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Un balais pour mon fils ! [matin] [Pv Martin]

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MessageSujet: Un balais pour mon fils ! [matin] [Pv Martin] Jeu 2 Sep 2010 - 9:10

    Le fils prodige était retourné à Poudlard avec une mission hautement périlleuse. Narcissa avait fait tout ce qu'il était possible pour adoucir ce semblant de peine imposer par le Seigneur des Ténèbres. Toutefois, elle pouvait encore gâter cet enfant qui était son unique héritier. Drago avait été un très bon joueur de Quidditch et Narcissa comptait qu'il continue dans le même sillage et avait donc choisi d'offrir en cadeau de rentrée. Ce serait un balai.

    Pour cela, une seule adresse: un magasin de Quidditch à Pré-Au-Lard. Elle y avait toujours tout trouvé pour Drago, dès ses premières années en tant que joueur à poudlard. Une vraie fierté: son fils n'avait pas seulement la tête bien pleine mais le corps bien fait. Elle portait fièrement le titre de mère de ce serpentard qu'elle avait pour fils.

    Femme au foyer, Narcissa Malefoy était plus ou moins libre de ses mouvements. Seule contrainte: gérer sa maisonnée d'une main de fer et être présente pour le retour de son époux le soir. Elle choyait ses deux hommes, comme elle le disait, parce que c'était un réel devoir, elle en avait conscience, mais également et étonnamment, toujours un plaisir malgré les années. La jeune femme ne voyait plus autrement le déroulement de ses journées. Lucius avait besoin de son soutien indéfectible, année après année, et elle avait besoin de la protection qu'il représentait. Ils étaient complémentaires.
    Ce matin-là, le but de sa journée avait donc été de faire en sorte que son fils passe un premier mois adouci par la gentillesse de sa mère. Un colis avec des gâteaux qu'il aimait particulièrement et puis un superbe balais. Elle mettrait le prix qu'il fallait pour qu'il ait le mieux. Narcissa ne comptait pas quand il s'agissait de faire plaisir. La famille Malefoy pouvait se permettre bien des caprices financiers, grâce aux propriétés de la famille et également au travail de Lucius.

    Habillée de façon élégante, la quarantenaire portait une robe grise d'un style rétro chic qui lui allait très bien et mettait en valeur la minceur de son corps.La grossesse avait certes déformée quelques mois son corps, mais n'ayant eu qu'un enfant il y a plus de dix sept ans, elle avait désormais une silhouette tout à fait admirable. Une petite pochette noire à la main -où, grâce à un sort d'extension magique, elle pouvait mettre tout ce qu'elle voulait- elle transplana de chez elle jusqu'à l'unique village de sorcier de l'Angleterre: Pré-Au-Lard. Cela ne fut pas long et elle fut à peine décoiffée par le voyage. Une coiffure d'ailleurs qui avait du tenir grâce à la quantité de pinces: c'était un chignon haut qui dévoilait sa gracile nuque. Très élégant et classe, comme toujours chez Narcissa.

    Elle pénétra dans la boutique de Quidditch. On la connaissait certainement déjà là-bas. Comme la plupart des sorciers, d'ailleurs. Les Malefoy étaient plus ou moins connu … Surtout plus que moi, à vrai dire. Et Narcissa avec ses cheveux blonds et sa bouche rouge cerise avait un physique facilement reconnaissable. D'un certain côté, si elle cherchait à être discrète, elle n'avait qu'à cacher ses longs cheveux et changer de rouge à lèvres: bien souvent, on ne reconnaissait que cela chez elle. Entrant donc dans la boutique, on entendit le bruit répétitif de ses escarpins contre le sol du magasin alors qu'elle ne souriait absolument pas. Immédiatement et sans hésiter, elle s'avança vers le centre du magasin à la recherche d'un vendeur ou même du propriétaire, ce qui serait bien mieux encore.

    Narcissa n'avait aucune pitié pour l'âge ou l'inexpérience: elle ne voulait qu'une chose, être bien servie. Et vite de préférence. Exigeante, elle l'était bien évidemment et n'en était nullement gênée: à quoi cela servait-il d'être une Malefoy si on ne pouvait se permettre quelques excentricités ou exigeances farfelues ? Elle avait besoin des avantages de sa fonction pour ne pas y mourir d'ennui. Toujours sans sourire, Narcissa chercha d'un regard acéré quelqu'un apte à la servir et à la renseigner. Tapotant du pied, elle commençait à s'impatienter. Pourtant, on avait du l'entendre rentrer: ses chaussures se chargeaient d'annoncer son arrivée dans un quelconque lieu. Un petit bruit qu'elle était habituée à entendre résonner sous ses pas et qui lui manquerait si jamais elle en était privée un moment. Plus elle attendrait, plus elle s'impatienterait et moins elle serait aimable. Humpf, elle s'occupa de la décoration de la boutique qui n'était évidemment pas, à son goût. Narcissa avait une idée particulièrement précise de ce qu'elle trouvait de bon goût ou de mauvais goût. C'était donc toujours des jugements sans appel qu'elle avait concernant la décoration ou le style vestimentaire. Elle surveillait d'autant plus son mari et son fils sur ces deux sujets et se chargeait seule de la décoration intérieure de la demeure Malefoy.
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MessageSujet: Re: Un balais pour mon fils ! [matin] [Pv Martin] Sam 25 Déc 2010 - 22:14

Cela faisait à présent deux mois que Martin travaillait à plein temps, gagnant ainsi sa vie. Le fait qu’il travaille aussi tôt n’avait pas apaisé le courroux de son père, encore moins en étant commerçant. Le paternel aurait largement préféré qu’il fasse de longues et éreintantes études, et Martin avait beau expliquer que les cours n’étaient pas franchement son truc, qu’il préférait largement être sur le terrain, rien n’y faisait, Antall Senior était obstiné, et toujours épris de son image de fils modèle à laquelle Martin ne correspondait pas, de toute évidence. L’ancien Gryffondor avait préféré abandonner la partie. Chaque discussion sur le sujet était au demeurant stérile, et arguer n’en valait plus la peine. Martin avait satisfait son propre ego, et peu lui importait le reste, se sentir en accord avec soi-même, c’était déjà ça. Le jeune homme avait été très heureux des résultats de ses ASPIC. Honnêtement, il était persuadé d’avoir frôlé la catastrophe à chaque matière. Sans surprise, il avait lamentablement échoué les potions. A sa grande surprise, il avait relativement bien réussi les autres épreuves, et avait obtenu des ASPIC là où il ne l’attendait plus. Plus que jamais, l’ex-Gryffondor était persuadé d’avoir un potentiel jusqu’alors inexploité. Contrairement à ce que pouvait bien dire son père, il réussirait à faire quelque chose de sa vie. Il avait assez de bagages intellectuels pour faire carrière dans le monde magique si besoin est. Ceci dit, maintenant qu’il était hors de Poudlard, le choix de la direction à prendre était tout autant difficile, sinon angoissant. Il n’y avait plus personne susceptible de l’orienter dans ses décisions, de le conseiller sur ce qu’il pouvait faire ou non. Le jeune homme regrettait sincèrement de ne pas s’être intéressé à une éventuelle issue de secours. Il avait été persuadé qu’il arriverait coûte que coûte à jouer au Quidditch à un niveau professionnel, sa blessure récente au genou et pas encore cicatrisée l’avait forcé à revoir ses ambitions à la baisse. Malgré tout, en bon obstiné qu’il était, Antall ne renonçait pas pour autant à son projet de carrière, son entrée dans une équipe de Quidditch était juste différée. N’en déplaise au sourire satisfait du paternel qui semblait dire ‘tu vois fils, j’avais raison. Le Quidditch c’est un hobby, pas un métier. ‘

Voilà donc notre Gryffondor en train de commencer sa énième journée de travail. Le propriétaire de la boutique était bien gentil, mais l’apprenti ne comptait pas rester là toute sa vie. Gérer un fond de commerce ne l’enchantait guère. Etant sociable, Martin pouvait se targuer d’avoir le dialogue facile avec les clients, mais il n’avait absolument pas la fibre commerciale. Il lui arrivait parfois de commettre des erreurs, mais le gérant du magasin ne se faisait guère de soucis, encore un peu de pratique et tout ira comme sur des roulettes. L’ancien Gryffondor était touché de bénéficier d’une telle confiance, confiance que son propre père n’avait jamais su lui témoigner. Il fallait dire que le gamin, comme il aimait l’appeler, avait un sérieux potentiel. Il avait eu affaire à un vrai passionné, un jeune homme qui avait des étoiles dans les yeux en parlant de son sport favori, animé par la fougue de la jeunesse qui plus est. Martin était sûr de lui, il croyait en ce qu’il disait et il mettait du cœur dans ce qu’il faisait. Cela n’était parfois pas suffisant pour convaincre les clients de la boutique à acheter les produits proposés, encore plus lorsque le peu d’argent qu’ils avaient entraient en jeu. Le Quidditch demeurait malheureusement assez cher, bien qu’il semblait se démocratiser. Selon Martin, ce serait dommage que les jeunes soient privés de Quidditch par manque de moyens. Ceci dit, voler sur un vieux comète ou sur une vieille étoile filante n’était pas spécialement transcendant. Weasley (le dernier du nom) avait possédé une vieille étoile filante pendant des années et est ainsi devenu la risée des Serpentard. En plus de bien d’autres choses. Martin soupira de nostalgie. Tous ces moments, aussi tendus fussent-ils, caractéristiques de la vie à l’école, lui manquaient. Jamais plus il ne pourra parler de Quidditch pendant des heures avec ses camarades de dortoir, comparer les équipes entre elles et visionner des matchs grâce aux jumelles magiques qu’ils vendaient sur place tout en commentant les actions des joueurs. Sa chère équipe des rouge et or avait été le renoncement le plus difficile. Il tremblait à l’idée que l’équipe ne se retrouve entre de mauvaises mains, du même acabit que Burningham. Cela aurait suffi à massacrer tout le travail qu’il avait accompli en tant que capitaine. Mais voir les Gryffondor entre les mains de June l‘avait rassuré. Avec elle, il était certain qu’ils allaient encore sortir victorieux du tournoi de Quidditch inter-maisons.

Il termina finalement de ranger des cartons qu’il venait de recevoir dans l’arrière boutique. Il avait entendu la clochette de l’entrée du magasin tinter il y a cinq bonnes minutes de cela. Il espérait simplement qu’il n’avait pas affaire à un client excédé qu’on lui fasse l’affront d’attendre autant de temps. Les impatients étaient encore plus difficiles à gérer que les exigeants. Le jeune homme émergea finalement derrière le comptoir, s’efforçant d’avoir l’air pressé. Parce qu’évidemment, le nouveau venu prendrait mal sa nonchalance s’il s’avisait à se présenter les mains dans les poches, comme si de rien n’était, comme s’il n’avait jamais été en retard. Est-ce que cela pouvait être constitutif d’une faute professionnelle? L’ex Gryffondor avisa d’un regard aimable la cliente, en l’occurrence. Cheveux blond platine, peau diaphane, prunelles d’acier, il avait l’impression d’avoir déjà vu cette femme, quand bien même il ne l’aurait jamais rencontrée auparavant. Elle avait une certaine stature, elle était digne, fière, droite et altière. Un maintien qui n’était pas sans rappeler…Drago Malefoy. Nom d’un dragon! Bien sûr qu’il avait déjà vu ce physique quelque part! Le fils et la mère se ressemblaient tellement quand on y pense. Malefoy ou pas, cependant, Martin devait honorer sa tâche. Il avait une cliente à conseiller. Une attitude commerciale à adopter. L’ancien Gryffondor lui adressa un sourire aimable tout en s’adressant à l’illustre dame.

« Bonjour Mme Malefoy. Que puis-je faire pour vous? »

Une phrase toute faite, sans autre forme de préambule. Sans risque de commettre une faute de goût magistrale. Martin savait que de traiter la demande de la dame Malefoy n’allait pas être une mince affaire, mais il devait rester professionnel jusqu’au bout. En l’absence du maître des lieux, il était tout simplement garant de la réputation de la boutique auprès des clients.

HJ: Je suis vraiment désolée de mon temps de réponse et de la réponse exécrable qui plus est. Je m'efforcerai à l'avenir de répondre plus rapidement uu'
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MessageSujet: Re: Un balais pour mon fils ! [matin] [Pv Martin] Lun 27 Déc 2010 - 15:07


    Le métier est une des choses que l'on demande en premier, lorsque l'on rencontre quelqu'un. Parfois même avant de savoir son âge, ses hobbys, ce qui l'intéresse, sa religion. Tout cela n'a finalement que peu de poids devant la question suprême qui est, évidemment, « que fais-tu dans la vie? ». Cette vérité était aussi vraie dans le monde sorcier que le monde moldu. On demandait aux adolescents en quelle année ils étaient à Poudlard avant même de se préoccuper de leurs centres d'intérêts ou bien de leur humeur du jour.

    La valeur travail est au centre de la société. Malheureusement pour elle, la jeune femme n'avait pas le loisir de parler de sa vie professionnelle. Femme au foyer, voilà ce qu'était Narcissa depuis plusieurs années. A vrai dire, elle avait eu Draco très jeune et depuis, elle n'avait jamais travaillé. Lucius, plus âgé, avait toujours été en mesure de subvenir à leurs besoins plus qu'il n'était nécessaire.

    Madame Malefoy avait été élevé dans l'idée que bientôt elle épouserait un homme de bonne famille qui l'entretiendrait. Elle porterait ses enfants, s'occuperait de lui. Oui, Cissy avait depuis longtemps intégré cette idée. Pourtant, des trois filles dont elle était la cadette, elle était la seule à avoir réellement suivi cette voie. Son aînée, Andromedra, avait épousé un homme d'origine moldu. Cissy ne lui parlait plus depuis des années. Sa soeur s'était fourvoyée en épousant un pareil homme. Quant à sa seconde soeur, Bellatrix … Elle était bien mariée à un homme puissant, à l'époque, mais elle ne lui avait pas donné d'enfants et croupissait avant en prison.

    Oui, d'un point de vue parental, Cissy devait être celle qui avait le mieux réussi. Si elle n'avait eu qu'un fils, c'était parce que Lucius l'avait souhaité ainsi et elle également finalement. A l'époque, Cissy s'était demandée comment elle aurait pu aimer autant un second enfant. De nombreuses femmes ont les mêmes interrogations, mais avouent toutes ou presque, qu'une fois le second arrivé, on oublie ce genre de questionnements.

    Narcissa n'avait pas essayé. Drago était donc un fils unique. Unique qui plus est adoré, adulé. C'était pour lui qu'elle était sortie aujourd'hui. Un balais. Oui, c'était ce qu'elle était venue lui acheter. Il avait l'habitude des cadeaux, sans doute: sa mère et son père l'avait toujours gâté. Comment faire autrement quand on a les moyens et l'envie ?

    Le vendeur s'approcha d'elle, pour la servir de toute évidence. Narcissa souriait assez peu à ce genre d'individus subalternes. Elle jugeait qu'ils étaient là pour la servir. Le vendeur était jeune et Narcissa ne le connaissait pas particulièrement. Elle en déduit donc qu'il ne devait pas être un vrai sang-pur. Il y avait de toute façons peu de chance que ce genre de sorciers servent dans cette boutique. Lui, apparemment, la connaissait. Elle hocha la tête en l'entendant lui souhaiter la bienvenue dans la boutique par une salutation de politesse:

    -Bonjour, jeune homme … Je cherche un balais pour mon fils, Drago. Je veux voir le meilleur de ce magasin. Et rapidement, je vous prie, je n'ai pas tout mon temps.

    Si avec cette sortie il ne comprenait pas que la jeune femme n'avait aucunement l'intention de rester des heures dans cet endroit, il était idiot. Qu'il aille vite, qu'il fasse vite son travail, c'était tout ce que Cissy lui demandait. Regardant autour d'elle, elle avisa un balais particulièrement mis en valeur:

    -Celui-ci, par exemple … Est-il réellement bon ou est-il juste bon marché et vous espérez en retirer beaucoup ?

    Cissy venait d'une famille de louvoyeur. Elle faisait toujours attention à ne pas se faire avoir elle-même et cela passait par de nombreuses questions et une observation attentive, quasi millimétrée de ce qu'on lui présentait. Elle n'achèterait pas si la marchandise ne lui semblait pas assez bonne. Hors de question. Si le jeune garçon essayait de l'avoir, il le regretterait. Foi d'une Malefoy.

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MessageSujet: Re: Un balais pour mon fils ! [matin] [Pv Martin] Dim 16 Jan 2011 - 19:10

Martin repensait souvent à sa vie à Poudlard, qu’il n’avait quittée que quelques temps auparavant. Les souvenirs étaient encore fermement ancrés dans sa mémoire. Ils marquaient encore sa chair, imprégnaient son esprit avec la même intensité que s’il les avait vécus seulement la veille. La nostalgie le prenait surtout quand il était perdu dans sa vie d’adulte, il se raccrochait à l’adolescent qu’il avait été, il avait peur de se jeter dans le vide pour vivre enfin la vie à laquelle on l’avait préparé au fil des années. S’il avait décidé de suivre les recommandations de son père, sans doute sa voie aurait été toute tracée, son père avait assez d’influence pour le pistonner quelque part où il s’abîmerait jusqu’à la fin de sa vie. Il aurait été avocat, médecin, et surtout plein aux as. Mais Martin n’avait pas voulu de cette vie là, il s’était entêté à suivre son propre chemin, il voulait s’en sortir lui-même et pas parce qu’il était le fils de, il ne voulait pas jouir des rares privilèges qu’il pouvait avoir, il avait l’ambition de se construire tout seul, n’en déplaise aux autres. Il n’était qu’à l’aube de sa vie, à presque dix-neuf ans on ne pouvait pas dire qu’il avait bien vécu. Il aurait le temps de se rendre compte de ses erreurs pour les rectifier ensuite. Parfois, il fallait tomber pour mieux se relever. Peu après sa chute de balai, qui lui coûta son ambition de jouer au Quidditch à un niveau professionnel, il avait compris qu’il pouvait être doué pour d’autres choses que le sport. Pourtant, Martin avait eu un niveau relativement médiocre à l’école, les études ne lui réussissaient pas autant que son père l’aurait voulu. Et, nonobstant cette médiocrité, sans doute due davantage à un manque de travail flagrant qu’à une réelle déficience, il avait réussi à obtenir des résultats plus qu’honorables aux ASPIC, ce qui avait un tant soit peu tempérer la colère du paternel à son égard. Cette occasion manquée n’était donc pas si douloureuse à vivre, il avait réussi sa reconversion. Reconversion momentanée, disait-il. Et il savait qu’il s’y tiendrait.

Cela étant, le jeune homme ignorait toujours ce qu’il allait faire une fois le gérant de la boutique décédé. Il n’avait pas vraiment envie de se lancer dans la vente, la gestion d’un commerce ne l’attirait guère. Et pourtant, seul Merlin sait à quel point le gérant actuel pouvait compter sur lui pour reprendre le flambeau. Le jeune homme soupira légèrement, le regard perdu dans ses souvenirs et ses réflexions multiples. Il n’eut pas le temps de tergiverser bien longtemps, il avait après tout une cliente à servir. Même s’il avait face à lui Mme Malefoy, réputée exigeante et peu aimable de surcroît, elle n’en était pas moins la bienvenue. Car tout le temps qu’elle serait là, Martin n’aurait pas tout le loisir de se réfugier dans ses souvenirs, dans sa mélancolie. La conseiller lui occuperait l’esprit un petit moment. Encore fallait-il savoir sur quoi allait porter la transaction, si transaction il y allait avoir. Et il ne tarda pas à être renseigné quant à la requête de la noble dame. « Bonjour, jeune homme … Je cherche un balais pour mon fils, Drago. Je veux voir le meilleur de ce magasin. Et rapidement, je vous prie, je n'ai pas tout mon temps. » Evidemment. Mrs Malefoy était à la hauteur de sa réputation. Franche et directe. Exigeante. Amatrice de perfection. Goûts de luxe? Probablement, au vu de la tenue qu’elle portait. Martin s’était figé un instant quand sa cliente avait mentionné Drago. Drago, l’attrapeur de Serpentard, qui avait certainement été pris sur piston et non à cause de son talent. Le jeune Antall se garda cependant d’en faire la remarque, il était inutile de provoquer le courroux de cette dame en critiquant son rejeton. Surtout si elle venait à dire du mal de la boutique à ses nombreuses connaissances. Malefoy ou pas, son service devait être irréprochable. « Celui-ci, par exemple … Est-il réellement bon ou est-il juste bon marché et vous espérez en retirer beaucoup? » Instantanément, le jeune homme se tourna vers le balai qu’elle venait de mentionner. Un sourire éclaira ses lèvres lorsqu’il aperçut le Brossdur11, le dernier modèle de balai en date, puisqu’il était sorti pas plus tard que cet été. Tout en invitant la dame Malefoy à le suivre, il sortit de derrière le comptoir pour examiner le balai de course d’un peu plus près. « Tout dépend bien évidemment de l’usage que vous souhaitez en faire. C’est pour le Quidditch, je présume? Si tel est le cas, alors il faudra prendre en compte certaines caractéristiques techniques. On ne peut pas jouer de la même façon avec un Eclair de Feu ou un vieux Manchevif. » Le Manchevif était un balai qui datait des années 50 et qui présentait de nombreux défauts techniques, de telle sorte qu’il n’avait pu être utilisé pour jouer au Quidditch. « Cela étant, ce n’est pas le bon matériel qui font les bons artistes, mais l’usage qu’on en fait. Si la perspective de voir votre fils sur un Eclair de Feu vous effraie, alors le Brossdur 11 est parfait. » Il désigna alors le balai qui reposait sur plusieurs coussins de velours rouge, mis bien en évidence au milieu de la pièce. « Si vous recherchez la pointe de la technologie, alors l’Eclair de Feu est fait pour vous. C’est un balai de grande qualité, dont l’accélération passe de 0 à 240 kilomètres par heure en dix secondes. Il est extrêmement bien équilibré, il est aérodynamique, ergonomique et incroyablement précis, gare aux virages en tête d’épingle, on peut s’en retrouver extrêmement secoués. Cela étant, ses qualités de freinage sont optimales, ce qui peut être un bon point pour éviter les collisions. » Il ignorait si Narcissa Malefoy s’y connaissait en matière de balais, peut-être que si son fils avait été là il aurait été le plus à même de choisir. Sauf qu’il imaginait bien la scène, il aurait absolument voulu un Eclair de Feu ‘pour faire comme Potter’. Le jeune homme se tourna alors vers le Brossdur. « si vous préférez quelque chose de plus doux, alors le Brossdur 11 est fait pour vous. Cela n’est peut-être pas le balai le plus rapide du monde, mais c’est le modèle le plus récent de balai à avoir été mis sur le marché. Son accélération ne passe que de 0 à 100 kilomètres par heure en dix secondes, il est insensible aux maléfices en raison du vernis anti-maléfices dont il est orné et les vibrations qu’on peut ressentir une fois monté dessus sont quasi nulles puisqu’il est équipé d’un dispositif de contrôle des vibrations. » Il lui laissait le choix, il lui avait fait part de toutes ses connaissances sur les deux meilleurs balais du magasin, elle n’avait plus qu’à se décider.
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