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[Avril 1996] Tout ce qui est petit est mignon

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MessageSujet: [Avril 1996] Tout ce qui est petit est mignon Mer 16 Sep 2009 - 18:49



Tout ce qui est petit est mignon, Grande Perche !



    Les yeux qui glissaient rapidement sur les mots de gauche à droite, son cerveau obsédé par la seule idée de finir cette lecture aussi peu amusante qu'endormante. Le professeur d'histoire de la magie leur avait donné pour seul devoir de lire quelques pages de leur manuel sur la Guerre des Trolls et des Géants. Mais Enzo Cloud, Gryffondor depuis 3 ans à Poudlard, n'en avait que faire des affaires qui avaient opposés ces deux peuples aussi bêtes que violents dans une grande guerre. C'est avec un soupir qu'il détourna les yeux quelques secondes pour balayer la salle commune sans vraiment observer les gestes de ses amis qui dicutaient avec animation alors qu'il était condamné à ce devoir. Déjà averti deux fois par le Prof, il ne pouvait pas se permettre de recevoir un troisième avertissement à la vue des examens de fin d'année qui semblaient se rapprocher à grande vitesse. Il afficha une grimace de découragement avant de se replonger dans la lecture de son texte. Il se disait qu'à chaque ligne, il se rapprochait un peu plus de la fin .. Même s'il ne la voyait que trois pages plus loin. Il tourna la page en passant un doigt sur sa langue afin de tourner la page sans difficulté.

    Simplicité. Ca faisait partie du vocabulaire de l'enfant. Autant dans son caractère que dans sa façon d'être, en fait .. Fainéant, il cherchait toujours le plus simple pour s'éviter du travail supplémentaire. De nature très simplicisme, il ne réfléchit pas vraiment, ne calcule rien, pense simplement à être lui. Même en amour, il n'a pas vraiment de difficulté apparente. Il passe sur le fait que lorsqu'il fait un truc mal, il doit être honnête parce que ça reviendra toujours aux oreilles d'Hélène, quoi qu'il pourrait faire pour étouffer l'affaire. En ce qui concerne les profs, bien sûr qu'il ne faut pas avouer ses méfaits. Garder la tête haute, leur tenir tête, essayer de leur faire avouer leurs inconnaissances en posant les questions les plus imbéciles et sans réponses possibles .. Un jeu qui avait pour seul intérêt de l'amuser ..
    Ensuite, tous les profs se veangeaient sur eux en les bombardant de travail .. Comme cette lecture qui devait avoir pour but d'endormir ses lecteurs .. Et non, Enzo l'avait déjà vérifié, ce n'était pas un livre pour endormir les enfants ... Bien qu'il avait les mêmes capacités !

    Le jeune garçon continua à lire, malgré le brouhaha de la Salle Commune. Oui, il s'y prenait tard, toujours à la dernière minute, dans la soirée. Au moment où tous avaient fini leur propre dur labeur. Il se faisait aider très peu souvent pour la seule et bonne raison qu'il était intelligent et qu'il comprenait son cours .. Par contre, pour ce qui est de travailler après les cours, fallait laisser tomber, vous ne l'aurez pas à cette petite blague !
    Il ferma son livre de 2000 pages d'un claquement sec de tas de feuilles qui s'entrchoquent avec un sourire vainqueur ! Il avait fini de lire tout ça ... C'est avec des grands yeux de bienheureux qu'il regarda le monde en laissant tomber son botin dans son sac. Sac qu'il s'empressa de remonter dans son dortoir afin de ne pas devoir y penser plus tard. Lorsqu'il redescendit, il s'aperçut qu'une bande de Quatrièmes Années lui avaient piqué sa table. Il s'approcha de la bande et les regarda d'un oeil furieux. Biensûr, il n'avait pas envie d'être effrayant et ça ressemblait plus à une expression las. On lui faisait la farce cinquante fois par jour .. Il aimerait conserver, pour une fois, un bout de bois ou de cuir, où il pourrait poser son derrière en discutant joyeusement avec les Gryffondors .. Et ben nan !


    - Va jouer avec les Petits, Cloud ! -

    Un garçon d'un an plus âgé que lui le poussa sur le côté. La bande gloussa comme des dindons devant un groupe de filles qui discutaient maquillage. L'une d'entre elles se retourna pour adresser un joli doigt d'honneur aux mecs qui les mattaient en lançant des remarques déplacées et blessantes.
    Enzo afficha un sourire à la vue de la scène. Tout était assez compréhensif pour qu'il en saisisse le sens. Il ne put s'empêcher d'en remettre une couche avant de s'éloigner en fendant les Rouges et Or jusqu'à la cheminée.


    - Au moins, tout ce qui est petit est mignon, Grande Perche ! C'est pas ton cas, apparemment ! -




    [ Théo .. Je ferai plus long dans le prochain ;) ]
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MessageSujet: Re: [Avril 1996] Tout ce qui est petit est mignon Dim 20 Sep 2009 - 12:56

Si Théo avait toujours aimé passer du temps dans sa salle commune, depuis quelques temps celle-ci était devenue son endroit de prédilection. Ici, au moins ils ne risquaient pas de subir la présence de la grosse Ombrage et de ses stupides larbins ce qui, il fallait le dire, était un véritable soulagement. A eux détente et tranquillité ! Quoique pour l’instant, avec l’arrivée des examens de fin d’année, leur salle commune s’assimilait plus à un endroit de torture qu’à un lieu de plaisir. Chaque jour, le rouge et or recevait toute une flopée de devoirs qui ne faisaient qu’alourdir la pile des travaux qu’il avait déjà reçu les jours précédents. C’était à se demander si les professeurs se souciaient de l’état de santé de leurs élèves. Si ce rythme continuait encore longtemps, Théo mort bien avant que les examens ne commencent. La fatigue ou le surmenage viendraient à bout de lui. Ou, pire, il serait écrasé accidentellement par sa montagne de devoirs. Et on pleurerait sur son sort tout en le plaignant d’avoir été ainsi fauché dans la fleur de l’âge.

Enfin, la mort ce n’était pas encore pour tout de suite puisque aujourd’hui il avait miraculeusement terminé ses devoirs de bonne heure. De quoi lui donner l’occasion de souffler un peu et lui permettre de profiter pour une fois de sa soirée. Enfin, il lui restait juste une formalité à régler à savoir écrire une lettre à sa petite sœur Irina qui allait fêter son anniversaire. Rien de bien réjouissant en fait. S’il adorait recevoir des nouvelles de ses proches, Théo détestait en effet rédiger des lettres. Si parler ne lui posait aucun problème, écrire c’était une autre histoire. Il ne savait jamais quoi dire et se prenait la tête dans le choix de ses mots si bien qu’au final, à force de ratures et de réécriture, il passait un temps fou pour rédiger une simple lettre. Et même si cette fois la correspondante de Théo avait tout juste sept ans (autant dire qu'elle déchiffrait plus qu'elle ne lisait) et se fichait bien des mots qu’il employait dans sa missive, cela ne l’empêcherait pas de mettre tout autant de temps à l’écrire.

Ca y est, mission accomplie. Avec soulagement, le rouge et or roula son morceau de parchemin et le rangea dans son sac. Puis, il laissa retomber mollement sa tête sur le dossier du fauteuil et observa les élèves qui peuplaient la salle. Beaucoup étaient encore en train de travailler, penchés sur leurs livres, tandis que d’autres s’étaient amassés par petits groupes et s’occupaient de diverses façons. Un groupe en particulier attira son attention. Il était constitué d’élèves de quatrièmes. Ceux-ci gloussaient et babillaient bruyamment tandis qu’un petit garçon leur faisait face, gesticulant dans tous les sens. Théo esquissa un sourire en identifiant le gamin. Il s’agissait d’Enzo Cloud, un môme de troisième année monstrueux et agité au possible mais auquel on avait tôt fait de s’attacher. C’était ce genre de gamin qui ne perdait pas une occasion pour s’attirer les ennuis et avec lequel on ne pouvait que difficilement s'ennuyer. En fait, il lui ressemblait un peu mais en pire. C’est sans doute pour cela que cela avait très vite collé entre eux malgré leur différence d’âge.


« Va jouer avec les Petits, Cloud ! »

Théo se redressa de son siège, attentif à ce qui allait suivre. Cette fois encore le gamin allait au devant de gros ennuis. Le gars qui l’avait poussé était réputé pour être un vrai caractériel. C’était ce genre de gars auquel il valait mieux ne pas se confronter. En clair, Enzo avait tout intérêt à s’éclipser au plus vite s’il ne voulait pas s’attirer les foudres du quatrième année. Mais évidemment c’était trop demander… Au lieu de laisser tomber l’affaire, le troisième année resta sur place quelques instants, un sourire démoniaque illuminant son visage. Puis, il se décida à tourner les talons et s’éloigner non sans lancer d’un air narquois :


« Au moins, tout ce qui est petit est mignon, Grande Perche ! C'est pas ton cas, apparemment ! ».

Théo leva les yeux au ciel, devinant très bien la situation qui allait suivre. Oui décidemment, lorsque Enzo Cloud était dans les parages, on ne s’ennuyait jamais…

« Qu’est-ce que t’a dit Cloud ? Tu sais ce qu’elle te dit la Grande Perche ? ! » Le quatrième année brandit sa baguette magique avant que sa cible ait eu le temps de bouger. « Locomotor Mortis »

Et voilà…
Plus amusé qu’autre chose, le Gryffondor regarda Enzo s’effondrer lourdement sur le sol tandis que la bande partait dans un grand mouvement d’hilarité. Après avoir attendu une dizaine de secondes, le sixième se décida à bouger pour se diriger vers le garçon, qui gisait toujours par terre.


« Tout ce qui est petit est mignon ? Il faut croire que tu es l’exception qui confirme la règle alors !» Un sourire moqueur au coin des lèvres, Théo sortit sa baguette de sa poche et la pointa vers son ami.«Finite!»

[HJ : Désolée, j’avais envie de torturer un peu ton personnage… Et pour la longueur c’est très bien comme ça !]
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MessageSujet: Re: [Avril 1996] Tout ce qui est petit est mignon Dim 20 Sep 2009 - 14:47

    [ HJ: C'est pas encore trop méchant =D ]


    « Qu’est-ce que t’as dit, Cloud ? Tu sais ce qu’elle te dit la Grande Perche ?! Locomotor Mortis. »

    Raah mais noon ! Mais quel caractère de chien ! Enzo, dans son mouvement de marche eut les jambes bloquées et bascula en avant, s'éffondrant lourdement au sol. Les éclats de rire de la bande ne lui parvenaient pas aux oreilles. Il était trop occuppé à s'inquièter du goût du sang qu'il avait dans la bouche. Il resta une dizaine de secondes cloué au sol, ne remarquant même pas la position ridicule dans laquelle il était installé. Il entendit une foulée de pas s'arrêter près de lui. Une odeur de pied qu'il connaissait bien ;) emplit ses narines et il afficha un sourire. Il tourna la tête vers Théo, sachant bien que celui-ci ne pouvait pas résister à sa petite bouille pour le secourir.

    « Tout ce qui est petit est mignon ? Il faut croire que tu es l’exception qui confirme la règle alors ! Finite ! »

    Il ne prit pas la peine de répondre tout de suite. Une fois qu'il sentit à nouveau ses orteils et ses jambes, il se releva en portant une main à sa mâchoire pour la masser une poignée de secondes. Il lança un regard amusé à la bande de quatrièmes, n'ayant pas laissé tomber l'affaire .. Il en avait rien à faire de passer pour un con devant tous les Gryffondors réunis .. Et puis, il en avait pas grand chose à faire des commentaires qu'on pouvait dire sur lui .. Ca s'était déjà produit tellement de fois que le plus drôle dans l'histoire, c'était de provoquer son adversaire et de se rire de lui ... Aussi continua-t-il de sourire d'un air moqueur. Le garçon le regardait aussi avec son sourire bête, heureux que son sortilège l'ait atteint .. En attendant, c'est vrai que ça devait pas être facile de lancer un sort alors que son adversaire - plus jeune et en sous nombre - avait le dos tourné ! Il affichait un faux air triste avant de faire entendre sa voix fluette.

    « Ca t'as pas embelli, tout ça ! Bon, j'espère que t'as fini là parce que c'est pas que t'es un peu réisigné au niveau conversation mais c'est tout comme ! »

    Enfin, fluette. Disons qu'il commençait à muer mais que sa voix restait celle d'un enfant de 10 ans ..
    Il détourna la tête, apercevant du coin de l'oeil, les regards de la bande posés sur le Sixième Année qui était venu le libérer. Ils devaient se demander si c'était une bonne idée de s'attaquer à lui ou pas. Le chef lui lança un regard-éclair, qu'il devinait merveilleusement bien dans son dos. Un sourire satisfait et il reporta son attention sur Théo. Alors comme ça, celui-ci doutait qu'il était mignon .. Il haussa un sourcil, se demandant où il pouvait remarquer le contraire .. Pour toute réponse, il lui tira la langue.
    Il était peut-être un ami réconfortant et un allié puissant. Mais il aurait très bien pu être son grand frère tortionnaire et moqueur.
    Bien sûr, comment ne pas s'attacher à ce garçon qui avait les mêmes tendances que lui, en moins fort, à s'attirer de ces problèmes sans le vouloir ?! Et puis, celui-ci lui avait donné quelques conseils, quelques leçons qui lui ont permi de savoir mieux se débrouiller avec les filles, savoir mieux leur parler .. Les comprendre, aussi .. Oui, oui, ne doutez pas qu'il lui fut d'une grande aide ..


    « Moi, je suis pas une exeption à la règle, je suis exeptionnel .. C'est tout ! »

    Une bande de filles se leva pour rejoindre leur dortoir. Si la soirée commençait à peine, certains avaient plutôt intérêt à aller se coucher pour récupérer d'heures de sommeil oubliées dans les jours précédents. D'autres avaient plutôt intérêt à bosser à fond pour rendre à temps la pile de devoirs imposés par leurs professeurs. Enzo acceuillit leur départ avec un sourire de chanceux, sautant directement sur un fauteuil en cuir pour trois personnes, où il s'affala de tout son long. Baillements et étirements s'en suivirent, il posa sa tête en hauteur, sur l'appui coude en attendant que Théo prenne le temps de se joindre à lui. Il le fixa une poignée de secondes pour observer des élèves de Sixièmes qui agitaient leurs plumes presque plus vite que leurs ombres. Affichant un sourire, fatigué, il reprit la parole en glissant ses doigts dans sa crête, redressant tranquillement ses cheveux à la verticale.

    « Tu dois être l'exeption à la règle des Sixièmes Année, toi .. Celui qui gratte pas le parchemin ! »
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MessageSujet: Re: [Avril 1996] Tout ce qui est petit est mignon Ven 19 Mar 2010 - 15:07

    N’importe quel individu un tant soit peu sensé se serait discrètement éclipsé de la pièce, trop honteux de s’être humilié ainsi en public mais surtout conscient qu’il ne faisait pas du tout le poids face à ses ennemis. Mais n’est pas Enzo Cloud qui veut ! Il en fallait bien plus en effet pour déstabiliser le jeune garçon. Sans montrer un quelconque sentiment de gêne, le Gryffondor se remit donc péniblement sur pieds. Puis, son éternel sourire collé au coin des lèvres, il se tourna spontanément en direction du quatrième année et de sa bande. Le spectacle de la chute d'Enzo n'ayant pas échappé à grand monde, la plupart des élèves de la salle commune avaient maintenant leur regard rivé sur le jeune garçon. Certains affichaient une mine exaspérée, furieux d'avoir été interrompus en plein travail mais la plupart semblaient ravis de ce moment de distraction inattendu et pressentaient que cela n'était pas fini. Théo pour sa part soupira longuement. Non content de s'être pris une raclée en public, voilà que son jeune ami en redemandait. L’espace d’un instant, il fut bien tenté de le retenir pour l’empêcher d’envenimer davantage la situation et de se ridiculiser davantage mais il se ravisa presque aussitôt. C’est à force de se prendre des baffes qu’on finit par devenir raisonnable. Enfin, son petit doigt lui disait que dans le cas d’Enzo, il y aurait encore beaucoup de baffes à venir…

    « Ca t'as pas embelli, tout ça ! Bon, j'espère que t'as fini là parce que c'est pas que t'es un peu résigné au niveau conversation mais c'est tout comme ! »

    Théo croisa le regard du chef de bande et tous deux se fixèrent, l'air mauvais. Le quatrième année semblait hésitait sur la suite à donner. Cette fois, ce n'est pas juste plus petit que lui qu'il s'apprêtait à affronter. Sans compter que Théo avait quelques autres amis dans la pièce. Finalement, après quelques secondes de cet affrontement muet, il sembla se résigner à laisser tomber et se retourna vers ses comparses. Ce gars là était peut-être un caractériel mais au moins il n'était pas aussi stupide qu’Enzo et savait se faire discret quand il le fallait. En même temps, ça n’était guère difficile. Visiblement déçus que l'affrontement soit déjà terminé ou au contraire soulagés, les élèves retournèrent à leurs occupations. Le sixième année reporta quant à lui son attention vers le gamin, s’attendant à être remercié chaleureusement pour le coup de main. Mais ce dernier lui tira la langue en guise de tout remerciement. Toujours aussi sympa ce môme!

    « Moi, je suis pas une exception à la règle, je suis exceptionnel… C'est tout !

    Et modeste avec ça en plus! Décidément ce pauvre garçon n'avait rien pour lui. Faisant mine d’être outré, Théo ne broncha pas tandis que l’insolent s’étalait maintenant de tout son long dans l’un des fauteuils en cuir, pas le moins du monde gêné de laisser trainer ses pieds en plein milieu du fauteuil. « Tu dois être l'exception à la règle des Sixièmes Année, toi ... » continua le troisième année, maintenant confortablement installé. « Celui qui gratte pas le parchemin ! »

    « Toi exceptionnel ?! »
    Théo laissa échapper un petit rire moqueur tout en se dirigeant à son tour vers le fauteuil. « Exceptionnellement modeste, stupide et fatiguant… oui, ça je te l’accorde volontiers; tu l’es sans aucun doute. Mais pour le reste … Navré de te décevoir mon p'tit mais tu n’as rien d'un être d’exceptionnel. Mais rassure-toi… ». Il poussa les jambes d’Enzo pour pouvoir prendre place sur le fauteuil en cuir à côté de lui. « …je t'aime bien quand même! En fait, c'est un peu comme avec le chien qu'on a à la maison. Il a beau être vieux, puer de la gueule et être infesté par les puces, je m'y suis attaché avec le temps. Toi c'est pareil. Sauf qu'en plus avec toi on ne perd jamais une occasion de rire et ça c'est réellement exceptionnel! ».

    D'un geste amical, il ébouriffa gentiment la tignasse d'Enzo. Enchanté de voir que la coiffure - dont le gamin était si fier! - avait tout à coup perdu tout de son style, Théo se laissa alors aller contre le fauteuil, sa tête reposant mollement sur le fauteuil:


    « Et pour ton information, sache que je suis simplement plus doué que la plupart des sixièmes années. Pas besoin de gratter le parchemin plus qu’il ne faut ! »


    Savourant pleinement cet instant de répit, le rouge et or ferma les yeux quelques secondes puis se redressa subitement, la malice venant soudainement illuminer son visage d'adolescent.


    « Tiens... mais au fait!! QUAND est-ce que tu comptais me mettre au courant au juste? Espèce de cachotier! Alors c'est vrai ce qu'on raconte depuis quelques jours? Tu as trouvé une fille? TOI? »

    Sondant son jeune camarade du regard, Théo secoua la tête tout doucement, comme si cette information lui paraissait improbable. Bon c'est vrai, Enzo était un garçon plutôt mignon et, c'était certain, ne manquait pas de charme. Mais tout de même, aussi charmant qu'il puisse avoir l'air, le jeune Cloud était aussi complètement cinglé! Ce n'est pas pour rien que le Choixpeau avait hésité lorsqu'il avait fallu lui choisir une maison. Oui le Gryffondor n'était pas tout net et ça il suffisait de passer plus de dix minutes en sa compagnie pour s'en rendre compte.

    « J'ai essayé d'en savoir plus auprès de Zoé, vu que vous êtes dans la même année...»
    continua Théo «... mais bien sûr mon intello de frangine est allergique aux ragots. Ces Serdaigle j'te jure, tous les mêmes... A part les livres, rien ne les intéresse. Bref, donc évidemment ma soeur n'a pas pu me donner plus de renseignements. Donc là je compte bien évidemment sur toi pour me raconter tout ce que tu aurais déjà dû me raconter. Qui est l'heureuse élue, je la connais? Comment tu t'y es pris pour qu'elle tombe sous ton charme? Tu lui as lancé un sort ou tu lui as fait boire une potion? Et elle est mignonne au moins?»
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MessageSujet: Re: [Avril 1996] Tout ce qui est petit est mignon Mer 7 Avr 2010 - 1:30

    Et il en était fier le petit imbécile, de toute cette aventure qui aurait pu se terminer bien plus mal si l'autre gros avait répliqué avec une petite aide de ses poings, qui auraient laissé KO la brindille, on pouvait le dire haut et fort. Il se recoiffait tout en fixant le petit Théo - allez, grand mais pas tellement de mental dirons-nous - et affichant un air de faux choqué plus pour montrer à quel point il n'en avait que faire de son avis. Faut dire que s'il l'écoutait depuis le début, le petit Enzo serait déjà tout cassé, tout discipliné, tout rangé dans un coin où il aurait peur de déballer sa vraie personnalité, un peu trop folle au goût de certains. M'enfin ! Il ne serait pas Enzo s'il n'avait pas sa crête et son caractère à embrouilles ! Après ça, on l'aime, on l'aime pas, il n'en avait cure. Il était ni une poule mouillée, ni un enfant qui allait se cacher dans les jupes de sa chère moman. La réalité, il se la prenait dans les dents, comme la réalité sur lui que Théo lui lançait. D'ailleurs, merci mon grand, ça fait plaisir de se faire remettre en place pareillement par ses amis les plus proches. Heureusement que t'es là pour faire le papa .. Mais malheureusement, ça devient tellement un refrain pour moi, ce que tu me dis là, que je vais une fois de plus pas t'écouter !

      « Toi exceptionnel ?! Exceptionnellement modeste, stupide et fatiguant… oui, ça je te l’accorde volontiers; tu l’es sans aucun doute. Mais pour le reste … Navré de te décevoir mon p'tit mais tu n’as rien d'un être d’exceptionnel. Mais rassure-toi …je t'aime bien quand même! En fait, c'est un peu comme avec le chien qu'on a à la maison. Il a beau être vieux, puer de la gueule et être infesté par les puces, je m'y suis attaché avec le temps. Toi c'est pareil. Sauf qu'en plus avec toi on ne perd jamais une occasion de rire et ça c'est réellement exceptionnel ! »
      « C'est bon, t'as fini là ... ? J't'ai même pas écouté tellement t'es barbant quand tu parle comme ça ... Tu peux pas tout simplement avouer que t'aimes ma compagnie et tout ce qu'elle peut apporter ? J'ai rien d'un vieux chien .. Je sens pas mauvais de la bouche et j'ai pas de puces ! Et puis, même si tu veux pas mon avis, je te le donne quand même .. Donc entre nous, c'est toi le vieux, c'est moi le jeune qui s'est attaché à son vieux chien ! Voilà, c'est tout ce que j'avais à te dire ! »


    Il se laissa ébouriffer les tifs qui ne ressemblaient déjà plus à rien avec la journée qui se terminait puis essaya tout de même de réarranger le coup. Rien à faire. Quand il y a plus de gel dans les cheveux, ça ne tient plus, que ce soit du moldu ou du sorcier hyper tenace, ça fait pas souvent des miracles ! Bon tant pis, ça lui faisait une bizarre sensation, mais il supporterait ... Le plus dur à supporter entre les deux, c'était quand même Théo quand il lui faisait la morale avec des discours qui s'étendaient inutilement en longueur. Il se relève du fauteuil pour s'asseoir sur la table, en face de lui. Il resterait pas près de lui, au risque de subir une seconde attaque physique de sa part. Il se donnait un peu de temps pour quand ses petits nerfs lâcheraient ... Et le voilà qu'il reprenait sa respiration, le jeune insolent l'écouta en le fixant d'un oeil las mais avec son sourire de bienheureux poussin collé aux lèvres.

      « Et pour ton information, sache que je suis simplement plus doué que la plupart des sixièmes années. Pas besoin de gratter le parchemin plus qu’il ne faut ! »
      « Plus doué, toi ?! C'est une blague ! Fais attention, je vois tes chevilles et ta tête enfler ... T'as aussi le nez qui s'allonge ! »


    D'accord, c'était nul comme réplique. L'autre avait cas faire semblant de dormir si ça l'amusait, Enzo était bien trop fier et trop susceptible pour se souvenir des nombreuses fois où on l'avait blessé et charrié comme aujourd'hui ! Il se tut et épia par dessus l'épaule de son ami, son adversaire de tout à l'heure. Il était fier de l'avoir ridiculisé ainsi, même si lui avait aussi dû se taper la honte ... Enfin passons ! Théo fut comment dire, d'un seul coup éclairé, illuminé, inspiré ! Il fit sursauter le troisième année qui pensait ne pas le revoir réveillé de sitôt. D'ailleurs, il était un peu effrayant, là. Enzo ne savait pas quoi s'attendre du Garner et son air malicieux ne lui présageait rien de bon. Il leva les mains en l'air, innocemment alors que celui ci déballait un nouveau speetch sur sa mauvaise conduire, pour un peu changer !

      « Tiens... mais au fait !! QUAND est-ce que tu comptais me mettre au courant au juste ? Espèce de cachotier! Alors c'est vrai ce qu'on raconte depuis quelques jours ? Tu as trouvé une fille ? TOI ? »
      « Quand ? Laisse moi réfléchir ... » La demi portion lève les yeux au plafond, pensif. A peine levé au plafond, il fixa Théo. Sa décision avait été prise avant même qu'il n'ait eu le temps de penser, en faite. « Je comptais rien te dire. Parce que tu te serais foutu de moi, une fois de plus et que je veux pas que tu te foutes d'elle, surtout ! ... Tu vois, tu continues ! OUI, je me suis trouvé une fille ! Pas comme toi, d'ailleurs mais je te tirerai pas ce fil sensible, j'ai pas de mouchoir sur moi ! J'devrais te former pour t'en dénicher une .. Par contre, tu devras piocher dans celles qui restent, hiin ! C'est à dire, les très petites ou très grandes, moches, boutonneuses et inintéressantes .. Et encore, je suis sûr que t'aurais du mal, encore ... »


    Bon d'accord ... Il était détestable sur ce coup. Mais bon, faut dire que Théo n'était pas un ange non plus dans l'histoire. Le petit Poussinnet n'avait pas aimé comment il avait douté au plus profond de lui, il avait été blessé au plus profond de lui dans son estime. Frappé, fouetté en plein cœur, c'est sûr que ça part vite et méchamment, en plus. Il avait croisé les bras et le regardait d'un air de chien battu avant de se rendre compte de ses paroles de démon et de retrouver son regard enfantin, avec les grands yeux qui bouffent la moitié du visage, comme pour se faire pardonner silencieusement. Il le laissa finir et se tiendrait à carreaux pour la suite ... Et répondrait correctement à l'interrogatoire.

      « J'ai essayé d'en savoir plus auprès de Zoé, vu que vous êtes dans la même année... mais bien sûr mon intello de frangine est allergique aux ragots. Ces Serdaigle j'te jure, tous les mêmes... A part les livres, rien ne les intéresse. Bref, donc évidemment ma soeur n'a pas pu me donner plus de renseignements. Donc là je compte bien évidemment sur toi pour me raconter tout ce que tu aurais déjà dû me raconter. Qui est l'heureuse élue, je la connais? Comment tu t'y es pris pour qu'elle tombe sous ton charme? Tu lui as lancé un sort ou tu lui as fait boire une potion? Et elle est mignonne au moins? »
      « Tu t'arrêtes de parler, oui ? Je me souviens plus de toutes les questions là .. Oups, pardon ... Je connais ta soeur, oui oui ... Elle a des jolies jambes d'ailleurs mais passons ce sujet. Mais c'est d'abord chez moi qu'il fallait venir, si ça me concerne en plus ... Tu sais que j'apprécie au moins un peu alors évidemment que je t'aurais raconté tout si tu m'l'avais demandé. Hélène Walker, tu dois connaître .. C'est la fille avec qui je suis sortie il y a quelques années, alors oui, elle est trop belleuuh ! Et évidemment que non que je lui ai rien fait ni donné ! J'l'ai croisée à la volière, il nous est arrivé plein d'aventures et puis tout s'est calmé alors on a parlé un peu. Après, bah, j'lui ai fait un long discours et tout mais elle était déjà d'accord pour qu'on se redonne une chance. Alors voilà, tu sais tout. »


    Il resta immobile, jouant avec un de ses bracelets à cinquante cents, un mince sourire aux lèvres et un petit air à demi absent. Il se releva pour se caler dans le fauteuil aux côtés de son ami et de se laisser aller la tête dans le coussin. Il bomba le torse pour montrer à quel point il était un homme, viril ! Il mériterait des baffes, plutôt ! Vas-y donne les lui, Théo ! Il le mériiiite !
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MessageSujet: Re: [Avril 1996] Tout ce qui est petit est mignon Dim 25 Avr 2010 - 14:49

    Même si le discours du gamin l’ennuyait quelque peu, Théo préférait rester concentré sur lui plutôt que de s’intéresser au reste de la Salle commune et de prendre ainsi le risque de se faire fusiller du regard. Les élèves qui jusque là travaillaient tranquillement devaient en effet n’avoir qu’une envie à présent : les étrangler pour avoir enfin un peu la paix tant attendue. Il fallait bien reconnaitre que les deux Gryffondor n’étaient pas très discrets en ce moment. En fait, chaque fois qu’ils se voyaient, c’était presque toujours comme cela. Ils ne pouvaient s’empêcher de se charrier l’un l’autre, c’était presque devenu une routine entre eux. Théo prenait toujours un malin plaisir à jouer le rôle du grand-frère moralisateur ce qui avait l’art d’agacer le troisième année qui ne supportait pas qu’on lui dise ce qu’il devait faire ou ne pas faire. Surtout quand le donneur de leçons n’était lui-même pas un enfant de chœur. Alors la conversation montait, montait et les vacheries sortaient par dizaines. Parfois, il leur arrivait même de crier pour avoir le dernier mot, pour l’emporter sur l’autre. Tous deux bien trop fiers de leur petite personne, ils ne pouvaient imaginer une seule seconde se laisser fermer le caquet par l’autre. Ca aurait été une soumission à l’autre ce qui à leur yeux était la pire chose qu’ils puissent imaginer.

    Malheureusement, les vacheries qu’ils se lançaient sans réfléchir allaient parfois vraiment loin. Il n’y avait qu’à voir la mine que le gamin avait affichée juste à l’instant où Théo avait remis en doute le fait qu’il se soit trouvé une petite amie. En voyant l’air blessé de son ami, l’adolescent s’était soudain senti un peu coupable de lui avoir tenu un tel discours. On aurait dit que devant lui se tenait à présent un petit poussin fragile et abandonné par les siens. Ca en était presque émouvant. Malheureusement, Enzo n’avait pas de mouchoirs sur lui si bien que Théo avait reporté la petite larme de culpabilité à plus tard. Cela avait d’ailleurs été une excellente initiative de sa part parce qu’en l’espace de quelques secondes seulement, le gentil et innocent poussin s’était transformé en un être sans pitié, le frappant à son tour sans l’ombre d’une hésitation. Le sixième année avait alors lui aussi tenté d’adopter une mine défaite, affligée mais, malgré tous ses efforts, il n’y était pas parvenu. Depuis le temps qu’il le connaissait, les vacheries d’Enzo semblaient maintenant rebondir sur lui, ne l’atteignant que très rarement. En plus, il n’y avait qu’à regarder le gamin pour que la haine s’évanouisse aussitôt. C’est vrai qu’il était plutôt doué dans son genre. Comment ne pas fondre devant ce regard angélique, ces yeux brillants, cette mine suppliante ? Dans le temps, Théo arrivait aussi à attendrir son interlocuteur de cette façon. Malheureusement, plus il prenait de l’âge, moins ses tentatives se montraient fructueuses. Quelle injustice!


    « Tu t'arrêtes de parler, oui ? Je me souviens plus de toutes les questions là … Oups, pardon ... Je connais ta soeur, oui oui ... Elle a des jolies jambes d'ailleurs mais passons ce sujet ».


    « Hé ! Je t’interdis de parler de ma sœur de cette façon! »

    « Mais c'est d'abord chez moi qu'il fallait venir, si ça me concerne en plus ... Tu sais que j'apprécie au moins un peu alors évidemment que je t'aurais raconté tout si tu m'l'avais demandé. Hélène Walker, tu dois connaître ... »

    « Heu… ?»

    « C'est la fille avec qui je suis sortie il y a quelques années…»


    « Ah ouais, la Serdaigle…»

    « …alors oui, elle est trop belleuuh ! Et évidemment que non que je lui ai rien fait ni donné ! J'l'ai croisée à la volière, il nous est arrivé plein d'aventures et puis tout s'est calmé alors on a parlé un peu. Après, bah, j'lui ai fait un long discours et tout mais elle était déjà d'accord pour qu'on se redonne une chance. Alors voilà, tu sais tout. »

    Finalement, les garçons s’étaient tous les deux calmés et la Salle Commune avait repris un semblant de quiétude au grand soulagement de la plupart de ses occupants. Il faut dire que les confrontations qu’ils avaient étaient épuisantes. Ils ne tenaient pas le rythme bien longtemps ou finissaient tout simplement par s’en lasser. Tout sourire, Théo garda le silence quelques instants, observant son jeune ami qui bombait le torse fièrement dans une piètre tentative d’affirmer sa virilité. Quelle scène! Ce garçon était d’un ridicule parfois ! L’adolescent aurait pu lui foutre une paire de baffes pour le remettre à sa place mais il n’en fit rien, amusé qu’il était par l’air qu’affichait le morveux. Un grand sourire béat, des yeux absents… Pas de doute, Enzo devait sans doute être en train de penser à sa petite amie. C’était mignon ! Le rouge et or gigota sur le fauteuil puis se pencha vers son ami. Celui-ci, toujours plongé dans ses pensées, ne faisait pas le moins du monde attention à lui. Feignant l’air exaspéré, le rouge et or pinça de toutes ses forces le bras du petit pour le sortir de sa rêverie.

    « Hé Cloud, descends de ta planète Walker et reviens parmi nous ! »

    Tandis que le gamin geignait de douleur, Théo se déplaça légèrement sur le fauteuil, pour se tenir à distance respectable au cas où il y aurait eu riposte. Sans se soucier le moins du monde du regard réprobateur que lui lançait une élève, Hermione Granger, il posa alors ses pieds sur la table d’en face puis se tourna à nouveau vers Enzo, l’air innocent :

    « J’en reviens pas que tu sois amoureux ! Cette Hélène, elle est trop forte! Et trop gentille si tu veux mon avis...»


    Ne tenant pas à raviver le conflit, il rajouta:

    « Mais tu la mérites...»

    Théo n'aimait pas être trop gentil avec ce petit diablotin mais il fallait le reconnaitre: Enzo avait beau être casse-pied, prétentieux, infernal, c'était aussi un chouette gamin qui méritait d'être heureux.

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MessageSujet: Re: [Avril 1996] Tout ce qui est petit est mignon Jeu 29 Juil 2010 - 14:50

      « Hé ! Je t’interdis de parler de ma sœur de cette façon! »


    Sourire innocent mais le jeune homme continua de parler sans s'arrêter. Bien sûr qu'il avait énoncé ça pour avoir une quelconque réaction de sa part. C'était une Serdaigle trop intelligente et trop studieuse, trop coincée et trop dans ses principes que tourner des pages de livre avec elle le lasserait trop vite. Non, il avait Hélène et puis, elle était pas son genre de fille. Hélène, justement, il en arrivait à elle dans son discours autant élargi en long qu'en large.

      « Ah ouais, la Serdaigle …»
      « Ouii, la Serdaigle …»


    Il continua de parler, les paroles se trouvant toutes seules et il ne réfléchissait même pas à ce qu'il disait. Jusqu'au moment où il se stoppa net et se perdit dans ses pensées, déconnecté. Les murmures de réprobation se firent entendre puis plus rien, les gens après un dernier coup d'œil noir et une dernière phrase acerbe pour se détourner des deux gryffondors bruyants et de mentalité aussi basse l'un que l'autre. Il en oublia Théo, la pièce, les gens qui étaient occupés, il rêvait juste. L'autre idiot le pinça et il grogna en regardant Théo, l'air de dire qu'il allait devenir méchant s'il osait recommencer.

      « Hé Cloud, descends de ta planète Walker et reviens parmi nous ! »
      « C'est revenir avec toi tout seul, plutôt, et c'est l'Enfer, avec toi ! »


    Le jeune Cloud se frotte et veut se venger. Le Garner lui coupe la route en reculant dans son fauteuil. Tu fais bien de le faire mais c'est de la vengeance orale que je ferai. Tant pis pour lui, le Cloud sera détestable, maintenant. Leur jeu a toujours été seulement en paroles, et là, il avait toutes ses chances. Maintenant, s'ils faisaient appel à la force physique, Enzo était sûr de plus avoir ses chances pour tenir tête au Garner ! Ce qui serait complètement déséquilibré, inéquitable et injuste pour le troisième année indiscipliné ! Il allait lui faire manger son air innocent, là, directement et sans plus tarder ! L'homme à la crête serra des poings et de la mâchoire, se renfrognant dans son fauteuil avec l'œil noir fixé sur son aîné.

      « J’en reviens pas que tu sois amoureux ! Cette Hélène, elle est trop forte ! Et trop gentille si tu veux mon avis... »


    Là, il était prêt à exploser. Trop gentille, trop gentille ?! Ça voulait dire quoi, ça ?! Que lui, Enzo, oserait s'y prendre mal avec elle ? Et qu'elle acceptait en fermant les yeux ? Non, depuis qu'il s'était remis avec elle, il n'avait que l'idée de la traiter comme sa princesse et de la chouchouter pour qu'elle n'ait pas en tête qu'il est toujours comme avant, à courir après d'autres. Mais sa phrase suivante le fit calmer d'un coup. C'était même un instant rêvé que lui offrait Théo. Un moment à lui rappeler à chaque fois qu'il se permettrait de les critiquer à l'avenir. Un sourire de vainqueur s'illumina sur son visage.

      « Mais tu la mérites...»
      « Mec, je pense que tu vas regretter cette phrase et ton petit moment d'évasion ! Mais je vais me calmer directement parce que sinon, je pense que je mourrai trucider par tous les studieux de ma propre maison plus de ta personne s'il me venait l'idée de me vanter à nouveau ... Et Merlin sait que j'en meurs d'envie ... »


    Grand sourire d'ange. Il lui faisait un de ces cadeaux super hypra gigantesque ! Et en même temps, il sauvait une fois de plus sa peau qu'il risque à chaque fois lors de ces conversations bruyantes de début de soirée, à l'approche des examens finaux ... En attendant, il changea de fauteuil pour faire un check-mec, en attendant avec son poing que le Garner se mette lui aussi en position.

      « Toi, tes amours, ils sont inexistants ou tu m'en parles pas ?! Si tu m'en parles pas, c'est dégueulasse, parce que moi j'ai partagé ! Et s'ils existent pas, va falloir que je fasse quelque chose pour toi, absolument ! Parce que c'est pas dur, l'amour, quand on sait s'y prendre avec ! »


    Grand sourire de sauveur. Il avait baissé le ton d'un coup en s'asseyant sur le fauteuil voisin du Rouge et Or. Conscient que ce serait une tuerie s'il ne faisait pas moins de bruit. Il se ferait injustement expulsé de la salle commune, c'est ce qu'il lisait dans les regards de ses compagnons de maison tant adorés ... Alalah, l'amour à sens unique !
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MessageSujet: Re: [Avril 1996] Tout ce qui est petit est mignon Mer 11 Aoû 2010 - 0:40

« Mec, je pense que tu vas regretter cette phrase et ton petit moment d'évasion ! »

Vu la mine réjouie que la gamin affichait, il la regrettait déjà cette phrase. Mais il se retint bien évidemment de lui dire. Cela ne l’aurait rendu qu’encore plus satisfait et il avait déjà bien assez donné aujourd’hui. En fait, il avait même trop donné !

« Mais je vais me calmer directement parce que sinon, je pense que je mourrai trucider par tous les studieux de ma propre maison plus de ta personne s'il me venait l'idée de me vanter à nouveau ... Et Merlin sait que j'en meurs d'envie ... »

« Épatant ! Pour une fois tu sais te montrer raisonnable. Elle a une bonne influence sur toi la petite Walker visiblement. »

Il ne le charriait pas en disant ça. Il pensait sincèrement que la Serdaigle pourrait avoir une influence positive sur lui. Et qui sait, peut-être même que grâce à elle Enzo éviterait de trainer avec des gens peu fréquentables à l’avenir. Des gens comme Jake Cleaver par exemple. Étrangement, le 3ème année semblait vouer une sorte de culte au Serpentard. Du moins c’est ce que Théo avait ressenti lors de toutes ces fois où il lui avait parlé de lui. Parfois, cela en devenait même franchement lassant : « Jake Cleaver par-ci, Jake Cleaver par là ». En plus Enzo ne se contentait pas d’en parler, il n’arrêtait pas de le coller, chaque fois qu’il le voyait, comme fasciné par le personnage. Pourtant, ce cher Jake Cleaver était loin d’être un gars bien. Combien de fois Théo ne l’avait-il pas surpris en train de harceler de pauvres gamins. Monsieur avait besoin de se défouler sans doute. Or, s’il y avait bien une chose qui avait le don de le mettre en furie c’est qu’on s’en prenne à des plus jeunes. Il n’y avait pas d’acte plus lâche à ses yeux. Mais devait-on s’attendre à autre chose de la part d’un Serpentard ? Non, ce Jake Cleaver n’était vraiment pas quelqu’un de recommandable. C’était ce genre de gars qui méritait d’avoir une sérieuse correction, ne serait-ce que pour ravaler une bonne fois sa fierté. Jusqu’ici, Théo n’avait fait que s’interposer gentiment entre le vert et argent et ses victimes. Toutefois, il avait fort à parier qu’ils finiraient tôt ou tard par régler leurs comptes à la baguette. Les tordus du genre de Jake Cleaver étaient imperméables aux mots, il leur fallait la manière forte.

N’ayant pas le moins du monde envie de passer toute la soirée à penser au Serpentard, Théo reporta son attention sur Enzo qui venait de s’installer dans le fauteuil proche du sien. Pas possible, ce gosse était un vrai pot de colle ! Essayez de le fuir et il vous colle encore plus. C’était à se demander comment la pauvre Hélène tenait le coup avec une sangsue pareille.


« Toi, tes amours, ils sont inexistants ou tu m'en parles pas ?! Si tu m'en parles pas, c'est dégueulasse, parce que moi j'ai partagé ! »

Voilà que le môme se mettait à douter de lui. Pourtant il était évident qu’il lui en aurait parlé s’il y avait eu quelque chose à raconter. Enzo avait beau être horriblement bavard, il savait quand même écouter quand il le fallait.

« Et s'ils existent pas, va falloir que je fasse quelque chose pour toi, absolument ! Parce que c'est pas dur, l'amour, quand on sait s'y prendre avec ! »

Théo esquissa un sourire. ‘C’est pas dur l’amour’ : voilà exactement le genre de discours qu’il aurait pu tenir il y a encore un an de cela. A cette époque, il y croyait lui aussi. Il était persuadé qu’avec un peu de volonté et beaucoup d’efforts, rien ne pouvait lui résister. Mais une certaine rencontre lui avait finalement ouvert les yeux. Il avait compris qu’il se trompait sur toute la ligne, que rien n’était jamais acquis…


« Tu crois vraiment que je ne t’en aurais pas parlé ou même glissé un mot ? Ma parole, tu es encore plus idiot que je ne le pensais... »


Théo gigota sur son siège et se rapprocha légèrement de son ami. Son but n’était pas de jouer à son tour au pot de glue mais simplement de s’assurer que ses propos ne risquaient pas d’être entendus par d’autres élèves indiscrets.

« Non, si je ne t’ai rien dit c’est parce qu’il n’y a rien à dire voilà tout »

Il soupira, jeta un nouveau coup d’œil autour de lui et reprit :

« T’es gentil mais abstiens-toi de m’aider. D’abord, parce que cela serait une véritable humiliation pour moi que tu te mettes en tête de me trouver une copine. Je te semble peut-être désespéré mais j’ai encore ma fierté ! Ensuite, parce que cela ne servirait à rien du tout. Depuis l’histoire avec Angie… tu te souviens d’Angie, je t’en ai déjà parlé ?... Hé bien depuis cette histoire, toutes les filles me paraissent terriblement…fades. Ennuyeuses quoi! Enfin, je sais très bien que ce n’est pas le cas mais le truc c’est que… je commence seulement à réussir à me sortir cette fille de la tête. Je sais que c’est débile, d’autant plus qu’il n’y a rien eu entre nous et que ça fait perpét maintenant. Mais... c’est plus fort que moi. Enfin bon, je sais pas pourquoi je te raconte tout ça moi. T’as dû m’attendrir avec ton Hélène. Tout ce que je voulais te dire finalement c’est que non, l’amour c’est pas facile… »


Ose rire de moi petit diablotin et je te jure que je t'étrangle de mes propres mains!


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MessageSujet: Re: [Avril 1996] Tout ce qui est petit est mignon Dim 17 Oct 2010 - 16:36

      « Épatant ! Pour une fois tu sais te montrer raisonnable. Elle a une bonne influence sur toi la petite Walker visiblement. »
      « Hé ! Je suis encore maître de mes efforts pour ne pas finir en charpie ! »


    Enzo, lui, l'avait pris pour plaisanterie. Non, personne ne saurait le changer. Et si Hélène l'aimait, c'était pour ce qu'il était maintenant, pas pour le sage qu'il sera après qu'elle ait usé toute sa bonne influence sur lui. C'était parce qu'il était un peu perturbé, pour ce petit coup de folie, pour cette agitation qu'il créait autour de lui quand il passait, pour son côté social, mais aussi pour son côté mignon et maladroit avec elle. S'il était parfait, il n'aurait aucune valeur. Il deviendrait vite hautain, dédaigneux et avide de supériorité. Non, c'était vraiment mieux qu'elle n'ait aucune influence. Car après tout, Hélène possédait aussi ce petit côté mêle-tout et chercheuse d'ennuis en tout genre. Qui se ressemble s'assemble, beaucoup de gens le disent ! Et comment deux petits ne pourraient pas se ressembler et s'aimer sans qu'on les ennuie comme le fait Théo à l'instant. C'est fou ce qu'il est jaloux. Il l'envie, le Cloud, et il le martyrise pour cela. C'est comme ça qu'Enzo expliquait le côté de Théo quand il l'ennuyait beaucoup. Il pensait aussi au proverbe qui aime bien châtie bien, mais c'était surtout celui le portrait de Théo le tyrannique qu'il gardait en mémoire. De tout façon, ce n'était pas lui qui allait faire séparer les deux jeunes enfants. L'amour, ils n'en connaissaient rien encore. Après tout, l'amour est aveugle, l'amour est tyrannique et parfois cruel, mais il donne aussi des ailes à celui qui emprunte celles de Cupidon. Être amoureux, c'est bien plus qu'entendre deux cœurs qui battent sur la même longueur d'onde. C'est en entendre seulement un, qui vibre pour deux personnes. Parfois celui-ci s'essouffle à une période pour reprendre de l'ampleur un peu plus tard. Parfois il s'étouffe mais se ravive. Et parfois, il s'éteint, redonnant naissance à deux cœurs séparés, et à une romance terminée.
    Le jeune Gryffondor sauta sur le fauteuil d'à côté pour se rapprocher du Garner et sourit bêtement avant de commencer à scier son aîné par ses mots.


      « Tu crois vraiment que je ne t’en aurais pas parlé ou même glissé un mot ? Ma parole, tu es encore plus idiot que je ne le pensais... »
      « Je suis pas idiot. Et si, c'est justement ce que je m'assure. Que tu me glisses un mot dessus ! Allez s'il te plaiiiiiiiit, je serai muet comme une tombe ! »
      « Non, si je ne t’ai rien dit c’est parce qu’il n’y a rien à dire voilà tout »
      « Ooh mais c'est super triiiiste ! Mais je vais t'aider moi, tu vas voir ... »
      « T’es gentil mais abstiens-toi de m’aider. D’abord, parce que cela serait une véritable humiliation pour moi que tu te mettes en tête de me trouver une copine. Je te semble peut-être désespéré mais j’ai encore ma fierté ! Ensuite, parce que cela ne servirait à rien du tout. Depuis l’histoire avec Angie… tu te souviens d’Angie, je t’en ai déjà parlé ?... Hé bien depuis cette histoire, toutes les filles me paraissent terriblement…fades. Ennuyeuses quoi! Enfin, je sais très bien que ce n’est pas le cas mais le truc c’est que… je commence seulement à réussir à me sortir cette fille de la tête. Je sais que c’est débile, d’autant plus qu’il n’y a rien eu entre nous et que ça fait perpét maintenant. Mais... c’est plus fort que moi. Enfin bon, je sais pas pourquoi je te raconte tout ça moi. T’as dû m’attendrir avec ton Hélène. Tout ce que je voulais te dire finalement c’est que non, l’amour c’est pas facile… »


    Le garçon sourit, se retint de rire par respect de son cœur vide. Il resta un moment silencieux puis lui marcha sur le pied et lui chiffonna les cheveux. Non pour l'ennuyer, mais pour le sortir de sa transe. Ça lui faisait peur, son Garnerment attendri ... Et il ne voulait surtout pas qu'il se transforme en le dernier niais de l'histoire de tous les Rouges et Or ... Ça valait du Poufsouffle ... voire du Serdaigle mais je préférerais l'éviter vu qu'Hélène est chez les Bleus, quoi .. Qu'on la traite pas de niaise s'il vous plait ! Enfin, il pouvait parler lui, mais avec ses deux grands yeux praline dégoulinante d'amour et d'innocence ... Il pouvait se taire. Mais non, il ouvrit quand même sa jolie et fausse innocente petite - ou grande - gueule.

      « Tu sais mon pote, une de perdue et dix de retrouvées ! Ton Angie, si c'est pas possible de la ravoir ou si ça en vaut pas le coup, laisse tomber ! Vaut mieux être seul que mal accompagné ! Et alors, pour mieux l'oublier, laisse toi aller. Tu te fais plaisir tout simplement sans les filles, parce que ça peut être de vrais calvaires, quand elles le veulent ! Tu dois pas attendre que ça passe ! C'est toi qui doit faire passer le bouchon ! Parce que tu sais que t'es dans un bel âge ? Et que tu gâches tout à courir après une fille alors qu'il y en a des milliards sur la Planète ! Enfin, moi je te dis ça parce que deux avis - le tien et le mien - valent mieux qu'un ! Mais je me tais ... »


    Le gosse fit sa tête d'innocent, les jambes qui se croisaient en l'air et une main qui se grattait la nuque dans l'espoir de faire un peu passer tout ces conseils déguisés comme si de rien n'était ... Mais bon, il savait que Théo n'était pas totalement stupide. Et il savait aussi que s'il continuait à parler de ça, Théo serait vexé. Et même si c'est souvent ce qu'il cherche à faire, le blessé alors qu'il est déjà très trèèès malheureux et complèètement désespéré, c'est pas du jeu ... Mieux vaut attendre que son adversaire de casse soit à son plus beau jour pour remporter la victoire sur lui de manière équitable et totalement juste.

      « Enfin, tu sais que je suis toujours là pour toi s'il faut, hiin ... Service à rendre, leçon à donner, quelque chose pour m'amuser ... Je suis là. Et si tu as besoin d'aide pour ton petit cœur solitaire, je peux l'aider à être moins seul, si tu vois ce que je veux dire ... »
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MessageSujet: Re: [Avril 1996] Tout ce qui est petit est mignon Ven 9 Déc 2011 - 17:49

    Cela semblait tenir du miracle et pourtant : le Gryffondor réussit à s’abstenir de rire ou de se moquer de lui après qu’il lui ait eu confié ce qu’il avait sur le cœur. Plus étonnant même, il garda un silence respectueux durant une dizaine de secondes. Puis, le diable qui l’habitait reprit ses droits et Enzo redevint le gosse chiant qu’il était : il gigota, lui marcha sur les pieds et lui ébouriffa la tête. Théo, qui était toujours dans ses pensées profondes, redressa la tête vers son ami qui, pour une fois, lui tenait des propos pas si stupides que ça…

    « Tu sais mon pote, une de perdue et dix de retrouvées ! »
    « C’est ce qu’on dit mouais… »
    « Ton Angie, si c'est pas possible de la ravoir ou si ça en vaut pas le coup, laisse tomber ! Vaut mieux être seul que mal accompagné ! Et alors, pour mieux l'oublier, laisse toi aller. Tu te fais plaisir tout simplement sans les filles, parce que ça peut être de vrais calvaires, quand elles le veulent !"
    « J’te le fais pas dire… »
    « Tu dois pas attendre que ça passe ! C'est toi qui dois faire passer le bouchon ! Parce que tu sais que t'es dans un bel âge ? Et que tu gâches tout à courir après une fille alors qu'il y en a des milliards sur la Planète ! Enfin, moi je te dis ça parce que deux avis - le tien et le mien - valent mieux qu'un ! Mais je me tais ... »

    Le rouge et or ne put réprimer un sourire en apercevant les mimiques d’Enzo. Ce dernier pensait peut-être qu’il était allé trop loin et qu’il se mêlait de ce qui ne le concernait pas (quoique…n’était-ce pas le propre d’Enzo ça ?) car il lui faisait les yeux doux et arborait un sourire à faire fondre toutes les mémés du monde entier. Néanmoins, loin d’être contrarié, Théo était plutôt d’accord avec ce que le poussin lui avait dit. A quoi bon continuer à se prendre la tête pour une simple fille qui n’en valait certainement pas la peine? Pourquoi ne pas suivre - comme il l’avait toujours fait jusque là - le proverbe de ce cher Horace : Carpe diem. Mouais, tout cela c’était bien facile à dire, mais dans la réalité, c’était bien plus complexe. Quand on avait quelque chose dans la tête, il n’était pas facile de s’en débarrasser.


    « Enfin, tu sais que je suis toujours là pour toi s'il faut, hiin ... Service à rendre, leçon à donner, quelque chose pour m'amuser ... Je suis là. Et si tu as besoin d'aide pour ton petit cœur solitaire, je peux l'aider à être moins seul, si tu vois ce que je veux dire ... »


    Le 6ème année hocha la tête puis s’approcha du Gryffondor et lui donna une tape vigoureuse dans le dos.


    « T’inquiète pas poussin, le simple fait de passer du temps en ta compagnie et d’entendre ta montagne d’âneries habituelles me rebooste un max le moral ! »


    Il lui adressa un clin d’œil moqueur, puis se pencha pour ramasser son sac et se releva.

    « Mais merci pour ce que tu m’as dit. T’es un chouette gosse quand tu veux. Allez, sur ce c’est pas que je te fuis mais faut absolument que je poste cette lettre pour l’annif de ma sœur aujourd’hui. On se voit plus tard, ok ? «

    Sans s’attarder davantage, il lui adressa un bref signe d’au revoir de la main et sortit de la salle commune à grandes enjambées.


    [HJ : Mieux vaut tard que jamais hein! Le sujet est "enfin" clôturé ]
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[Avril 1996] Tout ce qui est petit est mignon

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