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[Avril 1997] Love will turn you around, turn you around... [Fe Nymphadora Tonks]

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SANS EMPLOI
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MessageSujet: [Avril 1997] Love will turn you around, turn you around... [Fe Nymphadora Tonks] Ven 13 Juin 2014 - 0:19



Love Will Turn You Around ♪  Kenny Rogers.

Remus ne l'avait pas vue depuis plusieurs mois. Il n'avait pas ressenti cela depuis tout ce temps, mais le fait de la revoir là, durant la bataille, avait remué d'anciens sentiments qu'il pensait avoir enfoui loin au fond de lui. Qu'il pensait presque oublié. Pourtant, il devait avouer qu'ils n'étaient pas    enfoui si bien que cela, et encore moins oublié, puisque revoir la jeune femme ce jour-là avait fait tout remonté à la surface. La voyant débarquer, le lycan ne s'était pas sentit aussi perturbé depuis des mois, mais tout lui était remonté d'un seul coup. Il avait cru pouvoir l'oublier. Il avait cru que mettre une distance entre eux ferait revenir ses sentiments à la normale... La normale ? Qu'était-ce la normale ? Amitié. Il avait cru que ses sentiments avaient une chance de revenir amicaux et seulement amicales, s'il mettait de la distance entre eux. Quand bien même en faisant cela, il s'était fait souffrir tous les deux...  Molly était d'ailleurs très contrarié de son attitude ce qui faisait que ces dernières semaines il avait évité aussi de se retrouver seul en tête-à-tête avec Molly. Qui plus est, lorsqu'il l'avait vu, cinq jours auparavant, le choc l'avait saisi. Il en avait eu vent de Molly mais il n'avait pas pensé que la jeune femme s'était tant laissée aller. Ses mèches roses étaient remplacé par des cheveux châtains parsemées de mèches grises... La similarité de ses cheveux avec les siens l'avait stupéfié.  Il ne savait pas si ce n'était qu'une impression mais il trouvait par ailleurs qu'elle paraissait plus mince que normalement et ses yeux n'avaient plus cette lueur enjouée au fond du regard, ou déterminée... Elle semblait fatiguée. A ces pensées, Remus fut saisit d'un profond malaise et quelque chose se resserra douloureusement au fond de lui. C'était de sa faute.

Mais impossible de l'oublier. La jeune Métamorphomage hantait ses pensées, jour et même nuits, même s'il tentait de la barricader de son esprit la nuit, elle apparaissait souvent dans ses rêves. Malgré lui, elle l'obsédait et bien qu'il tentait de ne pas y penser le jour, elle continuer de l'obséder. Et quand elle avait failli être touchée par un sort, son sang n'avait fait qu'un tour et pendant une seconde, son cœur lui était remonté dans la gorge. Peut-être n'était-ce du qu'à un instinct de sur-protection qu'il ressentait – comme il avait tenté de se convaincre pendant des mois – mais peut-être  était-ce autre chose... Autre chose... Cet autre chose qu'il se refusait, qu'il s'était toujours refusé depuis toutes ces années dans la peur du rejet des autres, dans la peur de leur faire plus de mal que de bien, car Nymphadora aurait bien beau lui dire, il continuerait de se sous-estimer : des êtres comme lui ne méritait pas d'être heureux et Tonks méritait bien mieux que lui...  La jeune femme méritait même bien un millier de fois mieux que lui. Elle était jeune, belle, vive, pétillante, combative, amusante...  Les qualificatifs lui manquaient pour la décrire mais pas dans son cœur. Chaque pensée d'elle paralysait tous ses sens et même son cerveau s'en retrouvait à l'envers.

D'ailleurs, il devait absolument se reprendre. Il ne devait pas penser à tout cela. Penser à elle de cette façon ne l'aiderait certainement pas. Il ne devait pas penser d'elle ainsi, il ne pouvait pas. Pourtant, pourquoi ne pouvait-il s'en empêcher ? Penser à elle lui faisait à la fois si mal et pourtant lui procurait tant de bien. Et il aurait beau essayer de repousser dans son esprit les images de leur premier baiser – qu'il avait qualifié d'erreur pendant de longs mois – il ne pouvait cependant s'empêcher d'en être obsédé. Il se détestait mais malgré lui, il pouvait encore sentir le contact de ces lèvres si douces sur les siennes... Merlin que c'était dur d'oublier, de faire semblant parfois... Spécialement lors des moments où il se retrouvait seul en tête-à-tête avec lui-même, ses pensées, ses regrets passés, ses envies enfouies...

NON ! Ce cri dans sa tête, presque désespéré et pourtant empreint d'une douleur insoutenable, retentit alors que le lycan s'asseyait sur son lit en se prenant la tête dans les mains. Enfin, son lit... Remus se trouvait dans la chambre sous les toits d'une bâtisse d'origine du 19e siècle dans laquelle l'Ordre se réunissait à présent. Même cette maison-là était plus accueillante et moins poussiéreuse que le 12 Square Grimmaurd qu'ils avaient dû déserter après la mort de Sirius par précaution- mais mieux ne valait pas qu'il ose mentionner son nom...  Il se morfondait bien assez comme cela sur la mort de ses amis, quand il était seul alors il essayait de ne pas y penser, même si la morsure était tout aussi douloureuse que des années passées ou des mois auparavant.

Remus frissonna légèrement des pensées qu'il venait d'avoir. Il se sentait plus seul que jamais. Et pourtant... Le visage d'une jeune femme aux cheveux roses et au visage en forme de cœur s'afficha dans son esprit. Il semblait y avoir deux personnes dans sa tête, dans son cœur. Il avait l'impression de ne plus rien contrôler. Ces derniers temps, il ne se comprenait plus du tout. Il changeait. Il n'avait jamais rien voulu de plus que l'amitié... Il n'avait jamais eu besoin de rien d'autre... S'étant convaincu qu'il ne pourrait jamais fonder de famille de toutes façons, cette idée l'avait abandonné des années avant de rencontrer Nymphadora. Mais la jeune femme avait laissé en lui comme une empreinte indélébile. Dans son esprit, dans son cœur, il la sentait ; elle était là. Toujours présente. Il se barricadait, s'enfermait, mais rien n'y faisait. Et le fait de l'avoir revue cinq jours auparavant, avait tout fait réveillé ; tout avait franchi la barrière invisible qu'il avait essayé de monter et le cœur l'avait remporté sur la raison.  A présent, il lui était bien difficile de la reconstruire... C'était comme si, qu'en une seule seconde, tous ses efforts avaient été détruits, qu'il n'en restait plus rien. Et il se rendait compte, que ce mur invisible dressé en lui n'avait caché que l'indubitable vérité : ses sentiments n'avaient fait qu'augmenter et toujours augmenter malgré ses tentatives de les faire baisser, redevenir « normaux » c'est-à-dire amicaux. Ce combat en lui peinait à continuer à présent. Ses forces s'usaient... Et puis, il n'était plus si jeune aussi. Il n'avait plus la volonté de ses vingt ans. Il se sentait usé, vieux... Et il ne voyait pas ce que Tonks pouvait bien lui trouver. Il suffisait qu'il se regarde dans un miroir, ou même dans la vitre d'une fenêtre pour se rendre compte combien les ans et sa condition de loup-garou l'avait usé...

Il se mit debout, en chancelant au début car lors de la dernière pleine lune trois jours de cela, il s'était sans doute démis quelque chose et bien qu'il ait utilisé une attelle, il n'avait pas eu assez d'argent pour acheter l'onguent adéquat à utiliser. Quant à emprunter de l'argent à quelqu'un, c'était tout simplement hors de question.

Il marcha donc lentement en direction de la fenêtre battue par la pluie au-dehors. L'eau rigolant à la surface de la vitre, il pouvait discerner néanmoins son visage et pendant quelques secondes, il le scruta. Ses yeux fatigués, les cernes autour de ses yeux, son visage prématurément vieilli et il semblait plus que jamais y avoir de cheveux gris dans sa chevelure châtain. Il n'avait jamais paru aussi vieux et repousser incessamment Nymphadora ne semblait pas avoir arrangé son état physique. Les épaules se voûtant, il rejoignit son lit mais il s'arrêta à mi-chemin, tendant l'oreille. Il avait cru entendre des marches grincer dans les escaliers qui menait à son étage. S'il y avait un seul avantage à sa malédiction c'était cela : les sens sur-développés. Il n'entendait plus rien mais il était certain d'avoir entendu quelqu'un monter l'escalier – en silence, comme si la personne ne voulait pas se faire entendre mais voilà, l'escalier du Square Grimmaurd était très vieux. Remus resta à guetter, l'oreille tendue.

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Dernière édition par Remus J. Lupin le Mer 29 Oct 2014 - 20:51, édité 5 fois
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MessageSujet: Re: [Avril 1997] Love will turn you around, turn you around... [Fe Nymphadora Tonks] Sam 28 Juin 2014 - 16:46

Nymphadora ne comprenait pas son comportement. A la fin de la bataille, ils avaient à peine pu discuter avant qu’il ne trouve un moyen de s’enfuir, comme toujours. Il avait toujours une bonne excuse. Et elle, elle s’était retrouvée bêtement coincée à devoir aider les autres, pour emmener les blessés à l’hôpital Ste Mangouste. Elle lui en voulait de la fuir ainsi à chaque fois, et ne comprenait pas. Depuis qu’ils s’étaient embrassés, il agissait de façon encore plus étrange avec elle. Pourtant, il avait partagé son baiser, semblait même l’avoir aimé. Elle ne comprenait pas pourquoi il la repoussait et la fuyait à chaque fois. Oh, il lui avait bien entendu sorti ses excuses bidons, mais elle ne les croyait pas. Pour elle, la seule raison valable était qu’il n’était pas amoureux d’elle. Mais elle aurait dans ce cas voulu l’entendre de sa bouche. Cela l’aurait aidé à tourner la page, à faire une croix définitive sur Remus Lupin. C’était pour cela qu’elle voulait lui parler coûte que coûte, pour le mettre au pied du mur et le forcer à avouer son absence de sentiments à son égard. Il lui devait bien ça…

Elle, elle avait toujours été sincère avec lui. Il connaissait ses sentiments, et son physique parlait pour elle-même. Elle se détestait de se montrer si faible. A cause de lui, elle ne parvenait plus à contrôler son don qui n’en faisait qu’à sa tête et la faisait ressembler à… A quoi, au juste ? Elle s’était longuement observée dans la glace, cherchant à comprendre pourquoi son corps avait pris cette apparence. Ses cheveux étaient devenus châtain clair, couleur gris souris. Elle avait l’air fatiguée… malade, même. Elle était devenue plus mince, et ses courbes semblaient devenues quasi inexistantes. La seule chose qui lui plaisait un tant soit peu était ses yeux : dorés, couleur ambre, comme ceux de…

*Remus…*

Son cœur se serra douloureusement dans sa poitrine. Elle avait l’impression qu’on venait de lui enfoncer un poignard dedans. C’était à cause de lui qu’elle était comme ça. Elle ne trouvait pas de solution pour qu’il l’accepte dans sa vie. Il disait qu’ils étaient trop différents. Alors son corps avait trouvé une solution pour tenter de les rapprocher : une solution qui s’attaquait à son physique. Peut-être qu’au moins, ça fonctionnerait… Elle se trouvait cependant laide comme ça. Elle n’avait plus rien d’attirant. Ce n’était certainement pas avec cette allure qu’elle allait plaire à Remus… Quoi que. Au moins, il ne pouvait plus dire qu’il était trop misérable pour elle, car des deux, c’était bien elle qui avait l’air la plus misérable.

Ce jour-ci, elle était cependant décidée à lui parler. La dernière fois, lors de la bataille, il avait réussi à s’esquiver. Mais pas cette fois-ci… Il ne pouvait tout de même pas toujours être en train de fuir ! Elle tenta donc de s’arranger un peu mais rien n’y faisait : elle se trouvait toujours aussi affreuse et fatiguée. Résignée, elle finit par sortir de chez elle et transplana juste devant le nouveau QG avant d’y entrer – évitant ainsi d’être mouillée. Elle était soulagée que le QG ait changé. Elle ne se voyait pas continuer à aller dans la demeure des Black, après la mort de son cousin. Ça aurait été trop douloureux. Et puis le 12 square Grimmaurd ne faisait que lui rappeler que Sirius était mort parce qu’il ne supportait plus d’être enfermé. Certes, cet endroit était miteux comparé à leur ancien QG. Mais il n’était pas chargé d’une sombre histoire. Et puis, en principe, elle s’en moquait qu’il soit miteux. C’était juste qu’elle aurait aimé un endroit plus chaleureux pour Remus. Elle savait qu’il remuait de sombres pensées. Elle faisait de même. Et même s’il semblait jouer avec ses sentiments, elle en était attristée pour lui. Elle voulait qu’il soit heureux…

Elle vérifia rapidement les pièces du rez-de-chaussée, mais il n’était pas là. Elle savait qu’il avait sa chambre à l’étage. Sans doute y était-il… Elle monta donc les escaliers le plus discrètement possible, grimaçant lorsque celui-ci grinça. Bon… C’était raté pour la discrétion. Elle continua donc de monter les marches, frappant doucement et jetant un œil à chacune des pièces à chaque fois. Jusqu’à finir par trouver Remus dans l’une, près de la fenêtre. Il se tenait debout, mais semblait plus vieux et plus misérable que jamais. Et pourtant, elle le trouva magnifique. Pourtant, son cœur se mit à battre en le voyant. Refermant la porte derrière elle, elle le salua donc, les joues un peu rouges :

- Bonjour…

Elle n’arriverait jamais à comprendre comment il pouvait lui faire un tel effet. A chaque fois qu’elle se retrouvait face à lui, elle perdait toutes ses résolutions et n’avait qu’une envie : se glisser dans ses bras. Comment pouvait-elle être si faible, elle qui était d’ordinaire si fière ? Comment pouvait-il avoir un tel pouvoir sur elle ? Déglutissant avec difficulté, elle dut prendre son courage à deux mains pour finalement lui dire :

- J’ai besoin qu’on parle.

Elle avait essayé de prendre un ton ferme, sans appel. Elle ne voulait pas que sa voix tremble. Elle sentait son regard sur elle, et en était mal à l’aise. D’habitude, ça ne la gênait pas. Mais cette fois-ci, elle avait honte de son apparence. Honte qu’il la voie comme ça. Et tout ça à cause de lui… Elle aurait dû n’en avoir rien à faire, mais son avis avait toujours compté à ses yeux. Plus que tout. Elle avait d’abord voulu qu’il la remarque, qu’il l’apprécie, et qu’ils deviennent amis. Mais à présent, elle voulait tellement plus… Le baiser qu’ils avaient partagé semblait lui brûler les lèvres à chaque fois qu’elle se le remémorait. Elle voulait qu’il l’aime comme elle l’aimait. Elle ne se voyait plus être simplement son amie… ça faisait trop mal de le côtoyer sans pouvoir le toucher. Et si jamais il ne ressentait rien à son égard… alors elle avait besoin qu’il le lui dise, pour pouvoir tourner le page. Ou du moins, essayer. Elle n’avait jamais été aussi amoureuse de quelqu’un. Toutes ses anciennes histoires de cœur lui semblaient ridicules, en comparaison de celle-ci. Elle qui pensait avoir connu ce qu’était l’amour à plusieurs reprises… Aujourd’hui, elle se rendait compte qu’elle n’avait été véritablement amoureuse qu’une seule fois : et c’était de Remus Lupin.
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SANS EMPLOI
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MessageSujet: Re: [Avril 1997] Love will turn you around, turn you around... [Fe Nymphadora Tonks] Dim 6 Juil 2014 - 22:59



    Remus s'était figé, l'oreille aux aguets. Il ne savait pas depuis combien de temps il s'était ainsi immobilisé au beau milieu de la chambre en essayant de deviner à qui appartenait le pas qu'il avait semblé entendre. C'était un pas plus ou moins léger, ce devait être une femme... Pendant un quart de seconde, le visage de Nymphadora s'encadra dans son esprit et son cœur fit un bond dans sa poitrine alors qu'une sueur froide se répandait dans son dos. Non, sûrement pas, ce ne pouvait pas être elle... Comment pouvait-elle savoir qu'il était là ? Non, ce ne pouvait être elle, essaya t-il de se persuader pendant quelques temps. Cela devait faire plusieurs minutes qu'il était ainsi immobile, mais il n'osait toujours pas bouger ni même respirer.

    Comme il n'entendait plus rien, il se dit qu'il avait dû imaginer la présence de quelqu'un et il se retourna de nouveau vers la fenêtre, contemplant le paysage dehors d'un regard vitreux comme s'il n'était pas réellement là. Pourtant, quelques secondes après qu'il ait retourné son attention vers la fenêtre, il entendit la porte de sa chambre s'ouvrir et il figea de nouveau, se retournant d'un bond pour faire face à...

    Il se figea ; le temps sembla se figer lui aussi. Il lui fallut une dizaine de secondes pour se rendre compte, pour se dire que ce n'était pas une hallucination et que Nymphadora Tonks se trouvait bien là, devant lui, dans l'entrée de la chambre dont elle refermait doucement la porte. Pire que tout, ils se retrouvaient tous les deux dans la même pièce, chose qu'il avait évité tous ces longs mois. Instinctivement, il voulut s'enfuir mais il ne put faire un seul pas comme si quelqu'un l'avait stupefixié.

    Lorsqu'elle entra dans la pièce, le lycan eut l'impression de voir son propre reflet dans un miroir et cela lui fut pire qu'un choc. Un peu comme un couteau qui venait de s'enfoncer en lui, dont la lame froide et brillante s'enfonçait dans ses chaires en tournant... Non... La surprise le fit chanceler, reculer d'un pas alors que ses yeux s'écarquillait et qu'il ouvrait la bouche pour ne rien dire (ça, ce n'était pas nouveau en même temps). Le jour dernier, après la bataille à laquelle ils s'étaient trouvés mêlés tous les deux, il s'était « enfui » avant qu'ils aient pu se retrouver seul tous les deux, avant qu'elle ait même pu lui parler. Même s'il l'avait vue ce jour-là, il avait pris soin d'éviter de croiser son regard et par conséquent ne s'était pas attarder sur son physique chose qui lui était insupportable dans l'état présente des choses. Il ne savait pas pourquoi il s'était enfui si vite après s'être assuré que personne ne courait plus aucun danger. La peur sans doute, la peur de l'affronter. La peur d'être faible, la peur de ses sentiments, la peur des mots qu'ils avait peur de ne pas contrôler. La peur. Cette peur qui le tenait ancré chaque fois qu'il la rencontrait, la peur qui le hantait à chaque seconde de sa vie, celle qui lui disait qu'il n'avait pas le droit à ce que Tonks voulait lui offrir. La peur de la faire davantage souffrir s'il se mettait ensembles que s'ils restaient loin de l'autre. La peur de lui faire mal, oui... Loup-garou. Un mot terrible. Une créature abominable qui ne se contrôlait pas toujours, une créature incontrôlable, un monstre qui pouvait attaquer même ses amis. La peur de la mettre en danger vis-à-vis d'autres loup-garous bien plus dangereux que lui. La peur que la bête prenne le dessus, toujours, malgré la potion que Rogue lui procurait. La peur de la déshonorer aux yeux de la société. La peur d'en faire une paria, comme lui. La peur de... La peur de ses sentiments. La peur de cet autre lui qu'il sentait gagner en lui, cet autre lui qui espérait, qui espérait pouvoir être aimé, qui espérait connaître une fois dans sa vie ce qu'était que d'être aimé et de tenir à quelqu'un comme à la prunelle de ses yeux. Non, il ne pouvait pas. Il ne pouvait se laisser aller. Il y avait tant de choses en lui qu'il ne saurait pas même en exprimer la moitié. Il ne savait même pas par où commencer alors il fuyait. Comme il avait toujours fait. Que de peurs toutes reliées à la même chose, toutes dues à la même chose : sa lycanthropie. Il avait peur d'être trop faible ; il ne se sentait pas capable de l'affronter. Sa gorge était sèche comme s'il n'avait pas bu depuis des mois et il tenta difficilement d'avaler sa salive alors qu'elle lui disait...

    - Bonjour…

    Cela semblait si banale d'entendre ce mot qu'il ne sut comment répondre et s'il tenta bien, sa réponse se noya dans sa gorge. Ce n'était pas qu'il ne voulait pas, mais plutôt comme s'il était dans l'incapacité de dire quoique ce soit. Il aurait voulu courir pour la prendre dans ses bras, la sentir près de lui mais sa raison s'opposait encore et toujours à son cœur et de toutes façons, ses jambes semblaient de coton. Il aurait voulu s'enfuir aussi mais cela signifiait qu'il aurait dû passer juste à côté d'elle, et ça, il ne pouvait pas... Il avait peur, il avait peur de céder après tous ces mois, il avait peur de ne pas être assez fort alors au lieu de cela, il ne bougea pas. La brûlure sur ses lèvres du baiser qu'ils avaient échangé était toujours présente, aussi vivante que si c'était d'aujourd'hui et le souvenir en était si vivace qu'il craignait ses propres réactions en sa présence.

    - J’ai besoin qu’on parle.

    Dans sa tête, il avait imaginé cela sous différentes formes mais il ne s'était pas attendu de cette manière, tout simplement. La silence s'imposa dans la pièce pendant quelques temps le temps qu'il trouve quelque chose à dire, le temps aussi qu'il regroupe ses esprits. Il passa une main fébrile sur son visage comme pour se donner le temps de réfléchir à ce qu'il devait dire ou si elle s'attendait à une réponse particulière...

    « D'accord...  Je crois bien... » fit-il sous le ton d'un enfant soudain repenti car conscient d'avoir fait une bêtise. Il détourna les yeux un instant et tourna son regard en direction du sol, le fixant sur ses pieds et les deux lattes de plancher légèrement disjointes entre ses deux pieds.

    Ces simples mots lui firent l'effet d'un son rauque et grave comme s'il n'était plus habitué à parler ou qu'on l'avait privé de la parole pendant des mois. Le son de sa voix lui parut même étranger à lui-même. Le son de sa voix lui donna même envie de vérifier si c'était bien lui qui avait parlé ou si au contraire quelqu'un d'autre se trouvait juste derrière lui. Celle de Tonks ne lui avait également pas paru exacte à elle-même mais c'était évident qu'elle essayait de la contrôler. Son ton lui était même surprenant. Il aurait davantage cru qu'elle lui aurait hurler, mais non, elle commençait par les politesses... Peut-être qu'il ne pensait pas mériter ces ton doucereux parce qu'il savait au fond de lui qu'il était en faute et qu'il en culpabilisait depuis des mois bien qu'au lieu de souffler mot à quiconque, il gardait tout en lui et tendait à se retirer de la compagnie du monde. Comme si une partie de lui-même lui soufflait que c'était là sa place.

    « J... J'espère que tu n'as souffert de blessures sévères lors de la bataille... » tenta t-il d'une voix un peu plus ferme mais toujours aussi grave malgré une douceur originelle. Dans un flash, il revit la scène durant laquelle elle avait failli être touchée par un sort de dos et il se sentit frémir. L'image suivante fut celle de son corps qui tombait lentement comme au ralenti au sol, une grande flaque de sang s'élargissant sous elle et il se vit se précipiter vers elle, un cri se répandant dans tous son être. C'était comme si une flèche gelée venait de se planter en plein dans son cœur. NON. Brutalement, il secoua la tête et fut rejeté de ses propres pensées, faisant barrage à ces pensées intruses qui le laissèrent cependant perturbé et fébrile.

    Un silence s'était installé après ses mots durant lequel son malaise ne diminua pas et dans l'espoir de le dissiper et de trouver quelque chose à dire, il exprima la première chose à laquelle il songea. Il se dirigea en direction du lit, réarrangea les couvertures pour le faire paraître présentable, remit les deux coussins en place et se recula doucement de plusieurs pas. « Tu... Tu veux t'asseoir peut-être ? Tu as l'air... » Les mots se gelèrent dans sa gorge et ils ne put continuer. Ne sachant que faire de ses mains, il les glissa dans ses poches et resta debout, maintenant une distance respectable entre le lui et le lit ainsi qu'entre lui et Nymphadora.



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MessageSujet: Re: [Avril 1997] Love will turn you around, turn you around... [Fe Nymphadora Tonks] Ven 15 Aoû 2014 - 19:36

Elle se sentait si faible, si dépendante. Comment pouvait-elle se laisser ainsi traiter par un homme ? Il fallait qu’elle aille de l’avance, et pour cela elle avait besoin de tirer les choses au clair avec Remus. C’était pour ça qu’elle était là, aujourd’hui. Pour ça également qu’elle fut directe avec lui, lui exprimant son besoin qu’ils parlent. Elle l’observa passer une main fébrile sur son visage et ressentit l’envie de faire de même, de caresser sa joue, d’embrasser son nez…

Stop. Il fallait qu’elle se concentre. Déglutissant avec difficulté, elle attendit donc sa réponse. Une vague de soulagement la remplit lorsqu’il exprima son accord. Il semblait hésitant, mais c’est toujours mieux qu’un refus. Elle l’observa un instant en silence. Il semblait très mal à l’aise et lui qui était d’habitude toujours maître de ses émotions, semblait avoir quelque mal à le lui cacher. Et la douceur continuelle dans sa voix la faisait comme à chaque fois frissonner. Elle aurait rêvé de s’endormir au son de sa voix. Qu’il lui lise l’un de ses romans qu’il semblait dévorer. Avec sa voix, il aurait su rendre magnifique un manuel de potions.

Elle chercha un instant quoi dire, par où commencer, mais le maraudeur enchaina en lui disant qu’il espérait qu’elle n’avait pas été blessée sévèrement durant la bataille. Elle se retint de lever les yeux au ciel. Si il savait… En apparence, elle n’avait eu que quelques égratignures. Et pourtant… elle avait été blessée profondément, oui. Son cœur avait été meurtri. Non pas par les mangemorts, mais par lui, Remus Lupin.

- Ta façon de m’éviter m’a davantage blessé que les mangemorts, Remus.

Elle aimait prononcer son prénom. « Re-mus. » Il était peu commun, mais elle en aimait la douceur et les consonnes. Elle perçut que le malaise du châtain grandissait à la façon qu’il avait de se tenir. Il ne semblait pas quoi faire, et c’est sans doute pour cela qu’il alla arranger son lit avant de lui proposer de s’y asseoir, se tenant lui-même à une bonne distance du lit et d’elle-même. Les apparences avant tout, sans doute… Ça ne l’étonnait guère de lui. Elle hésita à sa proposition, comme si elle avait peur qu’il décide soudain de s’enfuir par la porte. Mais elle finit par accepter.

- Pourquoi pas.

Elle se demanda ce qu’il allait dire, lorsqu’il s’interrompit en pleine phrase. Elle avait l’air… ? La réponse lui vint d’elle-même : fatiguée, sans aucun doute. Avec son apparence miteuse, elle faisait pâle figure. Il devait la trouver horriblement laide… Mais c’était sa faute si elle était comme ça.

Elle alla donc s’asseoir sur le lit, se retenant de s’y allonger et de plonger son visage dans l’oreiller de Remus. Elle aurait sans doute pu y sentir les vestiges de son odeur qu’elle aimait tant. Le cœur doucement serré à cette idée, elle lui demanda alors, montrant la place à côté d’elle :

- Tu ne t’assieds pas ?

Elle remarqua qu’il avait glissé ses mains dans ses poches. Sans doute pour cacher sa gêne. Il était pourtant tellement fort qu’elle le ressentait pourtant comme s’il était le sien. Elle aurait voulu aborder le sujet pour lequel elle était venue, mais à présent qu’elle était face à lui, c’était plus difficile qu’elle en l’aurait cru. Elle avait peur des réponses qu’il pourrait apporter à ses questions… Aussi préféra-t-elle retarder encore un peu le moment des révélations.
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MessageSujet: Re: [Avril 1997] Love will turn you around, turn you around... [Fe Nymphadora Tonks] Lun 18 Aoû 2014 - 0:38

    Remus n'avait jamais été aussi embarrassé de sa vie qu'en la présence de Nymphadora en ce moment. Il n'osait même pas relevé les yeux vers elle, se contentait de fixer un regard vague au sol sur les deux planches de bois disjointes entre ses pieds. Sans doute la honte l'habitait-il plus que n'importe quel autre sentiment, et aussi la confusion. Il pouvait sentir son cœur battre à mille à l'heure dans sa poitrine et il craignait même que la jeune femme près de l'entrée – pourtant assez loin – puisse percevoir les battements de son cœur qui s'étaient mis soudainement à s'affoler dès l'apparition de la jeune femme. Le lycan n'était plus habitué à la présence de la jeune femme...

    Depuis des mois qu'il évitait – pour son propre bien avait-il tout d'abord pensé et ainsi s'était-il même convaincu -, cela lui faisait étrange de se trouver dans la même pièce qu'elle, là, maintenant. Le silence régna pendant plusieurs minutes, silence durant lequel il n'aurait su que dire. Dans les premiers temps où ils se connurent, c'était pourtant tout le contraire. Ils discutaient de tout, ils riaient, ils apprirent à se connaître... Il s'était découvert une autre facette de lui aux côtés de la jeune femme. Il n'avait pensé pouvoir rire à nouveau, pas depuis la mort de James et Lily, puis Sirius...Mais elle avait quelque chose, elle avait un pouvoir, un pouvoir qui lui redonnait le sourire, et même le réchauffait intérieurement... Il avait été tenté d'y céder, mais quelque chose de plus fort que lui l'en avait empêché, puis l'avait fait s'éloigner, reculer comme à chaque fois qu'il était dans une situation plus ou moins gênante dans laquelle il perdait le contrôle sur lui-même. Car c'était cela. En la présence de la jeune femme, il avait peur de lui-même, il avait peur de ses réactions, il avait peur de ce qu'elle lui faisait ressentir, il avait peur de perdre contrôle. Et puis, il y avait ce « lui », cette partie de lui qui le faisait se sentir différent... Cette partie de lui qui lui soufflait combien il était inconscient de rester en la compagnie des humains normaux, cette partie de lui qui lui soufflait qu'il n'était pas un homme mais un monstre, un loup...  Ces mots lui était douleur dans son être, ces mots lui était comme un lent poison qui se répandait en lui... Et alors, il pensait : « Il a raison. Je suis inconscient de me laisser tenter de cette manière. Je dois me reprendre. Je dois reprendre de la distance, c'est ce qu'il y a de mieux à faire... » Et comme toujours, le loup avait gagné.

    Les mots que prononça la jeune métamorphomage vibrèrent jusqu'à lui, résonnèrent dans ses oreilles, dans son cerveau et... Il ne répondit rien. Il conserva même le regard baissé sur ses chaussures, comme ayant peur de croiser les yeux pâles de la jeune femme, ces yeux qui avait perdu de leur lueur d'antan, cette lueur qu'il avait rapidement aimé ainsi que ses boucles de cheveux roses et...  C'était de sa faute et elle ne se privait pas de le lui faire remarquer à présent qu'ils étaient face à face enfin. Que pouvait-il répondre ? Il avait l'impression que jamais il ne pourrait croiser son regard à nouveau... La seule chose qu'il pourrait répondre serait qu'il était désolé, mais cette expression, il la sortait bien trop souvent déjà à son goût et elle devait en être très certainement lassée. Tout comme il en était lui-même lassé, tout comme il était de même lassé de lutter.

    Même gardant la tête baissée vers le sol, il n'avait pas besoin de la relever pour savoir qu'elle avançait et allait s'asseoir sur le lit comme il le lui avait proposé. Elle lui demanda ensuite s'il voulait s'asseoir et il bafouilla à moitié. « Et bien... non, merci, ça va, je suis très bien là où je suis...Quoique ce serait plus confortable en fin de compte... Pour parler. » Les deux derniers mots lui donnèrent la sensation de s'arracher littéralement de sa gorge. Il jeta un coup d'oeil autour de lui, aperçut une chaise en bois plus loin et alla la chercher pour la poser à côté du lit sur lequel Tonks était assis. Il s'assit lui-même, les mains nouées sur les genoux. (Avait-elle pensé qu'il allait s'asseoir sur le lit juste à côté d'elle? Mieux valait éviter à tous prix toutes tentations vous ne croyez pas ?...)

    « Alors, tu... » Il releva les yeux, les posa sur le visage de la jeune femme si méconnaissable et pourtant qui conservait les vestiges de ce qu'il avait été des mois auparavant. Le fait de se trouver plus près d'elle en faisait paraître les traits plus prononcés... Et ses cheveux couleur gris-souris similaire au sien...  Trop, c'était trop. Il ne pouvait en supporter davantage. Il avait presque le cœur au bord des lèvres alors que la nausée le prit brusquement.

    « Quel imbécile je suis. » s'écria t-il soudain avant de n'être pu s'en empêcher et il se releva avant de marcher d'un pas vif vers la fenêtre devant laquelle il s'arrêta. Il y avait de la colère présente dans sa voix, colère contre lui-même mais pas uniquement. Colère dirigée plutôt à cette partie de lui qu'il détestait tant... Il posa les deux mains sur le rebord de la fenêtre et se surprit à le serrer comme s'il avait voulu y passer les mains au travers. Il essaya de se reprendre.

    Au moins, c'était déjà une bonne chose de faîte... Il avait avoué ne pas agir très intelligemment. Mais en même temps, quand on est amoureux, agissons-nous toujours de façon intelligente ?

    Et puis au moins, cela évitera à Tonks de le traiter d'imbécile elle-même – si elle en avait l'envie du moins.

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MessageSujet: Re: [Avril 1997] Love will turn you around, turn you around... [Fe Nymphadora Tonks] Lun 18 Aoû 2014 - 20:10

Dans un tout autre contexte, elle aurait été heureuse de se retrouver ici, dans sa chambre. Mais voilà : Remus n’était probablement pas amoureux d’elle, et sa gêne provenait du fait qu’il ne savait apparemment pas comment le lui dire. Même si ses gestes parlaient pour lui. Lorsqu’elle lui demanda s’il ne s’asseyait pas, il répondit que non avant de se reprendre. Pour parler. Elle avait noté l’insistance sur ces deux derniers mots. Elle tenta d’y trouver un peu de réconfort : au moins, il ne fuirait pas la discussion cette fois-ci. C’était étrange de le voir ainsi bafouiller, lui qui maîtrisait toujours ses mots et ne montrait jamais ses émotions. Elle aurait pu trouver cela adorable, si elle ne se doutait pas de la raison qui le faisait ainsi bafouiller. Le cœur serré à l’idée qu’il s’oblige à rester dans la même pièce qu’elle, elle le regarda prendre une chaise et s’asseoir à une distance raisonnable du lit. Forcément. L’idée de s’asseoir à côté d’elle ne lui avait-elle donc pas traversé l’esprit ? Sentait-elle mauvais ? Elle déglutit avec difficulté. Elle avait l’impression qu’on venait de lui enfoncer une nouvelle lame dans le dos.

- Dis le surtout, si je sens mauvais…, grommela t’elle tristement dans sa barbe de façon à peine audible, plus pour elle que pour lui.

Elle sentit par la suite son regard sur elle, alors qu’il entamait une nouvelle phrase qu’il ne termina pas. Elle put voir son visage devenir blême à mesure qu’il l’observait, mais elle se força à le regarder dans les yeux même si bientôt, il détourna son regard. Baissant à son tour les yeux, honteuse de voir qu’il semblait la trouver repoussante comme ça (du moins, au regard de son attitude), elle serra les poings. Ses paroles lui firent cependant relever vivement la tête. Surprise, elle le regarda se lever d’un bond tandis qu’il venait de se traiter d’imbécile. Qu’est-ce que ça signifiait ? Qu’il reconnaissait avoir mal agis, s’être mal comporté avec elle ? Qu’il… regrettait ? Et cette colère dans sa voix, contre qui était-elle dirigée ? Vers elle ? Vers lui-même ?

Déglutissant avec difficulté, Nymphadora se leva à son tour. Elle ne voulait pas rester assise si lui-même ne l’était pas. Déjà que face à lui, elle se sentait souvent comme une petite fille qui aurait fait une bêtise… Elle n’avait peut-être pas fière allure, mais au moins, elle se tenait debout, droite. Même si Remus ne pouvait pas le voir, puisqu’il lui tournait le dos. Elle le vit serrer de toutes ses forces le rebord de la fenêtre, comme désespéré. Se mordant doucement la lèvre inférieure, elle se retint de l’enfoncer davantage, bien qu’elle pense également qu’il avait agi comme imbécile. Aussi tenta t’elle de positiver :

- Au moins, tu en as conscience.

Elle ne savait pas comment aborder les questions qui lui brûlaient pourtant les lèvres. Elle aurait voulu avoir les réponses avant même de les avoir posées. Elle n’était pas sûre de pouvoir supporter l’attente qui découlerait du temps de réponse de Remus. Pourtant, il fallait qu’elle se jette à l’eau, qu’elle lui pose ses questions. Ils étaient enfin seuls, et Remus semblait disposé à parler, pour une fois. Il reconnaissait même ses erreurs (du moins, elle avait décidé de le comprendre ainsi). Elle ouvrit donc la bouche pour poser une question, mais aucun son n’en sortit. Inspirant profondément, les mains tremblantes, elle finit néanmoins par parvenir à articuler :

- Ce baiser… tu… t’avais aimé ? Est-ce que… tu ressens quelque chose pour moi ?

Ce n’était pas dans ses habitudes de se mettre en quatre pour un garçon. Elle se sentait faible et avait l’impression de perdre le peu de fierté qu’il lui restait. Mais elle avait besoin de réponses, et seul lui pouvait les lui apporter. S’il avouait que non, alors elle ferait avec et avancerait. Ou du moins, elle essayerait. Mais elle ne voulait pas risquer de rester sur des non-dits. Pourtant, il lui semblait déjà connaître la réponse. Elle ne comprenait pas pourquoi Remus l’avait embrassé comme ça, mais s’il la fuyait, c’était sans aucun doute qu’il n’avait pas aimé. Que le baiser l’avait dégouté. Pourtant, elle ne pouvait s’empêcher d’espérer qu’il y avait une autre explication au fait qu’il la fuie comme ça. Quand bien même ce serait parce qu’il avait une femme et des enfants. Elle voulait juste un dernier espoir auquel se raccrocher. Savoir que cet amour qu’elle ressentait pour lui, jusqu’au plus profond de ses entrailles, n’était pas à sens unique… Quand bien même ils ne pourraient pas le vivre. Elle se rendait compte qu’elle était prête à tout pour lui, pour avoir un peu de son amour. Même à devenir sa maîtresse, si jamais il avait une famille qu’il ne voulait pas quitter. Il était d’ailleurs tellement mystérieux que c’était possible… Elle se rendait compte qu’au fond, elle ne savait presque rien de lui. Mais ce rien avait suffi à la faire tomber amoureuse de cet homme.


Dernière édition par Nymphadora Tonks le Mar 14 Oct 2014 - 19:47, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [Avril 1997] Love will turn you around, turn you around... [Fe Nymphadora Tonks] Dim 24 Aoû 2014 - 17:07


    Un imbécile, ça oui il le reconnaissait maintenant. Tout était allé trop loin... Beaucoup trop loin et il fallait que cela cesse, mais de quelle façon ? Il ne savait pas. Il savait ce qui était en jeu : sa relation avec Tonks. Il pouvait la perdre pour toujours... Et au fond de lui, quelque chose se brisait à cette seule pensée. Instinctivement, sa main droite lâché le rebord de la fenêtre pour venir étreindre le côté droit de sa poitrine comme si soudainement il venait de ressentir une douleur dans le cœur. S'il ne savait pas que faire, s'il était perdu, il savait au moins une chose... Il ne voulait pas perdre son amitié, la complicité qu'ils avaient entretenu des mois durant. Cette complicité lui manquait mais c'était de sa faute si tout avait été gâché et il devait bien en payer le prix...  Oui, il devait bien en payer le prix. Par conséquent, s'il la perdait pour toujours, il n'aurait aucun droit de se plaindre, de la prier de redevenir son ami. Comme la mort de chacun de ses amis, comme sa malédiction, il devait accepter, accepter le fait que rien ne serait plus comme avant. Son cœur sembla se resserrer davantage dans sa poitrine mais il prétendit ne rien ressentir. Pouvait-il l'accepter ? Oh,il survivrait comme toujours il avait survécu et parviendrait à cacher ses regrets ou sa douleur au fond de lui. Mais, cela lui saperait aussi davantage le courage de se battre...  Car il y avait quelque chose de bizarre. En lui, alors qu'il commençait à connaître Tonks, alors qu'ils passaient du temps ensembles, un phénomène curieux s'était aussi produit. Elle semblait lui apporter l'énergie (provenant de cette énergie débordante dont sa personne était faîte sûrement), une force inconnue et insoupçonnée pour recommencer à se battre, refuser de s'avouer vaincu. Incertitudes et doutes  l'emplirent.

    Se trouvant toujours dos à la jeune femme, il ne se doutait pas qu'elle s'était levée. Il ne voyait pas même dans quelle position elle était, mais en se retournant, ne verrait-il pas encore ce dont il était responsable ? Les changements effectués sur l'apparence de la jeune femme et qui le faisait déborder de culpabilité. Il avait énormément de difficultés à affronter ce fait, affronter le fait qu'il était responsable – lui, lui seul et pas un autre – de ces changements perturbants. Sans compter qu'en la regardant, il avait l'impression oppressante de se trouver face à son propre reflet et il n'aimait pas cette idée... Il y avait toujours quelque chose d'elle dans ce « nouveau physique », quelque chose dans son regard qui appartenait à l'ancienne Tonks mais ces modifications d'apparence lui faisait froid dans le dos.

    Lorsque la question de Tonks lui parvient, il fut presque tenté d'avouer que oui, il avait aimé ce baiser qu'ils avaient échangé... Juste dans l'espoir de revoir ces jolies mèches de cheveux roses.  Pourtant, visage tourné la vitre de la fenêtre, ce simple mot resta bloqué dans sa gorge. Tandis que des images encore vivaces de ses souvenirs lui revenaient en mémoire, des images qu'il lui arrivait encore à revivre le soir quand il se trouvait dans son lit et quand il fermait les yeux.  Oh ça oui il avait aimé le contact doux et satiné des lèvres de la jeune femme ainsi que cette chaleur intense se déversant dans son cœur avant qu'il ne réalise ce qu'il faisait et qu'il ne recule. La question qui se posait était s'il l'avait embrassé volontairement ?  S'il l'avait voulu vraiment ? En même temps, Remus possédait un contrôle de soi énorme, alors imaginez que pour une fois, une seule fois dans sa vie, il l'avait perdu. C'était difficile à imaginer. Pourtant... Et si ce petit bout de femme aux boucles roses et au visage en forme de cœur avait en effet le pouvoir de le faire perdre contrôle de lui ? Oui, cela lui était effrayant et inquiétant de le penser. Pendant plus de trente ans, il avait travaillé à garder son contrôle en tous instants du fait de sa nature qu'il avait appris à contrôle partiellement. Et un jour venait où Nymphadora Tonks débarquait...  La surprise, le choc... Pourtant, il ne pouvait s'empêcher de ressentir encore cette douce chaleur se répandre en lui lorsque leurs lèvres s'étaient touchées.

    ... Mais pouvait-il dire tout cela ? La réponse était facile. Non bien sûr, il en était incapable. Il n'avait jamais pu parler ou exprimer ses sentiments.  La seconde question qu'elle lui avait posé était aussi difficile pour lui à exprimer que la première question. Ne pas lui répondre lui apporterait déception, mais il ne savait juste pas ce qui était bon d'avouer et ce qui n'était pas bon d'avouer. Il se sentait incapable de lui répondre comme elle l'espérait, mais une non-réponse et il la verrait traverser la pièce et disparaître à jamais par la porte. Quelque chose se resserra dans sa poitrine : il ne le souhaitait pas...

    « Il... Il y a des choses bien compliquées à expliquer... » fit-il lentement comme pour se donner le temps à la réflexion. Une erreur et elle partirait... Une seule erreur et il ne la reverrait probablement jamais... Une erreur et il la perdait... Cette pensée l'horrifiait. Il ne savait pas que répondre et entre nous, ce genre de situations ne lui arrivaient pas souvent. Il avait toujours fait en sorte de ne jamais s'attacher à personne jusque là... Mais il devait qu'il avait échoué à cela dès sa rencontre avec Tonks et il ne savait même pas pourquoi, pourquoi elle ?  C'était comme si que, les unes après les autres, Tonks avait réussi à briser les barrières qu'il avait pris du temps à dresser en plus de vingt ans, et le pire était qu'il n'avait rien vu venir.

    Il se retourna lentement, parce que c'était mieux ainsi pour discuter et la jeune femme ne s'était sûrement pas adressé à son dos mais à lui. Face à face de nouveau, il se sentit accablé encore et ne sut ce qu'il fallait répondre une nouvelle fois afin de ne pas la blesser.  Il aurait voulu paraître plus dur et ferme dans sa voix, mais il ne pouvait pas.

    « Je n'aurai pas dû attendre si longtemps, mais je ne pouvais pas t'affronter... » Quant à s'affronter lui, c'était une autre histoire. Dixit la narratrice. « Je suis désolé, mais rien ne peut être possible entre nous. Crois-moi je n'ai rien de bon à t'apporter et nous n'avons rien en commun... Tu n'as pas besoin de quelqu'un comme moi. »

    Pourquoi ses propres mots sonnaient creux dans son oreille, comme si quelqu'un d'autres que lui-même les prononçaient sans avoir son aval ?   Cela sonnait davantage comme un discours appris par cœur. Un discours dont il restait intimement convaincu depuis des années.

    Une chose à remarquer cependant, en aucun cas il n'avait répondu aux questions qu'elle avait posé. Encore une fois, il éclipsait... Mais que pouvait-il dire ? Il aurait voulu dire qu'il ne ressentait rien pour elle et que ce baiser ne signifiait rien non plus, mais ce n'était pas vrai et quand bien même essayait-il d'ouvrir la bouche, ces mots-ci ne pouvaient sortir. Il ne restait plus qu'à lui avouer que lui aussi il ressentait bien quelque chose pour elle, mais c'était hors de question...  Avouer cela le mettrait dans une impasse et il n'aurait plus le choix que d'accepter leur relation. Il ne devait pas. Pour elle. Il n'était pas fait pour elle. Elle méritait mieux. Elle serait bien plus en danger avec lui que sans lui.

    « Tu dois m'oublier, Tonks. »

    La note finale, sombre, dramatique du héros d'un film qui doit faire le sacrifice d'un amour impossible à la fin afin de poursuivre la mission dont il a été chargé. Ça avait tout l'air de cela.  Le lycan avait le regard sombre mais sérieux et ferme de celui qui croyait dur comme fer que « l'oublier » serait la meilleure chose pour elle, et qu'ils n'avaient aucun avenir possible ensembles.

    Dans son cœur, cela sonnait davantage comme une énième déchirure...  Mais n'y était-il pas habitué après tout ce temps ?


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MessageSujet: Re: [Avril 1997] Love will turn you around, turn you around... [Fe Nymphadora Tonks] Mar 14 Oct 2014 - 20:24

Pourquoi ne pouvait-il pas lui fournir des réponses acceptables ? Non, il devait toujours lui donner des réponses de normands. Pas de « oui » ni de « non ». Il répondait souhait par une autre question, soit de façon tellement vague qu’on ne savait pas très bien ce qu’il souhaitait dire. Ca restait ambigu. Et elle craignait que ce ne soit une fois de plus le cas.

Elle eut raison… Une fois de plus, elle eut le droit à ce qu’elle appelait une non-réponse. Et c’était pire que tout. Des choses bien compliquées à expliquer ? Qu’y avait-il de compliqué dans sa question ? Rien du tout. Absolument rien. C’était lui qui compliquait toujours tout, qui voyait des choses là où il n’en en avait pas, et qui était incapable de répondre à une question par « oui » ou par « non ». Elle serra les dents, son regard fixé sur sa nuque. Car en plus de répondre une fois de plus à côté de sa question, il ne la regardait même pas en face… Elle décida donc de ne pas se gêner, et en profita pour l’observer sans vergogne. Sa grande taille, ses cheveux châtains aux reflets parfois argentés, son dos large qui semblait l’appeler à venir se blottir contre, ses fesses que son pantalon ne mettait pas forcément en valeur et ses jambes interminables… Elle aimait tout chez lui. Et de par son reflet dans la fenêtre, elle pouvait également observer des traits de son visage. Son regard mordoré, ses lèvres fines, son nez qu’elle avait embrassé une fois…

Elle ferma les yeux. C’était finalement trop douloureux. Elle éprouvait pourtant un certain plaisir à l’observer, mais ce plaisir était malsain car Remus Lupin ne serait jamais à elle. Elle avait eu le droit à un baiser, et ce serait apparemment tout ce qu’elle aurait. Un baiser presque volé…

Le cœur serré à n’en plus pouvoir, elle rouvrit les yeux et put ainsi le voir se retourner. Les mots arrivèrent alors, comme des lames de rasoir, tailladant son cœur en petits morceaux, le réduisant en poussière… L’inéluctable était arrivé. Il ne voulait pas d’elle, et le lui disait clairement. Il estimait qu’ils n’avaient rien en commun. Qu’il n’avait rien à lui apporter – sans doute voulait-il dire par là qu’il n’avait aucun sentiments pour elle. Aucun amour à lui apporter, donc.

Et elle devait l’oublier. C’est du moins ce qu’il lui dit… Un rictus se dessina sur les lèvres de la métamorphomage. Elle devait l’oublier. L’oublier ! Bien sûr, à présent, elle allait l’oublier sans aucun problème ! Que faisait-elle ici, après tout ? Pourquoi ne l’avait-elle pas déjà oublié ? Ah, mais qu’elle était bête ! Elle allait l’oublier de suite, à présent qu’il le lui avait dit, hein ? Sauf que… Il y avait juste un petit problème : elle était amoureuse, et Remus, s’il avait su ce que c’était, ne lui aurait jamais dit cela. Elle n’était pas là par choix. Elle était là parce qu’elle dépérissait de ses espoirs, de cet amour qui ne pouvait se concrétiser. Remus les trouvait trop différents. C’était pour cela d’ailleurs, que son physique avait changé, tentant de chercher une solution au problème. Elle était devenue plus frêle, ses cheveux plus ternes, son regard ambré… Elle avait un air maladif. Ce qui la tuait ? Son amour pour Remus qu’elle ne pouvait pas, malgré tout ses efforts, oublier. Il aurait fallu, pour cela, qu’elle n’ait plus le moindre petit espoir. Or, ce n’était pas tout à fait le cas…

- Merci du conseil, j’y aurais pas pensé.

Elle se mordit violemment la lèvre inférieure avant de reprendre :

- Je n’ai en effet pas besoin de « quelqu’un comme toi », mais j’ai besoin de « toi ». Quant à n’avoir rien à m’apporter, qu’est-ce que t’en sais ? Tu sais ce que je veux ? Ce dont j’ai besoin ? Je pense être la mieux placée pour cela, et vu que tu n’as pas cessé de m’éviter, tu ne risques pas de connaître mes intentions.

Elle se sentait pathétique et avait d’ailleurs les larmes aux yeux qu’elle contenait difficilement. Elle ne voulait cependant pas faiblir devant lui, ne voulait pas lui montrer sa peine. Mais son physique s’en chargeait de toute façon pour elle… Ses mèches s’étaient encore davantage décolorées, tournant vers un gris souris. Son visage était devenu plus mince encore, et son teint pâle. Elle ne se sentait pas très bien sur tous les plans…

- Tu ne m’affrontes pas, là, Remus. Je suis si terrible que ça ? Je mérite pas la vérité ? Que tu sois sincère avec moi ? Tu m’évites encore, et quand ce n’est pas physiquement, c’est par les mots. Ca veut dire quoi, tout ça ? En quoi ça répond à ma question ? J’te pose une question simple, t’as juste à répondre par oui ou par non, pas la peine d’en faire tout un fromage. J’te demande juste si t’as aimé ce baiser. Et si t’as des sentiments pour moi. Ce n’est pas si compliqué comme question, quand même. Un oui ou un non suffira. Le reste, je m’en moque.

Elle sentait sa voix devenir de plus en plus rauque au fur et à mesure qu’elle parlait, comme si elle avait de la difficulté. Inspirant profondément, elle prit sur elle, serra les dents et affronta son regard en attente d’une réponse qui la fixerait définitivement.

Elle se tenait toujours à une distance raisonnable de lui. Ou plutôt était-ce lui qui se tenait à une distance raisonnable d’elle. Elle savait que son physique n’était sans doute pas des plus ravissants, ces derniers temps, mais elle aurait aimé qu’il ne le souligne pas par son comportement maladroit et gêné. Les joues brûlantes de honte, elle attendit néanmoins sa sentence, prenant une fois de plus son mal en patience.
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MessageSujet: Re: [Avril 1997] Love will turn you around, turn you around... [Fe Nymphadora Tonks] Sam 25 Oct 2014 - 20:02



Chaque mot qui sortait de sa gorge lui faisait mal. Le lycan avait mal dans la poitrine de faire mal ainsi à Tonks, mais c'était pour son bien songeait-il. Du moins le pensait-il jusque là...  Cela l'était-il vraiment ? Au début, il aurait put le penser, mais à présent, en ayant vu les conséquences de son détachement forcé, il était évident qu'il faisait plus de mal que de bien. Surtout en tenant compte qu'il ne pouvait lui faire face... Pour lui, c'était plus facile de parler, de conférer tous ces mensonges qui sortait de sa gorge malgré lui, mais pour Tonks cela témoignait qu'il s'en fichait. Certes, tout bien considéré, c'était bien mieux qu'elle le pense ainsi indifférent mais cela lui était encore plus douloureux. Les deux mains qu'il avait appuyé sur le rebord de la fenêtre y était serrée avec force, un peu comme s'il avait voulu essayé de se les rentrer dans la peau et expérimenter un peu de la souffrance qu'il savait infliger à Tonks. Pourtant, lentement, doucement, ses mains se détachèrent alors que la jeune femme lui rétorqua d'un ton acerbe et, selon lui dur, qu'il méritait amplement. Ce fut durant ce premier monologue qu'il commença sa lente rotation pour se détourner de la fenêtre et ainsi faire face à Tonks. S'il devait la faire souffrir, au moins devrait-il l'affronter songea t-il.

La réponse que Tonks lui fournit lui fit baisser les yeux pour les fixer sur le sol, qui était bien plus facile à affronter finalement que la jeune femme qui sans nul doute voyait sa colère grimper devant les non-réponses de Remus ou ses raisons qui n'en étaient pas. Ses mots se frayèrent un chemin dans son esprit comme un couteau au milieu d'une plaie.  Il se força à relever les yeux, les posa sur la jeune Auror. Il n'y avait pas vraiment beaucoup de luminosité dans la pièce hormis celle que filtrait la seule fenêtre de la chambre, mais il parvenait à voir combien son apparence était affecté par son humeur. Un visage bien plus pâle que d'habitude, un teint hâlé, un regard qui avait perdu de sa lueur d'antan, sa joie de vivre et elle souriait bien moins qu'avant aussi. Ses cheveux, également, était d'une teinte grise qui n'était pas sans rappeler ses cheveux à lui tout bien considérer et sa taille paraissait bien plus amincie. Elle était l'ombre d'elle-même... Pourtant, elle était toujours là, celle qu'il avait inconsciemment appris à aimer... aimer.

Au fur et à mesure qu'elle parlait, sa voix devenait de plus en plus rauque et Remus eut l'impression qu'elle allait d'un moment à l'autre s'effondrer car son physique semblait encore plus se détériorer. Sa volonté vacilla. Il faillit céder devant l'autorité et la décision du ton de la jeune Métamorphomage. Elle semblait si persuadée n'avoir besoin de rien sinon de lui, même si toujours Remus ignorait ce qu'elle lui trouvait d'attirant. Pourtant, elle avait raison, qui était-il pour savoir ce dont elle avait besoin ? Il pensait que c'était pour son bien, mais vraiment en ce moment même alors qu'elle se trouvait devant elle, tout lui prouvait le contraire. A savoir qu'il avait tord de vouloir son bien ainsi et d'essayer de la convaincre qu'il n'avait rien pour elle de bon à lui rapporter. Sa volonté vacillante pendant un instant, il fit un pas un avant, mais s'arrêta là pensant qu'il lui valait mieux conserver une distance convenable entre eux. Pourtant, qu'était-ce  cette chose au fond de lui qui lui disait de se rapprocher plus près, afin de la toucher, lui prendre la main, l'enlacer...

Ses pensées dérivaient, et c'était exactement LA raison pour laquelle il s'étaient volontairement détourné d'elle. Ses yeux se glissèrent sur ses lèvres brièvement qui, elles, n'avaient pas changé vraiment mais qui ne souriait plus, ne riait plus. Ces lèvres douces et fruitées qu'il avait goûté. La vérité le heurta de plein fouet. Il voulait la voir rire à nouveau... Il fallait donc qu'elle trouve de nouveau son bonheur ailleurs. Mais le désirait-il seulement ?

Il réalisa qu'il avait été, et était toujours, égoïste. Il avait tord sur toute la ligne. Il devait mettre fin à cela une bonne fois pour toutes lui dire qu'il n'y avait aucune chance entre eux, lui dire qu'il... Qu'il.. Que ce baiser n'avait aucune signification pour lui et que... Diantre, que ces mots lui créait une atroce souffrance dans son être. Pourtant, il devait mettre fin à cela afin qu'elle puisse passer à autre chose, oui.

« Je... Je ne... »

Il avança d'un pas maladroit sur une planche de parquet qui craqua sous sa chaussure mais il n'y accorda aucune attention. Allez, vas-y Remus, dis-lui. Dis ces mots afin de la fixer. Elle ne doit pas entretenir d'espoir comme ça ou cela finirait par la tuer, et au final ce qu'il avait tenté d'éviter en la fuyant de cette façon se produirait quand même.

« Je... Je ressens des sentiments, il est vrai, des sentiments jamais ressentis... auparavant. » commença r-il avant de soudainement se rendre compte de ce qui venaient de sortir d'entre ses lèvres. Mais ce n'était pas du tout ce qu'il avait voulu dire ! Se rattraper, se rattraper... Il devait se rattraper...  Il rencontre son regard et hypnotisé par ceux-ci il en oublia totalement ce qu'il voulait originalement dire. Des sentiments d'amitié, rien de plus. Il la considérait comme une sœur. Il en vint cependant à lentement dévier au fil de sa pensée...

« Je veux dire, je ressens des sentiments assez tendres... un instinct de protection accru par le temps qui fait que je souhaiterai te garder à portée le plus souvent possible... Tu es l'une des personnes qui compte le plus pour moi et j'aime te voir sourire bien sûr. Pourtant, j'ai peur et je recule. Et honnêtement, ton apparence n'a rien à voir. Ce serait bien mesquin de ma part si je m'attardais au physique des gens... Il suffit que je regarde dans un miroir et je vois pire.  » Sa voix au départ trop faible finit par se renforça dans sa conviction. « Tu as raison, je suis un égoïste et je ne mérite même pas ton attention. Comment puis-je essayer de contrôler ta vie alors que je ne contrôle qu'à peine la mienne, je ne sais pas. Je me dégoûte et me déteste et je ne mérite pas que l'on s'attarde sur moi un instant. Tu mérites bien plus que moi d'être heureuse et je pense que le plus simple pour moi serait de disparaître complètement à présent et te laisser reprendre ta vie normalement. »

Il se tut, mais fit un pas de plus en avant vers elle, doucement. Au lieu de s'éloigner, il se rapprochait comme attiré irrésistiblement. Ses genoux rencontrèrent une faiblesse et il finit par tomber à genoux devant elle, comme pour la supplier, et poser une main sur la sienne doucement. « Je suis désolé. Je veux juste te voir sourire. Crois-moi, je n'ai toujours voulu que ton bien. Mais tu dois comprendre que c'est bien trop dangereux. »

« Je ne peux être trop proche de personne. Crois-moi, tu n'as aucune idée de ce que les autres Lycans ou même Greyback serait capable de faire s'ils avaient conscience de l'identité des personnes dont je suis le plus proche. Celles-là seraient encore plus en danger que moi-même. Déjà qu'il n'ont qu'une confiance limitée en moi sur le simple fait que je fréquente trop souvent le monde des sorciers à leur goût, alors ce ne serait qu'une raison de plus pour me fermer la porte au nez... Et tu sais combien c'est important d'avoir un accès au pack de Greyback. »

Il se tut un instant avant de reprendre d'une voix éraillée. « De toutes façons, je repars bientôt chez eux en mission et je ne pourrai donner de nouvelles à personne de peur d'attirer l'attention sur n'importe lequel d'entre vous. S'il-te-plaît, durant cette période,  essaie de prendre soin de toi... Et profites-en pour réfléchir et vraiment essayer de m'oublier. Oublier... Oublier ce baiser pour l'instant. » … Pour l'instant ? Diantre Remus, pourquoi tu as été rajouter ça. Pourquoi diantre viens-tu toujours tout gâcher ? Pourquoi toujours venir tout gâcher et lui laisser ainsi un mince espoir ? Tu avait vraiment besoin de le laisser échapper ? !... Il ne s'était même pas rendu compte de sa gaffe.

Ce qu'il ne disait pas, c'était qu'en lui demandant de l'oublier, il serait le premier à ne pas tenir cette promesse puisque ce qui le ferait tenir là-bas c'était le souvenir de Tonks et de leur baiser, ce baiser qui l'avait bien plus chamboulé qu'il ne voulait l'avouer.

« Ce que j'aimerai cependant, avant de partir,...  C'est avoir un sourire, un seul... et la promesse que tu ne tenteras rien de dangereux, et que tu prendras soin de toi. » Il détourna les yeux, le cœur serré. « Mais je n'ai probablement pas le droit de te demander ça. Désolé. » Après tout, qui était-il pour lui demander un sourire alors qu'il avait fait versé tant de larmes sur ce visage ravagé à présent par la déprime et le désespoir? Il se releva brusquement sur cette dernière phrase, le regard vague, et déjà si lointain, hanté des ombres dangereuses qu'il allait bientôt devoir affronter de nouveau. Mais qui d'autre pouvait le faire hormis lui ? De toutes façons, il ne se plaignait jamais donc il n'allait pas commencer aujourd'hui. Il y avait des priorités à faire dans la vie, c'était le plus important. Son bien-être personnel venait après... Bien-être personnel ? En ce qui le concernait, ce mot n'était même pas dans son vocabulaire.

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« Si l'esprit est la lumière qui éclaire le monde,
le coeur est le feu qui les soutient : si la raison parfois s'égare, c'est le coeur qui la ramène. »



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This heart is where you truly live, this heart !"

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MessageSujet: Re: [Avril 1997] Love will turn you around, turn you around... [Fe Nymphadora Tonks] Dim 26 Oct 2014 - 20:16

Alors il avait bien des sentiments pour elle… Mais pourquoi toute cette comédie ? Elle sentit son cœur se remplir d’espoir. Des « sentiments jamais ressentis… auparavant », disait-il. Mais ce fut un espoir de courte durée, et son cœur se serrade douleur, lorsqu’elle crut comprendre. Il avait des sentiments pour elle… mais des sentiments fraternels. Rien de plus. C’était donc ça ? Pourquoi l’avoir tant fait espérer, dans ce cas ? Pourquoi ne pas le lui avoir dit ? Elle l’aurait compris. Cela lui aurait fait mal, mais elle aurait compris.

La suite de ses paroles fut bien étrange. Elle ne comprenait pas tout ce qu’il lui racontait… Il avait peur ? Peur de quoi ? Pas d’elle, apparemment. Il la rassura maladroitement sur son physique, ce qui ne fit que la mettre plus mal à l’aise par rapport à celui-ci. Il se mit alors à se descendre. Elle détestait lorsqu’il faisait ça. Il dénigrait alors l’homme qu’elle aimait, et même si ça venait de ce même homme, elle détestait qu’il se rabaisse ainsi alors qu’elle le trouvait si beau, si intelligent, si… alors qu’elle, elle  l’aimait pour ce qu’il était, lui.

Elle prit néanmoins sur elle. Mais elle manqua de le baffer lorsqu’il parla de disparaître complètement et de la laisser reprendre sa vie normalement. Était-il sérieux ? La connaissait-il si mal que ça ? Ou bien était-il juste idiot ? Disparaître… ce serait pire que tout, à ses yeux. Elle avait besoin de le voir, de le toucher, de lui parler. D’entendre sa voix, de recevoir ses sourires. Il ne pouvait pas lui faire ça... Non, elle le refusait.

Elle voulut protester mais il s’approcha d’elle et ça la troubla davantage, lui faisant perdre les mots qu’elle souhaitait prononcer. Pourquoi une telle proximité, s’il souhaitait s’éloigner ? Tout dans son attitude semblait le contredire. Il disait vouloir s’éloigner d’elle, mais se rapprochait physiquement. Et il avait cette façon de la regarder… ça la faisait rougir. Mais elle aimait ça. Cependant, lorsqu’il tomba à genoux, elle lui jeta un regard surpris et perdu. Que lui arrivait-il ? Elle frissonna lorsque sa main prit la sienne. Lui qui évitait tant les contacts avec elle ces dernières semaines… Aussi la serra t’elle, après une brève hésitation. Elle en aimait trop la sensation, et la chaleur qui s’en dégageait.

Remus reprit alors la parole, se disant désolé, et souhaitant apparemment la voir sourire. Il parla également de danger, ce qu’elle ne comprit pas mais qu’il s’empressa de développer. Elle fronça les sourcils, lorsqu’il parla des loups-garous. Pourquoi parlait-il ainsi ? N’était-il vraiment pas attiré par elle ? Ou bien l’était-il, mais se refusait-il à elle par peur ? Pour la protéger des autres loups, comme Greyback ? Était-ce qu’il essayait de lui dire ? Elle sentit l’espoir remonter en flèche et se morigéna mentalement. Elle allait encore être déçue, elle le sentait… Il ne fallait pas qu’elle se fasse trop d’idées. Remus semblait loin d’être disposé à ressentir quelque chose comme de l’amour pour elle. Il avait simplement de « l’affection ». C’était tout… n’est-ce pas ?

Elle ouvrit la bouche pour lui répondre, pour lui poser des questions pour mieux comprendre ce qu’il essayait de lui dire… mais il continua, lui annonçant alors qu’il repartait en mission. Elle en resta muette de stupeur tandis que le sang semblait se figer dans ses veines. Plaisantait-il ? Était-ce une mauvaise blague ? Ça avait manqué mal finir, la dernière fois… Il ne pouvait pas être sérieux ! Il ne pouvait pas réellement envisagé d’y retourner. La panique apparut dans ses yeux et elle voulut l’interrompre, mais Remus semblait ne plus vouloir s’arrêter, à présent. Lui d’ordinaire si taciturne… C’était ironique. D’autant plus qu’elle, qui était si bavarde, restait à présent muette. Elle était sous le choc.

Elle notamment cependant le « pour l’instant ». Cela voulait-il dire qu’il accepterait d’être avec elle, si jamais elle ne parvenait pas à l’oublier ? Elle, elle savait que ça n’arriverait pas. Elle avait déjà essayé… il n’y avait rien à faire. Elle l’aimait. Ces deux petits mots lui redonnèrent cependant espoir. Suffisamment d’espoir pour qu’il puisse le détruire juste après.

Il lui balança en effet qu’il aimerait juste la voir sourire et la voir lui promettre qu’elle prendra soin d’elle. Était-ce un au revoir ou un adieu ? Se foutait-il d’elle ? Ne comptait-il donc pas revenir ? Elle lui jeta un regard apeuré et furieux à la fois, et retira brusquement sa main de la sienne. Déglutissant avec difficulté, elle voulut alors dire quelque chose, mais sa main fut plus rapide, claquant sur la joue de Remus dans un son retentissant. Elle observa alors la marque rouge sur la joue du lycanthrope, la première étonnée de son geste. Tremblante, elle prit alors la parole :

- Co… Comment OSES-tu, Remus… ? Comment oses-tu me dire ça ? Confirmer que t’as des sentiments sans me dire de quoi il s’agit… C’est des sentiments amoureux, pas vrai ? Tu veux vraiment me faire croire que tu me considères comme une sœur alors que tu viens de me faire une sorte de déclaration pathétique, de la pire manière qui soit ?

Elle se passa une main sur le visage.

- Et me voir sourire… Tu pars en mission suicidaire, et tu veux me voir sourire !

Elle eut un rire nerveux.

- Si tu te conduisais pas comme un idiot, tu en verrais des sourires, Remus ! Des tas ! J’arrive pas à croire que tu me dises ça, que m’annonces que tu vas repartir en mission, et que tu veux me voir sourire ! Tu veux pas que je fasse une fête aussi, pour fêter ça ? Ou bien que je te félicite ? Mes félicitations, Remus ! Tu es le plus grand idiot que je n’ai jamais rencontré !

Les larmes coulaient de nouveau sur son visage, sans qu’elle ne s’en rende forcément compte. Elle avait juste tellement mal qu’il lui semblait que son cœur pleurait déjà, à l’intérieur.

Elle fit un pas en arrière. Il fallait qu’elle se protège de lui… Il savait trop bien lui insuffler des espoirs pour ensuite mieux la détruire. Il était un chef en la matière.

- Je t’en supplie, Remus, arrête… Arrête de jouer avec moi, de me donner des espoirs pour les détruire, de me mentir pour mieux me dire la vérité. Je ne sais plus quoi penser, quoi croire. J’ai besoin de la vérité, Remus, pas de tes mensonges. J’ai besoin que tu sois sincère une bonne fois pour toute.

Elle se mordit violemment la lèvre inférieure, et murmura alors, le cœur serré comme jamais.

- Je veux pas que tu partes… N’y va pas, je t’en supplie. Si tu m’aimes ne serait-ce qu’un peu et que tu ne veux pas me perdre… reste, et viens me voir. Ne pars pas dans cette mission. Je… Je te laisse réfléchir sur ça.

Elle recula jusqu’à la porte. C’était elle qui allait le fuir, pour une fois. Elle ne supportait plus de l’entendre lui sortir toutes ces choses. Son choix la fixerait une bonne fois pour toute. Elle hésita à attendre sa réponse, mais finit par se résoudre à sortir de la chambre. Ce n’était pas aujourd’hui qu’elle aurait les réponses à ses questions. Il ne cessait de se contredire… Elle sortit donc de sa chambre, et descendit les escaliers en vitesse, manquant au passage de se casser la figure et réveillant le portrait. Elle jura mais s’enfuit de la maison des Black sans le remettre en place. Elle avait mal au cœur, et avait peur… Peur qu’il y aille malgré tout. Il ne pouvait pas, n’est-ce pas ? Il ne pouvait pas lui faire ça… Elle espérait de tout cœur que son ultimatum lui remettrait les idées en place, et le ferait rester. Elle avait peur pour lui…
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MessageSujet: Re: [Avril 1997] Love will turn you around, turn you around... [Fe Nymphadora Tonks] Aujourd'hui à 10:37

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[Avril 1997] Love will turn you around, turn you around... [Fe Nymphadora Tonks]

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