AccueilPortailFAQRechercherS'enregistrerConnexion

Partager|

Août - Allée des Embrumes - Rencontre inattendue|PV Irina|

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
AuteurMessage
o~ Mangemort ~o
o~ Mangemort ~o
ÂGE: 24
MESSAGES: 164

FEUILLE DE PERSONNAGE

ORIGINE: SANG PUR

MYSTÈRES: Ca vous regarde ?

POINTS PERSONNELS: 600
MessageSujet: Août - Allée des Embrumes - Rencontre inattendue|PV Irina| Mer 2 Mar 2011 - 19:57

Ce jour là, Rabastan avait décidé de se vider la tête. Il ne penserait pas aux missions, ni à son frère, ni a rien, en fait, si ce n'était à son propre bien être. C'était sur cette idée qu'il avait ouvert les yeux et décidé de faire un tour loin de cette ville du nord de l'Angleterre où la pluie tombait avec force, accompagnée de rafales de vent. Il se doutait que vers Portsmouth, un ciel plus clément l'attendrait, aussi, une fois habillé et après un petit déjeuner assez copieux, Rabastan prit la direction de la grande ville portuaire.

Le soleil tapait encore fortement sur sa pauvre boite crânienne, mais les nuages qui se massaient au loin prévoyaient un bel orage pour le début de soirée. Quand Rabastan remarqua cela, il eut un bref soupir de soulagement. Une pareille chaleur, c'était certes bien agréable, mais pas trop longtemps. Bien qu'il ne sorte pas énormément de chez lui, il souffrait rapidement de la chaleur, et la peau de son visage avait tendance, comme celle de tout bon Anglais, à prendre une amusante teinte rougeâtre... Le Mangemort avait passé son après-midi à lézarder dans un petit parc moldu. Il avait donc accompli sa mission de la journée, ne s'occuper de rien. Il n'avait fait aucune mauvaise rencontre, et ayant donc passé une bonne journée, il décida de tenter le diable et de retourner un peu plus tard vers Londres. Plus précisément, il envisageait de se rendre dans l'Allée des Embrumes. Cela faisait un petit moment que le Mangemort n'y était pas allé, et il espérait y croiser un visage familier et si possible amical. Mais ce n'était pour tout de suite... pour le moment, il préférait continuer sa balade reposante...
Puis quand le ciel prit une teinte plus ambrée, il se décida a se rendre à Londres. D'un certain côté, il était conscient de réduire à néant son programme de la journée, qui était d'avoir la paix, mais ses habitudes de Mangemort poussaient Rabastan à s'ennuyer assez rapidement...

Puisque c'était l'été, et les vacances, il y avait encore beaucoup de monde flânant dans les rues, entre deux boutiques. Ils étaient tous rouges, vêtus de shorts très laids, avec des tongs. Les Moldus n'avaient pas vraiment le sens de la variété... Rabastan pressa l'allure pour vite regagner son côté de la ville, un peu plus calme. Malgré la chaleur, il avait sous le bras une veste a capuche, qu'il enfila avant de passer la porte du Chaudron Baveur. Le pub était, bien entendu, plein à craquer de sorciers détendus et profitant de la fin de cette radieuse journée... enfermés. Le barman ne le remarqua pas, il faut dire qu'il était harcelé de toutes parts pour des commandes. Il traversa donc la pièce sombre en slalomant avec souplesse entre les très nombreux clients.
Lorsqu'il atteignit le Chemin de Traverse, il le longea d'un pas rapide, rasant les murs, pour atteindre au plus vite sa sombre destination.

Ca avait beau être l'été partout ailleurs, l'Allée des Embrumes avait, pour sa part une atmosphère toute particulière. Le soleil avait beau taper, rayonner, irradier une douce chaleur, ici, tout restait assombri. La longue rue était étroite, c'était même plutôt un coupe-gorge. Les maisons semblaient se pencher sur les passants, comme pour s'écrouler sur eux. Il régnait un étrange silence, qui parfois était coupé par des claquements de tallons, ou par une voix marmonnante qui vous interpellait pour vous vendre un quelconque article pas toujours très catholique.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
MODO ||° Smile at the Devil °
    MODO ||° Smile at the Devil °
ÂGE: 21
MESSAGES: 2073

FEUILLE DE PERSONNAGE

ORIGINE: SANG PUR

MYSTÈRES: Des rumeurs à votre sujet ? Sait-on tout de vous ?

POINTS PERSONNELS: 500
MessageSujet: Re: Août - Allée des Embrumes - Rencontre inattendue|PV Irina| Lun 21 Mar 2011 - 18:56

Cela faisait à présent une semaine qu’Irina était partie de chez elle, et logeait sur le Chemin de Traverse en attendant de pouvoir retourner à Poudlard. La rancœur qu’elle nourrissait envers sa génitrice était toujours présente, et ne semblait pas décroître, bien au contraire, elle semblait aller en s’accentuant. Mais au fil des jours, un second sentiment venait s’ajouter à la colère. Il s’agissait d’un sentiment bien plus sournois, bien plus insidieux, qui laissait un goût cuivré dans la bouche, un goût de sang. Ce sentiment c’était le désir de revanche. Un sentiment purement jubilatoire, qui faisait imaginer à la Serpentard bon nombre d’hypothèses ayant trait à cette expulsion prématurée. Car qui disait expulsion de la demeure familiale disait annulation des fiançailles avec Motoki. Et le simple fait de se savoir libérée du joug de sa famille procurait à Irina un sentiment intense, bien plus puissant que la haine ou la vengeance. La liberté. La jeune Collins comptait bien en profiter jusqu’à la dernière miette, s’en délectait tant qu’elle le pouvait encore. Elle aurait bien l’occasion de déchanter. Parce que penser que l’incident serait clos serait mal connaître la matriarche, qui avait le même esprit vengeur que sa fille. Elle était donc tranquille, à ce propos, au moins jusqu’aux vacances de Noël, là où elle serait tenue de se rendre au traditionnel banquet qu’organisait sa famille aux moments des fêtes. Cette tradition s’était maintenue, et ce malgré le fait que la majeure partie de cette illustre famille ait été décimée ou emprisonnée durant la première guerre qui opposa le monde des sorciers au Seigneur des Ténèbres. Les réceptions n’avaient pas pour autant perdu de leur faste originel. Il fallait bien compenser la carence en terme de nombre d’invités par toujours plus de luxe et d’ostentatoire, à un point tel que cela dépassait le stade du déraisonnable. Cela en devenait tout simplement risible, et toutes ces mondanités agaçaient Irina, bien qu’elle ait été dans le bain depuis toute petite. Elle était désolée de voir jusqu’où sa mère était capable d’aller pour impressionner le voisin.

Même si l’adolescente était plus ou moins à la rue, elle n’en était pas pour autant mécontente. Au moins n’aurait-elle plus à subir tout ça. Surtout, elle pourrait prouver à la matriarche qu’elle était capable de se débrouiller toute seule. Après tout, son père l’avait conditionnée ainsi, pour qu’elle soit fin prête à servir le Seigneur des Ténèbres. Entrer dans les rangs du Mage Noir était sa destinée, et les siens n’avaient fait que l’encourager dans cette voie. Pourtant, en son for intérieur, ce n’était pas ce que voulait Irina. Elle prétendait à beaucoup mieux. Elle voulait être le maître et non l’esclave. Elle avait travaillé dur, académiquement parlant, pour obtenir des résultats exemplaires, qui auraient sans doute rendu fier Ludwig Asbornsen s’il était encore en vie. Ainsi donc, elle voulait un avenir à la hauteur de ses ambitions. Elle avait décidé d’être médicomage, elle serait médicomage. Il s’agissait là d’un futur qui lui faisait davantage envie qu’être toute sa vie un brave petit soldat obéissant sans broncher aux ordres du supérieur. Cela ne l’empêchait pas pour autant de croire en bon nombre d’idéaux qui lui avaient été inculqués dès son plus jeune âge: la prééminence du sang pur, entre autres. Irina était intimement convaincue de la véracité de cette théorie, au point même qu’elle méprisait les sang-de-bourbe et les traitres à leur sang. Les sang-mêlé quant à eux ne méritaient pas un regard. Elle se souvenait du cas Burningham, un cas des plus sordides. Un être ignoble et abject, qui ne faisait que retourner sa veste selon ce qui l’arrange, quitte à renier tant d’idéaux auxquels il avait pourtant crus, au point même d’en faire son leitmotiv. Irina savait quel avait été le sort subi par ce renégat, au point même d’avoir appliqué elle-même la sentence ultime. Croyez le ou non, Irina n’était pas fière de ce qu’elle avait fait, bien au contraire. Elle s’en sentait d’autant plus monstrueuse. Au fond, elle n’était qu’une enfant, une gamine qui avait été contrainte de grandir et faire ses preuves bien avant l’âge. Il était donc, normal, en soi, qu’elle doute.

Et tandis qu’elle réfléchissait à tout ça, Irina se promenait sur le chemin de Traverse. Dans sa main était serré un morceau de parchemin, écrit de la main de son père. Gringotts le lui avait fait parvenir quelques instants auparavant, dans le cadre de l’exécution de son testament. Apparemment, il y avait chez Barjow et Beurk un objet qui devait lui revenir une fois qu’elle aurait eu seize ans passés. Les explications de Ludwig quant à cet objet étaient restées bien nébuleuses, et Irina n’avait plus qu’à se rendre là bas pour savoir, en espérant que l’objet n’ait pas été vendu entre temps. Car connaissant le lascar qui gérait la boutique, c’était une hypothèse tout à fait probable, tout était bon pour se faire de l’argent. Et surtout, se débarrasser des artefacts gênants. L’adolescente bifurqua à gauche, et entra dans la sinistre allée des embrumes. Cela faisait bien longtemps que la jeune fille n’avait pas mis les pieds par ici, la dernière fois, c’était avec son père, quand elle était encore enfant. Ils étaient justement allés chez Barjow et Beurk, pour y déposer un autre objet, appartenant à la famille Collins depuis des siècles, et dont Ludwig avait cherché à se débarrasser. L’adolescente qu’elle était à présent trouvait le fait de se débarrasser d’un objet de famille avait quelque chose d’aberrant, mais connaissant son père, il avait sûrement de bonnes raisons de le faire, même si elles restaient encore inconnues pour la jeune fille. Elle soupira, avant de presser un peu plus le pas. Il lui tardait de retrouver la lumière. Elle n’était pas spécialement peureuse, mais disons que l’Allée des Embrumes n’était pas la destination rêvée pour passer ses fins de vacances…Il fallait dire qu’elle n’aimait pas savoir non plus ses précieuses affaires loin d’elle, il y avait suffisamment de crapules qui transitaient par le Chaudron Baveur pour qu’elle puisse s’en méfier sans pour autant être paranoïaque. Soudain, elle sentit quelqu’un fureter non loin d’elle. Peut-être que finalement, elle l’était un peu, paranoïaque. Alors, par réflexe, Irina dégaina sa baguette, prête à se défendre le cas échéant.

« Il y a quelqu’un? »

On n’entendait plus que sa voix légèrement tremblante, bien que son visage était resté impassible. Elle finit par arquer un sourcil perplexe, tout en se morigénant pour sa stupidité. Elle ne baissa pour autant sa garde. La sagesse aurait sans doute commandé qu’elle se réfugie dans la boutique la plus proche, bien que les commerçants n’étaient guère plus recommandables, mais elle avait l’intuition qu’il ne fallait pas fuir. Et pas seulement parce que fuir était faire preuve de lâcheté. Elle tendit à nouveau l’oreille, comme pour s’assurer qu’elle était bien seule.

« Non, j’ai dû rêver. » marmonna-t-elle, avant de ranger sa baguette, légèrement embarrassée de s’être donnée en spectacle. Alors, elle fit volte-face, tombant nez à nez avec le mystérieux individu.


HJ: je suis vraiment désolée pour le temps de réponse, j'espère ne pas t'avoir fait attendre trop longtemps :/
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
o~ Mangemort ~o
o~ Mangemort ~o
ÂGE: 24
MESSAGES: 164

FEUILLE DE PERSONNAGE

ORIGINE: SANG PUR

MYSTÈRES: Ca vous regarde ?

POINTS PERSONNELS: 600
MessageSujet: Re: Août - Allée des Embrumes - Rencontre inattendue|PV Irina| Ven 15 Avr 2011 - 7:56

« Hé, vous, jeune homme ! Oui, vous jeune homme ! Vous êtes séduisant, vous avez le charisme d'un meneur... laissez-moi vous vendre une potion qui vous permettra de faire des merveilles... Les femmes seront à vos pieds, les hommes crèveront de jalousie à la simple vue de votre personne ! »

Rabastan avait au début cru que la voix grinçante s'était adressée à quelqu'un d'autre. Puis, il finit par se rendre à l'évidence, il était le seul homme à passer dans ce bout de ruelle. Une vieille – très vieille – sorcière se tenait dans l'embrasure d'une habitation à l'abandon. Elle fixait le Mangemort, souriant du peu de dents qu'il lui restait. Elle tenait un flacon, et de sa main libre lui faisait signe d'approcher. Il plissa les yeux, évidemment très méfiant.

« Ne soyez pas dubitatif, venez tester un échantillon ! Croyez-moi, vous n'en reviendrez pas ! »

Rabastan laissa échapper un son pensif. Il approcha, sa main allant direct dans la poche de son pantalon, se refermer sur sa baguette magique. Si elle faisait le moindre geste suspect, c'était Kedavra-et-on-en-parle-plus. C'était la loi de l'Allée des Embrumes, et le Mangemort la suivait à la lettre, histoire de ne pas se faire occire bêtement. Elle continuait à parler, mais Rabastan ne faisait que faiblement attention à ses mots. Il scrutait le moindre de ses gestes, sur le qui-vive. Prêt à frapper.

« Tenez, prenez en une gorgée. Vous en sentiez les effets dans les instants suivants. » Disant cela, elle ouvrit son flacon de verre bleu. « Une bonne lampée pour un bel homme bien viril. »

Rabastan ne répondit pas. Il n'était pas vraiment viril, et ses charmes n'étaient pas ce qu'on remarquait en premier chez lui, il trouva donc les paroles de la vieille particulièrement hypocrites. Il prit le flacon, lui jetant un regard destiné à la mettre en garde. Ensuite, il le porta à son nez, flairant la mixture.

-Je m'en doutais...

L'odeur était très facilement reconnaissable. Cette vieille harpie essayait de lui refiler du poison. *Vous n'en reviendrez pas, tu m'étonne...* C'était une technique très courante ici : faire croire que l'on va vous faire boire une potion miracle, pour ensuite détrousser – et peut-être bien aussi manger – votre cadavre... Charmant.

-Un produit de très grande qualité, comme vous pouvez le constater, mon cher monsieur...
-Vous avez raison, commença Rabastan sur le ton de la conversation. Puis, de manière tout aussi brutale que soudaine, il attrapa la vieille par le col de sa cape, après avoir balancé le flacon contre le mur d'en face. Il approcha son visage du sien, et plaça sa baguette magique sous son menton fripé.

« Écoute moi bien, vieille peau. Tu as de la chance, je suis de bonne humeur... Je ne te tuerais pas, mais si jamais je te vois a nouveau, j'hésite pas, tu crève avant que tu t'en aperçoive. Parole de Mangemort. »

D'un geste, il lui fit voir son avant-bras gauche, généralement très dissuasif.
La sorcière ne répondit pas, et déguerpit dès qu'il la relâcha. Rabastan rangea sa baguette dans sa poche, y laissant sa main. Puis, sur une intuition, il vérifia la poche de sa veste. Il grommela un juron en constatant qu'elle lui avait pris sa bourse – qui de toute façon n'était pas bien pleine... Heureusement, le reste de son argent était chez lui...
Sans plus y penser, il poursuivit son avancée. C'est alors qu'il entendit des pas, devant. Quelque part. Il finit par apercevoir une silhouette devant lui, à quelques mètres. Il garda un œil prudent sur elle, continuant d'avancer dans la même direction. Marchant plus vite, il fut bientôt relativement proche, gardant cependant ses pas silencieux, et une certaine distance, ne savait-on jamais. Soudain, il la vit sortir sa baguette. Sa voix – voix de jeune fille – s'éleva, légèrement tremblante. Elle avait visiblement senti sa présence... Rabastan s'immobilisa instantanément, la fixant, sa main droite de retour dans sa poche.
Après un bref silence vigilent, elle marmonna, qu'elle avait du rêver. Rabastan, surmonté par ses instincts de Mangemorts, avait décidé de s'approcher encore un peu, sans un bruit... Et il fut très surpris lorsque sans prévenir, la jeune fille fit volte-face. Il recula d'un pas pour ne pas être trop près d'une potentielle arme, à l'affut du moindre de ses mouvements. Lorsqu'il observa le visage de la fille, le Mangemort remarqua alors quelque chose. Au lieu de continuer sa route au bout de quelques instants, il la regarda, cherchant à comprendre quelque chose : cette sensation de déjà vu. Non, il n'avait jamais vu cette adolescente, mais il avait l'impression qu'elle avait les traits de quelqu'un qu'il avait connu. Il était possible qu'elle soit l'enfant d'un collègue Mangemort, où d'un ami perdu de vue... Rabastan avait bien envie d'en avoir le cœur net.

« C'est dangereux, l'Allée à cette heure-ci... Non, en faite c'est dangereux tout le temps. Vous devriez faire attention. »

Cette-fois-ci, il avait mis son côté Mangemort, justement, de côté. Il s'était adressé à elle sur un ton neutre, sans aucune intention de l'effrayer. Il avait juste envie d'échanger quelques mots pour découvrir d'où provenait ce fameux déjà-vu.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
MODO ||° Smile at the Devil °
    MODO ||° Smile at the Devil °
ÂGE: 21
MESSAGES: 2073

FEUILLE DE PERSONNAGE

ORIGINE: SANG PUR

MYSTÈRES: Des rumeurs à votre sujet ? Sait-on tout de vous ?

POINTS PERSONNELS: 500
MessageSujet: Re: Août - Allée des Embrumes - Rencontre inattendue|PV Irina| Lun 18 Avr 2011 - 11:13

Un bruit de verre brisé. Une altercation. Sans nul doute, Irina n’était pas seule. Et elle ne tenait vraiment pas à être prise au cœur d’une embrouille entre gens pas nets. Il ne manquerait plus qu’elle s’attire quelques ennuis pour que sa mère en ait vent et finisse par coire qu’elle est complètement irresponsable, au point même de fréquenter des endroits réputés dangereux et peu recommandables. Irina, à présent, comprenait pourquoi son père lui avait dit si souvent de ne jamais se rendre à l’allée des Embrumes seule. Il y avait toujours un individu mal intentionné prêt à refiler de la camelote au premier client un brin crédule. Tout à l’heure, Irina était passé devant un apothicaire dont la simple apparence suffisait à faire froid dans le dos. À l’approche de la gamine, il avait sorti tout un arsenal de choses peu ragoûtantes, ce qu’Irina avait soupçonné être des yeux de Salamandre. La jeune Collins avait eu un léger mouvement de recul, non pas en raison du contenu du bocal -elle avait déjà eu l’occasion d’utiliser des yeux de salamandre dans le cadre du cours de potions- mais en raison de la crasse apparente du vendeur. Irina avait béni la robe de sorcier qui recouvrait le corps décharné de l’individu, ne lui laissant guère le loisir de voir autre que sa main purulente aux ongles pourris. En l’espace d’un instant, Irina se demanda si ceux qui manipulaient les éléments entrant dans la confection d’une potion étaient condamnés à avoir la peau en si mauvais état, mais elle chassa bien rapidement cette idée. Ce sordide individu ne devait pas avoir ne serait-ce qu’une faible notion de l’hygiène. Poliement, Irina avait décliné l’offre, pour s’éloigner derechef. Elle avait hâte d’en finir, rester trop longtemps dans le coin ne lui disait rien que vaille. D’autant plus que davantage elle tarderait, plus elle sera susceptible de faire des mauvaises rencontres. D’ailleurs, n’avait-elle pas entendu des bruits de pas, qui semblaient converger droit vers elle? La paranoïa de la jeune femme, qui avait tendance à s’exacerber quand elle était dans un endroit aussi lugubre, l’avait poussée à dégainer sa baguette, prête à se défendre si besoin est.

Mais la demoiselle se rendit compte, trop tard, à quel point son réflexe pouvait être ridicule. Autant elle serait de taille à affronter un élève, autant elle n’aurait aucune chance face à un adulte, ou pire encore, un Auror ou un Mangemort. Et ce, nonobstant ses prétendus excellents réflexes, que son père lui avait inculqués depuis son plus jeune âge. D’autant plus qu’en tant qu’élève, elle n’était pas censée utiliser la magie en dehors de l’école, sauf en cas d’urgence ou de danger imminent. Encore faut-il que l’attaque supposée d’un fou-furieux puisse être considéré comme un cas d’urgence. Plutôt de la légitime défense, non? Qu’importe. Irina espérait sincèrement ne pas se trouver dans un tel cas de figure. En théorie, elle savait se défendre. On le lui avait appris. Mais en pratique, c’était une toute autre histoire. Et cela n’aurait sûrement rien à voir avec les tournois de duels organisés à Poudlard, où la plupart des duellistes étaient franchement mauvais, et manquaient cruellement de technique et de réflexes. Quoiqu’il en soit, l’attente en était presque insoutenable. Elle brûlait de voir son assaillant, celui qui créait en elle un vague sentiment de crainte, mitigée à la méfiance. De mettre un nom sur le visage qui la suivait dans l’ombre depuis tout à l’heure. Enfin, il se montra. La jeune fille eut un nouveau mouvement de recul. Sa main tenait certes fermement sa baguette, mais cela ne l’empêchait pas pour autant de trembler. Elle ne saurait dire si l’individu qui était face à elle était un ami ou un ennemi. Tout naturellement, elle prit le parti de s’en méfier. Ne sait-on jamais, l’endroit pullulait d’individus peu recommandables. Le simple fait de tenir l’homme en joue suffisait à rassurer la jeune fille, qui osa un téméraire:

« Qui êtes vous? Que me voulez-vous? Je…Je vous ai déjà vu quelque part. »

Allons Irina, fais un effort. Creuse-toi les méninges pour enfin mettre un nom sur ce visage a priori connu. Sans baisser sa garde, la jeune fille fouilla dans ses souvenirs. Rien de bien distinct en premier lieu, puis les bribes de souvenirs se furent plus concrètes, moins floues. Elle vit finalement une affiche. Un avis de recherche, plus précisément. Le Ministère avait jugé bon de placarder ces avis un peu partout en Angleterre, depuis l’évasion massive de Mangemorts de la prison d’Azkaban. Ses lèvres se firent brièvement rictus. Ils n’avaient pas été foutus de les garder sous clé, d’ici à les récupérer…Les Mangemorts évadés pouvaient dormir sur leurs deux oreilles, ce n’était pas demain la veille qu’ils seraient de nouveau capturés. Par réflexe, la vert et argent redressa son arme, expression déterminée sur le visage. Elle fronça les sourcils. Ce visage blême et anguleux ne lui disait rien du tout.

« Vous êtes un des Mangemorts évadés, n’est-ce pas? C’est là que j’ai vu…Votre visage. Ne le prenez pas mal, mais l’endroit est aussi risqué pour vous que pour moi. Vous pourriez vous faire prendre, le Ministère est à vos trousses. »

Comment ça, elle était en train de collaborer avec l’ennemi? Tout de suite les grands mots. C’était une simple remarque. Et tout aussi mangemort fut cet individu, il n’était pas foncièrement un ennemi. N’était-elle pas vouée à faire partie des leurs sitôt sortie de Poudlard? C’était en tout cas la destinée que son père avait tracée pour elle. Sa carrière de médicomage ne serait qu’une couverture. La main d’Irina trembla une nouvelle fois. Mais elle tiendrait bon. Elle ne baissera sa baguette que lorsqu’elle sera certaine que l’individu qui était face à elle avait de bonnes intentions à son égard.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
o~ Mangemort ~o
o~ Mangemort ~o
ÂGE: 24
MESSAGES: 164

FEUILLE DE PERSONNAGE

ORIGINE: SANG PUR

MYSTÈRES: Ca vous regarde ?

POINTS PERSONNELS: 600
MessageSujet: Re: Août - Allée des Embrumes - Rencontre inattendue|PV Irina| Dim 22 Mai 2011 - 20:53

|HJ| Je suis vraiment, vraiment désolée pour l'attente !



Rabastan fut assez surpris de la réaction, des plus immédiates, de la jeune fille : sa baguette le tenait à présent en joue, et elle lui posa directement les questions essentielles. Rabastan, intérieurement bien sûr, ne put qu'admirer le sang-froid dont elle faisait preuve. Pointer sa baguette sur le visage d'un Mangemort, il fallait vraiment n'avoir peur de rien !
Il se contenta de la regarder, et ne sortit pas sa baguette : il savait bien qu'ayant une très grande expérience des combats, il avait tout à fait le temps de sortir son arme et la neutraliser avant qu'elle n'ait pu prononcer les premières syllabes de son maléfice. Pourtant s'il la regardait, ce n'était pas par méfiance. C'était plutôt par curiosité. Rabastan, lui aussi, avait déjà vu cette fille, quelque part. Il en était certain Ses traits lui étaient familiers, et cette impression s'était renforcée à cause de la réaction qu'elle venait d'avoir. Il garda le silence, légèrement perturbé par cette impression. Intérieurement, il dressa une liste des fréquentations qu'il avait eu avant Azkaban. Les Malefoy, dont l'époux était un « collègue », les Black... Elle ne pouvait provenir d'aucune de ces familles, les Malefoy n'ayant qu'un fils, et les Black étant, si ce n'était pas déjà fait, sur le point de s'éteindre. Il avait fréquenté beaucoup de monde à cette époque, certaines familles étaient parmi ses amis les plus proches, d'autres n'étaient que de simples relations. Il y avait eu beaucoup de conflits au sein de certaines, ce qui avait parfois pimenté les choses...

Ce fut elle qui, a nouveau, brisa le silence. Elle lui fit remarquer que l'endroit était aussi dangereux pour elle que lui. Après-tout, il était un Mangemort recherché. Elle n'avait pas tout-à fait tord. Rabastan ne put s'empêcher, cependant, de se sentir déçu : si elle l'avait reconnu, ce n'était qu'à cause de ces foutus avis de recherche, et non pour un air de déjà vu, ce qui l'aurait aidé à mettre un nom sur ce visage aux traits si... familiers.

«Vous avez raison,» admit-il. « Je suis en effet recherché. Mais vous ne l'êtes pas, et pourriez plutôt être sur le chemin de Traverse, qui est nettement moins dangereux... »

Rabastan s'avoua qu'il était plutôt contant de pouvoir échanger avec une personne qui, malgré ses inquiétudes visibles, n'agissait pas de manière incongrue. Certes, elle le tenait toujours en joue, et ne semblait pas prête de baisser sa garde, mais au moins elle ne poussait pas de cris hystériques, et ne semblait pas sur le point d'appeler les autorités. C'était tout ce qu'il fallait au Mangemort pour qu'il se sente relativement au calme. Au bout de quelques brefs instants, il finit par lui présenter ses mains, dans un geste très lent qui indiquait qu'il ne lui voulait pas de mal. Il se doutait que cela risquait d'être insuffisant à la convaincre, mais c'était déjà mieux que rien.

« Je n'ai pas l'intention de vous faire quoi que ce soit, si cela peut vous rassurer. Je ne faisais que me me promener, même si ça peut paraître étrange ici. On a tous nos petites habitudes... D'ailleurs, vous ne semblez pas trop effrayée par l'Allée et ses recoins coupe-gorge. Et comme votre visage m'est assez familier, est-ce que je me trompe en disant que vous venez d'une ancienne famille ?»

Il songea aussi à lui demander son nom, dans la foulée. Il aurait vraiment aimé le faire, mais il se dit qu'il se montrait déjà bien assez curieux comme ça. Ce serait un bon début que de savoir si oui, où non, elle était d'une de ces familles identiques à la sienne – une famille au sang pur.
Rabastan aurait aussi pu se présenter, mais il se dit que si elle ne se souvenait que de son visage, il valait mieux que pour le moment, elle ignore son nom. Au cas où les choses se compliqueraient. Ses bras devenant vite lourds, il finit par les abaisser, assez lentement pour que ce geste ne soit pas pris pour offensif.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
MODO ||° Smile at the Devil °
    MODO ||° Smile at the Devil °
ÂGE: 21
MESSAGES: 2073

FEUILLE DE PERSONNAGE

ORIGINE: SANG PUR

MYSTÈRES: Des rumeurs à votre sujet ? Sait-on tout de vous ?

POINTS PERSONNELS: 500
MessageSujet: Re: Août - Allée des Embrumes - Rencontre inattendue|PV Irina| Mer 15 Juin 2011 - 10:26

Irina n’était pas certaine d’avoir eu face à l’inconnu la réaction la plus adéquate. Certes, son père lui avait répété en long, en large, et en travers qu’il fallait savoir se défendre en toutes circonstances, mais il ne s’agissait pas non plus de se comporter comme une sauvage. L’inconnu ne lui inspirait certes pas la confiance, mais ce n’était pas une raison pour l’attaquer d’entrée de jeu en étant autant sur la défensive. Si ça se trouve, et ce quand bien même il serait un Mangemort, il ne lui ferait aucun mal. L’adolescente crut entendre son père s’insurger. Jamais, au grand jamais, il ne fallait faire confiance à un inconnu, Mangemort de surcroît. Elle allait beau devoir lutter à leurs côtés pour défendre la Cause, dans un avenir plus ou moins proche, mais cela ne signifiait pas pour autant qu’il fallait leur vouer une confiance aveugle, Merlin sait ce qu’ils étaient capable de faire, en bien comme en mal. Irina était donc persuadée d’avoir bien fait, au moins, elle n’était pas totalement vulnérable. Tout du moins, en théorie, puisqu’elle n’était qu’une simple élève de Poudlard. Certes, elle avait eu un apprentissage quasi-militaire, et elle savait plus de choses que n’importe quel autre de ses condisciples, mais ce ne serait sûrement pas suffisant face à un adversaire de cette stature, il fallait être réaliste. Son jeune âge, mais aussi son inexpérience constituaient des limites non négligeables. Il faut dire aussi qu’à Poudlard, on ne les entraînait pas réellement à se préparer à vivre au dehors, non, là bas, ils étaient plutôt adeptes du tout va bien, ne t’en fais pas. Pour apprendre à se défendre, il fallait creuser sous la surface, ne pas se contenter des cours dispensés à Poudlard en défense contre les forces du mal. Ce n’étaient que les bases, on ne pouvait pas prétendre à un combat sérieux avec ça comme bagages. Il fallait apprendre sur le terrain, la théorie n’égalait pas la pratique. Mais ça, ils ne semblaient pas l’avoir compris.

Si on s’approchait un peu plus près, on pouvait s’apercevoir que la jeune fille tremblait. Bien sûr, elle affichait un masque lisse et parfaitement impassible, mais sa baguette la trahissait. Au vu des doutes qui l’assaillaient, c’était plutôt normal. Mais, doutes ou pas, elle n’allait pas pour autant baisser la garde. Après tout, il ne fallait pas montrer à son interlocuteur qu’elle ne savait pas quel sortilège utiliser dans une telle situation, un maléfice de jambencoton était bien dérisoire au regard de ce qu’il savait probablement faire. Aussi, il ne valait mieux pas attaquer, ou faire quoi que ce soit d’inconsidéré. Rester à sa place. Elle était une gamine, elle était une adulte. Et se la jouer David contre Goliath serait complètement suicidaire. Elle s’était simplement contentée de lui faire remarquer que se trouver ici était dangereux pour quelqu’un comme lui. Elle ignorait si des Aurors patrouillaient dans le coin. C’était fort probable, au vu des temps qui courent. Mais là encore, elle n’avait aucune certitude. Parce que jamais personne ne s’aventurait dans l’allée des embrumes, à part peut-être quelques têtes brûlées, ceux qui n’avaient peur de rien. Les Mangemorts devaient bien figurer dans cette catégorie. Ils avaient vu tant d’horreurs, pour en avoir commis certaines, que ce n’était pas une vulgaire petite allée un brin lugubre qui allait les impressionner. Aussi, se chargea-t-il de lui rappeler qu’elle n’avait rien à faire ici non plus. Lui dire qu’elle était venue chercher quelque chose? Non, trop risqué. Elle risquait de subir un interrogatoire, et cela pouvait compromettre sa mission. Mission qui était non pas attribuée par un quelconque supérieur, mais réalisée à titre strictement privé. Elle fronça les sourcils, quand il lui présenta ses mains. Il n’était pas armé. Mais! C’est un Mangemort. On ne sait jamais ce qui pouvait lui passer dans la tête. S’il avait réussi à s’évader d’Azkaban, quand bien même une telle action serait réputée impossible, c’est qu’il avait probablement plusieurs cordes à son arc. Au lieu de l’apaiser, cela ne faisait qu’exacerber sa méfiance. Peut-être baissera-t-elle la garde prochainement, mais pas tout de suite. Bien qu’il n’ait, en soi, aucune raison valable de l’attaquer. Quand on dit valable…Cela excluait bien entendu éliminer l’ennemi parce qu’il se montrait trop gênant. Puis, il reprit la parole. Il lui posa quelques questions, qui pouvaient sembler bien anodines, mais qui pour elle étaient assez dangereuses. Sa famille. Se pouvait-il qu’il était une ancienne fréquentation de son père? Elle ne se rappelait pas. Elle n’y arrivait tout simplement pas. Probablement était-elle trop jeune pour s’en rappeler. Après tout, beaucoup de visages avaient eu l’occasion de défiler au manoir familial. Il n’était qu’un fantôme parmi tant d’autres.

« Pourquoi toutes ces questions? » demanda Irina, le cœur battant à tout rompre. Seule sa voix trahissait un léger tremblement, quand tout le reste demeura statique. « Vous les connaissiez? »

C’était fort probable. Mais comment pouvait-il lui répondre décemment si elle ne lui livrait que la moitié de l’information? S’il n’avait pas quelques éléments, ne serait-ce que leur origine -sang pur, en l’occurrence- il allait être incapable de répondre à sa question pourtant riche en sous-entendus. Irina resserra son poing vacant, ses ongles agressant la chair. Ancienne famille…Ancienne famille…L’expression lui trottait dans la tête. Ils n’appartenaient pas à la haute aristocratie anglaise, mais ils n’étaient pas non plus sur la paille, disons qu’ils s’en sortaient relativement bien. Très bien, même, au vu du patrimoine conséquent dont-ils disposaient, et qui avait été jalousement conservé au fil des siècles. Si, par ancienne famille, il entendait qu’ils pratiquaient les mariages arrangés afin de préserver le sang-pur, incluant par la même occasion la consanguinité, alors oui, la famille d’Irina était de ceux là. Elle avait de la famille à la fois en Angleterre, mais aussi en Norvège, et peut-être même dans d’autres pays d’Europe. Un peu à l’instar des rois de l’ancien monde qui avaient des cousins un peu partout en Europe. Les familles de sang-pur étaient tellement rares, voire même en voie d’extinction, qu’il ne serait guère étonnant, en finale, qu’ils soient tous cousins, à un degré plus ou moins éloignés. Après tout, la mère d’Irina était une cousine au cinquième degré de son père, alors pourquoi pas. La succession était valable jusqu’au douzième degré, n’est-ce pas? Après toutes ces tergiversations, Irina se décida enfin à répondre à ces quelques questions, sans toutefois trop en révéler. Juste histoire d’attiser sa curiosité.

« Je ne suis pas effrayée par l’Allée, il est vrai, même s’il serait erroné d’affirmer que rien ne me fait peur. Disons que j’ai déjà eu l’occasion d’y venir, sans pour autant être une habituée. Je sais qu’on peut y faire de mauvaises rencontres, mais j’ai pour habitude de ne pas m’arrêter en chemin, ça m’évite de le faire agresser par des vieilles sorcières présentant des ongles humains sur un plateau. »

Sinistre, mais terriblement réaliste. Malheureusement, l’Allée des Embrumes regorgeait d’individus peu recommandables à l’image de cette vieille sorcière, commerçante ambulante qui sévissait un peu plus haut, lui semblait-il . Généralement, il valait mieux prendre ses jambes à son cou, et ne pas trop s’attarder. Ne serait-ce que pour préserver sa santé mentale.

« J’y venais avec mon père, dans le temps. Et la plupart du temps, c’était pour aller chercher quelque chose chez Barjow et Beurk. Mon père était une sorte de collectionneur, il affectionnait les anciens artefacts ayant trait à la magie noire. Il faut dire qu’il en connaissait un rayon. Alors oui, je suppose que je proviens d’une ancienne famille. C’est bien ce que vous voulez savoir, non? »

Voilà, elle avait donné plusieurs indices. Déjà, sa présence régulière en ces lieux, accompagnée par son père. Son père qui était une sorte de collectionneur, maladivement fasciné par la magie noire, au point de l’avoir pratiquée de nombreuses fois, au point même d’avoir donné allégeance au plus grand mage noir de tous les temps.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
o~ Mangemort ~o
o~ Mangemort ~o
ÂGE: 24
MESSAGES: 164

FEUILLE DE PERSONNAGE

ORIGINE: SANG PUR

MYSTÈRES: Ca vous regarde ?

POINTS PERSONNELS: 600
MessageSujet: Re: Août - Allée des Embrumes - Rencontre inattendue|PV Irina| Dim 10 Juil 2011 - 20:32

Bien que le Mangemort ait tenté de montrer sa 'bonne foi', ou en tout cas sa non-hostilité, la jeune fille resta sur ses gardes. Sa baguette un brin tremblante resta pointée en direction du visage de Rabastan. Sa méfiance redoubla lorsqu'il lui demanda de façon pas trop directe de quelle famille elle venait. Elle commença par lui demander pourquoi il voulait savoir cela, s'il connaissait sa famille. Rabastan ne répondit pas : justement il ne le savait pas encore. Puis lorsqu'elle reprit la parole, évoquant alors son habitude de fréquenter l'Allée, Rabastan comprit que ces endroits qu'évitaient la plupart des gens normaux, étaient relativement familiers pour elle. Il semblait donc au Mangemort de plus en plus probable qu'elle soit d'une famille qu'il connaissait. La plupart de ces familles se fréquentaient entre elles, et avaient comme tout le monde leurs petites habitudes – bonnes où mauvaises – ainsi que leurs demandes. Par exemple les Malefoy, qui se fournissaient régulièrement chez Barjow & Beurk en poisons et autres objets à ne pas mettre entre toutes les mains. Voire même sa propre famille, les Lestrange (et par alliance les Black) qui étaient eux aussi de bons clients de l'antiquaire. Enfin ils l'étaient un peu moins ces derniers temps, étant donné la délicatesse de leur situation. Il leur fallait être prudent, ne pas se faire remarquer au mauvais endroit. Voire même, ne pas se faire remarquer du tout. Il fut un temps, encore récent, où les Malefoy avaient bénéficié d'une tranquillité tout-à-fait royale, puisque Lucius avait réussi à se faire passer pour innocent. Rabastan, lui, devait attendre que le Seigneur des Ténèbres obtienne le pouvoir total pour pouvoir se pavaner en ville... Même si par certaines journées comme celle-ci, il décidait de sortir un peu en terrain connu... un peu plus discrètement qu'il l'aurait souhaité.
Lorsque ses oreilles se concentrèrent de nouveau sur ce que disaient l'adolescente, il songea à la sorcière qui traînait quelques rues derrière, celle-là même qui avait tenté de lui vendre une sois-disant potion miracle. Cette jeune fille était visiblement bien renseignée : elle savait qu'il ne fallait pas acheter quoi que ce soit dans ces ruelles. Mieux valait sortir ses Gallions face à un comptoir que face à un inconnu dehors... au risque de se faire couper la gorge.

« Je comprends. Ainsi, vous n'êtes pas une jeune inconsciente qui se promène ici sans savoir à quels dangers elle s'expose. »

Elle poursuivit, parlant alors un peu de son père. Rabastan écouta attentivement la façon dont elle évoquait cet homme. Il tentait de déduire par les faits relatés si oui où non, il connaissait cette personne. Déjà, elle parlait de son père au passé. Il avait dû décéder. Autre information intéressante, elle le décrivait comme une sorte de collectionneur, amateur de magie noire et de toute sorte d'objet en contenant... Rabastan resta muet quelques instants, pensif. Un sorcier de bonne famille amateur de vieux objets magiques, il avait dû en connaître un certain nombre, se dit-il. Il se demanda alors si tous ceux qu'ils connaissait avaient des enfants d'un âge similaire à celui de cette jeune fille. Un visage lui vint, assez vaguement certes, mais un visage tout de même. Ce souvenir remontait à avant Azkaban, bien avant cette maudite forteresse qui avait dévoré un large pan de sa vie. Au cours de ces jours heureux, alors qu'ils étaient au sommet de leur pouvoir, de leur tranquillité, lorsque Rabastan n'était pas sur une mission, il acceptait volontiers les invitations à des évènements mondains organisés par ses chers amis au sang pur, au mode de vie si proche du sien. Certaines de ces familles comptaient parmi elles des Mangemorts, d'autres étaient tout simplement composées des partisans en accord avec les idéaux de pureté et de sélection qu'entretenait Voldemort. Une famille lui revint en images. Une famille en conflit avec elle-même, et dont le chef était un grand amateur d'objets chargés de magie noire. Dans son souvenir, il ne lui semblait pas qu'il soit décédé, mais en quinze ans, bien des choses avaient pu arriver. Le visage de cet homme, ainsi que celui de son épouse lui revint, cette fois-ci très nettement. Mais pas leur nom. Juste des images... Et tout cela à cause de ces années passées dans l'oubli. Il avait même oublié certains membres de sa famille – ce qui ne l'avait pas vraiment perturbé – et où il avait vécu avant de se faire arrêter. Voilà qu'à présent, Rabastan devait se rappeler de relations dont il n'avait pas entendu le nom depuis peut-être quinze ans...

« Dans le passé, j'ai connu quelqu'un de tout à fait semblable à votre père. Un passionné de magie noire. Il venait souvent ici, chez Barjow & Beurk, et probablement ailleurs... Il faisait partie d'une famille importante, favorables aux idées de... mon chef. »

Rabastan grimaça, en s'interrompant assez soudainement. Il en avait déjà bien assez dit à cette gosse, qu'après tout il ne connaissait pas. Il n'allait pas en plus, en pleine rue, avouer qu'il était Mangemort alors que des oreilles indiscrètes pouvaient très bien les écouter... Encore que. Il se trouva bien ridicule, de s'inquiéter maintenant. Il n'en était plus vraiment à cela près.

« Peu avant que je ne doive... m'absenter, disons, il me semble que des conflits ont éclaté au cœur de votre famille. Si bien sur je ne confond pas. Sans noms, je ne peu pas être sur. »

Rabastan se doutait bien qu'elle ne serait guère plus en confiance, surtout à présent qu'il lui demandait son nom. Avant qu'elle ne puisse dire quoi que ce soit, il ajouta :

« Je suis Rabastan Lestrange. Il est possible que l'on vous ait parlé de moi, ailleurs que sur tous les avis de recherches que l'on peut trouver. »

Intérieurement, il se demanda pourquoi il s'intéressait autant à ces histoires. Il aurait pu, tout aussi, lui conseiller de ne pas traîner ici et continuer sa route sans un regard en arrière, mais quelque chose le poussait à rester ici, à parler avec elle. Ce n'était pas de l'attirance – elle était un peu jeune tout de même – ni une quelconque affection. C'était plus comme un besoin de retrouver des liens avec son passé. Comme son visage lui était assez familier, il tenait à savoir d'où et pourquoi. Peut-être que cela lui permettrait de retrouver de vieux amis ? Cette idée lui paraissait étrange, mais pas désagréable.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
MODO ||° Smile at the Devil °
    MODO ||° Smile at the Devil °
ÂGE: 21
MESSAGES: 2073

FEUILLE DE PERSONNAGE

ORIGINE: SANG PUR

MYSTÈRES: Des rumeurs à votre sujet ? Sait-on tout de vous ?

POINTS PERSONNELS: 500
MessageSujet: Re: Août - Allée des Embrumes - Rencontre inattendue|PV Irina| Ven 15 Juil 2011 - 10:13

Les questions se succédait dans la tête d’Irina, et aucune, pour le moment, ne connaissait ne serait-ce que l’ombre d’une réponse. Elle n’aimait pas vraiment le fait que cet homme, fraîchement évadé d’Azkaban à en croire les avis de recherche, en sache plus sur elle qu’il ne le devrait. Ce simple constat lui fit redoubler de vigilance. Elle était extrêmement méfiante envers quiconque connaissant d’un peu trop près sa famille. Il fallait dire que les fréquentation des Collins-Asbornsen quand la réputation du clan était à son apogée n’étaient pas des plus exemplaires. On les disait très proches des partisans du Seigneur des Ténèbres, et baignés jusqu’au cou dans la magie noire. Aussi, Irina s’attendait à être face à un individu de ce genre, peu fréquentable, dangereux de surcroît. Mais la jeune fille était rongée par un fléau bien plus corrosif que la simple méfiance. Elle était dévorée par une curiosité maladive, par le désir de faire tomber le masque de son adversaire. Elle voulait savoir pourquoi il posait toutes ces questions, ce qu’il savait sur elle et sur les siens, si tant est qu’il savait quelque chose, bien évidemment. Elle avait donc envisagé, dans un premier temps, de tourner l’interrogatoire à son avantage. Il n’était pas question de lui en dire trop pour le moment, alors elle en dévoilait le minimum syndical, rien que pour titiller sa curiosité, rien que pour le percer à jour avec ses questions trop pressantes. Mais voilà, elle avait affaire à un adulte, aussi connaissait-il toutes ces ruses. Et, en toute connaissance de cause, il ne se mouillait pas trop non plus. La jeune fille comprit alors qu’elle n’en tirerait rien en se comportant de cette façon, alors elle consentit enfin à révéler quelques informations, tout en gardant secrète l’identité de sa famille. Allons. Voyons s’il était fort pour les devinettes. Elle verrait s’il arrivait à la percer à jour à partir des indices savamment distillés dans ses propos qui pour l’heure restaient nébuleux. Là, Irina comprit que toutes ces caractéristiques ainsi énumérées rappelait quelque chose à l’homme qui était en face d’elle. Elle se sentait nettement en position d’infériorité. Il pouvait éventuellement savoir qui elle était, mais la réciproque n’était pas vrai. L’homme dont le visage était placardé sur tous ces avis de recherche demeurait inconnu à ses yeux. Il n’apparaissait même pas dans ses souvenirs, c’était peu dire.

Alors, elle en déduisit qu’il était sûrement une vieille connaissance de son père. Ce qui ne serait guère étonnant, Ludwig Asbornsen connaissait beaucoup de monde, il en avait vu défiler des visages, c’était un homme droit et influent. Les soirées mondaines organisées par son épouse n’étaient pas étrangères au phénomènes, elles avaient contribué à la notoriété toute relative de cet homme qui fut tant antiquaire que passionné par la magie noire. Il avait une personnalité complexe et nébuleuse, où l’érudition tirait nettement son épingle du jeu…Ludwig, à défaut de faire un bon Serpentard, aurait fait un excellent Serdaigle s’il avait eu la chance -ou pas- d’étudier à Poudlard. Et le fait qu’il ait été éliminé de façon tout à fait arbitraire étayait cette hypothèse. Il en savait trop, il était devenu gênant pour ses anciens ennemis, voire même collaborateurs. La règle selon laquelle les loups ne se mangeaient pas entre eux n’était pas toujours vérifiée, bien au contraire. Quand le pouvoir rentrait en jeu, on n’était guère regardants. Peu importe que l’autre soit un ennemi ou un ancien collaborateur, cela revenait au même. Il fallait éliminer tous les obstacles se glissant au travers de son chemin, n’être freiné en aucun cas dans son ascension. Elle avait beau être jeune, encore pétrie de l’innocence de l’enfance, si tant est qu’elle en ait eu une, mais Irina savait dans quel genre de monde elle mettait les pieds. Un monde pourri jusqu’à l’os, barbare, gouverné par l’argent et le pouvoir, peuplé d’individus arrivistes prêts à tout pour être au sommet, et surtout, pour y rester, car ce n’est pas tout d’avoir réussi à gravir les échelons, il fallait aussi se maintenir. Elle n’était pas franchement naïve, elle était même plutôt cynique et blasée pour son jeune âge, aussi il n’était guère étonnant qu’elle ait été briefée sur les dangers de l’allée des Embrumes…Bien que lugubre et peu avenante, la ruelle présentait un taux plutôt élevé de mendicité. La preuve, il y avait tous ces marchands ambulants, miséreux et crasseux, vêtus de guenilles et vendant à l’arrachée des marchandises pas toujours très orthodoxes. Dans la mesure où on ne savait pas d’où toute cette marchandise provenait, il ne valait mieux pas débourser un quelconque gallion, et ce quand bien même l’article paraîtrait alléchant, si tant est qu’une telle chose était possible. Aussi, non, elle n’était pas une jeune inconsciente qui se promenait ici sans avoir connaissance des dangers que recelaient la ruelle. Elle était certes courageuse, mais pas suicidaire non plus.

« Croyez le ou non, je ne suis pas non plus ici par plaisir. Disons que je ne suis pas assez masochiste pour m’y promener de mon plein gré. Reconnaissez donc qu’il existe des endroits plus propices à la promenade. Si tant est que l’on n’ait pas tous les Aurors à ses trousses, cela va de soi. »

Elle n’avait pas pu s’empêcher de glisser une remarque un poil moqueuse dans son discours. Évidemment, ici, c’était l’endroit idéal pour se promener si l’on ne voulait pas se faire repérer, tant personne n’osait s’aventurer en ces lieux hostiles. Mais ce n’était pas non plus son endroit préféré dans le Londres sorcier. Le chemin de traverse, à bien des égards, était tellement plus agréable. Mais, la jeune fille préférait les endroits moins fréquentés. Elle n’aimait pas les grandes foules, voilà tout. Alors, la jeune Collins haussa les épaules, et reprit la parole, un peu plus assurée que tout à l’heure.

« Cela dit…Je vous comprends parfaitement. Je ne suis certes pas recherchée sur tout le territoire, mais je n’aime pas davantage les endroits bondés. Je préfère être au calme, la foule m’insupporte au bout d’un moment. »

Elle venait d’avouer à cet inconnu ses penchants agoraphobes, mais ça ne faisait rien. Elle ne venait pas non plus de révéler une information capitale, qui serait de nature à la compromettre elle, ou bien sa famille. Sa langue se déliait certes plus facilement, mais elle n’en demeurait pas moins méfiante. Elle était toujours face à quelqu’un qu’elle ne connaissait pas, ou tout du moins, dont elle ne se rappelait pas. Aussi était-il sage de ne pas jouer avec le feu, et de voir comment les choses allaient se comporter. Surtout que le Mangemort en face -elle était désormais certaine qu’il en était un, même si elle n’arrivait pas à mettre de nom sur son visage- semblait perdu dans ses réflexions. La jeune fille aurait volontiers déboursé quelques gallions pour connaître le fond de sa pensée, mais ce n’était pas correct. Les souvenirs étaient semblables à un tombeau, mieux valait ne pas les profaner. C’était sacré, et ils n’appartenaient qu’à celui qui les fabrique. Alors, elle ne se risqua pas à lui poser des questions supplémentaires, bien qu’elle en brûlait d’envie. La Serpentard attendait simplement qu’il se confie davantage…comme il venait de le faire, en fait. Puisqu’il avait avoué connaître quelqu’un de semblable à son père, pour reprendre ses mots. Un collectionneur, favorable aux idées du Lord Noir. Comme son père l’était. Le cœur d’Irina se mit à battre dans sa poitrine. Se pouvait-il qu’il ait été un ami de son père, même avant la chute du Seigneur des Ténèbres? Le passé revenait à grand galop, et elle voulait s’y rattacher, n’y serait-ce qu’un peu. Lever le voile sur les sombres secrets que sa famille cachait jalousement. Peut-être pourrait-il l’y aider? Surtout qu’il venait de parler de conflits…Des conflits qui avaient gangréné sa famille, la pourrissant en son for intérieur, jusqu’à ce qu’elle n’implose. La famille avait connu deux grands schismes, le premier avait été à la mort de son grand-père paternel, et le second avait été à la mort de Ludwig. Depuis ces sinistres évènements, il ne subsistait que quelques électrons libres, éparpillés ça et là à travers la Grande Bretagne et la Norvège. Rien qui puisse ressembler au clan d’autrefois, tout du moins. La gorge sèche, baguette tremblante, Irina murmura alors.

« Vous ne confondez pas, effectivement. Ma famille a littéralement implosé, si bien qu’aujourd’hui il n’en reste plus rien. Peut-être ma mère et moi-même, ainsi que quelques membres éparpillés en Grande-Bretagne et en Norvège. Mais ce qui en reste aujourd’hui n’a plus rien à voir avec…avec ce qui existait avant, quand le clan en était encore à son apogée. La lutte contre le Seigneur des Ténèbres, et sa chute, ont sans doute passé par là. Mon père a été assassiné il y a peut-être cinq ou six ans. Il avait réussi à fuir après la chute du Lord, mais il s’est fait attraper, et on s’est débarrassé de lui…Parce qu’il en savait trop, visiblement. Et aussi parce qu’il avait été mis dans le même panier que vous autres, quand bien même il ne porterait pas la Marque. »

La Marque, qu’Irina allait recevoir sitôt sorti de Poudlard. La demoiselle avait déjà effectué une mission pour le Lord Noir. C’était elle qui avait assassiné Davis Burningham, ce traître, et elle avait été profondément marquée par cela. Quand on faisait le choix d’ôter la vie de quelqu’un, on faisait aussi le choix de damner la sienne. Parce qu’à chaque vie prise, on perdait un peu plus de son âme, sa propre humanité était la caution. Vaguement, Irina avait eu l’idée de se ranger du côté des Aurors, spécialement pour s’occuper personnellement de l’Auror qui avait ôté sa vie à son père, mais elle avait renoncé à cette idée, elle n’avait aucune envie de se soumettre à l’Ennemi. Elle pouvait tout aussi bien l’abattre en étant du côté adverse, non? D’autant plus que, si meurtre il venait à y avoir, il n’en serait que davantage justifié. Allez donc expliquer pourquoi vous vous en êtes pris à un de vos prétendus alliés, vous.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
o~ Mangemort ~o
o~ Mangemort ~o
ÂGE: 24
MESSAGES: 164

FEUILLE DE PERSONNAGE

ORIGINE: SANG PUR

MYSTÈRES: Ca vous regarde ?

POINTS PERSONNELS: 600
MessageSujet: Re: Août - Allée des Embrumes - Rencontre inattendue|PV Irina| Mer 27 Juil 2011 - 21:14

Rabastan eut un petit sourire à la pique qu'elle se permit. A partir du moment où on avait les Aurors à ses trousses, effectivement plus aucun endroit était propice à la promenade. Mais s'il ne sortait jamais, il aurait fini neurasthénique. Bons où mauvais, les êtres humains avaient besoin de voir le soleil, où en tout cas la lumière qu'il dégageait (l'Allée des Embrumes n'étant pas non plus l'endroit le plus lumineux !). Il y avait une raison à sa venue ici; le calme. Ne plus voir cette foule de Moldus rouges et mal fagotés. D'ailleurs, son interlocutrice évoqua un certain dégout pour la foule. Une chose qu'ils avaient en commun. Avant, Rabastan savait gérer son comportement dans une foule mais depuis qu'il était recherché, c'était devenu différent. Bien des scénarios catastrophe se dessinaient : un Auror déguisé en Moldu pouvait très bien le reconnaître et le piéger, etc.
Ici, il était plus maître de la situation. Il voulait arrêter la personne qui lui faisait face, l'agresser où simplement lui demander l'heure, c'était selon sa volonté. Il était libre de ses mouvements, de ses pensées.
Le Mangemort ne put s'empêcher d'être relativement surpris par la longueur de cette conversation. Pour deux personnes qui ne se connaissaient pas, ils en avaient des choses à se dire. Peut-être était-elle aussi intriguée par lui que lui même l'était par elle. Où peut-être était-ce un piège. Il arrivait que des crapules louent les services de jolies jeunes sorcières à l'air innocent pour pouvoir détrousser (où autre) de pauvres ploucs. Or, Rabastan n'était pas un plouc (du moins, il n'avait pas cette image de lui-même. Et puis le Mangemort avait suffisamment d'expérience pour détecter ce type d'entourloupes en quelques minutes. Et il avait une intuition. Dans ce cas de figure, la jeune fille semblait sincère. Il y avait vraiment quelque chose, mais ce n'était pas malveillant. Le fait qu'elle confirme les vagues soupçons de Rabastan renforça le Mangemort dans son intuition. Oui, elle était bien issue d'une famille ayant vécu une période trouble. Plus que « de trouble » même. Selon les propres dires de cette inconnue pas si inconnue, il n'en restait à présent plus rien, de cette famille, à part quelques petite éclats ça et là en Norvège et en Angleterre. La Norvège, indice de plus. Les visages, flous au départ, se concrétisaient dans les pensées de Rabastan.

Bien qu'un peu plus tôt il était dit que le Lestrange avait un rythme de vie proche de celui de sorciers mondains, ce n'était pas l'entière vérité. En fait, la noble, très ancienne famille des Lestrange n'avait de noble que le nom. Comme beaucoup d'aristocrates, ils n'avaient pas bien géré leur argent. Aussi, contrairement aux Malefoy, ils n'avaient pas eu une vie très... aisée. En apparence, si. Mais derrière les murs de la maison familiale, il n'y avait que poussière et désolation. Des parents de Sang-Pur extrémistes et peu enclin à l'affection. Des enfants viciés par cette vie. Au final, devenir Mangemort avait permis à Rabastan de prendre son envol. Il avait gagné une certaine indépendance, s'était installé dans son propre chez-lui, et avait généreusement rempli con coffre chez Gringotts grâce à deux où trois mauvaises actions. Le fait que peu de sorciers sachent la vraie situation des Lestrange avait aidé Rabastan à se faire beaucoup d'amis haut placés. Son attitude calme et posée lui évitait de passer pour un vulgaire parvenu. Il ne gardait sa brutalité et son sadisme que pour les missions, pour la Cause. Le reste du temps, il se montrait assez gentleman.
Parmi ses amis, les membres de cette fameuse famille, mi-Anglaise, mi-Norvégienne. Une grande famille, pleine de prestige. Une famille ouvertement en accord avec les convictions d'un certain Seigneur des Ténèbres, mais dont aucun membre ne portait la marque. Bien que des rumeurs ne le fasse croire, comme l'évoqua la jeune fille. Mais quelque chose chiffonna Rabastan dans les dires de cette jeune inconnue. Il ne put s'empêcher de froncer légèrement les sourcils, interloqué. Son père avait été assassiné, parce qu'il « en savait trop », selon ses propres dires. Mais il en savait trop à quel sujet ? A vrai dire, Rabastan ne se souvenait pas des raisons de cette implosion familiale, car lorsque les tensions avaient été trop fortes, il avait préféré garder ses distances, pour ne pas être mêlé à une autre guerre que celle qu'il menait contre les traitres à leur sang. En conséquence, il ne se souvenait que de leur bonne entente, et de ces rumeurs, du fait qu'on les croyait tous Mangemorts jusqu'au dernier. Ce qui, il semblait, n'était pas au goût de la demoiselle. Malgré cette vive curiosité, Rabastan ne posa pas de question. Il en avait déjà bien assez posé. Cette foi-ci, il se contenterait d'une affirmation : un prénom lui était revenu. Il était sûr de lui, et au pire, s'il se trompait de personne, elle finirait bien par lui dire de quelle famille elle provenait. Non ?

« Ainsi, Ludwig est décédé. Je suis désolé de l'apprendre. »

Ses dires étaient des plus sincères. Le peu de souvenirs qu'avait le Mangemort au sujet du père de cette adolescente étaient bons. Peut-être n'étaient-ils pas les meilleurs amis du monde, mais ils avaient été de connivence, comme l'étaient deux personnes du même camp, et cela lui suffisait.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
MODO ||° Smile at the Devil °
    MODO ||° Smile at the Devil °
ÂGE: 21
MESSAGES: 2073

FEUILLE DE PERSONNAGE

ORIGINE: SANG PUR

MYSTÈRES: Des rumeurs à votre sujet ? Sait-on tout de vous ?

POINTS PERSONNELS: 500
MessageSujet: Re: Août - Allée des Embrumes - Rencontre inattendue|PV Irina| Sam 30 Juil 2011 - 17:24

Irina détestait toute chose susceptible de lui rappeler son passé tourmenté. Des années durant, elle s’était efforcée à aller de l’avant, sans jamais regarder en arrière. Elle ne jurait que par le progrès, et fuyait toute idée de régression, aussi séduisante fût-elle. La nostalgie était, comme tous les autres sentiments, susceptible d’avilir l’être qui la ressent. Certes, il était bon de se remémorer les bons moments, mais à dose homéopathique. Si on se complaisait trop dans les évènements passé, on risquait simplement de perdre l’esprit, de ne plus vivre au présent, de perdre définitivement le fil de son existence. Et le prix à payer était trop élevé pour que l’on se permette de se laisser aller à de telles fantaisies. Il y avait mieux à penser, et à faire. Mais, quand les fantômes du passé s’invitaient dans le décor, il fallait bien faire avec. Accepter les souvenirs qui revenaient en masse, avec la même force qu’un boomerang que l’on aurait lancé. D’autres fois, ces souvenirs ne menaient à rien, parce qu’ils venaient d’une époque trop lointaine pour que l’on puisse se la remémorer correctement. Et cela était d’autant plus flagrant qu’Irina ne se rappelait plus des évènements qui avaient eu lieu pendant sa petite enfance. Tout du moins, elle ne voulait pas se rappeler. L’innocence, c’était fini pour elle, depuis bien longtemps. Son éducation stricte et quasi-militaire n’avait laissé aucune place à la rêverie, aussi insignifiante soit-elle. Rien ne devait la détourner de son but, très terre-à-terre cela dit en passant. Elle avait subi un lavage de cerveau? Probablement, il avait bien fallu lui inculquer les idées du Seigneur des Ténèbres. Voilà pourquoi elle croyait si fort en ces idéaux. À Poudlard, elle avait redouté être confrontée à des idées différentes des siennes, et pire encore, qu’on l’obligerait à en changer. Mais elle avait été rassurée de voir que bon nombre de ses condisciples, pour la plupart à Serpentard -vieux cliché- croyaient aux mêmes choses qu’elle.

L’inconnu devant elle venait d’ouvrir les portes de son passé tumultueux. Elle aurait pu le détester pour toutes ces choses qu’il faisait remonter à la surface, mais la curiosité l’emportait sur tout le reste. De quelle façon était-il lié à son père? Peut-être que faire le lien entre les deux hommes pourrait lui permettre de comprendre ce qui s’est passé, pourquoi Ludwig avait été assassiné. Cet assassinat avait bien sûr fait grand bruit dans le monde magique, en Angleterre tout du moins, Irina ignorait quelle avait été sa zone d’influence. Elle avait besoin d’élucider ces zones d’ombre. Ne serait-ce que pour pouvoir faire son deuil. Tout irait pour le mieux lorsqu’elle aurait des réponses à ses questions. Peut-être que cet homme avait entendu quelque chose à ce propos…une conversation entre les gardiens, une rumeur qui aurait secoué Azkaban, n’importe quoi qui puisse lui donner un indice, afin d’orienter au mieux ses recherches. Ne pas perdre de temps à accorder trop d’importance à des éléments qui, en finale, ne seraient qu’obsolètes. La jeune fille fixa son interlocuteur, curieuse de savoir ce qu’il avait à dire. Alors, elle le renseigna, n’hésitant pas à lui révéler quelques détails, notamment sur la provenance de sa famille. Elle prenait certes des risques -après tout, les Norvégiens en Angleterre, sang-pur de surcroît, ça ne courait pas les rues- mais accéder à ce passé autant craint que désiré valait tous les risques, elle en était persuadée. Elle hésita à révéler d’autres détails. Mais elle ne le fit pas. Pas pour l’instant, en tout cas. Elle ne renseignerait l’homme que s’il lui posait d’autres questions. Pour le moment, elle tentait de se remémorer son nom. Mince alors. Elle l’avait pourtant vu sur les avis de recherche…et pas moyen de s’en souvenir. Pour une fois, sa mémoire lui faisait défaut. Non pas qu’elle avait une mémoire d’éléphant, elle éprouvait de grosses difficultés à retenir tout ce qui comportait trop de chiffres, les dates notamment, mais elle mémorisait assez bien les détails utiles. Cela lui avait permis de s’en sortir dans sa scolarité, quand bien même elle aurait eu des notes désastreuses en cours de vol, de soins aux créatures magiques et en histoire de la magie. Mais pourtant, c’était un nom. Ce n’était pas bien compliqué, par Merlin!

Puis, elle entendit clairement un mot, un seul, un prénom, plus exactement, qui l’extirpa de ses réflexions. Elle fixa l’individu, interloquée. Ah. Il avait su relier toutes les informations entre elles. Il savait de qui elle parlait maintenant, quand bien même elle n’aurait fait que tourner autour du pot, ne l’évoquer qu’à moitié. Ludwig. Il connaissait Ludwig. La question revint, pour s’imposer avec force. Qui était-il, par rapport à son père? Ou même, par rapport à la famille? Un vieil ami, ou au contraire, un émissaire du Seigneur des Ténèbres qui les côtoyait à l’occasion? Ludwig fréquentait pas mal de monde, dans les deux camps. Peut-être avait-ce été pour cela qu’on l’avait accusé d’être une taupe, de livrer à l’ennemi des données confidentielles. Il en savait trop, et on l’avait éliminé pour cela. Bon dieu. Dans quel genre d’affaires la famille Collins-Asbornsen était-elle impliquée? On disait que toute famille avait son squelette dans leurs placards, mais dans leur cas, c’était probablement un charnier entier. Cette idée ne la fit même pas frissonner, bien au contraire. Elle voulait en savoir plus. Déterrer ces squelettes pour les interroger un à un. Mettre à jour les vieux secrets, pour certains extrêmement bien enfouis. Savoir peut-être ce qui poussait Paula à garder le silence, sur ce qui la touchait elle ou son défunt mari. Le silence sembla durer une éternité, éternité pendant laquelle Irina échafauda toutes sortes de théories aussi folles les unes que les autres. Puis, elle se résolut enfin à briser le silence, devenu pesant. Une interrogation, une seule, franchit ses lèvres.

« Ludwig? Vous connaissiez mon père? »

Une question à laquelle il pouvait choisir de répondre par oui ou par non uniquement. Mais elle l’invitait tacitement à développer son propos. Quelle place occupait-il, sur ce grand échiquier? Simple pion, ou au contraire était-il un cavalier, ou un fou? Peut-être une tour. Elle n’en savait rien. Elle n’en saura peut-être jamais rien, si elle laissait partir cet homme sans l’avoir davantage interrogé. Elle jeta un nouveau coup d’œil à l’inconnu. Il paraissait mieux portant que sur les avis de recherche, même si ses années d’incarcération avaient buriné son visage, le rendant dur et émacié. Son teint était cadavérique, sa silhouette était élancée et décharnée. Il avait l’apparence physique de quelqu’un qui avait traversé les neuf cercles de l’enfer. Et pourtant, Merlin sait que chaque sorcier, en invoquant Azkaban, en avait des frissons d‘horreur. Peut-être était-ce la présence continue des Détraqueurs, sans cesse en quête de chair fraîche et de souvenirs tous neufs qui rendait l’endroit particulièrement atroce, hostile. Puis, elle eut comme un éclair de génie, ce tilt qui lui fit retrouver le nom de cet individu. Rabastan Lestrange, Mangemort activement recherché pour plusieurs crimes particulièrement odieux. Un adulte qui partageait les mêmes idéaux qu’elle. Inconsciemment, Irina leva sa baguette, pour reculer d’un pas.

« Vous. » souffla-t-elle, estomaquée. « Rabastan Lestrange. Vous êtes parent avec Bellatrix? Le bras droit du Seigneur des Ténèbres? » Trop de questions se bousculaient dans sa tête. Bon sang père, dans quoi avez-vous été fourrer votre nez? « Qu’est-ce que ma famille a à voir avec vous? Est-ce en rapport avec quelque chose qui se trouve ici, chez Barjow et Beurk, ou bien dans notre coffre à Gringotts? A moins que vous n’ayez été, d’une façon ou d’une autre impliqué dans ces conflits qui ont fait imploser ma famille. Quel rôle avait vous joué, exactement?  »

Irina ne lui était aucunement hostile, bien que son ton, légèrement tendu, pouvait le laisser penser. La détresse pouvait se lire aisément dans ses prunelles presque translucides. Il ne s’agissait pas là d’un règlement de comptes à venir, simplement d’une gamine qui voulait quelques réponses. Mais attention Irina, il n’est jamais bon de déterrer les vieux secrets de famille. Parfois, les choses cachées doivent le rester.


[HJ: C'est vraiment bof, je me rattraperai la prochaine fois =/ ]
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
o~ Mangemort ~o
o~ Mangemort ~o
ÂGE: 24
MESSAGES: 164

FEUILLE DE PERSONNAGE

ORIGINE: SANG PUR

MYSTÈRES: Ca vous regarde ?

POINTS PERSONNELS: 600
MessageSujet: Re: Août - Allée des Embrumes - Rencontre inattendue|PV Irina| Dim 14 Aoû 2011 - 19:01

La réaction qu'elle eut à l'entente du nom de son père, fut celle à laquelle il s'attendait. C'était la réaction que Rabastan avait espéré lui voir : elle eut un regard intrigué, une expression de franche surprise. Ludwig était bien son père. Rabastan ne s'était pas lamentablement trompé, comme il l'avait craint. *Ouf,* se dit-il avec soulagement. Cela lui montrait qu'il n'avait pas perdu autant de souvenirs qu'il l'avait craint. Il avait juste du mal à y accéder faute d'avoir perdu tout contact avec cette époque. C'était un aspect positif de la situation mentale du Mangemort. Il se sourit à lui-même, un bref instant. Il revint ensuite à la réalité. Que répondre, à part oui ? Il ne voulait pas entrer immédiatement dans les détails, il n'en avait que trop peu en tête dans l'immédiat. Cela reviendrait lorsqu'ils auraient un peu plus de conversation. Pour le moment, il fallait juste que Rabastan garde son expression vaguement curieuse, et qu'il ne montre pas d'autres expressions qui pourraient être mal interprétées. Passer pour quelqu'un ayant eu un lien quelconque avec leurs guerres intérieures pourrait s'avérer mauvais. Mais qui savait, peut-être avait-il été lié à cela, même contre sa volonté. Car même s'il s'était montré un peu plus distant pour ne pas être mêlé à cela, il n'avait pas pour autant coupé les ponts. Il avait pris part à des dîners en plus petit comité, avec les personnes dont il appréciait la compagnie. Rabastan se rappela alors qu'on lui avait demandé s'il était dans un « camp » précis. Ce à quoi il avait secoué la tête, disant ensuite qu'il se contentait de visiter les gens qui en valaient le coup. Peut-être qu'ils avaient mal interprété ses mots ? Jamais il ne s'était posé la question. Mais, après toutes ces années c'était peut-être un peu inutile. L'adolescente face à lui n'était qu'une jeune enfant à l'époque. Elle ne serait au courant que de ce qu'il voudrait bien lui dire.

Finalement, pour toute réponse à sa question, il eut un hochement de tête. L'instant d'après, elle eut un léger mouvement de recul. Sa baguette magique, qui menaçait toujours le Mangemort, monta d'un cran. Rabastan au début, ne comprit pas ce geste. Il crut qu'elle allait l'attaquer, et dut réprimer au tout dernier instant, un mouvement de sa main en direction de la poche qui contenait sa propre baguette, lorsqu'il entendit ses mots. Elle avait su mettre un nom sur son visage. Puis une fonction; Mangemort activement recherché. Ce n'était donc qu'un geste de surprise... Puis, elle plaça le doigt pile là où ça faisait mal : sa parenté avec Bella. Sujet sensible. Rabastan ne supportait que de manière toute relative sa démoniaque belle-sœur. Bien qu'elle partage les mêmes idéaux qu'une très vaste majorité de Mangemorts et qu'elle soit tout aussi pure de sang que lui et son ainé Rodolphus, jamais le courant n'était entièrement passé entre Rabastan et Bellatrix Black. Cependant, Rabastan était très loin d'être inconscient. Il savait se montrer courtois et raisonnablement amical avec elle, pas trop irrespectueux en tout cas. Mais il leur était déjà arrivé de se disputer à maintes reprises, leurs caractères étant assez instables. *Pourquoi faut-il toujours que l'on reconnaisse les Lestrange grâce à elle ?* se dit-il avec exaspération. Il eut un nouveau hochement de tête, un peu plus raide celui-ci.

« Tout juste, » dit-il ensuite. «  Et cette chère Bellatrix est bien une parente. »

Il remarqua alors à quel point le reconnaître et l'assimiler à une personne telle que Bellatrix (qui représentait le mal en personne pour une grande majorité, même chez les Mangemorts) l'avait choquée. Les questions se bousculèrent alors, ce qui eut pour effet de stresser un tantinet Rabastan, qui se sentit en premier lieu incapable de répondre l'une d'entre elles.

« Du calme, du calme, » fit-il sur un ton un peu nerveux.

Il se maudit pour avoir laissé sa voix le trahir. Et pourquoi voulait-telle savoir tout cela, subitement ? En se mettant à sa place, il aurait compris. Mais il préférait analyser la situation avant tout, affin d'éviter les pièges. Il gardait le regard fixé sur la baguette tendue dans sa direction tendis que les questions, prononcées sur un ton un peu rude, résonnaient à ses oreilles. Il fallait à présent qu'il trouve quelque chose à dire, pour qu'elle ne se mette pas à se faire d'idées. *Allez, une idée... plus vite que ça.* se supplia-t-il intérieurement. Il observa quelques instants supplémentaires la baguette, puis les yeux (dans lesquels il put lire tout le désarroi) de son interlocutrice.
Il allait devoir la remettre en confiance, si toutefois elle avait jamais été en confiance en sa compagnie.

« Aussi loin que je me souvienne, je n'ai jamais eu le moindre rapport avec les conflits de votre famille. Je les fréquentais bien en ce temps là, mais il me semble que j'ai préféré garder mes distances... »

Il réalisa alors qu'employer des termes hypothétiques ne faisait pas très sérieux. Mais en même temps, il avait besoin d'être certain de ses souvenirs avant d'affirmer concrètement quoi que ce soit.

« Je crois pouvoir affirmer que j'étais simplement un ami de vos parents. A moins qu'ils ne m'aient considéré que comme une quelconque connaissance. La chose que nous avions en commun et qui faisait que nous nous entendions si bien était nos idéaux. Vous devinerez bien desquels je parle. »

Il lui adressa un petit sourire entendu. Des idéaux bien évidents. Il attendait à présent la réaction de la fille de Ludwig, dont il ne savait toujours pas le nom... Chose à laquelle il remédia bien vite :

« A présent que vous connaissez mon nom, m'est-il possible de savoir le votre ? »

Ton poli et courtois, il continua de garder ses distances. Il attendrait que la baguette de Miss s'abaisse avant d'oser le moindre mouvement.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
MODO ||° Smile at the Devil °
    MODO ||° Smile at the Devil °
ÂGE: 21
MESSAGES: 2073

FEUILLE DE PERSONNAGE

ORIGINE: SANG PUR

MYSTÈRES: Des rumeurs à votre sujet ? Sait-on tout de vous ?

POINTS PERSONNELS: 500
MessageSujet: Re: Août - Allée des Embrumes - Rencontre inattendue|PV Irina| Dim 2 Oct 2011 - 21:21

Le désavantage majeur d’avoir une grande famille, outre les liens distendus qu’il pouvait y avoir entre les différents membres, c’était qu’ils avaient beaucoup de contacts. Divers et variés, qui plus est. Ces contacts pouvaient aussi bien être des personnes du Ministère, riches et influentes, que des truands de secondes zones auprès desquels on pouvait se procurer des artefacts anciens en toute illégalité. L’autre inconvénient notoire étaient sans aucun doute les secrets, plus ou moins bien cachés, du secret de polichinelle, que tout le monde savait, au secret le plus noir, celui qu’on aurait tout intérêt à ce qu’il ne se sache pas. Jamais. Parce qu’il en allait de la réputation de la famille, parce qu’il en allait parfois de la vie de ses membres. Irina le savait, son père aurait été prêt à mourir pour préserver ses secrets. Parce que jamais il n’aurait trahi qui que ce soit, pour une raison X ou Y. Quand bien même la famille d’Irina serait mouillée dans des histoires pas très nettes, ils étaient dotés d’une loyauté à toute épreuve, loyauté dont Irina avait assurément hérité également. En plus d’être loyaux, ils savaient se montrer fidèles à leur engagement. Aussi la toute jeune fille qu’elle était n’avait qu’une parole. Elle ne se risquait pas à faire quelques promesses en l’air, quand elle disait, elle faisait, encore fallait-il le mériter. Et qu’elle se sente en confiance avec l’autre personne. Parce que s’il y avait bien une chose dont Irina avait horreur, c’est que sa confiance puisse être trompée par des personnes peu scrupuleuses. L’homme en face d’elle, Rabastan Lestrange, était-il de ceux là? La jeune fille continuait à l’observer, baguette brandie à l’avant, prête à attaquer si besoin est. Elle ne connaissait que trop bien la réputation de la famille, pour avoir été critiquée violemment par ses pairs. Tout le monde savait aussi de quels méfaits Bellatrix Lestrange, née Black, s’était rendue coupable. Oui, son père avait déjà parlé de ceux là, à maintes reprises même, mais il n’était guère surprenant au final qu’ils aient un quelconque lien. Entre personnes de rangs respectables, il fallait bien se connaître les uns les autres. C’était toujours utile pour conclure quelques affaires, ou bien des pactes. Irina se demandait à présent quel genre de relations avaient eue les deux hommes.

Parce que d’après les dires de Rabastan, ce dernier n’était pas mouillé dans les conflits qui avaient gangrené sa famille, l’amenant jusqu’à l’implosion. Et cela pouvait se comprendre, à bien des égards, surtout s’il avait passé les dernières années en prison. Pour preuve, il n’avait même pas été mis au courant que Ludwig était mort depuis quelques années à présent. Ou alors, feignait-il la surprise pour mieux la tromper? Irina laissa échapper un soupir. Elle était paranoïaque, elle ne s’en cachait même plus. Il fallait dire que Ludwig lui avait appris à se méfier de tout, surtout des inconnus. Et à dire vrai, ceux qu’on connaissait le mieux étaient à mettre dans le même sac, parce que la confiance nous aveuglait tellement qu’on ne les voyait pas s’approcher, armés d’un poignard, avec lequel ils nous frapperaient dans le dos. Alors certes, il fallait se méfier de ses ennemis, mais encore plus de ses amis; le danger survenait encore là où on l’attendait le moins. Puis, il lui parla d’idéaux. Les mêmes que son père. Et ce pourquoi elle avait été formée. Le destin qui allait être sien. Le fameux Rabastan se doutait-il un seul instant qu’il avait en face de lui une jeune fille qui, dès qu’elle serait sortie de Poudlard, recevrait la Marque? Ou avant, ce n’était plus qu’une question de temps à présent, après tout, elle avait d’ores et déjà atteint sa majorité magique. Et elle avait déjà accompli une mission pour le Lord. C’était elle qui, sous la tutelle de Cadfael, avait exécuté ce traître de Burningham. Son premier meurtre. Et sûrement pas le dernier, puisque c’était sa destinée d’honorer ainsi la Cause. Lestrange avait sûrement dû en entendre parler, les rumeurs vont vite dans de tels groupuscules, même aussi fermés que peuvent l’être les Mangemorts. La demoiselle se mordilla la lèvre inférieure, alors que sa baguette s’était mise à trembler violemment. Ses démons intérieurs revenaient l’assailler, l’aveuglant de cette lueur verte qu’elle revoyait parfois dans ses cauchemars. Elle n’était pas encore prête à être envoyée au combat, la chrysalide ne s’était pas encore brisée, le papillon, à ce stade ci de la transformation était demeuré chenille. Burningham était un traître, disait-elle pour se consoler, elle avait fait ça pour la bonne cause, ce pourquoi elle était vouée. Pour honorer ces idéaux qu’il venait de mentionner à demi-mot. Et ce choix qu’elle avait à faire, qui insistait un peu plus chaque jour, la poussant à la croisée des chemins. Elle était au pied du mur, elle ne pouvait plus retourner en arrière. Puis, il lui demanda son prénom. Le nom, il connaissait, puisqu’il avait connu ses parents.

« Irina. » répondit-elle simplement. « Juste Irina. »

Irina, l’aînée. Pas l’autre, la cadette, celle qui était née cracmol et qui avait été dissimulée aux yeux de tous des années durant. Mais, forcément, ça finissait par se savoir. Le scandale avait éclaté, comme de nombreux autres. Paula ne l’avait pas supporté. Elle n’en pouvait plus de traîner cette tare comme on pouvait traîner un boulet. Alors, l’autre n’était plus. On s’était débarrassé de la Cracmol, on l’avait enterrée, et on n’en parlait plus. Le sujet était devenu tabou. Lorsqu’on posait la question, Irina devait répondre qu’elle était fille unique, taisant le drame comme on taisait un secret. C’était comme ça. Elle n’avait pas le droit de savoir, on lui disait ce qu’on voulait bien. Finalement, elle baissa sa baguette. Toisa avec curiosité le Mangemort, qui allait être un allié dans ce combat qu’ils menaient contre les impurs, ces hérétiques qui prétendaient être des sorciers. Ils n’étaient rien, rien que de la vermine. Et tout cela, il fallait vermifuger. Purger. Assainir. Pour que le monde magique aille mieux, pour qu’il garde une certaine qualité.

« Vous savez qui je suis, non? Mon père avait des projets pour moi. Ce n’est pas un secret d’état, il s’en vantait à qui voulait bien l’entendre. Vous savez, n’est-ce pas, que je dois faire partir des vôtres? »

Sa voix avait tremblé légèrement sur ces derniers mots. Non pas qu’elle avait peur, mais parce qu’elle était anxieuse. Anxieuse et impatiente. Impatiente à l’idée d’en savoir un peu plus sur les siens, sur ces gens qui se disaient être de sa famille. Et Irina savait à quel point ils étaient monstrueux, tout autant qu’ils étaient. Tous avaient au moins commis un crime. Et leurs inclinaisons n’étaient plus un secret pour personnes, ils baignaient dans la magie noire jusqu’aux yeux. Elle en avait le goût, elle s’était renseignée à ce sujet. Elle connaissait des sorts qui vous feraient dresser les cheveux sur la tête. Et pourtant, elle était si fragile, si petite, si menue. Elle n’était qu’une enfant, une enfant privée de son innocence, une enfant pétrie de désespoir et d’incertitudes. Cela dit, elle se refusait de tomber dans le pathétique. Elle était fière, bien trop fière. Fière et digne. Mais sa dignité, elle était en train de se craqueler devant ce fantôme tout droit surgi du passé. Ce fantôme qui connaissait personnellement son père.

« Vous pensez qu’il était fou, de faire peser un tel fardeau sur mes épaules, si tôt? Vous pensez qu’il a eu raison de faire tout ça? Vous savez, vous ne m’offenserez pas en prétendant le contraire. À dire vrai, je ne sais plus quoi penser. Mais regardez donc, ce que je suis devenue. J’ai jamais pu être une gosse. Vous pensez que je vais moi aussi aller en prison parce que j’ai du sang sur les doigts? »

Est-ce mal d’avoir assassiné un traître? S’était-elle retenue d’ajouter. Mais elle n’en dit rien, tant ces mots lui écorchaient la bouche, lui laissant un goût de sang sur le bout de la langue. Ce sang qui coulait, au fond d’elle, sur elle, jusque sur ses mains blêmes, de ces blessures béantes qui peinaient à se cicatriser correctement. La simple perspective d’être enfermée à Azkaban la terrifiait. Mais, outre toutes ces questions sans queue ni tête, il y en avait une autre, sous-jacente, qu’elle n’osait pas lui demander: pourquoi avait-il été enfermé, lui? Les autres lui avaient-ils simplement reproché d’avoir des idéaux trop éloignés du politiquement correct, pour qu’on ne songeât un seul instant à l’éloigner, l’empêcher de nuire? De quels crimes avait-il donc été coupable? Elle voudrait bien le savoir.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
o~ Mangemort ~o
o~ Mangemort ~o
ÂGE: 24
MESSAGES: 164

FEUILLE DE PERSONNAGE

ORIGINE: SANG PUR

MYSTÈRES: Ca vous regarde ?

POINTS PERSONNELS: 600
MessageSujet: Re: Août - Allée des Embrumes - Rencontre inattendue|PV Irina| Jeu 10 Nov 2011 - 0:16

Elle ne répondit pas tout de suite. De son regard perçant, elle semblait passer le Mangemort aux rayons X, et ce sans dire un mot, manifestant parfois, plus ou moins consciemment, un certain degré de stress. Rabastan se demandait à quoi, exactement, cet état était lié. Avait-elle peur de lui, du Mangemort qui lui faisait face, où de trop en dire sur sa personnalité ? Le dernier point, songea Rabastan, n'était pas prêt d'arriver : jamais encore il n'avait rencontré quelqu'un de si jeune et pourtant, si méfiante... c'était presque angoissant. Surtout qu'elle le menaçait toujours de sa baguette. Bonne raison pour se sentir angoissé.... Mais le Mangemort constata que malgré ce stress, elle tenait son arme avec une certaine fermeté, rarement ébranlée par quelques tremblements. Il s'agissait là d'une fermeté qui témoignait d'un certain contrôle. Elle ne risquait pas de laisser partir un maléfice au premier sursaut.
Il ne put cependant s'empêcher de se crisper légèrement lorsqu'il la vit trembler un peu plus violemment que les fois précédents. Elle se mordait nerveusement la lèvre, ses yeux allant de lui à d'autres points. Elle était perdue. Ou en tout cas, ce fut ce que conclut le Mangemort.
Tout à coup, elle se reprit, et répondit à la question de son ainé. « Juste Irina ».

« Enchanté Irina. »

Après quelques instants, elle abaissa sa baguette, et les muscles du Mangemort se détendirent considérablement. Ce qui lui fit du bien (il se demanda même s'il n'allait pas avoir des courbatures le lendemain). Il garda une mine impassible, réfléchit à ce qu'il pourrait dire pour la pousser à s'ouvrir un peu plus. Mais il n'eut rien à faire, rien à dire. Irina, de sa propre initiative, s'en chargea et évoqua des projets que son père aurait eu pour elle. Ce qui était bien possible. Dans ce genre de familles, tout se décide avant la naissance de l'enfant, très souvent. Par exemple les Lestrange étaient destinés à devenir Mangemorts, puisque leurs parents étaient partisans (sans avoir cependant servi le Lord). Rabastan se souvient des rares fois où son père avait invité des amis chez eux – de très proches amis, qui savaient que derrière les apparences d'une jolie maison, se cachait la décadence d'une vieille famille au sang bleu, mais aux coffres vides. Ces mêmes amis, Mangemorts, avaient dit en regardant les frères Lestrange qu'ils allaient faire l'honneur de la famille en recevant la Marque. Ce qui fut à moitié vrai. Pour Irina, la situation avait été similaire : son père l'avait destinée, dès un tout jeune âge, à rejoindre l'armée des Mangemorts... chose particulièrement lourde à porter lorsqu'on est jeune, qu'on suit ses études dans une école pro-Aurors, telle que Poudlard. Rabastan ne put s'empêcher de penser, aussi, que c'était d'autant plus lourd à porter lorsqu'on était, comme Irina, une femme. Où plutôt, pour l'instant, une jeune fille, presque une femme.

A vrai dire, Rabastan se souvenait (à présent) de cela. Pour toute réponse, il hocha la tête, la regardant dans les yeux quelques secondes.
Lui-même étant Mangemort, Ludwig lui avait confié non sans orgueil son projet, de faire de son enfant une sorcière redoutable. En fait Irina ne se trompait pas, il en parlait sans gêne, à qui voulait l'entendre. Irina serait Mangemort, et elle allait être la fierté de son père. A présent, il n'était plus là pour le voir, mais son projet n'avait pas été abandonné par le reste de la famille... Mais elle-même, qu'en pensait-elle ? On ne demandait jamais son avis au premier concerné. Peut-être était-elle tout-à-fait heureuse de cet avenir, où alors, était-elle pétrifiée de peur ? Et il y avait de quoi l'être, se dit Rabastan en songeant au fils Malefoy, parmi eux de force. Il était 'pro-Voldemort' si l'on peut dire, mais pas au point d'aller risquer sa vie pour ses idéaux, et cela se voyait.
Il l'observa de nouveau, un peu plus attentivement... Et songea qu'elle était, comme toutes les nouvelles recrues, comme lui-même lorsqu'il avait reçu la Marque, jeune. Trop jeune.
Mais il fallait bien commencer...
Irina ne s'arrêta pas là. Au moment où le Mangemort allait ouvrir la bouche, ayant enfin trouvé ses mots, elle s'exprima à nouveau, un peu plus librement encore que les fois précédents, ce qui surprit grandement Rabastan. Il se demanda comment elle avait pu passer de, en quelques minutes, méfiante aux limites de la paranoïa, à angoissée au point de se confier.

Les questions qu'elle posa commencèrent par désarçonner Rabastan, qui baissa la tête, écoutant, réfléchissant. Que dire à une future recrue ? S'il s'était écouté, il lui aurait dit sa pensée du moment : Il était complètement fou. Quitte le pays, change de nom, et fais tout pour qu'Il ne te retrouve jamais. ...Mais il ne pouvait, et ne devait pas. D'une, le Seigneur des Ténèbres le saurait, tôt au tard. Ensuite il finirait par la retrouver, où qu'elle aille. Il serait donc complètement stupide de la mettre elle autant que lui, en danger de mort...
Malgré les apparences, Rabastan n'était pas un déserteur. Il avait certes failli le devenir après l'Évasion Massive, mais il était revenu, et avait subi le courroux du Maître. S'il avait eu envie de dire à Irina de fuir, c'était parce qu'il avait l'impression qu'elle ne se sentait pas prête à tout cela. Elle ne supportait pas d'avoir commis un meurtre, un meurtre pourtant bien légitime du point de vue de tout Mangemort. C'était aussi parce qu'il aurait aimé entendre un avis aussi franc lorsqu'au même âge qu'elle, il avait demandé quelques conseils à Dolohov... Il allait donc tenter de se montrer aussi franc que possible. Sans trop l'effrayer.

« Les parents ne laissent jamais le choix. C'est ce qui est arrivé avec mon père, il a décidé de faire de mon frère et de moi de futurs Mangemorts très tôt... Je ne vais pas vous rassurer, mais je pense que les parents ne doivent pas choisir ce genre de choses. Mais maintenant, vous ne pouvez plus reculer, j'en ai bien peur. »

Il garda le silence quelques secondes, ses yeux toujours posés sur la personne d'Irina, qui savait ce qu'elle risquait pour ce qu'elle avait fait... Tuer. Un aller simple pour Azkaban. Un lieu qui effrayait quiconque avait un peu de jugeote... Et qui effrayait encore plus ceux qui y avaient mis les pieds. Rabastan frissonna brièvement, puis :

« Vous n'irez en prison que si vous vous faites prendre – comme moi me direz-vous... Ou si vous vous persuadez que vous méritez d'y aller. » Il se sentit un peu ridicule, à donner des leçons de morale minables, et préféra lui abréger les couplets sur le sentiment de culpabilité et les 'si tu es forte tu vaincras !'. « ... Au bout d'un moment, Irina, vous vous habituerez à tout cela, et vous ne penserez plus à Azkaban... » »

Il se donna un air sur, pour donner un peu de poids à ses mots, et espéra avoir été un minimum... utile. Et non juste moralisateur et ennuyeux.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
MODO ||° Smile at the Devil °
    MODO ||° Smile at the Devil °
ÂGE: 21
MESSAGES: 2073

FEUILLE DE PERSONNAGE

ORIGINE: SANG PUR

MYSTÈRES: Des rumeurs à votre sujet ? Sait-on tout de vous ?

POINTS PERSONNELS: 500
MessageSujet: Re: Août - Allée des Embrumes - Rencontre inattendue|PV Irina| Ven 6 Jan 2012 - 18:22

Irina savait que chacun de ses actes pouvaient avoir de graves conséquences, parfois irréversibles. Certaines décisions étaient trop lourdes à prendre, et nécessitaient parfois un certain délai de réflexion. Mais dans certains cas, le délai de réflexion n’existait pas, tant et si bien qu’il fallait prendre cette décision, et advienne que pourra. Il restait bien une dernière solution, qui était au demeurant la plus lâche d’entre toutes: la fuite, purement et simplement. Fuir, sans regarder en arrière, fuir, pour pouvoir dire ouf sitôt l’angle de la rue tourné. Le passé, malgré tout, finissait par rattraper les fuyards, alors, autant assumer pleinement ses actes, la peine sera moins douloureuse. Ne dit-on pas faute avouée à demi pardonnée? Cela devait donc être valable pour les fautes bénignes, minimes, mais qu’en était-il pour un meurtre? Parce que la mort de Davis Burningham en était un, ce n’était pas un accident, c’était même prémédité. Cet acte, elle l’avait fait froidement, presque en son âme et conscience, pour honorer la Cause, ce pourquoi elle avait été conditionnée depuis son plus jeune âge par un père ambitieux qui n’a jamais compris qu’il avait affaire à une enfant et non pas à une machine bien huilée qu’il pouvait programmer comme bon lui semble. Le traumatisme était certain, et la lésion irréversible. Elle n’en était pas fière, Irina, et chaque jour qui passait, elle devait porter ce fardeau comme on se traîne un boulet. Elle en rêvait parfois, et se réveillait de ses quelques heures de sommeil après avoir aperçu la lumière verte désormais familière. Il était clair qu’elle était trop jeune pour cela, à dix-sept ans à peine, elle devait être sur les bancs de l’école et non pas sur le champ de bataille à damner son âme un peu plus à chaque nouvelle victime. Et, en admettant que Potter arrive à pulvériser le Seigneur des Ténèbres, qu’adviendrait-il d’elle ensuite? Elle serait marquée à vie par son passage bref dans cette armée. Elle serait à tout jamais cataloguée comme telle, et refaire sa vie lui était impossible. Intégrer l’armée des ténèbres était un choix irréversible, parce que Celui-dont-le-nom-ne-doit-pas-être-prononcé savait reconnaître les traîtres et les pourchasser jusqu’à ce que mort s’ensuive. Le choix, elle avait eu le temps de le faire, de peser le pour et le contre, alors pourquoi doutait-elle encore, elle qui avait été  si sûre d’elle lorsqu’elle avait levé sa baguette pour frapper le Gryffondor de ces deux mots: avada kedavra.

Parce qu’elle avait peur, voilà ce qu’il y avait. Elle était animée chaque jour qui passe par cette peur viscérale, qui lui tordait les tripes et qui l’empêchaient de dormir. Cette peur qui la tourmentait sans cesse, qui lui collait à la peau comme un mauvais sort. La malédiction de ceux qui étaient nés dans ces familles pro-Voldemort, supposait-elle. Elle n’était pas seule dans ce cas. Beaucoup de ses camarades Serpentard étaient dans le même cas. Et pourtant, cela ne la consolait pas pour autant. Parce qu’Irina était amoureuse de sa liberté, une liberté qui se faisait de plus en plus chère, et de laquelle elle ne pourra jamais jouir si elle tombe sous le joug du plus puissant sorcier de tous les temps. C’est pourquoi elle s’était risquée à évoquer le sujet de la prison. Certes, ce n’était pas forcément de meilleur goût, eu égard son interlocuteur, qui avait lui-même passé près de quinze ans en prison, aussi la jeune fille regretta instantanément son choix. Heureusement pour elle, Lestrange ne se mit pas en colère, bien au contraire, il répondit à sa question sans détour, sans faire de démagogie inutile. Il n’était pas là pour la rassurer, ce n’était pas son rôle, mais il s’était quand même exprimé, il avait fait part de son opinion. Et Irina avait hoché bravement la tête, tentant de relativiser un tant soit peu la chose. Il disait vrai lorsque les parents ne laissaient pas le choix. Parce que si Irina en avait eu un tant soit peu la possibilité, elle aurait suivi sa propre voie, au mépris de tous et de tout, elle se serait lancée dans des études de médicomagie sitôt sortie de Poudlard. La jeune fille avait des ambitions, elle n’avait pas été envoyée à Serpentard pour rien, mais ne pas pouvoir les réaliser parce que son avenir était déjà tout tracé depuis sa naissance suffisait à faire naître en elle une immense frustration que jamais rien ne pourra apaiser. Voilà pourquoi, en partie, elle avait peur, elle gardait cet espoir idiot et futile de pouvoir vivre la vie qu’elle entendait vouloir mener, avec un train de vie décent, seule , de préférence, puisqu’elle ne se voyait pas mariée ni avec un quelconque enfant, et surtout, gravir les échelons de l’échelle sociale jusqu’à atteindre les sommets. Et elle savait qu’une telle chose était impossible tant qu’elle serait subordonnée au Mage Noir, parce que toute sa vie elle serait une esclave, de la chair à canon, et non pas une femme libre.

-Non, vous avez raison, je ne peux plus reculer. Je me retrouve à la croisée des chemins, comme on dit. Avait-elle acquiescé doucement, armée de son sempiternel sourire crispé.

Alors, c’était tout? Elle n’avait vraiment pas moyen de s’en sortir? Une fois le doigt pris dans l’engrenage, était-elle vraiment condamnée à s’y laisser glisser toute entière? C’était à croire que oui, surtout si elle se fiait aux dires de son aîné. Après tout, elle était une future Mangemort extrêmement prometteuse, tant parce que ses notes à Poudlard frôlaient l’excellence que parce que son père avait fait les choses correctement en lui prodiguant la meilleure éducation qu’il soit. Jusqu’à ce qu’elle soit en âge de réfléchir, cette destinée à laquelle elle était vouée ne semblait pas la choquer, bien au contraire, elle trouvait cela normal puisqu’elle avait toujours eu cette idée là en tête, comme une idée fixe qui avait germé dans son esprit torturé pour ne plus s’en défaire ensuite. On ne pouvait pas nier le fait qu’elle avait été endoctrinée. Parce que quand elle osait ne serait-ce que rêver à la liberté, elle se ravisait presque aussitôt, comme si ce faisant elle était en faute. Tout en elle n’était que le fruit de son conditionnement, jusqu’à sa façon même de penser, jusqu’à ses propres préjugés et ses propres principes, auxquels elle ne dérogeait jamais. C’était parfois son extrême rigidité que l’on lui reprochait, tant elle était fermée et intolérante. Cela faisait-il d’elle une bonne apprentie Mangemort? Elle n’en savait rien, puisque depuis l’abandon de Cadfael, elle était lâchée dans la nature, livrée à elle-même, sans savoir à quel saint se vouer. Alors, par défaut, elle s’était adressée à ce visage familier, espérant y trouver quelques réponses. Après tout, qui ne tente rien n’a rien.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Août - Allée des Embrumes - Rencontre inattendue|PV Irina|

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut

Sujets similaires

-
» Oo¤ Irina Smirnoff ¤oO» L'allée des pommiers» Brasparts, 16 août 1944» Mardi 16 août : Premier match tous régiments confondu» Eh une rencontre explosive, une ! {with Lola}
Page 1 sur 1
Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
 :: Autres lieux magiques :: Retourneur de temps-