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Drago Malefoy [Done]

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MessageSujet: Drago Malefoy [Done] Lun 16 Nov 2009 - 2:33


« Drago Lucius
      • • • Malefoy »



I. IDENTITÉ DU PERSONNAGE

    ♦ NOM & PRÉNOM(S) : « Question stupide. Ne suffit-il pas, après tout, de m’apercevoir pour comprendre ? Je suis un Malefoy et, pour tout vous dire, le dernier héritier mâle actuel de mon illustre famille. Oui, mon nom jouit d’une renommée que je qualifierais presque de sans égale, en Angleterre. Qui, parle d’inconvénients ? Je verrais plutôt de nombreux avantages… à être moi. Mais ce n’est pas tout : car je suis, avant toute chose, Drago. Oh je vois déjà vos sourires amusés à l’entente de ce prénom peu commun. C’est donc que vous ne me connaissez pas. Qu’à cela ne tienne, je me dois de combler votre ignorance. Drago, est un prénom pour le moins respectable. Parce que je le porte oui, bien sûr. Mais également à cause de sa signification. Outre le sens que l’on peut trouver à ses origines latines (« Dragon », vous l’aurez sans doute deviné), ces cinq lettres représentent à elles seules tout ce que mon Père attendait de me voir devenir. Un Serpent, en premier lieu. Autant dans l’attribution de ma Maison, à Poudlard, que dans le comportement que je me devais d’adopter. Un homme puissant, en second lieu, à l’image de cet ancien athénien que les ignorants décriront comme un tyran. Une véritable effigie, enfin, car je dois également ce nom d’une ancienne étoile Egyptienne. Celle qui, en dépit du rôle que l’on attribuait aux autres, permettait d’indiquer le nord. Je me suis toujours plu à croire que mon destin était de montrer la voie à mes congénères sorciers. Quoi ? Vous avez parlé de Potter ? Comment ça c’est « Son » rôle à lui ? Foutaises.
    Mais finissons-en, voulez-vous, par mon second –et dernier- prénom : Lucius, directement reçut de mon illustre Père ».

    ♦ AGE & DATE DE NAISSANCE : « Je suis né à cette période, qui sépare le Printemps du début de l’été. Un jour de juin -le 5ème exactement-, en cette année 1980 qui, selon certain, n’était destinée à rien d’extraordinaire. Et pourtant. Ma venue au monde n’est-elle pas un grand évènement en soit ? Premier enfant de cette famille respectée, je fus, dès ma naissance, destiné à rester l’Unique. Avoir un fils est le but même d’une famille telle que la mienne. Mon arrivée était donc, dès lors, synonyme de réussite. Pourquoi chercher à s’encombrer d’un autre enfant ? Je me suffis à moi-même, autant que ma présence a suffit à mes parents. »

    ♦ ORIGINE : Pure ! Quelle question.

    ♦ ANIMAL ÉVENTUEL : Un hibou Grand-Duc nommé Themius. Difficile d'ignorer à quel point cette créature teigneuse semble être une réplique même de son maître. Tentez donc de la flatter, pour voir.


III. HISTOIRE & RP

    ♦ COMMENT AVEZ-VOUS CONNU LE FORUM ? Top-site.

    ♦ AGE IRL : 17 balais.

    ♦ PERSONNALITÉ ÉVENTUELLE SUR L'AVATAR : Tom Felton.

    ♦ DÉSIRES-TU ÊTRE PARRAINE ? : J'ai envie de dire non merci mais en fait... pourquoi pas ? J'ai l'habitude des RPG mais tant qu'à faire, autant éviter de mettre 10 plombes à comprendre le fonctionnement du fo' (a')

    ♦ AS-TU LU LE RÈGLEMENT ? : Parfait *__* Bien sûr, "parfait" ! C'est de moi qu'on parle quoi *sort*


Dernière édition par Drago Malefoy le Lun 16 Nov 2009 - 18:06, édité 8 fois
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MessageSujet: Re: Drago Malefoy [Done] Lun 16 Nov 2009 - 2:41

Spoiler:
 


    Forever trusting who you are
        « ... and embrace the Darkness »

____________________________

« Could you speak up and stop mumbling ? When you're sittin' on the top,
it's hard to hear you from way up here... »

***


II. APPARENCE & PERSONNALITÉ
TEMOIGNAGES




    ♦ PHYSIQUE : Alors qu’il observait son reflet, debout face au miroir à pied de la salle de bain attenante à sa chambre, Drago Malefoy se fit la réflexion qu’il s’était nettement développé depuis ses onze ans. Pourtant, aujourd’hui encore, en le regardant, la réflexion qui venait à l’esprit était indubitablement : « Comme il ressemble à son père ! ». Ce port aristocrate, cette allure imposante. Du haut de ses quinze ans, il semblait qu’il se transformait déjà en homme au fur et à mesure que s'égrenaient les jours. Et là, malgré ses paupières encore alourdies d’un sommeil tout récemment délaissé, il trouvait le moyen de transpirer l’élégance. Etait-ce dû à son port droit ? Au fait qu’il était infiniment conscient de son sang « bleu » ? A ce cou qu’il gardait droit, refusait de courber, même alors qu’il était seul ? Il se jeta un regard scrupuleux, presque méfiant, s’attardant un instant sur la courbe ronde de ses épaules, redressées bien que témoin il n’y ait pas. Mais finit par se concentrer sur son teint trop pâle. Car pâle, il l’était. A l’extrême, même. Sous cette fine épiderme translucide, l’on devinait presque sans peine les veines bleutées qui couraient le long de son cou, de ses bras, de ses poignets, jusqu’à ses mains. Etait-ce… normal ? Naturel ? Pour lui, oui. C’était là l’image que lui renvoyait sans cesse le miroir, celle d’un jeune homme de constitution fragile, bien que la pratique régulière de sport lui eut accordé un aspect un peu moins… maladif qu’auparavant. Il n’avait jamais été particulièrement gras, Merlin merci, et à présent, il y avait chez lui de moins en moins de traces des rondeurs de l’enfance. Mais l’adjectif « beau » lui allait à ravir. Parce que son physique avait ce quelque chose d’harmonieux qui laissait croire.. que le moindre de ses membres était fait pour les autres. Par exemple, la blondeur platine de sa chevelure s’accordait à ravir à son teint si particulier. On pouvait les croire blancs, de loin, mais lui les connaissait suffisamment pour deviner les reflets dorés que leur dessinait le moindre rayon de soleil. Trempés comme maintenant, alors qu’il sortait tout juste d’une douche rafraîchissante, il retrouvait cette couleur si caractéristique et ondulaient légèrement, se plaquant à son cuir chevelu, comme sous l’effet d’un gel permanent. Nombreuses étaient celles qui auraient aimé le voir dans cette situation. Ses traits, dépourvu de toute grimace sarcastique, renforçaient ce côté dit « mignon », qu’on lui attribuait. Il avait les lèvres fines, bien que légèrement charnues. Et en l’absence de sourire, sa moue habituelle lui donnait un air boudeur, un peu enfantin, contrastant avec sa carrure de « presqu’homme ». Il aurait pu avoir été taillé par un maître de l’art qu’était la sculpture. Un nez pointu, encore héritage « typiquement Malefoy », sans cesse relevé, comme pour marquer un peu plus que ses mots, son sentiment de supériorité. Ainsi, on pouvait le dire. Drago avait toujours eu du charme.
    Il dégageait déjà un certain sentiment de puissance, et son assurance, acquise depuis bien longtemps et encore renforcée au cours des dernières années, se lisait dans son regard gris. Comment ? Je n’avais donc pas encore parlé de ce regard si particulier ? Réparons cette erreur grotesque. D’aucuns le disaient doté de billes de mercure en fusion. D’autres, lui imaginaient des yeux bleus, virant au gris orageux selon son humeur. Mais il savait ces descriptions fausses. Et pour cause ! Le gris de ses pupilles n’avaient qu’une particularité : leur froideur. Deux glaçons, voila ce qu’elles étaient. C’était au travers d’elles, qu’il faisait passer son mépris, outre sa propre attitude générale. C’étaient elles qui appuyaient quotidiennement ses dires, le faisaient respecter, lui donnaient une allure de chef de troupe, de meneur. Ce regard là avait un je ne sait quoi de précieux, et si quelque chose pouvait être déplaisant ou effrayant, c’était de les voir briller de colère, de rage.
    Par contre… que pouvait-il y avoir de mieux, que les voir s’illuminer sous l’effet de la passion ? Oui, passionné, il pouvait l’être aussi. Et c’étaient encore ces yeux là qui trahissaient cet état de fait, démentant sa tendance à se montrer détaché.

    ♦ STYLE VESTIMENTAIRE : « Raffiné et élégant, bien sûr, puisque je porte les vêtements qui conviennent le mieux à ceux de mon rang. Il serait par exemple difficile de me voir vêtu de ces choses définitivement étranges que les impurs nomment... jeans. Ou pire encore, de vieilles fripes élimées, à la mode du Miséreux de service. Pantalons à pinces, chemises ou cols roulés selon la saison, vestes ou autres habits « classieux », selon que l'occasion s'y prête. Le tout, régulièrement surmonté d'une robe de haute de haute couture. »

    ♦ AUTRE(S) : /

    ♦ CARACTÈRE : - sous forme de témoignages -
    - Drago M. : « Mon caractère.. Vous vous attendez à quoi, exactement ? A ce que je vous explique ce que j’aime ou non ? Que je parle de moi en long en large et de travers ? … Je pense que c’est dans mes cordes. J’ai toujours aimé parlé moi, de toute façon. Je ne vois pas de raison de jouer les faux modestes aujourd’hui. Mais sans vouloir vous décevoir… je crois que le tout tiendrait en un mot. « Parfait ». Vous connaissez cette phrase ? « Nobody is perfect. My name is Nobody ». Ma favorite. Je crois qu’elle s’applique à ravir à ma personne ».

    - Eloïse R. : « Drago… je ne pourrais pas affirmer le connaître sur le bout des doigts. Après tout, nous avons tous des caractères bien différents, nous sommes tous uniques et particuliers à notre façon. Mais je sais une chose : Malefoy est un Serpentard. Ne riez pas, je sais que vous le savez. Mais ce que je veux dire par là englobe bien plus qu’une simple appartenance, des préférences de couleurs ou tant d’autres choses si banales et superficielles. Certains semblent pouvoir convenir à plusieurs Maisons. Un Gryffondor, par exemple, peut ne pas être un crétin par définition –dur dur, je vous l’accorde-, et avoir un côté très travailleur qui lui accorderait une place à Serdaigle. Vous n’avez qu’à voir la Granger, si vous ne me croyez pas. De la même manière, un membre de la maison des bleu et bronze peut avoir le goût du risque et l’envie de prouver sa valeur, en dépit de tout bon sens. Un Poufsouffle, pourrait vouloir se faire voir comme un intello, ou comme étant doté d’un courage exceptionnel. Vous voyez maintenant où je veux en venir ? Bien, j’ai faillit croire que vous étiez, sans vraiment vouloir vous offenser… un peu lents à la détente. Mais passons. Drago, lui, est un Serpentard dans l’âme, dans la mesure ou rien d’autre ne lui conviendrait. Il masque sans problème la plupart de ses sentiments, peur mise à part, et se cache derrière une attitude hautaine pour se donner contenance. Il a des allures de gamins gâté et arriviste, et est quelqu’un de particulièrement doué. Doué dans l’art de « faire semblant », s’entend. Fayot de première, grand pleurnichard à ses heures… je crois qu’il ne reculeraient devant rien, n’hésiterait même pas à se ridiculiser l’espace de quelques secondes, si cela pouvait lui rapporter des bénéfices à long terme. Il aime qu’on le remarque, fait sans cesse en sorte d’attirer l’attention sur lui… Mais je vous l’accorde, il en vaut la peine. Il est sarcastique, et aime particulièrement blesser les autres. Autant par ses mots que par ses gestes, d’ailleurs. Parce que quel que soit son adversaire, masculin ou féminin, il n’aura aucun remord à se servir de la force. Il traite les autres avec autant de délicatesse qu’il est lui-même modeste –ironie, ironie x)-. Et pourtant… Cela ne l’empêche pas de se faire presque aduler par la plupart de ceux qui le connaissent. Il est vrai qu’il a un charisme certain ; et je suppose que l’argent qu’il étale n’est pas non plus étranger à tout cela ».

    - Blaise Z. : « Drago ? Vous n’espérez quand même pas que je m’étale sur sa vie ou sa façon d’être, quand même ? Franchement, j’ai pas que ça à faire, le regarder à longueur de temps. Certes, on a évolué plusieurs années ensembles, mais quoi ? Je suis occupé H24 moi, pas le temps de materner qui que ce soit d’autre, non plus. Et puis je vous ferai remarquer que celui qu’il peut bien être ne vous concerne pas. Vous ne pouvez pas vous contenter de ce qu’il montre seulement ? C’est suffisant non ? Bande de fouineurs. Enfin bref. Je veux bien vous dire quelques ptits trucs inutiles. Du genre qu’il est plutôt habile sur un balai, et qu’il est un bon attrapeur, même si tout le monde croit qu’il doit son poste aux magouilles de son père. Je veux bien croire qu’il y est de ça, mais à mon avis il fait un bon attrapeur, et ça il le faut le lui reconnaître. Niveau scolaire… Bof, j’en sais rien. Je crois que son père lui réclame d’excellent résultat, mais à ce niveau là l’enjeu est certainement de « détrôner la sang-de-bourbe ». De lui-même, je ne crois pas qu’il soit particulièrement bosseur ou attiré par le travail… Par exemple si un devoir ne le botte pas, il force quelqu’un d’autre à le faire à sa place. Mais il sait quand même se montrer sérieux. Ou du moins, je le suppose, puisque ses résultats sont « particulièrement satisfaisants ». Il me semble qu’il se fait particulièrement remarquer en Potions –à ce niveau là, il n’a quasiment rien à envier à la Granger. Et entre nous, je pourrais même affirmer qu’il a quelques… facilités en matière de magie noire. Mais motus, hein ! Bon. Que rajouter d’autre ? Eh bien, il a de l’influence. Sur les élèves de notre année et de notre maison, surtout, sans compter qu’il aime bien martyriser les premières années, de manière générale ».

    - Eden H. : « Si on peut reconnaître quelque chose à Malefoy, c’est qu’il est fidèle à ses idées. Sottise ou idéologie prononcée, j’en sais rien… Mais quand il a décidé quelque chose, difficile de le faire lâcher prise. Par contre il passe sont temps à se vanter ou à se plaindre. Mais bon. C’est le genre de personne qu’il faut connaître, parce qu’il deviendra sans aucun doute quelqu’un de puissant, au bout du compte. A part ça, il aime bien épater la galerie. Par ses connaissances, ses possessions, entre autres. Mais aussi par ses critiques, ses moqueries. Par contre hein, il n’ira jamais se moquer en face, de quelqu’un qui peut lui faire pire. Il prend pas autant de risques. Je pense qu’on peut également parler du fait qu’il ne supporte pas de perdre. Il est égoïste et méprisant, aime rabaisser les autres pour se rehausser lui-même. Et il ne se prend pas pour n’importe qui. Je crois que les autres maisons le considèrent comme peu fréquentable, en somme ».

    A ces témoignages on peut rajouter la capacité de ce jeune homme à trouver 'la' faille, et à remuer le couteau dans la plaie. Il est particulièrement doué pour tout ce qui est de simuler les blessures, et à d’étonnantes capacités d’occlumens.
    De manière générale, Drago tout ce qui peut être assimilé au mot « DANGER ». Il n’aime pas être séparé de ses gorilles qui, bien que peu loquaces, lui procurent un certain sentiment de sécurité. On ne peut par contre lui noter aucune peur des animaux, serpents ou autres. Par contre, il est particulièrement méfiant pour tout ce qu’il ne connaît pas.


Dernière édition par Drago Malefoy le Lun 16 Nov 2009 - 16:17, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: Drago Malefoy [Done] Lun 16 Nov 2009 - 2:51

III. HISTOIRE & RP
INTROSPECTION


    ♦ HISTOIRE PERSONNELLE :


The little Prince has...


Some people so close to him.
      • 5 JUIN 1980, Manoir Malefoy, au fin fond du Wiltshire.

    Il n’était pas plus de 3h du matin. A cette heure tardive, l’Angleterre était encore entièrement plongée dans les affres d’un repos réparateur. Une nuit sans lune la recouvrait de son manteau sombre, étouffant le moindre rayon de lumière, et le silence s’était fait maître du pays, pour quelques heures de plus. Pourtant, pourtant… Tous ne bénéficiaient pas de ce calme aussi apaisant qu’inquiétant. Car, enfoncée dans les coussins moelleux d’un immense lit à baldaquin, la stoïque Narcissa Malefoy étouffait à grand peine ses cris. Les eut elle laissés passés que l’on aurait cru, à juste titre, assister à de longues heures d’agonies. La douleur semblait vouloir la déchirer de toutes parts, l’écarteler jusqu’à ce qu’elle abandonne. Mais le tumulte de voix inconnues qui flottaient au-dessus de son visage rougi la retenait entre l’éveil, et les limbes de l’inconscience.

    Et lorsque, les lèvres blessées d’avoir trop longtemps subit ses mordillements vengeurs, les joues moites de n’avoir pas pu laisser échapper ses larmes, elle leva ses yeux troublés sur la forme que lui présentait solennellement le médicomage, elle laissa échapper un seul et unique sanglot étranglé. Rageur. Ce « ravissant bout de chou », comme l’appelaient déjà les infirmières à son chevet, avait la chevelure blonde de son père, et ses paupières closes masquaient encore le gris typique de son regard. Mais il était si laid, le visage tordu par le mécontentement, ses deux poings si minuscule battant l’air à intervalles irréguliers ! Elle entrevit en deux secondes les futures années d’innombrables caprices, et se laissa lourdement retomber sur ses oreillers en se jurant de s’épargner ce genre de moments, à la venir. Il était le premier, et resterait le dernier.

    De son côté, Lucius se rengorgeait en l’admirant, recevant avec une fierté non dissimulée les félicitations de ses connaissances. L’enfant était un garçon. L’héritier Malefoy venait donc de voir le jour.

    Plus tard, lorsqu’elle se réveillerait, Narcissa s’émerveillerait finalement sur le teint laiteux de ce petit être, ses traits harmonieux, et l’avenir grandiose qui s’ouvrait déjà devant lui. Elle se mettrait immédiatement à faire pour lui des projets en quantité, attendant avec impatience les années où elle se pavanerait à son bras en montrant à tous à quel point son fils était beau. Les yeux humides braqués sur lui, elle laisserait avec plaisir les cinq lettres qui composeraient son prénom lui rouler sur la langue, encore et encore. Drago.

      • Huit ans plus tard, même lieu.

    Drago Lucius Malefoy n’avait jamais vraiment été du genre à s’émouvoir sur un album de photos souvenirs. A vrai dire, son quotidien ne lui donnait aucune raison de regretter le passé : il était aussi heureux à présent qu’il l’avait toujours été depuis sa naissance. Après tout, il avait à sa disposition deux parents aimants, sévères, certes, mais attentifs, qui ne lésinaient sur rien pour lui faire plaisir. Sa mère, plus émotive, ne manquait jamais, cependant, d’occasion de ressasser de vieux souvenirs. Et c’était actuellement la situation dans laquelle il se trouvait. Il se laissait bercer par sa voix douce, somnolant légèrement dans un fauteuil moelleux au coin du feu qui les protégeait du froid hivernal, tandis qu’elle tournait des pages entières illustrant les huit dernières années de leur vie. La posture de son père, debout devant la cheminée, les deux mains appuyées sur le pommeau en forme de serpent de sa canne, achevait de compléter le tableau de leur soirée familial.

      « Oh mon chéri.. tu te souviens de la toute première réception à laquelle tu as réellement assisté ? »

    Elle brandit un cliché sous yeux à moitié fermés, tandis qu’il marmonnait une réponse incompréhensible. Il se vit, âgé d’environ 5 ans, se pavanant avec aise au milieu d’une foule d’inconnus, allant d’un groupe à l’autre à la demande de son père. C’était sa première grande apparition en public, et ses parents n’avaient pu que le féliciter de leur avoir fait honneur par son comportement. Bien sûr qu’il s’en souvenait.
    Mais les phrases exaltées de sa mère se firent de plus en plus vagues tandis que le sommeil l’emportait, et il ne fit rien cette fois pour le repousser. Il lui sembla entendre son père jeter un sort dans sa direction, et il se sentit flotter au-dessus du sol, avant d’être posé dans son lit. Pendant les quelques minutes qui suivirent, la voix de ténor fut remplacée par celle, plus frêle et timide, de Punky, l’elfe qui lui avait été attribué, et une toute autre histoire lui résonna aux oreilles. Non plus la sienne… mais celle d’un gamin célèbre pour avoir, à un an à peine, réduit un mage puissant à la poussière.

    L’histoire de Harry Potter était depuis longtemps devenue l’objet de nombreux contes pour enfant, et les nuits du jeune homme avaient souvent été bercées par eux. La raison pourrait en sembler trouble, mais elle est pourtant simple. Ce Harry Potter, était connu et, bien que jeune, doté d’une puissance non négligeable. Lucius Malefoy lui-même ne cachait pas son intérêt pour ce gamin. Si son maître n’était plus, faire de l’enfant l’un de ses atouts était une possibilité largement envisageable, et ne pourrait apporter à son nom qu’une plus grande renommée encore. Drago et ce Potter avaient le même âge, et entreraient à Poudlard ensemble. N’étaient-ils pas destinés à bien s’entendre ?

    Au ton de voix qu’adoptait son père lorsqu’il mentionnait « cet autre », Drago avait vite deviné une pointe d'intérêt malsain… Mais l’idée que ses parents s’intéressent à autre chose que lui n’était pas réellement pour lui plaire… Gâté et capricieux comme il l’était, il ne supportait pas de n’être pas leur unique centre d’intérêt.
    Mais pourtant… Ce Potter, tel qu’on le lui dépeignait, semblait être le compagnon idéal. La solitude dans laquelle il évoluait lui pesait, et lui, n’attendait que l’occasion de se lier à quelqu’un de digne de ce nom. Potter… Oui, Potter pouvait être digne de lui. L’enfant qu’il était se jouait alors encore et encore la scène de leur future rencontre, imaginant la façon dont ils construiraient une amitié plus que solide. Il attendait l’intrusion de cet inconnu dans sa vie trop bien rangée avec une impatience croissante, au fur et à mesure que les années passaient. Il s’était promis qu’avec Potter, ce ne serait pas comme avec les autres gamins qu’il avait rencontrés. Car oui, Drago Malefoy avait tout de même quelques « connaissances ». Trois enfants de son âge en particulier, qui, il le savait, serait ses principaux compagnons à Poudlard… Crabbe, Goyle, Parkinson. Du haut de ses huit ans, il trouvait les filles ennuyeuses. Mais les deux autres s’apparentaient déjà à des gorilles sans cervelle, et l’idée de se les coltiner pendant sept ans lui paraissait insupportable, autant que la certitude qu'ils soient... des membres de sa propre famille. Inutile de rendre les choses deux fois pires en réclamant leur présence à ses côtés….


A best enemy.

    Ce n’est pourtant que deux ans plus tard que l’occasion arriva enfin. Il y avait d’abord eu son anniversaire, en juin. Une fête splendide durant laquelle il avait été couvert de cadeaux tous plus impersonnels les uns que les autres et qui, malgré le vide qui l’habitait désormais constamment, l’avaient ravi. Puis quelques mois plus tard, par une nuit de tempête où pluie et vent se déchaînèrent à leur gré sur sa terre natale, Drago reçut la fameuse lettre qui, généralement, faisait le bonheur des sorciers de son âge...
    « Nous avons l’honneur de vous annoncer… » Il ne chercha pas à en entendre plus. Et pour cause ! Lui, voulait aller à Durmstrang, et l'avait bien précisé à ses parents le jour de son anniversaire. Résultat ? Il se retrouverait obligé d'aller à Poudlard, malgré tous ses efforts. Mais... il était néanmoins conscient qu'elle était enfin là, la porte de sortie de son univers morose ! Enfin là, à portée de main, cette illusion d’amitié possible….
    Combien de nuits passées à regarder fixement ce sceau officiel, à le maudire et à se fustiger lui-même de trouver le moyen d'être presque... stisfait de n'avoir pas été écouté ? Maintenant que le moment approchait, il craignait que ses illusions ne laissent place à une amère réalité. Il sentait que rien ne se passerait comme il l'avait souhaité et, au fil des jours qui suivirent, son humeur fut irrascible. Mais ses parents restaient, cette fois, sourds à ses demandes, sa mère argant que Durmstrang se trouvait beaucoup trop loin. Elle ne voulait pas le voir si éloigné.

    La date de la rentrée approchant à grand pas, il avait fallut se rendre sur le Chemin de Traverse, si souvent parcouru aux côtés de son père, dans le but cette fois de réunir le matériel qui lui serait nécessaire durant sa première année. Le Bonus ? Un balai, bien que le règlement stipule que les élèves de première année n’étaient pas autorisés à en posséder un. Puis il y avait eu l’étape de la confection, chez madame Guipure, de son uniforme scolaire et de quelques vêtements de plus pour parfaire sa garde-robe personnelle. Et l’apparition de ce gamin à la chevelure hirsute et à la silhouette maigrichonne à ses côtés. Fidèle à ses habitudes, il s’était mis à parler à tort et à travers, mentionnant son intension de convaincre ses parents de lui offrir tout ce qu’il voudrait. Il avait continué en mentionnant son aversion pour les nés-moldus, et avait ainsi, sans le savoir, posé les bases d’une solide… inimitié entre Potter et lui.


And some subalterns.

    Alors que le Poudlard Express le ramenait au château pour pour la cinquième année à venir, Drago Malefoy se surprenait à attendre l’arrivée avec… quelque chose qui semblait être de l’impatience. Lui ! Lui qui s’était tant battu pour Durmstrang, prenait maintenant le chemin de sa croix avec « impatience » ! C’était à n’y rien comprendre.
    Bien sûr, les choses avaient mal débuté, dès le début du voyage en train. Il avait appris que le garçon aux cheveux hirsute de chez Mrs. Guipure, était le Harry Potter qu’il avait si souvent souhaité rencontré. Mais il ne s’était pas rendu compte à quel point il avait fait mauvaise impression, à ce fameux instant. Pour lui, parler de ses richesses était une excellente entrée en matière, et parler à Potter de la hiérarchie des Sangs était un bon moyen de mettre les points sur les « i ». Ainsi, s’ils devaient devenir amis, tout serait dit, dès le départ. Le problème était qu’il ne connaissait pas encore « Potty et son grand cœur », ainsi que son écoeurante manie à vouloir aider et aimer tout le monde, y compris ces moins que rien de moldus, et leur méprisable descendance. Tellement dégoulinant de bonté qu’il en avait des hauts le cœur.
    Quand il avait vu de quels crétins s’était finalement entouré le Survivant, il s’était donc présenté à nouveau et avait tenté de le mettre en garde… Avant de lui tendre la main, le cœur battant, le suppliant intérieurement de la lui serrer. Mais Potter s’était cru trop bien pour lui. Potter, ce foutu Potter, avait refusé sa proposition, se contentant de répondre qu’il « n’avait besoin de personne pour savoir qui sont les gens douteux ». Une raison suffisante à la haine qu’ils prirent, dès lors, soin d’entretenir… Et qui ne fit que s’aggraver au cours des mois.

    Mais le fait était que Poudlard ne s’était pas avéré aussi minable que ce qu’il avait cru. Certes, il y avait le « Dirlo Dingo », qu’il ne pouvait définitivement pas saquer, et contre lequel son père l’avait mis en garde très tôt. Mais outre cela…

    FLASH-BACK :

    « DRAGO MALEFOY »
    La voix lui résonna aux tympans à une force incroyable. Elle se répercutait contre les moindres parcelles de son corps, et alors qu’il voulait donner l’illusion d’être sûr de lui, il ne pouvait qu’essuyer désespérément ses mains moites contre le tissu rêche de sa robe d’uniforme. Au nom de Merlin, Salazar et tous leurs crétins de copains… il fallait qu’il redescende de là avec une insigne vert et argent ! Sinon… il n’osait imaginer la déception de son père, les critiques sous-jacentes qu’il recevrait certainement par la suite. Mais Drago se rebiffa. Il n’y avait aucun doute à avoir, juste des certitudes. Il irait à Serpentard, parce que son caractère s’y accordait à la perfection, parce qu’il jugeait cela héréditaire, et parce que ses parents ainsi que tous les membres dignes de sa famille y étaient allés.

    Il avait eu raison de ne pas s’inquiéter outre mesure. La missive qu’il reçut par la suite de son père, qui avait appris la nouvelle, le satisfit deux fois plus. Il était « fier » de lui. Combien de fois Drago avait-il espérer que Lucius Malefoy prononce ces mots ?

    Le blond s’était ensuite rapidement fait une place parmi les élèves de sa maison. Il était un leader, et avait avec plaisir endossé ce rôle en tête des élèves de son année. COmble du bonheur, sa mère, si aimante et dévouées, avait pris l'agréable habitude de lui hibouter régulièrement des sucreries et des gâteaux maison.

    Malheureusement, Potty prenait un mâlin plaisir à gâcher chacune de ses fins d'années en se faisant remarquer. Et Drago trouvait injuste que cet imbécile, flanqué de ses animaux de compagnie la belette et le ras-de-bibliothèque, soit systématiquement récompensé alors qu'il ne cesser de transgresser le règlement. Bien sûr, il n’eut pas vent de l’affaire de la Pierre Philosophale, tout comme il ne su jamais rien de l'aventure de Saint Potter au fin fond de la Chambre des Secrets, ou des véritables enjeux du Tournoi s'étant déroulé l'année précédente. À ses yeux, les choses se limitaient ainsi : Potty prenait des risques inconsidérés, et parvenait il ne savait comment à éviter heures de colle et renvois avec brio. Merlin, n'était-ce pas tout bonnement injuste ? Lui écopait des heures de retenues dans la forêt interdite, des tentatives d'assassinats par des hyppogriffes enragés, des réprimandes - et passons sous silence l'épisode dit de "la fouine bondissante". Et tout cela à cause de cet imbécile ! … Comment ça mauvaise fois ?

    Ainsi, l’attention accordée à Potter ne diminua au fil du temps. Bien au contraire. Et c’est à Crabbe et Goyle, ses deux fidèles acolytes, que Drago prit l’habitude de parler de l’exaspération que lui inspirait cette situation. Potter devenait une obsession, et il ne pouvait s’empêcher de lui cracher sa haine à chaque coin de couloir. Son père eut d’ailleurs l’occasion, à maintes reprises, de lui demander de « cesser ce manège », mais il fallait voir les manies de Mister Perfection, pour comprendre ! Pseudo petit saint pour les autres, il revêtait plutôt des allures de porte-malheur, de l’avis du fils Malefoy. Par exemple, Potty ayant été nommé attrapeur de Gryffondor en 1991, Drago avait fait le nécessaire pour récolter les mêmes honneurs dès l'année suivant, dans sa propre maison, avec l’aide de son père et… d’une petite dizaine de Nimbus 2001 pour la totalité de l’équipe. Bien que n’occupant pas la place de Capitaine, il avait ainsi trouvé le moyen de se mettre en avant, et de marcher en tête de groupe lors des entraînements. Mais malgré tous ses efforts… Potty s’avérait plus doué qu’il ne le croyait. Drago se vengea en rétamant ses autres adversaires, prouvant ainsi ses réelles capacités au Quidditch… A la loyale ou non.

    Mais cette année serait différente. Il l'avait su dès l'arrivée d'un parchemin cacheté du sceau de Poudlard, durant les dernières vacances d'été. Quelle n'avait pas été sa surprise en en lisant le contenu ! Il avait été nommé Préfet. Le pied ! Mieux encore, il avait cru entendre, en entrant dans le train, une rumeur selon laquelle Potty n'aurait pas eu droit aux mêmes honneurs... et depuis, il jubilait littéralement. Evidemment qu'il se ferait un plaisir de lui mener la vie dure ! Et le sablier des Gryffondor en prendrait de sacrés coups.

    ...

    A cet instant, tandis qu’il se remémorait ces souvenirs proches, Parkinson pépiait inlassablement à ses côtés, persuadée de son attention. Pourtant, Drago ne fit rien pour l’interrompre. Pansy avait une voix de greluche insupportable, mais plus il la connaissait, plus il en venait à se demander s’il s’agissait de son caractère habituel… ou non. Il lui était arrivé, après tout, de tenir des propos brusquement sérieux et dénués de toute trace de superficialité. Mais c’était si rare…
    Il lui jeta un regard pensif, et se demanda tout à coup pourquoi il acceptait de subir ça. Ce n’était pas son genre.
    Et quel moyen de clouer le bec à celle qu’il s’avait pertinemment s’intéresser à lui ? La déstabiliser. Evidemment. Il se décala, d’un mouvement fluide, jusqu’à se retrouver juste à ses côtés, le tout sous les regards bovins de ses « gardes du corps », s’allongea de tout son long sur la banquette vide, et posa sa tête sur les genoux de sa camarade. Le résultat fut immédiat : de ce qu’il pouvait voir, par son seul œil encore ouvert, Pansy le fixait avec un air presque semblable à celui qu’adoptaient Crabbe et Goyle habituellement. Bouche entrouverte, yeux écarquillés, dans une mimique de totale incompréhension. Mais parce qu’il ne voulait pas que ce pot de glue, si mignon soit-il, se fasse de fausses idées à son propos, il ajouta de sa voix traînante qu’elle « ferait mieux d’arrêter de le fixer ainsi, avant de lui baver dessus », et qu’elle « n’avait rien à attendre de sa part, puisqu’elle lui avait juste semblé pouvoir faire un bon oreiller, sur le moment. De toute façon elle n’était bonne qu’à ça ». Non, il ne le pensait pas vraiment. Mais c’était son rôle après tout, non ? Et puis zut. Il avait toujours fait ce que bon lui semblait, après tout. Aucune raison d’arrêter maintenant. Avec un soupir de satisfaction, il se laissa aller au sommeil, tout le reste du trajet menant au château.


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MessageSujet: Re: Drago Malefoy [Done] Lun 16 Nov 2009 - 4:06

    ♦ EXEMPLE DE RPG : u.c
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    Aimee. L'un de ces prénoms, simples mais mélodieux, qui vous coulent sans heurt à l'oreille et sur la langue. Vous ne l'entendez qu'à quelques reprises et, déjà, il ne vous lâche plus d'une semelle, vous poursuit même au-delà de la barrière que forment vos paupières closes, efface le timbre soporifique de Binns et ses contes de tueries sanglantes entraînées, des siècles plus tôt, par des gobelins en pleine révolte. Et elle vous obsède, celle qui se cache derrière ces cinq lettres magiques. Avec ses lourdes boucles brunes et ses traits fins, presque anguleux. Avant même d'avoir eu le temps de dire « Quidditch », vous vous retrouvez à la chercher du regard, à l'épier du coin de l'oeil dès lors qu'elle apparaît dans votre champ de vision, à parler plus fort pour la sentir suspendue à vos lèvres, à jouer l'intéressant pour qu'elle ne voit plus que vous.

    Puis le voile se lève ; et vous ne pouvez que vous résoudre à accepter la fatalité : il vous la faut. Elle, pas n'importe quelle autre. Et vous vous jurez de la rendre aussi dépendante de vous que vous l'êtes déjà de ses prunelles miroirs – parce que votre intérêt ne peut pas être à sens unique. Alors, vous vous armez d'un sourire charmeur et de toute votre assurance, pour partir à son assaut, avec la certitude qu'elle ne vous résistera pas. Parce que vous êtes unique, et parfait, et beau, et riche, et extraordinaire, et tout ce qui va avec. En bref, irrésistible. Enfin, vous la titillez à coup de sous-entendus et de subtiles compliments, la faites rougir jusqu'à attiser sa curiosité, au point qu'à son tour elle ne pense plus qu'à vous, et fasse le premier pas en vous proposant un tête-à-tête.

    Pour Drago, cette Aimee n'était pas tant une merveille de beauté qu'un superbe défi. Difficile de ne pas la connaître, cette jeune femme indomptable, dite inaccessible. Elle recelait de défauts, pourtant, et il n'aurait su expliquer avec plus de précision l'intérêt qu'éveillait sa simple personne. Mais elle avait tout de même un avantage de taille, comparée à d'autres : son sang, indéniablement pur.

    Le bruit agaçant d'un réveil déchira brusquement le silence de la pièce, entraînant un grognement fort étrange. Une tête blonde ébouriffée émergea de sous une montagne de couettes et de autres couvertures, tandis que la main, tout aussi blême, qui se crispa à quelques centimètres de l'objet maudit, se retenait visiblement de le réduire en miette. Il fallut quelques minutes au jeune Drago Malefoy pour retrouver toute sa superbe, et récupérer sa sacro-sainte maîtrise de lui-même. Ce fut donc avec un calme contrastant nettement à sa réaction précédente, qu'il s'empara de l'appareil pour l'éteindre de la façon la plus civilisée qui soit. Reniflant tout de même d'agacement, il quitta l'agréable chaleur de ses draps, grimaçant en sentant la morsure des dalles glacer la plante de ses pieds délicats. Mais un détail lui revint tout à coup en mémoire, effaçant toute trace de mauvaise humeur naissante, pour ne plus laisser que suffisance et impatience fébrile. Il avait un rendez-vous. Par Salazar ! Cette Aimee n'en ressortirait pas indemne, foi de Malefoy ! Il était bien décidé à faire en sorte qu'elle lui mange dans la main à la fin de cette 'entrevue'. Après tout, il y avait peu de chances pour que les choses se déroulent autrement : il lui parlerait de lui, de son argent, de ses futurs grades au Ministère ; et ferait semblant de s'intéresser à elle – juste un peu, parce qu'il paraît que ces bêtes là aiment qu'on leur 'prête attention'.

    Fort de ces bonnes résolutions, Drago quitta silencieusement le dortoir pour s'enfermer dans la salle de bain qui prolongeait la pièce. Oui, tout serait parfait. Ravi d'avance, il avança à grands pas vers les cabines de douches... et se figea tout à coup. Un, deux, trois pas en arrière. Un demi-tour lent. Les yeux fermés, il inspira profondément, et ne put retenir un léger rire auto-dérisoire. Il avait eu une hallucination en passant devant ce miroir – l'impression d'une proéminence incongrue en plein milieu de visage. Secouant la tête de droite à gauche pour effacer cette 'vision' certainement erronée, il rouvrit brusquement les paupières, près à constater sa propre indéniable perfection... et ses yeux s'écarquillèrent d'horreur. Non...non, non et non !

    De l'autre côté du panneau de bois, quelques comateux Serpentard se levèrent en sursaut à l'entente d'un hurlement – fort peu masculin –, et deux d'entre eux se précipitèrent vers la porte, qu'ils ouvrirent à la volée. Au sol, gisait Drago Malefoy dans toute sa splendeur, les mains refermées sur son nez atrophié, semblant se tordre sous le poids de la douleur.

      « Drago ! Drago, tout va bien ? »

    Crabbe se pencha sur lui, une lueur d'inquiétude dansant au fond de son regard bovin.

      « Bien sûr que don, abruti ! Est-ce que j'ai l'air d'aller bien, là? », fut la réponse qui lui parvint, légèrement étouffée.

    Malefoy toussota, semblant à l'agonie, et les yeux se révulsèrent alors qu'il absorbait une large goulée d'air. Non, non et non ! Ce n'était tout simplement pas possible, il ne pouvait pas avoir... avoir... argh !

      « Je... on t'emmène à l'infirmerie, il faut que tu... »
      « Sûrebent pas ! Bas question que quiconque be voit cobbça. Et quant à toi, disbaraît de ba vue ! »

    Il n'était pas réellement étonnant d'entendre le Serpentard rabrouer ainsi son camarade. Au contraire, c'était même trop habituel pour que les autres occupants de la chambre s'y intéressent plus que ça. Le plus surprenant était, en fait, que Malefoy ne l'ait pas gardé près de lui. C'était de notoriété public : ce petit aristocrate avait la fâcheuse manie de se plaindre d'un rien, et ne rechignait jamais à l'idée d'être plaint. Au contraire, il en rajoutait même toujours des tonnes, dans le simple but de garder pour lui l'attention des autres, et de bénéficier de traitements de faveur. Mais cette fois, alors que Crabbe faisait demi-tour d'un air navré, entraînant dans son sillage un Goyle hébété, Drago s'empressa de se saisir de sa baguette pour activer la serrure, bloquant tout accès à la salle de bain.

    Il se releva précautionneusement, l'air méfiant, et s'appuya d'une main à l'émail d'un lavabo, l'autre toujours plaquée sur son nez, pour faire une nouvelle fois face au miroir... et un nouveau cri étranglé retentit alors qu'il reculait précipitamment, butait contre le mur de derrière, et se laissait glisser au sol. Son teint blême devenait grisâtre à vue d'oeil, et il affichait un tel air souffreteux, qu'on l'eût cru au bord de l'évanouissement. Il avait... il avait... un bouton. Que dis-je ?! C'était un véritable cratère, même ! Et la chose l'enlaidissait à un tel point qu'il était incapable de se regarder face. Un frisson désagréable courut le long de sa colonne vertébrale, tandis qu'il se rendait compte de toute les conséquences de cette horrible découverte. Il ne pouvait pas sortir. Pas que cette chose lui rongeait la face ! C'était encore plus inesthétique que la balafre de Potter, et c'était peu dire ! Aussi choisit-il la solution la plus appropriée à sont état. Oubliés, Aimee et ce rendez-vous qui l'avaient mis en joie un instant plus tôt. Elle ne valait pas la peine qu'il se ridiculise en s'exposant ainsi aux regards des autres ! Non, il se ferait porter pâle. C'était la meilleure chose à faire. Puis il trouverait une quelconque excuse glorieuse pour expliquer son absence – cloué au lit par une terrible Dragoncelle, par exemple. À coup sûr, les filles le plaindraient et se pendraient à ses bras pour saluer son courage, à lui qui avait survécu à cette maladie rare. Mais pour l'heure... et bien il préférait se terrer au fond de son lit, et ne voir personne pour les dix prochains jours – non, mois ! Ou années, peu importait. Le temps qu'il faudrait pour que disparaisse cette monstruosité.

    Prenant son courage légendaire à deux mains (façon de parler, sachant que ces dernières étaient encore plaquées sur son nez, et le masquaient entièrement), il se précipita sur la porte qu'il ouvrit à la volée, et couru dans le même élan jusqu'à son lit à baldaquin, dont il rabattit sur lui les couvertures. Un « scrouiiic » métallique plus tard, les rideaux se refermaient autour de lui, le cachant aux regards curieux du monde extérieur, laissant pour le moins perplexes ses camarades de chambrée.



Dernière édition par Drago Malefoy le Lun 16 Nov 2009 - 18:51, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Drago Malefoy [Done] Lun 16 Nov 2009 - 18:04

Fiche finie... je pense n_n
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MessageSujet: Re: Drago Malefoy [Done] Mar 17 Nov 2009 - 21:04

Bienvenue sur Rictusempra ! Ta fiche est magnifique, aussi bien dans le fond que dans la forme. Peut-être l'une des meilleures depuis longtemps (après, ce n'est que mon avis.)

Le Choixpeau ne devrait pas tarder à passer ;)
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MessageSujet: Re: Drago Malefoy [Done] Mar 17 Nov 2009 - 21:13

Sans hésitation,
SERPENTARD !
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MessageSujet: Re: Drago Malefoy [Done] Mar 17 Nov 2009 - 21:22

Thanks
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MessageSujet: Re: Drago Malefoy [Done] Jeu 19 Nov 2009 - 19:00

*Long sifflement admiratif et conquis*

Comme l'a dit June, simplement et somptueusement splendide ! Ça, c'est du pur Malefoy ! Un "congrats" s'impose. Un délice, vraiment. Et je pèse mes mots. : )
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MessageSujet: Re: Drago Malefoy [Done] Aujourd'hui à 1:22

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Drago Malefoy [Done]

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