Arrivée un matin du mois de janvier, peu après le retour de Patience à Poudlard, une lettre d'Antonio Spirelli, professeur d'études des runes à l'Université itallienne de magie, rédigée en français.
A Milan,
Le ***ème jour de janvier 1997,
Cher ami,
Les nouvelles que vous m’avez apprises n’ont pas fait une médiocre impression sur mon cœur et s’il est vrai qu’un grand malheur se mêle à votre grand bonheur, je vous conjure de ne considérer que le second sans regarder le premier, auquel il n’est hélas que trop vrai que vous ne pouvez rien. N’épuisez pas vos forces à songer à des choses qui sont hors de votre pouvoir, dans un moment où vous pouvez en faire un si bel usage et s’il nous est permis d’espérer au-delà de nos droits, songez que cet usage même pourrait être le secours qui vous est aujourd’hui si nécessaire. Souvenez-vous encore qu’il n’y a rien qui soit certain et que si cette pensée jette dans le trouble les âmes les plus assurées des jouissances de la vie, elle doit au contraire former dans le vôtre, exposé de toutes parts à tant de vicissitudes, une espérance certaine.
Toutes mes pensées vous accompagnent et je suis, cher ami, votre très fidèle et très dévoué serviteur,
Antonio Spirelli