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[∞ 1997 ] À l’envers, à l’endroit.

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MessageSujet: [∞ 1997 ] À l’envers, à l’endroit. Mar 30 Sep 2014 - 18:34




Y'a t'il un incendie prévu ce soir dans l'hémicycle
On dirait qu'il est temps pour nous d'envisager un autre cycle
On peut caresser des idéaux sans s'éloigner d'en bas
On peut toujours rêver de s'en aller mais sans bouger de là

« Attends, mais comment voulais-tu que je m’en sorte? J’avais encore la main sur l’anse quand il est entré, dur de justifier que ce n’était que pour tâter son chrome bordel… lança tout bonnement Adam, désespéré de devoir affronter une fois de plus le regard réprobateur de Kent.

— Bien sûr que non idiot, il fallait tout simplement inventer une meilleure excuse pour l’avoir retiré du présentoir déjà… corrigea le fils d’apothicaire tout en ajustant adroitement sa cravate strié de vert et d’argent.

— De toute façon oublie la coupe, il m’aurait quand même coincé pour le couvre-feu ou Merlin seul sait quel autre alinéa débile du règlement.

— Comme si tu te plaisait pas à le provoquer un peu aussi, avoue-le! On sait tous les deux comment sont les jaunes; doux comme des agneaux tant qu’on ne les accule pas au pied du mur ou qu’ils ne protègent pas quelqu’un…

— Satané Foster, toujours le nez fourré là ou il ne faut pas, avec son petit sourire humble et sa bonhommie de blaireau. Non mais il croit bluffer qui exactement?

— Ça va, calme toi Ad’, on trouvera bien un moyen de lui faire ravaler son étoile de préfet le moment venu.
répliqua Jimmy, d’un ton particulièrement sentencieux Entre temps, j’éviterais de croiser Brown si j’étais à ta place parce que quinze points en moins sur notre sablier, ça risque de lui ouvrir l’appétit… si tu vois ce que je veux dire.»

Grimaçant à la perspective d’un entretien forcé avec leur propre préfet, Adam salua son compagnon de dortoir avant d’entreprendre son ascension vers la Grande Salle, là ou il était certain que Brown trouvait bon nombre d’autres élèves à terroriser – de lionceaux particulièrement – mais surtout, de victuailles susceptibles d’occuper à la fois sa grande gueule et son estomac. Du reste, il était certain qu’à cette heure, sa deuxième conscience s’y trouvait déjà et cette perspective lui était réconfortante – le Serdaigle aurait les bon mots.

Fixant toujours le vide au-devant de lui bien plus que l’espace physique sous ses pas réguliers, le sixième année se déplaçait à la façon d’une ombre légère, silencieusement et longeant le plus possible les murs de roc froid et humide des cachots de Poudlard. Il était préoccupé, voir habité par des sentiments alambiqués qui ne lui plaisir guère et qui rendait plus qu’appréciables ces espaces d’ombre au détour des couloirs, là ou son existence même semblait temporairement s’annihiler en emportant avec elle cette volonté persistante qu’il avait de rendre la monnaie de son gallion à ce fichu préfet de porcelaine.

Enserrant fermement le manche de sa baguette au moment de passer les portes, son regard se posa instinctivement sur la table des aigles, à la recherche d’une tête à la coiffure particulièrement soignée et aux lunettes distinctives… Aloyisus Breckenridge.



Le jeune homme tenait bien sûr un livre d’une main et de l’autre, caressait doucement la carrure athlétique d’un félin tout en blanc – à l’exception de la pointe des oreilles et du bout des pattes, plutôt grisés. Pour quiconque connaissait bien Breckenridge, ce choix animalier avait quelque chose d’ironique, la plupart des Serdaigles préférant la compagnie d’une chouette ou d’un hibou. Toutefois, derrière ses lunettes de sage affirmé, le stéréotype n’avait jamais bien collé à la peau d’Aloysius et Adam se félicitait encore aujourd’hui d’avoir su décelé par-delà cette rigueur irréprochable, un goût certain pour les connaissances interdites. Sans plus de salutations formelles, le Serpentard s’installa donc tout juste en face de son compagnon.

« Brecky, mon pote, tu me passe le thé aux feuilles d’or? J’en ai bien besoin ce matin... »

Vu le petit air narquois que prit l’aigle en déposant à plat son ouvrage de métamorphose, les nouvelles de son échec dans la salle de trophée la veille avaient voyagés vite.

« Ça va, fait pas cette tête. – Oui oui je sais, tu avais raison, voilà, satisfait? »

Wright avait surtout parlé joyeusement et sans honte. Les seules oreilles susceptibles de saisir quelques brides de leurs échanges étaient celles de Nathan Larson – installé confortablement à leur droite devant un bol de porridge – et cet aigle là n’avait cure de ce qui ne se rapportait pas à l’étude complexe d’un système runique quelconque. Du reste, Brecky n’était pas le genre à juger de ses actes du moment où cela n’impliquait pas de porter atteinte à l’intégrité physique de quelqu’un.

« D’ailleurs, ne t’enthousiasme pas trop vite vieux, parce que tu viens de te mériter un ticket pour l’aventure; allé simple, non remboursable. »

Tirant de la poche intérieure de sa robe de sorcier un petit parchemin mille fois replié sur lequel se dessinait un objet qui puisse s’apparenter à un immense récipient à quatre anses, il le poussa délicatement en direction de son collègue affublé de béquilles oculaires.

« J’ai évidemment pas eu le temps de tester les parois intérieures de la coupe, mais je suis certain que c’est celle de Paracelse vieux, plus que certain. »

Pour peu que le petit nom de Philippus Theophrastus Aureolus Bombastus von Hohenheim – plus célèbre alchimiste du quinzième siècle – fût prononcer, Adam savait que le regard d’Aloysius ne tarderait pas à s’illuminer.

Termes et conditions - Part I:
 


Dernière édition par Adam E. Wright le Lun 13 Oct 2014 - 4:15, édité 5 fois
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MessageSujet: Re: [∞ 1997 ] À l’envers, à l’endroit. Dim 12 Oct 2014 - 4:24

Le pelage de Brisky parut d’une couleur plus blanche que celle des neiges craquantes du Tibet, aussi Aloysius prit-il le temps de recenser quelques secondes de plus l’éventail des pigments assez peu diversifié de la robe féline. Si la neige correspondait par analogie visuelle, le soleil chaleureux de mai filtrait sa chaleur sur l’animal ravi et son maître satisfait de le savoir ainsi ; il déchiffra patiemment le compte-rendu des affres d’un autre grand duelliste du XIXe siècle, friandise de ses lectures de fin d’année, instant de détente après une nuit agitée.

La Tour de Serdaigle déployait la nuit ses immenses rideaux saphir, le satin, la soie et le coton, le bois verni, répandus autour de lui en éléments distincts comme les planètes autour du soleil ; et tournoyant, à pleine vitesse dans sa fièvre insomniaque. Le cauchemar, identifié parmi les autres rêves mais instigateur d’anxiété, rassemblerait selon les spécialistes à lui tout seul maintes particularités magiques – divinatoires, essentiellement. En déchiffrer les aboutissants concrets relève d’une difficulté égale à celle de la lecture scientifique des planètes, véritables motrices de magie universelle, système circulaire d’une richesse incomparable, horloge essentielle du tournoiement planétaire des forces magiques. Aussi la divination peut laisser perplexe, autant sa puissance évocatoire a résolu quelques problèmes de l’ancien siècle (et perpétré de nombreux autres, par la vanité humaine). Les souvenirs voulurent s’évaporer dans la fraîcheur du matin, mais Aloysius, en sueur, ne laissa rien passer. Au risque de tomber de son lit, il se rua d’une main sur ses lunettes et de l’autre sur le carnet noir sous le sommier, joint à une plume disposée non loin ; il s’empressa d’inaugurer une nouvelle page et y écrivit calmement. « Nuit 14 au 15 mai. Cauchemar unique. Poudlard en feu, je suis seul et blessé au ventre, au flanc peut-être, dans un couloir où la poussière est répandue suite à des effondrements. Au bout, une porte noire, intacte. Plus je m’approche, plus elle s’éloigne. Des pierres tombent autour de moi. La porte s’ouvre : Charlotte Wells, les vêtements déchirés de façon peu naturelle – réf. désir – entre et referme la porte. Derrière, E. Farell me jette des sorts, je n’entends pas sa voix. Le désespoir me pousse à m’attaquer à Charlotte, je lui jette un sort – rouge, Stupéfix sans doute – et un immense trou sanglant se forme dans sa poitrine, pour autant, elle rit. Farell n’est plus Farell, mais Adam, qui me jette des sorts. Réveil au matin. » D’une sérénité inquiète, de celle qu’Aloysius arborait aisément, il reposa le carnet sur la table de nuit, se leva, s’habilla en ne songeant à rien, et partit vers la Grande Salle. Jade Storm, qui jusqu’alors regardait pensivement l’immense cheminée de la Tour, sans doute un peu endormie, le vit descendre du doroir et l’accompagna. Ils parlèrent vaguement de cours et de Quidditch. Jade le dévorait des yeux, mais Aloysius ne pensait qu’à son cauchemar et à l’instant où il retrouverait Adam – parti agir en roublard sans doute cette nuit encore. Brisky ne les rejoignit de son pas vif et nerveux qu’à l’escalier de marbre du hall d’entrée, ronronnant ardemment contre la jambe de son maître et de Jade en alternance.

Saluant sommairement Nathan déjà installé et sans se soucier de Jade qui s’assit à côté de lui, il se servit un café serré, solide, sans sucre, et une chocolatine, puis sortit tranquillement Les Chroniques ébouriffantes des sorciers dynamiques du XIXe siècle, pépite parmi les pépites de l’historiographie romanesque, menée d’un ton épique mais retenu, d’une langue riche mais moderne, extrêmement concise et cohérente de bout en bout, aussi bien sur le plan historique, sans aucune contradiction majeure avec les autres recueils sur le siècle, que sur celui de la narration. Peut-être que le chapitre sur Grindewald, lu au chevet, l’avait mené à cauchemarder en de pareils termes la nuit passée. Il était question de femme, de désir, de quête de pouvoir et de combats fratricides dans cette chronique ; les liens sont aisés à retrouver. Un peu rassuré à la relecture des dernières lignes et au contact rassérénant de Brisky (enfin calmé), il ne pensa plus à parler de ce cauchemar à Adam et but une gorgée claquante de l’arôme noir en tournant une page de plus. Puis, voyant le nom de Dumbledore passer sous ses yeux, un lien logique se fit entre le directeur et son ancien poste à Poudlard, et il fut pris d’une semi-panique. Il ferma Les Chroniques sans prendre le temps de retenir la page, fouilla son sac et en tira De la petite métamorphose, memento de l’ère moderne de Foltz Aburrido. Il chercha alors à vérifier un détail très sérieux sur la stabilité mécanique d’un mouvement de baguette dédié à changer la couleur d’un matériau souple tout en modifiant son volume ; une interrogation pré-examens risquait de tomber à tout moment sur la question de la double-métamorphose et il se refusait à laisser passer un détail essentiel sous son nez. Adam risquait également de lui demander impatiemment de quoi retournait ce détail avant que le cours ne commence, et Aloysius se doutait qu’un petit rafraîchissement matinal de mémoire serait utile à plus d’un sixième année aujourd’hui. Finalement convaincu de sa relecture, il se laissa porter par le propos d’Aburrido, académique à en pleurer, mais d’autant plus précis, rigoureux, presque mathématique.

Autour de lui le ronronnement passif des élèves s’élevait peu à peu. Il faillit ne pas entendre Jade lui dire « Je reviens, j’ai oublié ma baguette là-haut ! » ni voir Adam rentrer dans la Grande Salle avec Jimmy Kent, qui se sépara de lui pour partir parmi les Serpentard. Les yeux joliment cernés, Adam s’installa, s’enquit de la théière, et reçut un accueil mitigé par Brisky qui leva attentivement la tête vers lui sans autrement bouger mais prêt à bondir.

« Ce n’est pas comme si la Salle des Trophées n’était pas 8 fois sur le chemin des rondes de préfet, tu sais ! Toi et Kent auriez dû mieux calculer les trajectoires ou ne pas y aller hier… », fit Aloysius, sans perdre son sourire, et essuyant ses lunettes de sa robe de sorcier.

Quand Adam l’intima ni plus ni moins à se joindre à son aventure (sûrement échouée et source d’une perte de points), il ne garda son air joyeux qu’à moitié.

« Écoute, le prof d’Étude des runes n’a pas entreposé son précieux arrivage dans cette salle pour rien… je ne sais pas combien de points tu as perdu hier, mais j’ai déjà eu des ennuis le mois derniers et perdre dix points n’est pas une routine pour tout le monde… » – tandis qu’Adam, grand habitué de ce genre de remarque, retirait un papier de sa poche, et attendant calmement qu’Aloysius eût fini, le tendit vers lui avec application, et fierté.

« J’ai évidemment pas eu le temps de tester les parois intérieures de la coupe, mais je suis certain que c’est celle de Paracelse vieux, plus que certain. »

Aloysius prit son café d’un geste mesuré et l’avala d’une longue traite ; dans l’amertume de la boisson glissait la surprise et l’avidité. Les yeux brûlants, il regarda de plus près le parchemin. Les détails correspondaient à ceux de ses études. Les anses réparties dans une symétrie incertaine due aux runes gravées sur l’argile, deux plutôt proches et deux autres séparées, les runes qu’Adam avait retranscrites, qu’il traduisit par « Liquide (ou fluide) pour laitues perpétuelles ».

« La troisième rune, c’est vertus, pas laitues non ? L’Amphore de Paracelse, unique au monde… l’un des artefacts d’Hohenheim avec ses chaudron, ses vêtements… les plus grands héritages runiques de l’alchimie et de l’enchantement d’Occident, si je ne me trompe pas. C’est un morceau de roi… Même si rien ne prouve que ce n’est pas un faux. Vous êtes tombés sur qui alors ? Quand même pas Brown ? »

Il regarda à nouveau le croquis d’Adam pour vérifier que tout correspondait.

« Par Merlin, tu me dis qu’on doit y aller ? Tu penses que tu as besoin de combien de temps pour que Chourave digère la perte de points de Serpentard ? Je sens que la vue de l’Amphore sera réservée aux septième année d’Étude des runes… il faudrait qu’on puisse la voir en vrai, et qu’on l’observe, qu’on essaie des choses avec… J’ai lu que de l’eau laissée dix secondes à l’intérieur se gorgeait déjà de pouvoir magique. »

Ils discutèrent un peu plus de l’Amphore et des disponibilités d’Adam. Pris d’un étrange sentiment, au moment où ils rangeaient leurs affaires et se levaient pour partir en métamorphose, Aloysius commença à parler de son rêve, et le décrivit en retirant le détail de l’attaque de Farell-devenu-Wright au récit, au moment exact où Brisky décollait de la table et galopait hors de la Grande Salle.

« … Je sais pas ce que ça veut dire. Je ne vais pas en divination par manque de temps, et ce que j’ai lu traitait sommairement des rêves dans leurs vertus prophétiques, mêmes partielles. Tu n’as pas une de ces explications que tu sais faire ? Je veux dire (il baissa le ton) Charlotte, c’est ridicule… J’ai un petit faible pour elle, (en disant cela, il réduisait un peu la vérité, comme d’habitude avec Adam à propos de Charlotte) mais tu sais qu’Anna... Et surtout qu'elle cherche à qu’on se mette en couple et la situation est d’une complexité difficile à réguler, et comme je la connais, je sais que je n’ai pas plus de 10% de chances la convaincre à la fois de mes sentiments mais également de mon anxiété… Je n'ai guère envie de me plonger dans une branche aussi relative de l'esprit humain... »

Autant Anna, en Serpentard, était parfois plus incompréhensible et orgueilleuse qu’une petite fille gâtée, autant recelait-elle des forces en elle qui avaient toujours séduit Aloysius, qui la connaissait tout petit. Adam, lui, avait un avis bien à lui sur la demoiselle.

Tandis qu’il poursuivait leurs récits, leurs sacs sur l’épaule, les deux amis prirent le chemin de la salle de métamorphose, éloignés du groupe principal. Leur chemin les mena même à passer non loin du couloir de la Salle des Trophées… laissée à son manque de visiteurs habituel et au silence du matin.
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MessageSujet: Re: [∞ 1997 ] À l’envers, à l’endroit. Dim 12 Oct 2014 - 22:02


Ce matin-là, Alexander se réveilla de plutôt bonne humeur. Une habitude, pourrait-on dire. Le Poufsouffle n'était pas du genre à être grognon à son réveil, bien au contraire. Toujours agréable, même s'il était 6 heures du matin et que le soleil n'était pas encore levé. C'était d'ailleurs ce qu'appréciaient les gens, chez lui, en général. Son calme, et sa bonne humeur. Deux qualités indispensables pour un préfet. Il s'étira de tout son long, et ouvrit enfin les yeux. Le soleil n'était pas encore haut dans le ciel, et la pièce était toujours plongée dans le noir. Il attrapa sa baguette, murmura un Lumos, et un faisceau de lumière en jaillit. Il fit rapidement le tour de la pièce, d'un tour de bras. Il distinguait, malgré l'obscurité, des formes arrondies allongées sur le lit, et devina sans peine que ses colocataires étaient toujours endormis. En tant que préfet, il était de son devoir de se lever plus tôt, et de vérifier que tout se passait bien, avant le petit déjeuner. Il se plaisait dans ce rôle, d'ailleurs. Son envie d'aider les autres, son dévouement, sa générosité. Une nouvelle fois, des qualités indispensables à tout préfet qui soit.

Attrapant au passage son insigne et ses vêtements, il se hâta de s'habiller, d'accrocher son accessoire sur sa robe de sorcier. Sur la pointe des pieds, afin d'éviter de réveiller ses amis, il se dirigea vers la Grande Salle. Il n'y avait pas grand monde, à cette heure-ci. Il profitait de ces moments de calme, car il savait pertinemment que la journée qui les suivait n'était jamais de tout repos. Il était souvent appelé, à droite et à gauche, pour des choses diverses et variées. Tantôt pour son devoir de préfet, quand il devait régler des litiges entre élèves, répondre à des requêtes de la part de ses professeurs, mais également, parce qu'il était apprécié. Le jeune Foster, par son côté patient et attentif, était particulièrement entouré. Il était le garçon que tout le monde adorait, et qui aimait aider les autres, leur rendre service, écouter leurs tracas et peut-être même régler leurs problèmes. Bon, évidemment, il y avait bien des gens qui ne le supportaient pas, en particulier les Serpentards de Wright et compagnie. Ces verts ne pensaient qu'aux filles, et ne se souciaient d'aucun règlement, d'aucune loi. La rébellion était leur maître mot. Et chaque fois qu'ils le pouvaient, ils n'hésitaient pas à s'en prendre au Poufsouffle. Son statut de préfet lui permettrait de faire preuve d'une légère autorité à son égard, mais il savait pertinemment que cela ne le sauverait pas de toutes les situations. Alors, la plupart du temps, il essayait de les éviter. Il valait mieux agir ainsi. Il en allait de sa propre sécurité.

Il s'installa à la table des Poufsouffles - logique - tandis que d'autres élèves faisaient leur entrée dans la Grande Salle. Ses yeux se posèrent alors sur Carlie. Carlie Peters. En d'autres termes... son ex petite copine. Une Serpentard. Oui oui, une Verte et Argent. Une histoire improbable ? Pas tant que ça... En tous les cas, c'était ce que s'était dit Alex au début de leur relation. Lui, petit Poufsouffle, elle, élève populaire chez les Serpentards, rien ne les prédestinait à se rencontrer, ni même à se côtoyer. Pourtant, tout avait commencé lors de cette soirée, organisée chez un autre élève de Gryffondor. Alex avait décidé de s'y rendre. Il avait entendu dire que bon nombre de Poufsouffle y seraient, alors, il n'avait pas hésité. Cette soirée aurait pu être tout à fait banale, mais ce fut ce soir-là qu'il rencontra la jeune Carlie Peters. Elle était magnifique, dans sa robe moulante. Et l'alcool aidant, ils avaient commencé à sympathiser. Chose totalement improbable en temps normal. Alex s'était d'ailleurs mis dans la tête que cette relation ne durerait que le temps de la soirée, et que, la rentrée arrivait, elle ferait comme si rien de tout cela n'était arrivé. Il s'était bien trompé. Un temps. Au début, ils passaient leurs après-midi ensemble, à se balader, ici et là, supportant avec plus ou moins de facilité les remarques de ses camarades, qui lui intimaient de se séparer d'elle, et qu'il ne ressortirait de leur relation que souffrance et malheur. Si seulement il les avait écoutés... Alors qu'il commençait à éprouver des sentiments pour elle, son comportement changea. Comme si elle avait eu soudainement honte de le côtoyer. Comme si elle voulait à tout prix se cacher. S'éloigner. Elle avait alors commencé à exiger qu'ils ne se voient que dans des lieux très discrets, comme la bibliothèque, et à des heures bien précises, pour éviter qu'on ne les voit ensemble. Alex avait d'abord accepté, de peur de la perdre, et finalement, l'attitude de Carlie empira. Elle l'évitait du mieux qu'elle pouvait, prétextait la moindre excuse, le moindre devoir à rendre, pour qu'ils évitent de se voir. Et finalement, un jour, il finit par prendre une décision : il avait pris son courage à deux mains, du moins, le peu qu'il avait en sachant qu'il devait l'affronter, l'avait pris à part, et lui avait dit que leur relation était terminée. Elle parut mi soulagée, mi irritée. Comme si elle ne comprenait pas pourquoi il l'avait quitté. Et depuis ce jour, il faisait de son mieux pour l'éviter. Et là, la voir arriver, entourée de son petit groupe de suiveuses, cela lui faisait toujours un petit quelque chose. Il détourna le regard, voulant éviter de croiser le sien, et se concentra sur son bol de porridge.

C'est alors qu'il entendit des voix familières. Deux, en particulier. Wright. Et Kent. Ensemble. ENCORE. Leur petite aventure d'hier ne leur avait-elle pas suffi ? Il les avait surpris tous les deux, pendant sa ronde, tentant de dérober une coupe, dans la salle des trophées. Particulièrement satisfait de son geste, il n'avait pas hésité à les réprimander, et à leur rappeler chaque ligne du règlement qu'ils venaient d'enfreindre. Pour une fois qu'il les tenait, et qu'il avait l'avantage sur eux, il ne s'était pas gêné pour en profiter. En plus de cela, il n'avait pas hésité à en aviser son directeur de maison, qui lui avait donné l'autorisation de les coller en retenue toute une matinée, afin de leur faire récurer tous les chaudrons utilisés pour le cours de Potions de Rogue de la veille. Une tâche ardue et repoussante, tout le monde le savait. Et cela suffisait à satisfaire Alexander. Il savait pertinemment qu'ils trouveraient tous deux un moyen de se venger, et il se préparait mentalement - et surtout physiquement - à cela. Alors que Kent partit de son côté, il vit Wright se diriger vers Aloysius Breckenridge, un Serdaigle assez cartésien et enfermé dans ses réflexions. Et renfermé tout court Le stéréotype de la maison. Pourtant, auparavant, ils étaient ce qu'on pourrait appeler des amis. Des amis qui traînaient ensemble, qui passaient de bons moments. Et un jour, le comportement d'Aloysius changea du tout au tout. C'est comme s'il avait décidé d'éviter le monde, de rester dans son coin, et de vivre sa vie, loin du tumulte de Poudlard. Au début, Alex avait tenté, en vain, de lui demander ce qu'il clochait, s'il avait quelque chose qui avait déplu au Serdaigle... mais rien. Rien du tout, nada. Aloysius semblait campé dans ses positions et fermement déterminé à ne pas lâcher le morceau. Au bout de quelques mois, le Poufsouffle laissa tomber. Aloysius ne voulait plus lui adresser la parole ? Tant pis pour lui. Il n'avait pas besoin de lui, il n'en avait jamais eu besoin. Et cela ne changerait sûrement pas avec le temps. Tandis qu'il vit les deux acolytes se lever, il reprit une cuillerée de porridge, et salua les autres élèves de Poufsouffle venus le rejoindre. Meredith Breckenridge, et Maya Livingstone. Deux filles de Poufsouffle, très populaires, très sympathiques, et surtout très jolies. Leur compagnie suffisait à dissiper tout sentiment de malaise, qu'il éprouvait en présence de Wright, de Brecky ou même de Carlie Peters.
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SERDAIGLE7ème année
    SERDAIGLE
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SITUATION AMOUREUSE SITUATION AMOUREUSE: Plus compliqué que prévu
DATE & LIEU DE NAISSANCE DATE & LIEU DE NAISSANCE:
SANG SANG: mêlé
MessageSujet: Re: [∞ 1997 ] À l’envers, à l’endroit. Dim 12 Oct 2014 - 23:15



-Han tu as vu ce qu’elle a mis aujourd’hui ? Chuchota un élève

-J’adore son rouge à lèvre ! Répondit sa voisine

-Et ses chaussures … ! S’émerveilla une troisième

-Non mais vous avez vu le travail de malade pour avoir ces cheveux ? S’extasia une quatrième

-Décidément elle a trop la classe Queen B, conclut une autre demoiselle.


Maya Livingstone venait de faire son apparition dans la Grande Salle pour le petit déjeuner et comme à son habitude elle déchaîna les passions en passant entre les tables des différentes maisons. Toujours habillée avec la plus grande élégance, Maya savait manier les couleurs et les texture de n’importe quel vêtement et même si son uniforme ne comportait que deux teintes à savoir le noir et le jaune, elle parvenait toujours à tirer le meilleur de ce qui la touchait.

Ravissante comme un bouton de rose, Maya connaissait un succès sans précédent auprès des garçons de l’école de sorcellerie. Absolument adorable en tout point, charmante, drôle, pleine d’humour et incroyablement populaire, Maya était l’idole de Poudlard. Mêmes les filles adoraient la détester, elle avait tout pour elle et on avait du mal à lui trouver le moindre défaut même si certaines vous diront que non.

Maya avait tressé ses longs cheveux noisette sur le côté, et même si elle portait le même uniforme que toutes les jeunes filles de sa maisonnée, elle n’en demeurait pas moins PLUS jolie. Elle esquissa un sourire et agita la main pour saluer les nombreuses têtes qui lui étaient familière. Elle prit finalement place avec Meredith auprès d’Alex, posa les coudes sur la table, croisa les doigts et déposa son charmant petit menton dessus avant d’ajouter avec malice :


-Alex arrête de me regarder comme ça tu sais très bien que je ne peux pas résister à ton charme diabolique.


Le dénommé Alex en question manqua de s’étouffer avec le porridge qu’il venait d’ingurgiter et devint écarlate. Maya éclata d’un rire cristallin et lui ébouriffa ses cheveux un peu trop bien coiffés à son goût :


-T’es trop chou. Je ne faisais que plaisanter voyons. Tu n’as pas vu Adam ? Je le cherche depuis ce matin, je devais lui donner quelque chose de très important.


Une fois qu’Alex eut fini de s’étrangler et reprit une teinte normale, il lui indiqua un peu maladroitement la sortie. Adam était visiblement déjà en route pour le prochain cours, c'est-à-dire Métamorphose. Maya poussa un soupir à fendre l’âme et se releva avec grâce et élégance.


-Alors il ne me reste plus qu’à l’attraper avant qu’il ne commence son cours, merci mon Alex !


Elle lui déposa un léger baiser sur la joue, ce geste eut pour effet d’énerver la quasi-totalité des jeunes hommes attablés à leur table, Alexander était devenu leur ennemi n°1 visiblement. Elle ne mit que très peu de temps à retrouver Adam, il trainait bien évidemment avec Aloysius, un Serdaigle tellement coincé, que Maya ne pouvait s’empêcher de le taquiner gentiment. C’était peut-être l’un des seuls à ne pas être tombé sous son charme d’ailleurs.

Maya arriva juste derrière Adam, porta ses mains de porcelaine sur le visage du Serpentard pour lui cacher la vue et chuchota doucement à son oreille :


-Alors ? Qui suis-je ? Demanda t-elle en esquissant un sourire.

-Hum… A l’odeur je dirais très certainement Miss Teigne, répondit Adam avec un sourire moqueur.

-Non cherche encore, ajouta t-elle en se dressant sur la pointe des pieds et en l’embrassant dans le cou.

-Ah plus délicat… Soit Erin soit Jessicayumi… Peut-être plus Jess parce que c’est quand même une grosse allumeuse mais elle embrasse mieux que ça d’habitude…

-T’es franchement pas drôle quand tu t’y mets ! Ronchonna Maya en lui faisant faire demi-tour et en l’agrippant par le col de sa cravate pour l’obliger à se baisser. Elle passa aussitôt ses bras autour de son cou, laissa sa main fourrager dans ses cheveux derrière sa nuque ce qui provoquait toujours une série de frissons incontrôlés chez Adam, et l’embrassa longuement et passionnément. Alors ? Tu disais ? Ajouta t-elle dans un souffle, les joues légèrement rose en reprenant son souffle et en plantant son regard dans celui de son petit ami.

-Inégalable, dit-il simplement en souriant et en lui remettant une mèche rebelle derrière l’oreille.

-Ah j’aime mieux ça, elle l’embrassa une fois encore et se souvint brusquement qu’ils n’étaient ni seul, ni dans une chambre. Salut Aloy !


Elle lâcha enfin Adam et se tourna vers le Serdaigle qui semblait légèrement pincé au vue de cette scène assez passionnée qui venait de se dérouler à quelques pas de lui.


-Tu sais Aloy, elle s’approcha de lui et lui retira ses lunettes tout en souriant d’un air mutin, tu serais mille fois plus sexy si tu laissais tomber les lunettes. Penses-y la prochaine fois, ajouta t-elle en lui passant une main dans les cheveux pour gommer son petit côté trop lisse et trop soigné. Un peu de folie par Merlin Aloy !


Elle se tourna une dernière fois vers Adam, fît mine de l’embrasser et comme ce dernier se penchait volontiers pour un nouvel échange, elle fît marche arrière et s’éloigna en souriant :


-Apprends à souffrir mon cher, je te vois au déjeuner au même endroit que d’habitude.


Elle s’éloigna et se retourna une dernière fois pour lancer à l’aide d’un expulso parfaitement réalisé les lunettes d’Aloy qui se retrouvèrent proprement et délicatement entre les mains de leur propriétaire.
Elle ne devait pas trainer, elle devait retrouver un certain Hayden pour une leçon privée.

_________________

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♥♥:
 


Dernière édition par Maya Livingstone le Mar 14 Oct 2014 - 20:20, édité 1 fois
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POUFSOUFFLE7ème annéePréfète-en-chefMODO
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SANG SANG: mêlé
MessageSujet: Re: [∞ 1997 ] À l’envers, à l’endroit. Lun 13 Oct 2014 - 12:56



Quand elle déambulait dans les couloirs, les gens s'écartaient sur son passage. Depuis 6 ans, ils en avaient pris l'habitude. On craignait, on respectait, et d'une certaine façon, on jalousait Carlie Peters. Sa taille fine, son port altier, sa grâce. Son assurance transparaissait dans toute son attitude, et on l'enviait pour ça. Les autres élèves avaient appris à ne pas attendre d'elle plus qu'un regard dédaigneux, et si ses yeux émeraudes se posaient une seconde de plus sur quelqu'un, c'était considéré comme un honneur. Peu de gens l'appréciaient, et elle le leur rendait bien, mais on adorait la détester, c'était ainsi. Pour la Serpentard, les autres ne méritaient pas son attention. Elle n'avait besoin de personne pour avancer, et elle ne reculait devant rien.

Elle avait appris la méchanceté sur les bancs du conservatoire de Londres. Elle voulait devenir danseuse classique professionnelle au Ballet Royal, elle le deviendrait. Et rapidement, elle avait su comment éliminer la concurrence. Les autres filles ne faisaient pas le poids face à elle, mais on n'était jamais à l'abri d'en voir une progresser plus vite ou se démarquer. Elle était passée Maître dans l'art des coups bas. On ne comptait plus le nombre de jeunes danseuses enfermées dans leurs casiers au vestiaire, ou les chaussons volés ou bien déchiquetés, les pointes trop cassées qui blessaient plus facilement, les croches pattes pendant les chorégraphies et tant d'autres petits gestes qui lui permettaient d'appuyer sa supériorité. Mais elle s'en était toujours tirée à bon compte. Qui irait soupçonner la minuscule Carlie, avec son visage de poupée ? C'était presque trop facile. Même si à l'époque elle ignorait tout de la magie, elle savait qu'elle était spéciale, différente des autres, et c'est pourquoi elle se devait de toujours être la meilleure. Elle savait que deux possibilités s'étaient offertes à elle à l'époque, et elle avait choisi sa voie : elle serait plus proche du cygne noir que du cygne blanc.

Lorsqu'elle avait du entrer à Poudlard, elle n'avait pas changé ses bonnes habitudes. Ni son comportement. Et rapidement, elle avait fait son chemin. Elle était partout, dans toutes les têtes, dans toutes les bouches. Si personne ne l'appréciait franchement, elle avait néanmoins réussi à s'imposer à la tête de l'échelle sociale des élèves de Poudlard. Elle faisait la pluie et le beau temps, décidant de qui était fréquentable ou non. Des amis, elle n'en avait pas. Ou du moins une petite poignée qui comptait pour elle. Maya Livingstone en premier, curieusement. Une Poufsouffle, oui. Mais elle avait bien vite repéré en elle le potentiel qu'elle recherchait. A elles deux, elles formaient un duo de choc, bien que la trop grande gentillesse de Maya exaspère le plus souvent Carlie. Mais elle était là pour faire tampon entre certains élèves après qui la Serpentard en avait, et ça lui était bien utile parfois. Elle appréciait ses homologues de Serpentards, ils étaient tous aussi vicieux les uns que les autres, et ils lui ressemblaient. Les autres, il en existait très peu qui puissent se vanter d'avoir attiré son attention plus de cinq secondes. Comme la ribambelle d'ex petits amis qu'elle avait. Les mecs, elle les utilisait, puis elle les jetait. Tout simplement. Pas de sentiments, la dépendance de quelqu'un lui faisait trop peur. Elle blessait les gens, et en prenait plaisir, mais elle ne devait pas être blessée, jamais. Alors s'attacher était un trop gros risque à prendre.

Elle croisa Maya qui sortait de la Grande Salle, comme si elle était pressée. Même si elle l'appréciait, elle ne put s'empêcher de penser qu'elle ferait mieux d'arrêter de se presser. Elle aurait plus de classe à se pavaner qu'à se précipiter. Mais tant pis, ça faisait plus d'attention et d'admiration pour elle même, que la Poufsouffle fasse ce qu'elle veut. Elle s'arrêta un instant devant les portes de chênes, attendant que les filles qui formaient sa suite se positionnent toutes derrière elle, avant d'ouvrir brutalement les portes. Le fracas qu'elles firent provoqua un grand silence dans la Grande Salle, et tous les regards étaient tournés vers elle. Elle avançait lentement, la tête haute, entre les tables, jusqu'à rejoindre celle de Serpentard. Elle aimait soigner ses entrées. Elle s'installa à table et balaya la salle du regard. Son regard s'arrêta une fraction de seconde de trop sur Foster, le préfet de Poufsouffle. Si une personne pouvait se vanter d'avoir retenu son attention, c'était bien lui... Et il risquait fortement de la mener à sa perte. Elle avait tenté pendant des mois de se persuader qu'elle avait seulement trop bu, que c'était la raison pour laquelle elle avait accepté de sortir avec lui à cette soirée et qu'elle avait poursuivi leur relation uniquement parce qu'elle souhaitait jouer un peu avec lui. Mais c'était faux. Elle avait développé des sentiments pour lui, et ces derniers étaient toujours présents aujourd'hui, d'une certaine manière. Elle avait alors pris ses distances, n'assumant plus de sortir avec ce Poufsouffle qui commençait à faire fondre son cœur de glace. Il avait fini par la quitter, mais elle avait eu ce qu'elle voulait, mettre un terme à cette relation. Maintenant elle faisait tout pour l'éviter, de peur de sombrer de nouveau. Ou bien elle multipliait les coups bas. Elle restait fidèle à elle même.

Elle picora une viennoiserie, en jetant un regard noir à l'une des filles qui l'accompagnaient, qui mangeait comme un cochon. Elle ne se souvenait jamais de son prénom, mais peut importait. Il suffisait qu'elle siffle pour qu'elle rapplique. Elle se leva, fatiguée par les babillages incessants de ces filles sans cervelle. Elle allait être en retard cours si elle traînait encore ici... Non pas que ça la dérange, mais McGonagall lui avait promis une retenue tous les soirs de la semaine si elle était encore en retard ou absente à l'un de ses cours. Or, elle avait mieux à faire le soir que passer son temps en retenue. Refaire ses ongles par exemple. Elle enjamba délicatement le banc, et les autres filles firent de même. Elle commençait à se dire que quitte à la suivre ainsi tout le temps, elles pourraient jeter des pétales de fleurs sur son passage, ce serait encore plus grandiose... C'était une idée à méditer, définitivement.

Ses pas la conduisirent jusqu'à la table des Poufsouffles, presque inconsciemment. Une journée ne pouvait pas bien se passer si elle ne se montrait pas méchante dès le petit déjeuner. Dommage pour sa victime désignée, Maya était partie trop vite. Généralement, lorsque son amie était dans le coin, elle évitait de lui en faire baver. Mais là, la tentation était trop forte. Elle donna un coup sur la table avec son sac, et le porridge d'Alex tomba sur son uniforme. Elle continua à avancer, comme si de rien n'était, et se retourna juste pour lui adresser un clin d’œil aguicheur accompagné d'un sourire carnassier. Autour d'elle, les filles riait bêtement. Au moins, tant qu'elles l'entourait, elle ne pouvait paraître que plus intéressante. La journée pouvait enfin commencer.

_________________

Carlie E. Peters
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MessageSujet: Re: [∞ 1997 ] À l’envers, à l’endroit. Lun 13 Oct 2014 - 19:22

- Sérieux tu vas te prendre mon poing sur ta gueule petit morveux !
- Non, s'il te plait ... non ... Je ... je suis ... dé ... désolé !
- Y'a intérêt ! dit Owen en souleva un peu plus l'élève de cinquième année par le col.
- Tu ... tu me fais ... mal !
- Tu crois pas que mon pull ça lui fait pas mal d'avoir ta sale odeur de Sang de Bourbe ?! Hein ? Réponds quand on te parle !
- Si ... si m'sieur !
- Msieur qui ?! hurla Brown dont les veines saillantes de ses avants bras grossissaient à vue d'oeil.
- BR ... BROWN !

Owen relâcha le Gryffondor qui détalla dans le couloir, manquant de s'étaler de tout son long plusieurs fois de suite. Un sourire satisfait apparut sur le visage carré du colosse. Toutefois, il essuya ses grandes mains sur la tête d'un Serpentard de deuxième année, d'un air presque dégouté. Comme Dumbledore pouvait-il encore laissé des Sang de Bourbes trainer dans les couloirs ? Ne devaient-ils pas rester enfermer dans les cachots la nuit ? Alors que le préfet de Serpentard avançait d'un pas puissant et solennel dans le couloir de l'aile Nord du château, un groupe d'étudiants se scinda en deux pour laisser l'imposante masse de muscles passer sans encombres. En réalité, tout le monde avait grand peur d'Owen Brown. Il affichait la force et l'autorité. Il affichait la peur et le mépris. Personne n'osait le défiait. Il avait comme réputation d'être la copie conforme d'Ombrage. En réalité, Owen avait adulé le crapaud rose, la Grande Inquisitrice de Poudlard. Sa présence et son parfum méprisant lui manquait. Il avait besoin de faire respecter l'ordre et la discipline dans les couloirs de l'école, même si malheureusement beaucoup de choses échappaient à son contrôle.

Toutefois, il existait quelques rares élèves qui s'opposaient à sa dictature. Mais ils finissaient rapidement à l'infirmerie, couverts de bandages dans l'espoir de pouvoir marcher à nouveau un jour. Brown n'avait que faire de tous ces vicieux, fainéants et prétendus sorciers. Il avait pour objectif éradiquer totalement la vermine de ce château. Il allait faire baver tous ces nés moldus, leur faire comprendre que leur place n'était pas ici, mais au fin fond d'une bouse de dragon. Après avoir retiré quelques points à un groupe de filles qui mâchaient du chewing gum et à un Poufsouffle dont la tête ne lui revenait pas, Owen pénétra dans la Grande Salle de Poudlard. Elle était bondée. Owen n'avait pas beaucoup d'amis et les seuls qui séjournaient dans son coeur se trouvaient à la table des Serpentard. Le reste lui importait peu. De toute façon, il en avait rien à faire des autres, il ne pouvait que compter sur lui même.

Alors qu'il s'avançait vers la table des verts et argent, une Poufsouffle le percuta de plein fouet. Maya Machinchose. La bimbo de l'école. Cette Lolita sans nom qui exaspérait au plus haut point Brown. Il la repoussa sans ménagement, l'envie de lui arracher les yeux de son visage parfait lui démanger affreusement le bout de ses doigts. Il fronça les sourcils d'un air mauvais et cracha un gros mollard sur la robe de la jeune fille.

- Casse toi de mon chemin Queen B ! Avant que je ne te refasse le portrait pour qu'on puisse enfin te nommer laideron !

Avant qu'elle ne puisse lui asséner une réplique (si elle en avait le courage), il la poussa si fort vers la sortie, qu'elle manqua de percuter tout un groupe d'élèves, dans un cri de surprise aigue. Enfin, Owen ignora totalement la présence d'Adam et Aloyisus. Ils ne méritaient même pas qu'on nomme leur nom en tant qu'élèves les plus incompétents de l'école. Seule Carlie l'intéressait. Elle était encore en train de faire son intéressante près de la table des Poufsouffle. Owen poussa un long soupire d'exaspération. Bien que Carlie émanait quelque chose de plus intéressant que tous ces bons à rien, elle agissait toutefois comme une gamine. Avec brusquerie et sans ménagement, Owen agrippa le bras de Carlie pour la tirer vers lui.

- Qu'est-ce que tu fous ? T'as pas encore compris que c'était une perte de temps que d'emmerder les Pouffsoufle ? Sérieux Carlie, tu vaux mieux que tout ce ramassis de Veracrasses ! Enfin, si tu veux que je fasse ton bonheur, je peux enlever quelques points à Alexander. Il est tellement minable ce gosse, regarde moi ça ! dit-il en indiquant du menton Alexander qui essayait en vain d'enlever le porridge de son pull.
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MessageSujet: Re: [∞ 1997 ] À l’envers, à l’endroit. Lun 13 Oct 2014 - 20:35


Alexandra Montaigne tressait sa natte avec soin, plaquait ses mèches rousses derrière ses petites oreilles de souris et replaça ses lunettes bleues sur le bout de son nez. Impécable ! Elle ressemblait presque à Queen B. Sauf que … Alexandra n’était pas aussi belle. Elle avait beau faire tous les efforts du monde devant sa glace, elle ressemblait toujours à cette petite intello, terne, timide, repliée sur elle-même avec ses nattes parfaites et ses oreilles décollées. Un sourire timide s’afficha, pour s’effacer aussitôt lorsque Jade entra. Alexandra replaça sa mèche rebelle rapidement, comme si de rien n’était et racla le fond de sa gorge avant d’attraper ses gros manuels scolaires. Elle agrippa sa longue cape noire qu’elle noua parfaitement autour de son cou et descendit l’escalier en colimaçon pour rejoindre la salle commune. Là se tenait Violine Maxwell, plus fraiche que jamais. Les deux filles s’étaient rencontrées à la bibliothèque de l’école et depuis une amitié irréprochable s’était installée.

« Oh Violine, tu es prête pour les révisions ? » demanda Alexandra sur un ton enjoué. « J’ai déjà révisé tout le chapitre sur la métamorphose objectale. J’ai hâte que commencent les BUSEs, pas toi ? »
« Oui c’est sûr ! J’ai révisé comme une dingue toute l’année ! J’espère décrocher le plus d’Optimal possible ! »
« Ah qui le dis-tu ! Je ne comprends pas ces gens qui ne travaillent pas et qui pensent encore avoir leurs examens en fin d’année.
Franchement, ils ne se rendent pas compte de l’importance des BUSEs je pense. J’ai faim, on va faire un tour à la Grande Salle ?
»

Les deux Serdaigles descendirent l’escalier de la tour Nord du château, bras dessus bras dessous, grand sourire aux lèvres. Elles étaient inséparables, telles deux jumelles siamoises. Pourtant, Violine la délaissa au détour d’un couloir, prétextant une envie pressante. Mais Alexandra savait éperdument que la petite aiglonne voulait espionner en toute discrétion le beau et célèbre Lorenzo. Les bras chargés de lourds grimoires, Alexandra pressa le pas pour rejoindre la Grande Salle. Ses lunettes glissaient doucement sur le bout de son nez, tandis que ses nattes sautaient joyeusement au rythme de ses pas. Elle entra enfin dans la Grande Salle et un malaise indéniable s’empara d’elle. Trop de monde. Elle préférait cent fois plus se terrer dans un coin de la bibliothèque, le nez plongé dans ses vieux parchemins. Elle avait une sainte horreur que les regards se portent sur elle. En fait, Alexandra croyait constamment qu’on la critiquait, même si ce n’était pas le cas. Le syndrome de la victime peut-être. Elle se glissa silencieusement à la table des Serdaigles, si bien qu’Aloysius ne la remarqua même pas. Après avoir ouvert précieusement son manuel de potions avancées, elle décida de piocher dans la corbeille de brioches, mais des élèves se précipitèrent avant elle tout en la bousculant sans ménagement, manquant de lui faire tomber ses pauvres lunettes. Quand Alexandra releva la tête de son livre, il n’y avait plus aucun bout de brioche.

Bon ce n’est pas grave, j’en reprendrai demain. Se consola-t-elle … Puis, son cœur ne fit qu’un bond lorsqu’elle croisa le regard ténébreux de Jimmy Kent. Alexandra semblait fondre sur place. Elle se tourna d’un bond vers Jade qui venait de prendre place et lui agrippa fermement le pan de sa robe.

« Mon Diiiieu ! Jimmy Kent vient de me regarder !! »

Jade arqua un sourcil et se débarrassa de l’emprise désagréables de la pauvre Serdaigle. Jimmy Kent disparut du champ de vision d’Alexandra pour laisser place à Queen B.

« Oh my god … ohmygod ohmygod ohmygod !!! Queen B ! Elle est trop magnifique ! Je voudrais tellement être comme elle. Regarde comme elle est belle. Elle rayonne tellement … hannn … Si j’étais comme elle, Jimmy Kent me regarderai peut-être plus souvent. Tu ne crois pas Jade ? »
« Nan mais ma pauvre regarde toi … tu crains ! » dit Jade en levant les yeux au ciel et en changeant immédiatement de place.

Alexandra contemplait les courbes parfaites de Maya, des petites étoiles pétillaient derrière le verre épais de ses lunettes de taupe. Jusqu’au moment où un énorme buldog entra dans la place. Owen Brown. Alexandra tremblait de terreur rien qu’à entendre ce nom résonner dans sa tête. Il était si imposant et si … méchant ! Elle avait toujours eu l’impression de ressembler à une frêle petite souris sous l’ombre du Serpentard. Alors, aussitôt, la rouquine plongea son nez dans son grimoire pour disparaitre de la surface de la terre. Elle n’existait pas ! Non, personne ne la voyait !

Jusqu’au moment où elle entendit un bruit et des gloussements. Carlie venait de verser le porridge d’Alexander. Prise de compassion, Alexandra se leva d’un bond. Ce n’était pas dans ses habitudes. Elle préférait se faire toute petite face à Carlie, car cette dernière était particulièrement horrible à l’égard d’Alexandra. La rouquine se faufila parmi les étudiants, tout en émettant quelques « pardons, excusez moi » que personne ne semblait vouloir entendre. Enfin arrivée à la hauteur d’Alexander, la jeune fille sortie maladroitement sa baguette magique de sous sa cape, les joues aussi rouges que des pivoines.

« Stop, stop, stop Alexander, je connais un sortilège pratique qui va nettoyer ton pull en un rien de temps. Regarde ça ! Evensco ! Tu t'y prenais mal à étaler tout ce porridge sur ton pull. La magie est vraiment plus efficace, crois moi ! hihi !»

En un battement de cils, le porridge se dissipa comme par magie. Alexandra enfonça subitement sa tête dans ses épaules lorsqu’Alexander croisa son regard. La Serdaigle se sentait rouge de la tête aux pieds, si bien que de la buée embruma ses lunettes. Même si le terrible Owen aux poings sanglants se moquait ouvertement d’Alexander, au moins Alexandra se sentait utile et presque fière d’elle !
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MessageSujet: Re: [∞ 1997 ] À l’envers, à l’endroit. Lun 13 Oct 2014 - 21:33




« Ahahaha ! Damian arrête ça, je vais faire dans mon froc !  DUDE ! »
« Mouarf ouais j’arrête, DUUUUDE ! Mouarf Mouarf ! »
« Ptin arrête t’es con mec ! On dirait … j’sais pas … un troll qui se sent plus péter ! »
« Ha ha ouais un troll mouarf ! »
« Ouais arrête Dude, Dieu nous regarde ! »

Justin se tordait de rire tandis que Damian continuait à critiquer sans ménagement l’allure loufoque d’Eleana Jenkins. Cette fille était décidément complètement folle ! Elle possédait de longs cheveux noirs sur lesquels de petites paillettes argentées chantaient un air de noel. Elle lisait un roman à l’envers et portait des bas de couleurs qui n’allaient visiblement pas avec l’uniforme des Gryffondors. Même si elle faisait partie de la maison des deux garçons, ils ne se privaient pas pour se foutre ouvertement d’elle. La jeune sorcière marchait pieds nus, sans se demander où était passé ses chaussures.

« Elle ne les retrouvera jamais vu le peu de cervelle qu’elle doit avoir !  haha ! »
« Ah ah mouarf mouarf ! »

Pire que Peeves, les deux garçons continuèrent leur chemin en chantant une chanson paillarde à tue-tête. Qu’il était beau le bas peuple ! Justin cogna Damian d’un coup de poing amical, tandis que Damian répliqua en lui ébouriffant sa tignasse mal coiffée. De véritables lions qui semaient le désordre là où le vent les menait. Un brin de fraicheur et de liberté en quelque sorte, insouciance de la jeunesse et des ASPIC qui approchaient à grands pas. Justin s’en foutait. Il comptait sur sa bonne étoile et sur le peu d’intelligence qui lui restait. De toute façon, son avenir ne se trouvait pas aux pieds d’un Ministériel à lui lécher les bottes ! Non, lui rêvait d’aventures ! Il rêvait d'affronter les dragons les plus féroces, de voler aux côtés des plus grands compétiteurs de Quidditch ou encore de parcourir le monde à la découvertes d’objets interdits.

Débraillé, Justin avait ce qu’on appelle l’élégance d’un Strangulot mal luné. La chemise ressortait de son pull, sa cravate mal nouée se balançait mollement de droite à gauche et les lacets de ses chaussures n’étaient jamais complètement fait, à croire qu’il s’agissait là d’une perte de temps considérable que de les nouer. Ses cheveux en pagaille lui donnaient un air de lion sauvage, prêt à bondir à n’importe quel moment. Il courait dans les couloirs, soulevant les jupes des filles à l’aide de sa baguette magique, accompagné de son fidèle compagnon, le tout agrémenté d’un rire goguenard.

Enfin, les deux garçons se stoppèrent brusquement lorsqu’ils aperçurent deux petites Serdaigle de cinquième année au niveau du deuxième étage. Alexandra et Violine. Justin ricanait déjà de sa mauvaise blague, pointant sa baguette sur la silhouette des deux gamines.

« Haha ma sœur est trop nulle ! Regarde ! »

Justin pointa sa baguette sur Violine « Tiremille pipi ! ». Au bout de quelques secondes seulement, la Serdaigle se faufila prestement vers les toilettes les plus proches. Sa vessie devait être maintenant gonflée à bloc, l’obligeant à rester coincé sur les cabinets pendant bien une petite demi-heure sans que rien ne sorte. Alexandra continua son chemin, sa minable vie d’étudiante sérieuse la suivant comme la peste. Justin et Damian s’esclaffaient comme deux grands imbéciles. Et ils avaient 18 ans pourtant … Comme quoi la majorité ne fait pas de vous de grands sages.

Enfin, ils pénétrèrent dans la Grande Salle, happés par les bonnes odeurs de brioches. Un monde de dingue les attendait pour une énième blague de mauvais goût. Les deux Gryffondor s’installèrent à leur table dans un boucan insupportable, tout pour que les regards se portent sur leur petite personne. Maxim était à quelques pas de là et Justin se glissa vers le jeune homme, un sourire empli de malice figé sur le visage.

« Yooo man ! Ca baigne ! Ca te dirait de t’éclater ? Tu vois la coincé des nattes là-bas ? La rouquine de Serdaigle. Bah c’est ma sœur. Je te file 10 galions si tu arrives à la convaincre d’embrasser Alexander ! »
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MessageSujet: Re: [∞ 1997 ] À l’envers, à l’endroit. Mar 14 Oct 2014 - 1:18

Affalé dans un canapé de la salle commune des Gryffondor, Maxim s’amusait à faire léviter les affaires d’une jeune première année. Terroriser les nouveaux élèves ne faisait pas partie de ses activités préférées, mais il se dit qu’une fois de temps à autre, ça ne faisait pas de mal, surtout pour lui. Après tout qui avait-il de plus facile que d’intimider une jeune sorcière qui n’avait d’yeux que pour lui. Oui… lui. Le jeune homme avait l’habitude des regards admiratifs, ils étaient même quotidiens, à tel point qu’il finissait par changer de couloir pour ne pas affronter ces jeunes filles en fleurs qui rêvaient  toutes de s’accrocher à son bras. S’il n’était pas le meilleur des sorciers, Maxim pouvait au moins se vanter d’avoir la cote auprès des filles. Une qualité qui n’est pas donnée à tout le monde, il y a qu’à regarder Jimmy Kent et vous vous ferez tout de suite une idée. Néanmoins dans ce tableau si parfait qu’est la vie de Maxim Armyanski résident -évidemment- quelques zones d’ombres. Des jaloux, des gens trop envieux pour avouer qu’ils feraient tout pour être à sa place… Faut les supporter au quotidien ceux-là aussi et il y en a tellement !

- Ne fais pas cette tête, toi aussi tu finiras par tomber amoureuse de moi. lança-t-il à la gamine en pointant du doigt une pile de livre posés à côté de lui, comme si ce qu’il venait de dire était écrit, prédit depuis des générations. Je sais qu’on s’amusait comme des fous mais mon ventre crie famine. A la prochaine Ashley ou… peu importe.

Lançant un clin d’œil assuré à la première année comme lot de consolation, Maxim quitta rapidement le QG des lions pour se rendre dans la Grande Salle. A chaque repas c’était la même chanson, il s’agissait d’être avant tout solide mentalement et physiquement. Mentalement car les mêmes compliments reviendront cent fois et non pas qu’il était déplaisant de se voir être complimenté mais avez-vous déjà entendu plusieurs cris de filles à l’unisson ? Une véritable sonnette d’alarme digne de Gringotts. Et puis physiquement et bien… Ca paraît évident non ? Le catch a beau être un sport de moldu, Maxim n’était pas contre le fait de voir deux jeunes filles se battre pour ses beaux yeux. Il arrivait même parfois que lui aussi se prenne un coup, mais ça n’était jamais volontaire. La règle d’or quand on s’appelait Maxim Armyanski était de ne jamais reporter son affection sur la même jeune fille pendant trop longtemps. Il fallait savoir toutes les faire profiter sinon quel intérêt ? De plus, le garçon était au moins sûr d’une chose : jamais on ne pourrait dire de lui qu’il était égoïste, une qualité tellement rare de nos jours… Le rouge et or avait au eu la chance de recevoir une bonne éducation de ses parents. Ses origines russes y étaient pour beaucoup et il s’amusait à les afficher au grand jour. Il allait même jusqu’à dire qu’il connaissait Viktor Krum en personne et il abusait de son accent nordique pour le plaisir des jeunes demoiselles…
Savourant son premier verre de jus de citrouille, Maxim fut interrompu par un septième année alors qu’il attendait ses premières prétendantes. Le garçon lui proposait un défi fort intéressant qui le changerait de ses habitudes. Persuader une paumée de Serdaigle ? Les jeux étaient tout simplement déjà faits et cet énergumène un peu trop fier était sur le point de perdre dix gallions…

- Bon les filles, le devoir m’appelle. Je fais au plus vite mais manquerait plus que cette rouquine me fasse de la résistance ! Enfin rassurez-vous il se passera rien, c’est pas vraiment mon style les vieilles filles de 15 ans !

Ces mots résonnèrent dans le vide, sans personne –et certainement pas de jeunes sorcières- pour prêter oreille à ce qu’il venait d’annoncer. Une vie pleine d’illusion, c’était ça le quotidien de Maxim et non pas une multitude de compliments comme il voulait bien le penser. Certes, il y en avait bien quelques-unes de ces jeunes filles, mais le nombre était restreint, loin de la réalité qu’il s’était imaginé… tout seul.
Arrivé à la hauteur de la rousse en question, Maxime s’éclaircit la voix avant d’afficher un sourire qu’il pensait à son avantage.

- Salut ! Moi c’est Maxim mais ça tu le sais déjà, évidemment… Ecoute, tu vois le Poufsouffle là-bas ? Il est dingue de toi et crois-moi, je ne suis pas le genre à dire des mensonges. T’aurais vu sa tête quand t’es arrivée, j’ai cru que ses yeux allaient sortir de leurs orbites… Oh eh entre-nous, vous feriez un couple formidable et si c’est moi qui le dit, c’est que c’est vrai.
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GRYFFONDOR6ème annéeCapitaine de Quidditch
    GRYFFONDOR
    6ème année
    Capitaine de Quidditch
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DATE & LIEU DE NAISSANCE DATE & LIEU DE NAISSANCE: 7 Août 1982
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MessageSujet: Re: [∞ 1997 ] À l’envers, à l’endroit. Mar 14 Oct 2014 - 21:22


« Une Personnalité.
Toujours nouvelle, toujours différente. »

Paul Eluard



Le Serpentard de cinquième année resserra sa cravate verte et argent avant de rentrer dans la grande salle. Il avait parlé un petit moment avec Adam mais les deux serpents s’étaient rapidement séparés. Jimmy avait oublié quelques chose dans son dortoir et l’avait récupérer avant de rejoindre le flot d’élève qui se rendait dans la grande salle du château de Poudlard. Et pendant ces quelques pas qui menèrent le Serpentard à la grande salle, le vert et argent réfléchissait à un moyen de faire payer Alexander. Parce que niveau casse pied et compagnie, personne ne pouvait dépasser le jaune et noir. En même temps. Blaireau. Ce mec là était bien tombé dans sa maison. Jamais au grand jamais il n’aurait pu atterrir dans la même maison que le choixpeau avait choisit pour Wright et le fils de l’antiquaire. Non. Non. Non. Le Poufsouffle était à sa place. Et Kent devait trouver quelque chose pour le remettre à sa place. Parce qu’Adam et lui risquait beaucoup trop pour une pauvre petite coupe et une quinzaine de points enlevé. Il manquerait plus que le propre préfet de Serpentard ne soit au courant et découvre les responsables d’une possible baisse des points des serpents. Enfin, Jimmy pourrait toujours s’arranger pour mettre tout cela sur le dos d’Alexander. D’ailleurs, il allait s’arranger pour mettre tout cela sur le dos d’Alexander. Après tout, c’était bien de sa faute à lui non ? Les deux Serpentards n’y étaient absolument pour rien. Et puis, il ne serait certainement pas très difficile de berner Owen. Il était une montagne de muscles, certes et réfléchissait avec son ventre, mais n’avait pas grand-chose dans le ciboulot. Et Jimmy et Adam ne manquait pas d’idée lorsqu’il s’agissait de se défaire du préfet.

Enfin, la tête haute, le regard droit, le jeune homme se dirigea vers la table des Serpentards. C’était le matin. L’heure du petit déjeuner. Il avait faim. Et se préparait déjà à manger lorsque son regard tomba sur celui de Queen B. Maya. Mouais. D’accord. Passable. Croquant dans son croissant, Jimmy regarda Alexander Fouineur au bon endroit. Pas qu’il était tout simplement délicieux de voir le préfet des blaireaux se renverser du porridge sur lui. Parce que ce n’était clairement pas la faute de Carlie, Serpentard de sixième année qui était la cause de tout cela. Nooooon. Alexander n’avait pas besoin d’aide pour faire des grosses boulettes, pour le plus grand plaisir de Kent, qui, un sourire aux lèvres, profitait pleinement de la situation. Parce qu’il n’y avait rien de tel pour commencer une bonne journée de cours. Mais bon, cela n’arrêtait pas Jimmy dans l’idée de se venger de l’intrusion du jaune et noir dans ses affaires hier. Non, le coup du gâteau renversé n’était pas le siens. C’était certes drôle, mais pas le moins du monde suffisant au goût du Serpentard, qui, par mesure de précaution détourna les yeux lorsque le regard du Professeur chourave se posa sur lui. Redoutable Professeur chourave ! Redoutable. D’un côté, en tant que directrice de la maison des Serpentards, il fallait s’en douter.  Elle était tout aussi redoutable qu’Owen lorsqu’il n’avait pas mangé depuis des jours et des jours. Autant dire que s’il ne fallait pas jouer avec le préfet des verts et argent, il ne fallait encore moins s’amuser de leur directrice. Et perdre des points pouvait s’avérer douloureux chez les serpents. Oui, Jimmy avait déjà tenté l’expérience une fois. Et être punie une nuit entière avec Hagrid dans la forêt interdite, ne l’avait pas forcément réjouit. Cela l’avait même bien ennuyé.

Enfin, le regard de la directrice de sa maison reposé sur son assiette de petit déjeuner, Jimmy releva le regard pour voir ou en était Alexander.  Ou pas. Le Serpentard avait trouvé mieux. Maxim, en train de discuter avec ce troll de rouge et or répondant au nom de Justin. Bien, ce dernier devait certainement être en pleine proposition de défi à la noix. C’était parfait. Un verre de jus de citrouille à la main, le vert et argent se leva de sa place, laissant quelques autres cinquièmes années serpents avec qui il partageait le même dortoir, tous seuls. Oh. Ils allaient s’en remettre. Clairement. Jimmy n’était pas super apprécier. Il paraissait. Mais bon. Tant que personne ne venait l’embêter dans ses affaires, cela lui allait bien. Se rapprochant discrètement du rouge et or, le fils de l’antiquaire écouta attentivement tout ce qu’il racontait à cette pauvre Miss Couettes Rousse.  Une fois qu’il eut terminé de bercé la jeune femme d’illusions, tout ça pour quelques pauvres petits Gallions, Jimmy s’incrusta entre les deux, grand sourire aux lèvres.

« Tu sais Ski, je ne pense pas que le blaireau regarde la rouquine. C’est plutôt sur toi que ce regard plein de désir se pose. Tu ne trouves pas ? Si c’est moi qui le dit. C’est que c’est vrai. Entre nous, vous ferez un couple magnifique tout les deux. Le lion et le blaireau ? Quelle merveille ! »

Posant son regard hautain sur la Serdaigle, le jeune homme continua.

« N’est-ce pas ? Je suis sûr que tu penses la même chose que moi. D’ailleurs, tu devrais peut-être aller rejoindre ton âme sœur Maxim. »

Tout en disant cela, le regard du Serpentard s’était posé sur Alexander, qui se démenait encore avec son gâteau. Aaaaaah, quel beau tableau ! La journée commençait bien. Enfin, pour le moment tout du moins.


[HRP: Désolée, c'pas top :s]

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GRYFFONDOR5ème annéePréfète
    GRYFFONDOR
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SITUATION AMOUREUSE SITUATION AMOUREUSE: Célibataire. Bisexuelle.
DATE & LIEU DE NAISSANCE DATE & LIEU DE NAISSANCE: 15 mars 1982, à Plymouth.
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MessageSujet: Re: [∞ 1997 ] À l’envers, à l’endroit. Jeu 16 Oct 2014 - 19:12

Spoiler:
 

Le soleil perça les rideaux dans le dortoir des Jaunettes, pour atterrir comme tous les matins sur le visage apaisé de Meredith. Habituée à ce rayon matinal, la jeune fille attendit quelques secondes avant d’ouvrir ses yeux océan et se redresser. Dans un bâillement élégamment étouffé, elle s’étira longuement, les bras levés, le dos courbé et les cheveux dégringolant autour de son visage harmonieux. On aurait dit un chat tant le mouvement était souple. Au terme de ce rituel quotidien, et après une rapide vérification à sa montre, la jeune Poufsouffle sauta hors de son lit et ouvrit les fenêtres pour laisser entrer l’air frais. Elle s’approcha du lit de ses camarades et gratta doucement le dos de chacune d’elle qui dormait encore, pour les réveiller tout en douceur. Meredith était toujours la première réveillée, du fait que le soleil tombait sur son visage tous les matins, et elles avaient convenu qu’elle devait réveiller les autres filles en même temps qu’elle. La jeune blaireaute, pas paresseuse pour un sou, s’adonnait avec joie à cette tâche avant de se préparer pour la journée qui l’attendait.

Dès le réveil, elle faisait preuve d’une joie de vivre et d’un enthousiasme à toute épreuve. Elle s’habillait avec un soin tout particulier, choisissant en dessous de sa robe de sorcière des vêtements qui la mettaient en avant sans pour autant être indécents. Elle adorait les chemisiers, les robes de mousseline fine, les jupes en tout genre, n’hésitant jamais à montrer ses jolies jambes graciles. Puisque la nature était clémente, pourquoi le cacher ? S’ensuivait un passage plus ou moins long devant la glace et le lavabo, où elle se débarbouillait, appliquait sa crème de jour et se maquillait avec application. Elle avait un talent particulier pour mettre en valeur un visage, ou une partie du visage. Elle avait tout appris à son amie Maya, qui depuis en abusait un peu, mais elle était si jolie qu’elle ne lui en voulait pas. Et puis d’ailleurs, Meredith n’en voulait jamais à personne, elle était le calme et la fraîcheur incarnés.

Ainsi, un trait sous les yeux, un baume à lèvre rouge et une volute de parfum lui donnaient cette touche de beauté qui lui manquait au naturel. Ses beaux cheveux bouclés lui arrivaient aux épaules, et elle n’y touchait jamais. Y mettre un traitement ne ferait que les gâter, et il lui suffisait de quelques coups de brosse matinaux pour qu’ils soient soyeux et coulent entre les doigts toute la journée. Ça oui, Mery était chanceuse dans son apparence. Et même dans sa vie, elle ne pourrait demander plus que ce qu’elle avait. Tout le monde l’adorait pour son naturel joyeux et apaisé, tout le monde connaissait son nom à l’école. Elle nourrissait les conversations des petites filles de première année qui voulaient être comme elle. Elle ne faisait pourtant presque rien pour cela ! Une touche de maquillage, la fréquentation des bonnes personnes et une gentillesse incroyable. La parfaite poufsouffle, populaire en supplément, qui siégeait aux côtés de Queen B comme son amie, et pas son caniche comme le disent les médisants. Que demander de plus ?

De sa démarche sautillante, aux côtés d’une jeune fille de l’année d’au-dessus, Meredith éclata d’un rire cristallin à une plaisanterie que son amie venait de faire. Les regards se tournèrent vers elle dans la salle commune, illuminés, et elle lança un « Bonjour tout le monde ! » tellement mélodieux que peu ne lui répondirent pas. Elle s’arrêta un instant pour saluer le beau Sevan, et repartit dans un tourbillon joyeux vers la Grande Salle. Rejointe en route par sa chère Queen B, elles échangèrent les derniers ragots avec animation. Bien vite, elles atteignirent la table des Poufsouffle où elles s’installèrent avec grâce. Meredith adorait Maya, mais elle lui reprochait un peu sa superficialité. Ce qui ne l’empêchait pas de lui trouver des dizaines de qualités, comme à chacun. Elle adorait gratifier les gens de beaux sourire, et ne disait ce qu’elle pensait que si c’était bénéfique pour quelqu’un. Pourquoi blesser les autres inutilement alors qu’on pouvait illuminer leur journée ? Mery n’aimait pas les distinctions de popularité, et n’hésitait jamais à échanger avec des gens qu’elle savait isolés, des filles ou des garçons que la nature n’avait pas aidés. Elle essayait de réduire la distance entre le gratin et les autres.

Installés en face d’Alexander Foster, un adorable blaireau que Maya aimait bien taquiner, elle attrapa doucement une tasse et la remplit de thé. Alex était timide, il ne parlait pas trop mais on pouvait voir qu’il pensait beaucoup. Préfet, il abusait parfois un peu de sa position pour faire respecter très pointilleusement le règlement, mais pouvait-on lui reprocher de prendre son rôle au sérieux ? Maya entama une conversation à sens unique avec le jaune, pleine de regards gratifiants et d’oeillades peu discrètes. L’abeille avait beau être en couple, elle ne pouvait s’empêcher de troubler les garçons de son physique irréprochable et de ses mots de miel. Après que le pauvre Alex eut faillit d’étrangler avec son porridge, Meredith voulut lancer la conversation puisqu’elle ne mangeait pas beaucoup, comme à son habitude. Interrompue dans sa lancée par la chute de sa cuillère, elle s’excusa et se baissa sous la table pour la ramasser. Quand elle se fut relevée, la première chose qu’elle vit fut le sourire carnassier de Carlie Peters, cette petite reine verte, suivie de son cortège de papillons empoisonnés. La jaune comprit au regard qu’elle lançait à Alex qu’il avait encore subi ses foudres. Bien sûr, il était couvert de porridge. Avec un soupir, elle voulut lever sa baguette pour l’aider mais son regard fut attiré par la masse imposante d’un élève bien connu, la terreur des première année, des gryffondor … de toute l’école en vérité. Owen Brown, le mastodonte. Il prit Carlie à l’écart en lui agrippant le bras, et Meredith eut un instant peur qu’il voulut lui faire du mal. Carlie avait beau être une peste, personne ne mérite de se faire recadrer par l’horrible Brown. Heureusement, il n’en fut rien, et l’ombre menaçante du Serpentard s’éloigna vers sa table.

Avec un soupir de soulagement, la jaune se retourna et voulut aider Alexander. Mais une autre fut plus rapide ! Alexandra Montaigne, une serdaigle timide et renfermée que Meredith appréciait pour son assiduité. Elle-même avait parfois du mal à tout intégrer en cours, même si elle faisait des efforts, et Alexandra était comme son frère : le nez dans les bouquins, le savoir infini. Loin de mépriser ces gens là, elle les admirait presque. Presque. En quelques secondes, un peu de magie et un rire gêné, le porridge avait disparu du pull d’Alexander qui ne disait toujours rien, même pas merci, à la jeune aigle. Le visage encadré de nattes d’Alexandra était rouge pivoine, et Mery sourit à la pensée qu’une fille comme la bleue soit amoureuse de son ami. Cela donnerait un drôle de tableau. Ils furent rapidement rejoints par un jeune homme de Gryffondor qui affichait un drôle de sourire satisfait. Il se mit à déblatérer un discours sur … l’amour et l’admiration qu’Alex ressentait pour la sœur Montaigne ? Meredith se mit à sourire malgré elle. Maxim était un grand ami de la nouille de rouge qu’était Justin Montaigne. Un pari, sans doute, destiné à troubler la pauvre tressée qui tournait déjà au cramoisi. Ne pouvant rester passive, elle se leva et repoussa délicatement le gryffondor du bout de ses doigts aux ongles impeccables.

Maxim, arrête de raconter des bêtises. Le pauvre Alexander n’a pas besoin de ça en plus ce matin. Ça ne serait pas plutôt toi qui tente de charmer Alexandra ? Laisse-moi te dire que ton approche est assez maladroite. Elle éclata d’un rire frais devant la tête qu’il prit. Avant même qu’il ne puisse lui répondre, un autre grand gaillard s’incrusta dans la conversation. Un serpentard au regard bleu hypnotique qui s’appelait Jimmy Kent. Il semblait amusé de la situation et vint en rajouter une couche : finalement, le couple de la matinée serait Armyanski/Foster. La belle affaire ! Jouant le même jeu, elle poussa doucement et du bout des doigts le torse du Serpent et croisa ensuite les bras sur sa poitrine. Vous êtes irrécupérables tous les deux. Elle les fixa tour à tour, le sourire aux lèvres. Laissez donc les honnêtes gens manger en paix ! Elle ne connaissait pas très bien le vert, mais elle voyait à son comportement qu’il n’avait pas un mauvais fond. Et s’il prenait mal ses paroles, elle n’aurait qu’à appeler à l’aide, aucun doute sur le fait que quelqu’un accourrait pour l’aider. Sur ces pensées, un sourire bienveillant aux lèvres, elle se retourna dans un tourbillon de boucles et attrapa sa tasse de thé. Elle la porta à ses lèvres et ferma les yeux pour apprécier le liquide brûlant qui descendait dans sa gorge. Une belle journée qui commence.

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when I find myself in times of trouble
mother Mery comes to me
et souvent la haine touche sa joue est arrache ses veines, alors il n'y a plus de souffrance et seulement la bête qui s'agite au creux de son ventre dans l'automne aride et la tempête



Dernière édition par Meredith Breckenridge le Dim 4 Jan 2015 - 20:23, édité 3 fois
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SERPENTARD5ème annéePréfète
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MessageSujet: Re: [∞ 1997 ] À l’envers, à l’endroit. Ven 17 Oct 2014 - 21:30


En ce premier matin du mois de mai, le château était plutôt calme. Les élèves venaient tout juste de se réveiller et avancer vers la grandes salle, pas toujours très réveillés. Les Serdaigles étaient déjà d’attaque, les Blaireaux se faisaient discret et les Serpentard, comme à leur habitude portaient déjà haut leur menton. Seul l’avant dernier étage semblait ne jamais se reposer, pas tant que la tour Gryffondor ne refermerait pas ses portes pour la nuit. Ou plutôt son tableau...

Miss Châtaigne, l’adorable félin du concierge regardait passer les élèves d’un air bienveillant, récoltant au passage gentilles paroles et caresses. Elle bondit cependant en crachant et hérissant  les poil quand deux tornades passèrent devant elle, manquant de peu de la renverser. Mais les deux têtes brune et blonde venaient déjà de disparaître à l’angle du couloir sous les encouragements des élèves, certains encourageant Aaron, d’autres Ethan. Encore une fois les deux frères se faisaient remarquer et se prêtaient volonté aux jeux de paris.

La dernière lubie des deux Farell ? Une planche à roulette moldue appelée Skateboard ! Un sortilège plus tard, et voilà les deux frangins lancés à vive allure dans les couloirs pour une course endiablée, contraignant les élèves à se pousser. Au bout du couloir pourtant, les escaliers descendaient dangereusement. Les deux frères échangèrent un regard complice, mais ne ralentirent pas l’allure, se mettant mutuellement au défis de s’arrêter le dernier. À la dernière seconde, Aaron s’arrêta dans une maitrise parfaite de sa planche, mais Ethan, désireux de montrer une fois encore qui était le meilleur, s’était résigné à s’arrêter le dernier. Il avait simplement espéré que Aaron se montre moins tenace. Tout en donnant par reflexe une impulsion à son skate pour s’élever dans les airs, le Gryffondor pria pour que son frère lui réserve une place de choix à l’infirmerie. citrouille, pensa-t-il en fermant les yeux alors qu’il s’apprêtait à retomber la tête la première en bas des escaliers.


- Aresto Momento, entendit-il hurler.


Durant une seconde ou deux, Ethan resta en suspend à quelques centimètres au-dessus du sol avant d’y retomber lourdement. Son skate vient alors heurter le dernière de son crâne, et son menton rencontra durement la pierre. Mais le rouge et or se releva comme si de rien n’était. Aaron était en train de dévaler les escaliers, mais Ethan lui adressa un grand sourire en levant les pouces.

- Il faut AB-SO-LU-MENT que tu essayes ça !


Rassurés de le voir en un seul morceau, les élèves ayant assisté à la scène applaudirent, se mirent à rire ou passèrent simplement leur chemin en levant les yeux au ciel. Ethan salua son public de bon cœur et posa son pied sur l’extrémité de sa planche pour la relever et la prendre entre ses mains. Il avait la tête dure, peut-être à force de se prendre trop de cognard, mais il avait toujours été tête-brulée, ne réfléchissant qu’après avoir agi.  


- Bon, je te laisse, Juliette m’attend. N’oublie pas l’entraînement de cette après-midi, lui rappela Aaron avant de s’éloigner.


Ethan plaça sa main contre sa tempe et lui fit un bref salue militaire. Comme s’il allait oublier l’entraînement ! Après tout, les frères Farell étaient connus pour leurs frappes redoutables. Armés de leurs battes, aucun cognards ne leur résistait. Les élèves du château avaient fini par s’habituer à ce duo qui pourtant n’avait rien à voir l’un avec l’autre. Aaron était blond comme les blés, avait une carrure imposante et les yeux noisettes, tandis que son cadet d’un an avait les cheveux d’un noir de geai, le regard clair et la silhouette plus élancée. Aaron était la force, Ethan la rapidité. Aaron était la patience, Ethan l’impulsivité. Ouais, il y avait du choix chez les Farell ! Contrarier l’un, c’était contrarier l’autre. Alors on évitait de les ennuyer, tout simplement.


Le Gryffondor entendit vaguement quelqu’un hurler plus loin. Aussitôt les élèves rebroussèrent chemin ou se dépêchèrent de passer à côté du colosse. Owen avait beau être un préfet tyrannique et peu commode, Ethan n’avait jamais eu trop de problème avec lui. En passant à côté du Serpentard, le rouge et or lui jeta un regard grave.


- Tu ne devrais pas t’énerver autant Owen, c’est pas bon pour ton cœur, souligna Ethan d’un air espiègle.


Le Gryffondor haussa les épaules et tourna des talons pour regagner la grande salle. Son ventre gargouillait tellement que certains regards se tournaient vers lui. Alors qu’il allait enfin pénétrer dans l’immense salle pour un déjeuner bien mérité, Ethan aperçu Maya et toute sa clique. Bien qu’il fut obligé de constater que la demoiselle était magnifique, elle n’était pas le genre du Gryffondor. Cependant malgré son côté pimbêche, le rouge et or avait appris à l’apprécier. À vrai dire Ethan appréciait à peu près tout le monde. Loin de se prendre la tête, il était plutôt du genre à s’entendre avec n’importe qui. Même les si terribles Serpentards ne pouvaient lui gâcher sa bonne humeur, généralement on le laissait tranquille. De toute façon, personne n’osait s’attaquer aux Farell, ils étaient bien trop appréciés au sein du château. C’était mal vu de leur chercher des noises.


Posant une main sur son torse, Ethan s’inclina devant Maya dans un geste théâtral en lui montrant les grandes portes de la salles.


- Après-vous Queen Bee, proposa Ethan avec un sourire malicieux.


Quelques filles de la garde rapprochée de Maya gloussèrent, et Ethan lui adressa un clin d’œil avant de finalement pénétrer à son tour dans la Grande Salle. L’uniforme qu’il avait pris soin d’enfiler quelque minutes plus tôt n’avait pas conservé son apparence impeccable bien longtemps. Sa cravate était desserrée, un pan de sa chemise était sortie et son pantalon était quelque peu écorché aux genoux. Son menton était égratigné et ses cheveux en bataille. Pourtant la journée venait à peine de commencer. Naturellement, Ethan se rendit à la table de Gryffondor où il attrapa une part de tarte au citron avant de rejoindre Justin, Damian et Maxim qui alimentaient sans doute le coin le plus bruyant de leur table.


- Chalut les mecs, s’exclama Ethan entre deux bouchées. Qu’est-ce qui vous fait marrer ?


Le rouge et or suivit du regard la direction que Justin pointait du doigt. La jeune Alexandra allait visiblement encore s’en prendre plein la tronche !


- Je mise 10 galions qu’elle va se prendre un vent et que Peters va péter un câble !

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MessageSujet: Re: [∞ 1997 ] À l’envers, à l’endroit. Dim 19 Oct 2014 - 17:10



Sevan se réveilla tard et il eut toute la difficulté du monde à se tirer du lit. Non pas que le Poufsouffle s'était couché à une heure particulièrement avancée la veille, mais il faisait partie de ces gens qui vivent lentement et qui dorment beaucoup. Dix heures de sommeil c'était le minimum syndical pour lui, alors il avait du mal à s'adapter aux horaires drastiques pratiqués par Poudlard. Cette propension à dormir comme une masse lui avait déjà valu beaucoup de retard aux entraînements de Quidditch, mais il faisait de son mieux pour faire des efforts et ne pas décevoir son équipe. D'un côté, le jeune homme n'était pas non plus un grand fan de sport et de compétition, il n'avait d'ailleurs à l'origine rejoint l'équipe que pour dépanner, avant d'apprécier la sensation de liberté que lui offrait le vol sur un balai. Mais d'un autre côté, ses coéquipiers comptaient sur lui et Sevan s'efforçait de tenir ses engagements et d'être à la hauteur pour ne décevoir personne. En outre, il n'était moins mauvais qu'il l'aurait cru lorsqu'il ne laissait pas laisser passer le souaffle dans les anneaux parce qu'il était distrait par un rayon de soleil ou parce qu'il était occupé à reluquer les fesses des autres joueurs. Il fallait avouer que le Poufsouffle était un tantinet rêveur et il n'était pas rare que le reste de l'équipe crie son nom pendant les matchs, non pas pour le féliciter, mais surtout pour lui rappeler qu'il avait un rôle de gardien à remplir.

Le jeune homme se prépara tranquillement et quitta tout aussi tranquillement la salle commune des jaunes et noirs pour se diriger vers la Grande Salle. Sevan n'était jamais pressé. Avec ses mains dans les poches et ses épaules affaissées, il était bien loin de la démarche vive et du port de tête altier des Serpentards qui l'évitaient dans les couloirs en pivotant d'un quart de tour pour ne pas le toucher. Les jeunes Gryffondors, quant à eux, se montraient moins attentifs puisqu'ils le bousculaient généralement sans ménagement pour se frayer un passage. Sevan les accueillait d'un haussement d'épaules et d'un sourire amusé. Les plus mauvaises langues diront qu'il était mou, les autres qu'il était tout simplement zen. Le Poufsouffle lui ne disait rien du tout parce qu'il n'accordait pas une grande importance à ce que les gens pouvaient penser de lui. Il menait son petit bonhomme de chemin, toujours avec bonne humeur, et sans prêter attention à ceux qui avaient besoin de se faire remarquer. Lui, au contraire, était d'une nature discrète, plutôt timide. Son attitude détachée transparaissait d'ailleurs dans son apparence parfois un peu négligée. Il avait de beaux traits, mais il se fichait bien de ce dont il pouvait avoir l'air. Il n'était pas rare de le croiser mal peigné, mal rasé, vêtu d'un vieux pull trois fois trop grand qu'il avait trouvé au fond d'une armoire et dont il passait son temps à remonter les manches trop longues. En outre, il avait perdu la cravate de sa maison. Il avait bien tenté de la remplacer avec un autre cravate dans les mêmes tons, mais le professeur McGonagall n'avait pas trouvé très seyants les petits canards jaunes qui l'ornementaient. Pour finir il était à peu près sûr d'avoir entendu Maya Livingtsone utiliser le terme 'hippie' pour parler de lui, mais il balayait ces remarques d'un revers de la main. Queen B, comme elle se faisait appeler, avait beau être une fille magnifique, il ne l'appréciait pas du tout. Elle avait prit un malin plaisir à lui pourrir la vie pendant leurs premières années à Poudlard, et si elle s'était un peu calmée sur son cas depuis, le souvenir des humiliations quotidiennes qu'elle lui avait fait subir était encore trop présent pour qu'il lui accorde autre chose que du mépris. De toute façon, on lui avait déjà dit que son air de chiot perdu faisait tout son charme, alors il n'avait cure de ce que pouvait penser Miss Parfaite.

Sevan avait beau être sympathique avec quasiment tout le monde, il n'avait finalement que beaucoup de connaissances et très peu de véritables amis. Lorsqu'il n'était pas avec Ethan, il passait le plus clair de son temps avec Astoria Greengrass qui partageait à la fois sa maison et sa confiance. Les deux Poufsouffle avaient beau être sortis ensemble un long moment, ils étaient restés très proches et c'était toujours à elle qu'il venait se confier en premier. Elle était l'épaule il avait besoin pour essuyer toutes ses peines de cœur. Il avait beau avoir eu un grand nombre de relations, elles s'étaient toutes mal finies. Son amie n'avait de cesse de lui répéter qu'il était trop naïf et qu'il fallait qu'il arrête de s'attacher aussi facilement, mais il était comme ça. En outre, il n'avait toujours pas pardonné à Anna de s'être servi de lui et de ses sentiments pour servir ses propres intérêts quelques mois auparavant. A force, Sevan avait faillit cesser de croire au véritable amour, faillit...

Sevan atteignit finalement la Grande Salle et il y entra avant de se diriger tout naturellement vers la table des Poufsouffle. En chemin, il croisa la fameuse Maya qui alla percuter Owen. Loin de se laisser démonter, le géant l'expulsa d'un tour de bras et Sevan ne put s'empêcher de jubiler. Il n'aimait pas se réjouir des malheurs des autres, mais certaines personnes méritaient vraiment qu'on leur remettre les idées en place. Il s'écarta pour laisser passer la masse de Serpentard devant lui, mais ce n'était pas par peur. Brown avait beau frapper aussi fort qu'il criait, Sevan avait la chance de faire partie des rares à ne pas avoir de problèmes avec lui.

Il arriva à la table au moment où Carlie Peters, une vraie petite vipère, la frappait ostensiblement avec son sac pour faire tomber le bol d'Alexander. Sevan leva les yeux au ciel et s'installa. « Ignore là, » glissa t-il à son préfet qui tentait de nettoyer son uniforme. « Tout ce qu'elle veut c'est que tu fasses attention à elle si tu veux mon avis.» Il avait à peine commencé à beurrer sa tartine qu'une Alexandra un peu hystérique venait de les rejoindre, désireuse de rendre service à Foster. Sevan s'écarta d'instinct lorsqu'elle sortit sa baguette. Elle n'était pas méchante, mais elle était pénible et le Poufsouffle ne l'aimait pas beaucoup. Ce furent ensuite Jimmy et Maxim qui s'invitèrent chez les Blaireaux et Sevan finit par se lever, choisissant l'arrivée d'Ethan dans la Grande Salle comme prétexte pour leur fausser compagnie.

Il traversa la salle pour rejoindre le Gryffondor qui s'était installé avec ses amis. Il remarqua tout de suite son air débraillé et l'écorchure sous son menton et ne put réprimer un regard réprobateur. « Tu vas finir par vraiment te blesser à force. » dit-il seulement en passant une main sous la mâchoire d'Ethan pour le faire se tourner vers lui et observer, soucieux, quels étaient les dégâts du jour. Il finit toutefois par se détendre : « Mais je dois reconnaître que les cicatrices te rendent particulièrement sexy. » Sevan le gratifia d'un regard complice et glissa sa main derrière sa nuque pour l'attirer à lui et l'embrasser tendrement. Il fut interrompu par Damian qui se raclait bruyamment la gorge. « Tu as un petit goût de citron. » constata t-il en s'écartant et en lançant un regard moqueur au fauteur de trouble. Sevan enjamba finalement le banc des rouge et or et s'assit aux côtés d'Eleana qui mangeait toute seule. Elle avait beau avoir l'air un peu loufoque, le Poufsouffle l'aimait bien.

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POUFSOUFFLE6ème annéeCapitaine de Quidditch
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SANG SANG: mêlé
MessageSujet: Re: [∞ 1997 ] À l’envers, à l’endroit. Lun 20 Oct 2014 - 23:14



  • Amaryllis poussa la porte de la salle de bain, et se rendit compte que deux premières années étaient devant SON miroir. Il y en avait une demi-douzaine d’autres dans la salle, mais les deux petites avaient choisi celui-là, ce que la Serpentarde de cinquième année pris pour une provocation. Elle se rapprocha d’elle, et rejeta ses cheveux en arrière d’un geste, qui se voulait naturel mais qui était en réalité très travaillé, pour attirer leur attention. Devant leur absence de réaction, elle émit un léger claquement de langue. Celle qui lui faisait face leva les yeux vers elle et perdit son sourire en devenant presque livide, alors que l’autre continua de pouffer, monopolisant toujours la glace. Sans une seule seconde d’hésitation, Amaryllis pointa sa baguette vers la petite brune qui lui tournait le dos. « Bloclang ». La Première Année poussa un cri et se retourna vivement, prête à riposter, avant de devenir à son tour livide en découvrant le visage de la Cinquième Année. « Pwaldon… », tenta-t-elle de dire avant de prendre la fuite, suivie de sa camarade. Amaryllis poussa un petit soupir exaspéré. Décidément, les plus jeunes qu’elle semblaient tout faire pour l’énerver en ce moment. Néanmoins, elle était satisfaite de son sortilège, qui avait apparemment bien mieux fonctionné aujourd’hui que la fois dernière. Tout compte fait, les premières années étaient bien utiles pour s’entraîner à lancer des sortilèges, surtout qu’il n’y avait aucune chance qu’elles aillent se plaindre à leurs préfets, qui usaient eux-mêmes de leurs pouvoirs sur eux. Quant à aller se plaindre aux professeurs, nul n’allait s’y risquer après ce qui était arrivé à Elinor McDouglas en début d’année. L’idiote était allée trouver le professeur Chourave après avoir subi un sortilège de Peli de la part d’un sixième année, et la professeure de Botanique s’était contentée de l’envoyer  à l’infirmerie. L’élève n’avait reçu aucune sanction, et la petite Elinor avait retrouvé sa garde-robe entièrement teinte en jaune canari, et son petit chat, jusque-là d’un blanc immaculé, était devenu arc-en-ciel. Amaryllis pouvait d’ailleurs se féliciter de la teinture des poils du chat, qu’elle avait réalisé avec Carlie, en peine quelques minutes. Les élèves de première année avaient été prévenus.

    En se voyant devant le miroir, Amaryllis comprit que les deux fillettes avaient pu être effrayées d’une part par sa réputation, mais aussi par son allure. Ses cheveux avaient foncé dans la nuit et s’étaient complètement frisés, son visage était émacié et ses sourcils formaient une barre sévère au-dessus de ses yeux d’un noir de jais. Elle poussa à nouveau un soupir. Le travail allait encore être long ce matin-là, même si elle avait la chance de pouvoir utiliser son don pour être plus efficace, et, surtout, plus parfaite encore. Elle s’appliqua donc pendant plus d’une vingtaine de minutes à lisser ses cheveux et à les éclaircir, avant de les attacher en un chignon à l’arrière de son crâne, tout en laissant quelques mèches dépasser. Elle s’attaqua ensuite à son visage, en commençant par transformer sa barre sourcilière en deux sourcils fins, qui mettaient en valeur ses yeux qui devinrent d’un bleu glacial entourés de longs cils. Grâce à son don, Amaryllis était parfaite en toute circonstance : par besoin du moindre maquillage, elle n’avait qu’à se concentrer pour obtenir une peau lisse et sans défaut, une bouche pulpeuse à la couleur d’un rose soutenu et des pommettes hautes qui lui donnaient un air de poupée russe.

    D’ailleurs, en parlant de poupée, Carlie Peters entra dans la salle de bain. Amaryllis lui adressa un sourire, ce qui lui arrivait très rarement. En réalité, la Serpentarde ne souriait qu’à quelques personnes, dont Carlie faisait partie. En effet, la jeune fille, âgée d’un an de plus qu’elle, été comme sa grande sœur. Quand elle était arrivée à Poudlard, encore toute jeune et influençable, elle s’était reconnue à travers cette fille, qui semblait déjà inaccessible et supérieure aux autres élèves alors qu’elle n’était qu’en deuxième année. Fort heureusement, Carlie sembla également se reconnaître à travers la petite Amaryllis, et commença à lui enseigner sa tactique pour être une vraie vipère. Amaryllis gardait toujours à l’esprit ce que Carlie lui avait toujours dit,
    « Ne t’attache jamais, mais laisse-les gens s’attacher à toi. C’est la meilleure manière de ne pas souffrir. ». Elle ne pouvait qu’être d’accord avec elle, ayant appris qu’il ne fallait rien espérer de bon dans la vie alors qu’elle avait huit ans. Depuis, elle tentait de se détacher de tout investissement affectif par peur de souffrir à nouveau. Ainsi, elle avait fini par devenir exactement comme Carlie : arrogante, hautaine, froide, malfaisante. Et elle en était fière. Comme ça, elle menait une vie qui la satisfaisait.

    Une fois apprêtée de leurs plus beaux atouts, les deux jeunes filles prirent ensemble le chemin de la Grande Salle, pour prendre leur petit déjeuner. Ne parlant presque pas pendant le trajet, Amaryllis passa mentalement en revue les cours qu’elle avait aujourd’hui. Etude des runes, Potions et Histoire de la magie. Autant les deux premiers ne lui posaient pas de problèmes, autant le dernier cours l’ennuyait profondément. Entendre parler d’événements passés dont la plupart des protagonistes étaient morts ne l’intéressait absolument pas. Et c’est en voyant les nattes rousses d’Alexandra Montaigne, une intello qui ne pouvait être qu’à Serdaigle, que la mémoire revint subitement à Amaryllis. Elles avaient un exposé à faire sur les Sorciers et Sorcières Célèbres de l’Antiquité. Lorsque leur professeur les avait mises en binôme, cela n’avait pas plu à Amaryllis. Elle n’aimait pas être mélangée de force à des élèves d’autres maisons, d’autant plus pour travailler avec eux. Enfin, le point positif de ce binôme était certainement que la Serpentarde pourrait laisser Alexandra se débrouiller toute seule pour faire l’exposé. En effet, comme Amaryllis faisait partie du clan select de Queen B., alias Maya Livingstone,  grâce à Carlie, la jeune Serdaigle n’oserait rien lui reprocher. Cependant, elle préférait s’assurer que le travail avait été fait, si bien qu’elle laissa Carlie aller s’installer à table alors qu’elle-même s’approchait d’Alexandra.

    Elle arriva au niveau de la Serdaigle quand elle entendit une protestation provenant de la table des Poufsouffles. Elle regarda d’un air satisfait le porridge renversé sur la robe de sorcier d’Alexander Foster. Ça ne pouvait qu’être un coup de Carlie, qui tenait toujours à se venger sur cet idiot de Poufsouffle, qui était d’un inintérêt total pour Amaryllis. Enfin, les personnes inintéressantes semblant s’entraider, Amaryllis vit Alexandra se précipiter vers le Poufsouffle pour le débarrasser de son porridge. Amaryllis poussa  encore un soupir. Les autres ne pouvaient donc pas être disponibles quand elle voulait leur parler ? Elle avança donc vers le troupeau qui commençait à se former autour d’Alexander, et se plaça un peu en retrait, pour entendre ce qui se passait. Apparemment, Maxim Armyanski, Gryffondor de son année, assurait à Alexandra que Foster était dingue d’elle, avant que Jimmy n’intervienne pour signifier à Maxim que c’était plutôt lui que le Poufsouffle regardait. Encore une histoire futile et incompréhensible. Arriva ensuite Meredith, une Poufsouffle bien trop douce et naïve. C’était typiquement le genre de personne que ne pouvait pas supporter Amaryllis, mais une discussion avec la jeune fille au sommet de la Volière lui fit un peu changer les choses. Néanmoins, pas suffisamment pour rester trop longtemps à écouter la Poufsouffle déverser son flot de paroles adorablement douces et ses sourires sincères, si bien qu’Amaryllis donna un coup d’épaule pour écarter Maxim. Elle jeta un regard dédaigneux à Alexander, et ne put s’empêcher de lui lancer une pique :


    « Foster, t’as encore du porridge dans tes cheveux. Fais attention, ça peut attirer les corbeaux, et j’ai comme la certitude que tu as une peur bleue de ces bêtes noires, non ? »

    En effet, Amaryllis avait eu le malheur de s’inscrire à une colonie organisée par l’école pendant laquelle elle dût faire équipe avec le Poufsouffle pour une course d’orientation. Le jeune homme avait passé toute la course à s’excuser pour la moindre phrase et à tenter de lancer une conversation sur le temps agréable de la soirée. En plus de ça, il avait été effrayé par le moindre craquement de branche suspect, ce qui avait pour don d’exaspérer la Serpentarde. Mais quand ils avaient entendu un corbeau, le jeune homme s’était mis à trembler comme une feuille. Pitoyable. Amaryllis ne s’attarda pas plus longtemps sur son cas, et elle attrapa le bras d’Alexandra pour l’éloigner de toutes ces personnes.

    « Hé la Serdaigle, tu devrais arrêter de rougir comme ça, avec tes cheveux roux ça te donne l’air d’une tomate trop mure. Enfin laisse tomber, j’espère que t’as fait notre devoir en Histoire de La Magie. J’ai pas le temps de le prendre maintenant, parce que je dois aller déjeuner, mais t’as intérêt à venir me le donner à la pause de ce matin, histoire que j’y jette un œil avant le cours de cet aprèm. Je serai dans le couloir du deuxième étage. »

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Je viens du ciel, et les étoiles entre elles, ne parlent que de toi
D'un musicien, qui fait jouer ses mains, sur un morceau de bois
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MessageSujet: Re: [∞ 1997 ] À l’envers, à l’endroit. Dim 4 Jan 2015 - 21:17

Merlin bienveillant lui en soit témoin, Adam appréciait beaucoup Aloysius, mais le bougre avait, comme beaucoup, des défauts tactiques. Que l’aiglon le reprenne sur ses tracés runiques passait encore, il en avait l’habitude et ne s’en formalisait plus.

— Vertus? T’es bien certain? Non parce que maintenant que j’y pense, elle a tout de même de sérieuses allures de saladier cette coupe... lâcha le serpent sans même faire mine d’être offusqué.

En revanche, toute cette histoire d’analyse spirituelle et divinatoire de ses petits cauchemars adolescents n’avait jamais véritablement trouvé d’écho chez le sixième année de la maison Serpentard. Le bleu et bronze avait certes une rigueur qui lui était propre et la plupart du temps, celle-ci profitait à Adam, du moins lorsqu’elle n’impliquait pas de charabia tout juste bon à lui filer un mal de crâne. Toutefois, ces statistiques appartenant au domaine des rêves et ces rapprochements psychiques à deux mornilles n’intéressaient probablement que lui et l’autre illuminée de Gryffondor. Comment s’appelait-elle déjà? Ha oui! Eleana.

— Aloysius mon cher, tu t’imagines bien que si même toi tu lèves le nez sur les grands enseignements divinatoires, j’ai abandonné la perspective de m’y accrocher depuis un bail. Puis bien franchement, Charlotte je peux comprendre, elle a ses atouts… mais Farell ? lâcha Adam en s’étirant le cou pour mieux porter son regard sur la table des lions.

Comme de fait, le petit casse-cou débraillé dont il était question s’affairait à chatouiller les amygdales de son blaireau de copain. Pas à redire, ces deux-là formait une paire pour le moins complémentaire. Non pas qu’il eût particulièrement détesté l’un ou l’autre, – ou bien moins qu’Aloysius en tout cas - mais il préférait tout de même se tenir loin de l’enthousiasme contagieux de Sevan, de peur d’être atteint à son tour par ce sentiment léger et niais qu’il arborait en tout temps.

— Je te serais reconnaissant d’arrêter de nous confondre, même en rêve! Franchement, moi? Te balancer des sortilèges à tout va? Même s’il fallait que les murs de Poudlard en tombent, c’est ensemble ou rien vieux, pas la peine de chercher plus loin…

Rassemblant ses affaires, il emboîta le pas à son compagnon jusqu’à la sortie puis jusqu’à travers le hall d’entrée. Bien vite, les deux jeunes hommes furent rejoints par Maya, sa petite amie butineuse au style et à l’allure divine qui semblait particulièrement d’humeur en cette matinée. Comment le jeune homme s’était retrouvé au bras de la fille la plus populaire du collège? Pour tout dire, Adam ne s’en souvenait pas très bien. Mais ce que Reine veut, Merlin le veut. Du reste, quand les lèvres mielleuses de la demoiselle Livingstone touchaient les siennes, il se fichait bien de savoir pourquoi celle-ci avait jeté son dévolu sur lui. Répondant avec aplomb à son baiser en y joignant un clin d’œil coquin, le Serpentard observa de loin le déhanchement de sa dame de Poufsouffle, empressée de quitter le duo en envoyant voler les béquilles oculaires de Breckenridge jusque dans les mains de ce dernier. C’est à ce moment que le déclic ce fit dans l’esprit de l’attrapeur des Serpentards.

— Mince Brecky, mais bien sûr! L’autre bincolard de chez-vous, son nom m’échappe, Léo? Enzo? Non, Théo! Tu sais, celui qui a toujours son nez fourré partout? Alors déjà, lui il est callé en divination, je dis ça je dis rien hein… puis marquant une pause et devant l’incrédulité de son compagnon, il poursuivit ; —  Si quelqu’un dans ce bled est bien au courant de l’arrivage des artéfacts magiques dans le genre de l’Amphore de Paracelse, c’est bien lui, non? Je te parie deux noises qu’il est déjà au courant des plans d’études de la professeur de Runes, d’autant qu’il est en septième! Puis clairement, Willys est aussi fêlée que lui alors… marche arrière toute!

Sans plus de détails, il attendit qu’Aloysius enfile convenablement ses lunettes avant de le tirer par la manche vers la Grande Salle. Retour à la case départ donc, il eut un petit signe de tête pour son pote Kent qui avait visiblement bien en main la situation à la table des blaireaux, puis fonça tout droit vers la table qu’ils venaient tout juste de quitter et ou ils étaient certain de trouver…

— Ha Garner, quel plaisir! Comment sont les nouvelles ce matin? lança t-il sans grand intérêt pour la réponse.



Oui, Adam avait adopté un ton racoleur au possible, question de ne pas griller leurs chances d’obtenir quelques informations d’entrée de jeu. Comme prévu, le petit binoclard bleu et bronze était plongé avec passion dans la section « Ragot » du Daily Prophet quotidien. En voilà au moins un qui avait du temps à perdre.

— Mon pote Aloysius et moi-même se demandions justement si tu n’avais pas eu vent, disons récemment, de la livraison d’un certain artéfact runique plutôt précieux… dit-il d’entreé de jeu, avant de tendre bien sûr une perche à l’aiglon. — Il se trouve que si tu savais à quels moment auront lieu les visites ou l’exposition dans la salle des trophées, nous aurions peut-être quelques informations à t’offrir en échange. Oh je ne sais pas, un truc comme les préférences de ma bonne amie Tori en matière de dragées par exemple… pas vrai Aloy’?

Tout juste comme il tournait la tête pour chercher appui chez son compagnon, son regard se posa plutôt sur l’autre représentante de la famille Breckenridge, attablée tout juste à la table derrière eux, jetant un air rêveur à la scène qui s’y déroulait.



Meredith. OH.
Cette petite jaune-là s’accompagnait d’un écriteau « DANGER » aux mesures disproportionnées, risquant à chaque fois de faire basculer son amitié avec Aloysius aussi bien que sa relation avec Maya ( quoiqu’il soupçonnait de plus en plus cette dernière de lui faire des infidélités avec Cornwell ). Vraiment, cette fille-là était une crème, une petite douceur qui jouait sous la pluie à fabriquer du soleil. Si d’ordinaire cette attitude donnait des nausées au serpent, il lui était tout bonnement impossible de résister au charisme léger de la cadette Breckenridge. Dès que son regard se posait sur la demoiselle, son esprit se confondait en rêveries auquel il ne comprenait strictement rien, un peu comme prisonnier d’un maléfice auquel l’antidote lui était inconnu.

Le savait-elle? Se jouait-elle de lui?
Non, impossible, pas Meredith. Elle avait bon cœur, de ces bons cœurs impossibles à corrompre. Si seulement…

— Hein quoi? Pardon?

C’est finalement un miaulement de Brisky qui tira Wright de ses pensées. Ce genre d’égarement ne lui ressemblait pas du tout et étrangement, Aloysius tout comme Théo le fixait maintenant avidement. Avait-il raté quelque chose?
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MessageSujet: Re: [∞ 1997 ] À l’envers, à l’endroit. Jeu 26 Fév 2015 - 12:10

La vie était vraiment mal faite, constata d'un ton amer le blond en se dévisageant dans la glace au réveil. Il s'était pourtant lavé les cheveux hier et pourtant on aurait dit qu'il avait huilé ses mèches blond filasse. Shampooing contre les cheveux gras, un effet magique! My ass. Il s'était encore fait avoir, comme la fois où il avait acheté à la sauvette un produit dit miraculeux contre l'acné. Loin d'effacer les boutons blancs, points noirs et autres excroissances disgracieuses de son visage, cela avait juste aggravé la situation et ajouté quelques jolies plaques rouges sur son front. Et également développé un acné violent dans son dos. Dire que cela avait été longtemps la seule partie de son corps que le Poufsouffle aimait bien.

Non, vraiment, la vie était une chienne. Résistant à l'envie de démolir le miroir d'un coup de poing, parce qu'il se serait surtout fait mal, le jeune homme se décida à affronter une journée de plus dans son enfer personnel. Boutonnant tant bien que mal sa chemise, il ne put retenir un nouveau soupir. Le régime n'avait pas marché. Faire du sport non plus. Il s'était cassé le nez le premier jour, à sa deuxième pompe. Le nez un peu tordu, ça pouvait ajouter du charme, non ? Un côté boxeur, rebelle. Ça marchait peut-être sur les autres mais sur lui, le seul résultat avait été que ses lunettes ne tenaient plus droit.

Il avait pourtant bien tenté de convaincre sa mère de recourir à un petit sortilège, rien de bien grave, juste un sort de correction de myopie, puisque de toute façon on ne pouvait rien faire pour son strabisme. Elle avait refusé. Son sucre d'orge était beau au naturel, elle le savait, et tant pis si les autres étaient trop stupides pour le voir. Stefan y avait cru quelques années jusqu'à sa rentrée à l'école primaire. Là, ses oreilles décollées, les culs de bouteille qui lui servaient d'yeux, ses dents de travers ne suscitaient que des moqueries. L'amour aveugle d'une mère n'était d'aucune protection face à la méchanceté enfantine.

Et puis en plus il avait cours de défense contre les forces du mal, aujourd'hui. Comme si un nouveau bouton rougeâtre sur son nez tordu n'était pas suffisant pour commencer la journée. Rogue le terrorisait. Pourtant, le jeune garçon essayait, de son mieux. Il était travailleur et passait plusieurs heures chaque soir à vouloir comprendre les cours, s'améliorer mais cela ne voulait pas rentrer dans sa cervelle. Plus il lisait, plus il s'embrouillait. Il bredouillait des explications confuses au professeur, incapable de répéter ce qu'il avait pourtant consciencieusement appris la veille. Il perdait tous ses moyens en public. Maman disait que cela faisait partie du charme de son petit sucre d'orge. Le petit sucre d'orge au fil des années se disait que sa mère était la plus grande hypocrite de l'univers.

Et puis, maman n'avait pas été là non plus pour le protéger la première fois que Rogue lui avait crié dessus, l'agonisant de noms d'oiseaux, tout ça parce qu'il avait eu le malheur de mélanger deux ingrédients au mauvais moment : sous pression, le cerveau du blond s'arrêtait. Face au professeur qui lui hurlait dessus, la bave aux lèvres, oui, peut-être que le petit garçon de l'époque en avait légèrement mouillé son pantalon. Peut-être que non mais la rumeur s'était répandue comme une trainée de poudre. Le pisseux serait donc son surnom et en cinquième année, cela le suivait toujours. Stefan s'était fait une raison, tout simplement parce qu'il n'avait pas le choix.

Chassant ce souvenir de sa mémoire pour le moment car la journée s'annonçait suffisamment pénible pour ne pas avoir à revivre les moments les plus humiliants de son enfance, le Poufsouffle descendit d'un pas balourd les escaliers qui menaient à la grande salle. Au point où il en était, une gaufre ou dix ne changeraient rien à sa vie. Qu'elles soient dégoulinantes de sirop d'érable ou non. Assis à côté d'Alexander, un de ses rares amis, le blond engloutit l'équivalent de son poids en calories, tout en observant le bal des élèves qui défilait aux alentours. L'impression d'être invisible, de voir tous les autres exister alors que lui ne faisait que se traîner d'un endroit à l'autre, subissant son adolescence comme il avait survécu à son enfance. Saleté de vie qui refusait de commencer pour lui.

Haussant les épaules d'un air compatissant lorsque Peters s'en prit à Alexander, il se contenta de lui tendre sobrement un mouchoir. Pas envie de s'élever contre Carlie en public comme en privé. Stefan était un peu prêt sûr qu'elle réussirait à le faire pleurer et sa réputation était déjà assez minable comme ça. Et puis, au moins, ce genre de gestes, ça prouvait qu'Alexander existait et que contrairement à son camarade, il n'était pas transparent. Y'avait toujours certains élèves de sa maison et de son année qui ne connaissaient pas son nom, bon sang ! Et « face de calculette », « le gros » ou « toi là-bas » ne remplaçaient en aucun cas le plaisir d'avoir une identité et de se sentir exister auprès des autres.

Il aurait voulu être comme les autres. Mère Nature avait été sacrément sal*pe lors de la distribution. Pourquoi certains étaient si beaux ? Si brillants ? Si populaires ? Et lui n'était qu'un insecte parmi eux, au charisme de banane et au physique disgracieux d'un champignon. Même pas venimeux, il était trop gentil pour ça. Malgré les années de moqueries et de commentaires acides, il n'était pas spécialement amer contre l'humanité. C'était de sa faute s'il était né aussi laid, pas de celle des autres. Mais il rêvait d'être un autre. D'évoluer autour du soleil comme eux. De fréquenter les filles sans devenir amorphe avec un filet de bave aux coins des lèvres. Le passage de Livingstone lui arracha un nouveau soupir.

Cette fille... Il aurait donné cher pour qu'elle le plaque contre un mur, et... Le reste n'était pas décent et provenait d'un passage d'un film moldu interdit aux mineurs qu'il avait vu en cachette un soir de vacances chez son grand frère. C'était d'ailleurs là toutes ses connaissances en la matière, puisque jusqu'à présent son seul contact physique avec la gente féminine, famille mise à part, s'élevait à deux mains qui se frôlent par erreur lorsque la jolie fille fait tomber ses livres par terre et que le gentil garçon les ramasse avec elle. Sauf que normalement, la fille ne pousse pas un cri de dégoût et elle ne passe non plus l'heure suivante aux toilettes à se laver les mains.

Il apercevait à quelques mètres de lui Meredith mais n'osait pas lever les yeux dans sa direction. Il était amoureux d'elle depuis deux ans sans l'avoir jamais avoué à personne. Ils riraient. La trop mignonne, trop populaire, trop agréable Breckenridge avec ce raté d'Hawthorne ? Lui-même trouvait que cela prêtait à rire. Elle lui avait souri un jour, un vrai sourire. Il avait tendance à tomber amoureux de chaque fille qui lui souriait mais c'était le plus souvent par erreur et le sourire se transformait en grimace contrite. Meredith, son sourire, c'était bel et bien à lui qu'elle l'avait adressé, il en était sûr. Ce moment, il le possédait, c'était son sourire, c'était le souvenir qu'il chérissait dans les moments les plus difficiles. Quand il avait réalisé qu'en réalité ce sourire avait été adressé à ce prétentieux de Wright, le Poufsouffle avait juste haussé les épaules, se contentant de murmurer que la vie était une chienne, vraiment. Non, vraiment, se dit-il ce matin en observant le porridge qui luisait sur les cheveux de Foster, la vie était mal faite.

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MessageSujet: Re: [∞ 1997 ] À l’envers, à l’endroit. Lun 2 Mar 2015 - 0:56


Vous sentez ça ? Une douce fragrance qui s’appelle…hm. Le désespoir.

Une odeur caractéristique qui embaumait le Serdaigle, partout où il allait depuis quelques jours. Mois ? Années ? Il ne savait pas, et ne voulait pas le savoir. Entre sa période d’insouciance, de déni profond et d’acceptation honteuse, les calculs s’avèreraient bien trop hasardeux pour satisfaire à son besoin viscéral de précision. Et puis, ça ajouterait au pathétique de la situation, qui n’avait vraiment besoin de rien d’autre pour être plus risible, vu le petit gémissement plaintif qui venait malgré lui de s’échapper de ses lèvres.

Pourtant, il avait tout pour être heureux aujourd’hui. Ses lunettes imposantes et branlantes tenaient à peu près droit sur son nez, ses cheveux avaient gracieusement accepté de se coiffer à peu près correctement,  et contrairement à ce malheureux Foster, aucune substance plus ou moins organique n’était venue se poser sur sa tête comme une coiffe grotesque. Cette Carlie Peters était décidément une espèce de pourriture intestinale tout droit sortie du cul de Satan.

A cette pensée, le Serdaigle rougit aussitôt en regardant à droite et à gauche,  avant de se rappeler que non, personne n’entendait ses pensées. Et même si quelqu’un en avait eu le pouvoir, il n’était pas déraisonnable de penser que la pauvre cervelle d’un Serdaigle  englué dans les affres d’une surproduction hormonale aux gouts douteux ne soit pas vraiment prioritaire sur la liste des gens « à placer sur écoute ».  Il fallait dire que même Dieu, s’il existait, serait ennuyé par la piètre existence de Desmond H. Mallory.

Au passage, son regard croisa très brièvement celui d’Hawthorne, avant qu’il ne le détourne aussitôt. Ce n’était pas un mauvais bougre mais à dire vrai, sa mère aurait dû le jeter et garder la cigogne. Il était exactement le genre de personne qui avait le don de faire passer la cote de popularité de quiconque entrait dans le champ de son attraction dans le négatif, si bien qu’il évitait dès qu’il le pouvait son imposante compagnie.  Il en avait un peu honte, mais il avait très vite compris qu’éviter les indésirables était à Poudlard, une question de survie. Car rares étaient ceux qui, à l’image de la jolie Breckenridge, avaient un plumage égal à leur ramage. Tout aurait été plus simple, si ça avait pu être elle.

Il aurait pu tomber sur pire remarque, avec cette Amaryllis par exemple, qui distribuait son mépris avec une assiduité et une générosité sans fin. Et pourtant. Pourtant, Mallory était un infatigable optimiste. Après tout, si les moldus avaient pu faire de la pénicilline avec du pain moisi, il était surement possible de faire quelque chose avec tous ceux là (sauf Hawthorne). C’était peut être ce côté à toujours voir la tarte à moitié intacte et le verre de jus de citrouille à moitié plein, qui l’avait fait le remarquer, lui, avec qui il aurait aimé partager une idylle à la Farrell/Mc Allister. Une idylle à la Mc Farrell, ou à la Farallister, comme il se plaisait à les surnommer dans ses rares moments d’excentricité.

Un grincement de banc le ramena à la réalité et il remonta ses quadruples foyers d’un doigt en en cherchant la source, scannant chaque visage jusqu’à ce qu’un sourire éclatant et mielleux ne lui coupe le souffle. Lui. C’était lui. Il était à sa table. Il lui souriait. A lui. Que faire ? Que dire ?  Sourire ? Faire un petit signe de la main ? Ouvrir la bouche au risque qu’un flots de paroles qui n’intéressaient que lui en sorte et noie définitivement le mince intérêt que le Serpentard aurait pu lui porter dans une autre dimension ?  Vomir d'angoisse ? Allez Mallory. Man up. Tu peux le faire. Voilà. Monte ta main, doucement, doucement…agite les doigts comme un être humain, si possible pas comme une Miss France et….

- Ha Garner, quel plaisir! Comment sont les nouvelles ce matin? Mon pote Aloysius et moi-même se demandions justement si tu n’avais pas eu vent, disons récemment, de la livraison d’un certain artéfact runique plutôt précieux… Il se trouve que si tu savais à quels moment auront lieu les visites ou l’exposition dans la salle des trophées, nous aurions peut-être quelques informations à t’offrir en échange. Oh je ne sais pas, un truc comme les préférences de ma bonne amie Tori en matière de dragées par exemple… pas vrai Aloy'?

Pas lui. Evidemment.

Mayday Mayday, à toutes les unités : repli. Je répète, à toutes les unités : repli lui criaient ses petites cellules grises en plein branle-bas de combat. Malheureusement pour lui, alors même que la connexion cerveau-lèvres marchait bien trop souvent à plein régime – pour le plus grand déplaisir des amoureux du silence-, celle qui reliait son cerveau à ses membres avait le don de…rencontrer des erreurs inopinées. Les doigts coincés dans ses cheveux trop cirés au point d’y créer un épi de la taille du Mont Fuji et les lunettes désormais de travers, il se hâta de rattraper sa cuillère pour se replonger dans son porridge, corps et âme.

Avec un peu de chance et à cette lenteur, il aurait finit de manger son bol lundi prochain et tout le monde aurait eu le temps de l'oublier.
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MessageSujet: Re: [∞ 1997 ] À l’envers, à l’endroit. Ven 6 Mar 2015 - 21:37

Pour mieux se situer :
 

Le regard de l'élève de septième année parcoura la Grande Salle en quête de l'amour de sa vie. Ils allaient fêter leurs deux années de fréquentation dans quelques jours et son dit partenaire n'avait visiblement pas eu le temps de répondre à ces dix-huit lettres qu'elle avait jugé bon de lui envoyer au courant de la semaine. Où pouvait-il bien se cacher ? La salle était bondée, comme à l'habitude, mais il était rare qu'elle prenne plus de cinq secondes pour le repérer, la montures de ses lunettes, ses cheveux impeccables, sa façon de bouger, tout le démarquant de cette foule d'adolescents boutonneux vivant probablement très mal leur semblant de puberté. Il n'était peut-être pas assis à la bonne table d'ailleurs. Richester arqua un sourcil, se disant que s'il n'était pas à celle de Serpentard (à l'attendre), c'était probablement qu'il avait entamé une discussion à la table de Serdaigle (et l'y attendait). " Nathan ! " Ses yeux s'illuminèrent tandis que d'un pas rapide, elle rejoignait le bel intellectuel. Olivia n'avait jamais de plus grand sourire que lorsqu'elle se trouvait en sa compagnie. Loin de se soucier de ce duo de bons à rien que formaient Adam et Aloysius, Olivia n'hésita pas un seul instant à prendre place à la table quitte à les bousculer un peu. Ces deux là ne feraient jamais rien de bien de leur vie, contrairement à son beau et merveilleux Nathan...

La vert et argent se demandait souvent ce qu'il pouvait bien faire avec elle, mais cela ne durait jamais longtemps. Ce genre de pensées n'avaient point de place dans sa tête, comme bien des choses d'ailleurs. Ce n'était pas pour rien qu'elle passait la majorité de son temps à suivre Van Hall. Olivia Richester avait tellement en horreur l'idée même de devoir prendre une décision qui concernerait autre chose que ses amours ou ses choix vestimentaires qu'elle faisait même faire ses devoirs par d'autres lorsqu'elle ne les jugeait pas nécessaires à la réussite de ses examens.
" Tu m'as manqué... " Ses mains ressérèrent leur étreinte sur son bras tandis qu'elle appuyait son menton sur son épaule. Elle riait dès qu'il semblait dire quelque chose d'amusant et souriait dès que son regard croisait le sien. Ce qui n'arrivait pas aussi souvent qu'elle l'aurait désiré. Non, il ne l'aimait probablement pas comme elle l'aimait, mais au fond, était-ce réellement important ? Elle savait bien qu'il n'avait d'yeux que pour Erin... mais la reine de l'école était déjà avec Sean. Elle n'en avait rien à faire de lui, contrairement à Olivia. Non, Larsonn réaliserait bien assez tôt que d'elles-deux, il serait bien plus heureux avec elle. Il ne la laisserait pas tomber comme Garner l'avait fait pour cette crétine de Jenkins.

Pensant à ses ex, le regard de Livie se porta à la table de Poufsouffle. Comme prévu, McAllister s'y trouvait. Pouvait-on avoir l'air plus insignifiant ? Et que dire de Jake Cleaver. Boyfriend material ? Not so much. Mais il avait beaucoup de potentiel. Le préfet en chef avait ce je ne sais quoi qui ne la fit pas hésiter un seul instant à lui adresser un clin d'oeil lorsque leurs regards se croisèrent. Comme il était amusant de le voir s'empourprer, regarder à gauche puis à droite, puis son bol de porridge (ces intello mangeaient-ils autre chose que ce foutu porridge ?) Le jeu serait plus amusant si elle ne finissait pas par s'empourprer elle-même lorsqu'il osait enfin relever la tête. Il était toujours si gentil avec elle, comme la plupart des élèves qui ne voulaient pas l'avoir sur leur dos... mais lui, lui savait toujours trouver le bon mot pour la complimenter. Et jamais comme le ferait les autres.
" Cleaver, toujours à s'imaginer des choses... " dit-elle à Nathan alors qu'elle se retournait pour faire face à tout l'ennui que pouvait lui procurer une conversation à la table de Serdaigle. Toujours à utiliser de gros mots qu'elle peinait à comprendre, on ne pouvait pas faire plus pénible. Ils parlaient d'une exposition, de runes... de Tori ? Garner et cette pauvre Tori ? Non mais, il se prenait pour qui ? La rouquine trouverait bien mieux que lui. Pfff. C'est Erin et elle qui allaient bien s'amuser ce soit lorsqu'elle lui ferait son rapport, surtout que cette dernière allait très certainement lui demander des comptes. Elle pouvait sentir son regard lui percer la nuque à l'occasion, nul doute qu'elle se demandait pourquoi, aujourd'hui, elle jugeait bon de ne pas manger en leur compagnie.

Ses lèvres, puis finalement sa tête, se posèrent sur l'épaule de Nathan. Elle n'avait rien à dire, la conversation semblant se dérouler dans on ne sait quel dialecte qui lui était étrangé, mais cela lui arrivait si souvent qu'il allait en falloir bien plus pour la faire fuir. Nathan fréquenait de ces grosses têtes qu'elle avait pris l'habitude d'hocher la sienne aux bons moments.

Ses yeux voyagèrent d'un visage à un autre avant de se poser sur Mallory. Le Serdaigle était visiblement très attiré par son bol de porridge... ou s'ennuyait probablement tout autant qu'elle. C'était dommage, car s'il y en avait bien un à cette table qui devait comprendre de quoi il était question, c'était bien lui. Elle allait devoir le réveiller un peu, rien qu'un tout petit peu.

Étirant sa jambe, Richester vint discrètement caresser celle du bleu et bronze. Sa réaction fut immédiate et loin de vouloir passer pour la responsable, Olivia resta de marbre jusqu'à ce que la table retrouve son calme. Il n'y avait que la tête de Breckenridge qui s'était trouvé sur le chemin de la cuillière. Rien de bien dramatique. Même s'il était désormais contraint de retirer ses lunettes afin de les nettoyer.

La tête toujours appuyée contre l'épaule de Nathan, son regard ne quitta pourtant pas celui de l'élève en face d'elle.
" Tout va bien, Desmond ? " Il savait que c'était elle. Elle savait qu'il savait. Après tout, ils se côtoyaient assez souvent... et ses devoirs pour le cours d'étude des runes ne se faisaient pas tout seuls. Il trouverait bien le moyen de lui faire la conversation. Rien qu'un peu. Et elle prendrait un mâlin plaisir à lui compliquer la tâche.


Spoiler:
 


Dernière édition par Olivia Richester le Lun 9 Mar 2015 - 4:04, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: [∞ 1997 ] À l’envers, à l’endroit. Ven 6 Mar 2015 - 22:48


« Shit, la flemme de me coiffer convenablement. Fuck it ! J’vais juste mz faire un chignon informe et dégueu, j’suis crevée. » minaudait une brune tâchée de peinture.
Oui. Howe parlait toute seule.

La table des rouges et or était en proie à une constante pagaille, comme il était toujours de coutume en fait. Arya laissait son regard zoner à gauche et à droite, la moitié des élèves de Poudlard avait vraiment décidé de faire de ce repas un moment complètement fuckieste. Foster s’était encore couvert de ridicule, Maya se prenait un tsunami d’éloges par la moitié des garçons de l’école et Amaryllis, son idole, son modèle, son tout, se contentait de briser mentalement tous les sorciers qui croisaient son regard.
En bref, c’était normal.

Enfin PRESQUE.

Un événement absolument divin avait ravivé les prunelles de la Lionne lorsqu’elle s’était aperçu que son fantasme le plus cher s’était réalisé. Ça avait été son souhait depuis son arrivée à Poudlard, elle l’avait pressenti, elle avait dessiné d’innombrables fanarts dessus, imaginé de nombreux écrits érotiques les concernant…

Sevan avait embrassé Ethan. Ethan s’était fait embrasser par Sevan. Son ship, le SEVETHAN  était devenu réalité. Arya n’en croyait pas ses yeux, sa bouche avait formé un « o » aussi net que ridicule. Ses mains de shippeuse compulsive tremblaient, tandis qu’elle agrippait fermement une de ces plumes et son carnet, pour immortaliser ce moment divin. Elle ne les avait jamais vu s’embrasser, oh ! Certes ! Les rumeurs les concernant allaient bon train, mais JAMAIS elle n’avait été spectatrice de cet échange de fluide.
« Sev… Sevanthan for real. » marmonna-t-elle en reproduisant avec une précision étonnante les moindres traits de ses compagnons rouges. Le dessin avait toujours été sa manière de s’exprimer, elle qui était quelques fois trop exubérante. On ne la comprenait que rarement, si ce n’était ces « OH ! » « EH ! » « AH ! » à répétition. Alexandra ne cessait de lui dire de calmer et de parler intelligiblement, mais c’était plus fort qu’elle.
« AH. CE NEZ SI PARFAIT. » hurla-t-elle, alors que la moitié de la table se tournait vers elle. Loin d’avoir honte, la sorcière finit par sortir de son sac une trousse pleine de pinceaux et autres ustensiles tâchants. (encore une fois, sa robe miteuse allait en prendre pour son grade)

Si seulement les BUSES proposaient une matière artistique à passer…

Hm, la mâchoire… ZUT ! » de la peinture bleue avait réussi à s’hisser un chemin jusqu’à sa tignasse brune. « Foutus yeux chiants à colorier ! » sans se faire prier, elle retenta  de faire tenir un chignon assez moche sur le haut de son crâne.

Elle avait juste oublié que ses mains étaient, elles aussi, pleines de peinture.

« Fuckfuckfuckfuckfuckfuck. » grommela-t-elle rapidement avant d’abandonner. Son nez était teinté de bleu aussi.
Elle avait juste l’air d’une grosse sauvage, mais après tout, elle était habituée.
Agacée, elle rangea rapidement ses affaires et se rendit compte de l’immondice qu’était devenue sa robe. Tant pis. La mode et elle après tout…

Une feuille de son carnet tomba néanmoins alors qu’elle essayait de le faire rentrer dans son gros sac. Rougissant comme une pucelle, Arya se précipita sous la table pour la cacher « GOD. » s’écria-t-elle, fallait pas que ça se voit tout de même ! Un G était enjolivé de multiples fleurs ainsi que d’autres motifs dits « mignons » et un A l’accompagnait joyeusement juste derrière. Un cœur entourait bien évidemment les deux.
Comme c’était beau. Arya était juste amoureuse de l’un des mecs les plus cools de l’école.

Gabriel Asher. Le blond ténébreux (oui oui) du coin, qui s’attirait les faveurs de toutes les minettes.

Comme il faisait ? Ca restait un mystère, même pour la brunette. Mais elle s’en fichait.
Dire qu’ils n’auraient pu jamais se connaître. C’est vrai quoi, ils ne faisaient même pas parti de la même promo, il était plus jeune qu’elle ! « Suis-je une criminelle pédophile ? » chuchota-t-elle alors que son voisin de droite s’éloignait en l’entendant marmonner, il lui balança même un « Sale folle. » mais l’adolescente ne l’écoutait pas.

Enfin, Asher donc. Si cette vieille McGo n’avait pas décidé un jour de les mettre ensemble (ouuuuh) pendant un cours de Métamorphose, jamais Arya n’aurait croisé la route de ce magnifique spécimen bleu de Poudlard. Il s’était montré exemplaire, se contentant de réaliser le travail demandé avec une intelligence rare. C’était à peine s’il avait regardé la jeune Gryffondor, qui avait fait n’importe quoi.
La métamorphose, c’était pas trop son truc.

« AH. Je dois voir Adam ? AH. » puis elle se leva sans demander son reste. Malgré son tempérament plus que bizarre, la jeune fille aimait beaucoup sociabiliser avec son prochain. Oui, même Hawthorne et pourtant Godric lui-même savait que ce mioche était la parfaite définition de « bizarre » dans le dico. C’était la même chose pour Wright.

Même si celui-ci aurait probablement préféré de ne jamais croiser sa route, sans doute.
Comment l’avait-elle connu ? Tout simple, elle l’avait vu passer devant la table des rouges une fois et l’avait dessiné. Puis, elle l’avait suivi partout, le collait telle une sangsue pour analyser tous ses traits et les reproduire à la perfection. Arya, stalkeuse ? Juste un peu trop passionnée de dessin. Et elle avait même eu le culot d’avouer à Adam qu’elle trouvait « son visage magnifique ».

Dès lors, il l’évitait. Alors qu’elle, persuadée de s’être fait un ami, continuait de le suivre et d’aller lui parler. Tout le temps.
Arya, un peu stupide ? Totalement.

« OUPS !  DESMOND ! » s’écria-t-elle en se rendant compte de la présence du binoclard (décidément encore un) seul à sa table. Enfin seul… Tout était relatif. Elle aimait juste s’imposer auprès d’autres gens. Puis Mallory…  Encore un dude qu’elle avait connu en le suivant partout, mais bizarrement, lui, elle l’avait trouvé complètement inintéressant. Excepté pour une chose. « Dis, Adam, hein ? Adesmond, hein ? » encore un de ces ships foireux. « Non parce qu’il est beau. Et toi aussi. Enfin… » temps de pause tandis qu’elle le dévisageait. « Je suis sûre que tu pourrais être beau. MAIS ! Tu vas lui parler quand ? Deux paires de lunettes… » puis sans se faire prier, elle s’assit à côté de lui. Ce fut à peine si elle remarqua qu'en fait, Olivia Richester avait juste avant apostropher le brun. Mais peu lui importait, ses pensées dérivaient déjà vers autre chose.

Ne devait-elle pas voir Adam de base ? Oh, elle ne se souvenait plus. Puis peut être qu’Asher était dans le coin. A table. PRES D’ELLE ?
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MessageSujet: Re: [∞ 1997 ] À l’envers, à l’endroit. Lun 9 Mar 2015 - 1:45


Gabriel Asher avait toujours été un élève brillant. Même, un enfant brillant. Il n'avait aucun mal à jeter les sorts que ses parents lui apprîmes très tôt et usa de ses connaissances avec minutie et sagesse. Se voir envoyer chez les Serdaigles ne l'étonna pas plus que ça, contrairement à ses parents : deux Gryffondor. Il était premier dans presque toutes les matières et excellait particulièrement en sortilège, ce qui faisait de lui quelqu'un de presque redoutable.

Il s'était réveillé dans sa tour en avance, comme toujours, avait relu quelques formules de cours avant de s'habiller. Il avait remonté les manches de sa chemise exactement à la même hauteur et avait mis son pull soigneusement repassé. Il s'était regardé dans la glace, critique envers lui même et avait pris son sac avant de descendre. Il était toujours le même, un jeune homme au regard noir et chaud, presque brûlant, un nez mutin et des cheveux blonds coiffés de manière presque naturel.
Il passa par la volière auparavant, il n'aimait pas recevoir son courrier à table. Il n'avait même pas envie d'aller en bas. Il fourra le paquet de lettres dans son sac. Il ferait le tri en bas.

Gabriel n'aimait pas la grande salle. Il n'aimait pas y aller, si seulement ils pouvaient servir les repas dans les chambres. Il n'aurait pas à subir l'assaut de ses deuxièmes, troisième année et parfois quatrièmes années. Seules filles ayant trop peu de retenue pour lui offrir ici leurs lettres d'amour. Au moins les plus âgées préféraient lui glisser dans les couloirs avec un sourire entendu. Leurs sourires disparaissaient souvent rapidement en retrouvant la lettre jetée dans la première poubelle par Asher. Bien qu'il ne cherche pas plus que ça à les blesser, il ne savait souvent pas quoi en faire. Il y avait vraiment des gens qui en faisait réellement la collection ? Quel manque de goût vis-à-vis des manières de perdre leur temps.

Et comble du ridicule, il recevait parfois des lettres pour Meredith. Que ses compagnons lui demandaient de transmettre à la désinvolte Pouffsoufle, elle se trouvait être ce qui pouvait s'approcher le plus pour lui d'une meilleure amie. Asher ne comprenait pas toujours la fascination qu'elle provoquait chez les autres, mais peu importe.

Il avait croisé sur le chemin une première année pleurant toutes les larmes de son corps tandis que l'autre tentait de la rassurer, non loin de la salle commune des Serpentards. Il s'arrêta près d'elle et s'enquérit de ce qui s’était passé. Par principe plus que par intérêt. Manifestement Amaryllis et Carlie avaient encore fait des siennes. Ces pestes étaient une épine dans le pied de l'école, Gabriel ne craignait rien sinon peu leurs sorts vu son niveau par rapport à ces imbéciles, mais ce n'était pas le cas du reste des élèves des classes plus basses.
Il libéra la première année de son sort et lui promis de ne pas dénoncer les deux pestes de suite, du moins sans qu'elles sachent que celui qui les avaient balancés, c'était lui et non ces gamines innocentes.
Car, s'il n'avait qu'un intérêt limité pour les autres, Gabriel voulait devenir Préfet. Voir Préfet en chef. Et cela commence ainsi.

Il était entré dans la grande salle, le regard dans le vide comme d'ordinaire pour éviter qu'une fille ne pense qu'il la regardait ELLE en particulier et se dirigea vers sa table. Il salua Aloy d'une main avec son sérieux habituel. Il aimait bien ce compagnon-ci, même s'il traînait beaucoup avec cet étrange Serpentard qu'était Adam. Il s'était assis non loin d'eux, évitant Nathan et son étrange copine Richester. Totalement tarée, par ailleurs. Plus loin il était d'elle, mieux cela était. Il y avait également Desmond qui essayait de faire oublier qu'il existait sans trop de réussite puisque Richester commença à lui parler. Gabriel leva un la tête en observant le pauvre Mallory tenter de se replier sur lui même comme un escargot dans sa coquille. Il voyait mal comment le sauver, peut-être que Nathan trouverait une stratégie de détournement.

Gabriel posa le courrier sur la table et tria les lettres d'amour du courrier vraiment intéressant. Il ouvrit une lettre de la part de ses parents qui le félicitèrent de sa probable nomination comme préfet l'année prochaine. Il eut enfin un sourire. Les sourires de Gabriel étaient aussi rares que charmants, légèrement en coin et pleine d'une tendresse que l'on aurait envie de sentir contre sa peau.

C'est à ce moment qu'il se rendit compte qu'il se faisait dévorer des yeux par Arya Howe. Il reprit de suite son air neutre et concentré en lui rendant un regard accompagné d'un haussement de sourcil. Que voulait-elle ? De l'aide pour ses devoirs ? Depuis quand s'était-elle assise en face de lui ? Et pourquoi Adam fixait encore bêtement Meredith ? Il regarda les lettres restantes. Deux lettres pour Meredith. Encore. Cela commençait à l'énerver, un brin. Il se contenta d'un soupir à fendre l'âme en attrapant les deux objets de son désespoir, ignorant un brin Arya. Il se rappela que ce n'était pas dans ses habitudes. Il se retourna vers elle et dit juste :

"Je vais régler un truc avec Breckenridge-Soeur. Si c'est pour la métamorphose, envoie-moi une lettre. D'accord ?"

Il se contenta d'un léger sourire pour finir sa phrase. Il savait que pour une raison X ou Y, cela la mettrait K.O. les dix prochaines minutes et il aurait le champ libre. C'était l'une de ses techniques pour rattraper ses bavures lors de leurs binômes. Il se leva et se dirigea vers la table de Pouffy pour y poser les lettres devant la jeune et jolie Meredith.

"Je ne suis pas un employé de poste, Meredith. Il faudrait voir à ce que tes correspondants arrêtent de se tromper de personne."

En vrai, il s'attendait à ce qu'elle lui donne également une pile d'enveloppes du même acabit. Il allait recevoir les doléances de celle-ci lorsqu'il vit qu'Amaryllis avait pris à partie Alexandra, une serdaigle timide. Gabriel jeta un regard noir, voir glacial au "couple" et ne réfléchit qu'un instant avant de se diriger vers elles d'un pas décidé.

"Ça suffit, Douverisa ! Parle avec quelqu'un qui peut te répondre, cette fois !"

Cette référence aux élèves de première année qu'il avait croisées plus tôt n'était pas innocente. Il avait sa baguette dans sa robe, cachée au niveau du poignet. Il doutait que la Serpentarde ose l'attaquer en plein milieu de la grande salle, mais il se remémorait une liste de sorts de protection au cas où.

Lui, prendre trop son rôle au sérieux ? Alors qu'il ne l'a même pas endossé ? Peut-être.

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MessageSujet: Re: [∞ 1997 ] À l’envers, à l’endroit. Sam 14 Mar 2015 - 23:32



La bête sauvage fit un pas en avant, les yeux rivés sur sa proie. La respiration mesurée, presque suspendue, les oreilles droites et les moustaches frémissantes, le prédateur entrouvrit la gueule, dévoilant des crocs d’un blanc laiteux prêts à déchirer la chair et à gouter le sang. Un grondement sourd roula dans sa gorge, mais il s’empressa de le réprimer : ce n’était pas le moment de se faire repérer, pas alors qu’il était si près du but ! Le fauve se ramassa sur lui-même, prit une inspiration, et se détendit comme la corde d’un arc, et, fendant l’air telle une flèche, il planta ses griffes dans la peau blanche… « NOM DE … !!! PAR MERLIN QU’EST-CE QUI TE PRENDS IMBECILE DE CHAT !!!» Tori se réveilla en sursaut en bondit de son lit en secouant sa jambe pour déloger le chaton qui s’était accroché à son gros orteil. Furieuse, la jeune femme attrapa l’animal par la peau du cou et le repoussa le plus loin possible de ses pieds nus. Le félin couina et fila sans demander son reste se cacher sous une armoire. La verte et argent poussa un soupir et se laissa tomber sur son lit en massant son orteil malmené, rageant intérieurement que ses parents aient pu croire une seconde lui faire plaisir en lui offrant cette créature aussi stupide que collante, et qui laissait des poils disgracieux sur toutes ses affaires. M’enfin, ses parents n’étaient pas franchement aidés non plus, mais il ne fallait pas trop en demander à une famille de moldus…  La jeune femme rêvassait parfois en s’imaginant quelle aurait été sa vie si elle avait grandi avec ses parents biologiques. Elle était certaine qu’il devait s’agir de grands sorciers, mais au lieu de l’enfance de princesse qu’elle aurait dû avoir, elle avait été forcée de croupir dans un trou plein de bouseux et loin de toute forme de civilisation primaire. Joie.

De mauvaise humeur, Tori se décida à se lever et à s’habiller, elle qui avait pourtant prévu de passer la matinée au lit, bien tranquille, loin de l’agitation pénible de la Grande Salle. La jeune femme n’était pas particulièrement sociable, elle avait une poignée d’amis et ils lui suffisaient amplement. Mais elle avait faim et ce sentiment terrassait tous les autres. La rouquine termina rapidement de se préparer et quitta les cachots d’un pas rapide. Les yeux cerclés de noir, la bouche rouge vif comme une goutte de sang sur les premières neiges, la jeune femme mettait un point d’honneur à toujours être parfaitement apprêtée. Elle avait horreur des gens négligés qui avaient le culot de lui imposer leur air hagard et leurs cheveux mal peignés. La laideur l’offensait, elle prenait les gros et les boutonneux qui entraient dans son champ de vision comme une atteinte personnelle.  Pourtant les reines de beauté de Poudlard n’étaient pas non plus toutes des amies… Tori fronça les sourcils en apercevant Livingstone et sa petite cour quitter la grande salle. « Pathétique. Vraiment pathétique.» Ces filles qui avaient besoin de l’ombre d’une autre personne pour exister étaient franchement risibles, et Maya qui s’étouffait tellement dans son égo qu’elle se faisait appeler ‘Queen B’... n’importe quoi. Comme on dit, celui qui a besoin de dire qu’il est roi ne l’est jamais vraiment, et jamais de la vie elle ne se prosternerait devant cette pimbêche trop maquillée. Elle ne l'admettrait jamais, mais Tori était jalouse à en mourir. C'était injuste, c'est à SES pieds que le monde aurait dû être au lieu de suivre les moindre faits et gestes d'une gamine à la beauté parfaitement banale. La jeune femme s’écarta pour laisser passer la petite troupe puis tira discrètement sa baguette de sa poche, un sourire mesquin sur les lèvres. « Crache-limace.» murmura-t-elle en visant les filles qui lui tournaient désormais le dos. Tori ricana puis, sans même chercher à vérifier si le sort avait fait mouche, franchit les portes de la Grande Salle. Peu importe que le sort ait touché Livingstone ou une de ses courtisane, le simple fait d’imaginer l’une de ces idiotes en train de vomir des limaces dans le couloir suffit à illuminer sa matinée.

La septième année se fraya un chemin dans la salle, contournant prudemment Sevan et Ethan qui batifolaient près de la table des Gryffondor. Elle ne put s’empêcher de songer que ces deux-là avaient enfin fini par réaliser qu’ils n’avaient aucune chance avec les filles… Sans s’attarder plus longtemps, elle repéra Olivia et Adam du côté de la table des Serdaigles et décida de les rejoindre, boudant sans pudeur la table des Serpentards. « Vous parliez de moi ?» lança-t-elle innocemment en se glissant à côté de Théo. « Pousse-toi Desmoche.» railla-t-elle à l’attention du binoclard qui avalait misérablement son porridge. Elle le poussa sans ménagement pour se faire une place et enjamba le banc pour s’asseoir entre lui et Garner. « Mon parfum préféré c’est framboise, si ça t’intéresse tant.» dit-elle à son voisin de table tout en rivant ses yeux bleus sur Adam. Elle ignorait pourquoi son ami avait besoin de l’aide de l’aigle, mais il n’allait pas s’en tirer à si bon compte. La jeune femme n'aimait pas être exclue et avait un besoin viscéral de mettre son nez partout. Elle ne laisserait certainement pas Adam utiliser son nom pour soutirer des informations à un autre élève sans lui dire pourquoi faire. Taquine, elle posa son menton sur l’épaule de Théo. Tori n’ignorait pas que le bleu et bronze avait le béguin pour elle et il fallait avouer qu’elle en jouait un peu. Mais bien qu’elle n’était pas prête à le reconnaître, elle le trouvait attachant et il n’était pas impossible qu’elle ait, elle aussi, un petit faible pour lui… « Ne lui dis rien surtout,» lui glissa-t-elle à l’oreille, « je ne sais pas ce qu’ils veulent, mais ces deux-là sont toujours fourrés dans des histoires louches.» La rouquine lança aux deux garçons un regard plein de défi. Non pas qu’elle prenait son rôle de préfète très au sérieux, mais elle était agacée par leurs petits complots et si elle ne pouvait pas savoir de quoi il en retournait, alors personne ne le saurait.

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MessageSujet: Re: [∞ 1997 ] À l’envers, à l’endroit. Dim 22 Mar 2015 - 22:01

La table des Gryffondors était de loin la plus bruyante de la Grande Salle. L’ambiance était à la franche camaraderie. Du côté des Serpentards, le royaume était divisé en cinq couronnes : Erin, Charlotte, Amaryllis, Carly et Tori. Tous les coups étaient permis pour accéder à la popularité. Les jeux du trônes étaient impitoyables. D’ailleurs, Ethan, comme beaucoup de garçon, n’était pas ressorti indemne de six années en compagnie de ces charmantes créatures. Il avait été obsédé par Charlotte une bonne partie de sa scolarité, et elle avait impitoyablement brisé son cœur en le quittant. C’était ainsi qu’il s’était rapproché de Sevan, qui s’était fait manipuler par Anna. À l’époque, Ethan avait regrettée ne pas avoir ce côté séducteur. Il n’était pas du genre à prendre les devants, ni fin dragueur. Il ne savait pas jouer, n’était pas du genre à résister pour se faire désirer ou quoi que ce soit d’autre. Au contraire, il était même un peu cœur d’artichaut. Blasé de s’être fait larguer par la belle rousse, le Gryffondor avait fait ce qu’il savait faire de mieux : frapper dans un cognard. Il avait alors trouvé Sevan qui s’entrainait déjà sur le terrain. Le batteur n’avait pourtant jamais été attiré par les hommes, mais ce Poufsouffle là avait un petit quelque chose d’attachant. Son coté nounours le rendait attendrissant et son attitude parfois maladroite le faisait rire. Entre autre, Sevan n’était ni chiant ni compliqué. Avec lui, Ethan n’avait pas à surveiller ses paroles ou à réfléchir à un double sens caché. Il laissait volontiers ce genre de casse-tête aux Serdaigles. Enfin, encore fallait-il qu’ils lèvent le nez de leur livre poussiéreux. Après six ans d’existence à Poudlard, le Gryffondor était à peu près certain que Larson n’en avait rien à faire de Richester, et qu’avoir une paire de sein sous le nez ne le perturberait pas le moins du monde dans ses lectures. Il trouvait certainement plus excitant l’idée de faire un élevage de badimon pour les étudier.

Une voix douce le détourna finalement de ses pensées. Ethan leva les yeux vers son petit ami, un sourire innocent sur les lèvres. Il savait qu’il aurait le droit à un serment. Il aimait bien cette moue réprobatrice sur les lèvres de Sevan quand il le réprimandait. Ça faisait dix-sept ans qu’il accumulait les blessures, des cassures aux fêlures, en passant par les écorchures. Ça ne changerait probablement jamais. Il laissa le Poufsouffle poser une main sur sa mâchoire, et baissa la tête pour déposer un petit baiser sur son poignet.

- Je compte sur toi pour jouer les infirmiers alors, souffla-t-il en lâchant un éclat de rire.

Ethan sentit la main du jaune et noir glisser sur sa nuque, un geste aujourd’hui familier dont il connaissait bien l’issu. Un baiser. Le Gryffondor lui offrit un sourire et se redressa pour l’embrasser. Son parfum l’envahit instantanément, lui donnant envie de plus que ce chaste contact. Mais Damien les interrompit rapidement. Rares étaient les fois où ils se montraient si démonstratifs en publics. Ethan ignora superbement son camarade et se poussa pour faire de la place à Sevan sur le banc, ravi qu’il prenne le petit déjeuner avec lui. Il désigna inutilement les vestiges de sa tartes au citron pour justifier ce petit gout que le Poufsouffle avait trouvé. Devant lui, à trois personnes de là,  Ethan remarqua que Arya les fixait avec la bouche ouverte. Elle n’avait qu’un an de moins que lui, mais il avait toujours trouvé amusant ce petit bout de femme. Il avait l’impression qu’elle les observait sans arrêt dès qu’ils étaient dans les parages. Elle les scrutait, comme si elle attendait quelque chose, guettait un signe particulier. Un sourcil levé, Ethan l’observa sortir un carnet pour griffonner dedans. Les filles lui paraissaient si… étranges maintenant ! Ethan haussa les épaules et remplit son assiette de toast avant de s’emparer de la marmelade. Le Gryffondor avait toujours eu un gros appétit. Il était le genre de personne qui s’empiffrait sans prendre un gramme. Jalouses les filles ?

Le rouge et or remarqua alors que Jimmy venait de se joindre à eux, ainsi que Meredith qui une fois encore jouait les rabat-joie. Alexandra n’avait besoin de personne pour se ridiculiser. Ethan n’avait pas de méchant fonds, mais il trouvait que la sœur de Justin était un vrai boulet. Mais encore une fois, personne n’osa contredire la douce Meredith. C’est alors que, d’un coup d’épaule, Amaryllis se fraya un chemin jusqu’à eux. Ethan leva les yeux au ciel. Décidément ce matin la table des Gryffondor était bien agitée. Asher s’invita rapidement dans la partie. Le rouge et or ne le connaissait pas plus que ça. À vrai dire il ne l’avait même pas remarqué avant qu’il ne prenne la parole. Il haussa un sourcil et échangea un regard avec Sevan. Ça alors, un Serdaigle qui levait le nez de ses bouquins pour défendre la veuve et l’orphelin ? C’était courageux de sa part de s’en prendre à Amaryllis, mais ça manquait cruellement de subtilité. Ethan avait l’impression de voir un Botrucs hargneux qui menaçait un hippogriffe. L’air de s’ennuyait profondément, Ethan jeta un coup d’œil à Alexander qui avait encore du porridge dans les cheveux. Voila donc la source de ce rassemblement dans l’allée entre la table des Poufsouffles et celle des Gryffondors ! Le batteur se leva souplement, dominant la vipère d’une bonne tête et planta son regard dans le sien.    

- En fait Douverisa, jusqu’à présent ce sont les Serpents qui semblent attirés par le porridge, intervient-il à voix haute.   Ça doit ressembler à ce que vous avez dans le crane, Peters et toi. Mais on ne peut pas vous en vouloir je suppose, c’est le seul moyen que vous ayez trouvé pour qu’on vous remarque.  

Elle pouvait jouer les princesses où elle voulait, mais pas ici. Pas en s’imposant après avoir écarté Maxim. Pas de bon matin alors que tous ici étaient de bonne humeur. Pas devant lui. Perturber le petit déjeuner d’un Farell n’était jamais bon.


On dit souvent que le lion est paresseux. Ce sont les lionnes qui chassent, pendant que lui se prélasse. Mais un lion reste un lion, avec ses crocs et ses griffes. Avec sa patience et ses limites.
 

Spoiler:
 

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MessageSujet: Re: [∞ 1997 ] À l’envers, à l’endroit. Lun 23 Mar 2015 - 5:59

« Hey Jake! On s'entraîne ensemble cet aprem? »
« Jakee, tu me donneras un coup de main pour mon devoir de potion? »
« Jake, t'as envie de venir te balader avec nous au bord du lac? Les filles et moi, on meurt d'envie de te raconter un truc. »
« Hey, Clever Boy, ça te dit une partie de bavboules? »

Jake sourit par ici et salua par là, exhibant ses dents sans pudeur pour ses fans. Bien à la vue des autres scintillait son insigne : P-e-C ou Peut-on faire plus classe? Non qu'il soit sujet au narcissisme, mais il y avait quoi, un seul mâle par cohorte à recevoir l'honneur? Jake bomba d'autant plus le torse. Lui, Jake Cleaver, n'était définitivement pas n'importe qui. Même Richester quitterait les bras joliment bronzés et musclés et, god, divins et... Jake toussa maladroitement en entrant dans la Grande Salle, des taches rouges plaquant son cou. Depuis qu'une drôle de petite rouge lui avait a.s.s.u.r.é que lui et Larsonn feraient un tableau e.x.q.u.i.s, Jake ne pouvait s'empêcher de penser au beau gosse. Et quand je dis penser... Well... Jake desserra en secret le nœud de sa cravate jaune et noire. Il faisait chaud ici. Manquant de trébucher par inadvertance, Jake s'empressa de scanner la Grande Salle. Personne ne semblait avoir rien vu. Ou s'ils avaient vu quelque chose, ils faisaient mine de rien, ou ils s'en foutaient comme un québécois de la reine d'Angleterre. Merlin's on my side, pensa le jeune sang pur. Jake redressa le tronc et attaqua de son sourire étincelant qui voulait bien le regarder. Il reprit le fil de sa pensée. Même Richester quitterait les bras de... Non. Même Nathan Larsonn s'avouerait publiquement homo s'il décidait de tourner ON The Flirt Machine. N'était-il pas à ce point irrésistible? Jake passa dans ses cheveux une main un peu trop enthousiaste et pleine de vanité pour paraître potablemment nonchalante. Table des Poufsouffles, Here I Come.

Zigzagant entre ses camarades ameutés entre la table des gryffondors et la table des poufsouffles, Jake parvint en peine et en mal à s'attabler à côté d'Alexander Foster. Selon l'article 9 du Prefect Code, un préfet soutiendra toujours un autre préfet contre l'adversité estudiantine. Jake ne comprenait pas tout à fait l'action qui se déroulait devant ses yeux, mais il plissa le nez à la vue des morceaux de porridge qui agrémentaient la coiffure de son camarade. « Qu'est-ce qui s'est passé? » questionna-t-il, car, évidemment, il s'était passé quelque chose.  Il tenait trop en estime l'intelligence de Foster pour accepter l'idée qu'il se soit auto-infliger ce, ma foi, magnifique make-over. Jake dévisagea les élèves présents, évitant de trop s'attarder sur le visage repoussant de Hawthorne. Des tensions qui lui semblaient maintenant évidentes bouillonnaient entre ses petits ouailles.

« En fait Douverisa, jusqu’à présent ce sont les Serpents qui semblent attirés par le porridge.  Ça doit ressembler à ce que vous avez dans le crane, Peters et toi. Mais on ne peut pas vous en vouloir je suppose, c’est le seul moyen que vous ayez trouvé pour qu’on vous remarque. » Ce n'était pas très gentil ça.  « Ça suffit, Douverisa ! Parle avec quelqu'un qui peut te répondre, cette fois ! » Et ça c'était un peu trop agressif pour ses petites oreilles de préfet-en-chef. Ne souhaitant pas identifier de coupables, mais bien calmer le conflit et éviter que ses fidèles ne péchent et se récoltent des retenues à la pelle, Jake leva les bras dans les airs. « Aimons-nous les uns les autres. » professa-t-il. « Si... » Constatant le manque d'attention de la plupart, Jake s'empressa de monter sur son siège. « SI vous parvenez à bien vous tenir et à ne pas faire chier votre prochain... » s'exclama-t-il à haute voix pour rattraper l'attention des élèves à sa charge, son regard insistant sur les personnes de Ethan Farell, Gabriel Asher, Amaryllis Douvarisa et Carlie Peters « ...Je promets d'organiser avec le bureau étudiant une fête où vous serez tous conviés. » Il étampa sur son visage son plus beau sourire inspiré de son idole Gilderoy Lockhart. « Vaut mieux faire la fête que se prendre la tête. » Mais ouais, il avait l'impression de prêcher auprès d’athées récalcitrant à toute conversion.    

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MessageSujet: Re: [∞ 1997 ] À l’envers, à l’endroit. Jeu 2 Avr 2015 - 11:55

Un dernier coup d'oeil au miroir tira un soupir de satisfaction à l'enfant. Juste un bref regard en coin, rien de plus, car contempler son reflet n'était qu'une preuve de vanité. Serre-tête en place, bien droit afin d'empêcher les éventuelles mèches rebelles de toute contestation capillaire, robe sans plis étincelante et souliers vernis. Louise Fitzgerald ne pouvait se permettre aucun faux pas en tant que gardienne des bonnes mœurs autoproclamée de Poudlard. Ce château avait besoin d'elle. La fillette répugnait à lui donner le nom d'école. Un lieu d'apprentissage, ça ? Cette Babylone déchue, Sodome et Gomorrhe réunies sous un seul toit, cet enfer personnel où elle avait atterri sans en comprendre les raisons.

Des premiers mois difficiles, un défilé de gens stupides sans morale, sans respect pour le règlement, sans respect pour eux-mêmes. Elle avait vu beaucoup trop de choses qu'elle ne savait pas comment raconter. Ses prières étaient restées muettes de réponse et seule face à un cauchemar de débauche, l'enfant avait bien cru sombrer. Mais elle avait enfin compris. Elle avait été envoyée là pour une raison : rétablir l'ordre. Voix de la morale, elle montrerait la voie du bien à tous ces égarés inconscients. Consciente de sa mission, la petite fille s'appliquait quotidiennement à la tâche mais chaque jour était une épreuve. Mais elle ne renonçait pas : c'était un test de sa volonté, et sa volonté serait plus grande que celle de la tentation de vivre une existence facile dans le péché.

Elle inspira un grand coup avant d'entrer dans la grande salle, ce lieu qu'elle abhorrait et qui aurait cent fois mieux mérité d'être incendié plutôt que la tour des gryffondors. Quoique, ces têtes brûlées, cédant à toute tentation par impulsivité, ils étaient irrécupérables. Les serpents... Elle ne les approchait pas par superstition. Elle avait plus d'espoir avec les Poufsouffles, qui comprenaient l'intérêt de vivre dans les règles pour la plupart. De même que les gens de sa maison, même si malheureusement la plupart partageaient un trait qu'il fallait soigner : la prétention.

Si seulement elle avait pu sauter le petit-déjeuner, préserver son esprit quelques heures de plus au lieu d'affronter dès le matin cette jungle amorale. Mais elle attendait son courrier. La cinquante et unième lettre qu'elle avait envoyé au Ministre de la Magie pour se plaindre du manque de décence de Poudlard serait peut-être la bonne, celle enfin digne d'une réponse. Peut-être aussi que Dumbledore aurait enfin daigné répondre à sa demande de devenir préfète malgré son jeune âge. Louise n'avait pas peur des responsabilités et, vraiment, Poudlard avait besoin de quelqu'un qui sache faire respecter le règlement. Son regard se posa sur le préfèt-en-chef, Cleaver. Hippie. Incapable, comme tous les autres, comme Foster, incapable de se faire respecter, les cheveux recouverts de porridge. Cette image désola la fillette encore plus que tout le reste. Plus aucune admiration pour l'autorité, plus aucune retenue. Ce monde partait en vrille.

S'asseyant à la table des serdaigles en soupirant, la vision d'Hawthorne à la table des poufsouffles lui tira un sourire contrit. Il fallait être bienveillant envers tous ses prochains, même les plus démunis. Ce dernier lui inspirait de la pitié et elle faisait bien attention à toujours le saluer lorsqu'elle le croisait. Un tour de table faillit faire vaciller sa foi, lorsque le spectacle désolant de Richester collée à Larsonn s'imposa à ses yeux. Un manque de décence flagrant et même si son cœur battait la chamade lorsqu'elle apercevait Nathan, ce genre de comportement ne suscitait que son dégout profond. De plus, elle avait prié pour que ses sentiments pour le Serdaigle disparaissent et la vision de cette gourgandine d'Olivia en train de lécher son visage aidaient considérablement.


Tes lunettes sont de travers, Mallory, déclara la petite fille d'un ton réprobateur en observant son aîné qui semblait complètement à l'ouest. DeVitto, préfète, préfète en carton, qui utilisait l'autorité qu'on lui avait confiée pour faire sa propre loi ne méritait qu'un regard plein de mépris. Tous ces gens qui n'étaient pas à la hauteur de la mission sacrée qu'on leur avait confié. Des déceptions quotidiennes. Quant à la dernière arrivante, Howe... Il ne fallait jamais baisser les bras et croire en son prochain mais cette hippie aux idées hérétiques, qu'elle aille au diable. Un sacrifice pour sauver les autres.

Jetant un regard noir à Wright qui préparait sûrement encore un mauvais coup, au mépris de tout règlement, la fillette décida que ce matin, elle renonçait. Quittant la grande salle pour se rendre en cours -pas question d'être en retard!-, la brunette ne put retenir une larme. La tâche était si grande et elle était si petite ! Essuyant sa joue, la fillette se reprit. Elle ne laisserait pas Poudlard se laisser gagner par la gangrène. A chaque jour son combat. Ils finiraient bien par comprendre, ces brebis égarées, que la décadence n'était pas une fin en soi. Et lorsqu'ils comprendraient enfin, Louise serait là, prête à leur tendre la main.

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MessageSujet: Re: [∞ 1997 ] À l’envers, à l’endroit. Sam 11 Avr 2015 - 18:09


Comme tout les matins, Finnegan se réveilla avec le soleil, le sourire au lèvre. L'apprenti infirmier était réputé pour être jovial et à l'écoute. La talentueux élève de Sainte-Mangouste aurait pu devenir un médicomage réputé, grâce à son empathie légendaire et son sens du devoir, mais une nostalgie particulèrement tenace l'avait poussé à postuler à Poudlard. Sa bienveillance, sa spontannéité, c'était sa plus grande qualité mais également sa plus grande faiblesse : le jeune homme avait particulièrement tendance à se laisser emporter par ses émotions. Pour cela, - mais également pour déverser le trop plein d'énergie qu'il avait constamment en lu -, il sortait tout les matins du lit à 6h pétante pour faire un jogging dans le parc du Poudlard. Ensuite, aux alentours de 7h du matin, il allait prendre sa douche dans les vestiaires du stade de Quidditch, puis finissait à 7h30 par prendre son petit déjeuné, à l'heure la plus fréquenté. Rien ne pouvait le mettre plus de bonne humeur que de voir tout ces petits visages ébouriffés et pleins de fraicheur dès le matin.

Après avoir traversée la Grande salle avec des grandes enjambés dynamiques, Finnegan s'installa bruyamment à côté de Derrick Nash, en lançant un bonjour tonitruant à toute la tablée. Il était parfaitement le genre à aimer se faire remarqué. Des mauvaises langues vous parleront d'insolence, ou encore de narcissisme, mais la vérité était simplement que le jeune Cosgrave avait de l'amour à revendre, qu'il ne cessait de distribuer autour de lui.

Puis il regarda autour de lui. Il rougit en apercevant Maya Livingstone et son allure de reine. Malheureusement oui, il en avait beaucoup, d'amour à revendre. Don Juan malgré lui, il cédait facilement aux jolies mademoiselles. Son coeur d'artichaut finissait toujours par en souffrir, mais son optimisme habituelle ne tardait pas à le tourner vers une autre jolie fleur. Et Maya avait été l'une de ces fleurs, mûre malgré sa jeunesse. Légère et délicate orchidée, qui déversait autour d'elle un parfum charmant la totalité de son entourage. Il avait simplement suffit qu'elle vienne le voir à l'infirmerie, pour une histoire de poignet cassé, pour qu'il succombe. Non pas une fois, deux fois, ou trois fois, mais bien quatre fois. Finn baissa la tête, honteux de s'être laissé allé avec cette princesse déjà promise à un prince. Depuis, l'infirmier en herbes l'évitait le plus possible, conscient de sa faiblesse envers elle.

Il était bien faible face à Maya.:
 

Le blondinet tourna la tête, espérant se changer les idées qui s'emplissait déjà de la miss Livingston. Malheureusement pour lui, ses yeux se posèrent sur une autre fleur : Amaryllis Douverisa. Celle là était une rose, entêtante et hypnotisante. Elle était particulièrement mature pour son âge. Le mépris qu'elle témoignait envers son entourage avait donner à Finn l'image d'une petite fleur meurtrie trop fragile pour la vie, cachée derrière ses épines. Pour lui succombé à elle, il avait fallut qu'elle but une potion raté. Il avait n'avait succombé que deux fois, et attendais une troisième fois avec impatience. Puis il se rendit compte qu'il la dévorait des yeux, et que ce n'était techniquement pas l'attitude attendu par un membre de l'équipe pédagogique de Poudlard. À regret, le jeune homme détourna les yeux, se remémorant le parfum de sa Juliette interdite. Finn souira de son propre romantisme.

Essayant de chasser de son esprit l'image d'Amaryllis.:
 

Lâchant un énième soupire à s'en fendre l'âme, et attirant par la même occasion le regard interloqué de Macgonagall, Finn se reconcentra sur son assiette, et dévora avec appétit ses oeufs au bacon. En plus du sport matinal, il lui faudrait faire son yoga à l'heure du midi afin de calmer ses sens en ébullition. Si Finnegan Cosgrave avait été moldue, on l'aurait surement qualifié de hippie. Il faisait l'amour, jamais la guerre. À ses yeux, tout était beau est lumineux. Après avoir finit sa dernière bouché de toast aux oeufs et au beurre, se délectant de chaque bouché, le jeune homme releva la tête et lança un regard nouveau vers l'assemblée. Focalisant sa concentration sur les membres de la gente masculine, pour ne pas se faire déstabilisé par toutes ces fleurs en pleine éclosion, Finn se flatta d'avoir autant d'adorables élèves.

Il observa l'adorable Alexander Foster à la table des pouffsouffles. Son sérieux exemplaire dans son rôle de préfet émerveillait Finnegan, qui se retenait à chaque fois d'enfouir sa main dans sa chevelure pour la secouer d'un air paternel. Mais détourna rapidement les yeux de lui, à cause de la présence de Maya et de Meredith Breckenbridge, une autre bourgeon de fleur plein de charme. Dans un coin de sa tête planait l'espoir qu'elle vienne un jour le voir pour soigner ses blessures. Ses yeux se posèrent ensuite sur Jimmy, le solitaire, le loup du désert. Finn le trouvait touchant, et était persuadé que sa solitude était du à une trop grande timidité et une sensibilité exacerbée.

Ses yeux filèrent sur Ethan Farell, le turbulent Gryffondor et surtout adorable lutin, qui embrassait Sevan. Il avait beaucoup d'affection pour se dernier, qui lui ressemblait beaucoup par son altruisme. Ensuite vint la silhouette de Desmond Mallory, ce gosse un peu bizarre avec un bon fond. Il semblait avoir quelque problèmes d'ordre sociales, mais Finn était intimement persuadé que c'était parce que ces camarades n'avait pas encore découvert toute sa richesse. Puis ses yeux se posèrent sur la magnifique Tori, somptueuse dans sa prétention, et Finn savait combien de gentillesse il pourrait trouver s'il creusait un peu sa carapace. Si seulement on lui en laissait l'occasion. L'infirmier en herbe se frotta les yeux avec ses poings. Pourquoi fallait-il que les enfants grandissent si vite ? S'il voulait répondre le bien autour de lui, il faudrait qu'il reste dans son rôle.

Finnegan repris son calme, inspira calmement, et finit sa tasse de thé vert d'une traite. Il était temps pour lui de courir à l'infirmerie, afin de répandre à la joie et l'amour pour les âmes perdus qui lui reviendrait.
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MessageSujet: Re: [∞ 1997 ] À l’envers, à l’endroit. Mer 29 Avr 2015 - 15:47

Ce matin là, Irina Collins s'était levée du bon pied. Ce fait était suffisamment exceptionnel pour mériter d'être souligné. La rouge et or n'avait guère passé beaucoup de temps dans la salle de bains, elle avait attaché ses longs cheveux bruns en un chignon grossier et selon elle, c'était largement suffisant. Après tout, elle allait simplement prendre son petit déjeuner, elle ne se rendait pas à un concours de mode. De toute évidence, Irina n'était pas de ces filles qui sortaient toujours tirées à quatre épingles, elle restait basique, le tout était de se sentir bien dans ses pompes sans en faire des tonnes. Elle ne ressemblait pas à ces bécasses de Livingstone ou de Peters. D'ailleurs, Irina les méprisait profondément, et la réciproque était sûrement vraie. Collins était toujours habillée bizarrement, avec son style gothique qui aurait pu faire fuir les plus bigots de ces lieux, mais quand ces filles là la regardaient, elle avait l'impression d'être une vraie souillon. Peu importe. Irina n'en avait que faire de l'avis de ces filles là, tout ce qui l'importait, c'était de rester elle-même. Même la vieille McGonagall ne lui tenait pas rigueur de ses multiples piercings et de son maquillage trop sombre, alors, que demande le peuple ? Au moins, on ne pouvait pas dire qu'elle passait inaperçue, au contraire, la plupart du temps les gens se montraient soit fascinés soit décontenancés face à ses tenues vestimentaires plus qu'extravagantes. D'ailleurs, les professeurs étaient plutôt mal placés pour faire une quelconque réflexion, papy Dumby s'affichant sans honte aucune avec son look de biker. On voyait rarement le directeur de l'école sans son bandana noir, sa veste en cuir à franges et ses grosses godasses. Irina était certaine de l'avoir vu arborer des tatouages malgré son jeune âge mais bien sûr, personne ne la croyait. De toute façon, personne ne la croyait jamais lorsqu'elle disait quelque chose. Les excentriques étaient rarement biens vus en ces murs où l'apparence était reine et leurs propos n'avaient pas beaucoup de valeur. Pourtant, Irina n'était pas spécialement méchante, elle était même plutôt sympathique lorsqu'on tentait de dépasser les préjugés dont elle était l'objet.

Ces préjugés, parlons-en, justement. Bon nombre d'entre eux avaient pour origine les garces de Serpentard qui prenaient toujours un malin plaisir à critiquer les autres et à leur inventer une vie. Selon les rumeurs qui circulaient dans le château, Irina serait lesbienne. Dans un sens, Irina n'avait jamais été très claire quant à son orientation sexuelle, il fallait dire qu'on ne l'avait jamais vraiment vue au bras d'un homme mais cela ne signifiait pas pour autant qu'elle n'avait jamais connu personne. Elle avait connu quelques flirts, quelques petites aventures par-ci par là mais jamais rien de sérieux. Puis le fait qu'elle était toujours fourrée avec Geny n'arrangeait rien à l'histoire. Avec le temps, Irina avait cessé d'essayer de se justifier, de répéter à qui voulait l'entendre que Geny et elle n'étaient pas plus lesbiennes que Farell et McAlister avaient une nette préférence pour les hommes. Quoique...ces deux là n'étaient probablement pas l'exemple le plus pertinent qu'elle puisse invoquer. Bien au contraire, la situation entre ces deux là était quelque peu ambiguë et personne en définitive ne saurait dire s'il y avait bel et bien quelque chose entre ces deux là. En tout cas, Irina savait que Geny craquait sur Ethan puisqu'elle n'arrêtait pas d'en parler, à longueur de temps. Elle ne savait plus quoi faire pour qu'il la remarque. Irina de son côté encourageait son amie autant qu'elle pouvait, bien qu'en son for intérieur elle pensait que Farell n'était pas un type pour elle, qu'elle valait mieux que ça. Enfin, elle pouvait toujours parler, Irina se surprenait à épier Jake Cleaver, le préfet en chef. Cela dit, l'orientation sexuelle véritable du gaillard était toute aussi floue que la sienne, cela leur faisait au moins un point en commun. Une fois qu'elle se fut habillée, Irina fit à nouveau irruption dans le dortoir des filles et jeta un coussin sur Geny qui marmonna en plaquant son oreiller sur sa tête.

« Debout là dedans ! Il ne faudrait pas louper le petit déjeuner, j'ai une faim de loup ! »

Effectivement, il n'était pas rare qu'Irina se plaigne d'avoir faim. Gourmande, elle ne résistait jamais à tout aliment sucré qui passait à proximité. Le soir, il n'était pas rare que la lionne parte en vadrouille du côté de la cuisine et subtilise tout ce qu'elle avait envie de manger, par nécessité ou par caprice. Certes, le chocolat n'était pas indispensable à tout régime alimentaire qui se respecte, mais s'en priver aurait été bien malheureux, non ? L'estomac de la jeune femme gronda bruyamment , la ramenant de façon plutôt abrupte à la réalité. Il fallait prendre une décision rapidement. Si Geny ne bougeait pas de son lit d'ici allez...vingt minutes dirons-nous, Irina n'hésiterait pas une seule seconde à laisser son amie en plan pour aller dévorer son premier repas de la journée...et le plus important, à ce qu'il paraît. Heureusement pour elle, la Gryffondor n'attendit pas longtemps avant que Geny se lève à son tour, en mode radar, certes, mais levée tout de même. Quelques instants plus tard, celles que l'on appelait les siamoises descendirent tous les étages pour débarquer dans la Grande Salle.

Il régnait dans le réfectoire un joyeux bordel loin d'être inhabituel à ce moment de la journée. Comme d'habitude, une petite troupe était occupée à semer la zizanie. Ça chahutait, ça s'insultait parfois, ça faisait des histoires pour rien mais peu importe, Irina était au dessus de toutes ces jérémiades de collégiens. Ça avait un avantage d'être totalement à côté de la plaque, au moins, elle ne prenait pas part à tout ça. Les deux Gryffondor s'installèrent à leur table, loin du chahut habituel. Déjà, Irina était en train de se préparer une tartine avec du beurre et de la confiture. Ce n'était pas forcément très diététique mais c'était une pure merveille. Irina soupira de bonheur lorsqu'elle croqua la première bouchée. La première tartine après une longue nuit de jeune était de loin la meilleure.

« Gen', tu peux me passer le... »

Sucre. Le mot resta bloqué dans sa gorge et sa main suspendue dans l'air. Comme beaucoup d'autres personnes, Irina venait d'assister à un bien étrange spectacle : Sevan et Ethan venaient de s'embrasser. Et citrouille pensa-t-elle en son for intérieur. Ça n'arrangeait pas les affaires de Geny ça. Les rumeurs étaient donc vraies ? Comme quoi, il n'y avait pas de fumée sans feu. Irina grimaça. Ça n'arrangeait pas ses affaires non plus soit dit en passant, car désormais elle n'avait plus d'exemple pour illustrer ses propos mais bel et bien un contre-exemple. Tant pis. Car désormais il y avait un autre problème à régler et cela s'avérait plutôt épineux.

Quelques minutes plus tard...

« Et moi je suis en train de t'expliquer qu'il tente de revivre son passé. La tarte au citron, le bisou sur le poignet, tout concorde. J'te parie qu'il a eu un sale complexe d'Oedipe ou quelque chose qui y ressemble pour son frère ou peu importe et qu'il a transféré ça sur Sevan. »

Et voilà que Geny se remettait à pleurer, pleurant car son coup de cœur n'était plus libre et apparemment depuis un bon moment. Ces mecs, franchement, ils avaient de la citrouille dans les yeux. Irina écouta sa meilleure amie baragouiner quelque chose d'inaudible, la voix brisée par les larmes. Irina lui tapota maladroitement l'épaule, ne sachant plus quoi faire pour l'aider. Irina se serait mise en quatre pour elle, et la voir dans cet état la mettait en colère, elle détestait se sentir impuissante face à sa peine. Elle essayait de lui faire comprendre qu'Ethan était un gros con mais c'était loin d'être gagné.

« Mais qu'est-ce que tu racontes ! C'est la-men-table ! Tu es Geny Peverell bon sang, pas n'importe qui. Et Geny elle ne pleure pas elle, c'est une warrior. » Irina laissa échapper un long soupir, dépassée par les événements. « Mais tu vas te secouer? Ou vais-je devoir le faire à ta place ? Parce que ce n'est pas un problème figure-toi. Si t'y vas pas moi j'y vais. Ce que tu vas faire ? Mais pfff, tu te poses encore la question ? Vas lui botter les fesses pardi ! C'est tout ce qu'il mérite. Tu vas lui prouver que tu n'as pas oublié Malefoy et en profiter pour lui rappeler qui tu es ! Le pire, c'est que tu sais où il se trouve alors vas-y ! Attaque toi au problème, bats-toi, gagne ! Et tu m'envoies un hibou dès ton retour, darling, j'adore tes visites ! Oh, tiens, j'allais oublier... »

Irina sortit alors une petite flasque de whisky de la poche de sa veste et versa un peu de son contenu dans le café de son amie. Et voilà. C'est de l'irish coffee revisité. Irina avait été plutôt généreuse sur la dose, pensant que l'alcool requinquerait un peu la Peverell qui en avait bien besoin pour aller botter le cul de ce crétin de … Puis, une fois cela fait, Irina porta la flasque à ses lèvres et en but une lampée. Non pas qu'elle avait besoin de courage, mais c'était simplement une habitude qu'elle avait prise, à savoir verser un peu de whisky dans son café à chaque petit déjeuner. Ni vu, ni connu, la lionne ne s'était jamais fait prendre et elle comptait bien continuer sur cette lancée. Vu : Irina Collins, Gryffondor, bourrée dès huit heures du matin.
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SANG SANG: mêlé
MessageSujet: Re: [∞ 1997 ] À l’envers, à l’endroit. Sam 2 Mai 2015 - 13:15



Malgré l’heure matinale, Théo était déjà en train de s’affairer avec entrain dans la salle commune des aigles. Rassemblant trois petites tables, il fit plusieurs trajets vers une grosse caisse poussiéreuse afin d’y extraire quelques vieilleries aux formes indéfinissables. Si le manège du jeune homme était pour le moins étrange, il n’y avait pourtant plus aucun Serdaigle pour s’en étonner. Les années passant, tous étaient effectivement devenus familiers aux bizarreries de leur collègue et ne s’en formalisaient plus outre mesure. Certains même s’en trouvaient plutôt amusés et ne voulaient manquer sous aucun prétexte ce que le jeune Garner appelait « son bon plan du trimestre ». Quiconque avait déjà tenté de s’intéresser un minimum aux objets présentés par jeune homme comprenait très vite qu’il y avait pourtant rarement de bonnes affaires au rendez-vous. Malgré tout, Théo Garner était tellement pathétique lorsqu’il faisait son petit marché que les gens restaient simplement pour le regarder et se moquer de lui en douce. Les rares amis du jeune homme avaient bien tenté de lui faire renoncer à son « marché du trimestre », lui expliquant avec diplomatie que cela ne lui apportait strictement rien si ce n’est d’être l’objet des pires railleries. Malheureusement, entêté et passionné, Théo n’avait jamais rien voulu entendre et continuait, année après année, à se donner en spectacle pour le plus grand plaisir de ses soi-disant camarades.

Après avoir déballé toute sa marchandise, le bleu et bronze observa d’un air satisfait son étal improvisé. Fils d’apothicaire, Théo vouait dès son plus jeune âge une passion sans fin pour les objets atypiques. Il pouvait passer des heures à les examiner sous tous les coutures pour les reproduire ensuite fidèlement sur le papier. De même, dès que l’occasion se présentait, il accompagnait son père pour sillonner les vieilles brocantes ou pour vider les greniers. Lorsque son regard accrochait un objet, plus rien n’existait autour de lui. Il considérait que chaque objet avait une âme et qu’il était important de la respecter. Beaucoup de personnes de son entourage n’arrivaient pas à comprendre comment on pouvait passer le plus clair de son temps le nez fourré dans la poussière, mais, aux yeux de Théo, les vieilleries étaient bien plus intéressantes que les personnes réelles. Sa passion était telle qu’il amassait, année après année, des objets tous plus saugrenus les uns que les autres. La plupart du temps, ces objets n’avaient pas la moindre valeur et ne méritaient qu’à être jetés à la poubelle. Malgré tout, Théo était persuadé du contraire. Pire même, il s’était même mis dans l’idée qu’il pouvait tenter de revendre ses trésors afin de faire le bonheur de certains de ses camarades.

C’est pour cette raison que, tous les trimestres environ, il exposait ses dernières trouvailles lors d’un rendez-vous matinal. Bien entendu, ce marchandage n’était pas connu des professeurs et c’est d’ailleurs pour cette raison que le jeune garçon ne s’était jamais osé à s’exhiber ailleurs que dans sa salle commune. Malgré tout, Théo aurait pu avoir de sérieux ennuis si un Serdaigle avait voulu le dénoncer. Fort heureusement, le problème ne s’était toutefois jamais posé. Bien qu’excentrique, l’ainé de la grande tribu des Garner n’était pas vraiment dérangeant. En plus, les élèves qui avaient un jour acheté un objet pouvaient se compter sur les doigts d’une seule main. Et encore… Malgré tout, ces échecs n’avaient jamais découragé Théo. Pour lui, s’il ne vendait rien, ce n’est pas parce que les produits n’intéressaient pas mais tout simplement parce qu’il ne s’y prenait pas bien. Alors, à chaque fois, il tentait une nouvelle technique de vente. Chaque mois donc, les Serdaigle avaient droit à une comédie made in Garner…
Après un quart d’heure d’attente, Théo jugea qu’il y avait suffisamment de monde dans la salle commune et adressa un grand sourire à l’assemblée. Ce matin, l’assemblée en question n’était en fait composée que de quatre élèves mais cela n’avait aucune importance à ses yeux.

« Bonjour à tous et merci de votre présence. Vous allez voir, vous n’allez pas le regretter. Voyons, par quoi vais-je commencer… »

S’emparant d’un vieil objet en bronze, l’adolescent s’apprêtait à en vanter les mérites lorsqu’un élève de première année fit irruption dans la salle commune. Avant même que le pauvre élève ait pu comprendre ce qui se passait Théo fit de grands gestes dans sa direction :

« Aaaaah ! Je vous souhaite le bonjour mon noble ami. Approchez, approchez ! Venez plus prês »

Les yeux ronds, le garçon balaya la pièce du regard, se demandant sans doute ce que pouvait fabriquer ce drôle de groupe à une heure aussi matinale. Néanmoins, bien trop timide pour faire la moindre remarque, il obtempéra et s’approcha docilement de la grande table, manquant de faire tomber l’un des objets sur son passage.

«  Ouh, trop près, un peu trop près... Fais attention, ça casse. »

S’excusant d’un petit sourire timide, le mini Serdaigle recula d’un pas pour être à hauteur du reste du groupe avant de s’immobiliser, se demandant sans doute ce qu’on attendait maintenant de lui.

« Voilà ! Bienvenue à Poudlard : cité de la magie et de l'enchantemeeeent ! Et des plus belles marchandises de ce côté du Poudlard en solde aujourd'hui ! Profitez-en ! »

Les yeux brillants sous l’effet de l’excitation, Théo s’avança en sautillant presque et brandit l’objet qu’il tenait en main sous le nez des quelques élèves.

« Regardez, oui ! Un combiné narguilé et cafetière qui fait aussi les pommes de terre frites. C’est un objet très solide. Incassable. Incassa... »

Tellement motivé par ce qu’il considérait être une pièce unique, Théo agita l’objet dans tous les sens jusqu’à ce qu’un bruit de verre brisé l’arrête dans son élan. Le visage figé dans une mimique horrifiée, il contempla le couvercle qui, en se décrochant, venait de se briser en mille morceaux à ses pieds.

« Cassé ! Oooh ! »

La perte d’un objet de sa collection lui déchira tellement le cœur qu’il n’eut même pas conscience que les élèves en face de lui étaient en train de se bidonner sur place face au comique de la situation. Au bout de quelques instants, le bleu et bronze sembla néanmoins se reprendre et, relevant la tête, esquissa un sourire qui se voulait rassurant.

« Ce n’est pas bien grave. Attendez, j’ai autre chose… Regardez. »

Se rapprochant de la table, Théo s’empara de ce qui ressemblait à une simple boite à chaussures et la leva au-dessus de son épaule pour que tous les élèves puissent l’admirer.

«  C'est la première fois que j'en vois un aussi bien conservé : C'est le célèbre Tupperware de la Mer Morte. Écoutez. »

Théo attendit que le silence se fasse avant d’ouvrir délicatement le couvercle de la boite. Aussitôt, un bruit de pet se fit entendre dans toute la pièce. Ahuris, les élèves attendirent la suite avant de comprendre que cette vulgaire boite n’était qu’une simple boite à prouts de mauvaise qualité.

« Aaaaah ! Il fonctionne ! Fantastique, n’est-ce pas ? Personne n’est intéressé ? Vraiment ? Bon, voyons ce que j’ai encore.. »

Un pouffement se fit entendre tandis que le jeune aigle se tournait vers les autres marchandises. Hésitant, il mit quelques instants avant de sélectionner l’objet suivant. Finalement, ayant fait son choix, il se retourna et… plus personne !

Trente minutes plus tard, Grande Salle
Lorsqu’il s’était rendu compte que les élèves avaient déserté la salle commune sans prévenir, Théo avait décidé de remballer aussitôt la marchandise, sans même attendre que d’autres élèves arrivent. C’était bien la première fois qu’il renonçait aussi vite à son petit marché matinal, mais la destruction de son narguilé-cafetière-friteuse lui avait sérieusement plombé le moral et il n’avait pas eu l’envie de continuer sur sa lancée. A la place, il avait préféré se rendre dans la Grande Salle dans l’espoir de pouvoir papoter avec Kiarah, sa meilleure amie. Les gens trouvaient parfois étrange que Théo présente sa sœur comme sa meilleure amie mais c’était pourtant la vérité. La Poufsouffle n’était pas seulement sa sœur, c’était aussi la personne qui lui était la plus chère au monde. Elle était la seule avec qui il osait partager ses secrets les plus intimes, la seule qui ne le jugeait jamais. Pour dire, il avait même osé lui avouer son béguin pour la magnifique Tori DeVitto. Bien sûr, elle avait été un peu surprise lorsqu’elle avait eu connaissance de ce secret (la Serpentard n’avait pas ce qu’on pouvait appeler une bonne réputation dans le château), mais à aucun moment elle n’avait tenté de lui faire la morale ou de lui dire que ce béguin était absurde. C’était d’ailleurs ça que Théo appréciait le plus chez sa sœur. Kiarah était la personne la plus gentille au monde. Jamais, il n’avait eu le souvenir de la voir bouder ou élever la voix. Bref, sa sœur était unique !

Assis à la table des Serdaigle, Théo s’extirpa de ses pensées et balaya la table de Serpentard du regard, cherchant machinalement une chevelure rousse parmi les têtes présentes. La seule chose que Kiarah ne savait pas au sujet de Tori, c’est que le Serdaigle était loin d’en être simplement amouraché. Non, il était carrément obsédé par cette fille et, dès qu’elle était dans son collimateur, il ne pouvait plus en détacher son regard. Pire même, dès que l’occasion s’y prêtait, il la photographiait à son insu et gardait chaque instantané dans une boite qu’il cachait sous son lit, à l’abri des regards curieux. Sachant que Tori lui avait tapé dans l’œil dès sa première année à Poudlard, c’est par centaines maintenant que l’on pouvait compter les photographies qui se trouvaient dans cette petite boite. Par chance, personne n’était au courant de son petit manège. Si cela venait à se savoir, on l’aurait certainement traité de cinglé, d’autant plus que Tori et lui n’étaient même pas amis…

Déçu de ne pas voir la belle Serpentard, le bleu et bronze ignora les gens qui l’entouraient pour reporter sa déception sur le Daily Prophet que lui avait apporté sa chouette quelques instants plus tôt. A défaut de Tori, les ragots sauraient lui redonner le sourire. Il en était encore là, à parcourir fébrilement la page 11 de son quotidien quand une voix mielleuse lui fit lever la tête.

Contrarié d’avoir été dérangé en pleine lecture, le Serdaigle toisa d’un air méfiant la personne qui lui avait adressé la parole. Adam. Adam Wright. Accompagné d’un élève de sa propre maison, Aloyius Breckenridge. Sachant que ni  l’un ni l’autre ne faisait pas partie de ses amis, ni même de ses connaissances, il était assez surprenant que le Serpentard lui adresse la parole de manière aussi courtoise. Surtout pour prendre de ses nouvelles. Néanmoins, jamais Théo ne se serait allé à un élan d’impolitesse sous prétexte de scepticisme et c’est donc d’un air neutre qu’il répondit aux interrogations du sixième année.

« A ce qu’il parait, Jake Cleaver en pincerait sérieusement pour Olivia Richester et lui aurait écrit des dizaines de poèmes. Irina Collins pour sa part se serait inscrite à Ste Mangouste pour suivre une cure afin de lutter contre son alcoolisme. On raconte aussi que le dernier amant en date de Jessicayumi ne serait autre que Neville Londubat. Bref, rien d’intéressant. »

Considérant qu’il avait assez donné en matière de bavardages inutiles, le jeune homme s’apprêtait à se replonger dans sa lecture lorsque le Serpentard révéla enfin le vrai but de sa courtoisie. Ainsi donc, ce Wright était encore moins subtil qu’il le pensait. Qu’est-ce qu’il s’imaginait donc ? Qu’il suffisait de se la jouer « bons copains » pour réussir ensuite à lui extirper l’une ou l’autre information ? C’était très mal le connaître, il n’était pas du genre à se laisser berner par le premier venu. Au contraire, il devinait rapidement quand on essayait de se jouer de lui et il détestait ça. Néanmoins, il fallait reconnaître que malgré ses gros sabots, le Serpentard était fin manœuvre dans la manipulation. Glisser le nom de Tori l’air de rien, ça, t par contre, c’était finement joué. Et cela le faisait hésiter sur la réponse à donner.

Il n’eut cependant pas le loisir d’y réfléchir davantage car, débarquant tel un ouragan, un visage trop bien familier s’imposa à sa vision. Tori DeVitto ! A partir du moment où la jeune fille vint s’installer auprès de lui, il eut l’impression que son cerveau, pourtant très terre-à-terre, s’envolait vers d’autres cieux. Complètement abasourdi, il observa ses lèvres sensuelles tandis qu’elle parlait, ayant toutes les peines du monde à mettre du sens sur ce qu’elle disait. Il avait juste envie de s’enfuir à toutes jambes, se sentant tout à coup asphyxié par trop de proximité. Il ne voulait pas que quiconque puisse penser que lui, Théo Garner, puisse perdre ses moyens de la sorte pour une simple fille. Les filles n’avaient jamais eu le moindre intérêt à ses yeux, alors pourquoi cela serait-il différent avec elle ? Il tressaillit lorsqu’elle lui murmura quelque chose à l’oreille, comme s’ils étaient de grands amis et que c’était la chose la plus naturelle du monde.
Prenant comme prétexte qu’il voulait se servir de jus de citrouille, le Serdaigle se déplaça un peu de son siège, et donc de Tori par conséquent. Il était temps de se ressaisir.

« Je ne m’intéresse nullement à ton parfum préféré. D’ailleurs, je ne lui ai rien demandé du tout et je m’apprêtais à couper court à la conversation avant que tu arrives. Néanmoins, je dois avouer les garçons que vous avez tous deux piqué ma curiosité. Si vous nous en disiez un peu plus sur cet artéfact runique ? Pourquoi vous intéresse-t-il autant par exemple ? Si vous êtes prêts à nous en parler davantage, peut-être que j’accepterais, de mon côté, de vous donner les informations qui vous manquent… ».


L’air suffisant, Théo observa alternativement les deux garçons. Malgré la présence dérangeante de Tori DeVitto, il avait réussi à retourner la situation à son avantage. Soit les deux compères lui révélaient ce qu’ils avaient derrière la tête soit ils pouvaient toujours courir pour lui soutirer la moindre information. Mieux même, avec la jeune fille à ses côtés, il pouvait davantage faire pression sur le duo. Tori à ses côtés… oui, ce n’était pas un rêve.
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