afin de recruter pour l'Ordre. En recrutant parmi les les loup-garous, il avait totalement plus de faire passer le message de Dumbledore et de gagner quelques voix. Mis à part si Greyback  découvrait qu'il était là à essayer de convaincre les lycans de rejoindre Dumbledore, il avait plus de chance de survie que les autres membres...

D'expérience, Remus savait qu'elle voudrait toujours avoir le dernier mot sur ça et qu'il était préférable de ne rien répondre. Il serait partit demain matin de toutes façons ; il aimerait bien faire en sorte d'éviter de la mettre en colère de nouveau avant qu'il ne s'en aille. Après tout, la raison de sa venue n'avait-elle pas été d'enterrer la hache ? Il s'en voulait déjà bien trop de son apparence triste qui lui rappelait bien trop la sienne... Oh ce qu'il aimerait tant revoir ses jolies mèches roses avant de partir. D'un autre côté, elle s'immiscerait bien plus facilement avec cette apparence au milieu des loup-garous..., songea t-il pendant un bref instant avant d'en prendre conscience et aussitôt d'en écarter cette pensée.

Il s'était levé et attendait qu'elle prenne sa main... En même temps, il n'était pas entièrement sûr que c'est ce qu'elle allait faire. Elle pourrait tout aussi bien le mettre à la porte qu'il n'en serait pas surpris après tout ce qu'il lui avait fais subir. La main tendue devant elle, il attendait donc, presque certain de se faire remballer. Elle acquiesça mais tout en lui disant toutefois qu'elle ne dormirait pas.   « Si au moins tu te reposes, ça me va. » Elle lui montra ensuite de sa chambre et il la suivit avec une certaine timidité alors qu'il entrait dans sa chambre qui était décorée à l'image de la jeune femme comme le reste de l'appartement.

- Mets-toi à l’aise, je reviens. Je vais juste prendre une douche. Et si tu en profites pour partir, je te jure que j’irai te chercher par la peau des fesses, jusqu’au milieu des loups-garous. Compris ?

Le lycan esquissa un sourire rassurant avant de répondre : « Je ne compte pas partir avant l'heure ne t'en fais pas... » Encore qu'il ne pouvait pas la blâmer de se méfier. Lui-même se demandait s'il ne s'était pas montré plus courageux qu'il ne pensait en lui proposant de l'accompagner jusqu'à sa chambre et la veiller durant son sommeil. Pendant qu'elle allait se changer dans la salle de bain, Remus se dirigea vers la fenêtre. Il observa un instant la rue, habitué à surveiller qu'il n'était pas suivi. La nuit commençait tout juste à tomber mais des enfants accompagnés de leurs parents jouaient toujours dans le parc en face et quelques passants marchaient sur le trottoir, rentrant probablement chez eux.

Il se détourna de la rue alors que la jeune femme revenait dans la chambre, ses cheveux gris souris reposant sur ses épaules. Elle était habillée d'une simple nuisette et Remus se rendit encore plus compte combien elle avait maigri ces derniers temps.  Le choc se peignit sur son visage quelques secondes. Il s'éloigna de la fenêtre près de laquelle il se tenait toujours et il dit d'un ton plutôt doux :

« Allonge-toi, ça te fera du bien. »

Il se rapprocha du lit, ouvrit le duvet, tapota son oreiller un peu pour lui donner plus de forme.


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