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[Début avril 1997] Quand l’amitié vient vous heurter de plein fouet… [Neville]

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MessageSujet: [Début avril 1997] Quand l’amitié vient vous heurter de plein fouet… [Neville] Sam 7 Sep 2013 - 0:03

Biiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiip

La tête enfouie sous son oreiller, Théo se renfonça encore davantage au fond de son lit, luttant de tout son être pour ne plus entendre cette maudite sonnerie qui lui vrillait cruellement les oreilles depuis plusieurs minutes. Sortant péniblement sa main de sous l’amas de couvertures, il tenta d’attraper le réveil d’un geste maladroit, mais comme chaque matin, le pernicieux appareil fut plus rapide et sauta aussitôt de sa table de chevet. Ouvrant les yeux en sentant le vide se refermer sous ses doigts, le rouge et or pesta une fois de plus sur sa petite sœur Zoé qui avait eu la « merveilleuse » idée de lui offrir cet engin de malheur. Le fait que cela soit un cadeau de sa part était d’ailleurs l’unique raison pour laquelle il n’avait pas encore envoyé valser le réveil par la fenêtre. Tournant sur lui-même, Théo se redressa bon gré mal gré et constata que cette fois encore tous les garçons de son dortoir étaient déjà partis prendre leur petit-déjeuner dans la Grande Salle. Réveil forcé, dernier levé… on ne changeait décidemment pas les bonnes vieilles habitudes du matin… Les yeux encore voilés par la fatigue, le Gryffondor fit quelques pas et s’agenouilla près du lit de son voisin le plus proche, cherchant le réveil qui jouait à cache-cache, son jeu préféré du matin. Guidé par ses oreilles, il réussit à récupérer l’engin et le reposa sur sa table de chevet en baillant.

Un quart d’heure plus tard, Théo pénétrait enfin dans la Grande Salle bondée, saluant aux passages les quelques amis ou connaissances qu’il croisait sur son chemin. Il esquissa un sourire en voyant Enzo qui se disputait une place avec un autre môme. Plus loin, il aperçut Tori qui, debout, discutait avec un gars de leur année, un certain Damian Vanmachin. En soi, il n’y avait rien d’anormal. La belle rousse était sociable et discutait avec des tas de personnes. Pourtant, inconsciemment, l’aîné des Garner fixa le Serdaigle d’un air mauvais. Quelque chose clochait. Tori, les joues roses, n’avait pas l’air dans son état normal. Elle paraissait préoccupée, mal-à-l’aise ce qui ne semblait pourtant pas préoccuper son interlocuteur. Pendant un instant, il fut tenté de s’approcher, histoire de s’assurer que tout se passait bien entre ces deux-là. Seulement, il chassa aussitôt cette idée en se rappelant mentalement qu’il s’était justement promis il y a peu d’éviter autant que possible la jeune fille. Non pas qu’ils étaient en froid, mais simplement parce qu’il avait ses raisons…

Tandis que son regard errait de droite à gauche, il tomba tout à coup sur Jake Cleaver non loin de là. Ce dernier cherchait visiblement une place lui aussi. Il y a encore quelques temps de cela, le rouge et or n’aurait pas manqué une occasion de lancer un regard moqueur en direction de son rival pour tenter de jouer avec ses nerfs. Seulement, depuis l’incident dans les toilettes, son comportement s’était radicalement modifié en sa présence. Désormais, plutôt que de fanfaronner avec excès, il détournait précipitamment la tête sitôt le Serpentard dans son champ de vision. Cela faisait des semaines qu’il agissait de la sorte, n’étant tout simplement pas capable d’affronter son regard. Mal à l’aise, le rouge et or sentit son dos lui brûler et se dépêcha de s’installer à la première place venue. Il s’était tellement appliqué à échapper au regard de Claver qu’il ne se rendit pas tout de suite compte qu’il venait de s’installer juste en face de ce raté Faust. A peine ce constat fait qu’un autre élève, Neville Londubat, venait se placer silencieusement auprès de lui. Génial, chaque fois qu’il essayait d’échapper à quelqu’un qui devait être évité, il fallait qu’il se retrouve coincé avec un autre indésirable. Enfin, deux indésirable en l’occurrence cette fois. Par chance, Tali était assise à sa gauche, l’accueillit avec bonne humeur et lui fit oublier le reste. Tandis que cette dernière racontait sa dernière gaffe en date aux élèves attablés, le rouge et or s’empara d’un plat qu’il posa en face de lui. Plantant sa fourchette dans l’une des saucisses dans le but de se servir, il arrêta aussi son mouvement, l’air mi-dégoûté mi fasciné.


« Oh on dirait un doigt cette saucisse, non ? Hum finalement, je crois que je vais la donner à Robert - il en raffole - et que je vais plutôt prendre du bacon. Oh Tali, ça t’embêterait de me passer le jus d’orange qui est à ta gauche ? »

Tout sourire, la préfète s’empara de la cruche sans s’interrompre dans son récit. Elle tendit le bras pour lui passer mais son geste fut sans doute trop maladroit car elle manqua son but et laissa tomber malencontreusement la carafe sur la table. Faust, à qui l’incident n’avait pas échappé, ne put s’empêcher de mettre son grain de sel :

«  La prochaine fois, on ne dira plus passe-moi la cruche mais plutôt passe-moi la Hudson. »

Théo vit la colère se refléter dans le regard de la préfète. Il s’attendait à de sérieuses représailles – Tali n’étant pas le genre de filles à se laisser marcher sur les pieds - mais, étonnamment, cette dernière ignora superbement la remarque et s’empressa de réparer sa maladresse. Après s’être confondue en excuses plusieurs fois auprès de ses camarades, elle se releva et fila aux toilettes pour tenter de nettoyer sa robe. Tandis que Faust la regardait partir avec un sourire moqueur, Théo repoussa son assiette et l’apostropha avec colère.

« Faut toujours que t’essayes de foutre la citrouille toi ! Tali est loin d’être idiote tu sais ! Par contre, toi, t’es un sacré loser, ça ne fait aucun doute. »

La journée venait à peine de commencer et voilà qu’il s’emportait déjà sur Faust. Pourtant, cela n’avait nullement été prémédité ; il ne cherchait pas la bagarre. Il aurait mille fois préféré déjeuner tranquillement dans son coin. Cela aurait d’ailleurs pu être le cas si seulement, pour une fois, il avait pu s’empêcher de dire tout haut ce qu’il pensait. Mais c’était impossible. Il s’agissait de Faust après tout. Un garçon colérique qui, à n’en pas douter, n’allait guère apprécier ce commentaire et allait, en retour, l’inonder de quelques remarques acerbes. Ne cherchant pas à attiser davantage la colère du garçon, Théo baissa les yeux et se focalisa à nouveau sur le contenu de son assiette. Ce fut une erreur car cela l’empêcha de s’apercevoir que le sixième année s’était redressé suite à sa remarque et qu’il levait déjà le poing dans sa direction…


[HJ : dans ce post, y a une petite dédicace à l’imagination tordue de Sevan et Cleaver. Elles comprendront…]


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MessageSujet: Re: [Début avril 1997] Quand l’amitié vient vous heurter de plein fouet… [Neville] Mar 23 Sep 2014 - 22:26



    "Quand tu dors ♪, mon coeur d'or, je t'enveloppe ♫ mon trésor...."

    C'était un murmure dont il ignorait la provenance. Une sorte de chansonnette connue de son subconscient mais qu'il n'avait pas entendu depuis très longtemps. Comme attiré par le chant d'une sirène, son corps se déporta lentement dans le couloir du premier étage de Poudlard. Cela ressemblait plutôt à un manoir hanté, au vue de la brume d'environ cinq centimètres de hauteur qui envahissait ses pieds. N'en déplaise à son cerveau, qui, ne considérant pas cela comme une menace, lui ordonnait d'avancer sur ce parterre qui n'en finissait pas. Éclairé généreusement par la lune, le couloir semblait disproportionné vis à vis de la réalité. Son conscient, totalement impuissant, faisait teinter les alarmes de danger, mais rien ne modifia sa trajectoire. Par habitude, il aurait plutôt fait demi-tour et son cœur aurait battu la chamade, envahi de peur. Mais là, rien. C'était comme un "autre lui", une partie cachée de sa personnalité dont il n'avait pas encore connaissance (ou en laquelle il refusait de croire) et qui ne demandait qu'à se dévoiler au grand jour. A défaut d'exister dans le monde des conscients, ce "second lui" pouvait errer et surtout, décider à sa guise dans la sphère des rêves. Certains n'hésiteraient pas à qualifier cela de dédoublement de la personnalité. Mais n'avons-nous pas tous en nous quelque chose (ou quelqu'un), de diamétralement opposé à ce que nous sommes (ou en tout cas à ce que tout le monde connait) et qui ne demande qu'à sortir ?

    "Essaye encore ♪, apprend tes sorts, tu verras ♫ tu deviendras fort...."

    Plus il avançait, plus le chant s'amplifiait. Le rythme ressemblait à une charmante ballade. Quelque chose que l'on chante à un enfant pour l'aider à s'endormir. Et alors que ses pas s'arrêtèrent devant une grande porte en bois rouge, la voix se tue. De toute évidence, il était arrivé à destination. Une poignée ronde et dorée ne demandait plus qu'à être tournée. La main du jeune homme s'approcha sans méfiance. Il posa sa paume dessus et une fumée blanchâtre se dégagea à son contact.....


- AAH !

Neville se retrouva par terre violemment. Avec agitation, son pouce gauche massa sa paume droite, pour atténuer cette douleur imaginaire et invisible. La sensation de brûlure irradia son bras quelques secondes, le temps que ses esprits reprennent le dessus et que la réalité s'impose. La tête un peu embrumée, il regarda sa main plusieurs secondes, vérifia sous tous les angles qu'il n'avait rien et jeta enfin son regard sur sa position inconfortable contre le plancher de son dortoir. Il se redressa lentement, cherchant ses camarades du regard. Le soleil filtrait timidement à travers le vitrail mais il put constater qu'il était le dernier à se lever, ce qui était plutôt rare d'habitude. L'interprétation ne ce rêve le tracasserait plus tard. Pour l'heure, il s'agissait encore de reprendre ses esprits et de ne pas rater le petit-déjeuner s'il voulait vraiment récupérer. L'eau fraiche fut la bienvenue sur son visage qui était en fait légèrement en sueur. Son reflet dans le miroir de leur salle d'eau n'était pas très convaincant.

- Manger. Ouais, ça serait pas mal pour se réveiller...

En quelques minutes, il fut prêt à s'y rendre et descendit les marches par automatisme. Il longea le couloir menant à la Grande Salle et croisa un couloir attenant sans y prêter d'abord attention. Soudain, il redressa sa tête, freina sa cadence et revint sur ses pas en marche arrière. Il cligna des yeux deux ou trois fois pour s'assurer qu'il n'avait pas rêvé tout éveillé. Il aurait juré voir dans ce couloir-ci une porte en bois rouge avec une poignée dorée...Pourtant, le mur devant lui restait lisse et ne se transforma pas. Secouant son visage pour effacer cette image, il pénétra la Grand Salle avec un esprit préoccupé. Toujours machinalement, il s'assit à côté d'un Gryffondor qu'il n'avait même pas remarqué. Pour sûr, c'était un garçon, mais il n'en avait cure à cet instant précis. Il ne percuta pas la voix de Tali qui racontait ses mésaventures matinales, mais ses cheveux se dressèrent sur sa tête quand le Lion reconnut la voix de Théo :

« Oh on dirait un doigt cette saucisse, non ? Hum finalement, je crois que je vais la donner à Robert - il en raffole - et que je vais plutôt prendre du bacon. Oh Tali, ça t’embêterait de me passer le jus d’orange qui est à ta gauche ? »

"Oooooooh non" pensa-t-il. L'adolescent baissa la tête et fit semblant de se concentrer sur son assiette. D'un coup, le menu devint très intéressant. Il allait se concentrer sur le nombre de pépin qu'avait le morceau de kiwi qu'il s'était servi plus tôt, mais n'en eut pas le temps quand une marée de jus d'orange vint envahir leur table. De nature serviable, il aida naturellement Tali de là où il était en épongeant ce qu'il pouvait. Puis il revint à son assiette quand elle se quitta précipitamment sa place. Il regarda furtivement Théo puis Nicholas quand la tension entre les deux monta. Neville voyait bien que Théo faisait un effort pour ne pas entrer en conflit avec Nicholas, ce qui était plutôt rare, voir inhabituel. Le contraire par contre ne se vérifia pas : Nicholas profita que Théo ne soit pas sur ses gardes pour l'attaquer d'un coup de poing. Instinctivement, Neville bondit pour protéger Théo et reçut un violent coup à l'arcade droite. Il atterrit au sol sans avoir vraiment compris comment et sentit une douleur fulgurante s'infiltrer dans sa tête.

- Aaaaye...

Faust ne l'avait pas raté, peut-être même qu'il l'avait trop bien frappé. Sa vue était brouillée, encore plus que ce matin, et le liquide chaud qui coula sur son œil confirma les éclairs de douleurs qu'il ressentait dans son cerveau. N'arrivant pas à réfléchir dans l'immédiat, il resta au sol, tandis qu'il devenait le phénomène de foire du matin.

[HJ : Je ne vais rien dire sur le temps que j'ai mis à te répondre...*sifflote* ahem.]

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MessageSujet: Re: [Début avril 1997] Quand l’amitié vient vous heurter de plein fouet… [Neville] Mer 17 Déc 2014 - 23:13

« On voit qu'un ami est sûr quand notre situation ne l'est pas. »


Ayant une sainte horreur de la solitude, Théo avait appris très tôt à s’entourer quotidiennement d’une foule de gens. Se lier d’amitié avec quelqu’un avait toujours été quelque chose de naturel pour lui  tant il avait le contact facile et la bonne humeur à ses côtés. Gamin, il consacrait d’ailleurs tous ses efforts à apparaître le plus séduisant possible aux yeux de ses petits camarades. Même si ce n’était pas au goût de tout le monde, c’était un besoin vital pour lui de se mettre sans cesse en avant et faire jaser autour de sa personne. Si on dépassait l’image de l’enfant nombriliste et imbu de lui-même, on comprenait en effet qu’il y avait une raison sous-jacente à cet affichage personnel. La principale justification était que Théo, même s’il n’en avait pas réellement conscience, redoutait plus que tout de ne pas exister dans le regard des autres. Ainé d’une grande tribu de huit enfants, son enfance avait été heureuse et insouciante, mais pas tous les jours facile pour autant. Il n’avait pas encore deux ans que la vie confortable dans laquelle il avait toujours vécu venait tout à coup se voir chamboulée par l’arrivée rapide de Tony et Kiarah. Désormais, il n’était plus « l’enfant chéri de ses parents » mais « l’enfant parmi les autres ».

Bien sûr, ses parents l’aimaient tout autant, mais cela n’avait pas été chose aisée pour lui de comprendre que ces derniers ne pouvaient plus lui accorder toute l’attention qui lui témoignaient naguère. Le bambin empressé et survolté qu’il était avait donc dû apprendre, par la force des choses, à devenir plus conciliant et à faire preuve de davantage de patience au quotidien. Désormais, Théo n’était plus le seul à exister dans la famille ;  à côté de lui il y avait tous ces petits frères et petites sœurs. Un lot de marmaille envahissant qui puisait toute l’énergie et le temps de ses chers parents au point que l’ainé en venait parfois à se sentir délaissé ou relégué au second plan. De même, il en avait fallu des crises de larmes et de longs débats pour lui apprendre, au fil des ans, à sacrifier ses jouets pour le bien-être de ses petits frères et sœurs. Le combat n’avait toutefois pas été vain. Grâce à sa fratrie, le gosse égoïste de naguère avait pu progressivement évoluer vers le jeune homme généreux et attentif qu’il était actuellement. Mais cette crainte de se faire oublier, elle, était restée ancrée en lui et, dès son entrée en primaire, il n’avait eu de cesse de s’efforcer à rester sur le devant de la scène.

Aujourd’hui encore, Théo connaissait des tas d’élèves à Poudlard. Il n’était certainement pas le point de mire de l’école, mais il se savait bien entouré et cela le confortait jour après jour. Pourtant, pour la première fois de sa vie, il commençait à comprendre que l’on pouvait se sentir très seul malgré la foule autour de soi. Même si Jace, Lorenzo ou encore Jessicayumi étaient autant de mini soleils qui éclairaient constamment son quotidien, la météo au pays Garner s’était lourdement détériorée ces derniers mois. Il y avait d’abord eu la trahison de Fashia et Neville, deux personnes qui comptaient beaucoup à ses yeux et qu’il était désormais incapable de regarder en face. Puis, peu de temps après, c’est Anna qui s’était éloignée pour ce qu’il considérait aujourd’hui des broutilles. Et enfin, voilà qu’il se mettait à prendre de la distance avec Tori non par déception ou rancune cette fois, mais pour des raisons qui lui apparaissaient à lui-même un peu floues.

L’avantage avec la météo, c’est que c’est cela fluctue constamment. Parfois, les rayons du soleil nous surprennent à passer les barrières nuageuses pour venir réchauffer notre journée grisâtre et monotone. C’était exactement ce qui était en train de se dérouler à cet instant précis…

Penché sur son assiette, Théo n’eut pas tout de suite conscience de ce qui venait de se passer juste sous son nez. Il releva le regard juste à l’instant où Neville perdait l’équilibre dans un glapissement de douleur. Ses yeux passèrent alors du Gryffondor allongé par terre à un Faust qui, debout, tentait déjà de se faire la malle à l’insu de tous. Après un aller-retour vers les deux protagonistes, les connexions de son cerveau se firent enfin et le rouge et or se précipita vers celui qu’il considérait autrefois comme un bon ami. Gémissant, le visage dégoulinant, le pauvre Neville ne semblait plus trop bien comprendre où il se trouvait à cet instant précis.

« Neville, tu m’entends ? »

Visiblement sonné, le Gryffondor lui répondit par un charabia complètement incompréhensible. En revanche, Théo saisit parfaitement bien les vociférations du professeur McGonagall dans son dos qui visiblement venait d’interpeller Faust. La chouette avait beau être vieille, elle n’en demeurait pas moins réactive. Tandis que des élèves curieux s’étaient approchés de la scène, le septième année sortit instinctivement sa baguette dans l’idée de nettoyer le visage de Neville à l’aide d’un recurvite mais la voix perçante du professeur Chourave l’arrêta dans son mouvement.

« MONSIEUR GARNER, vous n’êtes pas habilité à donner les soins vous-mêmes ! »

« Mais professeur, je voulais juste.. »

Le professeur de Botanique interrompit toute protestation d’un geste de la main. L’air contrarié, elle sortit sa propre baguette et, d’un mouvement souple, fit disparaître le sang qui obscurcissait le visage du jeune Londubat. Un autre mouvement de bâton et cette fois la blessure s’arrêta de couler. Temporairement du moins. Ouvrant les yeux, Neville sembla reprendre un peu ses esprits malgré sa mine affreuse.

«  Allez hop, filez d’ici et emmenez votre ami à l’infirmerie pour qu’il se fasse soigner ça correctement »

S’exécutant aussitôt, Théo se pencha vers le blessé et, l’exhorta à se relever. Il manqua de perdre à son tour l’équilibre sous le poids de son camarade toujours un peu sonné, mais finalement, ils réussirent à se redresser et à se diriger vers la sortie. Tout ça sous les regards tantôt compatissants tantôt moqueurs des élèves les entourant. Tandis qu’ils se frayaient un chemin vers la porte, le rouge et or entraperçut Faust qui était toujours dans les filets de la directrice de Gryffondor. Nul doute que cet abruti s’apprêtait à passer une très mauvaise journée. La porte de la Grande Salle venait à peine de se refermer derrière eux que le jeune Garner s’arrêta soudain et secoua la manche du sixième année.

« Neville, bon sang qu’est-ce qui t’a pris ? »

Sa voix tremblait sous l’effet de la rage. Oui, il était furieux. Furieux contre ce crétin de Faust. Furieux contre lui-même. Et furieux contre Neville aussi. Par son intervention insensée, ce dernier venait de se mettre en danger pour lui. Il venait de se prendre un coup par sa faute. Et ça, il avait du mal à l’assumer. Il ne voulait pas qu’on se mette en danger pour lui. Il ne voulait pas être responsable. Pas encore.

«  Tu n’aurais pas dû faire ça ! NON MAIS POURQUOI T’AS FAIT CA?  »

C’est dans le regard que lui renvoya Neville, que le rouge et or prit soudain conscience de l’absurdité de sa réaction. Voilà qu’il était en train de faire des reproches à celui qui venait de lui sauver la mise. Il lui criait dessus alors au lieu d’en faire des éloges. Au lieu de le remercier, tout simplement.

« Désolé… »

Derrière ce simple mot, à peine murmuré, on pouvait détecter bien sûr tous les regrets pour ce qui venait de se passer. Mais, il fallait encore lire plus loin. Ce mot n’était pas qu’une excuse de l’instant. Non, ça allait plus loin que ça. Bien plus loin. Car, à l’instant précis où Neville s’était effondré sur le sol, Théo avait comprit une chose essentielle. Il était temps de pardonner. Ou, du moins, essayer…

[HJ : désolée pour le blabla, je me suis un peu beaucoup égarée au début et j’ai eu un mal fou à me réorienter par la suite. Du coup ,ça fait un peu bizarre au moment où je reviens dans le rp ^^".]
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MessageSujet: Re: [Début avril 1997] Quand l’amitié vient vous heurter de plein fouet… [Neville] Sam 23 Mai 2015 - 22:08





« Acouphène : bruits que l’on entend dans une oreille (ou les deux) ou dans sa tête. »



C'est exactement comme ça que se sentait le garçon au moment où il était tombé. Totalement sonné par le coup qu'il avait reçu, Neville avait du mal à récupérer. Il n'était déjà pas totalement dans son assiette suite à son réveil quelques minutes plus tôt, et voilà qu'on l'avait de nouveau mis hors d'état de réfléchir. Il entendait des bruits autour de lui, mais sans vraiment comprendre qui parlait et le contenu des discussions. Il sentit simplement que Théo cherchait à le relever et obéit en toute confiance, sans savoir où il devait aller ou ce qu'il devait faire. Il fut reconnaissant à Madame Pomfresh de l'avoir aidé à ne pas ressembler à un tapis rouge, et fut guider jusque dehors par son camarade. La brise d'un vent frais lui fit beaucoup de bien et il s'apprêtait à le remercier de l'avoir sorti de là mais fut interrompu avant :

« Neville, bon sang qu’est-ce qui t’a pris ? »

*Hein ? Mais j'ai rien fait moi !* avait-il envie de lui dire.

Mais il se dit que son ami avait peut-être raison. Il avait été bête de vouloir le protéger alors que Théo n'en avait plus rien à faire de lui ou de ce qui pouvait lui arriver.


«  Tu n’aurais pas dû faire ça ! NON MAIS POURQUOI T’AS FAIT CA?  »

Ahuri, Neville ne savait pas quoi répondre. Mais pourquoi était-il ainsi en colère ?
Complètement démuni face à sa colère, le Gryffondor ne savait que dire et se sentit fautif de le mettre dans un tel état. Ce n'est pas ce qu'il voulait...En fait qu'est-ce qu'il voulait ? Il n'avait pas réfléchi et avait agi avec spontanéité alors qu'il savait qu'à chaque fois qu'il agissait ainsi, il avait du mal à en assumer les conséquences. Le passé le lui avait déjà prouvé tellement de fois, et il n'arrivait quand même pas à se raisonner. Quand ce n'était pas son manque d'adresse, c'était sa franchise qui lui jouait des tours, ou des gestes incontrôlés, comme il y a deux minutes.


« Désolé… »

Le sortant de sa réflexion, il entendit à peine la supplique de son camarade mais en sentit la profondeur. Le regardant intensément pendant dix secondes, il finit par s'écarter doucement de lui et alla s'appuyer contre le mur pour ne pas vaciller.

« Pour....pourquoi es-tu aussi en colère ? J'ai juste...j'ai juste voulu te protéger, c'est tout...»

Il avait du mal à rassembler ses idées, alors il appuya sa tête qui le lançait contre la pierre derrière lui, plia ses jambes devant lui et y poser ses avant-bras. Calmant les battements de son cœur qu'il entendait jusque dans ses tympans, il ferma les yeux et chercha à réguler sa respiration. Il savait comment fonctionnait son corps et se rappelait les menus conseils de son grand-père dans ce genre de situation. Il faut dire qu'il avait tellement l'habitude de se faire mal quand il était petit qu'il avait du apprendre à contrôler et calmer - puis à soigner - les douleurs physiques.
Se bornant à garder les yeux fermés, il décida de parler librement à Théo. Ça ne leur était pas arrivé depuis si longtemps de se retrouver seuls tous les deux, que c'était l'occasion où jamais de lui dire ce qu'il avait sur le cœur.


« Pardon...pour tout...c'était stupide, tu as raison de ne pas être content...mais ce n'est pas parce que tu as mis fin à notre amitié », connaissant la répartie habituelle de son ami, il leva le doigt pour le stopper dans n'importe quelle envie de réflexion mal placée, « pour des raisons valables, je te l'accorde », puis baissant son doigt, continua :« mais je n'ai jamais voulu te faire de mal et n'ai jamais souhaité cette situation. »

Il ouvrit enfin les yeux pour croiser le regard de son accolyte.

« Enfin, Théo, regarde-moi ! C'est moi, Neville ! Comment j'aurais pu vouloir que ce genre de choses nous arrive voyons... », levant les bras, puis les baissant en signe de reddition.

Détournant alors le regard sur le côté, il sentit qu'une chaleur se créait dans ses yeux, et ne voulant pas pleurer aussi bêtement, il se frotta les yeux d'une main. Ce qui valu à son arcade de laisser couler une goutte de sang sur son visage. Sentant la chaleur du liquide visqueux sur son doigt, il fut dépité de le voir sur sa main et dégouté d'en sentir l'odeur.


« Oh, c'est pas vrai...Faut que je remercie Nicholas pour ça en passant...», se précipitant pour trouver un mouchoir qu'il ne trouvait pas dans sa poche.




[HJ : Mais si, c'était parfait ne t'inquiète pas ! J'ai fait mieux dans le délai de réponse que la première fois, mais c'est pas encore ça x) Sorry...]

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MessageSujet: Re: [Début avril 1997] Quand l’amitié vient vous heurter de plein fouet… [Neville] Aujourd'hui à 23:08

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[Début avril 1997] Quand l’amitié vient vous heurter de plein fouet… [Neville]

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