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[Mars 1997] Remontrances alcoolisées.

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MessageSujet: [Mars 1997] Remontrances alcoolisées. Sam 5 Jan 2013 - 23:09

En ce samedi, quand bien même ce serait le week-end pour le commun des mortels, Erin avait décidé de se lever tôt afin d'aller étudier en toute tranquillité à la bibliothèque. Elle n'avait pas mis de réveil à sonner, ne serait-ce que pour ne pas se faire lyncher par ses camarades de dortoir qui elles auraient voulu faire la grasse matinée. De toute manière, qu'importe, dans le fond, puisqu'Erin se réveillait toujours à la même heure, la faute à son horloge biologique interne trop bien réglée. Erin était une lève-tôt. Elle avait pour principe que la journée appartient à ceux qui se lèvent tôt. Souvent, elle allait courir un peu dans le parc histoire de garder la forme entre deux entraînements de Quidditch. Ensuite, elle allait se délasser dans un bon bain brûlant, s'enfermant dans la salle de bains des préfets qui de toute manière n'était pas occupée à cette heure-ci de la journée. En tant que préfète, elle avait quelques privilèges, notamment l'accès à cette salle de bains, il serait dommage de s'en priver, non ? Après son bain, la préfète s'était donc isolée, au calme, dans la bibliothèque. Étant une élève de septième année, et fort bien aguerrie aux habitudes de l'école, elle n'était pas sans savoir qu'il était quasiment impossible d'étudier dans les salles communes le week-end, puisque l'affluence en ces lieux atteignait un taux record. Le tapage serait de mise, de même que les cris, le chahut. À Serdaigle, tous n'étaient pas aussi sages et tranquilles que pouvait l'être la préfète, il ne fallait pas croire. Il y avait, comme dans toute autre maison, des agitateurs, mais aussi des élèves de première année et de deuxième année qui étaient surtout là pour s'amuser, encore jeunes et insouciants. Et Erin ne pouvait rien y faire, malgré son semblant d'autorité. Elle ne pouvait pas non plus empêcher les gens de respirer. Alors, elle s'isolait, c'était aussi simple et compliqué que cela. Il était vrai qu'avec tous ses frères à la maison, Erin n'avait pas eu l'occasion de grandir dans le calme et la sérénité, elle entendait toujours chahuter, crier, râler, se disputer parfois, autant dire qu'un peu e tranquillité, dans sa vie, était bienvenue. En plus, la bibliothèque c'était le bon plan pour aller travailler, elle aurait à portée de main tous les manuels nécessaires à la réalisation de ses devoirs.

Ce fut donc d'un pas résolu que la jeune femme s'était rendue à la bibliothèque, son sac plein à craquer de ses propres manuels, plumes, encres et parchemins glissé en bandoulière. La préfète avait certes tout son temps pour s'y rendre, mais elle marchait d'un pas rapide, comme à son habitude. Erin détestait particulièrement les gens qui traînaient des pieds pour aller en classe. Elle partait toujours en cours en avance pour éviter justement de tomber en plein dans les ralentissements engendrés par de tels énergumènes. En toute logique, elle arriva à sa destination en moins de temps qu'il fallait pour le dire, quoique légèrement essoufflée, monter quelques volées d'escaliers, surtout ceux de Poudlard, était loin d'être une promenade de santé, même pour une sportive comme elle. Encore moins lorsque les escaliers en question n'en faisaient qu'à leur tête, et contraignaient le pauvre élève, alors pris au dépourvu, de changer de direction. Parfois, il fallait emprunter de multiples détours pour se rendre d'un point A à un point B, et souvent, les première année se faisaient avoir, ne sachant pas forcément qu'il n'était pas nécessaire de passer par ces escaliers pour se rendre en cours. On pouvait passer autre part. C'était certes plus long, mais il y avait moins de risques de subir des contretemps du fait des escaliers capricieux. Ce fut sur ces pensées qu'elle poussa la porte de la bibliothèque. Elle salua d'un rapide coup de tête Mme Pince qui ne prit même pas la peine de lui répondre, de toute manière, elle était bien trop occupée à envoyer des livres dans leurs rayons respectifs de quelques savants coups de baguette pour seulement daigner lui accorder un regard. A la longue, l'irascible bibliothécaire était devenue partie intégrante du décor, quelque chose qu'on finissait par ne plus remarquer à force de passer devant. Tant pis pour elle. Elle ferait sûrement moins tapisserie si elle se montrait un peu plus aimable avec ses visiteurs, si on pouvait les appeler ainsi.

Erin s'installa à sa place habituelle. Elle sortit ses affaires, puis, elle se leva pour aller parcourir les rayons à la recherche des manuels qui étaient susceptibles d'étayer au mieux ses futures rédactions. Elle revint avec une pile d'ouvrages dans les bras. Elle passa ainsi sa matinée et une bonne partie de l'après-midi à aller et venir entre les rayons, à écrire, à retourner fouiner dans les étagères. Elle termina ainsi ses deux parchemins pour l'histoire de la magie, et entama très largement son essai pour les potions. Elle en oublia même de manger, trop absorbée par son travail pour seulement y songer. Ce ne fut que quand elle jeta un coup d'oeil à sa montre (mécanique, les digitales ne fonctionnant pas à Poudlard) qu'elle s'aperçut qu'il n'était pas loin de dix-huit heures. Fichtre. Elle avait tellement été productive qu'elle n'avait pas vu le temps passer. La Serdaigle décréta enfin qu'elle en avait fini pour ce soir. Elle méritait une bonne soirée de repos vu tout le travail qu'elle avait abattu. Mais avant, elle voulait aller faire un tour dans le parc, histoire de prendre un peu l'air avant d'aller avaler son repas du soir. Aussitôt dit, aussitôt fait, Erin rangea ses affaires et sortit de la bibliothèque sans un bruit. Elle glissa au préalable les livres qu'elle avait utilisés dans le bac destiné au rangement. Puis, elle traversa les couloirs en sens inverse. Elle se retrouva bientôt dehors, le vent frais du début de soirée venant lui gifler le visage. Ses cheveux laissés libres s'envolèrent légèrement. Erin inspira une longue goulée d'air frais. Il n'y avait pas à dire, sortir après être restée enfermée pendant des heures faisait réellement du bien. Elle frotta ses mains l'une contre l'autre, pour se réchauffer un tant soit peu. Mars avait beau être là, il ne faisait pas bien chaud. L'hiver traînait même encore un peu dans les environs, il n'était pas encore temps pour la nature de se réveiller. Elle alla donc marcher un peu, pour ne pas s'engourdir à cause du froid. Elle flâna ainsi pendant une bonne demi-heure, se laissant aller à ses pensées, laissant ses pieds marcher par eux-mêmes. Elle s'arrêta lorsqu'elle vit une silhouette bizarre se profiler au loin, à la démarche inquiétante. Erin fronça les sourcils.

« Par Merlin, qu'est-ce que ça peut bien être? » marmonna la préfète pour elle-même, tout en sortant sa baguette qu'elle avait coincée dans sa manche, juste au cas où.

Piquée par la curiosité, Erin fit quelques pas pour se rapprocher. Certes, elle avait toujours à l'esprit les mésaventures qu'elle avait vécues ces derniers mois, d'où sa méfiance, qui l'avait poussée à sortir sa baguette, mais elle détestait ne pas savoir, si bien que la plupart du temps, avec elle, un mystère n'en était plus vraiment un. Elle n'était pas une Serdaigle pour rien, qu'on se le dise. Et au pire, elle était armée, elle pourrait se défendre si jamais elle se retrouvait face à l'individu qui sévissait ces jours-ci au château. Il n'empêchait que la silhouette avait une bien drôle de démarche, elle faisait des bords. En fait, il sembla même qu'elle avait du mal à tenir debout. De plus en plus intriguée, Erin s'approcha encore, baguette au poing. Quelle ne fut pas sa surprise en réalisant qu'il s'agissait d'un élève, qui avait probablement plusieurs grammes d'alcool dans le sang tant il titubait. Et quel élève !

« Garner ! » siffla-t-elle d'un ton mauvais, lorsqu'elle reconnut l'individu en question. « Pourquoi ça ne me surprend même pas ? Il faut toujours que tu sois au cœur d'entourloupes toutes aussi improbables les unes que les autres. Non mais regarde dans quel état tu t'es mis. Tu sais pertinemment qu'être complètement...bourré dans l'enceinte de Poudlard va t'apporter de gros ennuis. De très gros ennuis. »

Elle avait dit tout cela d'une traite, et d'un ton très supérieur. Elle n'avait déjà pas une haute opinion de Théo Garner, voilà qu'il descendait encore plus bas dans son estime, il était même en train de toucher le fond. Oh, connaissant l'énergumène, il avait dû fêter elle ne savait quoi avec ses amis et résultat, il avait un peu trop abusé sur le whisky pur feu. Sauf s'il était particulièrement sensible à la bièraubeurre, et ce serait franchement inquiétant. Quoiqu'il en soit, Erin abaissa sa baguette. Un Théo Garner complètement bourré ne devait pas être bien dangereux, il n'avait pas l'air d'avoir l'alcool agressif. Pauvre petite. Elle n'était pas au bout de ses peines.

_________________
 

Mais je me lâche la main, je m'éloigne de moi, je me retrouve au matin, sur la mauvaise voie, quand on se perd en chemin, comment venir à bout, de ces efforts inhumains, qui nous mènent à nous?  
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MessageSujet: Re: [Mars 1997] Remontrances alcoolisées. Dim 13 Jan 2013 - 17:44

    Si Théo avait décidé de se rendre à Pré-au-lard cet après-midi là, c'était dans l'unique objectif de trouver un cadeau d'anniversaire pour sa grand-mère, Marcelle. Issue d'une famille moldue, cette dernière vouait une sorte de culte à tout objet magique qui tombait sous son regard. Sa passion pour le monde magique était née peu après que son fils, Benny, ait rejoint Poudlard. Lorsque celui-ci était revenu du château la première année, les bras chargés d'objets tous plus insolites les uns que les autres, la vieille femme était aussitôt redevenue la petite fille qu'elle était naguère et avait passé des heures à contempler et découvrir ces trésors. Si certains objets lui restaient malheureusement hermétiques, le simple fait de les observer lui procurait déjà une énorme excitation. Connaissant la passion nourrie par sa grand-mère depuis son plus jeune âge, Théo s'efforçait donc, à chacun de ses anniversaires, de lui trouver un objet inédit, mais inoffensif. Ce jour-là, il opta pour un Scrutoscope miniature. Avec un peu de chance, l'objet marcherait en présence du chat de sa grand-mère et celle-ci se rendrait enfin compte que son doux animal n'était en fait qu'un pyschopathe sur pattes. Le rouge et or ne comptait effectivement plus les fois où la grosse bête lui avait sauté dessus, sans raison apparente, dans l'intention - Théo en était persuadé - de lui crever les yeux.

    Son butin à la main, Théo croisa quelques camarades de cours dans les rues du village, mais ne prit pas la peine de s'arrêter, n'ayant pas particulièrement envie de flâner dans le village. Un peu enrhumé, il avait juste envie d'attendre le repas du soir confortablement cocooné au coin du feu. Il passait devant les Trois-Balais d'un pas rapide quand une voix familière le héla. Tournant la tête, il sourit en apercevant James, posté devant le pub qui lui faisait signe d'entrer à sa suite, une mine espiègle sur le visage. Percevant son hésitation, le jaune couryt en quelques enjambées pour le rejoindre et l'attrapa brusquement par l'épaule pour le forcer à changer de direction:


    « Refuse de boire un p'tit verre avec moi et je verrai ça comme un signe d'offense. Allez hop, pas de discussions, tu m'suis. On pourra même parler de Tori si ça te chante! »

    Feignant l'indifférence, Théo jeta un coup d'œil vers le château au loin puis, cédant sous la pression, se décida à entrer dans le pub à la suite de son ami, bien décidé à n'y rester que temporairement. Du moins, c'est ce qu'il pensait, mais c'était sans compter l'influence de ce cher James...



    Quelques heures et verres plus tard…
    Juste devant le chât
    eau

    « T'es sûr vieux, tu veux pas que j't'aide à monter jusqu'à ta salle commune? Parce que bon, les escaliers, faut gérer… Puis comme ça, j'pourrai p't'être me trouver un pieu dans ton dortoir. Si j'croise Livie dans c't'état, elle va...non, j'préfère pas y penser. »

    Se retirant en un mouvement de l'emprise de son ami qui jusque-là le soutenait par l'épaule autant que lui-même le soutenait, Théo prit un air courroucé et levant lentement son index en pointant le torse du garçon.

    « Ho arrête ton char James, j'suis trrrrès bien capable de monter les escla-liers tout seul. Chacun son tyran. Toi t'as Livie et moi j'prie juste pour pas croiser la Van Hall. Cette fille elle… elle vaut Livie t'sais! En moins hystérique ptêtr…hé qu'est-ce tu fous là??? »

    Enserrant dans un mouvement maladroit le cou du rouge et or, le dénommé James lui planta un bise bien collante sur les deux joues puis s'écarta tout sourire.

    « J'te dis au revoir! A présent, va donc jeune chevalier, et que la fortune soit avec toi en ces temps troubles où rien ne daigne rester à sa place. Courage ! »


    Prenant un air dégoûté, le rouge et or se frotta les deux joues d'un geste rapide et, en réponse, donna un tape affectueuse sur l'épaule de son ami ce qui manqua de lui faire perdre le peu d'équilibre qu'il avait déjà.

    « J'ai ABSOLUMENT rien compris à ton charabia là! Mais ouais c'est ça, à plus tard aussi vieux.»


    Après un dernier regard complice, les deux garçons prirent chacun une trajectoire différente, l'un rentrant au château, l'autre, Théo prenant le chemin du parc dans le but de se rafraichir un peu le cerveau avant d'affronter les centaines d'escaliers menant jusqu'à la Tour de Gryffondor. Vu le froid mordant, peu d'élèves se risquaient à s'éterniser au dehors si bien qu'il ne croisa que quelques élèves sur sa route. Sans doute intrigués par sa démarche zigzagante - sur laquelle on ne pouvait évidemment pas faire l'impasse - ceux-ci lui jetèrent un coup d'œil rapide puis continuèrent leur route sans lui prêter davantage d'attention ce qui n'était pas pour lui déplaire. S'il y a bien une chose que Théo détestait, c'était en effet devoir rendre des comptes à qui que ce soit. A ce propos, il espérait d'ailleurs que June soit toujours à Pré-au-Lard. A choisir, il préférait se trouver confronté aux paroles moralisatrices de Van Hall, Montaigne ou Richester plutôt que de subir le regard de June qui en disait souvent plus long que de simples paroles.

    Frissonnant sous l'air frais, mais quelque peu revigoré, Théo enfouit les mains dans les poches de sa veste et se décida à prendre le chemin du retour. Tel un gamin, il était occupé à s'émerveiller de l'irrégularité des pas qu'il laissait dans la neige lorsqu'une voix stridente s'immisça jusqu'à ses oreilles. Il n'eut même pas besoin de lever la tête pour identifier aussitôt la propriétaire de cette voix si "enchanteresse". Tel un combattant sans peur et sans doute, il prit un air innocent et se prépara à affronter son tyran. Peut-être qu'en ce moment même, James affrontait le sien lui aussi...


    « Erinnnn, quelle surprise! Quel plaisssssir pour moi aussi de te retrouver ici. Tu vas….»

    Il n'eut pas le temps d'achever sa phrase que, déjà, la préfète, fort de ses habitudes, entrait dans sa phase "agressivo-remontrance". Un sourire charmeur au coin des lèvres, le rouge et or écouta sans broncher le monologue pédant de la Serdaigle. Celle-ci parlait tellement vite qu'il avait à peine le temps d'enregistrer ce qu'elle lui disait, mais il fit mine d'acquiescer à chacune de ses paroles plutôt que de lui demander de répéter. Plus vite elle se tairait, plus vite ses oreilles seraient soulagées de cette voix agaçante. Seuls quelques mots, tels que "bourré", "état" ou "ennuis", parvinrent finalement à franchir le seuil de sa conscience ce qui lui fut toutefois bien assez pour comprendre où la jeune fille voulait en venir. De toute façon, chaque fois qu'Erin croisait son chemin, c'est toujours le même discours qu'elle avait à la bouche: des reproches teintées de menaces. Finalement, le fusillant du regard, elle baissa sa baguette et se tut. Visiblement, elle attendait à ce qu'il lui serve une explication valable. Attendre pour mieux descendre par la suite... Bourré, mais pas stupide, Théo savait que de ce côté-là c'était peine perdue. Cette fois, il n'avait aucun motif à lui servir. Puis, de toute façon, il avait suffisamment d'expérience avec cette fille pour savoir que celle-ci était une chieuse de première catégorie qui prenait visiblement son pied à démonter le moindre argument pour obtenir ce qu'elle voulait à savoir le dernier mot. Elle était peut-être brillante au jeu du "c'est moi qui ai raison", mais parfois son entêtement la poussait trop loin. Il suffisait de se souvenir de l'époque Ombrage où elle s'était récoltée des retenues à n'en plus finir.

    Même si Erin Van Hall était pour lui un rabat-joie par excellence qu'il prenait à malin plaisir à exaspérer dès qu'il en avait l'occasion, Théo devait néanmoins reconnaitre que cette préfète lui inspirait une certaine forme de respect. Si son côté agaçant n'était plus à démontrer, à côté de ça la jeune fille était aussi quelqu'un d'extrêmement brillant, d'intègre et de profondément attachée à ses valeurs quoi qu'il arrive. Bref, c'était une "fille bien" en quelque sorte, mais sa dévotion vis-à-vis du règlement de l'école ne lui avait jamais donné envie de sympathiser avec elle. De toute façon, ils n'avaient pas grand-chose en commun, du moins c'est ce qu'il pensait.

    Faisant quelques pas qui se voulaient rectilignes en direction de la Serdaigle, Théo s'arrêta à sa hauteur et, sans la quitter du regard, attrapa sa main d'un mouvement vif.


    « T'sais quoi Erin? Je te l'ai jamais dit, maaaais t'es vachement sexy quand tu souris. Franchement, conseil de moi, tu devrais arrêter de prendre constamment cette tête de mégère et sourire plus souvent. Puis, t'sais quoi? Moi j'te propose une tr…une trêve! Tu ranges cette baguette dans ta poche et puis tous les deux on va se balader tranquillement. Qu'est-ce t'en dis? »


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MessageSujet: Re: [Mars 1997] Remontrances alcoolisées. Mer 13 Fév 2013 - 11:48

Garner était vraiment dans un état pitoyable, il n'y avait pas d'autres façons de l'exprimer. La préfète était partagée entre l'envie de rire et de pleurer. Rire, parce qu'il était absolument ridicule dans l'ivresse, et pleurer, parce qu'elle allait devoir gérer un cas comme ça. Déjà qu'un Théo Garner parfaitement sobre était un cas difficile, elle n'osait même pas imaginer ce qu'un Théo Garner ivre mort devait donner. En fait, elle n'avait même pas besoin d'imaginer, il était là, sous ses yeux, en chair et en os, l'air hagard et ahuri au possible. Abruti, pensa Erin amèrement, navrée pour lui. Parce qu'en plus, il lui faisait pitié. Dans sa carrière de préfète, elle en avait vu, des vertes et des pas mûres. Elle s'était souvent arrachée les cheveux, elle avait parfois frôlé la crise de nerfs en essayant de raisonner les têtes dures sans succès, mais elle n'avait jamais vraiment été confronté à un élève dont le discernement était fortement aboli en raison de l'importante dose d'alcool qu'il avait pu ingurgiter. En l'espace d'un instant, elle hésita à aller chercher le professeur McGonagall, ou tout autre adulte normalement compétent parce qu'elle avait le sentiment qu'elle n'allait pas être capable de gérer ça toute seule, mais elle se ravisa, il en allait de sa fierté personnelle et il était hors de question que Garner se mette à penser qu'elle allait pleurer dans les jupes des professeurs dès qu'elle était confrontée à une situation critique. Force était de constater que, dès lors, elle allait devoir gérer la situation toute seule. Allez, se disait-elle pour s'encourager, une fois Auror, elle sera confrontée à des cas pires que celui-là. Elle allait avoir affaire à des psychopathes, à des fous-furieux, à des meurtriers le plus souvent, alors, ce n'était certainement pas un élève bourré, et encore moins Garner, qui allait lui donner du fil à retordre. La Serdaigle avait retenu son envie de soupirer de façon ostentatoire lorsque Garner avait ouvert la bouche pour s'adresser à elle avec toute la stupidité dont il était capable, laquelle était, semble-t-il, exacerbée par les effets de l'alcool. Quand on disait que l'alcool détruisait les neurones, ce n'était vraiment pas une légende urbaine, la preuve. Garner en avait déjà très peu, il n'avait réellement pas besoin de les malmener davantage. Puis même. Elle ne pouvait pas se permettre de faire une remarque acerbe sur ce dernier point, ce n'était pas équilibré. Une joute verbale, quelle qu'elle soit, était bien plus amusante, bien plus enrichissante lorsque les deux adversaires étaient à égalité, en plus d'être en possession de tous leurs moyens. Dans le cas présent, le combat était déséquilibré, et allait jouer clairement en la défaveur du rouge et or, qui, une fois les effets de la gueule de bois estompés, allait amèrement regretter toutes les conneries qu'il avait pu débiter pendant son état de transe, si on pouvait appeler les choses ainsi.

Encore que. Erin n'était pas encore au bout de ses surprises. Dire qu'elle avait trouvé ça fortement suspect que Théo Garner soit brusquement ravi de la voir, elle n'avait encore rien vu, malheureusement. Elle les avait attendues, ses explications. Bien entendu, il était hors de question qu'elle laisse passer ça une fois encore, elle ne pouvait décemment pas faire preuve d'indulgence dans ce cas là. Théo Garner, étant en état d'ébriété avancé, il était clairement en infraction, et il avait plutôt de la chance dans son malheur d'être tombé sur elle. Erin, en tant que préfète, ne pouvait pas retirer de points, elle pouvait simplement mettre des retenues mais s'il était tombé sur McGonagall ou pire, Rogue, Erin pouvait mettre sa main à couper que demain, il ne sera plus là pour en parler. Il pouvait certes s'estimer chanceux mais ce n'était pas non plus une raison pour croire qu'elle allait l'épargner sur ce coup. Il se mettait le doigt dans l'oeil. Surtout que, tout ivre qu'il était, il commençait à débiter tout un lot d'insanités, au lieu des explications attendues. Erin faillit s'étrangler en entendant le petit discours incohérent de Garner, et d'un geste vif, elle avait retiré sa main sans autre forme de procès. Non mais pour qui se prenait-il ? Ils n'avaient jamais été intimes, d'une quelconque façon, pas même amis, alors d'où il se permettait de lui prendre la main ? La préfète recula d'un pas, écoeurée, son visage affichant clairement son dégoût. Elle se sentait particulièrement offensée par les paroles irrespectueuses du Gryffondor. N'importe quelle pintade aurait gloussé comme une tarée en entendant un garçon la complimenter de cette façon, mais Erin n'était pas n'importe quelle pintade et elle trouvait cela inacceptable. On avait plutôt tendance à dire d'elle qu'elle était jolie, ou mignonne, mais pas sexy. Sexy, ça avait une connotation assez vulgaire, qui pouvait convenir à une catin et non pas à une respectable préfète, élève de septième année de surcroît. Il pouvait toujours rêver, pour sa trêve. Il l'avait insultée deux fois de suite, et il voulait qu'ils fassent une trêve ? Elle n'était pas Mère Teresa, non plus, qu'il se l'enfonce dans sa tête de pioche une bonne fois pour toutes.

«  C'est hors de question ! » martela Erin avec humeur, tout en désignant d'un index rageur son interlocuteur. « Toi, tu me suis, et sans faire d'histoire. Tu vas aller dessaouler quelque part pendant que je réfléchis si je dois parler de ton cas à quelqu'un de plus haut placé ou non. »

Et à dire vrai, elle n'était pas vraiment enchantée à l'idée de passer quelques instants supplémentaires avec un garçon ivre mort. Qui sait ce qui pouvait se passer dans sa tête, hein ? Néanmoins, Erin rangea sa baguette, non pas parce que Garner le lui avait demandé, mais parce qu'elle n'avait vraiment pas l'intention de s'en servir, et de toute manière elle espérait vraiment ne pas devoir en arriver là. Implicitement, Erin venait de conclure avec Garner une clause de confiance. Elle acceptait de se délester de sa précieuse baguette s'il ne faisait rien de son côté qui soit susceptible de lui nuire, sinon, elle n'hésitera pas à s'en servir. Et ce, même si les forces étaient déséquilibrées, et même si c'était déloyal. Si elle devait recourir à la manière forte pour le maîtriser, elle le ferait. Certes, ils n'avaient pas le droit d'utiliser la magie dans les couloirs, et encore moins les uns contre les autres -c'était bien des manières de mangemorts, tout ça ! - mais si jamais elle avait des problèmes avec ça, elle pouvait toujours plaider la légitime défense.

« Alors mon cher Théo. » reprit Erin, un sourire féroce accroché aux lèvres, tandis qu'elle s'était retournée pour faire face au prisonnier. « Qu'est-ce que tu préfères ? Le professeur Rogue, ou le professeur McGonagall ? Il serait peut-être temps de te décider, nous n'avons plus beaucoup de temps avant d'arriver au château, et quand nous serons à l'intérieur, il n'y aura plus de retour en arrière possible. Je suis gentille, tu vois, je te laisse choisir. »

Il l'avait traitée de mégère ? Il allait voir ce qu'elle comptait lui faire, la mégère. De toute manière, il était hors de question qu'elle se montre gentille et mielleuse pour lui démontrer qu'il avait tort, il en allait de son autorité. Car si elle se mettait à faire des fleurs les uns aux autres, elle allait pouvoir s'asseoir sur son autorité. Et elle ne voulait pas perdre sa crédibilité auprès de Garner, son orgueil personnel ne s'en remettrait sûrement pas. Quitte à jouer un rôle, même si le rôle en question n'était pas particulièrement seyant, autant le jouer jusqu'au bout. De son côté, Erin avait déjà choisi. Dans le pire des cas, elle appellerait le professeur McGonagall à la rescousse, parce qu'elle n'avait vraiment pas envie d'être confrontée au terrible professeur. À moins qu'elle ne fasse appel à Slughorn, finalement, parce que l'enjeu était tout aussi important. Si Slughorn le voyait dans cet état, pour sûr qu'il perdrait sa crédibilité auprès du professeur de potions, ce qui pouvait finalement lui coûter sa place dans son précieux club...après tout, certains tueraient pour avoir leur place dans le fameux club de Slug'. Alors, Théo ? Quelle punition te paraît la plus douce ?

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MessageSujet: Re: [Mars 1997] Remontrances alcoolisées. Dim 17 Mar 2013 - 19:23

    Face à un cerveau aussi perspicace que Van Hall, il était déjà bien difficile en temps normal de sauver sa peau en la leurrant d'une quelconque façon. Alors, avec le cerveau embrumé et les idées confuses, c'était mission impossible d'espérer pouvoir semer le doute dans son esprit. Pendant un moment, il avait bien songé à faire un peu d'humour, mais ce n'est pas la préfète Tali Hudson ou Charlotte Wells qu'il avait devant lui. Elle, c'était la vieille mégère de Serdaigle. La grincheuse, l'enquiquineuse, celle qui passait plus de temps en compagnie des parchemins et des vieux bouquins plutôt qu'en présence de véritables personnes. Oui, pas de chance pour lui, il était tombé face à la pire préfète qui soit. La seule solution envisageable pour Théo en cet instant avait donc été de la prendre par les sentiments pour tenter de l'amadouer. Il ne demandait pas grand-chose, juste une petite exemption de peine en échange d'une balade en charmante compagnie. N'importe quelle fille un tant soi peu sensée aurait sauté sur l'occasion, non? Après tout, Olivia Richester - qui n'était pas mal non plus dans le genre enquiquineuse bornée - avait bien été charmée à l'époque. Bon, c'est vrai que maintenant elle lui vouait une haine féroce, mais qu'importe, il avait réussi à l'amadoué à un moment donné et c'est ce qui comptait. Alors, pourquoi pas Van Hall? Pourquoi? Tout simplement parce que les petits verres ingurgités avec ce cher James lui avaient fait oublié l'essentiel : on ne pouvait PAS amadouer Erin Van Hall. Erin Van Hall c'était la fille intraitable par excellence qui était blindée à tout argument. C'était un petit dragon qui ne s'arrêtait de cracher du feu que quand la mort l'emmenait. Mais, jusqu'à preuve du contraire, le Gryffondor n'avait pas l'étoffe d'un meurtrier (bien que tuer Cleaver ou Faust lui était plusieurs fois passé par la tête) si bien qu'il se retrouvait bel et bien dans la panade la plus totale…

    N'empêche, la Serdaigle exagérait un tantinet. Il lui avait simplement pris la main et prononcé quelques paroles gentilles et voilà qu'elle le regardait d'un air horrifié comme si elle avait affaire à la pire espèce qui soit. Non mais vraiment, il lui en fallait peu pour s'offusquer. C'est à se demander comment Sean machinchose avait pu lui mettre le grappin dessus. Bon, le regard passe encore, mais voilà maintenant qu'elle se mettait à lui hurler dessus sans aucune cérémonie.


    « Je trouve ça marrant! Un index en général ça parait ino-inoffensif, mais le tien y parait vachement agressif. J'sais pas c'que tu lui donnes à manger, mais tu devrais lui dire d'se calmer parce que ça s'fait pas d'pointer les gens du doigt comme ça. Heureusement qu'toi et moi on s'connait parce qu'on peut facilement prendre peur face à c'doigt-là. Et faut croire que c'est contagieux, parce que tes yeux ben… ils sont vachement mauvais aussi. Non sans rire! D'ailleurs, ça m'fait penser à cette chanson tiens! Attends, comment ça marche encore? Ah ouais je me rappelle…♫ Elle a les yeux revolver, elle a le regard qui tue. Elle a tiré la première, m'a touché, c'est foutu ♫. »

    « Toi, tu me suis, et sans faire d'histoire. Tu vas aller dessaouler quelque part pendant que je réfléchis si je dois parler de ton cas à quelqu'un de plus haut placé ou non. »

    « Tout ce que tu veux ma douce. Je te suivrais où tu veux! »


    Tandis que la Serdaigle, sans un mot, se triturait les méninges pour lui trouver sans aucun doute le pire supplice qu'il soit, Théo la suivit en chantonnant une chanson moldue dont sa mère était fan et qui selon lui se prêtait bien à cet instant.

    « ♫ Chez moi les forêts se balancent
    Et les toits grattent le ciel
    Nanananana
    J’irai où tu iras, mon pays sera toi
    J’irai où tu iras qu’importe la place
    Qu’importe l’endroit ♫»

    Pour l'instant, l'alcool le maintenait dans une douce insouciance et il ne pensait pas encore à ce que cette histoire risquait de lui apporter comme ennui. La seule chose dont il avait néanmoins conscience c'est qu'Erin était un sac d'ennuis dont il devait se débarrasser. Une sorte de sac de linge sale si vous voulez… S'en débarrasser, oui, mais comment? Alors qu'Erin se retournait vers lui, il lui adressa son plus beau sourire. Qu'est-ce qu'elle lui demandait au juste? De choisir entre McGonagall ou Rogue?

    « T'es sûre que j'peux pas plutôt choisir la prof de divination? Elle est top canon elle et ça me dérangerait pas qu'elle me dévore tout cru si tu vois ce que je veux dire. Bon Ok, OK. Range tes revolvers, j'irais chez la vieille chouette. Allez, ouvre-moi le chemin ma douce et mes pieds suivront les tiens. »

    Complètement hermétique au regard assassin de la Serdaigle, Théo haussa les épaules et reprit sa marche. Il était temps de se débarrasser du linge sale. Allez, il allait compter jusque 20 dans sa tête puis il foncerait. Un… deux…trois…quatre…cinq… Mince, voilà qu'elle se retournait à nouveau avec son regard obsessionnel. Bon allez, on recommence. Un… deux…trois…quatre… oh et après tout, tant pis… N'essayant même pas d'être discret, Théo fit demi-tour et se mit à courir comme un dératé en direction du lac. Le problème, c'est qu'il n'est guère facile de courir lorsque le sol tangue déjà dangereusement. Mais qu'importe, cours Garner, cours! Avec un peu de chance, la fille te courra après. Or, que peut-on espérer de mieux qu'une fille qui nous court après quand on s'appelle Théo Garner?


    [HJ: désolée, c'est pas terrible mais je ferai mieux la prochaine fois]

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MessageSujet: Re: [Mars 1997] Remontrances alcoolisées. Dim 24 Mar 2013 - 18:02

La patience d'Erin commençait à s'émousser sérieusement, et Garner ne faisait rien pour l'aider à rester calme, bien au contraire. En fait, il semblait à la préfète que le sort s'acharnait contre elle. Elle pensait que le Gryffondor avait déjà touché le fond, mais non, il creusait encore. Elle avait droit à du Théo pur jus, dans toute sa splendeur, mais aussi dans toute son horreur. Elle ignorait que le jour de son anniversaire avait été avancé, c'était vraiment le bouquet. Et quel cadeau c'était ! Enfin, cadeau, c'était vite dit, cette rencontre fortuite dans le parc de Poudlard avait tout l'air d'être un cadeau empoisonné. En ce moment précis, la Serdaigle s'était mis en tête d'apporter le scélérat à un professeur, au point même qu'elle lui avait demandé de choisir qui, de Rogue ou de McGonagall allait s'occuper de son cas. Elle lui avait laissé le choix dans élan de clémence particulièrement intense, mais à présent qu'il continuait à déblatérer ses sottises, elle commençait sérieusement à regretter. Et si elle finissait par payer les conséquences de son laxisme, hein ? Elle aurait dû choisir Rogue. Certes, c'était cruel de prendre cette option, mais au moins, ça lui aurait fait les pieds, et elle aurait été certaine qu'il ne recommencerait plus. Cela dit, McGonagall était censée être impartiale et juste, même lorsque les jeunes malfrats étaient des élèves appartenant à sa propre maison. Preuve en est, il lui est déjà arrivé de retirer cent-cinquante points aux Gryffondor en une nuit parce qu'elle avait surpris Potter et compagnie rôder dans les couloirs après le couvre feu. Rogue, lui, était connu pour avantager, même imperceptiblement les élèves de sa propre maison. Partant de là, il était logique de penser que les élèves appartenant à la maison ennemie allaient prendre cher, très cher. Donc, peut-être qu'avec McGonagall l'addition risquait d'être salée, mais avec Rogue, ça allait être pire. Il était même capable de mettre Garner en retenue jusqu'à la fin de l'année si le cœur lui en disait. Remarque, qu'il soit en retenue tous les soirs allait sûrement l'empêcher de se mettre de nouveau dans des états pareils. Autrement dit, le mettre au frais reviendrait à rendre un grand service à toute l'équipe pédagogique de Poudlard, préfets compris, qui n'auraient plus jamais à s'occuper d'un cas pareil puisqu'évidemment, la punition infligée le serait à titre d'exemple. Pour l'exemple, c'était tout à fait ça. La sanction la plus appropriée à ce type de situation se devait d'être d'une particulière sévérité pour qu'elle ait, à terme, un effet dissuasif, car force était de constater que le règlement de l'école était loin d'être respecté par tous les élèves, et la simple perspective de se retrouver en retenue ne suffisait pas à refréner les ardeurs de certains.

Enfin, il était temps que le carnage cesse. Elle en avait plus qu'assez de l'entendre brailler des choses sans queue ni tête, et un Théo Garner en train de s'égosiller – chanter supposait d'émettre des notes mélodieuses et harmonieuses, ce qui n'était vraisemblablement pas le cas ici – ce n'était pas franchement beau à voir. La préfète tâchait alors de prendre son mal en patience, fort heureusement, ils n'étaient plus très loin de l'école. Elle stressait à l'avance d'être vue en compagnie d'un tel hurluberlu, car évidemment, elle allait se taper la honte de sa vie en le traînant dans toute l'école par la peau du dos. S'il continuait de brailler ainsi, ils couraient droit à la catastrophe. Erin était presque en train de prier pour trouver l'un des deux professeurs susmentionnés par hasard pour qu'elle n'ait pas à les chercher. Cette histoire commençait vraiment à l'agacer. Finalement, Théo formula son choix, ce qui surprit quelque peu la préfète. À dire vrai, elle n'attendait même pas une réponse, simplement parce qu'elle n'était pas sûre que Garner percute correctement ce qu'elle était en train de dire. Non pas qu'il soit particulièrement abruti – encore que, cette dernière hypothèse était très discutable – mais mettez côte à côte une personne sobre et une personne fortement alcoolisée et vous obtiendrez un dialogue de sourds. En fait, Erin mourait d'envie de lui jeter un silencio, ne serait-ce que pour qu'il s'arrête de geindre ainsi, mais ce n'était pas très légal comme méthode alors elle s'en abstenait. Elle ne souhaitait pas non plus que la situation se retourne contre elle, en tant que dépositaire de l'autorité au sein de cette école, elle savait pertinemment que jeter des sorts à ses camarades en dehors des cours prévus à cet effet était totalement interdit. Or, elle se trouvait dans le parc de Poudlard, en compagnie d'un aliéné, certes, mais dans le parc tout de même, et un tel geste pourrait être assimilé à faire usage de la magie dans les couloirs, infraction qui était punissable. Donc, elle gardait sagement sa baguette dans sa manche, tout en se demandant si elle ne pouvait tout de même pas plaider la légitime défense, car elle n'était qu'une fille, et face à un mec bourré elle était clairement en position de faiblesse.

«  Non, nous n'irons pas voir le professeur Querida. » trancha la préfète, laissant poindre son agacement dans le ton qu'elle prenait. « Peu importe qu'elle soit canon ou pas, au cas où tu aurais oublié mon cher Garner, les relations entre élèves et professeurs sont strictement interdites. Et si tu veux mon avis, tu ferais mieux de te tenir à carreaux, si tu vois ce que je veux dire. »

Et s'il ne voulait pas de son avis, ça revenait au même, Erin l'avait donné quand même. Elle n'avait d'ailleurs pas pu s'empêcher de faire la morale au Gryffondor, lui rappelant certains points du sacrosaint règlement qu'il semblait avoir oubliés au vu de son discours pour le moins graveleux. Puis même, Erin n'avait pas besoin de savoir ce qui se passait dans la tête de Garner, et encore moins dans ses fantasmes, elle ne tenait pas à être traumatisée jusqu'à la fin de ses jours.

« Et puis » reprit-elle, toujours aussi sèchement, « sois gentil, épargne moi tes fantasmes, je n'ai pas envie de faire des cauchemars toutes les nuits. C'est déjà traumatisant de t'entendre chanter, alors autre chose, je n'ose même pas imaginer. »

Pour appuyer ses dires, la préfète esquissa une petite moue dégoûtée tout en continuant à avancer vers leur destination, sans jamais lâcher Garner du regard au cas où il aurait décidé de la semer. Non pas qu'avoir Garner dans son champ de vision soit quelque-chose de particulièrement plaisant, au contraire, moins elle le voyait, mieux elle se portait, mais si elle voulait l'amener à un professeur, autant qu'il reste là, dans les parages, car de toute évidence, ce serait dommage s'il venait à filer. Aussi avait-il choisi McGonagall. Soit. Bon, d'un côté, ça ne l'arrangeait pas vraiment puisque le bureau de la directrice adjointe de Poudlard était situé beaucoup plus loin que celui du terrifiant professeur de défense contre les forces du mal mais d'un autre côté, elle n'avait pas forcément envie de voir Rogue non plus, Erin préférant nettement McGonagall. Bien. À présent que c'était dit, il n'y avait plus qu'à espérer qu'ils croiseraient le moins de monde possible, car Garner s'était suffisamment donné en spectacle comme ça. Erin allait avoir l'impression de traverser un véritable champ de mines. Sauf que...

« Eh, toi, reviens ici, je ne t'ai pas autorisé à filer ! » l'interpella la Serdaigle alors que Garner venait de filer, sans crier gare.

C'était à croire qu'il cherchait vraiment les ennuis, celui-là. Voilà qu'il osait défier l'autorité d'une préfète de Poudlard, ça allait lui coûter cher. D'un côté, Erin n'avait pas spécialement envie de lui courir après – d'ici à ce qu'il se mette en tête qu'elle avait une espèce de béguin stupide pour lui, il n'y avait pas loin et c'était tout simplement hors de question qu'il se mette à penser ça – mais d'un autre côté, Erin n'avait pas non plus envie de le laisser filer, elle comptait bien le ramener à McGonagall de gré ou de force. Alors, la préfète s'élança à la suite du fuyard. Manque de chance pour Garner, Erin était une fille sportive, elle n'allait pas abandonner la partie de sitôt. Elle hésita même à sortir sa baguette et mettre son plan à exécution. Elle n'aimait pas spécialement faire ça, mais aux grands maux les grands remèdes, disait-on, alors elle avait moins de scrupules à enfreindre le règlement puisqu'il était clair que cette infraction avait pour finalité de faire respecter le règlement en question. Elle était même prête à le bombarder de sortilèges si besoin était.

« Stupéfix! » lança la préfète sans chercher plus que ça à viser, priant tout de même pour que le sort atteigne sa cible.

Au besoin, elle allait ressortir les petrificus totalus et autres maléfices d'entrave. Malheureusement pour Théo Garner, Erin Van Hall était une Serdaigle, et en tant que Serdaigle accomplie, Erin maîtrisait bien la plupart des sortilèges qu'ils avaient étudiés jusqu'alors. Il ne tenait qu'à elle de ressortir toute la panoplie des sortilèges d'attaque si Théo ne s'arrêtait pas de courir incessamment sous peu.


[HJ: je te laisse la possibilité d'esquiver le sortilège ou non ;) ]

_________________
 

Mais je me lâche la main, je m'éloigne de moi, je me retrouve au matin, sur la mauvaise voie, quand on se perd en chemin, comment venir à bout, de ces efforts inhumains, qui nous mènent à nous?  
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MessageSujet: Re: [Mars 1997] Remontrances alcoolisées. Mar 6 Aoû 2013 - 12:20


    Parfois, les coïncidences nous jouent un drôle de tour, comme si au fond elles ne visaient qu'à se jouer de nous. A une minute seulement, les chemins du destin peuvent être totalement différents de ceux qui ont été arpentés. Imaginons ce qui se serait passé par exemple si Théo était arrivé soixante secondes plus tard devant ce café de Pré-au-Lard. Il n'aurait sans doute pas été amené à croiser la route de ce bon vieux James. Or, sans cette rencontre fortuite, il n'aurait pas flirté trop dangereusement avec les fonds de bouteilles et ne se serait donc pas retrouvé dans un état lamentable.
    De même, qu'aurait-il bien pu se dérouler si, au lieu d'aller faire un tour dehors, le rouge et or avait plutôt décidé de monter directement dans sa salle commune sitôt revenu de Pré-au-Lard? Peut-être aurait-il croisé un professeur en route, mais peut-être aussi serait-il, en ce moment-même, simplement installé bien peinard dans un fauteuil de sa salle commune, attendant sagement que son taux alarmant d'alcoolémie baisse. Peut-être même que Tori n'aurait pas été loin, qu'ils seraient plongés en pleine discussion à l'heure actuelle et qu'il y aurait eu du rapprochement dans l'air. Bon, il faut admettre que cette dernière idée était très incertaine, improbable même. Mais improbable ne veut pas dire impossible.

    Toujours est-il que le destin, son destin, avait prévu d'autres desseins pour lui aujourd'hui. Peu enclin à lui donner l'opportunité d'être en charmante compagnie, il s'était plutôt arrangé pour le fourrer dans de sales draps. Résultat, voilà qu'il était en train de courir comme un dératé sans d'autre objectif que de semer au plus vite le sac d'ennuis qui lui était tombé dessus. S'il croyait, au fil des mètres, augmenter ses chances de se sortir des griffes de miss préfète fouteuse d'emmerdes, c'était trop en demander à sa  soi-disant bonne étoile. En effet, cette dernière trouvait sans doute que la fuite était une issue trop facile et avait donc décidé de semer un petit obstacle sur sa route…

    Racine, grosse flaque, pierre… Théo n'eut pas vraiment conscience de l'obstacle rencontré par son pied durant sa course. De même, c'est à peine s'il sentit son corps basculer et tomber lourdement au sol. En revanche, ce dont il prit parfaitement conscience, c'est de cet éclair lumineux qui passa juste au-dessus de sa tête. Un éclair qui l'aurait atteint de plein fouet s'il n'était pas tombé  plus tôt. Finalement, peut-être que sa bonne étoile n'était pas si mauvaise que ça dans son travail…

    Un peu assommé autant par l'impact que par sa course (qui ne l'avait pas du tout aidé à dessaouler), Théo resta figé quelques secondes avant de réaliser vraiment ce qui venait de se passer. Cette peste de Van Hall avait osé lui balancer un sortilège pour le stopper dans sa fuite! Quelle traitresse! Bon, il se doutait bien qu'elle chercherait à le rattraper, mais quand même, un sortilège dans le dos ce n'était pas très fair-play! Le rouge est or était encore en train  de maugréer contre la Serdaigle lorsque celle-ci arriva à sa hauteur. Malgré cet échec on ne peut plus cuisant, il eut au moins la satisfaction de constater qu'elle semblait beaucoup moins calme qu'au début de leur rencontre. Elle devait sans doute éprouver beaucoup de difficultés pour se maitriser car, à n'en pas douter, il venait une fois de plus de mettre ses nerfs à rude épreuve. Bien sûr, ce constat était loin d'être réjouissant. En l'espace de quelques minutes, il venait de passer d'une situation alarmante à une situation catastrophique. Cependant, il y avait quand même un point positif à relever dans tout cela. En échappant à ses griffes - enfin quelques minutes du moins - il venait de prouver à Erin qu'elle ne contrôlait pas toujours tout à la perfection. C'était une bien maigre consolation, mais cela l'encouragea tout de même à ne pas courber l'échine. Quitte à être vaincu, autant être vaincu la tête haute!

    Croisant les bras, Théo se refusa à afficher l'air contrit qu'il présentait spontanément à une figure d'autorité dès qu'il se sentait en mauvaise situation. Non, il ne lui donnerait pas cette satisfaction. De toute façon, il savait que la punition était désormais inévitable pour lui. Alors, avant que cela n'arrive, il comptait bien en profiter pour pourrir la vie d'Erin autant qu'elle s'apprêtait à pourrir la sienne. Oui, c'était stupide et même carrément suicidaire mais on ne réfléchit pas à tout quand on a le cerveau imbibé d'alcool et qu'en plus on s'appelle Théo Garner.


    « Me lancer un sortilège alors que je suis de dos, c'est traaaaitre ça mademoiselle la préfète! Traitre. Traitre. Traitre. Et viens pas invoquer la légitime défense machin parce que j'te croirais pas! »

    Un sourire narquois lissa les lèvres de Théo lorsque les yeux de la Serdaigle s'accrochèrent aux siens. Les flammes de la colère semblaient danser dans les iris d'Erin. Beaucoup auraient pu se sentir apeurés par ce regard de feu, mais le rouge et or pour sa part en était plutôt subjugué. Il avait toujours trouvé que certaines filles se métamorphosaient complètement lorsqu'elles se mettaient en colère. Or, il lui apparaissait que la Serdaigle faisait visiblement partie de ce lot.  Elle qui lui semblait si austère et ennuyante en temps normal, voilà qu'il se mettait subitement à la voir sous un autre jour. Oui, c'était à peine croyable mais, tandis qu'il la détaillait sans l'écouter, voilà qu'il se mettait à détecter chez elle un petit côté sexy. Tout à l'heure, il avait affirmé cela sans y croire vraiment, juste pour l'énerver, mais cette fois il le pensait sincèrement: Erin avait un certain charme en cet instant. Bon, elle était loin d'arriver à la cheville de Tori ou d'Eleana, mais quand même,  pour la première fois depuis qu'ils se connaissaient, il voyait une fille mignonne en face de lui et non pas une simple emmerdeuse. L'alcool obscurcissait-il son jugement ou, au contraire, lui permettait-il de voir ce qu'il ne voyait pas en temps normal?

    Comme l'idée de trouver Erin séduisante lui semblait effrayante, Théo entreprit de se changer les idées en portant son attention sur son genou droit qui le brûlait. Peu attentif à ce que la Serdaigle disait ou faisait, il mouilla son index et entreprit de nettoyer la plaie avec celui-ci ce qui ne manqua pas de lui arracher une grimace. Il subissait enfin le contrecoup de sa chute et il s'avérait que celle-ci était loin d'avoir été délicate. Un coup de baguette aurait pu régler cette légère blessure et ses quelques éraflures en quelques secondes, mais en cet instant il doutait fort de pouvoir réussir à lancer le moindre sortilège, même le plus basique. Au bout d'une dizaine de secondes, il releva le regard en direction de la jeune fille et secoua la tête avec force.


    « Tu peux me servir tous les discours morali…moralisateurs que tu veux, ça m'est com-plè-te-ment égal. J'ai pas l'intention de bouger d'ici. Non, c'est décidé j'bougerai pas de là. En fait c'est simple… tu vois les arbres là-bas? Ben dis-toi que je suis comme eux à partir de maintenant. Ouais, je suis planté dans le sol!  »

    Pour confirmer ses dires, Théo s'allongea sur le sol, glissa les mains jointes sous sa nuque et leva les yeux vers le ciel.

    « N'empêche, t'as vraiment pas envie de venir t'installer près d'moi? Mets-toi à l'aise comme moi et on s'imaginera qu'on regarde les étoiles. Et si t'es toujours décidée à faire ta mauvaise tête, ben tant pis je te retiens pas alors hein…»
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MessageSujet: Re: [Mars 1997] Remontrances alcoolisées. Jeu 2 Jan 2014 - 12:09

Qu'on se le dise, Erin n'était pas nécessairement encline à recourir à ce genre de méthodes. D'habitude, elle se battait à la loyale, mais dans cette situation plus que pénible, elle venait d'appliquer l'adage nécessité fait loi. Aussi n'avait-elle eu – presque – pas de scrupules lorsqu'elle avait dégainé sa baguette afin de coincer Garner une bonne fois pour toutes. S'il n'était pas disposé à coopérer, très bien, elle allait employer la manière forte, et elle était prête à parier que ça n'allait pas du tout plaire au Gryffondor, bien au contraire. Et si un simple stupéfix ne suffisait pas, ce n'était pas non plus un problème, elle ne se gênerait pas pour utiliser d'autres sortilèges beaucoup moins gentils. Aussi sinueux que le chemin puisse être, elle était certaine de sa destination, Garner était coincé, elle l'amènerait à Rogue ou à McGonagall – le premier qu'elle rencontrerait sur son chemin. Peu importe qu'il fut conscient ou non lorsqu'elle amènerait ce malotru aux professeurs, elle n'hésiterait pas à l'assommer pour le neutraliser. Erin avait certes beaucoup de patience, elle n'était pas du genre à se laisser facilement impressionner, mais comme tout à chacun, sa patience avait des limites et les limites en question venaient d'être atteintes. Pourtant, elle s'efforçait d'arborer un masque d'impassibilité, comme indifférente au regard outré du Gryffondor, ainsi qu'à ses reproches. Elle se contentait simplement de hausser un sourcil, mi perplexe, mi sarcastique. Cela faisait-il d'elle une traîtresse ? Foutaises ! Erin avait sa conscience pour elle, il n'y avait aucun crédit à accorder aux propos d'un élève ivre-mort qui ne faisait que déblatérer des bêtises depuis tout à l'heure. Quand même, ce qu'il était en train de dire, là, en ce moment précis, c'était quand même le pompon. Erin n'avait jamais eu affaire à un tel concentré de stupidité. En même temps, c'était de Garner dont on parlait, et on ne lui avait jamais demandé d'être intelligent. D'ailleurs, Garner et intelligent étaient deux notions clairement incompatibles entre elles. Elle se garda cependant d'en faire la remarque, se contentant de le fixer d'un air qui se voulait menaçant, sa baguette toujours pointée sur lui, prête à recommencer s'il ne se taisait pas bientôt. Elle était clairement en position de force, et il était clairement dans l'intérêt de Garner qu'il cesse immédiatement de faire le mariole – il serait dommage d'aggraver son cas et de faire perdre des points aux Gryffondor, n'est-ce pas ?

« Tu m'en diras tant. » soupira la préfète en levant les yeux au ciel. « Considère cela comme un avertissement. Je n'hésiterai pas à lancer d'autres sortilèges si tu ne te montres pas un tant soit peu coopératif...et crois moi, ces sortilèges seront bien différents d'un simple stupéfixes. Ne t'avises surtout pas de me provoquer encore une fois. »

Ou il verrait de quel bois elle se chauffe. Le ton de la préfète se voulait menaçant, un poil intimidant. Peu importait le temps que ça lui prendrait, elle finira bien par le faire plier, ce n'était qu'une question de minutes avant qu'il n'abdique pour de bon. Quitte à ce qu'il mette son orgueil dans sa poche, autant que ce soit de façon volontaire et non pas contraint et forcé, n'est-ce pas ? Encore une fois, Erin lui laissait le choix, même si ce choix, en soi, n'était qu'une illusion. Certes, l'issue de l'échange était certaine, mais il pouvait quand même éviter une humiliation. En ce qui la concernait, la Serdaigle n'aimerait pas être menée à la baguette – au sens littéral, cette fois – au vu et au su de tout le monde. Pire encore, elle n'aimerait pas avoir à subir un sortilège de lévitation parce qu'elle était incapable de tenir sur ses deux jambes. Si Garner voulait être autre chose qu'un déchet aux yeux des autres, soit, il avait désormais les cartes en mains. Encore faut-il qu'il prenne la bonne décision, ce qui pour l'instant était fortement compromis au vu de son taux d'alcoolémie plutôt élevé. Et voilà qu'il se mettait à déblatérer tout un tas d'inepties. Erin leva à nouveau les yeux au ciel, complètement blasée. Ou navrée, elle ne savait pas trop. En fait, Garner lui faisait pitié tant il était pathétique en cet instant, mais elle préférait mourir plutôt que l'avouer. N'était-elle pas censée être la préfète impitoyable et incorruptible ? Ce n'était pas le moment de fléchir, ni même de faire montre d'un peu de compassion, car cela la mènerait tout droit à sa perte. Et si cela devait arriver, elle en entendrait très probablement parler jusqu'à la fin de sa scolarité. D'où l'intérêt de se montrer inflexible. Ce n'était pas très compliqué, Erin était plutôt douée pour ça. Enfin, en théorie, car il s'agissait maintenant de reprendre le contrôle de la situation, ne pas montrer qu'il avait réussi à l'ébranler. Il n'entendait pas bouger de là ? C'est ce qu'on verra. Encore une fois, Erin n'hésiterait pas à recourir à la force si nécessaire.

« Tu connais l'histoire du chêne et du roseau ? » questionna Erin, tout en dardant son regard sévère sur le malheureux qui était toujours au sol. « Le chêne, grand et fort, résiste à toutes les tempêtes, même les plus puissantes, mais il arrive forcément un jour où il va se faire déraciner. Le roseau quant à lui, plie mais ne se rompt jamais. C'est à toi de voir si tu veux être le chêne ou le roseau, sachant que n'importe comment, tu ne resteras pas ici. Tu n'es pas en état de négocier. »

En fait, il n'était pas en position de négocier tout court. Il n'était jamais bon de fanfaronner face à une figure de l'autorité, fût-ce un préfet. Un préfet ne pouvait certes pas enlever de points – sinon, cela donnerait lieu à de nombreux abus, chaque élève étant un tant soit peu impliqué dans la course à la coupe des quatre maisons – mais il pouvait quand même donner des retenues, comme n'importe quel professeur et membre du personnel. De plus, la nature de la retenue et sa durée relevaient de l'entière discrétion de celui qui la donnait, aussi n'hésiterait-elle pas à le coller pendant toute une semaine si besoin est, même si elle avait clairement d'autres choses à faire que de surveiller cet abruti – d'autres se feraient une joie de le faire, elle en était certaine. Erin faisait tourner sa baguette entre ses doigts, comme si elle réfléchissait aux sorts qu'elle était susceptible d'utiliser contre lui. Elle pourrait d'abord lancer un incarcerem pour le ligoter, puis un silencio pour le faire taire – autant éviter de l'entendre brailler lorsqu'elle utiliserait un wingardium leviosa pour le transporter jusqu'au bureau d'un des deux professeurs susmentionnés. Oui, le ligoter puis le faire taire, c'était une excellente idée. Au moins, muet, il cesserait d'être usant, et cela ferait vraiment du bien aux oreilles de la préfète, qui saignaient à force d'entendre de telles âneries.

« et non, je n'ai vraiment pas envie de venir m'installer près de toi, j'ai d'autres choses à faire, figure-toi. Contrairement à toi, j'ai des obligations, tu saisis ? » En fait, elle n'était même pas certaine qu'il sache ce que le terme obligations signifiait. « Je n'ai pas toute la journée, alors si tu as un tant soit peu d'intelligence, ce dont je doute fortement, tu ferais mieux de ne pas aggraver ton cas, et de te lever, si tu vois ce que je veux dire. »

Et s'il ne voyait pas, ce n'était vraiment pas un problème, elle pouvait très bien lui tirer dans les pattes – au sens littéral, encore une fois – pour le contraindre à bouger de là. En plus, ce serait très amusant de le voir sauter d'un pied à l'autre pour esquiver ses sortilèges, encore plus lorsqu'on savait qu'il peinait vraiment à tenir sur ses deux jambes.

« On va faire un jeu. » dit-elle, d'un ton décidé. « ça s'appelle esquiver les sortilèges. ça te parle ? Si non, laisse moi expliquer ces quelques règles. Tout ce que tu auras à faire, c'est de courir pour éviter tous les sorts que je te lancerai, sinon, tu te retrouveras le nez par terre. Et pour que cela soit plus motivant pour toi, imagine qu'à chaque chute, Gryffondor perd dix points. Ou peut-être plus, c'est pas à moi de décider. Ce serait dommage que tes camarades t'en veuillent à mort de les avoir fait perdre la coupe, n'est-ce pas ? »

Erin avait toujours sa baguette pointée sur lui. Elle arriverait à le faire bouger de là, ce n'était qu'une question de minutes désormais. À nouveau, elle fit tourner le précieux bout de bois entre ses doigts. Elle était prête à marquer le départ de ce jeu sordide. Qui sait, peut-être que présenter les choses sous un angle ludique allait décider ce crétin à se lever une bonne fois pour toutes. Sauf que ce n'est pas lui qui la suivrait, mais plutôt elle qui le suivrait...puisqu'il serait obligé de la fuir.

« à vos marques... » commença Erin, en levant sa baguette vers le ciel. « Prêt...PARTEZ ! »

Une étincelle rouge sortit de sa baguette, suivie d'une légère détonation. Le signal venait d'être lancé. Théo n'avait plus beaucoup de temps pour se lever et commencer sa course folle vers le château. Ça ne tenait qu'à lui s'il voulait sauver sa peau. Elle ne lui ferait pas de cadeaux, la plaisanterie avait assez duré.

_________________
 

Mais je me lâche la main, je m'éloigne de moi, je me retrouve au matin, sur la mauvaise voie, quand on se perd en chemin, comment venir à bout, de ces efforts inhumains, qui nous mènent à nous?  
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MessageSujet: Re: [Mars 1997] Remontrances alcoolisées. Mar 25 Fév 2014 - 23:35

A la place d’Erin, plus d’une figure d’autorité aurait déjà fini par exploser sous le coup de la colère et de l’exaspération. Il est vrai qu’à cet instant, le Gryffondor méritait amplement une bonne paire de baffes. Si pas deux ! Qui sait, à défaut de le dégriser, une claque vigoureuse aurait peut-être pu aider à remettre quelques neurones en place. Malheureusement, si neurones il y avait encore, en ce moment ils étaient visiblement trop occupés à danser la polka dans une piscine. En fait, plus le temps passait, plus Théo s’embourbait dans sa stupidité. De désolant, on était rapidement passé à affligeant et, plus les minutes se succédaient, plus le constat sombrait en médiocrité. Quand on y regardait de plus près, ce n’était pas le lot d’insanités proférées qui était le plus offusquant ici, mais bien l’attitude narquoise que Théo affichait depuis que la préfète l’avait interpellé. Sourire moqueur au coin des lèvres, attitude nonchalante, ton ironique,… tout en lui respirait la provocation. Et le pathétique…

En temps normal, jamais le rouge et or ne se serait pourtant risqué à pousser le bouchon de l’irrespect aussi loin. Qu’on se le dise, il n’était pas un ange et on ne comptait plus depuis longtemps les fois où il avait dérogé au règlement de l’école. En revanche, s’il y a bien une chose dont il pouvait se targuer c’est que jamais par le passé il n’avait affiché autant d’insolence face à un professeur ou à autre préfet. Il avait beau ne pas avoir la langue dans sa poche, cela ne l’empêchait pas d’être un minimum respectueux envers les autres et plus particulièrement envers ses supérieurs. Question d’éducation, voilà tout.

Mais alors, pourquoi par Merlin commencer aujourd’hui à s’éloigner des principes qui lui tenaient tant à coeur? Devait-on cela à tout l’alcool ingurgité ? Pas seulement… Si son enivrement était en grande partie responsable, il n’aurait pourtant pas été honnête de tout lui mettre sur le dos.
Etait-ce Erin le problème alors? Quand il la regardait, c’est sûr qu’il voyait davantage en elle une casse-pied en chef plutôt qu’une supérieure à respecter. C’était certain aussi qu’il ne la portait pas vraiment dans son cœur depuis qu’elle s’était prise au jeu de lui faire la morale dès que l’occasion s’y prêtait. Malgré ça, on ne pouvait quand même pas dire que tout venait d’Erin.

Si l’alcool et Erin avaient bien sûr contribué, il y avait aussi une autre raison qui justifiait que Théo repoussait autant les limites. L’explication, pas sensée pour un sou, était que cela lui faisait tout simplement un bien fou! Quoi de plus excitant que de jouer avec le feu ? Quoi de plus exaltant que de sentir l’adrénaline couler dans ses veines pile au moment où l’on comprend que l’on s’est mis dans de beaux draps et qu’on ne peut plus faire marche arrière ? Oui, en ce moment, le Gryffondor avait simplement besoin de penser à autre chose, de se sentir vivre à cent à l’heure. Oublier ce maudit Jake, ce traitre de Neville, ce cinglé de Poudlard et tous les autres. Faire abstraction de ses peurs, de ses angoisses et de ses ressentiments le temps d’un court instant. Faire l’impasse sur le raisonnable pour profiter de l’instant présent sans se projeter dans le futur. Sans penser aux conséquences…

Pourtant, des conséquences, il y en aurait. Si à aucun moment la préfète n’avait haussé le ton, ce n’était pas une bonne nouvelle pour autant. En fait, son ton calme et parfaitement maitrisé laissait présager le pire. Jusque-là, il avait réussi à repousser l’échéance de la sanction à venir, mais tout n’était plus qu’une question de temps.

« Tu connais l'histoire du chêne et du roseau ? ».

Etonné, le rouge et or détourna un instant son regard pour sonder le visage de la préfète. Il s’était attendu à ce qu’elle pique une crise au moment où il avait décrété qu’il ne bougerait pas et voilà qu’à la place elle déviait totalement le sujet de la conversation. Etrange, vous avez dit étrange ?
« Pas vraiment. Raconte ! ».

L’espace d’une fraction de secondes, tout naïf qu’il était -  et l’alcool n’avait rien à voir là-dedans - il eut la folle pensée qu’Erin allait finalement se débarrasser de sa tenue de chieuse en chef pour venir s’installer près de lui et lui raconter son histoire d’arbres. Bon, il n’était pas forcément un grand passionné de plantes vertes, mais, après tout ce qu’il lui avait fait endurer, il lui devait bien ça. Hélas, à peine Erin avait-elle ouvert la bouche qu’il devina que cette prétendue histoire cachait tout autre chose. Primo, le récit que lui servait la jeune fille ne ressemblait pas du tout à une histoire. C’était même assez lourd et pas rigolo du tout. Deuxio, elle racontait ça en gardant sa voix de moralisatrice ce qui ne donnait guère envie de l’écouter (enfin, peut-être n’avait-elle pas de talent de conteuse après tout)! Tertio, elle n’avait pas bougé d’un iota, ce qui l’amenait à penser qu’elle n’avait jamais eu envie de partager un moment de complicité avec lui.

Enfin, quoi qu’il en soit, pseudo histoire chiante ou pas, l’ainé des Garner garda ses observations pour lui et fit un minimum l’effort de s’y intéresser. A sa façon…

« Oh! Pauvre chêne! C'est pas cool les tempêtes. Moi j'ai toujours été fasciné par l'été. C'est quelque chose que j'aimerais voir ! Le soleil ! Sa chaleur si douce ! Le beau temps ! »
« Le roseau quant à lui, plie mais ne se rompt jamais. C'est à toi de voir si tu veux être le chêne ou le roseau… « Oui ». « … sachant que n'importe comment, tu ne resteras pas ici. » « Pourquoi? » « Tu n'es pas en état de négocier. »

Haussant les épaules pour marquer son indifférence, le rouge et or prit quelques instants pour réfléchir aux dernières paroles de la Serdaigle. Il ne comprenait toujours pas pourquoi elle venait lui parler de chêne et de roseau à cet instant. Que devait-il déduire de tout ça? Pourquoi devait-il choisir entre le chêne et le roseau ? Elle ne pouvait donc pas lui parler clairement plutôt que de lui à la manière d’un vieux chaman cinglé ?

« Et non, je n'ai vraiment pas envie de venir m'installer près de toi, j'ai d'autres choses à faire, figure-toi. » « Oui, pourquoi? » « Contrairement à toi, j'ai des obligations, tu saisis ? » « Oui. Pourquoi? »

Finalement, tout ça était hautement prévisible. Erin n’était pas une fille divertissante et il avait été stupide d’espérer le contraire. Demander à Erin d’être marrante c’était comme  demander à Jessicayumi d’être discrète ; attendre de Tori qu’elle soit moins séduisante ; exiger de James qu’il tire un trait sur l’alcool ; prier Ethan de ne plus loucher en direction des demoiselles ; implorer Tali de ne plus rien casser, espérer d’Irina qu’elle se mette à sourire de toutes ses dents. Bref, vous l’aurez compris, c’était tout bonnement impossible.

« Je n'ai pas toute la journée, alors si tu as un tant soit peu d'intelligence… « Oui »« …ce dont je doute fortement …» « Pourquoi? » « …tu ferais mieux de ne pas aggraver ton cas, et de te lever, si tu vois ce que je veux dire. »

En fait, non, le problème c’est qu’il ne voyait pas du tout où elle voulait en venir. Elle lui avait déjà servi son lot de menaces et expliqué clairement ce qui l’attendait une fois dans le château. Que pouvait-il craindre de plus ? Baillant à s’en décrocher la mâchoire, le rouge et or s’abstint de tout commentaire et préféra retourner son attention vers le ciel.

« Ouais ouais. Mais maintenant arrête Erin. J'essaye de me concentrer sur l'environnement. Les arbres. Les fleurs. Les insectes. Tous ces êtres vivants qui nous entourent et donc on n'a pas conscience. Bonjour à tous ô gentes peuples des bois.  Ravi de faire votre connaissance ! Je m’appelle Théo et j'aime les gros câlins. Oh Erin! T'as vu ce papillon là bas. Il vient de m'effleurer! Oh ! Il a voulu m'embrasser sur le nez. Moi aussi je vous aime beau papillon! Moi c'est Théo j’ai dit! Et vous, vous êtes? Hé mais partez pas! On n'a même pas eu le temps de faire connaissance! Erin, comment s’appelle le drôle d'animal qui ressemble à papillon mais qui a une tête de scarabée ? Erin? Tu m'écoutes? »


La baguette virevoltant entre ses doigts, l’air déterminé, Erin n’avait visiblement pas suivi ce dialogue délirant. Ou du moins, elle n’en laissa rien paraître. A la place, elle le fixa d’un air étrange, presque effrayant. Finalement, il avait peut-être été trop confiant lorsqu’il s’était dit qu’il n’avait plus rien à perdre. Il n’aimait pas ce regard. Pas du tout.

«On va faire un jeu. » « Oh ! » « Ca s'appelle esquiver les sortilèges. Ça te parle ? » « Bah oui, assez. » « Si non, laisse moi expliquer ces quelques règles. « Aussi. Oh ! Très bien. Ce sera plus facile à retenir ». « Tout ce que tu auras à faire, c'est de courir pour éviter tous les sorts que je te lancerai… ». « Oui. Pourquoi? » « sinon, tu te retrouveras le nez par terre. Et pour que cela soit plus motivant pour toi, imagine qu'à chaque chute, Gryffondor perd dix points. Ou peut-être plus, c'est pas à moi de décider. Ce serait dommage que tes camarades t'en veuillent à mort de les avoir fait perdre la coupe, n'est-ce pas ? »

S’il ne doutait pas un seul instant qu’Erin pouvait mettre sa menace à exécution en lui lançant tout une flopée de sortilèges, il était par contre très sceptique sur le fait qu’elle possédait le pouvoir de lui retirer autant de points qu’elle le désirait. Malgré leur statut privilégié, personne n’ignorait que les préfets n’étaient pas tout puissants et qu’ils étaient sans cesse tenus de rendre des comptes au corps professoral. Par exemple, dans l’optique de pallier à tout traitement de faveur, ils n’étaient pas habilités à retirer des points de maison. Bref, soit elle possédait un pouvoir qu’il ne lui connaissait pas, soit elle bluffait en pensant que l’alcool le rendrait totalement crédule.

Contre tout attente, après un débat intérieur assez intense, le rouge et or obtempéra et se décida à se relever tant bien que mal. Les effets euphoriques de l’alcool commençaient tout doucement à s’estomper et Erin l’avait épuisé. Bref, l’heure était bel et bien venue de retourner au château.

« D'accord, t’as gagné je me lève. J’ai décidé d’être le roseau parce que ça rime avec Théo.

Peu inquiété à l’idée de subir le courroux de la Serdaigle, Théo se releva, lui tourna ostensiblement le dos et, les mains dans les poches, fit mine de repartir d’un pas tranquille en direction du château. S’il était bien décidé cette fois à ne plus prendre la poudre d’escampette, il était par contre hors de question qu’il se soumette aux caprices de la demoiselle en se mettant à courir pour échapper à sa baguette. Libre à elle de lui lancer tous les sortilèges qui lui venaient en tête, il n’avait aucune envie de se prêter au jeu en ce moment. Sa précédente course n’avait pas eu l’effet escompté et il ne se sentait plus en état de se remettre à sprinter.  

Sans prendre la peine de couler un seul regard dans la direction de la préfète, il se remit à chantonner pour se changer les idées et ne pas penser au fait qu’un sortilège pouvait à tout moment lui tomber dessus.


« Avec Van Hall dans les parages, tu peux t’attendre à subir sa rage ! Avec Van Hall à tes côtés, t’es bon pour sauter. Avec Van Hall, c’est direction la geôle. Avec Van Hall, t’es en route pour la taule ! »

Pas dit que la chanson improvisée était ce que l’on trouvait de mieux pour empêcher la préfète d’utiliser sa baguette….
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[Mars 1997] Remontrances alcoolisées.

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