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[JUILLET] The Lovely and the Smoker

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MessageSujet: [JUILLET] The Lovely and the Smoker Jeu 22 Juil 2010 - 4:02

O U T S I D E
THE LOVELY AND THE SMOKER.

Les cours étaient terminés, les vacances ne fesaient que commencées et déjà, déjà le temps semblait filer entre ses doigts. À la fin de l'été, probablement se dirait-elle qu'il n'y en avait eu aucun, mais peu importe; il faisait beau. Olivia n'est pas une grande admiratrice du soleil, de la plage, de la chaleur en général, car celle-ci s'accompagne souvent de la crème solaire, des coups de soleil, de l'envie de s'arracher la peau afin d'avoir moins chaud et de la pire de toutes les horreur; la transpiration. La Poufsouffle aimait certes le sport, participer, mais s'il y avait bien quelque chose qui pouvait l'écoeurer, c'était l'impression d'être gluante de sueur hors du terrain, sans raison valable. Par chance pour la préfète hors service, la température du Royaume-Uni n'était pas reconnue pour ses grandes périodes d'ensoleillement et par conséquent, aujourd'hui, en cette belle journée anglaise, il faisait gris. Des nuages couvraient le ciel, l'air plus ou moins menaçants, annonçant un orage prochain. N'importe quel touriste digne de ce nom serait parti en courant face à cette annonce de mauvais temps, mais la née-moldue n'avait que faire de la pluie et des éclairs, car toujours équipée d'un parapluie, elle s'était adaptée il y a longtemps déjà aux caprices de son pays.

Vivant chez sa tante depuis le décès de son père, Olivia passait la majeure partie de son temps à l'extérieur. Avec sa marraine, c'était bien amusant, elles passaient leur temps à magasiner, s'acheter tout et n'importe quoi dans les boutiques moldues, mais Livie avait passée sa phase "on achète tout sans réfléchir afin de peut-être mieux vivre le deuil". Non, maintenant, elle avait besoin d'avancer. Elle avait envie de sortir, de rire, de retrouver des amis et de s'amuser un peu, juste pour passer à autre chose. Pour la cause, elle avait osé quitter la maison (en avertissant sa tante, sans lui dire la vérité sur le lieu où elle irait) et aller se balader loin de son quartier pour se rapprocher un peu de l'endroit où elle habitait neuf mois sur douze. Avec un peu de chance, peut-être croiserait-elle Evelyn, Daphnée ou Damien, des amis, des connaissances... Mais pendant les deux heures où elle déambula sans véritable destination à Pré-au-Lard, elle ne rencontra personne mis à part des adultes, des inconnus, des gens à qui elle ne voulait pas parler parce qu'elle ne les connaissait pas.

Elle passa devant L'Île Lettrée, s'arrêta prendre un petit quelque chose à boire aux Trois-Balais, puis quelque chose à grignotter chez Honeydukes avant de s'arrêter non loin de la Cabane Hurlante dans l'intention de l'observer un peu et de consommer ce qu'elle venait tout juste de s'acheter. Les bonbons, il n'y avait rien de mieux pour remonter le moral en période de solitude. La Poufsouffle appréciait le calme, l'adorait même ! Mais présentement, elle avait tout sauf l'envie d'être seule à Pré-au-Lard à se goinffrer de bonbon en observant la Cabane Hurlante pour passer le temps. C'était le comble du pathétique, comme si elle n'avait rien de mieux à faire de ses vacances que de jouer les fantômes.

Un morceau de chocolat dans la bouche, Olivia passa proche de s'étouffer lorsqu'elle remarqua la présence d'un être qui lui semblait familier. Cheveux en bataille comme s'il n'avait même pas pris la peine de se coiffer après son réveil, un air qu'elle eu pu qualifier de hautain et un paquet de cigarette dans les mains, elle l'eut reconnu entre mille; Cleaver. Ce qu'il venait faire à Pré-au-Lard ? Elle n'en savait rien, s'en foutait complètement d'ailleurs, la seule chose qu'elle savait, c'est qu'aujourd'hui, c'était elle qui allait aller le déranger, lui casser les pieds de par sa seule présence ! Non, Olivia n'avait pas envie de jouer les vilaine, mais était véritablement en manque de vie sociale, alors même si le type qui se trouvait en face d'elle n'était rien d'autre qu'un délinquant récédiviste, elle était prête à tenter sa chance pour pouvoir ne pas être seule, même si cela impliquait de s'engueuler avec quelqu'un.

C'est ainsi, en ce bel après-midi anglais, que Richester s'approcha de Jake, un pauvre Serpentard, dans le but d'augmenter un peu son niveau de vie sociale. Elle n'avait rien en tête, aucun plan douteux, aucune haine, juste une envie intense de se trouver à côté de quelqu'un et de lui parler. Même pas de lui parler, juste d'être avec quelqu'un et marcher. Allez savoir ce qu'il allait penser d'elle, mais la poursuiveuse alla à ses côtés et marcha, sans rien dire, le suivant au pas, le fixant même de ses grandes billes bleus à l'occasion, guettant la moindre de ses paroles.

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Dernière édition par Olivia Richester le Lun 26 Juil 2010 - 21:37, édité 5 fois
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MessageSujet: Re: [JUILLET] The Lovely and the Smoker Lun 26 Juil 2010 - 0:38

« JAKE, DESCEND! JOHN VIENT TOUT JUSTE D’ARRIVER »

Poussant un soupir à s’en fendre l’âme, l’adolescent faucha le paquet de cigarettes qui traînait au bout de son lit avant de s’enfuir par la fenêtre. En un saut, il atteint la dureté de l’asphalte et en un bond, il disparut dans la ruelle adjacente au petit appartement. Tout en avançant à grandes enjambées –dans le but de mettre rapidement le plus d’espace possible entre la maison et sa personne – il rangea ses clopes au fin fond de la poche de son jeans, bien écrasées contre son fidèle briquet. Il préférait ne pas penser à la déception de sa mère lorsqu’elle monterait les escaliers, pousserait la porte de sa chambre et trouverait la pièce vide. Il n’aimait pas la savoir triste, mais c’était plus fort que lui, il ne pourrait jamais s’entendre avec ce type. Il agissait comme un gamin, il en était conscient, mais il s’en foutait carrément. Toute cette situation le mettait particulièrement en rogne, alors il n’avait aucune honte à jouer les enfants boudeurs… Il refusait de le rencontrer et trouvait toujours un prétexte pour se sauver au bon moment. Des amis m'attendent 'man - tu n'as pas d'amis, crétin- . J'ai un rendez-vous chez le dentiste - Idiot, tu y es allé la semaine passée -. J'dois aller m'acheter des clopes - Ton paquet est encore plein -. AH! C'est le chat de Mme Carlton là-bas, je vais le lui reporter -Mme Clarton n'a pas de chat -. Peu importe, elle gobait toujours tout. Néanmoins, aujourd'hui, son réservoir d'excuses venait de tomber à sec. Il avait donc opté pour l'ultime solution: la fenêtre! Il se demandait sérieusement si, un jour, elle comprendrait le message.

Il quitta la ruelle étroite pour une rue beaucoup plus large et fréquentée. Les gens déambulaient entre les différentes boutiques, l'esprit ailleurs et l'œil tourné vers le ciel. Couvert de nuages compacts et d’une couleur beaucoup plus proche du noir que du gris, on pouvait dire qu’il inspirait la crainte. C’était un vrai décor de cataclysme, voire de fin du monde. Toutefois, la masse nuageuse retenait ses gouttes de pluie et, bien qu’on entendait le tonnerre gronder au loin, il n’y avait pas lieu de redouter l’éclat d’une tempête. Alors, Jake ne comprenait pas l’empressement des gens à terminer leurs achats. Lorsqu’on habitait à Londres, on s’habituait facilement au mauvais temps… Qui ne traînait pas un parapluie dans l’un de ses sacs à main? Sûrement des touristes!

Une femme hurla sur ses deux gamins qui couraient dans la foule. Un pickpocket passa en coup de vent juste sous son nez. Un veille dame lui écrasa le pied avec sa canne en bois. Deux jeunes demoiselles le dévisagèrent en riant –faut dire que son allure laissait à désirer-, une autre avec un regard aguicheur – Il n’y a que ça pour le mettre vraiment mal à l’aise. Brusquement, il se mit à rêver d’un endroit plus calme et cet endroit s’imposa rapidement dans son esprit. Venant tout juste de passer son permis de transplanage, le serpentard fit un pas dans une allée sombre, se concentra sur les trois « D » avant de pivoter sur lui-même…

L’air se fit soudainement plus frais et pur. Aucun bruit n’irritait ses tympans. Une étendue de verdure plut à son regard tout comme le petit village rustique qui s’imposa devant ses yeux. Pré-au-lard, quel bonheur! Tournant la tête vers la légendaire cabane hurlante, il extirpa cigarette et briquet de sa poche. Habilement, il alluma sa dose de poison et la plaça entre ses lèvres. Une bouffée et déjà il se sentait mieux. Il oubliait sa mère, son nouveau copain -son premier depuis 10 ans -, les rues encombrées de Londres. Il gouttait à sa cigarette, à la beauté du paysage, à sa solitude. Surtout à sa solitude.

Il fit alors un tour sur ses talons avant d’avancer vers les premiers commerces. Il profiterait de l'occasion pour boire un je-ne-sais-quoi au Trois-Balais. Des bruits de pas le suivirent. Un coup d'œil par-dessus son épaule et il fronça les sourcils. Il tourna à gauche, fit quelque pas puis tourna à droite. Il s’arrêta brusquement, tourna à gauche puis encore à droite. Exaspéré, il poussa un soupire et fit face aux deux yeux qui le transperçaient avec la force de leur bleuté.


« Je peux savoir à quoi tu joues, Richester? »

Il la dévisagea de haut en bas. Toujours cette attitude de préfète autoritaire et Ô combien facilement manipulable. Il adorait voir la colère balayer ses traits, colorer ses joues et éclaircir ses yeux. Si la fureur pouvait embellir quelqu'un, ce serait bien Richester. Sa voix devenait plus forte et les âneries qu'elle sortait valait vraiment la peine d'être entendues. Il ne connaissait pas de personne plus bizarre... Excepté peut-être La Petite... Enfin, elles étaient toutes les deux bizarres, mais d'une manière bien différente... Aujourd'hui, néanmoins, il avait besoin de solitude.

« Dégage, je ne te le dirai pas deux fois! »

D'un geste de la main, il lui fit signe d'aller voir ailleurs si il y était. Néanmoins, il connaissait trop bien Richester pour savoir que ça ne suffirait pas...



Dernière édition par Jake Cleaver le Ven 18 Mar 2011 - 19:38, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [JUILLET] The Lovely and the Smoker Lun 26 Juil 2010 - 5:31

« C'est une belle journée, une très belle journée, une belle journée ! » telles étaient les phrases qui se répétaient inlassablement dans la tête de Richester, sur un air trop joyeux, alors qu'elle suivait le Serpentard au pas. La Poufsouffle avait l'impression de retourner en enfance lorsqu'elle s'amusait à suivre son père en essayant de ne pas être vue alors que celui-ci savait parfaitement qu'elle était derrière son dos... à l'exception que Cleaver, en grand fumeur qu'il est, réussissait à l'étouffer avec la boucane que produisait sa cigarette. Lorsque la Jaune et Noire s'aperçu que Jake venait de remarquer sa présence, son visage afficha un sourir béat ; il la testait. À gauche, tout droit, à droite, arrêt, gauche, encore à droite, il allait voir qu'elle était capable de le suivre (il est à savoir qu'en cet instant, la Poufsouffle était à fond dans son petit jeu) et puis... plus rien. GAME OVER. Cleaver se retourna pour lui faire face alors que bien installée dans sa bulle, la Préfète se vit dans l'obligation de redescendre sur Terre. Cleaver était grincheux, Cleaver n'avait pas envie de jouer, mais Cleaver allait devoir l'endurer. Tel était le prix à payer une fois que l'on entrait dans le cercle des relations de Richester, que l'on soit son ami ou pas.
    « Je peux savoir à quoi tu joues, Richester? »

À quoi elle jouait ? Olivia ne jouait plus. En se retournant, Jake venait tout juste de remporter la partie... partie qui n'avait lieu que dans la tête de la poursuiveuse. Et voilà que monsieur la cheminée sur patte la dévisageait de haut en bas, lui donnant ainsi l'impression d'avoir pris du poids (ce qui se pouvait très bien vu la quantité de friandises qu'elle avait avalé ces derniers temps). Peut-être que sa robe d'été la grossissait aussi avec ses motifs fleuris et ses quelques rayures bleues sur un tissu blanc ? Sa tante lui avait dit de faire attention à sa ligne, qu'elle risquait de prendre du poids et de peut-être mourir d'un arrêt cardiaque à cause de ça, mais non, Livie n'en fesait qu'à sa tête et voilà que maintenant, elle se souciait de ce dont elle avait l'air. C'était peut-être son imperméable transparent aussi, peut-être même ses grosses bottes de pluies blanches avec de gros points bleus ! Préoccupée par son image, la Poufsouffle en oublia un instant la présence de Cleaver qui semblait irrité.
    « Dégage, je ne te le dirai pas deux fois! »

La bombe à retardement venait d'être enclanchée, Jake ne savait pas à qui il avait affaire. Fronçant les sourcils, vexée, Olivia fit un pas vers l'avant en direction de l'exécrable Serpentard. On ne lui demandait pas de dégager. Non pas parce que son égo ne l'acceptait pas, mais parce que là, maintenant, elle avait envie d'être avec quelqu'un et préférait être mal accompagnée que pas accompagnée dutout ! Ensuite, dans sa petite tête de Poufsouffle, Olivia avait traduit les paroles de Jake en un « T'es grosse, dégage, j'veux pas être vu avec toi ! ». Après les gens osent s'étonner qu'elle nous fasse une crise au quart de tour... Certes, cela n'arrive pas tous les jours, mais lorsque Livie se trouve en compagnie de gens que normalement, elle n'apprécie pas, elle se sent souvent attaquée pour rien. Les mains sur les hanches, un air frustré au visage et les lèvres pincées, la Jaune et Noire fixait le délinquant droit dans les yeux.
    « Très bien pour toi, t'as qu'à ne pas le répéter, mais moi, je ne dégagerai pas, Cleaver. Je fais ce que je veux. »

La puissance du vent augmenta considérablement, si bien que la majorité des gens qui se trouvaient à l'extérieur allèrent se réfugier dans les magasins, sentant l'orage arriver à grand pas. Loin de porter attention à la météo, trop concentrée sur sa supposé dispute en construction avec le Vert et Argent, Olivia ne bougea pas, prête à suivre Cleaver partout où il irait.
    « Et je ne suis pas grosse ! »

C'était sorti. La Poufsouffle n'avait pas pu retenir ce commentaire qui dans sa tête, lui semblait tout à fait justifié. Aussi têtue qu'une mûle, la préfète resta plantée là à fixer le pauvre Serpentard qui n'avait surtout pas demandé qu'une hystérique complexée par son poids qu'elle ne connait pas vienne l'harceller histoire d'avoir de la compagnie.
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MessageSujet: Re: [JUILLET] The Lovely and the Smoker Mar 10 Aoû 2010 - 2:11


« Très bien pour toi, t'as qu'à ne pas le répéter, mais moi, je ne dégagerai pas, Cleaver. Je fais ce que je veux. »


Pour la première fois de sa vie d'adolescent belliqueux et provocateur, Jake fut impressionné. La frustration modifia les traits de la Poufsouffle tandis qu'elle avançait d'un pas autoritaire vers lui. Un tout petit pas effectué par une Richester d'apparence frêle et fragile, mais un pas imposant. Le vent se leva aussitôt, balayant le village de son souffle le plus puissant. Le tonnerre retentit dans l'air, menaçant, et tous les passants se réfugièrent à l'intérieur des chaleureuses boutiques. Toutefois, c'est à peine si Jake remarqua l'effervescence générale. Il était entièrement concentré sur le petit bout de femme qui lui faisait face. Elle semblait avoir réveillé les éléments avec sa colère... Et Jake ne saurait dire pourquoi, mais elle lui paraissait alors dangereuse... Dangereuse, impressionnante, mais fascinante. Il lui aurait sur le coup permis de rester en sa compagnie... Il l'aurait tolérée, stupéfié par la force de son caractère... Malheureusement pour lui, ses illusions se dissipèrent bien vite...

« Et je ne suis pas grosse ! »

Il haussa un sourcil, perplexe et désarçonné. Grosse? Elle? Il la détailla une nouvelle fois de la tête au pied, essayant de déterminer quelle partie de son corps elle pouvait bien considérer énorme... Mais il ne trouva pas... Un vrai folle cette fille, elle perdait toute sa crédibilité. L'admiration qu'il avait nourri pour elle durant une poignée de secondes venait tout juste de s'envoler... PAF! Elle redevenait l'embêtante préfère Richester qui brouillait sa sérénité et son moment de solitude. Revenant à son but initial, il décida de la chasser en jouant sans aucun scrupule avec ses nerfs... Il les userait tellement qu'elle ne viendrait plus jamais à la recherche de sa présence. Toute personne a ses limites et il viendrait aujourd'hui déterminer celles de la Miss-Préfète-de-Poufsouffle.

Il croisa donc les bras, un sourire provocateur aux lèvres. Il laissa échapper un ricanement avant de fouiller dans ses poches à la recherche d'une cigarette. Prendre son temps, la laisser imaginer le pire... Connaissant la bizzarerie de Richester, son imagination ferait beaucoup plus de dégâts que ses propres mots. La laisser se démolir par elle-même, c'était la meilleure idée. Néanmoins, il ne put résister à un petit commentaire, un petit commentaire bien innocent.



« C'est ça, et moi je suis non-fumeur! »

Et HOP! Voilà une cigarette entre ses dents. Il pencha la tête et l'alluma à l'aide de son fidèle briquet. Il aspira une bonne quantité de son poison avant de rejeter la fumé sur la demoiselle. Quel manque de classe, me direz-vous! Je vous répondrais alors que c'était justement le but visé...

En rangeant son briquet à l'intérieur de la poche de son jean, il attrapa subtilement le manche de sa baguette magique. Il l'avait avertie, elle ne l'avait pas écouté... Elle goûterait donc aux conséquences. Ne jamais proférer des menaces qu'on n'appliquent pas par la suite, sinon on ne nous prend plus au sérieux.


« Tu l'auras voulu! Aguamenti »

Un jet d'eau aspergea le visage de sa camarade, le seul endroit non-protégé par son imperméable. Il laissa retomber son bras le long de son corps, la baguette toujours entre ses doigts afin d'être prêt à une éventuelle riposte.

Quel bonheur d'être majeur !





Dernière édition par Jake Cleaver le Ven 18 Mar 2011 - 19:43, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [JUILLET] The Lovely and the Smoker Jeu 19 Aoû 2010 - 18:53

La préfète avait désormais les mains sur les hanches, affichant un air sérieux et à la fois boudeur, certaine que Cleaver avait quelque part insinué de par sa façon de la regarder, qu'elle avait pris du poids. Certaine qu'avec son petit sac de bonbons, elle devait représenter l'image type d'une personne qui se goinffre à toute heure du jour et que lui, lui ! Devait se moquer d'elle à cause de son manque de contrôle. Elle avait parfaitement le droit de manger ce qu'elle voulait quand elle le voulait et de côtoyer qui elle voulait quand elle le voulait en consommant ce qu'elle voulait ! Même s'il n'était pas très brillant de sa part de vouloir côtoyer cette racaille de Jake Cleaver. Et monsieur affichait son sourire provocateur ; il cherchait les ennuis. Et il ricanait ! Pourquoi riait-il ? Il se moquait d'elle ? Probablement, ce n'était pas bien difficile de se moquer de « Livie-je-me-sent-visée-par-tout-et-n'importe-quoi » en ce moment de doute.
    « C'est ça, et moi je suis non-fumeur ! »

Et il osa. Cigarette entre les dents, briquet entre ses doigts, la flamme jaillit du petit engin pour activer le poison. Le bout grilla un moment, Livie fixant la fumée qui s'en échappait, machoire crispée par sa féroce envie de lui arracher sa clope et de la lui griller au milieu du front. Il savait à quel point elle détestait le fait qu'il fume, mais ce qu'il allait faire était encore pire ; un manque de classe totale. La Poufsouffle ne remarqua l'attaque contre sa personne qu'après s'être étouffée avec la fumée qui s'était échapée de la bouche du Serpentard.
    « T'es- Espèce de- Arrghhhh ! »

Et elle s'étouffait, tentait de se débarasser du poison en toussant, les mains sur les genoux, sourcils froncés et poings serrés. Livie n'était pas douée pour insulter les gens et bien qu'elle en avait l'ardente envie présentement, aucun mot ne semblait lui venir à l'esprit. Elle eut pu le traiter de « méchant », mais Jake aurait probablement pris cela pour un compliment, ce qui aurait eu pour effet de l'irriter encore plus. Olivia se redressa alors pour lui faire face.
    « Tu ne me feras pas partir comme ça.
    - Tu l'auras voulu ! Aguamenti. »

Il ne pleuvait pas encore et elle était déjà trempée ; c'était trop. Il pouvait lui souffler sa fumée au visage, la dévisager, mais lui jeter un sort, c'était la goutte qui faisait déborder le vase. Sa réaction ne fut certainement pas celle attendue, Olivia n'ayant toujours pas acquis le réflexe sorcier qu'était celui d'utiliser sa baguette au moindre soucis. Non... tout ce que l'on put entendre fut un CLAC ! sonore provoqué par sa main heurtant la joue gauche du Serpentard. Les joues rougie par la colère, le fixant droit dans les yeux, la préfète resta droite, décoiffée par l'eau, gelée par le vent qui annonçait l'orage à venir, mais droite face à Cleaver alors qu'elle n'avait qu'une seule envie, aller consommer ses bonbons seule devant la télévision à côté du calorifer en marche.
    « Pourquoi ? »

On sentait l'irritation et la rage dans sa voix, comme si les mots avaient de la difficulté à sortir.
    « J'ai une tête à apprécier d'être arrosée ? C'est la seule idée qui t'es passée par la tête ? Oh ! Faisons suffoquer Richester, ce sera amusant ! Oh ! Et pourquoi pas arroser Richester ? C'est certain qu'après m'avoir dévisagé comme une espèce de... monstruosité, m'arroser allait de soi, surtout qu'avec la pluie qui s'en vient, j'aurais vite fait d'avoir oublié que ce n'est pas un nuage qui m'a trempé en premier, mais un imbécile incapable de supporter la présence d'une autre personne dans un lieu public. T'as beau agir comme une brute dépourvue de cerveau, Cleaver, agir comme un homme des caverne qui essai de se prouver à lui même qu'il est plus qu'un p'tit étudiant à Poudlard avec ses mauvaises manières, jouer à "Moi Cleaver, moi homme, moi fumer et être méchant avec gens, car moi être mieux que gens, moi pouvoir être dangereux", ça le fait pas avec moi. J'vais pas partir en courant parce que tu joue au plus menaçant, j'connais bien ton caractère, tu pense que j'ai été assez idiote pour venir à côté de toi sans savoir ce que je risquais ? Non, j'le savais parfaitement. J'suis venue te voir non pas parce que j'te considère comme un ami, mais juste pour être avec quelqu'un, je ne cherche pas à être apprécié... »

La pluie commença à tomber du ciel, signalant l'arrivée officielle de l'orage et refroidissant l'air.
    « J'te le répète, si tu ne veux pas avoir à me dire de dégager deux fois, t'as qu'à ne pas le dire, mais moi, j'dégagerai pas. »
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MessageSujet: Re: [JUILLET] The Lovely and the Smoker Sam 28 Aoû 2010 - 22:13

Trouver et dépasser la limite de la poufsouffle ne fut pas bien compliqué. Récapitulons. D'abord, le rire et le sourire malicieux. Ensuite, le regard pesant aux miles significations. Un petit commentaire bien placé, sous-entendant le pire, amplifié par une bonne bouffée de cigarette recrachée au visage. Et pour finir, la cerise sur la gâteau, un joli petit sortilège lancé bien innocemment. Faites l'addition de tout ces éléments et vous obtiendrez... une claque sur la joue?

Quelques secondes de surprise et d'inaction absolue.

Par Merlin! Elle aurait dû s'enfuir en courant, les larmes aux yeux, en le traitant de crétin. Mais non, à la place, il fallait qu'avec toute sa faible force elle lui balance la main à la figure! Bon, il pouvait faire le fier autant qu'il le voulait, mais, mine de rien, une claque, ça faisait mal. Sa joue irradiait, enflammée de douleur, comme un picotement constant qui alimentait le brasier de sa colère. Il ne bougeait pas. Il observait sa camarade qui, elle, le fixait avec rage. Il éprouvait beaucoup de... de... difficulté à se contenir. À chaque nouveau battement de cœur émanant de sa blessure, il pensait à une nouvelle façon de la faire payer. Voler son sac de bonbons, lui écraser le pied, la stupéfixier, l'expulser, la ligoter et l'abandonner à son triste sort. Il en oubliait même qu'il l'avait bien cherchée cette claque. Il ne voyait plus qu'une stupide préfète violente, pathétique et instable. En ce moment, il la détestait de tout son âme pourri.


    « Pourquoi ? »


Il lui adressa le sourire le plus méchant et dédaigneux qu'il avait en réserve. Il lui aurait bien balancé un vulgaire « parce que » mais elle ne lui en accorda pas le temps. Miss-La-Préfète-J'adore-M'exprimer-En-D'interminables-Litanies se lança dans un discours impossible à interrompre. Elle parla et elle parla. Les secondes s'écoulaient comme des minutes et à chaque fois qu'elle ajoutait un nouveau mot, Jake serrait un peu plus la mâchoire. Elle s'exprimait comme si elle le connaissait intimement, comme si elle avait eu une révélation à propos de son caractère ou de son attitude. La vérité, c'est qu'elle ne comprenait rien, qu'elle ne savait rien. Elle ne voyait pas « au-delà » ! Elle restait bêtement au premier niveau, comme tout le monde, et il avait été bien idiot de l'avoir un jour crue différente.

Il fulminait et même la pluie qui tombait stupidement sur ses vêtement n'arrivait pas à le refroidir. Elle se tut enfin et ils restèrent tous les deux, droits comme des piquets, en silence sous le ciel en colère. Le tonnerre éclata et une éclair fendit le ciel juste au-dessus de leur tête. Il serra les poings. Un nouveau ricanement dédaigneux s'échappa de ses lèvres, mais la colère perçait la sinistre mélodie.


    « Franchement Richester, tu crois que je me préoccupes de ce que tu penses? Tu crois que ton opinion m'importe? Quelle idiote! »


Il secoua la tête, mais pas assez longtemps pour lui donner le temps d'argumenter.

    « Mais tu sais quoi? Je vais te faire une fleur, un petit cadeau juste pour toi, parce que ton orgueil mérite vraiment d'être refroidi. Tu ne me connais pas. Tu ne sais rien de moi. Alors arrêtes de prétendre que tu peux arriver à me comprendre. Tu dis que tu savais à quoi t'attendre, alors pourquoi tu me balances des claques? Pourquoi tu t'énerves? Pourquoi tu me craches mes quatre fausses vérités au visage? »


Il jeta sa cigarette complètement trempée au loin et, d'un mouvement de main, l'empêcha encore de lui répondre. Il ne voulait pas l'entendre... pas encore...

    « La vérité c'est que tu ne sais pas à quoi t'attendre avec moi. Tu baignes dans l'incertitude et tu te défends du mieux que tu peux. Alors, non écoutes-moi, si tu ne m'apprécies pas et que tu ne cherches pas à être appréciée, si tu veux seulement quelqu'un pour passer le temps, vas t'en. Je n'ai pas besoin d'un parasite encore moins d'une personne qui ne cherche que des raisons pour me détester davantage. »


Un nouveau claquement du tonnerre et un jet de lumière aveuglant déchira le ciel.

    « Je veux être SEUL. Alors va te trouver un bouche-trou ailleurs et cesses de compliquer ta vie... et la mienne par la même occasion. »


Sur ce, il tourna les talons et fila se réfugier en vitesse à l'intérieur du chaudron baveur. Il ne prit pas le temps de vérifier si elle le suivait ou pas. Mouillé par la pluie torrentielle, il n'eut aucune difficulté à fendre la foule de gens se protégeant de l'averse. Il se dirigea d'un pas constant vers la petite porte de derrière. Une porte qui s'ouvrait sur une ruelle coincée entre deux murs de commerces, encombrée de déchets et autres débarras. Madame Rosemerta lui permettait souvent d'y aller, connaissant son désir de solitude. C'était, en quelque sorte, un de ses refuges secrets où il tentait de faire le point. Il ouvrit donc la porte, jeta un coup d'œil dans la boutique et, satisfait de ne pas avoir vu la silhouette de Richester, sortit à l'extérieur

Il s'installa sur un vieux tonneau de bière au beurre. Appuyé contre le mur, il leva la tête et offrit son visage à la pluie. Il ferma les yeux, prit une grande inspiration et tenta de chasser, en une expiration, sa colère. Sa colère contre la préfète Richester qui lui rappelait un peu trop sa mère et la situation qu'il essayait de fuir en vain. Maudit soit-elle!


Dernière édition par Jake Cleaver le Ven 18 Mar 2011 - 19:45, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [JUILLET] The Lovely and the Smoker Dim 12 Sep 2010 - 22:04

Elle monologuait, Livie était douée pour parler longtemps sans prendre de pause, reprenant souvent son souffle à la fin comme si elle avait faillit s'étouffer. Elle venait de prétendre connaître Cleaver, comme lui osait souvent prétendre connaître ses possibles réactions de préfète. Pleine de préjugés à l'idée du Serpentard, elle s'était réellement attendue à ce qu'il joue les durs, les monsieurs solitaires qui préfère insulter les autres plutôt que d'apprendre à les apprécier et même s'il ne s'agissait là que de préjugés, ils s'avéraient toujours aussi véridicte aux yeux de l'adolescente. Il lui avait jeté un aguamenti après l'avoir étouffé de sa fumée, réaction on ne peut plus antipathique de la part d'un possible misanthrope et elle, pour seule réponse, elle avait décidé (sans réellement y réfléchir) de le gifler ; geste on ne peut plus impulsif. Ainsi, dans les rues de Pré-au-Lard, deux élèves de Poudlard ayant terminé leur sixième année erraient, bourrés d'agressivité l'un envers l'autre. L'un cherchait à ce qu'on lui fiche la paix alors que l'autre désirait être en sa compagnie quitte à devoir en souffrir, sachant très bien qu'elle serait capable de le faire souffrir en retour (Livie sait se défendre, même si ça ne parraît pas souvent). La pluie commençait à tomber et tous deux au milieu du champ de bataille, se fixaient, prêt à étaler la vérité au grand jour. Olivia venait de terminer son attaque et même si quelques secondes s'écoulèrent entre celle-ci et la réaction de l'adversaire, la préfète regretta rapidement de s'être embarquée dans un duel aussi peu- contre Jake Cleaver. Après tout, c'était lui l'expert en la matière et elle la novice qui tentait de faire comme si elle était capable d'être menaçante.
    « Franchement Richester, tu crois que je me préoccupes de ce que tu penses? Tu crois que ton opinion m'importe? Quelle idiote! »

Il n'était pas content, pas dutout et ça apraissait dans sa voix, ses gestes, son visage... tout chez lui exprimait la colère si bien que la poursuiveuse eut l'impression d'avoir déclancher le compte à rebours d'une bombe. Elle avait la féroce envie de lui répondre sur le même ton un « Si, je le crois, sinon tu ne viendrais pas m'énerver aussi souvent juste pour voir ma réaction... » mais pas le temps de créer quelque chose de bien cousu dans sa tête, Cleaver continuait son monologue histoire de pouvoir l'achever.
    « Mais tu sais quoi? Je vais te faire une fleur, un petit cadeau juste pour toi, parce que ton orgueil mérite vraiment d'être refroidi. Tu ne me connais pas. Tu ne sais rien de moi. Alors arrêtes de prétendre que tu peux arriver à me comprendre. Tu dis que tu savais à quoi t'attendre, alors pourquoi tu me balances des claques? Pourquoi tu t'énerves? Pourquoi tu me craches mes quatre fausses vérités au visage? »

Pourquoi elle lui avait balancé une claque ? Parce qu'il avait agit en c*n qu'elle savait qu'il était et qu'elle était venu le voir juste pour ça ; les ennuis. Elle n'était pas venu se chercher un ami, seul son instinct masochiste était responsable de la situation. Elle avait voulu entrer en conflit avec lui à partir du moment où elle l'avait remarqué... et c'était ce qui se produisait présentement ; un conflit.
    « La vérité c'est que tu ne sais pas à quoi t'attendre avec moi. Tu baignes dans l'incertitude et tu te défends du mieux que tu peux. Alors, non écoutes-moi, si tu ne m'apprécies pas et que tu ne cherches pas à être appréciée, si tu veux seulement quelqu'un pour passer le temps, vas t'en. Je n'ai pas besoin d'un parasite encore moins d'une personne qui ne cherche que des raisons pour me détester davantage. »

Elle ne s'était pas attendue à ce qu'il agisse aussi... bêtement. Elle ne s'était pas attendue à ce qu'il essaie de fuir le conflit en cherchant à réellement se retrouver seul, lui qui avait passé tant d'heures à l'épuiser moralement semblait ne plus en avoir envie, renversant la situation, plaçant ainsi Livie au rang des chieurs de première.
    « Je veux être SEUL. Alors va te trouver un bouche-trou ailleurs et cesses de compliquer ta vie... et la mienne par la même occasion. »

La Poufsouffle resta là sans dire un mot, comme blessée par ses propos. Non, elle ne le connaissait définitivement pas et peut-être eut-elle dû préférer qu'il en reste ainsi, mais c'était reconnu, Richester ne baissait que trop rarement les bras, quitte à s'enfoncer dans des histoires pas possibles. Son imperméable, bien qu'imperméable, lui collait désormais presque à la peau alors que ses cheveux avaient exécuté le même mouvement depuis un long moment déjà. Le Serpentard lui tourna le dos et fila rapidement en direction du Chaudron Baveur alors que de son côté, Olivia essayait en vain de combler le vide qui lu itiraillait les entrailles. Son corps avait toujours eu d'étranges réactions face à ses sentiments et maintenant qu'elle se sentait rejetée comme jamais (fallait quand même le faire, celui qui passait le plus de temps à l'énerver pendant l'année scolaire préférait l'ignorer totalement à l'extérieur des cours), son système semblait mal le prendre et le démontrait par une légère nausée et une gorge nouée. Dans son coin, la préfète marmonna un faible « Tu peux garder ta fleur pour toi, Cleaver. » La poufsouffle fronça les sourcils et serra les poigs, écrasant ainsi ses délicieuses friandises. Un pas hésitant vers l'avant, la jeune et noir resta figée encore un moment sous l'orage, se disant qu'elle ferait peut-être mieux de le laisser seul. Non... même elle dans ses moments de solitudes ne désirait pas vraiment l'être... il allait sans aucun doute vouloir la tuer... mais à cet instant précis, la préfète pris la direction du Chaudron Baveur, décidée à tenter quelque chose pour lui redonner le sourire.

Une fois à l'intérieur, trempée comme personne si bien qu'elle attira bon nombre de regards curieux, Olivia se dirigea vers Madame Rosemerta, voyant clairement que Jake ne se trouvait pas dans le bâtiment alors qu'il y était entrer. S'il y avait bien quelqu'un qui savait où partait ses clients, ce devait être elle. La dame lui répondit gentillement, pensant qu'ils s'étaient tous deux donné rendez-vous, que Cleaver était aller dans la ruelle derrière la bâtisse. Une ruelle... pourquoi Cleaver préférait-il se réfugier dans des endroits aussi glaucques ? Les ruelles, c'était fait pour les mafieux désireux de cacher un cadavre, c'était fait pour les étinérants sous leurs boîtes de cartons... c'était fait... pour les chats errants... Cleaver n'était pas un chat errant... ni un mafieux... avait-il prévu son arrivé et déjà choisi le lieu où cacher son corps ?! Peut-être n'avait-il aucun domicile fixe ! Livie fronça de nouveau les sourcils, se rendant compte qu'elle pouvait s'imaginer n'importe quoi parfois et sortie par la porte avant du magasin. Pas question qu'elle apsse par la porte arrière pour le rejoindre, elle allait réussir son coup de façon plus détournée, plus compliquée... car comme il l'avais si bien dit, elle aimait se compliquer la vie.

Une fois avoir fait le tour de la bâtisse, Olivia se retrouva face à un mur un peu plus grand qu'elle menant normalement sur la ruelle où Cleaver devait s'être caché. Comment allait-elle passer par-dessus cet amas de briques mal empilées les unes sur les autres ? La poursuiveuse avait beau être en forme, l'escalade n'avait jamais été son truc et par conséquent, elle allait devoir faire une pile de détritus afin d'arriver à atteindre le haut du muret où un chat errant semblait avoir décidé de séjourner. Une fois de l'autre côté, elle dirait le fond de sa pensée au vert et argent avant de s'excuser et si jamais il refusait de l'écouter, elle lui volerait son paquet de cigarettes... et si jamais il essayait réellement de la tuer, elle partirait en courant ; tel était son plan d'attaque. De l'autre côté, probablement que le Serpentard entendait le vacarme que produisait la Poufsouffle dans ses déplacements de déchets qu'elle désirait silencieux. Montée sur une poubelle mal installée sur de nombreux sacs, c'est par miracle et un équilibre divin que la préfète réussit à s'aggriper au mur et à tirer son corps alourdi par la pluie tout en haut de la barrière qui la séparait de la personne recherchée. Sa jambe gauche passa par-dessus et puis son bras et dans une tentative de s'asseoir afin de redescendre calmement, Olivia écrasa la queue du chat errant de sa main droite avant de sursauter et de rouler sur le côté pour aller s'écraser violemment dans les vidanges face au mafieux-chat-étinérant. La situation était plutôt comique bien que gênante et n'osant pas s'imaginer la tête du Serpentard, Livie fut prise d'un fou-rire, toujours étendue parmi les déchets sorciers.

« Je... » Et elle riait tout seule, riait autant parce qu'elle avait mal à cause de sa chute que parce qu'elle ne se souvenait plus exactement de ce qu'elle avait eu l'intention de faire une fois le muret traversé. « Je te détestes, Cleaver. » Et elle riait toujours, se relevant maladroitement alors que l'orage sévissait encore au-dessus de leurs têtes. « Tu n'es pas un bouche-trou et je ne veux pas de ta fleur. » Elle racontait n'importe quoi, les informations s'étant mélangées dans sa tête pour former un tout incohérent. Sortant sa baguette magique qu'elle pointa sur le Serpentard, appliquant l'étape "volons les cigarettes de Cleaver" de son plan au mauvais moment, l'adolescente prononça clairement un « Acio Paquet de Cigarettes ! » avant d'attraper l'objet recherché au vol. Probablement que Jake eu pu l'en empêcher, mais Olivia semblait tellement... étrange et était arrivée de façon si peu commune, qu'il devait en avoir été surpris... et la surprise était la meilleure des attaques, non ? Le paquet entre ses mains, la préfète redevint soudainement sérieuse et lança un « Tu dis que je ne te connais pas comme si tu me connaissais. Bah tu ne me connais pas non plus, Cleaver ; je peux être imprévisible ! » et elle pris la direction d'une autre ruelle, heurtant un mur de bois dans un virage et glissant à mainte reprise dans la boue sans jamais chuter (la chance). Avait-elle perdue la tête ? Qu'est-ce qu'il lui passait par l'esprit ? La chute avait-elle affectée son petit cerveau ? Chose certaine, elle avait exécutée ses plans... en désordre... de façon peu compréhensible... Cleaver allait vouloir sa peau et le peu d'instinct de survie qu'il lui restait (seul élément fonctionnel de sa cervelle apparemment, car son fou-rire avait repris) lui indiquait de courir le plus rapidement possible afin de sortir de ce labirinthe de ruelles remplies de dangers (les chats errants, les étinérants et les mafieux, ça peut être dangereux). C'est donc en ce bel après-midi anglais qu'une élève de Poudlard en vacance se mis à courir dans tous les sens afin d'échapper à un autre élève qui lui, pouvait très bien ne pas être entrain de la poursuivre présentement.

[POST À CORRIGER, ne paniquez pas xD]
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MessageSujet: Re: [JUILLET] The Lovely and the Smoker Lun 29 Nov 2010 - 0:51

Un mélange de bruits cacophoniques. La pluie qui tambourinait sur le pavé. L'acier des poubelles cognant contre les pierres. L'effort s'exprimant par les lèvres. Le miaulement strident d'un chat martyrisé...

... Et puis elle tomba du muret comme on se réveille d'un cauchemar. Dans un désordre complet de cheveux, de vêtements et de chairs. Il la fixait de son regard morne, et elle avait les yeux rivés sur une chose que lui ne pouvait voir. Un moment de silence où il peinait à croire ce qui venait de se dérouler... Un moment de silence qu'un rire vint percer et taillader sans merci. Un rire de disjonctée mais à la mélodie caressante, invitante. Il fronça les sourcils.
    « Je... Je te détestes, Cleaver. »

Sympathique. Le rire conjugué aux mots offraient un contraste plutôt dur. Ils le frappèrent avec plus de force qu'ils n'auraient dû. Le ciel gris, en colère, devait affecter bien gravement son moral pour que les propos d'une crétine de préfète l'atteignent comme ça. Il était vraiment temps qu'elle déguerpisse.
    « Tu n'es pas un bouche-trou et je ne veux pas de ta fleur. »

Pas un bouche-trou? Alors il était quoi? Une tête de Turc à ancrer bien profondément dans le sol? Un déchet à jeter? Une miette à écraser? Un tyran à détrôner? Nah, il préférait cent fois mieux l'idée de boucher les trous... Certes, ce n'était pas très flatteur mais, au moins, il n'y risquait pas grand chose... Sauf, peut-être, son honneur... Quel honneur? Il n'en avait jamais vraiment eu... Et puis, tant pis si elle ne voulait pas de son petit présent. C'était son choix. Si elle voulait demeurer une bien fière et orgueilleuse idiote, il ne pouvait argumenter. Toutefois, maintenant que les choses étaient dites, elle pouvait lui foutre la paix, mais, visiblement, ce n'était pas son intention.

Elle se releva péniblement, le rire toujours aux lèvres. Son regard azuré croisa le sien, abyssale, et il déglutit difficilement. Il présageait les ennuis. Présage qui se confirma lorsqu'elle sorti sa baguette. Il écarquilla les paupières. Présage qui se concrétisa lorsqu'elle prononça la formule inattendue :
    « Acio Paquet de Cigarettes ! »

Son paquet de cigarettes… Elle lui volait son paquet de cigarettes… Quelle gamine! Pensait-elle réellement que ça le perturberait? Que ça le mettrait en rogne?Il en avait des millions à la maison, des paquets de cigarettes. Ah… non… Rectification : Il en avait habituellement des millions à la maison. Là, son stock était à sec. Il devrait refaire le plein avant la rentrée scolaire… Tout de même, quelle gamine.
    « Tu dis que je ne te connais pas comme si tu me connaissais. Bah tu ne me connais pas non plus, Cleaver ; je peux être imprévisible ! »

Haussant un sourcil, il l’observa s’enfuir avec perplexité. Tout laissait à croire qu’elle voulait être poursuivie. Voler son paquet de cigarettes, le contredire et s’enfuir en courant. Que faire de plus pour attiser l’instinct du prédateur (et voilà qu’il succombait aux métaphores… Depuis quand était-il un prédateur? ). Il se mit sur pied et suivit sa trace. Avec le bruit qu’elle faisait, ce n’était pas bien compliqué. BANG! Elle tournait à gauche. SPLOUTCH! Elle continuait tout droit. Et son odeur perçait la pluie. Une fragrance de boue, d’humidité et de pourritures. Et, à travers cela, un parfum dont il ne pouvait déterminer l’essence… Néanmoins, il savait où aller, arpentant les ruelles aussi silencieusement que la pénombre.

Intérieurement, il s’en voulait de la poursuivre ainsi. La colère résonnait dans son crâne et dans son ventre. Un bruit sourd, indomptable. Il s’en voulait de se laisser atteindre, d’entrer dans son jeu. D’un côté il clamait la solitude, et de l’autre, il recherchait sa présence. Il ne comprenait pas et il s’en voulait.

L’apercevant finalement au devant, complètement trempée par la pluie, trébuchant et titubant comme une aveugle, il agrandit ses enjambées. Son cœur cognait fort, et le martellement lui faisait perdre l’esprit. Il la rejoint, sans grand problème. D’un large mouvement de bras, il l’agrippa par une épaule et la plaqua contre le mur. Vif, comme un serpent. Approchant dangereusement d’elle, il n’y avait pas l’ombre d’un sourire sur ses lèvres. Il la dominait de tout son corps. Sans perdre un instant, il joint ses lèvre à l’oreille de la jaune, profitant certainement de sa surprise.
    « Tu en as donc jamais assez de jouer à des petits jeux? »

Toujours penché contre elle,il arracha le paquet de cigarettes de ses mains et le réduit en charpie. Complètement déchiqueté.

    « Je m’en fou des clopes. Ce que je veux c’est que tu… »

Il se tut. Il ne savait pas ce qu’il voulait. Est-ce que ça le tuerait vraiment de lui permettre sa compagnie? Certainement pas. Et ça l’agacerait moins que toute cette bataille inutile et épuisante. Il agissait comme un idiot. Il se laissait emporter par les évènements. Il rejetait toute la frustration de sa situation familiale sur une Richester qui se ferait une joie de se venger en pourrissant encore plus sa vie à Poudlard. Et ce fut à son tour de rire, la tête penchée, sa chevelure frôlant le cou de la demoiselle. Rire de son propre problème mental. Rire de la manière dont il se compliquait la vie. Rire de la vie elle-même. Rire pour voir le monde avec un peu plus de couleurs. Il se recula de quelques pas, la dévisagea de haut en bas et finit par ajouter :
    « D’accord. J’accepte. Seulement si tu te tiens tranquille… Deal? »

Tant pis si elle ne pigeait rien. C’était son offre. Elle devait faire son choix.


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Dernière édition par Jake Cleaver le Ven 18 Mar 2011 - 19:47, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [JUILLET] The Lovely and the Smoker Lun 20 Déc 2010 - 0:14

Poumons douloureux dû à un changement de température trop soudain et à des gonflements irréguliés, chaire abîmée par de nombreux détours inutiles et une maladresse jaune*, corps alourdi par une pluie battante et une course sans but, le coeur de la Poufsouffle était affolé. Son corps en entier ne comprenait pas réellement ce qui l'animait présentement, elle qui courait dans tous les sens pour se rendre on ne sait où. Voulait-elle seulement se rendre quelque part ? Elle venait de passer trois fois par le même chemin sans trop s'en rendre compte et le souffle commençait à lui manquer, elle se sentait étouffer, mais ne s'arrêta pas pour autant. Pourquoi se serait-elle arrêté d'ailleurs ? Le corps avait ses limites que Livie ignorait, préférait ignorer. Son rire fou refaisait surface de temps à autres, perturbant sa respiration, son diaphragme, pour devenir pratiquement inaudible, inexistant, car la préfète riait sans sourire. Son corps douloureux lui procurait cette euphorie bizarre. Pupilles dilatées, tremblante et agitée, on aurait pu croire qu'une droguée courait les rues à la recherche de sa dose quotidienne. « J'ai mal... » pensait-elle, sans vraiment y porter attention, une main sur les côtes afin de soulager ce qui lui semblait être une crampe. Combien de panneaux de bois avait-elle heurté ? Combien de chutes avait-elle évitée ? Elle qui commençait alors à se dire qu'au fond, Cleaver était peut-être encore assis dans son coin, eut droit à une nouvelle montée d'adrénaline lorsqu'elle entendit un bruit quelconque au loin. Instinct de proie prenant le dessus, la Poufsouffle ne riait plus. Elle avait déjà atteint sa limite, le peu d'énergie qui lui restait désormais lui servait uniquement à avancer. Ses jambes, elle ne les sentait plus, il n'y avait qu'elle, sa respiratoin sacadée et le paysage qui défilait sous ses yeux. Tournant un coin, la ruelle sembla s'étirer et à son extrémité, une rue marchande se dessiner; elle y était presque.

Ses bottes de pluies blanches à pois bleues n'étaient désormais que deux gros amas de boue en déplacement. Elle avait perdue son parapluie depuis un moment déjà, lorsqu'elle était tombée du muret et son manteau, aussi imperméable était-il, avait déjà laissé passé bon nombre de gouttes de pluies pour que sa robe lui colle désormais à la peau. Chacun de ses pas, éclaboussant son chemin, avaient réussi à l'éclabousser elle aussi, l'eau sale atteignant presque son visage, nettoyée rapidement par la pluie en chute constante. Courir, tout droit... la sortie se trouvait droit devant elle, lui apparaissant toujours plus éloignée qu'au départ. Olivia avait l'impression que son corps en entier allait s'écrouler sous son propre poids et titubait, sa course en ligne droite zigzaguant à l'occasion comme si elle allait vaciller de nouveau sans pour autant s'écrouler. Qu'est-ce qu'il lui avait pris de s'enfuir comme ça sans raison ? Pourquoi cherchait-elle a tout pris son attention alors que lui semblait vouloir la paix ? Car au fond, Olivia avait beau fuir ce qui lui apparaissait comme une menace, tout au fond d'elle, elle n'espérait qu'une chose, qu'elle n'ait pas couru en vain, qu'il soit derrière elle, là, maintenant, tout de suite. Son corps fut violemment plaquer contre un mur sans qu'elle ne sache pour quelle raison. Le souffle coupé par le choc, Livie releva difficilement la tête, le visage barré par de nombreuses mèches de cheveux que le geste avait fait se soulever. Ses jambes avaient du mal à la maintenir debout et probablement que sans la main de l'agresseur pour la garder immobile, elle se serait laissé tomber au sol... ou pas... au fond, elle était tellement paralysée par la violence du geste que la préfète n'arrivait plus à bouger, peut-être même tenait elle présentement en équilibre dans les airs, mais la pression exercée sur son épaule lui prouvait tout le contraire. Ses yeux bleus recouvraient peu à peu la vue pour se déposer sur le mur d'en face et l'épaule du Serpentard. Voir son visage lui était impossible pour l'instant, il s'était approché de beaucoup trop près, beaucoup trop.
    « Tu en as donc jamais assez de jouer à des petits jeux ? »

Elle sentait son souffle sur sa gorge, comme lui devait sentir le sien, toujours d'un rythme irrégulier, son corps étant loin d'avoir récupéré. Il avait repris ce qui lui appartenait pour le réduire à néant et elle, il lui sembla qu'elle n'était plus rien, que tout comme le paquet de cigarette, elle n'existait plus. Comme il lui semblait grand en cet instant et comme elle se sentait minuscule... dominée par cette personne qu'elle n'avait jamais connue.
    « Je m'en fou des clopes. Ce que je veux c'est que tu... »

« Que je ? » Que voulait-il exactement ? Elle même ne savait pas ce qu'elle voulait vraiment et n'avait réagit que sur le coup de l'émotion, sans aucune réflexion, juste par instinct. Ses dents qui claquaient, son corps qui tremblait, trempé jusqu'aux os et épuisée comme jamais, la douleur avait perdue de son effet euphorisant pour la laisser telle quelle; douloureuse.

Apparemment, la préfète n'était pas au bout de ses peines, car ce qui suivit lui glaca le sang. Cleaver riait, animé d'un rire fou, ses cheveux aussi trempés que les siens lui frôlaient le cou. Olivia tourna la tête pour l'observer de ses grands yeux bleus, effrayée par ce retournement de situation pour le suivre du regard lorsqu'il recula pour mieux la dévisager de nouveau.
    « D'accord. J'accepte. Seulement si tu te tiens tranquille... Deal ? »

La main désormais absente de sur son épaule, le vide laissé par celle-ci, ne fit qu'accroitre le malaise de la Poufsouffle qui se laissa tomber au sol, appuyée contre le mur, lui donnant des airs de poupée désarticulée que l'on aurait jeté aux poubelles au milieu d'une ruelle de Pré-au-lard. Qu'acceptait-il exactement ? Sa présence ? Quand avait-il été question d'accepter ou pas quelque chose ? La tête de la préfète bascula vers l'arrière avant qu'elle ne prenne la peine de déplacer ses épaules de façon à laisser plus d'espace autour de ses poumons qui ne désiraient qu'une chose, de l'air. Et la pluie qui tombait toujours comme si elle n'avait rien de mieux à faire que d'innonder les rues.

« Je... » Pourquoi essayait-elle de parler alors qu'elle n'avait rien à lui répondre ? « Je n- » Elle n'avait qu'une seule envie présentement, dormir. Tout son corps le lui demandait, le lui criait même, dort! Mais la jaune et noir n'en fit rien, comme si quelque chose, quelqu'un, tout au fond d'elle, la poussait à se sentir bien. Son visage s'alluma, ses yeux retrouvèrent cette petite lueur qui les animent au quotidien et ses lèvres affichèrent un sourirent. Léger, voir invisible à l'oeil, mais un sourire quand même.
    « Restons ici... je ne veux plus bouger... et il fait beau dehors. »

Non pas qu'elle ne le voulait pas, après tout, le froid commençait à lui ronger la peau et la pluie à l'irriter... et ses cheveux à la déranger... et ses vêtements collants à l'agacer... mais elle ne le pouvait pas, car même si elle y mettait toute sa volonté, son corps était trop engourdi par les précédentes émotions et trop détendu maintenant, pour se soulever de lui-même. Si Jake voulait partir, pour lui, c'était le moment idéal, après tout, la préfète était paralysée au sol à cause de sa propre idiotie qui l'avait poussée à le provoquer jusqu'au bout... Mais malgré l'inconfort, malgré la possibilité qu'il puisse partir en courant (voir même en marchant) et la planter là, sous la pluie, Olivia se sentait bien. Les raisons eurent pu être nombreuse, mais à ce moment, il n'y en avait qu'une pour la faire sourire; Jake Cleaver voulait bien de sa compagnie.
*En référence aux Poufsouffles.
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MessageSujet: Re: [JUILLET] The Lovely and the Smoker Lun 14 Mar 2011 - 2:23

Il n'avait pas pensé que ses paroles pourraient avoir un tel effet. S'effondrer au sol parce qu'un antipathique acceptait sa compagnie, c'était un peu too much. Mais bon, Richester demeurait Richester et les réactions démesurées c'étaient sa tasse de thé! Un léger étonnement se peigna sur son visage de serpentard buté, mais il ne put s'empêcher de détourner rapidement le regard. Même couverte de boue, dépeignée et complètement trempée, la préfète était jolie... Encore plus jolie... Beaucoup trop jolie. Bizarre. Il n'avait jamais remarqué comment le bleu de ses iris pouvait être déroutant, comment la posture de son corps pouvait... Non... Arrêtons-nous ici. Ce n'est qu'une préfète coincée et toujours en colère. Jamais heureuse, jamais pétillante. Un vrai gâchis!

Les secondes passèrent bien tranquillement. Des secondes lourdes et inconfortables. Ne pouvait-elle pas dire quelque chose? Qu'elle refuse ou qu'elle accepte, il s'en foutait. Mais ce silence, cette incertitude le mettait mal à l'aise. Il regrettait tout bonnement la proposition. Quel démon s'était emparé de son corps pour qu'il ose proposer... proposer... la... la proposition? Il aurait dû l'abandonner à son sort. Il devait l'abandonner à son sort. La laisser seule et pantelante au beau milieu des déchets... Mais ses jambes refusèrent de bouger.
    « Je... Je ne... »

Un souffle d'affolement le traversa en vitesse. Un simple souffle d'espoir et de terreur combinés. Un souffle qui s'éteignit au même moment que sa voix. Elle n'avait rien dit. Il ne fallait pas être un devin pour comprendre qu'elle nageait dans l'incertitude. Elle n'avait rien à dire, c'était inscrit sur son front. Il l'avait prise par surprise, il l'avait perdue. Puis, peu à peu, elle se métamorphosa sous ses yeux. Une transformation subtile, légère, mais elle changeait tout. Et Jake l'insensible Cleaver fut hypnotisé.

Une certaine coloration de son teint, un pétillement de son aura, un éclat dans ses yeux. Elle brillait. Elle brillait sans briller. Elle brillait pour celui qui savait voir. Pour celui qui prenait le temps de regarder. Et, lui, il l'observait comme un aveugle cherchant à voir la lumière ne serait-ce que pour une seule seconde. Avec l'énergie du désespoir. Elle était belle, belle, belle. Il aurait pu le crier. Mais il n'en fit rien. Il étouffa son sentiment avec toute la hargne qui pouvait l'habiter. La superficialité, ça n'avait jamais été son truc. Il ne pouvait tout de même pas juger une personne par le biais de son apparence, non? Richester, c'était Richester. Richester la préfète. Richester la crétine. Richester aux nerfs à vif... Il avait accepté et proposé, mais ça ne changeait rien... Non? Il préféra ne rien répondre à la question.
    « Restons ici... je ne veux plus bouger... et il fait beau dehors. »

Il était maintenant trop tard pour faire demi-tour. Elle avait accepté son offre, il ne pouvait plus se défiler... Ou peut-être que si... Disparaître, sans un mot. Lui faire vivre la pire des humiliation, et ce même s'il n'y avait pas de public. Il pourrait se vanter de l'avoir manipulée de la plus belle des manières... Elle seule le saurait et ce serait suffisant. Mais il n'en avait pas envie. Il n'en avait aucune envie. Pas même un soupçon. Il la regardait encore, incrédule.

Et il se sentait idiot. Planté là, debout, face à elle. Stupide posture, stupide position. Stupide, stupide, stupide! Mais il ne savait pas comment agir... Non, c'est faux... Il avait conscience de ce qu'il devait faire... De ce qu'il avait envie de faire, mais il hésitait. Comment réagirait-elle? Il ne voulait pas qu'elle s'imagine des choses... Ou qu'elle le fuit, déroutée... Il avança d'un pas, serrant les poings de ses mains moites. Hésitant, il contracta la mâchoire avant de se décider et d'assumer son choix. En quelques enjambées rapides il atteignit le mur, s'y adossa, et se laissa glisser au sol. À quelques pas d'elle. Assez proche et assez loin. Assez proche pour qu'il puisse entendre sa respiration. Assez loin pour éviter tout quiproquo.

Pendant un court moment, il évita de lui jeter un coup d'œil. Genoux écartés, il y appuya ses coudes et ses avants-bras avant d'y déposer la tête. Il hésita à nouveau, puis brisa le silence.
    « Ma mère elle... »

Non. Il ne voulait pas se confier. C'était idiot. Il pouvait se débrouiller seul. Régler ses problèmes comme un grand. Y incorporer Richester serait une erreur... Mais alors, que dire? Car il ne supportait pas ce silence. Pas en ce moment. Il marchait sur un terrain inconnu avec l'adresse d'un canard armé d'une paire de bottes en caoutchouc. Il trébuchait, bafouillait, cafouillait. Et il avait honte. Pourquoi pas: « Désolé pour tes vêtements » ? Après tout, c'était à cause de lui si ils étaient si sales... Ouais, ça partirait les choses d'un bon pied...
    « Je...Tes... Euhm... Tes vêtements. »

Bon... S'excuser ce n'était pas son truc non plus. Elle allait le croire fou avec toutes ces demis-phrases. Crétin de Cleaver de Serpentard de Merde! Il était aussi maladroit qu'un Londubat... La honte!
(Merci u__u C'est parce que je t'aime Nevillou <3)

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MessageSujet: Re: [JUILLET] The Lovely and the Smoker Mar 3 Mai 2011 - 2:08

Il pleuvait toujours au Royaume-Uni, autant chez les sorciers que chez les moldus. Les gens étaient rentré chez eux ou partis s'abriter dans un magasin le temps que l'orage passe, comme s'ils allaient fondre au contact de l'eau. Olivia, elle, montrait son visage au ciel les yeux fermés, espérant que la pluie le dégagerait de ses quelques mèches de cheveux qui y étaient resté collées. Rien ne s'était passé comme elle l'avait prévu... avait-elle seulement prévu quelque chose ? Non, pas vraiment. La futur préfète en chef avait improvisée sa journée sans jamais planifier la moindre de ses actions et voilà où ça l'avait mené : essouflée, assise au sol adossée à un mur de brique au fin fond d'une ruelle en compagnie de Jake Cleaver. Vous savez, ce serpentard hyper chiant qui passe son temps à l'énerver ? Ouais, celui-là. Le tout, sous une pluie battante, un orage se pointant à l'horizon, quelques éclats de lumières perçants le ciel de temps à autre... non, pas le soleil: des éclairs, le tonerre se rapprochant toujours un peu plus. Ce n'était pas une belle journée pour la météo, ni pour les sorties entre amis, mais cela tombait bien, les deux élèves de Poudlard étant bien loin d'être amis, un temps ensoleillé aurait été déplacé. Toujours assise au sol, Livie sentait le regard du vert et argent posé sur elle ou du moins, préférait se l'imaginer en gardant les yeux fermés de peur de les réouvrir pour réaliser son possible départ. Elle l'entendit bouger, rester devant elle et puis se déplacer pour aller s'asseoir à ses côtés, ni trop près, ni trop loin. La jaune et noire ouvrit les yeux et pencha la tête pour l'observer: il semblait nerveux, inconfortable. Enfin, elle avait abordé le sujet de la météo, commencé la conversation, c'était à son tour de commenter la situation ou d'aborder un nouveau sujet, allez savoir s'il allait préférer le silence à la conversation futile.
    « Ma mère elle... »

Sa mère ? Il se sentait assez en confiance pour oser aborder un sujet personnel ? Ou plutôt, Jake Cleaver avait une mère ? Certes, tout le monde en a une, mais lui ? Avec un caractère aussi... aussi... vert ? Olivia arqua un sourcil, intriguée. Qu'avait-il à raconter ? Elle ne s'était encore jamais imaginée quelle pouvait être le quotidien de Cleaver à l'extérieur des cours, tout ce qu'elle savait c'est qu'il était né moldu, comme elle et rebel à ses heures... la majorité du temps. La poufsouffle continuait à le fixer, se disant que peut-être, il aimait les animaux. Avait-il un chat ? Et les murs de sa chambre, ils étaient de quelle couleur ? Peut-être avait-il encore la vieille décoration datant de quant il était bébé, un ciel bleu, des couleurs pastel. En voyant qu'il essayait d'articuler autre chose, la préfète arrêta ses pensées pour mieux l'écouter.
    « Je... Tes... Euhm... Tes vêtements. »

Livie pinça ses lèvres avant de tourner la tête pour fixer le mur de brique en face d'elle pour enchaîner un soupire, regarder ses bottes boueuse et elle, trempée de la tête aux pieds, tout comme lui. Ce soir, elle allait prendre un looong bain bien chaud avec touuut plein de bulles, mais d'ici là, elle était assise dans une ruelle en compagnie de Cleaver et c'était à son tour de continuer la conversation, sans quoi ils allaient s'enfoncer dans un silence qui les mettrait tout deux mal à l'aise, Livie la première.
    « Oui... mes- Ils sont trempés. »

Elle se sentait ridicule. Tellement ridicule d'être incapable d'enchaîner deux mots sans prendre une pause comme si toute sa vie dépendait de ce qu'elle allait bien lui raconter. Ce n'était que Jake. Elle passait toujours pour une cinglée lorsqu'il était dans les parages, aujourd'hui n'allait rien y changer. Elle devait dire quelque chose. D'intelligent ou pas, elle devait dire quelque chose... quelque chose de plus complet que "Ils sont trempés".
    « J'ai quand même escallader un mur pour tomber dans un tas de sacs poubelles. Et il pleuvait... enfin, il pleut. »

Elle fit un bref signe en direction du ciel pour prouver ses dires et enchaîna.
    « Et puis j'ai couru et je suis rentrer dans certains murs et dans des panneaux et j'ai failli tomber à cause de la boue. »

Et elle fit un bref signe en direction du sol boueux pour les mêmes raisons et continua à parler, plongeant toujours un peu plus dans ses pensées. C'est qu'elle avait peur de s'arrêter de parler et que lui, n'ayant plus rien à dire, ne s'en aille.
    « Je comprends mieux Godzilla... et King Kong, enfin, ces gros monstres qui démolissent tout sur leur passage. Ils sont tellement grands et les immeubles si rapprochés qu'il est normal qu'ils en démolissent un ou deux... mais bon, ils ont l'avantage d'être solide, moi, quand je rentrais dans un mur, c'était pour m'assomer, non pas pour le voir tomber en ruine en faisant des victimes. Peut-être que si j'étais aussi forte qu'eux, je n'arriverais pas à parler aussi... je sortirais des GROAAAAWWW ou des AH GREUH GREUH ou des OUH OUH AH AH et personne ne me comprendrait jamais sauf lorsque je voudrais du poisson ou une banane géante... ils ne donnent pas de banane géante à King Kong hein ? Enfin, tu comprends... En même temps, si j'avais été l'un de ces monstres, tu aurais été incapable de me plaquer contre ce mur... »

Pointe le mur derrière elle.
    « À moins que toi aussi tu ne sois un monstre et dans ce cas-ci, on aurait été les deux à communiquer en GROAAAAWWW et contrairement aux êtres humains, je ne pense pas que les GROAAAWWW aient une réelle signification dans le monde animal, alors on se serait battu dans la ville et on aurait démolit encore plus d'immeubles et fait encore plus de victimes comme dans les jeux vidéos où y'a genre, deux monstres qui s'entre tuent... pour des raisons que je n'ai encore jamais comprise. Enfin, désolé pour tes cigarettes. »

Lui pointe les... restant de ce qui était autrefois un paquet de cigarettes.
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MessageSujet: Re: [JUILLET] The Lovely and the Smoker Lun 23 Mai 2011 - 0:51

Idiot, idiot, idiot! Stupide, con, taré, débile, retardé, imbécile, arriéré, crétin, sot, abruti, bête... Et la liste s'allongeait de secondes en secondes. Sans répit, Jake s'insultait mentalement. Incapable de formuler une phrase devant une préfète qu'il détestait, il était vraiment tombé en bas de l'échelle des adolescents typiquement rebelles qui se respectent. Il avait envie de se cogner la tête contre les murs, de s'exploser la cervelle sur la pierre, mais ça ne contribuerait qu'à le rendre plus risible et pathétique. P. A. T. H. É. T. I. Q. U. E. Mais plus que ça, c'est le silence de Richester qui lui mettait les nerfs à vifs. Il ne pouvait se l'expliquer, mais la situation lui était intolérable. Il détestait cette atmosphère tendue, inconfortable. Quelle idée de vouloir engager la conversation avec une obsédée des règles et de l'ordre! Il regrettait tous les choix qui l'avaient menés jusqu'ici, les maudissait même. Quelle idiote aussi cette Richester! Idiote, idiote, idiote! Stupide, conne, tarée, débile, retardée, imbécile...
    « Oui... mes- Ils sont trempés. »

Il tourna brusquement la tête vers elle, interloqué. Elle continuait la conversion. Bah voyons! Il fixait son profil, se demandant vaguement ce qui avait bien pu lui tomber sur la tête pour qu'elle choisisse volontairement de poursuivre ce dialogue des plus insipides. Et elle enchaîna futilité sur futilité, retraçant leur parcours de la journée. Elle pointa le ciel, le sol boueux, comme si elle doutait qu'il ait les capacités intellectuelles nécessaire pour la comprendre... Merci Richester, merci, très flatteur, vraiment.
    « Je comprends mieux Godzilla... et King Kong, enfin, ces gros monstres qui démolissent tout sur leur passage. Ils sont tellement grands et les immeubles si rapprochés qu'il est normal qu'ils en démolissent un ou deux... mais bon, ils ont l'avantage d'être solide, moi, quand je rentrais dans un mur, c'était pour m'assomer, non pas pour le voir tomber en ruine en faisant des victimes. Peut-être que si j'étais aussi forte qu'eux, je n'arriverais pas à parler aussi... je sortirais des GROAAAAWWW ou des AH GREUH GREUH ou des OUH OUH AH AH et personne ne me comprendrait jamais sauf lorsque je voudrais du poisson ou une banane géante... ils ne donnent pas de banane géante à King Kong hein ? Enfin, tu comprends... En même temps, si j'avais été l'un de ces monstres, tu aurais été incapable de me plaquer contre ce mur... »

Comment pouvait-elle raconter tout ça sans reprendre son souffle? Et quelle analogie! Se comparer à King Kong et à Godzilla, c'était pas l'habitude de beaucoup de filles. Elles préféraient, en général, des trucs plus fleuris, roses, beaux, délicats... Mais bon, il y avait visiblement exception à la règle. Les lèvres du serpentard s'étirèrent en un sourire moqueur, avec tout de même un brin de culpabilité. Certes, l'analogie dressée par la préfète était risible, mais on ne pouvait qu'y voir un blâme de la brutalité dont il avait fait preuve. Il regrettait de s'en être pris à elle. Même s'il se fichait de ce qu'on pouvait bien penser de lui, il ne se voyait pas comme un type violent. Il détourna donc le regard, honteux.
    « Ouais, désolé pour ça »

Un aveux soufflé, du bout des lèvres. Un murmure presque inaudible comme seule excuse. Le dire plus fort, ça aurait été trop demander à un serpentard, quel qu'il soit. Il lui jeta un coup d'œil et constata avec un léger soulagement qu'elle était bien trop absorbé par ses inepties pour l'avoir entendu.
    « À moins que toi aussi tu ne sois un monstre et dans ce cas-ci, on aurait été les deux à communiquer en GROAAAAWWW et contrairement aux êtres humains, je ne pense pas que les GROAAAWWW aient une réelle signification dans le monde animal, alors on se serait battu dans la ville et on aurait démolit encore plus d'immeubles et fait encore plus de victimes comme dans les jeux vidéos où y'a genre, deux monstres qui s'entre tuent... pour des raisons que je n'ai encore jamais comprise. Enfin, désolé pour tes cigarettes. »

Il suivit son doigt du regard, jusqu'aux restes de son paquet de cigarette éparpillés au sol... Des bouts de cartons déchirés un peu partout, des cigarettes gorgées d'eau... Rien de bien appétissant, mais quel gaspillage! Il secoua la tête tout en retenant un rire au fin fond de sa gorge. Il ne voulait pas la vexer, mais ce monologue méritait franchement de finir au temple sacré des discours les plus absurdes.
    « C'est vrai que ces jeux vidéos ne sont pas... disons... très clairs. Mais je crois que c'est justement ça le but... Tu sais, de ne pas pousser la réflexion... »

Il croisa son regard sérieux et, bon, ce fut plus fort que lui. Il s'étouffa à moitié lorsque les bruits du rire franchirent la barrière de ses lèvres. Plié en deux, il devinait son regard outré, surpris, ou peut-être même interrogateur.
    « Tu sais que tu racontes vraiment n'importe quoi? Je me demande quel sermon tu peux bien servir aux première années... Tu leur parles des X-Mens et du Petit chaperon rouge? À moins que tu préfères Boucle d'Or et Broumpristoche ? Ou alors Super Mario, Bowser et Yoshi ? »

Et son hilarité repartit de plus belle. Malheureusement, ou pas, il fut interrompu par le bruit d'une porte claquée. Il releva la tête, évitant les prunelles de la jaune et noire, et remarqua cet homme tout maigre qui sortait de la porte arrière d'un commerce. Les yeux malsains, l'homme aux joues creuses les dévisagea avec un sourire peu encourageant.
    « Une dispute sous la pluie, les amoureux? Comme c'est touchant. » dit-il, le ton grinçant, avant de déposer un sac de détritus sur le trottoir et retourner à l'intérieur.

... Mais pour qui ce squelette se prenait-il?

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MessageSujet: Re: [JUILLET] The Lovely and the Smoker Dim 12 Juin 2011 - 4:19

Jamais elle n'aurait cru qu'un jour elle en viendrait à se comparer à des monstres géants. Godzilla, King Kong, un dinausaure ou un lézard ou un gorille... ce n'était certainement pas toutes les filles qui osaient se comparer à d'énormes choses vellues ou à écailles, surtout en présence d'un garçon. Mais Cleaver, à la base, était-il réellement humain ? C'eut expliqué son élan de comparaisons monstrueuses et le fait qu'elle n'ait jamais réussi à le cerner et encore moins à l'apprécier. Créature horrible que ce Cleaver, pire que Bowser qui ne cesse de kidnapper la pincesse Peach, non, lui, c'était... le petit Martien de Bugs Bunny qui cherchait à éradiquer la planète Terre de la surface de la galaxie. Et pourquoi le comparait-elle avec l'un de ses personnages préférés ? Probablement pour cette même raison qui faisait en sorte qu'elle était toujours assise à ses côtés présentement. « C'est vrai que ces jeux vidéos ne sont pas... disons... très clairs. Mais je crois que c'est justement ça le but... Tu sais, de ne pas pousser la réflexion... » Olivia tourna la tête un instant pour l'observer croisant son regard et ne le quittant pas, avant de redéposer ses yeux sur le mur opposé. Elle ne savait pas trop quoi répondre à ce qu'il venait de dire, pas très à l'aise avec l'idée d'embarquer dans une conversation plus ou moins philosophique sur la raison d'être des choses dont la réflexion n'est pas poussée. Et puis il se mis à rire, fronçant les sourcils, la préfète l'observa de nouveau comme s'il eut s'agit d'une créature étrange, d'une espèce étrangère, essayant d'évaluer s'il s'agissait là de folie, ou de rires sincères ou d'une nouvelle façon de se moquer d'elle, car s'il y avait bien une chose à laquelle Cleaver l'avait habituée, c'était bien les moqueries et par-dessus tout, l'imprévisible. « Tu sais que tu racontes vraiment n'importe quoi? Je me demande quel sermon tu peux bien servir aux première années... Tu leur parles des X-Mens et du Petit chaperon rouge? À moins que tu préfères Boucle d'Or et Broumpristoche ? Ou alors Super Mario, Bowser et Yoshi ? »

À ce moment là, sur ces mots, Livie ne put s'empêcher de sourire, essayant de contenir les rires qui voulaient sortir avant d'y renoncer. Pourquoi avait-elle si peur d'avoir du plaisir en la compagnie du Serpentard ? Ils ne commettaient aucun crime, mais allez savoir pourquoi, il lui sembla que son coeur était tout chamboulé, probablement trop habitué à éprouver une certaine forme de colère en la présence de l'adolescent. « Les première années ne posent généralement pas de problème, c'est surtout les deuxième, qui une fois habitués à l'école, commencent à se laisser aller. Mais j'ai renoncé à faire des comparaisons avec les personnages de jeux vidéos ou d'émissions moldus quand j'ai réalisé que la majorité des gens me prenaient pour une cinglé à chaque fois que j'abordais le sujet. Je me demande surtout comment réagirais les élèves si jamais on réussissait à faire focntionner une console d'un jeu vidéo dans l'enceinte du château ! » Olivia s'imaginait déjà amener une télévision dans l'école et sa console, riant à moitié entre chaque phrases qu'elle prononçait.

Karma, étrange karma. Des bonbons, Jake Cleaver, un orage et une conversation sur les jeux vidéos. C'est dans des moments comme ceux-là que l'on peut se dire qu'au fond, la vie est belle, simple et magnifique et que finalement, on a pas tant de soucis que ça. Jake avait cessé de rire un instant, levant la tête pour regardé quelque chose qui se trouvait derrière elle, très loin d'avoir entendu la porte claquer, trop absorbée par ses petites histoires imaginaires. Inquiète, elle tourna la tête pour regarder dans la même direction que le Serpentard avant de s'empourprer sous le regard de l'homme qui les fixait en sortant les poubelles. « Une dispute sous la pluie les amoureux ? Comme c'est touchant. »

Écarlate, gênée de la situation, Olivia se leva d'un bond alors que la porte se refermait derrière l'inconnu qui avait cru bon de faire un commentaire. Pour qui se prenait-il celui-là ? À les juger et à dire qu'ils se disputent alors que c'est loin d'être le cas ! Et... « Nous ne sommes pas des amoureux ! » Chose certaine, ce grand sac d'os ne devait pas avoir de copine, lui, ni même une amie ! Surtout en venant embêter les gens comme ça ! Décidée à prouver à l'homme désromais absent, et à elle même, et à Jake qu'ils n'étaient pas un couple, ni amoureux l'un de l'autre et qu'ils étaient tout sauf intéressés l'un par l'autre et que jamais ce ne serait le cas et qu'en plus, ils ne se disputaient pas au moment de sa venu, Olivia se retourna vers Cleaver, les mains sur les hanches et les sourcils froncés, prête à étaler les faits.

« Comment peut-il dire ça ? Il n'était même pas là ! Genre, oui, on s'est disputé, mais on ne se disputait pas quand il est venu, il invente n'importe quoi ! Et... et... il n'y avait rien de touchant !? Je suis tellement salle que j'ai l'impression qu'une dizaine de voiture m'ont roulés dessus pendant un orage avant que l'on emmene mon corps à la morgue ! C'est complètement ridicule son affaire et toi, tu... » elle l'observa un instant pour réaliser qu'au fond, il était comme à l'habitude, toujours aussi lui-même, sans fioriture ni rien, version trempé par la pluie. « ... tu... tu es toi ! » Que dire de plus ? Il était là, devant elle et il lui sembla que depuis qu'elle le connaissait, rien n'avait changé chez lui, par conséquent, si rien n'avait changé, il la détestait toujours et que pour cette simple raison, il était impossible que ce sorteur de vidanges ait pu déceler la moindre trace ou parcelle de possible affection, elle même n'ayant jamais rien éprouver d'autre que du dégoût à l'égard de... de... Cleav- Jake, Cleaver, Jake Cleaver.

Loin de vouloir partir comme ça, bien décidée à faire valoir son point aux seuls témoins de la scène, sauf l'étranger qui, elle l'espérait, continuait à les écouter de l'autre côté de la porte, Olivia continua son monologue sur ses impressions quant à la situation. « Et puis tu ne m'aimes pas, c'est flagrant, visible, toute ta... » Elle agita les bras bizarrement pour essayer de lui montrer qu'elle parlait de lui, de son corps, de sa gestuelle en général et de ses paroles... « ... toute ta... toi en témoigne. Ce type est vraiment bizarre d'avoir dit ou pu croire une fraction de seconde le contraire ! Je suis certaine qu'il disait ça juste pour... pour me... »

Elle s'arrêta un instant, cherchant ses mots qu,elle était loin de sortir aussi facilement qu,elle aurait bien voulu le faire. Elle détestait ce genre de situation, elle avait l'impression qu'on venait de lui voler son journal intime et d'en lire une page alors que non, elle n'éprouvait rien pour ce méchant Serpentard toujours là pour jouer avec ses nerfs et la faire craquer et crier et... Elle le détestait ! Autant elle avait envie de partir en courant pour fuir les lieux du crime - crime qu'était celui de s'être entendu moins d'une minute avec Cleaver - autant elle se sentait obligée de rester pour éviter de faire croire aux autres que toute cette situation l'affectait plus que nécessaire, mais bon, après tout, elle était reconnue pour ses réactions excessives, celle-ci n'allait pas échapper à la règle.

« Amoureux. On se déteste. Je te déteste. Comment pourais-je ne pas te détester ? Tu es méchant, cruel, agaçant, irrespectueux, idiot... menteur ! Tricheur aussi ! Et tu te moque de tout le monde, tu es... sarcastique, paresseux ! Et... et... idiot ! Tu fumes, envoit la fumée au visage des autres, pas gentil... Et tu ne pense toujours qu'à toi. Je ne t'ai jamais vu faire quoi que ce soit d'attentionné envers qui que ce soit, même avec ton seul ami, apparemment, vous vous battez ! Et ton seul ami, c'est Faust, ça en dit long sur ton mauvais caractère... ou alors, tu as une patience énorme... »

Voilà qu'elle entrait dans l'énumération de ses nombreux défauts, se répétants parfois, souvent, n'ayant au fond pas grand chose à lui reprocher si ce n'est sa méchanceté à son égard. Car s'il y avait bien une chose en particulier qui la faisait ne pas aimer Cleaver, c'était de savoir que lui ne l'aimait pas. Croisant les bras, l'élève de septième année leva ses grands yeux bleus sur le Serpentard, l'air incertaine. Elle ne devait pas bouger, hors de question pour elle que ce soit elle qui quitte la première. Et il était aussi hors de question qu'elle laisse planer le moindre silence entre eux, lui laissant quand même la chance de répondre à l'occasion...

« Entre toi et moi, il n'y aura jamais rien. Tu es bien la dernière personne avec qui j'imaginerais finir mes jours. Et oui ! Je crois que je vais finir mes jours avec une seule et unique personne ! Avant que tu ne te mette à me dire que y'a aucune chance que ce soit le cas. Je ne finirai pas comme une vieille femme dans une cabane au fond des bois avec 72 chats ! Même si j'aime les chats... et oui, même si je suis déjà sortie avec... » Théo Garner, Joe Calleghan et ... « ...plus d'une personne ! Ça me prendra peut-être plusieurs échecs, mais je te le dis, je vais trouver. Même si... non... Arghh... non, je n'aurai pas 10 000 échecs. J'espère ne pas atteindre les dizaines surtout... Enfin... surtout que... j'ai... enfin... quelqu'un d'autre... en vu... » Pourquoi est-ce qu'elle lui disait ça à lui ? Il n'avait pas à savoir, des plans pour qu'il trouve de nouvelles idées pour se moquer d'elle une fois qu'ils seraient de retour à Poudlard. Et puis, oui, elle avait quelqu'un en vu, mais rien ne concernant Cleaver et ses nombreux travers. Et puis, cette autre personne, elle ne l'aimait pas plus non plus, enfin oui et non et lui ne l'aimait pas non plus... il lui avait même posé un lapin et... au final, maintenant qu'elle y pensait, elle venait tout juste de s'inventer un amour imaginaire.

Reculant de quelques pas, rouge comme une tomate, Olivia chercha le regard de Cleaver sans le trouver, regardant à sa gauche, puis à sa droite, pour fixer l'endroit où ils s'étaient trouvée il y a quelques minutes, puis la porte et enfin, la sortie de la ruelle. Sans trop comprendre pourquoi, elle s'avança vers lui, le coeur en arrêt pour le regarder droit dans les yeux, quinze centimètres les séparant à peine. « Passes d'agréables vacances. » Elle recula de deux pas avant de le contourner et de quitter les lieux en échappant un faible « Désolée. » tournant un coin avant de disparaître au milieu des boutiques.
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MessageSujet: Re: [JUILLET] The Lovely and the Smoker Mar 20 Déc 2011 - 4:10

Il y a de ces moments où on ne sait simplement pas quoi dire. L'esprit blanc, le cerveau inopérationnel, comme si on habitait le corps d'un étranger. Le monde tourne plus vite, mais on se retrouve à fonctionner au ralenti. Dire que quelques secondes plus tôt, ils riaient ensemble. Lui et Richester s'amusant des mêmes mots, d'une même situation. Moment irréel, forcément voué à l'échec. Lui et Richester semblant avoir quelque chose en commun, oui, c'était tout à fait irréel. Richester qui se moquait d'elle-même, qui reprenait ses commentaires à lui d'une manière impersonnelle, et eux qui communiquaient avec les mêmes référents, ceux du monde moldu. Une simple phrase susurrée par un étranger fut suffisante pour briser ce mirage de complicité. Une simple phrase qui ne voulait rien dire pour Jake. Lui et Richester amoureux? Ne me faites pas rire! D'accord, sa vision d'elle se transformait peu à peu et, bien malgré lui, il reconnaissait qu'il commençait à ne plus la trouver aussi désagréable, irritante, autoritaire... préfète qu'avant . Mais, amoureux? C'était un peu -beaucoup- forcer les choses. Jake eut envie de rire. Un vrai et grand rire pour montrer à quel point la situation était ridicule. Un rire pour clore le sujet et repartir sur il ne savait quoi. Peut-être sur Jurassic Park ou le Monstre du Loch Ness, mais «Nous ne sommes pas des amoureux !» Jake ravala sa rigolade et fronça les sourcils. Ce n'est pas tant les mots prononcés par la Poufsouffle qui le dérangeaient, plutôt son ton et l'anxiété qui raidissait son corps. Il l'observa un instant. Elle, debout, devant lui, l'hystérie au bord des yeux. « Relax Rich...» «Comment peut-il dire ça ? Il n'était même pas là ! Genre, oui, on s'est disputé, mais on ne se disputait pas quand il est venu, il... » Et elle continua son monologue. Essayant de le convaincre? De se convaincre? De convaincre les pierres, les poubelles, le ciel et la pluie? Jake aurait bien voulu articuler quelque chose pour la faire taire, mais il était en pane sèche d'inspiration. Richester... Jake la regardait, interloqué. Un peu plus et sa bouche s'ouvrirait sous la stupéfaction.

«Amoureux. On se déteste. Je te déteste. Comment pourrais-je ne pas te détester ? Tu es méchant, cruel, agaçant, irrespectueux, idiot... menteur ! Tricheur aussi ! Et tu te moque de tout le monde, tu es... sarcastique, paresseux ! Et... et... idiot !» Et la stupéfaction fit place à l'agacement, voire la colère. Le serpentard avait l'impression de revenir au point de départ. Que toute cette journée -épuisante à en mourir-n'avait finalement servie à rien. Il avait cru -stupidement cru- qu'elle avait vu quelque chose en lui, à l'image de ce qu'il avait découvert en elle. Un quelque chose de moins... de plus... de différent. Mais Richester, c'était Richester. Toujours bonne à retourner s'enfouir la tête dans les préjugés et les apparences, comme une autruche incapable d'affronter la réalité. Pourquoi affirmer qu'ils se détestaient? Ils venaient de discuter bizarrement, mais agréablement, non? Pourquoi ressentait-elle le besoin de réciter la liste de ses défauts? Pourquoi voulait-elle le faire enrager ?... Enrager... Elle était bonne celle là! Richester n'était qu'une idiote. Rien de ce qu'elle disait ne l'affectait. Alors, pourquoi serrait-il les points avec autant de force? Pourquoi est-ce que chaque mots étaient comme une gifle en plein visage? Parce qu'il avait été idiot de baisser sa garde, de s'ouvrir à elle. Il regrettait d'avoir évoqué sa mère, d'être embarqué dans ce délire de moldu... «...Enfin... surtout que... j'ai... enfin... quelqu'un d'autre... en vu...» Félicitation. Si c'est un crétin à l'image de Garner, vous vous mériterez bien. Jake aurait voulu cracher son venin. Lui prouver qu'il avait enfin retrouvé son bon sens. Que maintenant, au lieu de la qualifier d' ''amusante'' et d' ''embêtante'', il la détestait. Mais il demeurait silencieux, les lèvres closes, les yeux enflammés.

Il baissa les pupilles, ferma les paupières. Il respira. Inspiration. Expiration. Un. Deux. Trois. Inspiration. Expiration. Garde ton calme Jake. Ne lui fait pas le plaisir d'être ébranlé par ses paroles. Richester, ce n'est qu'une préfète. Richester, ce n'est qu'une poufsouffle. Richester, ce n'est qu'une fille. Une simple fille. Au diable ses yeux... Hu? Une présence. Proche, trop proche. Il releva subitement la tête, dévoila ses iris pour tomber sur deux immenses billes bleues. Et le brouillard se répandit dans son cerveau. Le brouillard blanc, étouffant, asphyxiant.

Ploc. Ploc. Ploc. Les gouttelettes de pluie s'abattaient à nouveau sur son crâne. Ploc. Ploc. Ploc. Il était toujours assis sur les dalles du trottoir. Ploc. Ploc. Ploc. Qu'est-ce qu'il faisait là? Ploc. Ploc. Ploc. Deux billes bleus étampées sur sa rétine. Ploc. Ploc. Ploc. Richester, où était-elle? Ploc. Ploc. Ploc. Qu'est-ce qu'il faisait ENCORE là? Ploc. Ploc. Ploc. Tranquillement, il se releva, un frisson secouant sa carcasse. Il avait froid. Ploc. Ploc. Ploc. Le brouillard se dissipait et il ne voyait que cette ruelle malodorante, le ciel grisâtre, les couleurs ternes. Ploc. Ploc. Ploc. Il se retourna sur ses talons, fit face au mur de pierres, y porta les doigts. Il n'y avait que des pierres. Des pierres étrangement bleues. Ploc. Ploc. Ploc. Jake prit une profonde inspiration et ravala. Il ravala tout ce qu'il avait pu ressentir. Il compressa le tout au fond de son ventre, chassa de sa mémoire les traces de la conversation. Aujourd'hui, il ne s'était rien passé. Et il était temps pour lui de rencontrer ce fameux John.


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