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[Mars-Avril 1997] You're such a tease

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MessageSujet: [Mars-Avril 1997] You're such a tease Sam 4 Oct 2014 - 23:49

Mardi
Elle mordit sa lèvre en rayant un truc sur un parchemin. Une fraction de seconde seulement avant de se retourner pour répondre à la question d'une ''amie''. Une simple fraction de seconde, mais ce suffit pour rappeler au serpentard une certaine soirée dans un certain couloir, à ces dents qui mordaient une autre lèvre, à ces lèvres pressées contre les siennes. Such a tease. Oh, c'était très subtil. Il ne le remettait pas en question. Mais il ne croyait pas un instant à l'innocence du geste. Tease all you want girl. You're not going to get anything from me. Jake pencha la tête vers l'arrière, le cou soutenu par le haut du fauteuil dans lequel il était assis. Il sentit plus qu'il ne vit le regard interrogateur de Breckenridge, mais son cadet se garda bien de formuler une question. Jake n'était pas d'humeur à s'expliquer, et ça devait se sentir. Penser à autre chose, ça n'aurait pas du être si compliqué. Il avait beau fixer cette magnifique étendue grise que constituait le plafond, il n'avait en tête que les prunelles brûlantes d'Irina Collins. D'un geste qu'il rendit nonchalant, Jake détacha ses gants de quidditch et les retira de son épiderme. « Je vais me changer » dit-il à son coéquipier qui lisait un bouquin à côté de lui. Sans attendre de réponse et sans gratifier la sixième année attablée de l'autre côté de la salle commune d'un regard, il se leva pour se diriger vers son dortoir et se débarrasser de son uniforme de quidditch qui lui collait par la sueur à la peau.

Vendredi
Elle remonta ses cheveux habituellement lâches en un chignon, dévoilant par la même occasion sa nuque blanche. You must be kidding me. Jake échappa sa plume, qui tomba en un ploc étouffé sur le papier d'un vieux livre traitant des runes antiques. Il la rattrapa rapidement, mine de rien, avant de reporter son attention sur le texte qu'il devait lire. Surtout ne pas imaginer sa peau d'ivoire, ou la courbe lisse de son cou. God! Il était impératif qu'il fasse taire les scénarios qui lui montaient à la tête. De toutes les tables libres de la bibliothèque, elle avait du choisir celle là, et des quatre chaises, s'installer à celle qui lui faisait directement dos. La sixième année était suffisamment loin pour que la scène paraisse inoffensive aux regard étrangers, mais Jake savait. Oh oui, il savait. You're smart girl. Very clever. Auparavant, il aurait peut-être cru à une divagation de son cerveau, à une fabulation d'un esprit en quête de réponses... Mais pas après cet épisode dans les couloirs. Elle s'amusait à ses dépends, la vipère, probablement satisfaite de ses petites victoires consécutives. Jake n'était pas habitué à ce genre de jeu. Il ne savait pas ce qui pourrait faire fléchir sa camarade. Oh, il avait essayé, soyez-en certain. Il avait tenté de rendre la pareille, d'entrer dans la compétition, mais elle ne lui avait répondu que par un visage neutre, un regard froid, et une expression parfaitement illisible. Autant dire qu'il ne savait aucunement comment il s'en sortait... Et il avait fini par rendre les armes ; la résolution du mystère Collins mise en suspens. I hate you. Le septième année ferma le livre avec résignation, tournant la tête vers la fenêtre, se laissant distraire par le dessin de la forêt interdite et l'étendue bleue du lac. Lorsque le soleil disparut finalement à l'horizon, Jake rangea son livre et quitta la bibliothèque sans avoir terminé son essai. Irina Collins était partie, il ne saurait dire depuis quand.

Mercredi
Jake sortit des toilettes, encore dans les vapes du matin. Non qu'il était particulièrement lève-tard, mais l'entraînement d'hier avait été éprouvant. On aurait presque cru McAlister dans un trip de pouvoir... Mais il lui était si facile de mettre la faute sur le ''capitaine''. S'il devait blâmer quelqu'un, s'en prendre au nouveau batteur serait probablement plus adéquat, et plus juste. Il ne comptait plus le nombre de cognards qu'il lui avait lancés pour faire des ''passes''. Un l'avait atteint à la jambe, un autre à l'épaule. L'un comme l'autre ne lui avait laissé de blessures graves, seulement des ecchymoses et des muscles endoloris. Il s'en remettrait dans quelques jours... mais, ouais, le réveil avait été difficile.

Jake aperçut Mcgonagall au loin. Il s'empressa donc de bien boutonner sa chemise et de resserrer le nœud de sa cravate, les mains maladroites. Lorsqu'il releva la tête, ses yeux tombèrent toutefois sur une certaine serpentard. Elle s'avançait vers lui égale à elle même, non pas seule, mais en compagnie de quelques camarades. Jake ne se donna pas la peine de les identifier. Ils discutaient, sans lui adresser le moindre regard, sans même reconnaître sa présence. Yeah, right! As if you hadn't seen me. Lorsqu'Irina arriva à son niveau, son bras frôla le tissu de son uniforme scolaire et Jake se tendit imperceptiblement. Mais elle savait. Il en mettait sa main à couper.

Dimanche
Le serpentard tira une chaise et y posa sa personne sans introduction. Il lia ses mains sur la table, son poids déplacé vers l'avant, et capta de ses iris le regard de sa camarade. « Tu attends quelqu'un ? » s'enquit-il d'un ton décontracté, maîtrisé. À cette heure de la journée, le pub était vide d'étudiants, la plupart déjà rentré à Poudlard pour le repas du soir. En l'absence de témoins, Jake en avait profité pour aborder frontalement la verte et argent. Enfin, frontalement est un grand mot. Il n'explicita aucune de ses pensées, ne jugea bon de s'expliquer. Il mit un point d'honneur à ne paraître troublé, hâtif, avide. Mais qui croyait-il tromper? Même si l'apparence était réussie, Irina jouait avec lui depuis des jours... Elle savait donc, façade ou non. Elle savait si bien que le septième année ne croyait pas se tromper en l'abordant ainsi. Elle l'avait cherché. Elle le désirait probablement -ou alors il se plaisait trop à le croire-... Et Jake était satisfait de ne pas répondre à ses attentes, de l'aborder en une situation plutôt neutre, ou les débordements ne pourraient vraisemblablement pas se manifester... Mais c'est d'Irina Collins qu'il s'agissait... Que pouvait-il bien anticiper?

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MessageSujet: Re: [Mars-Avril 1997] You're such a tease Jeu 30 Avr 2015 - 14:10

À croire qu'elle l'avait fait exprès. Lorsque l'on connaissait un tant soit peu Irina Collins, cela n'avait au final rien de surprenant. Elle aimait jouer, c'était un fait. Cependant, elle n'aimait pas perdre. Elle se débrouillait toujours pour garder l'ascendant sur ses adversaires, elle avait toujours le dernier mot, toujours. Elle n'était pas spécialement agressive, elle était bien plus subtile que ça, bien plus maligne. Après tout, ce n'était pas pour rien qu'on l'avait répartie chez les vert & argent. Voilà plusieurs mois qu'elle jouait à ce drôle de jeu avec Jake Cleaver. Elle déplaçait ses pions dans la plus grande discrétion, s'amusant à créer l'envie chez son camarade Serpentard. Force est de constater qu'elle y arrivait plutôt bien. C'était presque trop facile Un mordillement subtil des lèvres, un mouvement de cheveux quelconque, un frôlement au hasard, une petite réflexion de temps à autres, cela représentait autant d'armes à sa disposition. Des armes que toutes les femmes possédaient si on y regardait d'un peu plus près. Cependant, toutes ne savaient pas les utiliser comme il le fallait. Ils étaient jeunes, pour certains, il y avait encore l'innocence de l'enfance mais personne ne s'y trompait, c'était bel et bien un jeu de séduction qui s'était enclenché entre eux. Depuis combien de temps cela durait, elle ne saurait le dire, mais elle prenait un malin plaisir à dégainer ses flèches une par une et à chaque fois elle visait juste. touché, mais pas encore coulé. A chaque fois, elle ne lui donnait pas beaucoup. Selon elle, c'était normal, il fallait susciter l'envie, entretenir la flamme. Capter son intérêt. Jouer, mais jamais dévoiler la suite de son plan. Cleaver, lui, avait bien plus de difficultés à cacher ses cartes qu'elle, mais l'effort était plus que louable. Comment parvenait-elle à savoir que ses petites manœuvres fonctionnaient ? Et bien, elle le voyait. Elle le sentait. Il était toujours plus gauche en sa présence, à faire tomber les objets qu'il tenait, à bafouiller ne serait-ce qu'un peu, autant de réactions qui prouvaient que oui, elle lui faisait de l'effet. Alors elle prenait un malin plaisir à continuer de le tenter, s'amusant de ses réactions alors qu'il tâchait de paraître impassible, mais Irina savait. Elle n'était jamais très loin, marquant subtilement son territoire. Irina ne faisait rien au hasard, il lui serait difficile de feindre une quelconque innocence. Elle avait sa petite idée. Cela se voyait, cela se sentait à sa façon de se déplacer, de se placer, de faire en sorte qu'elle soit toujours dans son champ de vision car elle savait qu'il regardait. Elle le voyait essayer parfois et elle restait parfaitement neutre. Cela lui paraissait parfaitement normal dans le fond, elle n'allait pas lui laisser croire que c'était du tout cuit. Puis, il fallait avouer qu'elle prenait un malin plaisir à le voir se prendre au jeu, vouloir la séduire à son tour. Elle ne réagissait certes pas comme il l'aurait voulu, mais cela ne signifiait pas pour autant qu'elle n'avait rien vu, qu'elle n'était pas sensible à ses action. Bien au contraire. Elle s'en délectait.

Elle savait pourtant que ce genre de jeux n'apportait jamais rien de bon. Qu'elle finirait par s'y brûler les ailes à un moment à un autre. Le pauvre Icare l'avait appris à ses dépens. Le soleil était beau mais il était dangereux. S'il était hors de portée c'était bien pour une raison, il serait donc imprudent de tenter de l'atteindre. Imprudent et déraisonnable. Cependant, la quête de l'inaccessible n'avait rien de raisonnable, bien au contraire. C'était agir sous l'effet d'une impulsion, de vils désirs, c'était assouvir une envie égoïste. C'était le reflet de nos perversions humaines. On pouvait en dire autant pour l'amour et tout ce qui s'y rattachait. La chair, les sentiments, les instincts primitifs de l'homme. Le désir charnel, le péché originel. Surtout chez des adolescents dont les hormones étaient en ébullition. C'était presque trop facile. Un contact fugace, un toucher timide mais pas trop, une main sur l'épaule ou dans le dos. Irina n'était pas spécialement tactile mais elle usait et abusait de ces techniques, comme pour faire en sorte qu'il se rappelle. Irina, elle, savait qu'il se rappelait. Ce baiser volé au détour d'un couloir, un certain mois de février. À se réchauffer de cette façon, ils étaient bien loin de craindre les engelures. Ce n'était qu'un baiser et pourtant ça voulait dire tellement de choses. C'était loin d'être anodin, innocent. C'était la fin de l'enfance, où chacun restait à sa place et où on pensait que les individus de l'autre sexe étaient dégoûtants. Combien de petites filles n'avaient-elles pas lâché un beurk à l'idée d'embrasser un garçon ? Fort heureusement, Irina n'en était plus à ce stade-là, et ce depuis bien longtemps. Des baisers, elle en avait volé plein, elle avait connu bon nombre de relations, certaines étaient parfois sans lendemain. Ce n'était pas très correct pour une jeune fille de son âge et de son rang, elle pouvait paraître bien trop frivole. Les plus conservateurs se seraient sans doute offusqués mais pas elle, elle ne faisait que s'amuser, profiter de sa jeunesse. Elle avait la vie devant elle pour se poser. Contrairement à ses autres camarades de sang-pur, elle était libre de tout engagement. Pourtant, elle était prête à salir son nom en fréquentant un sang-de-bourbe. Cleaver n'était pas spécialement ce qu'on appelait un bon parti, mais Irina était attirée par cette part d'interdit qu'il représentait. Elle ne pouvait pas l'avoir mais elle voulait l'avoir, alors elle l'aura. Ce n'était plus qu'une question de temps. Bien sûr, elle savait aussi qu'ils ne pourront jamais être un couple, enfin, au sens conventionnel du terme. Mais rien ne les empêchait d'essayer. Ils étaient jeunes, ils avaient le temps.

Alors oui, elle était surprise de le voir débarquer tandis qu'elle sirotait une bièraubeurre. Une fois n'était pas coutume, elle était seule. Elle s'attendait donc légitimement à ne pas être dérangée. Sauf que Jake Cleaver n'était pas du tout de cet avis, bien au contraire. Il venait de se poser en face d'elle sans lui demander son avis, jamais. D'ordinaire, cela lui aurait valu un pincement de lèvres réprobateur, Irina n'aimant vraiment pas que l'on prenne de telles initiatives alors que c'était clairement elle qui décidait, qui définissait les règles du jeu. Pas cette fois. Jake avait brisé les règles pour imposer les siennes. Il était venu à elle pour la défier, pour lui dire que cette fois, c'est lui qui a les commandes. Irina haussa un sourcil interloqué. Certes, il n'avait pas dit les choses de cette manière, mais c'était ainsi qu'elle le comprenait. Dans le fond, Irina appréciait. Au moins, il s'affirmait. Il montrait qu'il existait. Qu'il avait un semblait de personnalité. Cependant, savait-il réellement ce qu'il faisait ? Avait-il déjà oublié ce qui s'était passé la dernière fois qu'ils se sont vus ou fallait-il lui rafraîchir la mémoire ? Son petit doigt lui disait qu'il ne serait pas contre réitérer l'expérience mais ce serait trop facile de lui accorder ce qu'il était venu chercher en l'affrontant de la sorte. Ça se méritait. Quant à savoir si elle attendait quelqu'un...Peut-être, peut-être pas, mais Irina se doutait bien qu'il ne se contenterait pas d'une réponse entre deux. Il voulait du clair, concis. Du concret. Dépourvu d’ambiguïté en somme.

« Très honnêtement, j'ai bien cru que tu ne viendrais jamais. »

Ce n'était probablement pas la réponse qu'il attendait, mais c'était en tout cas du Irina tout craché. La Serpentard avait décidé de jouer la carte de l'honnêteté tout en continuant à le défier. Elle avait vu juste, il était venu la chercher. Dans le fond, elle attendait un signe, un geste de sa part. Elle le toisait de ses prunelles claires, en attente d'une quelconque réaction. Il était venu à elle, alors cette fois elle attendrait. Elle attendrait qu'il vienne la chercher, qu'il aille jusqu'au bout de sa démarche. Ainsi elle saurait si ce n'était que de la provocation ou s'il était réellement capable de lui tenir tête sur la durée. Elle battit légèrement des paupières avant de porter son verre à ses lèvres, non sans l'avoir levé vers lui au préalable, comme pour trinquer en son honneur.

« Alors, mon beau Jake, qu'est-ce qui te pousse à désirer autant ma compagnie ? »

Je pensais que tu en avais eu assez. Elle se garda cependant de le dire tout haut. Ses prunelles brûlantes le fixaient, semblaient vouloir le dévorer. Allait-il être impressionné par son regard particulièrement ardent ou au contraire allait-il garder son sang froid ? come on. Elle lui tendait la perche, il ne lui restait plus qu'à la saisir. Elle lui donnait l'opportunité de s'exprimer, de lui dire ce qu'il avait derrière la tête. Un cadeau empoisonné en somme. Car c'était aussi une arme à double tranchant. La question était suffisamment large pour que l'on puisse s'y perdre. Tant de possibilités...trop peut-être. Alors Jake. Montre-moi ce que tu sais faire. Montre-moi que tu peux dominer la partie. Montre-moi tes talents. Elle savait qu'il y avait quelque chose. Elle le sentait. Alors, qu'il se montre dans toute sa splendeur. Game on.
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MessageSujet: Re: [Mars-Avril 1997] You're such a tease Mar 17 Nov 2015 - 21:09

Jake regardait Irina Collins assise là, bièraubeurre à la main, sourcil haussé en une ébauche de surprise. Elle avait la peau pale et toujours cet éclat au fond des yeux. L'éclat qui trahissait son intelligence, son esprit calculateur, bien au-delà de son mur de glace. Une lueur charismatique qui faisait d'elle Irina Collins. Elle était belle. Jake ne pouvait que le constater. Il n'était pas sensible à la beauté en soi. Un million de filles pouvait faire tourner les têtes, mais peu l'attirait comme le faisait Irina. La beauté n'éveillait ni flammes, ni désir de réciprocité. Je veux que tes yeux me suivent comme les miens s'en obstinent. Je veux que tu cherches à me plaire comme je me casses la tête à le faire. Jake ne savait pas si 'chercher à plaire' était véritablement en cause ici, mais Irina avait décidément œuvré à éveiller quelque chose en lui. Ces regards, ces mouvements, ces touchers innocents. Innocents, mon œil! Même si sa gorge s’asséchait, même si sa tête s'emportait, Jake se jugeait déjà gagnant. You're such a tease and that's why I'm winning.

« Très honnêtement, j'ai bien cru que tu ne viendrais jamais. » Elle le toisa, lui leva son verre, et Jake esquissa un sourire joueur. Vraiment? Elle s'était assise là, toute seule, pour l'attendre... Comme si elle avait su qu'il allait craquer et se décider à l'aborder. Jake n'en croyait pas un mot. Le soulever à voix haute lui paressait toutefois bien futile. Il se recula sur sa chaise, se laissant glisser contre le dossier et s'écartant les jambes. « Oh, tu sais, l'erreur est humaine. » Du regard, Jake tenta d'accrocher l'employé en service. Il commanderait bien une bièraubeurre à son tour. L'employé semblait toutefois bien occupé au bar, discutant avec une jolie rousse au rire clair et niais. Foutu serveur.

« Alors, mon beau Jake, qu'est-ce qui te pousse à désirer autant ma compagnie ? » Jake tiqua. Beau? Il s'empara de son égo à deux mains pour éviter qu'il ne se gonfle démesurément. Bien sûr, ça sonnait comme un compliment. Bien sûr, ça le flattait dans le sens du poil. Bien sûr, il serait facile d'en ronronner de plaisir. La fierté d'appartenir à la maison des serpents l'empêchait toutefois de se laisser manipuler aussi grossièrement. Beau. Un terme de séduction facile, vide, mais rapace. Si Jake était satisfait qu'Irina joue le jeu de la séduction avec lui, il ne comptait pas s'y laisser dévorer. Si on joue, ça sera d'égal à égal. Tu ne me verras pas courber l'échine, tu ne me verras pas imploser. Tu ne pourras pas venir gober les morceaux de ma chair vaincue. Jake soutint donc son regard intense sans broncher. Après avoir enduré tant d'allumages indirects, de petites tortures détournées, il accueillait à bras ouverts une attaque de front. Il pouvait attraper le buffle par les cornes. C'était beaucoup plus tangible que les caresses soufflées qui glissent entre les doigts.

« Tu veux que je chante tes louanges? » demanda-t-il en haussant un sourcil à son tour. Il ne comptait pas lui lancer de fleurs, convaincu de toute façon qu'elle n'en désirait pas. Irina aimait créer des ambiguïtés, poser des questions pour mieux humilier. Si elle tendait des perches, c'était pour les retirer avant qu'on s'en empare. Les mains se refermaient dans le vide. Inatteignable petite vipère. Jake voulait être la fois qui dérogerait à la coutume, et il avait le vent dans les voiles et la patience à ses côtés. « Tu sais, je ne fais qu'accepter tes... invitations. » Bien sûr, elle pourrait nier l'évidence, mais qui tromperait-elle? Teaser était dépourvu d'innocence, jamais sans but, jamais sans lendemain. Jake passa une main dans ses cheveux et décida finalement que, faute de fleurs, il pouvait bien lui souffler une pétale. « Et si c'est l'heure de l'honnêteté, j'aimerais bien savoir pourquoi j'en reçois l'honneur. »

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SERPENTARD7ème annéeAdmin à l'esprit tordu
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MessageSujet: Re: [Mars-Avril 1997] You're such a tease Sam 2 Juil 2016 - 20:43

C'était toujours comme ça, entre eux. Il n'y avait jamais guère plus que des regards, parfois quelques mots étaient échangés, mais ça s'arrêtait là. L'un comme l'autre n'étaient pas vraiment bavards, ils se contentaient du strict minimum en terme d'échanges. Pourtant, ces deux-là partageaient une certaine intimité, une intimité qui pouvait paraître surprenante au vu de leurs caractères respectifs. Rien n'était jamais clair entre eux, tout n'était qu’ambiguïté et il faut bien l'avouer, Irina se prenait bien trop souvent au jeu. La dernière fois, Jake Cleaver avait réussi à la surprendre en l'embrassant alors qu'elle ne s'y attendait pas vraiment. Elle qui pourtant avait toujours un à deux coups d'avance s'était retrouvée au pied du mur,  sans vraiment savoir comment elle était censée réagir. Bien sûr, elle n'en avait rien montré, il ne faudrait surtout pas qu'il s'imagine qu'il avait réussi à la déstabiliser. Elle avait tout de même une réputation à préserver. Et tandis qu'elle était assise là, à cette table, elle ne pouvait s'empêcher de le défier du regard. Osera-t-il ? Osera-t-il pas ? Elle était curieuse de savoir ce qu'il comptait faire, , maintenant, tout de suite. Elle brûlait de savoir s'il allait mordre à l'hameçon, mais elle ne montra aucun signe d'impatience. Elle affichait sa sempiternelle expression détachée, étrangère à tout ce qui se passe ici et là. Pourtant, un léger sourire ornait ses lèvres, le sourire de celle qui savait. C'était un sourire mi amusé, mi victorieux, un sourire empreint de fierté, d'orgueil, de suffisance. Elle le contemplait depuis sa tour d'ivoire, disponible et inaccessible tout à la fois. Elle l'observait. Elle jaugeait chacune de ses actions, jugeait chacun des mots qu'il ne disait même pas. Lui aussi souriait. Il entrait dans son jeu, il se mettait à son niveau, employait les mêmes armes qu'elle. Elle aurait pourtant voulu lui conseiller d'arrêter de vouloir faire comme les grands, mais elle s'en abstint, sans doute de justesse. Jake était bien trop honnête, bien trop bourru pour jouer comme elle le faisait. Irina savait manipuler le mensonge et les faux semblants, mais lui ? Il dégageait quelque chose de brut qu'il planquait sous sa nonchalance.

Lorsqu'il lui dit que l'erreur est humaine, le sourire de la Serpenard s'élargit un peu plus. Son amusement était très nettement perceptible. Aussi pensait-il que l'aborder était une erreur[/b] ? Mensonge, elle n'y croyait pas vraiment. S'il avait vraiment fait une erreur, il n'aurait pas persisté et signé. Il ne se serait pas [i]imposé à sa table. Ou alors, il avait réagi de façon tout à fait inconsciente et irréfléchie, et cela collait avec son tempérament impétueux. À lui seul il était tributaire de la spontanéité dans leurs échanges. Elle même n'en était pas capable. Elle avait du mal à lâcher la bride, à se laisser vraiment aller. Pourtant, ceux qui la connaissaient dans son intimité savait que sous la glace se cachait une ardeur insoupçonnée. C'était un trésor qu'il fallait cependant mériter. Irina n'invitait pas n'importe qui dans sa couche, elle choisissait soigneusement chacune de ses relations. C'était parfaitement assumé, elle n'en rougissait pas. Jamais. Alors, elle ne répondit rien, ne jugeant pas cela nécessaire. Au lieu de cela, elle avait flatté son ego. Elle lui avait même dit qu'il était beau. Elle le pensait, pour une fois, ce n'était pas du bluff. Il dégageait quelque chose qui lui plaisait sincèrement. Peut-être qu'il pouvait s'avérer intéressant finalement, il suffit qu'on le pousse un peu. Irina ne perdit pas son sourire lorsqu'il lui demanda s'il fallait chanter ses louanges. Elle n'en demandait pas tant. En réalité, ce n'était pas cela qui l'intéressait. Elle n'avait pas envie d'un soupirant qui ne la quittait plus du regard. À être trop observée, elle finirait par se sentir oppressée. Irina n'aimait pas se sentir surveillée, épiée. Elle-même se plaisait à observer les autres quelques fois, mais elle n'en montrait jamais trop, sans doute par pudeur, sans doute par volonté d'entretenir le mystère. Quelque part, Irina se complaisait dans cette étiquette de casse-tête chinois que les autres lui attribuaient volontiers. Elle ne s'en plaignait encore moins. Au contraire, elle en jouait et avec lui plus que les autres. Quand on la connaissait un minimum, c'était bon signe, car la plupart du temps, elle ne prêtait pas attention à ceux qui ne l'intéressaient pas. Elle se contentait de passer son chemin sans trop s'attarder. À ses yeux, ils n'existaient pas. Quant à Jake Cleaver, il existait, et c'était déjà énorme. Se rendait-il compte à quel point il était privilégié ? Sans doute pas, car sinon, il ne s'empresserait pas de se justifier de cette façon.

« Répondre à mes invitations, vraiment ? » s'étonna-t-elle, tandis qu'elle haussait un sourcil à son tour.

Elle aurait pu feindre l'innocence jusqu'au bout, demander quelles invitations, en écho à ses mots, mais elle n'en fit rien, parce que quelque part, il savait lui aussi. Il savait parce que tout était implicite entre eux, elle n'a jamais pris la peine de lui expliquer et il comprenait quand même. Voilà pourquoi il était au dessus des autres. Irina écoutait beaucoup ce qui se disait à propos de Jake. Elle écoutait les rumeurs, les médisances, et elle savait qu'ils étaient bien loin du compte, tous autant qu'ils était. Elle-même avait compris qu'il ne fallait pas sous-estimer Cleaver. Jamais. Ce serait une erreur, vraiment, et cette erreur n'aurait rien d'humain. Alors, quelque chose attira son attention. Il ne s'agissait que de quelques mots, mais ils pesaient leur poids. Jake parlait d'honnêteté. Et accessoirement, il la confrontait, une fois encore. Pourquoi lui plutôt que les autres ? Certes, il n'avait pas formulé sa phrase de cette façon, mais c'était clairement ce qu'elle sous-entendait.

« Puisque nous sommes dans l'honnêteté... » commença-t-elle, décidant qu'il était sans doute temps de mettre enfin cartes sur table, tout du moins, dans une certaine mesure. « Je pense qu'il serait osé d'affirmer que tu m'intrigues, alors, je ne le ferai pas. En revanche, je te dirai que je vais vraiment finir par croire que tu es intéressant. »

C'était une réponse sans vraiment en être une. Il ne s'agissait guère plus que d'une suite de mots qui, agencés les uns avec les autres ne disaient pas grand-chose, mais en même temps en disaient long. Qu'il comprenne donc ce qu'il voudra, elle ne s'expliquera pas. Cette fois, elle passait son tour.
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MessageSujet: Re: [Mars-Avril 1997] You're such a tease Ven 8 Juil 2016 - 1:24

« Je pense qu'il serait osé d'affirmer que tu m'intrigues, alors, je ne le ferai pas. En revanche, je te dirai que je vais vraiment finir par croire que tu es intéressant. » À quelque part, Jake était étonné qu'elle lui réponde aussi directement. Il avait connu bien pire ambiguïtés de la part d'Irina Collins. Les mots exprimaient en détours et atténuations ce qui lui semblait être un brin d'honnêteté. Intéressant. Jake cacha mal un sourire satisfait.

Son intérêt pour Irina Collins était né d'une franche curiosité. Rien de moins, rien de plus. Il avait vu sa façade de glace, entendu ses mots tranchants et s'était demandé ce qui se cachait derrière. Irina Collins lui avait semblé plus que ce qu'elle laissait paraître et il avait voulu en savoir davantage. Il n'avait pas prévu rencontrer tant de résistance. Il n'avait pas prévu se laisser prendre au jeux. Il n'avait pas prévu vouloir autant le dessus. Il n'avait pas prévu l'embrasser cette soirée là, en plein mois de novembre, dans la salle commune des serpentards. Il n'avait pas prévu qu'elle lui rende la pareille, plusieurs mois plus tard, au détour d'un couloir. Il n'avait pas prévu en rêvé, autant endormi qu'éveillé, pas plus qu'il n'avait prévu désirer récidiver encore et encore. Jake n'avait rien d'un fin planificateur. Il n'était pourtant dépourvu ni de ruse ni d'esprit. Il savait jouer avec le courant et improviser pour atteindre ses buts. Il était à l'aise avec l'imprévu. Cela demandait toutefois qu'il se rende à l'évidence lorsqu'elle se dévoilait sous ses yeux. Plus vite il acceptait la réalité, plus vite il pouvait y réagir. Irina Collins était bien plus qu'un simple objet de curiosité. Il s'en rendait compte maintenant. Si elle en faisait la demande, il deviendrait son amant sans hésiter. Cette possibilité était toutefois beaucoup trop simple pour se réaliser.

Fréquenter Irina Collins n'avait rien de simple, probablement parce qu'entre elle et lui se dressait encore bon nombre de barrières. La fierté était peut-être la plus évidente. Il y avait toujours cette compétition implicite derrière leurs échanges. Qui aurait la main sur l'autre dans cet affrontement de leur esprit? Qui serait manipulé en s'en rendant compte que trop tard? Qui serait humilié, vaincu? Ça n'avait rien de très sain, ni de très sécurisant. Pourtant, chacun était trop orgueilleux pour être le premier à rendre les armes. Trop orgueilleux et peut-être trop lâche. Irina était plus qu'un simple objet de curiosité, mais qu'était-elle au juste? Un objet de désir? C'était une hypothèse simpliste. Il désirait Irina, mais il y avait plus que ça. Il voulait toujours autant la connaître, passer outre ses façades: la distance, et puis le jeu, la compétition. Il voulait voir son âme à nu, mais si elle lui demandait de rendre la pareille, pourrait-il s'exécuter? C'est toi le lâche. La vérité c'est qu'il n'avait pas confiance en Irina Collins. Il voyait bien qu'elle tentait d'entretenir l'attention qu'il portait sur elle. Toutes ces subtiles séductions ne tombaient pas dans l’œil d'un aveugle. Prudemment, Jake osait avancer qu'elle le désirait aussi. Il était toutefois néophyte dans le domaine de la séduction. Comment être certain des intentions de sa camarade? Be careful of who you love. Les conseils de sa mère faisaient plus de sens maintenant.

Il avait choisi d'affronter Irina aujourd'hui, au Trois Balais, en l'absence de témoins étudiants. Pourtant, ils n'étaient pas seuls. Plusieurs adultes discutaient ici et là, avec des breuvages beaucoup plus forts que la bièrraubeurre pour mineur. C'était un lieu peu propice aux débordements, alors Jake se sentait beaucoup plus à son aise. Il faisait face à Irina sans ambiguïté, dans l'intention d'obtenir des ébauches de réponse. Pourtant, les minutes filaient et l'un comme l'autre devrait bientôt rentrer à Poudlard s'il voulait respecter les règles en vigueur. Jake ne comptait pas s'éterniser. Il avait déjà plus que ce qu'il était venu chercher. Pour reprendre les termes de sa camarade, à défaut d'être intriguant, il était en voie d'être intéressant. Good enough. Il restait à voir à quel point l'intérêt d'Irina était fort, si, derrière tout ça, il n'y avait pas un petit quelque chose de plus. Jake voulait tester les limites de ce petit jeu de séduction. Il commençait tout juste à en avoir un aperçu.

Il acquiesça donc à la réponse de sa camarade sans relancer la discussion. Il laissait les mots flotter dans l'air. Il appréciait le brin d'honnêteté d'Irina, et ne comptait pas l'utiliser à mauvais escient. « Je vais souvent fumer à la lisière de la forêt interdite, près du lac, juste avant le couvre feu.» Il croisa le regard de sa camarade et le maintint naturellement. « C'est étrangement... paisible. » Et tu y es la bienvenue, si l'envie te prend de m'y retrouver. Sans plus de cérémonie, il se leva de son siège et quitta le pub. Il ne se retourna pas. À l'extérieur, il sortit un paquet de cigarettes du pantalon de son uniforme et en extirpa une clope. Il la coinça entre ses lèvres, l'alluma à l'aide d'un informulé, avant de poursuivre sa marche vers le château. Il était curieux de savoir si Irina répondrait à son invitation. Jake ne pousserait pas la relation davantage si elle décidait de l'ignorer. C'était, en quelque sorte, son propre ultimatum.  

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« I am a question to the world, not an answer to be heard, or a moment that's held in your arms. And what do you think you'd ever say? I won't listen anyway. You don't know me, and I’ll never be what you want me to be. » I'm still here
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[Mars-Avril 1997] You're such a tease

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