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Pause détente - Janvier 1997

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SERPENTARD7ème annéeAdmin bisounours
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MessageSujet: Pause détente - Janvier 1997 Mer 15 Jan 2014 - 21:06

Il était presque l'heure du couvre-feu, dans la salle commune des Serpentards, Ethan tentait de faire un devoir de Métamorphose qu'il avait complètement oublié. Or il devait impérativement le rendre à la première heure le lendemain. Ces acolytes sur lesquels il copiait habituellement n'avaient pas non plus fait le devoir cette fois. Mais eux étaient tranquilles, il n'avaient pas déjà eu un avertissement de la part de leur vieille chouette de professeur. Ils étaient donc tranquillement en train de discuter à l'écart, lui jetant de temps en temps des coups d’œils malicieux ou l'encourageant de loin. Ô amitié quand tu nous tiens, merci ne nous retenir de balancer des chaises aux autres. Il ne pouvait leur en vouloir car il savait pertinemment qu'il en aurait fait autant si l'un de ses amis était contraint de bosser et lui non. Il n'empêche de le vert et argent était d'une humeur massacrante.

Il ne cessait ne passer sa main dans ses cheveux de désespoir. Si bien que des mèches partaient dans tout les sens. Il avait remonté les manches de son uniforme, laissant ses avant-bras à nu. Il avait l'impression d'étouffer malgré l'absence de sa cravate verte et argentée règlementaire qu'il avait abandonné sur son lit sitôt les cours de la journée terminés. Si bien que seul le blason des Serpentard cousu sur le côté gauche de son polo indiquait sa maison. Des dizaines de bouts de parchemins jonchaient la table et le sol autour de lui. Il froissa un nouveau parchemin, taché d'encre et dont le point du "i" du dernier mot était en faite un gros trou. Sirga, son chat bengal marbré sauta sur la table où il s'assit, sa queue tachetée enroulée avec soin autour de ses pattes noires. Il fixait son maitre avec ses grands yeux verts, comme s'il compatissait et entreprit de faire soigneusement sa toilette. Le Serpentard leva les yeux vers son chat. Il avait bien de la chance celui là de ne rien faire de ses journées.

Ethan soupira, comment se concentrer avec tout ce bruit autour de lui ? Des premières années chahutaient, lançant à travers la salle commune un frisbee à dent de serpent, accessoire interdit en temps normal. Sirga crachait et hérissait le poil chaque fois qu'il passait près de lui en claquant des mâchoires. Pour une fois qu'il avait besoin d'un préfet, où étaient donc ces deux là ? Le vert et argent inspira profondément. Il allait craquer il le sentait.

Ethan prit un nouveau parchemin et y inscrivit son nom et prénom en haut. C'était décidé, même s'il était aussi nul que les autres, c'est celui là qu'il rendrait ! Ethan... FAR______. Un premier année venait de le bousculer, un gros trait barrait le parchemin, partant de la fin de son"R". Il se leva d'un bon, arracha le frisbee de la main du gosse terrorisé et lui hurla dessus.

- VOUS ALLEZ LA FERMER BON SANG ? BANDE DE SALE MÔMES ! IL Y EN A QUI TRAVAILLENT, ALORS LE PROCHAIN QUI L'OUVRE JE LUI FAIS BOUFFER UN SEAU DE VERACRASSE, OK ?

Merlin que ça faisait du bien ! Il n'était pas aussi chiant quand il était gamin, si ? Sirga sauta souplement à ses côtés, les oreilles en arrière, prêt à bondir. Brave chat fidèle à son maitre ! Ethan serrait les poings, ses jointures étaient blanches. Il se força à se retourner avant de commettre l'irréparable et traversa à grandes enjambées la salle commune, devenue tout à coup silencieuse, conscient des nombreuses pairs d'yeux fixées dans son dos. Quelques secondes de plus et le gamin s'en prenait une. Ethan sortit de la salle, claquant furieusement la porte, suivi de son mini léopard qui marchait derrière lui, la queue droite et la tête haute. Il ne savait pas trop où il allait, mais il avait besoin de prendre l'air. Ses pas le menèrent hors des cachots, où il faisait le plus frais. L'air devint donc encore plus lourd, il avait l'impression d'étouffer.

Il hésita vaguement sur sa destination. La forme de sa poche lui indiquait qu'il avait bien ses cigarettes avec lui. Mais sortir du château juste avant le couvre feu était un coup à se faire enfermer dehors. Ce n'était pas non plus le moment de trainer dans les couloirs. Il opta alors pour la tour d'astronomie.

Ses pas raisonnaient dans les couloirs déserts et noirs. L'hiver, la nuit tombait vite et le château été plongé dans l’obscurité. Mais la sensation de chaleur était toujours là, oppressante. Il en vient même à se demander s'il n'allait pas faire une crise de claustrophobie.  Sa colère n'était pas retombée, au contraire il bouillonnait intérieurement. Il aurait bien aimé avoir un truc sur quoi se défouler, comme un bocal en verre, ou un punching-ball, ou un Gryffondor... Plusieurs fois le vert et argent se sentit observé, suivi même. Il avait l'impression que d'autres pas faisaient échos aux siens. Mais dans la pénombre il ne voyait rien et chaque fois qu'il se retournait, Sirga le regardait en ronronnant doucement et piaffait sur place.  C'était surement les personnages des tableaux qui chuchotaient sur son passage et se baladaient d'un cadre à l'autre qui lui donnaient cette impression.

Quand enfin Ethan poussa la porte de la tour d'astronomie, il put respirer normalement. L'air frais s'engouffra délicieusement dans ses poumons et ses cheveux. Il inspira calmement, faisant les cent pas. L'air chaud qu'il expirait, devenait buée blanche au contacte de la fraicheur de cette soirée d'hiver. Quelques flocons dansaient dans l'air, tournoyant lentement sur eux même avant de se poser sur le sol glissant. Son chat feula contre la neige froide qui se prenait dans ses coussinés. Mais bientôt, il se mit à courir et sauter après les flocons qui tombaient.

Ethan s'approcha des remparts de la tour et s'assit entre deux créneaux. Il tira son paquet de cigarette de sa poche et en porta une à ses lèvres charnues. Il saisit un briquet et l’alluma d'une main experte. Il tira longuement sur sa clope, les yeux fermés. Sitôt la fumée dans ses poumons et sa dose de nicotine dans le sang, le vert et argent se détendit. Il était à présent plus calme et se rendit bientôt compte, combien il était agréable d'être ici.

Il tendit sa main libre devant lui, laissant les flocons fondre contre sa peau chaude. Il avait le regard dans le vide, aucune pensée négative. En Mode peace and love. Même quand la porte s'ouvrit en grinçant doucement, le Serpentard ne broncha pas, se contentant de lever ses yeux bleus vers celle qui venait d'arriver. Sirga se stoppa également, fixant la porte de son regard félin et fouettant l'air de sa queue touffue. Il esquissa un sourire en regardant la petite Gryffonfor à travers la fumée de cigarette qu'il expirait.

- Tu ne devrais pas déjà être couchée, toi ?

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MessageSujet: Re: Pause détente - Janvier 1997 Mer 15 Jan 2014 - 21:41

Allongée sur son lit, yeux fermés, la fillette essayait de faire le vide autour d’elle. Ignorer les ronflements sonores qui s’élevaient du lit à baldaquins à sa gauche, les grincements de dents d’une autre fille à l’opposé du dortoir, ignorer le poids soudain qu’elle venait de ressentir sur l’estomac… Non, là, quelque chose clochait. Se relevant d’un bond, Louise poussa un hurlement perçant en réalisant que la gêne occasionnée était due au rat d’une de ses colocataires qui avait décidé pour une quelconque raison d’établir son nid sur son lit. Un gros rat noir, méchant comme une teigne, qui la mordait de surcroit aussi souvent qu’il en avait l’occasion. La brunette s’en était plainte à de nombreuses reprises auprès de sa propriétaire, qui l’ignorait à chaque fois superbement. Là, c’était trop, c’était la goutte d’eau qui faisait déborder le vase.

Pcht ! Pcht ! Casse-toi, ratatouille ! Dégage de mon pieu !

Alors que des grognements commençaient à provenir des lits voisins, signe que la jeune fille était en train de réveiller tout Poudlard, le rat se contenta de lui jeter un regard vide, avant de se reblottir confortablement dans sa couette. Oh boy, impossible de l’attraper pour le jeter dehors, il allait la griffer, et rien qu’imaginer le contact de sa peau contre ses poils la répugnait. C’était un coup à attraper la peste, la gale, la rage, la grippe A, la dragonite, et dieu sait encore quelles autres maladies dégoutantes. Décidément, entre les hiboux, les animaux divers qu’on croisait dans le parc, et maintenant les rats, la Gryffondor était bien malheureuse. Poudlard avait un accord avec la SMPA (société magique de protection des animaux), non ? Pas moyen d’expliquer autrement la profusion de bêtes à quatre pattes dans le Château. Et encore, au moins, la fillette s’était crue protégée dans son dortoir, à l’abri des crapauds et hiboux. Grossière erreur, erreur qui dormait maintenant du sommeil du juste dans son lit, semant à coup sur ses petits poils drus sur son traversin, ses puces qui désormais dansaient la smala dans ses draps…

Réprimant de justesse un nouveau hurlement à cette dernière pensée, Louise fit la première chose qui lui passa par la tête : elle partit en courant du dortoir, avec une seule idée en tête, trouver un endroit aéré où elle pourrait respirer de l’air frais. Elle en avait besoin, sinon elle allait ou vomir ou s’évanouir et aucune des deux possibilités ne la réjouissait. Direction, la tour d’astronomie, se dit la fillette, toujours au pas de course, avant de se rendre compte qu’elle prenait la mauvaise direction. Par Merlin, elle s’était encore perdue, et avait encore failli atterrir dans la Volière… Heureusement qu’elle avait réalisé son erreur à temps, parce qu’un rat et des hiboux dans la même nuit (de plus que les hiboux sont encore plus méchants et vicieux la nuit, tout le monde sait ça), et Louise Fitzgerald était dans le Poudlard Express demain à l’aube.

Alors qu’elle errait dans les couloirs vides, en essayant de se faire la plus discrète possible parce qu’elle était à peu près sûre que les élèves n’avaient plus le droit d’être hors des dortoirs à cette heure-ci, elle entendit des pas, et se cacha derrière une armure aussi sec. Pas Rusard, pas Rusard, pas Rusard, pitié. Non, rien à voir, c’était un Serpentard beaucoup plus âgé que la gamine, qu’elle avait rencontré au bal. Que le monde est petit… Mais où allait-il à cette heure tardive ? Rencontrer Tali en secret ? Y’avait anguille sous roche, et la nature aventurière de Louise reprit le dessus. A bonne distance, elle suivit le Vert et argent, avant de comprendre qu’il allait là où elle cherchait à aller depuis le début, la Tour d’Astronomie. Bon, au moins, c’était une bonne nouvelle, la petite fille avait fini par trouver cette &@$Zgf*#@@ de tour. Poussant la porte à son tour, elle eut la surprise de se retrouver face à l’objet de sa filature en train de fumer une cigarette.


Tu ne devrais pas être couchée, toi ?

Grillée de chez grillée. Louise jeta un regard aux alentours, histoire de vérifier si Tali ne se cachait pas dans un coin, mais son intuition lui avait fait défaut. Le Serpentard n’était là que pour assouvir un besoin, combler un manque… Trop faible, le mec. La seule fois où Louise avait essayé de fumer il y a quelques années, avec les grands de l’orphelinat, elle s’était mangé une baffe monumentale par Patty avant même d’avoir eu le temps de tirer une latte. Depuis, elle ne pouvait voir une cigarette sans ressentir une violente brulure à la joue gauche. Mais là, ce soir, il n’y avait personne pour la surveiller.

Parce que t’es en train de faire un truc autorisé, toi ? demanda la fillette avec morgue, une lueur de défi dans les yeux. Tu vas avoir les dents jaunes, une haleine de dragon, tout ça pour le style ? C’est mauvais pour ta santé en plus. Donc, pour ton bien, pour que tu arrêtes, je devrais te balancer, nan ?

Mère morale en personne. Amen. Elle avait un avenir de bonne sœur devant elle…Ou pas.

Enfin, moi je dis rien à personne, mais… Seulement si tu m’en donnes une, rajouta la brunette, tendant sa main en direction du Serpentard. Là, ça passait ou ça cassait. Se collant sur le visage un sourire innocent histoire de faire bonne figure, Louise attendit la réponse du jeune homme.
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MessageSujet: Re: Pause détente - Janvier 1997 Mer 15 Jan 2014 - 22:15

Louise Fitzgerald, 1m30 de caractère, de sans-gêne et... vêtue d'un pyjama. Ethan esquissa un sourire. Visiblement la fillette venait de sauter du lit. Il trouvait ça bizarre qu'elle se trouve ici par hasard et se rappela des pas qu'il avait entendu dans le couloir. L'avait-elle suivi ? Il en doutait fortement, pourquoi aurait-elle fait cela ? Peut être avait-elle simplement eu une insomnie. Ethan se rappela de l'époque où il était en première année, déjà il vagabondait avec Sevan dans les couloirs, enfermant Miss Teigne dans les armures ou éclatant des Bombabouses dans les couloirs. C'était la bonne époque. Heureusement l'esprit rebelle et aventureux de sa jeunesse avait fini par laisser place à la sagesse de l'adolescence. Enfin presque. Maintenant ils circulaient dans les couloirs pour fumer et explorer les cachettes de Poudlard. Du moins jusqu'à sa 5ème année où il avait passé ses soirée enfermé dans la salle commune à réviser ses BUSE... L'année du cauchemar, de la dépression et des pétages de plomb comme il l'appelait. Il n'osait même pas imaginer ce que se serait l'année prochaine avec les ASPIC.

- Parce que t’es en train de faire un truc autorisé, toi ?

- Techniquement oui, j'ai le droit d'être ici. Le règlement interdit de fumer dans le château. Il ne précise pas que les tours sont interdites. Elles sont à l'extérieur des murs. De plus, ce n'est que du tabac, ce n'est pas comme si c'était autre chose, un truc illicite ou je ne sais quoi. Et puis le couvre-feu n'entre en vigueur que dans... [Ethan regarda rapidement sa montre] trois minutes exactement. Donc, oui, j'ai tout à fait le droit d'être là ma chère. Mais, et toi, que fais-tu là ?

Ethan sourit, ce n'était tout de même pas une fillette de 11 ans qui allait l'avoir. Mais il admirait son culot. Un miaulement furieux retentit, Ethan baissa les yeux vers son chat qui regardait Louise d'un air plutôt mauvais. Ses pupilles de félin étaient réduites à deux fentes noires et ses iris verts brillaient dans la nuit. Sirga fouetta l'air de sa queue touffue, d'un air grincheux, les poils de son dos étaient hérissés. Le chat bengal émit un miaulement grave, comme s'il voulait impressionner la fillette et la mettre en garde contre quelque chose. Par Merlin, parfois Ethan avait l'impression que ce chat comprenait tout. Le vert et argent siffla son animal, la langue contre les dents, comme le sifflement d'un serpent. Le chat, rappelé à l'ordre, quitta la Gryffondor des yeux et leva le regard vers son maitre en miaulant. Puis il leva fièrement la tête et passa devant Louise en l'ignorant superbement. Il sauta sur les genoux de son maitre et s'y assis, fixant à nouveau la rouge et or d'un œil méfiant.

- Tu vas avoir les dents jaunes, une haleine de dragon, tout ça pour le style ? C’est mauvais pour ta santé en plus.

Ethan lâcha un rire bref. Elle osait lui faire la morale alors qu'elle même était loin d'être une sainte ? Merlin qu'elle était culottée ! Et puis de quoi se mêlait-elle ? Ethan passa une main dans ses cheveux devenus légèrement humides à cause des flocons fondus. Il commençait à faire légèrement frais maintenant que sa colère était descendue.

- Oh, je te remercie de te soucier des mes poumons, de mes dents et de mon haleine mais ils se portent très bien grâce à mon ami la brosse la dent. C'est pas demain la veille que j'aurais une haleine de dragon. Et puis si ça n'était que pour le style, je ne monterai pas ici pour fumer, je fumerai dans la salle commune comme certains.

- Donc, pour ton bien, pour que tu arrêtes, je devrais te balancer, nan ? Enfin, moi je dis rien à personne, mais… Seulement si tu m’en donnes une.

Ethan haussa un sourcil, surpris de sa demande. Ainsi ce n'était que ça ? Elle voulait simplement essayer de fumer ? Si ça avait été un des gamins de Serpentard, peut être l'aurait-il fait pour lui donner une leçon, histoire de lui décoller un peu les poumons dans une toux magistrale. Mais à vrai dire il répugnait de donne une cigarette à une gamine.

- Oh, pour mon bien hein ? Mais c'est trop gentil ça Louise. Et bien, va chercher Rusard, le temps que tu reviennes j'aurai déjà disparu. Et que lui diras-tu pour ta défense ? N'oublie pas que tu n'es pas autorisée à te balader dans le château à cette heure ci. Crois-moi tu n'y gagnerais qu'une heure de colle à nettoyer les bassins de Veracrasse. Et puis, un Gryffondor qui dénonce ? N'êtes-vous pas censés être loyaux, vous serrer les coudes etc ?

Ethan coinça sa clope au coin de ses lèvres et ouvrit son paquet pour en regarder le contenu. Il ne lui en restait plus que quatre. Le vert et argent le rangea à l'abri dans la poche de son jean. Il tira une longue taffe dessus et, renversant la tête en arrière, il souffla la fumée en formant des cercles blancs enfin de taquiner un peu plus la Gryffondor.

- Tu veux vraiment fumer ? Et que fais-tu des dents jaunes, de l'haleine de dragon et de ta santé ? Je ne voudrai pas être responsable tout ça. En plus ce sont de vrai saletés. Pourquoi veut-tu fumer si ce n'est pour faire ton intéressante devant tes amis ? Ça ne te servirait à rien.

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MessageSujet: Re: Pause détente - Janvier 1997 Mer 15 Jan 2014 - 22:27

En attendant la réponse d’Ethan, la Gryffondor regardait d’un œil mauvais le chat qui se trouvait à ses côtés. Visiblement, l’animosité était réciproque. Qu’est-ce qu’elle avait bien pu faire aux animaux pour qu’ils la détestent à ce point ? D’accord, la fillette trouvait ça moche, inutile. De plus la vie lui avait appris à la dure que lorsqu’elle aimait quelqu’un, il avait de bonnes chances de disparaître soudainement. Louise n’avait besoin de personne, et surtout pas d’une bestiole à quatre pattes sur lequel elle déverserait son trop plein d’amour. Hors de question.

Oh, pour mon bien, hein ? Mais c’est trop gentil ça Louise. Et bien va chercher Rusard, le temps que tu reviennes j’aurais déjà disparu. Et que lui diras-tu pour ta défense ? N'oublie pas que tu n'es pas autorisée à te balader dans le château à cette heure ci. Crois-moi tu n'y gagnerais qu'une heure de colle à nettoyer les bassins de Veracrasse. Et puis, un Gryffondor qui dénonce ? N'êtes-vous pas censé être loyaux, vous serrer les coudes etc ? Laisses donc la justice aux Serpentards nous sommes plus doués que vous pour ça.

Il marquait un point. La fillette n’avait rien à faire dehors, le couvre-feu des premières années étant dépassé depuis longtemps. Peu probable que Rusard accepte de ne pas la coller juste parce qu’un rat avait établi domicile dans son lit.

On est loyaux entre nous, les Gryffondors et puis c’est tout… Je vois pas ce que j’ai à gagner à me serrer les coudes avec toute la populace de Poudlard, je suis pas dans l’armée du Salut, objecta la gamine d’un ton boudeur.

Tu veux vraiment fumer ? Et que fais-tu des dents jaunes, de l'haleine de dragon et de ta santé ? Je ne voudrais pas être responsable tout ça. En plus ce sont de vrai saletés. Pourquoi veut-tu fumer si ce n'est pour faire ton intéressante devant tes amis ? Ça ne te servirait à rien.

C’est pas pour faire mon intéressante, c’est de la pure curiosité… Essayer de comprendre ce que contient ce tube de sept centimètres qui fait perdre la tête aux gens, au point de se retrouver en plein hiver au milieu de la nuit au sommet de la Tour d’Astronomie, répondit-elle d’une voix neutre. Damned, le Serpentard ne lui filerait pas de cigarette, ce ne serait donc pas aujourd’hui que la Rouge et Or passerait du côté obscur de la force. Elle pouvait toujours essayer de le convaincre, mais il connaissait déjà son talent de baratineuse et ne s’y laisserait sûrement pas prendre.

Pourquoi tu fumes toi alors, si tu sais que c’est mauvais ? Et pourquoi t’as commencé d’abord ? C’était pas pour faire comme les autres ?

Tout le monde commençait pour faire comme les autres. Personne ne se disait un jour, tiens, je vais m’acheter un paquet de cigarettes pour essayer, sur un coup de tête. Y’aurait toujours la personne qui t’a proposé ta première cigarette, ou du moins la première que t’as accepté. On pouvait se battre contre la pression de ses pairs, mais pour peu qu’on soit faible ou attiré par le vice, on succombait. Et ce soir, Louise Fitzgerald avait très envie de se laisser tenter par le vice. Aucune envie de devenir accro, qu’on se le dise. C’était plus flippant qu’autre chose, une môme haute comme trois pommes, clope au bec. A tous les coups, ça allait même stopper sa croissance, même si cette dernière semblait d’ailleurs ne pas avoir besoin d’aide pour se stopper toute seule. Mais valait mieux pas tenter la chance. C’était juste une, pour voir ce qui rendait les humains fous. C’était par un étrange concours de circonstances qu’elle se retrouvait sur le toit de Poudlard en compagnie d’Ethan. C’était le destin qui l’avait mis là, en la présence d’un fumeur, et fallait pas contrarier le destin. Si ce dernier voulait que la brunette fume sa première cigarette, ça devait être pour une bonne raison. Mais Louise se voyait mal invoquer le destin pour convaincre le Serpentard.

T’as raison, dit-elle lentement, pesant chacun de ses mots. T’es gentil, en fait. Une vraie mère Theresa. Quand Poudlard va savoir ça, un Serpentard qui prend soin des petits, quelque soit leur maison… Ta côte va grimper, j’imagine… Enfin, peut-être pas dans ta propre maison… Enfin moi je dis ça, je dis rien… finit la fillette en haussant les épaules, avant de s’asseoir par terre en tailleur, à bonne distance du chat du Serpentard.
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MessageSujet: Re: Pause détente - Janvier 1997 Jeu 16 Jan 2014 - 11:52

Visiblement ses réponses avaient quelque peu déstabilisé la fillette qui avait négligé quelques points, à commencer par l'heure du couvre-feu des premières années. D'ailleurs, en parlant de couvre-feu, dès à présent le sien entrait aussi en vigueur. Certains diraient à qu'el point il était dommage de devoir rentrer, mais Ethan était plutôt du genre à dire : "Et ?". Depuis quand se pliait-il au règlement ? En fait jamais il ne s'y était vraiment plié. C'est donc sans une once de remord qu'Ethan s'installa encore plus confortablement sur son mur, étendant devant lui ses grandes jambes alors que Sirga sortait ses griffes pour s'agripper à son maitre. Aïe.

- On est loyaux entre nous, les Gryffondors et puis c’est tout… Je vois pas ce que j’ai à gagner à me serrer les coudes avec toute la populace de Poudlard, je suis pas dans l’armée du Salut.

- Oh, je vois. Alors finalement les saints Gryffondor ne sont que des égoïstes. Le courage c'est bien beau, mais as-tu entendu parler d'esprit d'équipe, ou mieux encore : l'union fait la force. Peut être es-tu encore un peu trop jeune pour comprendre ça. Parce que dans la vie réelle il n'y a plus de Gryffondor contre Serpentard. Ça sera débrouilles-toi toute seule et crois moi, vaut mieux être entouré que se soit de Serdaigle, Serpentard ou même de Pouffi. Enfin bref, je ne suis pas un grand philosophe.

Ethan se rendit compte qu'il parlait comme.. Un adulte ? Beurk ! Il fallait vraiment qu'il arrête, ça commençait à craindre.

- C’est pas pour faire mon intéressante, c’est de la pure curiosité… Essayer de comprendre ce que contient ce tube de sept centimètres qui fait perdre la tête aux gens, au point de se retrouver en plein hiver au milieu de la nuit au sommet de la Tour d’Astronomie

- Fait moi confiance tu le regretteras. Tu vas t'étouffer et cracher tes poumons. Et ce n'est pas moi qui ramasserai. Mais à force ça aide à calmer les gens. C'est très utilise comme tranquillisant. Il me faut bien ça pour supporter les morveux qui braillent comme des bébés Hypogriffes affamés à longueur de soirée.

Ethan lâcha un rire bref, il avait sorti cette dernière phrase sans vraiment y penser et elle était plutôt ridicule. Mais c'était malheureusement assez proche de la réalité. De son côté, Louise avait ce même regard qu'il avait lui même quand il était décidé à obtenir quelque chose. Il espérait cependant qu'elle ne soit pas aussi têtue, sinon elle risquait de le suivre comme son ombre, le harcelant entre chaque cours. Très peu pour lui. Peut être qu'un bon sortilège d'expulsion...

- Pourquoi tu fumes toi alors, si tu sais que c’est mauvais ? Et pourquoi t’as commencé d’abord ? C’était pas pour faire comme les autres ?

La question ébranla quelques peu le vert et argent, qu'est ce qu'elle pouvait être bavarde!Pourquoi il avait commencé ? C'était malheureux à dire mais il avait commencé assez tôt. Dès la fin de sa quatrième année en fait. Soit à 15 ans. Il n'en était pas spécialement fier, mais c'était encore l'un de ses plans tordu pour faire enrager sa mère. Ethan remonta dans ses souvenirs, jusqu'à ce fameux jour d'été où sa mère avait décidé d'arrêter de fumer. Elle avait toujours mis en garde ses enfants contre le tabac et autres plantes qui rendent dépendant. Le jour où elle c'était dégoté un nouveau mec, un moldu asthmatique, elle avait décidé d'arrêter la cigarette. Grand bien lui en avait pris, il l'avait quitté le mois suivant. Et Keira, trop fière avait décidé de ne pas reprendre afin donner le bon exemple à ses fils. Ethan avait alors incarné la tentation même. Lui volant de l'argent pour s'en procurer, il laissait ensuite trainer ses paquets vides un peu partout. Il avait même initié son frère ainé, le fils chéri de sa mère. Elle en était devenue folle. C'était une victoire personnelle pour Ethan qui s'était alors pris une paire de gifle magistrale. Mais depuis sa 5ème année où il avait subi cette poussée de croissance, dépassant ainsi sa mère d'une tête environ, Keira FARELL se taisait et se contentait de le regarder d'un œil mauvais chaque fois qu'il fumer en sa présence.

- En faite non, ce n'était pas pour faire comme les autres mais pour énerver ma mère. Oui, maintenant je me rend compte à quel point c'était puéril mais que veux-tu ? Quand on est gosse on est facilement tenté n'est-ce pas ?

La nicotine était un bon moyen d'éviter les dépressions, notamment durant les examens. Merlin qu'il avait béni son paquet de Marlboro durant les BUSE. C'était celui-ci qui l'avait aidé à se détendre un minimum devant la tonne de devoir qu'il avait eu cette année là.

- T’as raison,. T’es gentil, en fait. Une vraie mère Theresa. Quand Poudlard va savoir ça, un Serpentard qui prend soin des petits, quelque soit leur maison… Ta côte va grimper, j’imagine… Enfin, peut-être pas dans ta propre maison… Enfin moi je dis ça, je dis rien..

Ethan ricana, visiblement Louise avait bien réfléchi sur "comment le faire craquer". Mais la pauvre fillette était bien trop ancrée dans ces préjugés qui discriminaient les Serpentards. Mais sa naïveté n'était due qu'à son jeune age. A 11 ans, lui aussi été persuadé qu'il était de son devoir de détester les Gryffondors. Le vert et argent baissa le yeux sur ses avants bras dénudés. Il avait la chair de poule, alors il tira sur ses manches.

- Oh tu sais, je n'est rien à craindre de se côté là. Je suis assez vieux pour me faire respecter des 7èmes années, qui d'ailleurs ont d'autres chats à fouetter avec leurs révisions des ASPIC. Et ce ne sont pas les plus jeunes que moi qui me feront des remarques. Quand à ceux de 6ème année comme moi, ça m'étonnerait qu'ils osent s'y risquer. Tu sais les Serpentards ne sont pas tous infectes. En fait ce ne sont que des préjugés dus à notre bon vieux Salazard Serpentard. Un grand homme, dangereux et avec des idées....spéciales mais un grand sorcier.

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MessageSujet: Re: Pause détente - Janvier 1997 Jeu 16 Jan 2014 - 14:53

Oh, je vois. Alors finalement les saints Gryffondor ne sont que des égoïstes finalement. Le courage c'est bien beau, mais as-tu entendu parler d'esprit d'équipe, ou mieux encore : l'union fait la force. Peut être es-tu encore un peu trop jeune pour comprendre ça. Parce que dans la vie réelle il n'y a plus de Gryffondor contre Serpentard. Ça sera débrouilles-toi toute seule et crois moi, vaut mieux être entouré que se soit de Serdaigle, Serpentard ou même de Pouffi. Enfin bref, je ne suis pas un grand philosophe.

Oh le beau couplet mature et adulte. Comme si elle ne le savait pas. C’était chacun pour soi, tout le temps, à chaque instant, et ceux qui prétendaient le contraire n’osaient juste pas avouer que l’être humain était égoïste. Vis ta vie, camarade, et je vivrais la mienne. Mais la fillette n’était pas là pour philosopher sur un sujet dont elle se moquait d’ailleurs royalement. Sa seule préoccupation maintenant était d’harceler Ethan.

Fais moi confiance tu regretteras.

Regretter quoi ? Y’avait pas de regrets à avoir, au pire elle était bonne pour une crise d’asthme monumentale qui la tiendrait éloignée et de la cigarette et du Serpentard à jamais. La brunette ne s’expliquait pas son envie soudaine. Une envie de faire une bêtise, une envie de sortir un peu du rang. Non pas qu’elle ce soit tenue à carreau depuis son arrivée à Poudlard, mais quand même. Louise visitait le château, tombait dans des endroits interdits, s’attirait des ennuis, mais c’était tout, et puis surtout, elle faisait tout toute seule, n’ayant pas encore trouvé une personne de son âge pour faire les quatre cents coups. C’était ennuyant parfois, y’avait que des vieux dans la salle commune de Gryffondor, en train de réviser leurs ASPICs. Ethan, c’était un vieux aussi, mais il avait l’air plus marrant que les autres, vu qu’il était en train de violer au moins deux points du règlement à l’heure actuelle.

En fait non, ce n'était pas pour faire comme les autres mais pour énerver ma mère. Oui, maintenant je me rends compte à quel point c'était puéril mais que veux-tu ? Quand on est gosse on est facilement tenté n'est-ce pas ?

Tu l’as dit, Charlie. C’est bien connu, plus on t’interdit quelque chose, plus on le décrit comme quelque chose de dangereux, plus on est tenté. Quelque que soit l’âge, par ailleurs, parce que l’âge bête ne passe pas. Un moyen de se tuer, mais lent, dont on ne sent pas les effets avant des années ? Quand on est à l’adolescence, être vieux, c’est tellement loin, on s’en fout. On fait le beau parce qu’on risque sa vie, c’est marqué sur les paquets mais en vrai c’est juste qu’on n’en réalise absolument pas les conséquences. Killing me softly.

T’as réussi ton coup, au moins ? demanda la Gryffondor, soudain curieuse. Pour ta mère, je veux dire, ça a marché ?

C’était con comme moyen quand même. Se faire du mal pour faire du mal à un autre. La pensée fugitive de sa propre mère traversa l’esprit de la fillette, mais elle la refoula bien vite. Pas envie de se demander si sa mère s’était fait du mal afin de faire souffrir quelqu’un d’autre… en l’occurrence, elle-même, blâmée pour le départ de son père. Non, non, pas le temps de penser à ça. Papa et maman étaient en voyage d’affaires aux Etats-Unis, un point c’est tout. Un instant troublée, la fillette secoua sa tête machinalement, un tic qu’elle avait lorsqu’elle cherchait à se changer les idées. Heureusement que pour elle les mensonges tenaient lieu de réalité. Rien que la pensée d’imaginer ses parents à un dîner important suffisait à l’apaiser.

Posant à nouveau son regard sur Ethan, Louise hésita sur la marche à suivre. Au début, elle voulait une cigarette pour faire une nouvelle expérience. Suite au refus du Serpentard, la fillette voulait une cigarette parce qu’elle ne pouvait plus faire marche arrière. Aucune envie de se dégonfler, de déclarer forfait. Va savoir pourquoi, la Rouge et Or refusait de perdre la face devant le sixième année. Orgueil, orgueil, un bien vilain mot. L’écoutant d’une oreille distraite faire encore un bon discours sur les gentils Serpentards, la gamine hocha quand même la tête en entendant les derniers mots. C’était sensé. Evidemment que personne n’était tout noir ou tout blanc. N’empêche que la colocation avec les Serpentards en début d’année lui laissait un goût amer dans la bouche.

Bon, on parle, on parle, mais on avance pas là. C’est mon âge qui te dérange ? Tu sais, j’ai quatorze ans en fait, c’est juste parce que je fais un mètre trente qu’on me prend pour une première année… déclara la fillette en regardant Ethan avec aplomb, avant de se fendre d’un grand sourire. C’était sans doute le mensonge le plus stupide qu’elle ait jamais sorti, mais elle continua de regarder Ethan en souriant sans baisser les yeux. Elle mentait, il le savait, mais c’était pas pour ça qu’elle arrêterait de bluffer.

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MessageSujet: Re: Pause détente - Janvier 1997 Mer 22 Jan 2014 - 11:47

Visiblement son petit discours philosophique n'avait pas ébranlé la jeune Gryffondor. Elle n'avait ni réagi ni tiqué. Soit elle n'en avait rien à faire de ce qu'il lui racontait, soit c'était une bonne comédienne et elle ne laissait pas paraitre que son cerveau était en ébullition. La première option était de loin la plus probable. La seconde était carrément ridicule au yeux du vert et argent. Ethan baissa les yeux vers Louise lorsqu'elle lui demanda si son plan avait marché vis à vis de sa mère. Le Serpentard plissa ses yeux bleus devenue étrangement froids tout à coup. Il écrasa plus brusquement que nécessaire sa cigarette sur la pierre de la muraille et jeta le mégot par dessus. Celui-ci disparut bien vite dans la nuit épaisse. Le vert et argent croisa les bras sur son torse. Geste mécanique et inconscient, un geste protecteur, une barrière.

- Ouais, ça a marché, répondit-il tout simplement.

Ethan détestait parler de sa mère, de sa famille en général. Il ne s'entendait qu'avec l'ainé de la famille. Lorsqu'on en venait lui poser trop de questions, il se braquait et pouvait devenir violent. Le Serpentard n'aimait pas montrer ses faiblesses. En fait personne ne savait qu'il menait une guerre sans merci contre sa mère. Il n'avait pas envie que tout le monde sache qu'il n'était qu'un accident. Mais il ne lui restait plus qu'un an exactement avant de devenir majeur. Avant de pouvoir utiliser la magie en dehors de Poudlard. Et alors cette idiote regretterait amèrement tout ce qu'elle avait fait. Il obtiendrait enfin des réponses. La mâchoire contractée, Ethan inspirait tranquillement pour ce calmer. Il devait se changer les idées. Tiens, quand était-ce la dernière fois où il avait vu Louise ? Au bal, près du comptoir en train de se goinfrer. Ce souvenir aurait dû lui arracher un sourire, il n'en était rien. La soirée était passée sous le brouillard épais du regret, il se souvenait vaguement de rires, d'une danse partagée avec Tali. En revanche la voix effrayée de Neville raisonnait sans cesse dans sa tête "une agression dans les cachots". La peur, l’angoisse. Le Serpentard avait été profondément choqué ce soir là. Depuis il était sans cesse sur la défensive, méfiant. Il était aussi plus vulnérable, un rien l'irritait, un rien l'énervait. Il avait vu le corps inerte d'Hana Jin Lee, la meilleure amie de Sevan et la marre de sang. Ce soir là il avait soutenu Sevan, se contentant d'être là pour lui, repoussant ceux qui voulaient l'entendre raconter ce qu'il c'était passé. D'ailleurs Ethan avait dû prendre sur lui pour ne pas les gifler. Lui qui avait cru naïvement que ce mystérieux criminel laisserait les Serpentards tranquille, il était tombé de haut. Le vert et argent devenait carrément obsédé par toutes ces histoires, il c'était juré de trouver le coupable. Ethan poussa un soupire, lui qui voulait penser à quelque chose de plus gai, c'était raté. Mais il avait du mal à s'en remettre. S'il appréciait beaucoup Hana ce n'était rien comparé au lien qui la liait à Sevan, et il était légèrement inquiet pour son ami. Enfin, légèrement était un euphémisme puisque parfois il n'en dormait pas de la nuit, rongé par la peur qu'un autre de ses amis ne se fasse agresser. Il tournait et retournait toutes les situations possibles dans sa tête mais il n'en voyait pas le bout. Comment quelqu'un pouvait-il traverser les défenses de Dumbledore ? Et si le ministère décidait de fermer Poudlard pour renvoyer les élèves chez eux ? Ethan n'était pas sûr de survivre une année entière dans sa propre maison. Trop de pensées obscures.

- Bon, on parle, on parle, mais on avance pas là. C’est mon âge qui te dérange ? Tu sais, j’ai quatorze ans en fait, c’est juste parce que je fais un mètre trente qu’on me prend pour une première année…

Ethan arque un sourcil. Avait-il l'air d'un parfait idiot ? Le Serpentard leva les yeux au ciel, il n'était pas né de la dernière pluie. En une année seulement, Louise avait déjà fait beaucoup parler d'elle, elle était peu commune et si réellement elle était en 4ème année, comme elle l'affirmait alors il l'aurait remarquée plus tôt. Une petite anecdote refit soudain surface dans le cerveau du vert et argent.

- Vraiment ? Je peux me vanter de connaitre tous les Gryffondors au moins de vue. Et oui, il faut bien connaitre son ennemi non ? Surtout depuis que vous vous êtes incrustés chez nous. Et bizarrement je ne t'avais jamais vu avant il y a 6 mois. De plus je t'ai repérée dès le premier jour à cause d'une histoire de cinquième maison. Comment va ton frère, ou ton cousin je ne sais plus ? Il n'est pas trop déçu d'avoir dû rentrer chez lui ?

Ethan lâcha un petit rire satisfait, il se souvenait encore du petit Serpentard qu'il avait entendu se vanter dans la salle commune le jour de la rentré. Il était étonné qu'aucun élève n'ai été renvoyé chez lui. L'arrogance dont le jeune avait fait preuve lui avait tapé sur les nerfs et il avait fini par lui dire qu'aucun élève n'avait jamais été renvoyé faute d'avoir une maison qui voulait bien de lui, qu'il c'était laissé duper comme un imbécile et que dorénavant il devrait se taire et aller se faire cuire un œuf de dragon, un truc dans ce genre là. Non sans avoir réussi au passage à savoir qui lui avait raconté ceci. Mais Ethan avait très rapidement oublié l'affaire, trop occuper à organiser ses nouvelles explorations nocturnes dans le château. Mais maintenant qu'il y repensait, il était pratiquement sûr qu'il s'agissait de Louise. Au pire, s'il se trompait il passerait pour un idiot.

- J'aurais bien voulu croire que tu sois une sorcière naine mais tu fais vraiment trop gamine pour une soit disante 4ème année. Ne le prends pas mal, hein. D'ailleurs heureusement pour toi que tu ne sois pas plus vieille, sinon tu aurais dû te taper une année de Dolores Ombrage.

Par réflexe Ethan se gratta le dos de la main, là où un cicatrice avait été incrustée dans la chair. Heureusement elle c'était estompée, il se voyait mal se balader jusqu'à la fin de ses jours avec "je ne dois plus faire mon malin" écrit sur le dos de la main, ce n'était pas très crédible auprès des employeurs. Il n'osait imaginer toutes les punitions qu'aurait récoltées Louise à cette époque. La vieille chouette n'hésitait pas à traumatiser les premiers année désobéissants, leur faisant copier des lignes avec leur propre sang en guise d'encre. C'était révoltant, abjecte et lâche.

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MessageSujet: Re: Pause détente - Janvier 1997 Mer 22 Jan 2014 - 17:00

Vu la tête que fit Ethan, son mensonge n’était pas passé. En même temps, il était plus gros qu’elle… Où étaient donc passés les étudiants crédules et naïfs ? Pour un peu, la fillette aurait regretté les crétins de son école primaire moldue.

Vraiment ? Je peux me vanter de connaitre tous les Gryffondors au moins de vue. Et oui, il faut bien connaitre son ennemi non ? Surtout depuis que vous vous êtes incrusté chez nous. Et bizarrement je ne t'avais jamais vu avant il y a 6 mois. De plus je t'ai repérée dès le premier jour à cause d'une histoire de cinquième maison. Comment va ton frère, ou ton cousin je ne sais plus ? Il n'est pas trop déçu d'avoir dû rentrer chez lui ?

Haha. Cette histoire de cinquième maison, inventée dans le train pour faire taire un petit imbécile. Son premier mensonge poudlardesque, qui lui valait désormais un regard noir dès que le petit Serpentard passait à côté d’elle. Si Ethan connaissait l’histoire, c’est que le mioche avait dû la raconter, et avait dû passer pour un imbécile après coup… Pas étonnant qu’il la dévisage aussi mal dans les couloirs.

Mon cousin en pleure encore, figure toi. Donc il a fini chez vous, celui qui avait gobé cette histoire… Intéressant recrutement pour Serpentard, malin et roublard, on repassera, hein. Mais passe lui le bonjour de Louise Fitzgerald, ça lui fera plaisir !

J'aurais bien voulu croire que tu sois une sorcière naine mais tu fais vraiment trop gamine pour une soit disante 4ème année. Ne le prends pas mal, hein. D'ailleurs heureusement pour toi que tu ne sois pas plus vieille, sinon tu aurais dû te taper une année de Dolores Ombrage.

Naine, gamine, et puis quoi d’autre aussi ? Le Serpentard était en verve d’amabilité ce soir, dis donc. Est-ce qu’elle le traitait de girafe et puis de vieillard croulant, elle ? Mais le jeune homme marquait un point : la brunette avait échappé à Dolorès Ombrage, ce qui valait mieux pour sa peau. Impossible pour la petite fille de se tenir à carreau un an ! Un an à aller en cours avec assiduité, faire ses devoirs, ne pas visiter les endroits interdits du Château… Plutôt crever. Elle avait entendu parler des punitions spéciales du crapaud rose, et la Gryffondor se demandait si elle aussi aurait hérité d’une jolie cicatrice. Un truc du genre « je ne dois pas dire de mensonges », sûrement, mais la fillette avait entendu dire que Harry Potter avait déjà cette cicatrice à la main et elle n’avait aucune envie d’avoir un point commun avec le balafré. Elle était unique, un point c’est tout.

En évoquant Ombrage, Ethan se gratta machinalement la main, ce qui fit déduire à la gamine que lui aussi avait hérité d’un joli souvenir. Curieuse, elle plissa les yeux pour essayer de déchiffrer l’écriture, mais impossible de lire quoique ce soit dans l’obscurité qui régnait autour d’eux. Haussant les épaules, Louise se résigna à poser directement la question au Serpentard.

T’as gardé Ombrage dans la peau, on dirait… C’est quoi ta devise, alors ? Je ne dois pas fumer ? Je ne dois pas violer le couvre-feu ? Je ne dois pas refuser de cigarettes à ceux qui m’en demandent ? Non, plus sérieusement, c’était pour quoi ?

La curiosité était un bien vilain défaut, que Louise n’avait absolument l’intention de corriger. Bien sagement, elle attendit la réponse du jeune homme, en mode Père Castor raconte moi une histoire. La fillette attendrait encore un peu pour sa cigarette, même si, qu’on se le dise, elle n’avait absolument pas abandonné son premier objectif.

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MessageSujet: Re: Pause détente - Janvier 1997 Mer 22 Jan 2014 - 18:06

Ethan ricana devant la naïveté de la jeune fille, visiblement elle le sous estimait. Peut être que ces idiots de Gryffondor se laissaient prendre à de pareils mensonges, mais Ethan n'était pas né de la dernière pluie. Il était d'un naturel méfiant et n'accordait son entière confiance qu'à très peu de personnes, et Louise était loin d'en faire un jour partie. Sauf si bien sûr elle se mettait dans le crâne qu'il valait mieux éviter de faire tourner Ethan Farell en bourrique. Le Serpentard se trouvait doté d'une patience plus que limitée et d'un sens de l'humour peu développé pour ce genre de chose. Mieux valait donc que la rouge et or ne lui mente pas de trop, encore moins sur un quelconque sujet délicat. Ethan passa une mains dans ses cheveux humides en les secouant afin d'en faire tomber la neige accumulée. Ses lèvres avaient une légère et délicate teinte bleutée, signe qu'il commençait à avoir froid. Tant mieux, avec un peu de chance il attraperait froid et n'irait pas en cours demain. Il pourrait alors rester bien au chaud dans son lit et jeter des coups d’œil moqueurs à Sevan entre les rideaux émeraudes du lit à baldaquin, tout en jouant au grand malade.

Cette Gryffondor se moquerait-elle de la maison de l'illustre Serpentard ? Louise avait juste profité de l'appréhension du jeune garçon pour l'effrayer ce qui n'était surement pas bien difficile. Dans le Poudlard express, les élèves les plus âgés s'amusaient souvent à inventer des histoires de défis et autres légendes farfelues dans le but de faire peur aux petits nouveaux, et malheur à celui qui se faisait surprendre en train d'effrayer un gamin, par un professeur ou un préfet. C'était un coup à ce qu'ils sautent des barques dans le lac afin de rentrer à la gare à la nage. Pour Ethan cet élève était une simple victimes parmi tant d'autres et il n'était pas honteux que Salazar l'ait accueilli. Et puis après tout, Gryffondor avait bien accepté une petite menteuse haute comme trois pommes.


- Ne te fie pas aux apparences Fitzgerald, sourit Ethan. Serpentard a formé des sorciers des plus brillants, et chacun a fait ses preuves. Qui sait peut être qu'un jour il se vengera. Mais je lui dirai bonjour de ta part, avec plaisir.

Un sourire en coin étira ses fines lèvres, une esquisse narquoise, quelque peu mauvaise qui ne laissait rien présager de bon. Il adorerait voir les nains de première année se quereller, ne contrôlant pas très bien leurs pouvoirs le spectacle promettait d'être plein de surprises. Lui même avait fait des choses extraordinaires sans le vouloir, des choses qu'il serait incapable de réaliser aujourd'hui. Seul ce genre de débordements de colère pouvaient créer une magie non volontaire que les élèves avaient souvent du mal à contrôler. C'était parfois effrayant. Cela ne faisait qu'un an qu'il parvenait à mieux contrôler cet élan de magie qu'il accumulait et qui explosait comme une bouteille de champagne secouée. Durant la "période Ombrage", Ethan c'était révélé terriblement instable, constamment sur les nerfs à cause de nombreuses retenues et des injustices criardes. Mais à cause, ou grâce, à cette haine accumulée, il parvenait maintenant à contrôler ces sautes d'humeur. Que dire de la période Dolores Ombrage ? Une année de torture, de galère, de haine et de rébellion. L'année de ses BUSE qu'il avait peiné à décrocher car trop occupé à tourmenter le crapaud au lieu d'étudier. Ethan regarda sa main et y passa délicatement un doigt froid.

- On peut dire ça comme ça, commença Ethan. Disons que cette vieille chouette aimait nous faire écrire avec notre propre sang. J'ai eu le droit à un beau "Je ne dois plus faire mon malin". Je peux te dire que quand j'ai découvert ça sur ma main je me suis appliqué à écrire, quitte à avoir une cicatrice sur la main autant que se soit une belle écriture calligraphiée. Je crois n'avoir jamais aussi bien formé les mots. Enfin, je prends ça à la légère aujourd'hui mais je prenait ça au sérieux j'avais peur que cela reste pour toujours. J'aurai eu l'air fin. C'était une année sinistre, tout le monde chuchotait, dénonçait. On ne savait plus à qui faire confiance, qui croire, quel camps choisir. On a voulu nous bourrer le crâne et où ça nous a mené ? La ministère a fait la guerre aux élèves rebelles au lieu de se consacrer au retour de Tu-sais-qui.

La voix du Serpentard n'était plus qu'un chuchotement, perdu dans les limbes de ses souvenirs. Cette année là des amis l'avaient déçu, certains camarades de Serpentard avaient mis fin à leur entendement pour la simple bronche de la brigade inquisitoriale. Ceux avec qui il avait autrefois plaisanté, l'avaient livré à Ombrage et étaient responsables de ses blessures. Ethan avait appris une règle de la vie, parfois mieux valait suivre son instinct que son cœur, car personne ne pourrait le changer. Suivre son propre entendement, ne pas oublier qui nous sommes et quelles sont nos idées. Le Serpentard ne changeait pas. Il évoluait.

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MessageSujet: Re: Pause détente - Janvier 1997 Jeu 23 Jan 2014 - 15:13

Pas touche à Serpentard, vilaine fille. Dès qu'elle avait formulé une critique à l'égard du mini-Serpy, elle avait vu un nuage passer dans le regard du maxi-Serpy.

Ne te fie pas aux apparences Fitzgerald, Serpentard a formé des sorciers des plus brillants. On a soif de faire nos preuves, qui sait peut être qu'un jour il se vengera. Mais je lui dirai bonjour de ta part, avec plaisir.

Qu'il se venge, oui, et qu'on rigole un peu. La fin de l'année scolaire approchait peu à peu et Louise n'avait toujours pas d'ennemi juré. Un vrai scandale. Pourtant, elle faisait des efforts et tout, mais rien à faire, personne ne la haïssait. En tout cas, l'idée du Serpentard se vengeant d'elle avait l'air de mettre le jeune homme de bonne humeur. Et il fallait qu'il soit de bonne humeur pour la laisser fumer. Mais le Serpentard embraya sur Ombrage à nouveau, et son visage s'assombrit.

On peut dire ça comme ça. Disons que cette vieille chouette aimait nous faire écrire avec notre propre sang. J'ai eu le droit à un beau "Je ne dois plus faire mon malin". Je peux te dire que quand j'ai découvert ça sur ma main je me suis appliqué à écrire, quitte à avoir une cicatrice sur la main autant que se soit une belle écriture calligraphiée. Je crois n'avoir jamais aussi bien formé les mots...

Classe, commenta Louise d'un air approbateur. Tatouage gratuit, juste un tribut de sang. Un souvenir gravé dans la chair. L'année dernière semblait quand même bien plus excitante que l'année actuelle. Bon, d'accord, l'ambiance était bizarre, un professeur avait disparu, mais c'était des trucs d'adulte, ça. Mener une révolution contre Ombrage, ça semblait beaucoup plus drôle, plus de son âge. La fillette haussa les épaules, désabusée. Si seulement elle était née quelques années plus tôt...

Enfin, je prends ça à la légère aujourd'hui mais je prenait ça au sérieux j'avais peur que cela reste pour toujours. J'aurai eu l'air fin. C'était une année sinistre, tout le monde chuchotait, dénonçait. On ne savait plus à qui faire confiance, qui croire, quel camps choisir. On a voulu nous bourrer le crâne et où ça nous a mené ? La ministère a fait la guerre aux élèves rebelles au lieu de se consacrer au retour de Tu-sais-qui.

Tu-sais-qui. Bien sur. Comme chaque enfant de sorcier, même malgré une profonde allergie à la connaissance, Louise savait de qui le Serpentard voulait parler. Le grand mage noir de tous les temps. Un vrai méchant, qu'elle n'avait aucune envie de rencontrer. N'y même d'affronter. Oui, oui, Gryffondor, le courage, la bravoure, tout ça, tout ça, mais non. Qu'ils meurent tous sauf moi et puis voilà. C'était bien beau, tous ceux qui jouaient les braves, du genre même pas peur. Au moins, du haut de son mètre trente, Louise avait le courage de dire qu'elle était lâche. Jouer les aventurières, oui. Jouer. Ces histoires de mangemorts, là, c'était pas un jeu, et elle préférait ne pas s'en mêler. Quand les adultes évoquaient le retour du mage noir et qu'elle était dans les parages, la gamine trouvait un prétexte pour disparaître. Ce qu'elle ne savait pas n'existait pas, c'est comme ça que Louise l'avait décidé.

Mais là, face au garçon, plus adulte qu'enfant, aucun échappatoire. Pas moyen d'embrayer sur un sujet à la con, du genre, « et au fait, Tali, elle est mignonne, non ? ». D'un côté, il était visible que le Serpentard parti dans ses réflexions s'adressait plus à lui-même qu'à la Gryffondor, triste public victime d'une désinformation personnelle volontaire sur le sujet.


Celui-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom, murmura la fillette, tout en triturant une des mèches rebelles qui s'échappait de son chignon mal fait. Peut-être que le danger était réel, après tout. Mais le reconnaître, c'était entrer dans la réalité, dans la vraie vie. Ce que je ne sais pas n'existe pas, se répéta mentalement Louise, tel un leitmotiv, avant de craquer et de relever la tête vers le Vert et Argent. Elle allait jouer à avoir peur pour oublier ensuite.

Mais... A Poudlard, on craint rien, non ? La Rouge et Or grimaça en entendant le son de sa voix, où l'angoisse était bien plus audible qu'elle ne l'aurait souhaité. Les frontières entre jeu et réalité s'atténuaient trop. La peur était réelle et les mensonges que l'enfant se disait à elle-même pour ignorer l'actualité s'effondraient.

Pourvu que la réponse soit positive. Qu'il lui mente au pire, c'était mieux. Pas envie de basculer si tôt dans le monde des adultes, à avoir peur de son ombre. Pas envie de vivre avec la mort en tête quand il lui lui restait tant de choses à vivre. Quelle que soit la réponse, Louise se promit d'être plus attentive en cours désormais. Bientôt six mois à Poudlard, et le seul sortilège qu'elle maîtrisait servait à faire pousser les ongles. Super utile. Rien à craindre pour sa sécurité avec ça, tiens.


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MessageSujet: Re: Pause détente - Janvier 1997 Sam 1 Fév 2014 - 22:24

Classe ? Ethan espérait bien que la jeune Gryffondor plaisantait. Il se voyait encore avec sa plume sombre, grattant les premières lignes sur son parchemin vierge, sa main gauche appuyée au-dessus pour le maintenir en place. Cette dernière le picotait désagréablement, mais il ne s’en était pas formalisé, désireux de finir au plus vite cette maudite retenue. Mais au bout de quatre ou cinq lignes, la douleur s’était faite plus cuisante, brulante, et il avait levé les yeux juste au moment où sa chair s’ouvrait pour laisser s’échapper une goutte vermeille qui s’était écrasée sur son parchemin. Profondément choqué de voir les mots qu’il écrivait s’étendre sur sa main, il l’avait fixée de longues secondes avant de comprendre ce qu’il se passait. Refusant d’écrire avec son propre sang, Ethan avait brisé la plume et s’était levé pour quitter la salle.

- Monsieur Farell, l’avait appelé Ombrage de sa voix mielleuse. Y aurait-il un problème ?
- Vous n’avez pas le droit de faire ça, le ministère en sera informé croyez-moi, lui avait-il répondu, la voix toute aussi calme.
- Mais je suis envoyée par le ministère mon garçon. Désapprouver mes méthodes s’est désapprouver le ministère. Il est grand temps que cette école retrouve le droit chemin.
- C’est ce que nous verrons, professeur, avait lâché Ethan en crachant le dernier mot telle une insulte avant de tourner des talons.
- Je ne vous ai pas autorisé à sortir, rasseyez-vous immédiatement, jusqu’à ce que vous ayez compris et réfléchi à vos actes. Jusqu’à ce que le message soit…. Disons, imprimé. Et alors seulement…
- Professeur, s’était écrié Drago en ouvrant la porte à la volée. Potter et les autres viennent d’entrer dans votre bureau.

Ethan avait toisé Malefoy d’un regard neutre. Ce soir-là, il avait eu de la chance, Ombrage avait quitté la salle de retenue aussi avait-il pu s’en aller à son tour, laissant sur place le parchemin souillé de son sang. Ça avait été la première fois qu’il se rebellait aussi ouvertement devant cette bonne femme, préférant habituellement se cacher derrière ses méfaits. Mais l’ambiance au château était devenue si pesante qu’il avait mainte fois pensé à partir à la mode Weasley. Il n’avait jamais eu aucun respect pour cette femme incompétente en défense contre les forces du mal, qui n’avait réussi à se faire engager qu’en soudoyant simplement le ministère. Contre toute attente, ça lui avait même permis d’écraser des personnes ô combien plus respectables. Elle avait chassé Dumbledore, Hagrid, et avait bien failli tuer McGonagall à coup de stupéfix. Il avait assisté à la scène du haut d’une tour, alors qu’il était en train de passer sa BUSE d’Astronomie.

Par chance Ombrage s’était ce soir-là rendue dans la forêt interdite, Merlin seul sachant pourquoi, et avait été capturée par les centaures. Un sort satisfaisant aux yeux du Serpentard puisqu’il ne l’avait plus jamais revu. Pondre des décrets stupides à tout va passait encore, mais torturer les élèves pour les punir lui était resté en travers de la gorge. Comment le ministère avait-il pu être aussi fou, n’avait-il rien vu, où avait-il fermé les yeux ? Ethan n’était pas très porté sur la politique, mais deux ministres -Croupton et Fudge- révoqués en deux ans, il y avait de quoi s’inquiéter. Quant à Scrimgeour, il lui semblait quelque peu extrémiste, prenant des mesures parfois inconcevables pour lutter contre Celui-dont-on-ne-prononce-pas-le-nom. Il n’était pas rare de voir dans la gazette que de nombreux sorciers très certainement innocents s’étaient fait arrêter. Pour Scrimgeour, procéder à des arrestations à l’aveugle était synonyme de lutte contre les Mangemorts. Aux yeux d’Ethan c’était signe qu’une fois encore, un ministre un peu cinglé était à la tête de la communauté sorcière.

Le malaise de Louise était palpable, mais qui pouvait lui en vouloir ? Après tout elle n’était qu’une enfant qui, comme tout sorcier avait entendu parler du Seigneur des Ténèbres. Or apprendre son retour à onze ans à peine devait provoquer un sentiment d’insécurité grandissant. Ethan serait majeur dans quelques semaines à peine, il ne pouvait pas se permettre de compter sur la sécurité qu’était censé lui offrir sa famille. Il était trop grand pour se faire promettre que tout irait bien. Il ne se faisait pas d’illusions. Dans quelques temps les sorciers devraient choisir leur camps, accepter de servir le Seigneur des Ténèbres, le combattre, ou tenter de survivre entre les deux camps. Il ne fallait pas croire en le courage des sorciers, beaucoup d’eux avaient une famille, un loyer à payer, un travail, mais peu était prêt à prendre le risque de tout perdre dans une guerre dangereuse qu’ils avaient connu pas moins de dix-sept ans plus tôt. La naïveté de Louise était presque touchante. Comme lui à son âge, elle ne se préoccupait pas réellement de ce qui se passait autour d’elle, bien trop occupée à fouiner dans les moindres recoins du château et à embêter le monde. Mais pour Ethan cette époque était révolue, il était presque majeur et son cerveau ne couvrait pas la moindre trace de naïveté, il faisait des rapprochements inquiétant entre ce qui se passait à l’intérieur et à l’extérieur du château. Ou tout était lié, ou le danger venait des deux côtés, ce qui était peut être pire puisqu’ils devraient affronter deux ennemis.

C’était la première année de la Gryffondor à Poudlard, peut-être que les évènements lui passaient au-dessus de la tête, qu’elle avait fini par trouver ça normal et à associer la vie d’étudiant dans la plus grande école de magie de Grande-Bretagne comme un destin incertain où le danger rôdait. Mais Ethan avait passé déjà cinq années au château, il avait grandi le plus souvent dans un climat de sécurité et non de peur. Tout ceci n’avait rien de normal. Certes les années précédentes n’avaient pas été de tout repos, la pire étant sans doute sa seconde, lorsque la chambre des secrets avait été ouverte. Mais au moins il savait que seuls les né-moldu étaient touchés, aujourd’hui le détraqué semblait ne faire aucune différence.

Cependant, plus il y réfléchissait, plus Ethan se disait que Poudlard était le théâtre d’évènement tragiques : la tentative de vol de la pierre philosophale, l’échappatoire d’Azkaban de Black, l‘arrivée de Détraqueurs au château, la mort de Diggory lors de la coupe de feu. Mais cette année les catastrophes s’enchainaient presque tous les mois, chacune d’elle plus inquiétante que la précédente. Que leur réserverait la fin de l’année ?

- Eh bien, lâcha-t-il finalement en prenant soin de peser ses mots. Je ne pense pas que l’incendie de la tour Gryffondor soit un accident. Mais après tout celui ou celle qui a fait ça l’a fait durant le banquet, le résultat aurait été funeste si le feu avait été allumé la nuit. C’était peut être seulement une tentative d’intimidation. C’est triste à dire mais s’il avait vraiment voulu faire du mal à quelqu’un il l’aurait fait.

Le Serpentard était sûr de lui sur ce point, celui qui était responsable était intelligent, complètement fou mais assez intelligent pour passer entre les mailles du filet. Il avait voulu éveiller l’intérêt du directeur et des professeurs, un meurtre dès le jour de la rentrée aurait valu aux élèves un retour chez eux. Non, c’était bien plus subtile, et en tant que Serpentard, Ethan était habitué aux plans tordus. L’individu quel qu’il soit voulait faire naitre la crainte petit à petit, jusqu’à ce que leurs nerfs soient mis à rude épreuve dans l’attente de la prochaine catastrophe.

- Il y a également eu l’épisode de la volière. C’est plutôt tordu de s’en prendre à des hiboux. Ça a été un vrai massacre, conclu-t-il avant de faire une courte pause pour rassembler ses idées afin de prononcer les mots qui s’étranglaient dans sa gorge. Et enfin le jour du bal de noël… Pour être franc je pensais que c’était juste un idiot qui voulait faire son malin. Mais il a agressé une élèves, alors qui sait quelles sont finalement ses limites ? Les années précédentes n’ont jamais étaient tranquilles, mais au moins il y avait une logique à tout cela, et les professeurs nous tenaient plus ou moins au courant et répondaient parfois à nos questions, comme pour la Chambre des secrets. Mais aujourd’hui, soit ils veulent nous cacher la vérité, soit il n’en savent pas plus que nous, ce qui serait peut être pire.

Le Serpentard soupira en secouant la tête, chassant ainsi la neige de ses cheveux. Visiblement il était impossible pour les élèves de passer une année tranquille. Dumbledore était-il seulement encore assez fort pour assurer son rôle de directeur ? Il n’était même pas capable d’assurer leur sécurité. D’un autre côté, certains disaient que s’il n’était pas là, tout serait pire encore. Ethan finit par chasser ces pensées sans issues et jeta un coup d’œil à Louise qui faisait une drôle de tête. Aurait-elle préféré qu’il lui mente ? Le Serpentard sa racla la gorge.

- Je ne sais pas si tout est lié, mais une chose est sure, on dit que Dumbledore est le seul qui fasse peur à Tu-sais-qui. Je ne pense pas qu’on risque grand-chose, mentit Ethan. Ce n’est qu’une question de temps avant que les enseignants ou le ministère ne reprennent la situation en main. J’espère simplement qu’ils ne referont à appel à des détraqueurs.

Le Serpentard frissonna à cette idée. C’étaient sans aucun doute les créatures les plus ignobles qu’il connaissait. Par chance, aucun d’eux ne s’en étaient jamais pris à lui, et il espérait que jamais plus sa route ne croiserait la leur. Ce qui techniquement voulait dire qu’il n’avait pas intérêt à se retrouver un jour à Azkaban. Ce séjour n’était pour l’instant pas dans ses projets.

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MessageSujet: Re: Pause détente - Janvier 1997 Sam 8 Fév 2014 - 16:19

Alors qu'Ethan énonçait d'une voix neutre les différents incidents survenus à Poudlard cette année, la fillette se sentit pâlir au fur et à mesure. Elle n'avait porté à ses évènements qu'un intérêt mineur, supposant que c'était plus ou moins normal. L'incendie avait été pénible, surtout à cause de la cohabitation forcée avec les Serpentards. La gamine avait passé la moitié de son temps malade en raison de l'humidité des cachots. D'un autre côté, ne plus avoir à se taper sept étages pour pouvoir rentrer chez soi c'était pas mal non plus. La volière, bon, c'était glauque, mais ça l'empêchait pas de dormir non plus. Le coup des élèves attaqués, par contre, c'était beaucoup plus inquiétant. Mais elle ne les connaissait pas.

Ce qui ne la touchait pas personnellement ne la concernait pas. Pas envie de s'en mêler, juste de s'en tenir le plus éloignée possible. De cette manière, c'était facile de faire comme si tout allait bien dans le meilleur des mondes. Mais là, Louise pouvait difficilement ne pas faire le lien entre les évènements à Poudlard et le fait que Celui-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom soit revenu. Les coïncidences n'existaient pas dans le monde réel.


Mais aujourd’hui, soit ils veulent nous cacher la vérité, soit il n’en savent pas plus que nous, ce qui serait peut être pire.

La Gryffondor, perdue dans ses pensées, grimaça en entendant la dernière phrase. Pas du tout ce qu'elle voulait entendre. Elle aurait préféré une version édulcorée, du genre ils ont des pistes, tout ce jeu de massacre sera fini sous peu. Mais si même les adultes ne savaient plus quoi faire, le futur semblait soudain beaucoup plus sombre. Les adultes, c'était la solution aux problèmes. En même temps, les problèmes venaient d'eux au départ, généralement. Vous-savez-qui, c'était un vieux, pas un mouflet. C'était trop injuste de mêler les enfants, les gens comme elle, à des problèmes de grands. Louise voulait juste profiter à fond de ses années à Poudlard, dans l'insouciance la plus totale. Elle avait l'impression qu'Ethan venait de la priver d'un bien précieux.

Je ne sais pas si tout est lié, mais une chose est sure, on dit que Dumbledore est le seul qui fasse peur à Tu-sais-qui. Je ne pense pas qu’on risque grand-chose. Ce n’est qu’une question de temps avant que les enseignants ou le ministère ne reprennent la situation en main. J’espère simplement qu’ils ne referont pas appel à des détraqueurs.

Dumbledore. Peut-être, oui, tant qu'il serait là, tout irait bien. Mais fallait pas la prendre pour une mouette non plus, elle savait très bien que le directeur de Poudlard s'absentait régulièrement. Son siège dans la grande salle était plus souvent vide que l'inverse. Les adultes vous décevaient toujours de toute façon, la brunette le savait très bien. Histoire familiale en témoigne. Mais le Serpentard avait visiblement essayé de finir sur une note joyeuse, sûrement fausse et Louise lui en était reconnaissante. Au moins un qui essayait.

C'est quoi, des dé... tracteurs ? Demanda t'elle, histoire de changer un peu de sujet. Avec un peu de chance, ça serait un peu plus joyeux. Vu la tête d'Ethan, probablement pas, mais comme la fillette, si elle avait déjà entendu ce mot, ne s'était jamais renseigné sur sa signification auparavant, elle avait un peu d'espoir. Ça lui foutait les nerfs en boule, tout ça. Hâte de retourner au chaud dans son lit. Dormir, se vider la tête, prétendre que tout ça n'était qu'un mauvais rêve. Fallait revenir à la mission originelle, réussir à taxer une cigarette au Serpentard. Revenir à des futilités, des bêtises de son âge.

Bon, puisqu'on va tous probablement mourir dans les mois à venir, j'ai toujours pas le droit à une cigarette ? Ça fait partie des trucs que je dois rayer de ma liste, lança t'elle d'un air beaucoup plus désespéré qu'elle ne l'aurait souhaité. Pas envie de mourir. Sa liste était beaucoup trop longue pour ça. Fallait qu'elle finisse son plan de Poudlard, et ça risquait de prendre des années. Elle voulait aussi voir si la légende du calamar géant était fondée ou non. Et puis elle voulait apprendre à lancer des flammes avec sa baguette, des sorts stylés quoi. Non, décidément, désolée Tu-sais-qui, mais elle avait encore beaucoup trop de projets pour se préoccuper des trucs de grands.

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MessageSujet: Re: Pause détente - Janvier 1997 Sam 8 Mar 2014 - 18:55

Bon d’accord, Dumbledore était peut-être le seul dont le Seigneur des Ténèbres se méfiait, mais le directeur était aussi un vieil homme dont la main semblait belle et bien morte et dont la présence au château était douteuse. Rares étaient les fois où on le voyait trôner au milieu des professeurs aux repas. Or son absence pourrait s’avérer fatale pour les élèves, il en avait déjà fait l’amère expérience en deuxième année. Les élèves se faisaient pétrifier à tour de rôle et lorsque Dumbledore avait été démis de ses fonctions, la fille Weasley avait disparu. Mais heureusement Potter avait été présent. Tsss, l’élu, ce surnom était sur toutes les lèvres. Des rumeurs circulaient sur des prétendues cours particuliers qu’il prendrait avec le directeur lui-même. A ce stade pas étonnant qu’on parle du binoclard comme étant le chouchou, dont la seule notoriété lui donnait accès à tout ce dont il désirait. Ethan avait bien cru être sur le point de vomir en première année, quand Dumbledore avait donné des « points de dernière minute » alors que l’année scolaire était terminée et que Serpentard avait remporté la coupe des quatre maisons. Il avait accordé cinquante points à Weasley pour avoir gagné une partie d’échec, à Granger pour sa simple logique et soixante points à Potter pour son courage exceptionnel. Gryffondor qui était pourtant bon dernier c’était miraculeusement retrouvé ex aequo avec Serpentard. La touche finale revenait à cet idiot de Londubat qui avait gagné dix point –les dix seuls points de toute sa scolarité soit dit en passant- pour avoir été assez stupide pour se faire stupéfixer par ses soi-disant amis. Le privilège accordé à Gryffondor était tellement criant et évident. Il fallait bien rappeler que Dumbledore et sa directrice adjointe venaient tous deux de Gryffondor, ils n’avaient pas dû apprécier le fait de se retrouver bon dernier. Et leur point durement gagné alors ? Que nenni, Potter et sa bande valaient cent vingt points à eux seuls car ils avaient eu la chance de ne pas se faire tuer. Dans ce cas Richester et Van Hall méritaient autant d’honneur pour ne pas avoir fini en dindes grillés.

Une nouvelle fois Ethan baissa les yeux vers la gamine. Il avait oublié qu’elle n’était qu’en première année et donc, qu’elle avait échappé de deux ans à « l’année des Détraqueurs » comme se plaisaient à l’appeler les élèves. Ils avaient appris à connaitre cette répugnante créature, si bien que pour le Serpentard, il était évident que tout le monde la connaisse et l’ai déjà croisée. Il s’était habitué à leur vue, avait fini au fils des semaines par ne plus sursauter en les voyant, mais jamais il ne s’était habitué à leur présence, froide et déprimante.

-Un Détraqueur, pas Détracteur ! C’est surement la pire créature magique que tu ne pourras jamais croiser dans ta vie. Ce sont les gardiens d’Azkaban et crois-moi tu n’as pas envie de les connaitre. « Ils vident de toute paix, de tout espoir et de tout bonheur l'air qui les entoure. Quand on s'approche d'un peu trop près d'un Détraqueur, toute sensation de plaisir et tout souvenir heureux disparaissent. Celui qui subit son pouvoir ne garde plus en mémoire que les pires moments et souvenirs de sa vie, allant jusqu'à priver un sorcier de ses pouvoirs.» récita Ethan et prenant la définition donnée en cour de défense contre les forces du mal. Et blablabla, je crois que tu ne veux pas savoir la suite.

Ethan lui adressa un sourire sinistre. Heureusement pour lui, il n’avait jamais eu directement affaire aux créatures. Celles-ci avaient eu l’interdiction formelle de s’approcher des élèves –ce qui ne les avait pas empêché de débarquer en plein match de Quidditch- et restaient placées sous l’autorité du ministère de la magie. Le vert et argent ne préférait même pas imaginer la situation dans laquelle le pays se trouverait si elles venaient un jour à échapper à leur contrôle, et qu’elles se retrouvaient à errer comme bon leur semblerait au milieu des sorciers et moldus. Comme de nombreux élèves, il avait appris à produire son propre patronus corporel qui prenait la forme d’un serval, néanmoins il était facile d’en produire un dans un bon jour. On disait que même les meilleurs sorciers n’arrivaient à dominer assez leur peur pour produire un patronus en situation de réel danger. Franchement, Ethan n’avait aucune envie de savoir s’il pouvait le faire ou non.
Une brusque bourrasque d’air glacé le surpris. Le Serpentard ferma étroitement les paupières en frissonnant et resserra sa cape autour de ses épaules. Il n’écoutait pas vraiment le petit caprice de Louise, dans tous les cas il ne lui donnerait rien, rien que pour avoir la satisfaction d’atténuer sa contrariété. De toute façon il faisait à présent nuit noire et la tour d’Astronomie n’offrait aucune protection contre la neige et le froid. En outre, il n’avait aucune envie de se faire prendre par Rusard ou un préfet.

-Laisse tomber microbe, laisse ça aux grands tu auras tout le temps de…

Ethan fut interrompu par un miaulement qu’il ne connaissait que trop bien. Il quitta d’un bond le créneau contre lequel il était appuyé et écarta Louise sans trop de ménagement. Miss Teigne les regardait tour à tour de ses yeux injectés de sang, en léchant ses babine comme si elle savourait d’ores et déjà sa victoire. Le Serpentard esquissa un geste pour prendre sa baguette, mais le chat fila à toute vitesse. Le vert et argent pesta en regardant autour de lui afin de vérifier qu’il n’avait rien oublié et se tourna vers la Gryffondor. Il leur fallait quitter les lieux au plus vite car là où Miss Teigne se trouvait, Rusard n’était pas loin. Or il n’avait aucune envie de faire perdre de point à sa maison ou de se faire coller une nouvelle fois.

- Ecoute moi bien toi, on n’a que quelques secondes pour dégager avant que le concierge ne débarque. Alors t’es mignonne tu te fais discrète.

Ethan passa la porte et se figea, trop malin pour refaire les erreurs passées. D’un coup de baguette il chassa la neige et l’humidité de ses chaussures, et en fit de même pour la Gryffondor. Si Rusard remarquait les traces de neige dans les escaliers, il saurait directement que les élèves avaient quitté la tour. Avec un peu de chance le vieux concierge monterait, leur offrant ainsi quelques précieuses minutes. Sans savoir si Louise le suivait ou non, Ethan descendit les marches deux à deux. Il n’était pas prêt à risquer sa peau pour une gamine de Gryffondor. Heureusement, les torches magiques brulaient ardemment pour éclairer les couloirs, aussi put il voir l’ombre du félin qui trottinait vers lui, le vieux concierge sur ses talons. Le Serpentard se glissa alors souplement sous l’escalier, se laissant engloutir par les ombres en priant pour que la mioche soit rapide.

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MessageSujet: Re: Pause détente - Janvier 1997 Lun 26 Jan 2015 - 12:14

Cette soirée prenait une tournure autre qu'elle aurait pu croire. Dire que la fillette avait suivi Ethan en pensant qu'il avait un rendez-vous secret avec Tali Hudson. Ridicule. Quoiqu'elle n'avait pas encore complètement abandonné cette idée qu'il se passait un truc entre Farell et Hudson. Elle enquêterait une autre fois. En attendant, la conversation tournait au drame et les ombres des tourelles du château devenaient d'inquiétants monstres prêts à se jeter sur elle. Merci au Serpentard pour lui avoir donné de quoi faire des cauchemars pour quelques mois. Créateur d'atmosphère, ce type.

Un Détraqueur, pas Détracteur ! C’est surement la pire créature magique que tu ne pourras jamais croiser dans ta vie. Ce sont les gardiens d’Azkaban et crois-moi tu n’as pas envie de les connaitre. Ils vident de toute paix, de tout espoir et de tout bonheur l'air qui les entoure. Quand on s'approche d'un peu trop près d'un Détraqueur, toute sensation de plaisir et tout souvenir heureux disparaissent. Celui qui subit son pouvoir ne garde plus en mémoire que les pires moments et souvenirs de sa vie, allant jusqu'à priver un sorcier de ses pouvoirs.

La petite fille se contenta d'hocher la tête, impressionnée par la compétence d'Ethan à se transformer en dictionnaire. Détraqueur. Une nouvelle créature pour hanter ses nuits. L'ignorance pouvait être une bénédiction parfois. Ce qu'on ignore ne nous fait pas de mal. L'enfant frissonna. De froid, mais aussi de peur. Elle n'avait plus qu'une envie, rentrer au chaud dans son dortoir, sous la couette, maigre rempart contre tous les vilains qui peuplaient l'obscurité. Oublier la conversation, abandonner ses velléités d'essayer la cigarette, essayer d'effacer de son esprit sa rencontre avec Ethan.

Laisse tomber microbe, laisse ça aux grands tu auras tout le temps de…

Un miaulement interrompit la phrase du Serpentard, empêchant Louise de balancer un commentaire acide sur le terme de « microbe ». Bon, ils étaient pas des amis de vingt ans, mais ça empêchait pas d'avoir un peu de respect l'un pour l'autre, non ? Le seul chat qui pouvait rôder dans le château à cette heure-ci, c'était cette serpillière à puces de Miss Teigne. Si l'animal approchait, cela voulait dire que son maître n'était pas loin. Aucune envie de se faire coincer par Rusard en dehors du couvre-feu. Son casier judiciaire à Poudlard était déjà beaucoup trop rempli.

Ecoute moi bien toi, on n’a que quelques secondes pour dégager avant que le concierge ne débarque. Alors t’es mignonne tu te fais discrète.

Encore ce ton rempli de condescendance. Agaçant, tellement agaçant. Oui, elle avait onze ans et il était vieux. Mais elle n'était pas pour autant une gamine en couches-culottes bête comme ses pieds. La Gryffondor avait encore moins de raisons qu'Ethan pour se faire avoir par le concierge. Lui, il était vieux, populaire. Elle, elle essayait de se faire une réputation sans se faire haïr par toute sa maison. Elle avait encore un paquet d'années à tirer au château, pas envie de griller toutes ses cartouches avant même la fin de sa première année.

Je suis pas débile, chuchota la brune en fronçant les sourcils. Suivant son aîné en silence, elle aperçut Rusard au loin et se faufila sous l'escalier. Elle avait hésité un instant à suivre le Serpentard : se séparer multipliait leurs chances de ne pas se faire prendre. Un instant d'hésitation, le temps de se rappeler qu'un meurtrier vivait dans ces murs et que traîner seule la nuit était dangereux. La conversation qu'elle avait eu avec Ethan ne la rassurait guère sur le sujet. Traumatisée, la mioche.

Elle entendit le concierge pousser la porte qui menait à l'esplanade de la tour d'astronomie. Dans quelques instants il redescendrait. Soit rassuré sur le fait qu'il n'y avait personne, soit convaincu qu'il y avait deux fraudeurs qui se baladaient dans les couloirs. Ethan avait effacé leurs traces mais l'odeur de cigarette resterait-elle perceptible ? La gamine espérait de tout cœur que non. Pas envie de récurer des chaudrons jusqu'à ses quinze ans si Rusard les chopait. Nul doute que le Serpentard la blâmerait de surcroit, alors qu'ils venaient tout juste de lier une amitié profonde et sincère. Ahem. Disons juste qu'elle n'avait pas envie de se faire haïr par Farell pour une raison aussi stupide.

Si seulement Rusard n'était pas arrivé... commença la fillette à voix basse. Je suis sûre que t'étais prêt à me donner une cigarette. J'avais presque gagné, renchérit-elle avec un rire étouffé. Le culot, toujours plus. Evidemment qu'Ethan l'aurait envoyé bouler jusqu'à la fin. L'intervention de Rusard lui permettait finalement de ne pas perdre complètement la face. Elle aurait bien d'autres occasions, de plus. Dans le genre « glue », Louise savait s'y faire. Ethan ne se débarrasserait pas si facilement d'elle à l'avenir.


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Pause détente - Janvier 1997

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