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[Juin 1996] Tyrannie autour d'une tasse de thé

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PERSONNEL DE POUDLARDProfesseur de potions
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MessageSujet: [Juin 1996] Tyrannie autour d'une tasse de thé Mer 14 Avr 2010 - 19:18

    Depuis que Dolores Jane Ombrage avait remplacé Albus Dumbledore, en tant que directrice de l'école, les révoltes avaient quasiment cessé. L'ordre était installé. C'était mieux ainsi. Les jumeaux Weasley, fraîchement renvoyés, plus personne n'osait contester son autorité. Les anciens révolutionnaires étaient tous punis ou renvoyés. Il ne restait plus qu'une histoire à régler. Horrible affaire ! Un lundi, au mois d'avril, en remontant dans son bureau, le professeur de Défense contre les forces du mal avait découvert son bureau saccagé. Les voyous n'avaient rien laissé derrière leur passage, rien ne pouvant laisser deviner qui était le responsable du carnage. Rien, mis à part un couteau suisse, gravé au nom de son propriétaire. Enzo Cloud. Encore lui... ? Ce n'était pas la première fois qu'elle avait affaire à lui. Néanmoins, l'adulte avait pris le temps nécessaire avant d'agir. Elle souhaitait étudier l'affaire. Préparer une vengeance digne de ce nom. Et elle avait eu raison d'attendre. Un autre élève lui avait appris que le complot n'avait pas été mené par un élève, mais bien par deux. La bêtise de cet élève enchantait cependant Dolores. Inutile d'avoir recours à ses vieilles bonnes pratiques. On se livrait directement à elle. Elise Welston, puisque c'était le nom de l'autre participante. La première année n'avait encore jamais eu affaire à la dictature du crapaud rose. Plus pour longtemps...

    Elle avait finalement convoqué les deux apprentis sorciers. Dans son bureau. Les lieux même du crime. Elle comptait bien leur faire regretter leurs gestes. Oh oui, ils regretteraient. Et ne recommenceraient plus jamais.
    Les lieux avaient été au maximum nettoyés. Les affiches enlevées. Pour le reste, elle avait fait de son mieux. Elle avait collé de nouvelles assiettes où trônaient fièrement divers matous. Chaque problème avait sa solution, voulait-elle croire. Il n'en restait pas moins qu'Ombrage n'avait qu'une envie : En faire baver aux deux étudiants qui s'étaient crus plus malin qu'elle. Bientôt, oh oui bientôt, elle se vengerait.

    Rien de mieux qu'une tasse de thé pour savourer l'instant présent. Installée confortablement dans son fauteuil, derrière son bureau, Dolores Ombrage se faisait une joie à l'idée de la retenue qui allait débuter. Vingt heures. Ils allaient bientôt arriver. Elle but une nouvelle gorgée de sa boisson. Tiens les voilà, ses voyous. Enzo Cloud et sa partenaire, Elise Welston. Entrez donc. Pendant que les deux étudiants rentraient dans la pièce, Ombrage termina sa tasse d'une gorgée.


    - Asseyez-vous mes enfants, je vous prie. J’imagine que vous savez déjà pourquoi vous êtes là. Vous, ma chère petite, commença l’inquisitrice en offrant un sourire hypocrite à la Poufsouffle, parce que vous avez avoué lors du dernier cours de Défense contre les Forces du mal, avoir participé à la dégradation de mon bureau, le mois d’avril dernier.

    Elle se tourna alors vers l'autre étudiant, installé à la gauche de la petite fille. C'était le Gryffondor. Plus âgé. Donc plus autoritaire. Si elle réussissait à plier l'enfant à son éducation, alors elle aurait de grandes chances de soumettre par la même occasion, Elise Welston. Comme on dit : D'une pierre, deux coups. En effet, la petite fille semblait suivre son aîné avec admiration. En stoppant ce dernier, Ombrage arrêterait aussi les agissements de la cadette, qui n'oserait pas agir seule. Oui, Cloud devait bien comprendre la leçon.
    Un sourire mauvais étira le gros visage de l'adulte avant qu'elle ne commence à chercher quelque chose dans les tiroirs de son bureau. Ah Enzo ! Petit Enzo. Tête d'ange. Pas si innocent que ça. Gryffondor, en somme. Rebelle inconscient. Cherchait-il à suivre les traces d'un de ses camarades, Alenn Sullivan ? Ce dernier, gamin de Gryffondor avait voulu s'opposer à son autorité. Il ''avait appris' qu'on ne la contredisait pas. Puni, renvoyé, il avait été. Disparu, il avait terminé. Destin tragique. Il était de son devoir de remettre ses deux garnements (Cloud et Welston) dans le droit chemin, même si cela signifiait prendre des décisions capitales.

    Elle finit par trouver l'objet qu'elle cherchait. Elle s'en saisit et referma le tiroir derrière elle. L'inquisitrice déposa alors, presque avec douceur, l'objet qui avait changé le cours de l'enquête. Un couteau suisse. Gravé au nom du Gryffondor présent. Elle lui désigna l'objet d'un de ses doigts boudinés, le visage ne pouvant cacher son triomphe.


    - Ce couteau suisse a dû vous manquer, Mr Cloud. Voyez-vous, je l'ai trouvé sur les lieux du crime. C'est déplorable. Il fait de vous, un des acteurs du carnage. Je suppose qu'il est inutile de vous demander, sinon, comment ce cher outil est arrivé dans mon bureau. Inutile, aussi, de vous proposer une tasse de thé pour vous rafraîchir la mémoire.

    Elle faisait allusion au Véritaserum qu'elle versait dans les verres de ses élèves, pour connaître la vérité. Enzo comprendrait le sous-entendu de ses propos, ayant déjà eu droit à ce genre de pratique, lors de ses précédentes colles. Si ce n'était pas la première fois qu'elle avait à punir le Gryffondor, Elise Welston n'avait encore jamais connu les punitions du professeur. Son poignet encore neutre n'avait jamais connu la douleur de ses plumes. « Je dois me discipliner » et « Je dois apprendre à me contrôler » étaient quant à eux, encré sur l'avant-bras du Gryffondor. Pire, la leçon ne semblait guère rentrer, puisqu'une fois de plus, le jeune homme se trouvait dans son bureau.
    Elle se leva. Se déplaça. Fit un tour complet autour de ses nouvelles victimes, tel un rapace avant de regagner sa place.


    - Vous ne me laissez pas le choix. Je regrette, vraiment. Mais je ne peux pas vous laisser ainsi vous écarter du droit chemin. Je vous donnerai des lignes à copier, évidemment. Mais comme vous semblez aimer faire de la décoration, je ne vais pas me contenter de vous donner quelques lignes. Vous allez recopier certains de mes décrets.

    D'un mouvement de baguette, elle fit apparaître des parchemins et deux de ses fameuses plumes. L'encre était bien évidemment inutile, puisque l'outil irait puiser directement dans les veines des étudiants. Et le spectacle de leurs visages déchirés par la douleur enchanterait le professeur. Elle se ferait une joie de les voir grimacer, même pleurer, si la douleur devenait trop forte. Quant à l'idée des décrets, Dolores s'y était finalement résignée. Elle devait trouver quelque chose de différent, suceptible de marquer l'esprit des petits voyous. Surtout Enzo, à qui ses dernières punitions n'avaient -semble-t-il- pas fait leurs effets. Cette punition là, les marquerait à jamais, puisque les décrets de l'inquisitrice seraient à jamais gravés sur les bras de ses bouilles d'innocents.

    - Vous écrirez chaque décret sur une feuille différente. Pour ne pas que votre punition ne soit inutile, j'afficherai ces décrets écrits avec votre sang dans les couloirs. Pour que l'ensemble des élèves puissent en profiter.

    Et que la terreur persiste. Le lendemain matin, lorsque les apprentis sorciers se lèveront et se dirigeront vers leurs salles de classe, ils découvriront avec stupeur que les règles avaient été écrites par du sang. Les plus intelligents comprendraient que des étudiants avaient eu affaire au crapaud rose. Les rumeurs circuleraient. « Tu es au courant ? Ombrage fait ré-écrire tous ses décrets aux punis. Il vaut mieux éviter de se faire remarquer ». De l'autorité. De la dictature. Voilà ce qui gouvernerait Poudlard.

    Se préparant une nouvelle tasse de thé, Dolores Ombrage s’installa confortablement dans son fauteuil face aux deux élèves. Elle souhaitait être au premier rang lorsqu’ils poseraient leurs plumes sur leurs feuilles. Son regard se tourna davantage vers Elise Welston. Pauvre chérie. L’innocente n’avait jamais connu de telles douleurs. Son visage serait donc encore plus déchiré.
    Ecrivez donc mes chers enfants…
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MessageSujet: Re: [Juin 1996] Tyrannie autour d'une tasse de thé Mer 16 Juin 2010 - 21:48

Ce n'était que des lignes à copier...



C’était l’heure de la retenue ! Une retenue avec le crapaud rose en plus. C’était bien la première fois. C’était dans une autre retenue avec Rusard, qu’elle et Enzo s’étaient rencontrés pour la première fois. Depuis ce jour, la Poufsouffle et le Gryffondor s’étaient liés d’amitié. Une amitié très forte. D’un côté : Enzo, le prince. Et de l’autre : Elise, la princesse. Elle ne pouvait s’empêcher de le regarder. Bien sur, elle avait peur, mais au moins, elle était avec lui et c’était le plus important. Enzo savait ce qu’il allait se passer bien attendu, puisqu’il avait déjà eu une retenue avec Ombrage. Mais Elise, elle, ne se doutait de rien. « Ce n’était juste que des lignes à copier répétait-elle à Enzo comme un vieux disque. » Ils étaient tout les deux dans les couloirs et ils se dirigeaient vers le bureau d’Ombrage. On n’entendait rien à part leurs pas ; c’était le calme plat. Elise avait peur. Tout à coup, elle prit la main d’Enzo pour se rassurer. Elle le regarda puis lui fit un petit sourire. Ils arrivèrent devant le bureau du professeur Ombrage. La pauvre fille entra avec le caïd dans le bureau. Comme d'habitude, le crapaud rose buvait une tasse de thé. Décidemment, elle ne changeait pas ! Comme leur avait proposé Ombrage, Elise s’asseya bien à côté du brave Enzo.

« J’imagine que vous savez déjà pourquoi vous êtes là. Vous, ma chère petite… »

Elise regarda Ombrage avec de petits yeux et se fit toute petite :

« Moi ? dit-elle d’une voix très aigu.
- Parce que vous avez avoué lors du dernier cours de Défense contre les Forces du mal, avoir participé à la dégradation de mon bureau, le mois d’avril dernier. »

C’était affreux. Elise se rappelait se qu’elle avait dit le mois dernier. * « Mais Professeur ! Vous n’allez tout de même pas me tuer ?! Ayez pitié de moi ! Ce n’est pas ma faute si j’ai mangé le gâteau, c’est lui qui m’a forcé ! Ce n’est pas ma faute aussi si je sens mauvais des pieds ! Et je suis désolé d’avoir mis en bordel dans votre bureau ! Ayez pitié de moi professeur ! » * Ensuite, ce fut au tour de Enzo. Ombrage sortit un couteau suisse. C’était à cause de lui tout ça. Olala, méchant couteau suisse, méchant ! Sur ce coup là, Elise et Enzo n’avaient vraiment pas étaient doués…

« Vous ne me laissez pas le choix. Je regrette, vraiment. Mais je ne peux pas vous laisser ainsi vous écarter du droit chemin. Je vous donnerai des lignes à copier, évidemment. Mais comme vous semblez aimer faire de la décoration, je ne vais pas me contenter de vous donner quelques lignes. Vous allez recopier certains de mes décrets. »

Des lignes ? C'est tout ? Il n'y avait pas de mal a ça ! Elise n’eue même pas le temps de sortir sa plume et son parchemin de son sac a dos, ils ont apparu par magie. Impressionnée, elle toucha la plume très doucement puis resta immobile. C'est magique pensait- elle. Ombrage n'avait pas l'air très méchante si elle leur donnait le matériel. Avec un peu de chance, les deux punis auraient aussi droit à une tasse de thé. Elise ne comprenait vraiment rien. Alors qu’Enzo, c'était différent. Il n'avait pas du tout l'air de rigoler. Elise prit la plume tranquillement. Elle commença à écrire : « Les décrets... » quand tout à coup, elle a eu mal à sa main, elle jeta un petit coup d'œil. Sa main était en sang ! La pauvre première année était en larmes. Elle souffrait. Elle jeta un coup d'œil à Enzo qui lui, n'avait pas l'air étonné. Pourquoi ne lui avait-il rien dit ? Toujours en larmes, elle s'approcha doucement de celui-ci et lui chuchota :

« Hey’ ! Enzo… J’ai un secret à te dire ! »

Elise ne pouvait plus garder ça pour elle toute seule. Elle devait lui dire. Avant de mourir…
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MessageSujet: Re: [Juin 1996] Tyrannie autour d'une tasse de thé Jeu 29 Juil 2010 - 16:37

Faut qu'on s'en sorte .. Je suffoque ...


    Il avait son regard de grand, de protecteur, de courageux. Il tenait Élise par la main pour avancer avec révolution vers les quatre murs terribles qu'était le bureau d'Ombrage. Il allait assumer, tout ce qu'il avait fait. Et il savait qu'il allait s'en prendre autant qu'Élise. Il espérait qu'elle soit à la hauteur, il espérait qu'elle serrera les dents jusqu'à la dernière seconde de cette retenue. En tout cas, si ce n'était pas le cas, il ne savait pas ce qu'il allait faire, mais il ne se laisserait pas faire. Il ne laissera pas le Crapaud Rose faire du mal à sa petite Élise, à sa petite sœur de cœur, à sa protégée. Il frappa trois fois et entra lorsqu'on lui ordonna. Il fallait qu'ils s'en sortent.

      « Asseyez-vous mes enfants, je vous prie. J’imagine que vous savez déjà pourquoi vous êtes là. Vous, ma chère petite, parce que vous avez avoué lors du dernier cours de Défense contre les Forces du mal, avoir participé à la dégradation de mon bureau, le mois d’avril dernier.
      Vous ne me laissez pas le choix. Je regrette, vraiment. Mais je ne peux pas vous laisser ainsi vous écarter du droit chemin. Je vous donnerai des lignes à copier, évidemment. Mais comme vous semblez aimer faire de la décoration, je ne vais pas me contenter de vous donner quelques lignes. Vous allez recopier certains de mes décrets.
      Vous ne me laissez pas le choix. Je regrette, vraiment. Mais je ne peux pas vous laisser ainsi vous écarter du droit chemin. Je vous donnerai des lignes à copier, évidemment. Mais comme vous semblez aimer faire de la décoration, je ne vais pas me contenter de vous donner quelques lignes. Vous allez recopier certains de mes décrets.
      Vous écrirez chaque décret sur une feuille différente. Pour ne pas que votre punition ne soit inutile, j'afficherai ces décrets écrits avec votre sang dans les couloirs. Pour que l'ensemble des élèves puissent en profiter. »


    Elle buvait également son thé. Évidemment, que faisait-elle dans cette école, à part tyranniser les élèves en les regardant souffrir en tournant sa cuillère à café dans sa tasse en porcelaine ? Rien de plus que cela. Enzo baissait les yeux, se tenant un peu devant la Jaune et Noir, comme si ça permettait qu'elle s'en prenne moins la figure. S'adresser directement à elle pour l'intimider. Mais une lueur de malveillance lui fit comprendre que c'était lui qu'elle allait essayer de mettre à genoux. Évidemment qu'Élise ne tenterait rien seule, sans son meneur. Quand au sort qu'elle leur réservait, il promettait d'être dur et douloureux. Des décrets, il y en avait des centaines. Tous inutiles mais elle avait raison. Si ceux-ci étaient affichés écrits à la main par des élèves, ça allait ébranler Poudlard et les calmer jusqu'à la fin de l'année, pour les vacances et pour la rentrée suivante. Il ne répondit rien, se contenant autant en émotions qu'en paroles. Il n'avait pas l'intention de faire fausse route, au risque d'être renvoyé comme Alenn Sullivan, un exemple pour Enzo. Mais surtout, il devait protéger Élise qui était encore jeune et qui avait tout un avenir devant elle, de grande sorcière. Si elle bénéficiait d'un enseignement correct à Poudlard, au moins partout sauf en Défense Contre les Forces du Mal, ce n'est pas mal. Alors elle devait rester ici, coûte que coûte. Même si Enzo devait se taire et fermer sa petite bouche bavarde pour une fois.

    Le garçon prit place à sa table, fixant les parchemins et la plume maléfique, il regarda aussi la pile de décret à recopier de son sang ... Il se mordit la lèvre et retroussa ses manches, faisant apparaître ses bras nus où l'on pouvait voir écrit sur chacun de ses poignets « Je dois me discipliner » et « Je dois apprendre à me contrôler ». Ça avait fait mal. La douleur était terrible mais ce n'était pas parce qu'il avait recopié ces lignes exactement deux cents trente-sept fois pour l'une et trois cents quarante-cinq fois pour l'autre que son cerveau l'avait compris et le respectait actuellement. Où il ne serait pas de retour ici, une fois de plus ... Il jeta un regard à son amie qui découvrait seulement maintenant les propriété de la plume. Il ne lui avait rien dit parce qu'elle aurait pleuré avant même de faire un pas dans ce bureau des horreurs. Maintenant, il espérait qu'elle serre les dents pour ne pas montrer à Ombrage que sa punition marchait avec succès. Enzo se mit à la tâche en recopiant d'une traite le décret numéro un avant de ressentir la douleur qui lui déchira le poignet. Plus haut sur son poignet, la phrase « Décret n°1 : Tout élève discutant les actes du Ministère recevra un avertissement. S'il réitère une fois dans l'année scolaire, il se verra dans l'obligation d'assister à deux heures de retenue. » s'inscrivait d'une lueur dorée avant de s'évanouir. Le regard soutenu du Professeur Démoniaque lui tira juste un sourire. Un sourire pour ne pas montrer qu'il souffrait. Un sourire pour ne pas montrer qu'il avait envie de se couper les deux bras pour écrire avec son pied ...


      « Hey’ ! Enzo… J’ai un secret à te dire ! »
      « Tu penses que c'est vraiment le moment, Élise ? »


    Non, il ne voulait pas être méchant avec elle. Mais les conditions insupportables dans lesquelles ils étaient retenus le révoltait. On ne pouvait plus blesser physiquement un élève comme ça ! C'était sûrement interdit par une loi quelconque ! Lui continuait d'écrire, grimaçant sur cette nouvelle feuille de parchemin vierge. Une goutte de transpiration vint perler sur sa tempe. Il resserra la mâchoire pour ne pas montrer sa douleur. Le dresser ? Elle pensait pouvoir le dresser en deux heures de colle ?! Et même si le temps semblait ralenti, comment voulez-vous qu'elle réussisse à changer le bruyant, bavard et gamin Enzo Cloud en le faisant taire et mûrir ? Si elle y arrive, il jurait de réaliser un défi que chaque élève pourrait lui donner !

      « Dis-le moi quand même, Choupette .. Ça changera mes idées du moment ... »


    Et non, il ne se doutait de rien ...
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MessageSujet: Re: [Juin 1996] Tyrannie autour d'une tasse de thé Mer 4 Aoû 2010 - 16:05

J'ai mal ! J'ai mal au cœur !...



Pfff… Qu'est-ce que ça pouvait bien lui apporter à Ombrage de faire ça ? C'était de la torture pure et simple... Elise n'en voulait pas à Enzo de ne lui avoir rien dit sur ce qu’été ''une retenue avec Ombrage''. Presque, c'était mieux pour la jeune Poufsouffle de ne rien savoir. Elise se demandait si elle allait survivre, ou mourir. Elle regarda Enzo qui lui, avait l'air de sourire bêtement. Cette punition lui faisait vraiment rire ? Elle ne pouvait lui demander cette question pour avoir une réponse. Elise ne savait plus rien, elle ne ressentait que la douleur de sa main. Elle baissa la tête, posa sa plume deux secondes et mit ses mains sous la table. Elle pleurait. Que faire pour faire partir la douleur ? Elle pensa tout simplement à Enzo, son protecteur adoré. Sans oublier Hélène Walker. C'était ses deux meilleurs amis et pour la vie. C'était la petite bande des trois Mousquetaires, Elise en était fière. Malheureusement, ça ne faisait pas partir la douleur. Plus elle écrivait et plus elle avait mal. C'était affolant ! Elle essaya plusieurs choses pour se détendre tout en écrivant, sans résultats... Elle devait dire quelque chose de très important, pour elle, à Enzo. Mais comment lui dire devant le Crapaud Rose ? Elise s'essuya ses joues toutes humides par ses larmes qui coulaient. Elle s'approcha tout doucement vers Enzo et lui chuchota :

« Hey’ ! Enzo… J’ai un secret à te dire !
- Tu penses que c'est vraiment le moment, Élise ? »

Elle se remit vite à sa place et fit une grimace. Déçue par ce qu'il lui avait dit. Lui avait-il dit cela pour pas qu'elle se fasse prendre par Ombrage ? Bonne question... Elle continua d'écrire. Déjà qu'Elise n'aimait pas écrire, mais en plus avec cette douleur, c'était horrible ! Elle essaya d’oublier Enzo. Etait-elle trop collante pour lui ? Depuis le début, Elise se posait pleins de questions. Elise commençait à avoir de plus en plus mal, elle pleurait vraiment. Elle chuchotait en se balançant doucement sur la chaise « Aïe, j'ai mal, j'ai mal, j'ai mal !... » Elle se demandait comment Enzo faisait pour garder le sourire ? Devait-elle lui poser cette question ou celle qu'elle voulait lui dire dès le début ? De toute façon, Enzo lui avait dit de ne pas le déranger pour le moment :

« Dis-le moi quand même, Choupette ... Ça changera mes idées du moment ... »

Choupette ?! Il l'avait appelé Choupette ! Un grand sourire déformé par la douleur apparut sur son visage tout humide. Ca lui faisait plaisir tout de même. Avait-elle une chance ? Allez savoir. Elise était contente qu'il l'ai appelé ''Choupette''. Elle voulait lui révéler son secret. La Poufsouffle regarda Ombrage qui buvait sa tasse de thé puis se pencha une nouvelle fois vers Enzo tout en lui chuchotant :

« Bon…tu sais… euh… Ce n’est pas facile à dire… dit-elle en se tortillant les doigts. Mais je crois que je suis Amoureuse d’un garçon ! »

Son cœur battait à toute allure.
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MessageSujet: Re: [Juin 1996] Tyrannie autour d'une tasse de thé Mer 11 Aoû 2010 - 15:27

    La punition était démesurée. D'accord, ils avaient saccagé le bureau du professeur qu'il aimait le moins à l'école, par des moyens qu'elle détestait le plus et qu'ils l'avaient fait avec le sourire, mais imposer ça à des enfants pour les faire plier au règlement et pour leur faire payer leurs erreurs de façon considérable. Ça aurait pu marcher, le coup de la plume vampire, mais les preuves étaient là : Enzo y était toujours attablé, avec cette même plume avec laquelle il avait déjà fait connaissance les deux séances de torture précédentes. Et ils ne comptaient pas simplement se plier aux ordres du Crapaud Démoniaque. Après tout, il se disait ce que si ça ne le tuait pas, ça le rendait plus fort et cherchait aussi un moyen de se venger une nouvelle fois d'Ombrage. C'est qu'elle allait le payer cher, la fois où il réussirait à l'avoir sans se faire prendre. Elle allait bien voir ce qu'elle allait voir ! Et elle en pleurera, c'est moi qui vous le dit !

    Bref, ils étaient entrain de souffrir le martyr, ses anciennes cicatrices qui resteraient là pour encore quelques temps étaient rejointes par de nouveaux décrets du règlement qui s'imprégnaient juste dans sa peau pour disparaître. Autant dire que ça entrait par une oreille pour ressortir directement par l'autre, ce n'était pas gravé dans sa mémoire, ni sur son front pour qu'il le retienne tous les matins. La pile de parchemin grandissait petit à petit, son travail était fait avec soin, en cillant le plus possible pour ne pas laisser passer une larme de douleur. Sa lèvre était en sang, par contre, ses incisives étaient en pleine forme. Son bras était tremblant mais sa main était ferme. Son visage était fermé, il s'obligeait à sourire à Ombrage pour ne pas lui montrer qu'il souffrait. Les paroles d'Élise le déconcentraient et dans un premier temps, il lui demanda avec la plus grande tendresse et le plus gentiment possible au pire moment de sa vie, de se taire et de souffrir en silence. Puis dans un deuxième temps, il la rappela à lui parler. Ça le détournait de ses pensées, de sa douleur. Ça le concentrait sur autre chose, même s'il n'était pas certain qu'Ombrage apprécie cette petite discussion entre les deux amis. Elle allait peut-être devenir encore plus méchante après, mais le jeune gryffondor était sûr qu'un rejet de sa part était pire pour la petite poufsouffle qu'un coup méchant de leur Tyran. Bien sûr, ils chuchotaient, mais parmi tous les miaulements agaçants de ses bêtes en assiette de porcelaine, elle devait tout de même bien entendre le son de leurs voix.


      « Bon…tu sais… euh… Ce n’est pas facile à dire… Mais je crois que je suis Amoureuse d’un garçon ! »

      « C'était très simple à dire, moi je trouve ! »


    Il açquisa sans vraiment savoir où elle voulait en venir. En tout cas, il était heureux pour elle, qu'elle trouve enfin un beau garçon à aimer. Il lui répondit par un sourire véritable, sa fossette se creusant pour le prouver pour continuer à gratter le papier l'air de rien. Il regarde son poignet, l'interdiction des produits Weasley étincelle et Enzo se rend compte que le sang commence à couler. Quelques gouttes pourpres et poisseuses s'étaient fondues dans le papier, sous le regard horrifié du jeune homme. Son poignet était douloureux mais ça ne lui était jamais arrivé de saigner, auparavant ... Une autre goutte vient s'écraser sur le parchemin, le jeune homme porta un sa main gauche à sa bouche ensanglantée. Sa lèvre ouverte, il lâcha un juron et stoppa de répandre son sang un peu partout sur les parchemins, sa chaise et ses vêtements. Il posa sa plume en regardant Ombrage et se massa le poignet droit avant de la reprendre. C'était de la provocation ? Peut-être un peu mais le jeune Cloud ne préférait pas aller jusqu'au bout. Il était certainement un peu fou, mais pas suicidaire. Il voulait mourir jeune, oui, mais pas tout de suite quand même. Il avait encore des choses à voir et à accomplir avant de quitter cette bonne vieille Terre. On meurt toujours trop tôt et c'est sûr qu'avec quelqu'un à ses côtés pour partager le restant de sa vie, aussi inconscients et insouciants que des adultes restés enfants et plein de vitalité. Et puis, on vieillit vite, on attrape des cheveux blancs et on croise de plus en plus souvent le Croque-Mort ... Ainsi va la vie.

      « Continue, je t'écoute. »

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MessageSujet: Re: [Juin 1996] Tyrannie autour d'une tasse de thé Mer 18 Aoû 2010 - 17:38

    Son idée était juste démoniaque ! Et les punitions diaboliques, c’était son hobby favori. Dolores Jane Ombrage prenait un plaisir sournois à regarder ses élèves souffrir le martyr lorsqu’elle leur donnait des lignes à copier. Cette journée-ci n’était pas une exception. Au contraire ; son désir de sadisme était d’autant plus grand que les deux garnements convoqués avaient saccagé son bureau quelques mois plus tôt. Ils allaient regretter leurs gestes. Je dirais même plus, ils regretteraient d’être nés !

    Sa nouvelle tasse de thé récemment préparée, Dolores Ombrage attendait avec impatience que le spectacle commence. Et quel spectacle ! Dès qu’Elise Welston, la Poufsouffle eut posé sa plume sur son parchemin, son pauvre visage se déforma par la douleur et la surprise. Et oui, petite ; cette plume qu’elle lui avait fournie, n’était pas une plume normale. Ce qu’elle leur avait donné, c’était une de ses plumes personnelles. Ces dernières n’avaient pas besoin d’encre. Son utilisateur lui fournissait la substance nécessaire. Du sang. Et le ‘’pomper’’ s’avérait douloureux. Là était le plaisir. Ombrage aimait les voir souffrir. C’était en endurant le supplice, que ces vilains chenapans apprenaient de leurs erreurs. Dissimulant son plaisir sadique derrière sa tasse en porcelaine, le professeur de défense contre les forces du mal dévia son attention vers l’autre puni. Enzo Cloud. Quelle fût sa surprise, lorsqu’elle perçut sa bouche s’étirer en ce qui semblait être synonyme de joie.

    IL OSAIT SOURIRE ! Le Gryffondor venait de lui échanger un sourire soutenu. Comme s’il ne souffrait pas. C’ETAIT IMPOSSIBLE. Le système des plumes ‘’buveuses de sang’’ avait toujours fait son effet. Dolores ne voyait pas pourquoi ce ne serait plus le cas cette fois ci. Enzo devait souffrir. Il faisait juste preuve d’un moral d’acier et tachait de paraître insensible. Ah ce garçon ! Tête de mule. Comme Sullivan. La même envie de révolutionner. De se révolter. Mais non, Enzo Cloud n’était pas Alenn Sullivan. Enzo ne terminerait pas comme son camarade. Dolores y veillerait. Elle le remettrait dans ‘’le droit chemin’’ avant qu’il ne soit trop tard.


    - Bon…tu sais… euh… Ce n’est pas facile à dire… Mais je crois que je suis Amoureuse d’un garçon !
    - C'était très simple à dire, moi je trouve !


    Des messes basses… Ils ne manquaient pas de culot. Ils étaient en retenue, non ? Elle allait intervenir, mais changea d’avis lorsque le Gryffondor reprit son travail – c'est-à-dire la rédaction des décrets. Bien. Qu’elle ne les reprenne plus à se parler.
    Elle ne les quittait pas des yeux. Son regard allait d’Elise à Enzo. D’Enzo à Elise. D’Elise à Enzo.

    Enzo posa sa plume, sans la quitter des yeux. Haussant les sourcils, l’adulte le regarda se masser le poignet. Que cherchait-il à faire ? Dolores refoula la colère qui montait en elle. Elle devait rester calme. Ce gamin cherchait sans doute à la pousser à bout. A la faire craquer. Oui, c’était cela. Il voulait qu’elle s’énerve. Qu’elle se laisse emporter par ses sentiments.
    Avec douceur, elle posa sa tasse sur le bureau. Enzo choisit ce moment pour se pencher vers sa camarade de Poufsouffle pour lui dire quelque chose. Aussitôt –et sans réfléchir à ses actes-, la vieille femme tapa énergiquement dans ses mains pour attirer l’attention.


    - SUFFIT ! ARRÊTEZ TOUT !

    D’un ton sec et autoritaire. Dans l’action, la vieille femme s’était même levée. Surpris, Elise et Enzo s’étaient tournés vers elle. Ombrage perçut sur le visage de la fillette de la surprise et de l’incompréhension. Croyait-elle que l’adulte mettait fin au supplice ?

    L’adulte contourna sa table pour se placer face aux deux enfants. Elle croisa les bras. Cette année au sein de l’école lui avait appris qu’il ne fallait jamais se laisser commander par des gamins irresponsables. C’était à elle de diriger !


    - Cessez vos bavardages ! Vous êtes en retenue.

    Pesant le sens de ses paroles, le professeur de défense contre les forces du mal réalisa que si elle voulait terminer cette colle dans le ‘’calme’’, elle devait séparer les deux gamins. Ensemble, Elise et Enzo formaient un couple bien singulier. Elle devait prendre une décision. Et vite ! Les quatre yeux des punis étaient virés vers elle, attendant la suite. *Voyons, voyons, voyons… Quelque chose de bien horrible* Son regard croisa celui de Welston. Cette petite avait encore les larmes aux yeux. La plume avait fait son effet. Refoulant un sourire mauvais, Dolores posa sa grosse main sur les cheveux de la Poufsouffle. Cette dernière sursauta au contact.

    - Suivez moi ma chérie...

    Elle ne lui laissa pas le temps de dire quoi que ce soit que déjà Ombrage avait récupéré sa plume. Elle entraînait la gamine à l’autre bout de la pièce, lorsqu’elle se retourna vers le Gryffondor avec un nouveau sourire mauvais.

    - Quant à vous, mon cher Cloud, vous pouvez reprendre la rédaction de ces chers décrets. Il faut bien que quelqu’un s’en occupe.

    Le choix avait vite été fait. Enzo Cloud n’avait pas encore fait un signe de faiblesse. Et Dolores n’aimait pas l’échec. Elle réussirait à le faire fléchir. Même si elle devait y passer la nuit pour cela. Elle lui tourna le dos, le laissant seul avec pour seule compagnie la plume « vampire ».

    *Occupons nous de Welston* Dolores Ombrage emmena alors la Poufsouffle dans une salle à part, directement lié à son bureau. C’est vieille salle était éclairé par une simple fenêtre. Bizarrement l’endroit était en désordre, ce qui n’était pas vraiment une chose qu’Ombrage appréciait. A vrai dire ; elle n’allait quasiment jamais dans cette pièce. Elle y mettait « son bordel » et toutes les choses dont elle ne voulait pas se servir.

    - Entrez dans cette pièce. Vous trouverez dans le placard de quoi vous occuper.

    Ce qu’elle ne lui avait pas dit, c’était que dans le tiroir, il y avait un épouvantard. Lorsque la Poufsouffle l’ouvrirait, elle ferait face à sa plus grande peur. Et étant en première année, la pauvre enfant ne connaîtrait aucun contre-sort –surtout en l’ayant eu comme professeur, mais passons.
    Dolores referma la porte derrière elle, enfermant l’enfant dans la petite pièce. Elle revient auprès d’Enzo et prit place dans son fauteuil. Elle savait qu’il n’allait pas se passer deux minutes sans que la Poufsouffle n’affronte sa frayeur. Ombrage attendait avec impatience le moment où…


    - AAAAAAAAAAAaaaaaaaaah !

    Enfin !
    Le cri perçant de la Poufsouffle résonna dans la salle. Surpris, le Gryffondor redressa la tête. Il pouvait entendre d’où il été les cris et les supplices de la Poufsouffle. Elle demandait à ce que tout s’arrête. Evidemment. Elle ne pouvait rien contre l’épouvantard. Elle était terrifiée. Dolores savourait ses instants avec une joie démesurée. Elle avait compris une chose. Peut-être n’arriverait-elle pas à faire fléchir le Gryffondor en utilisant ses plumes ; autant elle savait qu’Enzo tenait à ses amis. Il ne resterait pas sans rien faire devant les cris de sa copine.


    - Votre amie semble avoir du mal à supporter cette punition, confia Dolores d’un ton qu’elle voulait amical. Pourtant elle semble avoir retenue la leçon. Malheureusement je dois attendre, pour vous libérer, que la leçon soit comprise par tous.

    Elle voulait le pousser à bout. Elle voulait le rabaisser. Son sourire s’élargit.
    Choisis Cloud. Ta fierté ou ton amie ?
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MessageSujet: Re: [Juin 1996] Tyrannie autour d'une tasse de thé Mer 13 Oct 2010 - 18:05

Je vous en supplie ! Aidez moi !!!



- C'était très simple à dire, moi je trouve !

Mais il devient débile ou quoi ? Elle réfléchit un moment pour pouvoir lui expliquer différemment :

- Mais non tu ne comprends pas !... s’exclama t-elle, elle se força pour ne pas le traiter d’idiot. Je….
- SUFFIT ! ARRÊTEZ TOUT ! Cessez vos bavardages ! Vous êtes en retenue.

Ombrage surprit la pauvre Poufsouffle. Elise se retient pour ne pas répondre et lui dire *Non mais ca va pas ? Laissez nous tranquille on parle de quelque chose de très important*. Mais vu qu’il ne fallait pas parler… alors pouvons-nous nous écrire ? Elise arracha très discrètement un tout petit bout de papier qui se trouvé dans son sac. Pendant que la folle dame de l’autre côté de la table racontait son baratin, ou plutôt ses règles, Elise faisait croire qu’elle regardait cette mocheté qui n’avait aucune chance dans les concours de Miss (monde Moldu). Elle écrivait très mal surement mais elle voulait faire passer un petit mot d’urgence à Enzo, quand Ombrage se sera enfin calmer. Tout à coup, Ombrage se dirigea vers les deux élèves et mit sa main sur la tête d’Elise. C’était horrible, elle voulait vomir, BEURK ! Mais à sa plus grande surprise, le professeur lui demanda de la suivre. Elise regarda rapidement Enzo et lui fit de grands yeux. La petite fille se leva et suivit l’adulte qui gardait sa main sur sa tête. Elise ne comprenait plus rien. Mais elle voulait absolument lui donner ce petit papier. En se levant, elle laissa glisser le petit mot à terre, devant les yeux d’Enzo. Dessus, on voyait qu’il y avait écrit quelque chose. D’une écriture bâclé, on pouvait quand même lire un ‘’Je t’aime’’. Ombrage et Elise se dirigèrent vers une porte. Le professeur de Défense contre les Force du Mal l’ouvrit. La Poufsouffle fit un dernier petit sourire à son cher Enzo et entra dans la pièce. Ombrage lui fit signe qu’elle trouverait quelque chose d’intéressant dans cette armoire. Tu parles, elle est toute pourrie cette armoire. Elle entendit qu’Ombrage l’avait enfermé dans cette toute petite salle. En se dirigeant vers ce qui s’appeler ‘’une armoire’’, elle chantonna sur le petit chemin :

- Allo Enzo bobo !
Enzo pourquoi t’m’aime pas, j’suis pas belle ?
Allo Enzo moi j’t’m’aime,
A…

Avant qu’elle n’ait pu finir sa chanson, elle discerna l’intérieur de ‘’l’armoire’’. Au début, ça ressemblait à une sorte de tache noire qui flotté dans les airs… Elle ne pouvait pas savoir se que s’était… Elise commença à faire un petit pas en arrière puis, par magie, la ‘’chose’’ se transforma en quelque chose de très familier. Ca avait des oreilles pointues, un pelage noir, des yeux de félin, quatre petites pattes etc… L’animal était assis, là, devant ses yeux :

- Priss ? C’est toi mon beau ?

Le clone du chat d’Elise leva la tête vers elle. La première année s’approcha du félin et s’accroupit. Un terrible miaulement se fit entendre et le chat se laissa tomber à terre et ne bougea plus d’un poil. Elise eu très mal au cœur et un cri grelotant sortit de sa bouche « Priss ?! Priss !! PRISS !!! » Le cadavre ne bougeait pas. Elise pleurait, elle ne pouvait pas s’arrêter. Elle avait presque oublié qu’elle était en retenue avec Ombrage. Elle serra fort contre elle son ami. Pourquoi était-il mort tout à coup ? Et d’ailleurs, pourquoi son chat était là, chez Ombrage ?
D’un coup, l’animal disparut en fumée et remonta un peu en altitude. Elise, quant à elle, resta bouche bée et se releva d’un coup. Un visage commença a se dessiner dans la forme sombre, suivi par le corps, et comme par hasard, c’était Ombrage. Malheureusement pour Elise, être nez à nez avec ‘’Ombrage’’, ce n’était pas du gâteau… Le crapaud numéro deux lui donna une claque sur la joue. Elle fut projeté quelques pas en arrière. La peur pouvait se lire sur le visage de l’élève, qui avait les larmes aux yeux. Un sourire de sadisme s’affichait sur le visage d’Ombrage bis. Cette dernière commençait à avancer vers la Poufsouffle, et ses petites chaussures roses résonnèrent dans la pièce. En même temps, l’épouvantard se changea en quelque chose d’autre, un élève de l’école cette fois ci : Enzo. Elise voulait lui parler ‘’Enzo s’il te plait aide-moi ! Viens me chercher ! J’ai besoin de toi !’’ Mais on pouvait voir sur le visage du troisième année de la colère et lui dit en la bousculant à terre :


- Dégages ! Tu me soûles, vas jouer avec tes Barbie !!!

Elise retomba à terre, sous le choc encore une fois, mais cette fois-ci commença à déprimer et se demanda qu’est ce qu’il lui arrivé. Des larmes plus grosses tombèrent sur son visage pâle. L’épouvantard se changea en beaucoup, beaucoup de choses. Elise se mit dans un coin en pleurant. Elle vit la mort de ses parents, des milliers d’insectes l’attaquer etc… C’était à en devenir fou, et c’était ce qu’Elise devenait. Elle fut saisie d’un mal de tête et la panique s’installa de plus en plus :

- NON ! LAISSEZ-MOI !!! AAAAAAAAH !!!!! AIDEZ-MOI ! JE VOUS EN SUPPLIE !!! Je veux mourir…


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MessageSujet: Re: [Juin 1996] Tyrannie autour d'une tasse de thé Dim 24 Oct 2010 - 13:14

      « SUFFIT ! ARRÊTEZ TOUT ! Cessez vos bavardages ! Vous êtes en retenue. »


    Non que Enzo ait été surpris, mais la tête aux yeux globuleux de la Tyrane était impressionnante et lui avait coupé le souffle. Il s'étonnait aussi de la voix portante qu'elle pouvait avoir malgré sa petite taille. Et ainsi que de la rapidité à laquelle elle a contourné la table malgré sa grosse taille ... Enzo laissa passer un mince sourire sous sa tête baissée, ainsi protéger par des cheveux en pétard soigneusement coiffé. Lorsque qu'Ombrage attaqua Élise par les cheveux, il eut un réflexe vers l'avant pour la protéger mais s'en retint. Quoi qu'il fasse, il allait faire empirer les choses, alors autant qu'il ne fasse rien. Il afficha une bizarre grimace à l'attention de sa petite Poufsouffle qu'on lui arrachait à la vue. Un sentiment d'anticipation de ce qui allait arriver et de compassion pour elle ...

      « Suivez moi ma chérie... Quant à vous, mon cher Cloud, vous pouvez reprendre la rédaction de ces chers décrets. Il faut bien que quelqu’un s’en occupe. »


    Bien sûr ... Mais quelque chose lui disait que le sort qu'elle réservait à Élise allait être tout aussi mauvais que le sien, si pas pire ... Sous ses yeux, le bout de papier tomba sous ses yeux. Il le ramassa et le glissa dans sa manche avant de reprendre son travail que lui avait assigné Ombrage, les lèvres serrées. Une fois que les deux filles disparurent dans la pièce voisine et Enzo en profita pour déplier le mot de son amie pour le lire. Il eut un instant à comprendre, puis ses pupilles s'agrandirent et il se figea, ayant tout d'un coup chaud par la réaction de son cerveau et l'agitation qu'il régna à la suite. Il rangea le papier, serra les dents, les idées claires et reprit son écriture comme si de rien était, la douleur vive de son poignet qui lui lançait terriblement. Et les petits talons de la profs qui résonnaient déjà derrière ses oreilles, annonçant son retour. Tant mieux si elle était revenue, parce que ça voulait dire qu'Élise était seule et donc protégée du terrible crapaud. N'empêche, Élise, elle ne l'avait pas vue venir ... Comment lui dire ? Elle comptait beaucoup à ses yeux, oui, comme une petite sœur, comme une compagne de connerie ... Hélène, elle adorait Élise aussi, il n'allait quand même pas être responsable de la fin de leur amitié ...
    Le cœur du gryffondor était un peu partagé. Mais ce n'était pas le moment de réfléchir, il fallait juste agir pour sortir de ce trou d'où ils ressortiraient complètement abattus et gagas, docilisés. La vie à Poudlard sans Enzo qui faisait ses blagues à tous les couloirs, ce serait vraiment pas drôle. Mais le message sur son poignet commençait à s'imprégner des décrets ... Son sang gouttait maintenant dans la plume depuis plus d'une demi-heure et il était tordu là depuis une éternité, à prier pour qu'un événement vienne arrêter cette retenue. Il ne pouvait pas craquer, il ne pouvait pas faiblir face à Ombrage, pour Elise, il ne pouvait pas devenir faible. Il devait être le grand qui la protègerait, pour qu'elle se sente au moins à l'abri. C'est lui qui avait foiré, dans l'histoire. C'est lui qui l'avait entrainé dans les appartements d'Ombrage, qui l'avait poussé à tout détruire pour lui mettre la rage et qui avait fait la stupide erreur de laisser tomber un couteau suisse gravé de son nom au milieu de la pièce, comme preuve évidente ... Non, il avait merdé, il pouvait pas pleurer, ni avoir les yeux brillants. Qu'elle s'acharne trois fois plus sur lui ne l'aurait pas déranger mais ...


      « NON ! LAISSEZ-MOI !!! AAAAAAAAH !!!!! AIDEZ-MOI ! JE VOUS EN SUPPLIE !!! Je veux mourir… »
      « Votre amie semble avoir du mal à supporter cette punition. Pourtant elle semble avoir retenu la leçon. Malheureusement je dois attendre, pour vous libérer, que la leçon soit comprise par tous. »


    Le son de sa voix lui glaça le sang. Il ouvrit grands les yeux et releva la tête vers Ombrage sans retenir un regard noir mais qui montrait bien toute la haine qu'il ressentait à son égard, surtout sur le moment. Puis, sa dernière phrase étouffée lui arracha une respiration saccadée et Enzo baissa les yeux. Cette femme le répugnait, cette femme lui donnait la nausée rien qu'en la regardant, mais là ... C'était la pire punition qu'un prof pourrait donner à son élève. Même la souffrance corporelle n'était rien comparé aux cris au désespoir d'un de nos amis les plus proches. Et même s'il adorait son amie aussi fort soit il, il ne pouvait pas non plus se résigner totalement. Il n'avait pas compris la leçon, bien sûr que non, il était né comme ça, en indomptable. Les poils encore hérissés par les frissons qui semblaient devenir totalement dingues sur sa peau, allant de haut en bas sans faiblir. Il tremblait sur place, fermant les yeux pour se concentrer sur l'image de la Poufsouffle, au désespoir, enfermée dans une petite pièce, sûrement en contact avec une créature diabolique de cette tyran de femme ... Et évidemment, elle ne devait avoir aucun moyen pour pouvoir se défendre, même avec sa baguette magique, elle ne devait pas connaître le moyen d'y arriver ... Enzo se demandait tout de même pourquoi il y avait eu ce moment de silence avant les cris. Même si ce n'était pas réellement la véritable source de toutes ses questions. En grand acteur qu'il est, il baissa les yeux, se mit à genoux, la larme à l'œil à l'idée que sa petite protégée puisse être attaquée. Bien qu'il ne soit pas si sentimental habituellement, plutôt dur à percer pour l'atteindre profondément. Il n'y a personne qui a déjà réussi à l'atteindre. Et ça continuerait jusque longtemps encore. Seulement, ici, Crapaud Rose voulait larmes et soumission, des aveux et de la discipline. Elle allait en avoir. Mais la tornade ne faisait que s'éclipser un instant pour renaître, trois fois plus grosse un instant d'après.

      « Vous savez quoi, Madame, j'ai compris. J'avoue tout ! J'avoue tous mes méfaits, j'avoue tous mes défauts. J'avoue que j'ai peur de l'orage, que je ne suis pas digne de la maison des Gryffondors, que j'ai une trouille mortelle des chaussettes trouées et j'avoue surtout que la la vie disciplinée et ordonnée me fiche une peur bleue. Mais ce qu'il me fait encore plus claquer des dents, c'est que mes proches payent pour moi. Comme Élise le fait là. C'est de ma faute de l'avoir embarquée dans ce plan, c'est de ma faute si elle est ici et je ne me rends compte de rien. Je suis profondément désolé, pour tout ce que j'ai pu causer et je ne troublerai plus l'ordre avant très longtemps, de peur de recevoir un châtiment encore plus pire que celui-ci. Alors, je vous le dis ici, sur l'instant, je vous supplie, laissez la sortir au moins elle. Et si vous ne pensez pas que j'ai appris la leçon, laissez moi terminer ces décrets vampires jusqu'à ce que la dernière goutte de mon sang soit pompée. Mais laissez la sans aller ... »


    Il avait les genoux à terre, les mains placées paume contre paume. Tout dans son corps annonçait la soumission, à l'exception de deux doigts, croisés, signifiant que toutes ses paroles n'étaient que du vent. Un vent qui régalerait peut-être le Bonbon pour l'instant, mais qui redoublera d'une force quand l'affaire se sera un petit peu tassée ...
    Courage Élise, le Chevalier que je suis, aussi indécis suis-je, te sauvera de l'épouvante de cette pièce close.
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    PERSONNEL DE POUDLARD
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MessageSujet: Re: [Juin 1996] Tyrannie autour d'une tasse de thé Mar 1 Mar 2011 - 15:35

    Cela faisait à présent une demi-heure qu’Elise Welston et Enzo Cloud étaient dans son bureau et souffraient le martyr. La jeune Poufsouffle avait rapidement craqué et les larmes avaient coulés sur son pauvre visage contrefait par la douleur. Dolores Ombrage avait dissimulé son sadisme plaisir derrière son habituelle tasse de thé. Pourtant elle n’était pas amplement satisfaite. Enzo Cloud refusait de s’avouer soumis. Elle refusait la défaite ! Elle torturerait le Gryffondor nuit et jour jusqu’à gain de cause. Enzo serait à ses pieds et la supplierait de cesser ses manières. Ô oui, elle y parviendrait !
    Elle savait que si elle n’arrivait pas à atteindre le garçon à travers la douleur que lui procuraient les plumes, Elise Welston serait sa traîtrise. Son hypothèse se confirma lorsque les premiers cris de cette dernière s’élevèrent. D’abord surpris, Enzo releva la tête. Le regard noir qu’il lui adressa ensuite lui certifia qu’elle avait ‘’bien agi’’. Il n’approuvait guère. Bien. C’était bon signe. Soutenant son regard avec vivacité, elle attendit qu’il baisse les yeux. Elle le perçut tremblant, hésitant. Luttant. L’adulte refoula un sourire victorieux lorsqu’il se mit à genoux. S’en suivit une tirade dans laquelle il formula avoir apprit de ses erreurs. Mis à nu, Enzo paraissait plus faible. Les requêtes qu’il formula en dernier ne l’étonnèrent point. Il demandait la libération de son amie. Laissant planer sa réponse quelque instant, Dolores croyait à sa victoire ignorant que l’adolescent croisait au même instant deux de ses doigts.


    - Il est navrant de constater à quel point vous pouvez vous montrer têtu, Mr Cloud. Cependant, sachez que je gagne toujours.

    Un sourire au coin des lèvres, elle se leva. Elle se dirigea jusqu’à la porte qui les séparait de la première année. Sa main se referma la poignet et Dolores attarda le moment tant attendu. Elle savait que le regard du Gryffondor était sur elle, attendant avec impatience que son amie soit libérée. Chaque seconde comptait. Et il aurait été dommage de se priver de ce dernier plaisir : Savoir que dans la salle voisine, la jeune Elise Welston souffrait et que sa libération ne tenait qu’à elle. Elle était maître !

    - Que je ne vous reprenne plus à agir de la sorte. Sinon ce sera le renvoi.

    La sentence. Elle espérait intimider le Gryffondor. L’inciter à rester calme les prochains mois à venir.
    Elle ouvrit la porte, réveillant ainsi Elise Welston tremblante et horrifiée.


    - Sortez maintenant !
[Je suis impardonnable pour le retard mes enfants. J’espère que ce dernier post clôturera ce RP comme il se le doit. Vous pouvez poursuivre le RP à la suite. Je pense qu’Enzo a des choses à dire à Elise. Et inversement.]
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[Juin 1996] Tyrannie autour d'une tasse de thé

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