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Constance Klein

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MessageSujet: Constance Klein Sam 1 Sep 2007 - 17:15




Comment avez-vous connu ce site ? : J’ai déjà des comptes, mes enfants.

Age du posteur : 17 ans.

Nom et prénom du personnage: Constance Klein

Age du personnage : (18 ans minimum) 35 ans

Origine : (Sang pur, sang mêlé, moldu) Sang mêlé.

Texte personnel:

1960.

Il neigeait à gros flocons, et le petit village de Clifden, Irlande, était pris dans la neige. Son climat océanique et iodé n’avait pas évité le pire: que la neige bloque tout accès à la ville. Au Manoir Klein, c’était l’effervescence. On murmurait sous peu, que la patronne, Bérénice Klein, allait donner naissance à une petite fille. Les femmes de ménage en parlaient. D’ailleurs, la plus vieille d’entre elles, Anuta Thompson, murmura à la dernière arrivée:

Vous savez, Madame est très secouée, il faut…

Anuta ne put en dire davantage. Les volets, charriés par la tempête qui se déclarait au dehors, s’ouvrirent à la volée, répandant un tourbillon de neige dans la chambre des bonnes. Anuta et ses collègues se précipitèrent pour refermer les volets récalcitrants. Le bois était gonflé d’humidité, ses fibres retenaient l’eau, la peinture écaillée ne les protégeant même plus des intempéries. La lumière vacilla, puis s’éteignit brusquement.

Ouvrez la lumière!

Allumez des bougies!


On entendit un craquement d’allumette, puis une flamme jaillit dans l’obscurité. Les femmes de ménage étaient penchées au dessus d’un livre.

Ce n’est pas le moment de…

Chut!

Mais qu’est ce que…

Tous ensemble: Shhhh!


Les volets s’ouvrirent à nouveau. Un coup de vent entra dans la maison froide. La flamme de la bougie s’éteignit brusquement. Quelqu’un toussota dans la pénombre. On entendit des murmures de protestation. Certaines se défendaient comme elles le pouvaient. Lorsque soudain…

AAAAAAAAAAAHHHH!

Les murmures fébriles s’étaient tus. Avec angoisse, les bonnes écoutèrent. Un deuxième hurlement déchira les ténèbres. Un hurlement de souffrance. A l’étage, on souffrait le martyre.

La patronne!

Un bruissement de robes se fit entendre, et la porte s’ouvrit lentement. Une silhouette sombre s’immisça parmi les bonnes. C’était le patron, Mr Klein, le mari de Bérénice.

Anuta, on a besoin de votre aide. Préparez de quoi faire baisser la fièvre. Bérénice a attrapé froid, nous ne voulons pas de risques pour le bébé.

Anuta acquiesça. Elle prépara une bassine d’eau froide, une serviette, et prit une petite fiole de vinaigre au cas où. Un remède de grand mère. La Roumaine savait que c’était fort utile pour réveiller les personnes évanouies. Anuta était un peu bizarre, elle croyait à toutes ces légendes de vampires, et avec tout l’attirail nécessaire à chasser les mauvais esprits. Anuta monta à l’étage, dans la chambre de Bérénice. En cette année 1960, on était encore pudique, et les couples faisaient encore parfois chambre à part. En tout cas chez les familles d’une certaine classe sociale. Les Klein étaient assez haut placés pour prétendre à ce titre.

Jonas, le patron, acheva d’écrire une lettre, armé d’une plume et d’un parchemin. Il fit couler de la cire de la bougie, puis il tamponna, dans la cire encore chaude, les armoiries des Klein. Puis, il la donna à un hibou, et le hibou s’envola par une fenêtre ouverte. Jonas ferma les volets aussitôt, en grelottant. Il s’agenouilla devant la cheminée, mit quelques bûches dedans, puis il alluma d’un coup de baguette magique un feu.


On va attraper la mort ici! Qu’il peut faire froid!.

Jonas enfila une cape, puis il se risqua au dehors, à aller chercher des bûches. Bérénice était une jeune sorcière, une « sang de Bourbe » comme on les appelait, et Jonas, lui, avait un père moldu et une mère sorcière. Ses deux parents étaient décédés avant même de connaître leurs futurs petits enfants. Duncan, l’aîné de la famille Klein, avait huit ans. Il était vêtu d’une casquette à la Gavroche, il portait une chemise blanche à manches courtes, et une salopette noire, qui lui arrivait jusqu’aux genoux. Il portait des godillots vernis, et des chaussettes blanches en dépassaient. Duncan était resté avec sa mère, et il lui tenait la main. Bérénice avait ses longs cheveux noirs en éventail sur son oreiller, elle était pâle comme la mort, et parfois, un spasme l’agitait, un spasme qui indiquait qu’elle avait de la fièvre.

Duncan, laisse moi m’occuper de ta mère

D’accord Madame

Duncan s’éloigna, mais il resta tapi derrière la porte, en regardant la scène. Le gamin était inquiet pour sa mère, ici, il n’était pas rare de tomber malade et de mourir d’une forte fièvre. Le petit était animé d’une crainte: que sa mère meure. Il ne voulait pas qu’il la laisse tout seul, Papa était assez bizarre, et il ne l’aimait pas, du moins c’est ce qu’il ressentait. Anuta était en train d’appliquer un linge imbibé  d’eau froide sur le front de Bérénice. Elle avait mis une sorte d’amulette dans sa main gauche, pour chasser, symboliquement, le mal qui l’habitait. Bérénice ouvrit ses yeux, puis elle tenta de dire quelque chose, mais aucun son ne sortit de sa bouche. Anuta lui fit signe que tout irait bien. Après tout, la patronne ne pouvait pas mourir maintenant, elle devait mettre au monde et allaiter son enfant. Une violente contraction agita Bérénice. Ses yeux s’agrandirent par la panique. Encore une contraction. Puis une autre…

Dieux du ciel!

Anuta ne sut pas comment réagir. Elle ne pouvait pas prendre le risque d’essayer d’emmener Bérénice à l’hôpital, en ville. La voiture (une deux chevaux) était bloquée sous la neige, et ça ne courait pas encore les rues. Bérénice devrait donc accoucher chez elle. Anuta serra fort la main de sa patronne, tout en appelant à l’aide. Bientôt, deux autres bonnes accoururent au chevet de Bérénice, qui avait d’ores et déjà perdu les eaux. C’était là le signe imminent que l’enfant que portait Bérénice allait bientôt naître. Bérénice fut prise de violente contractions, chacune succédées d’un cri de douleur. Elle serrait fort la main d’Anuta, lui broyant les phalanges. Anuta priait le Bon Dieu d’épargner cette femme. Emma, une autre bonne, appliquait un linge humide et froid sur le front de Bérénice, mais la fièvre ne baissait pas. Anuta avait tout essayé: remèdes, tisanes, et même exorcisme, mais rien n’y avait fait.

Quelques heures plus tard, Emma vint chercher Jonas dans son bureau. Elle avait le visage fermé et elle tenait dans ses bras un minuscule paquet, de couvertures blanches. Jonas comprit qu’elle portait son enfant. Emma lui colla l’enfant dans les bras. Elle ouvrit les lèvres, et elle murmura la terrible nouvelle.


Mr Klein, vous êtes le père d’une ravissante petite fille. Mais…

La naissance emplit le père de bonheur. Il voulut savoir comment allait Bérénice, mais, au ton de la voix d’Emma, il devina que les choses clochaient. Son cœur se serra.

Qu’est t’il arrivé?Comment va Bérénice?

Emma hocha gravement la tête.

Bérénice n’a pas tenu bon. Sa fièvre est montée jusqu’à 42. Elle n’a pas supporté. Je suis désolée, Monsieur.

Jonas regarda sa fille. La nouvelle née n’allait jamais connaître sa mère. Il décida de la baptiser Constance.

Quelques années plus tard…

Constance jouait dans l’ancienne chambre de Bérénice. Elle avait à la main sa poupée, et elle était en train de jouer à la dînette. Constance racontait, en même temps, une histoire à sa poupée. La petite Constance Klein était une petite fille adorable, avec de longs cheveux châtain et lisses, qui parfois bouclaient, mais surtout quand il faisait humide. Anuta s’était occupée exclusivement d’elle, Duncan s’était occupé d’elle, aussi, mais beaucoup moins qu’Anuta. D’ailleurs, Duncan n’était plus là. Il était en quatrième année à l’école de Poudlard, la célèbre école de Sorcellerie. Jonas disait qu’elle irait aussi. Un coup ténu se fit entendre dans la porte. C’était Jonas. Il avait l‘air soucieux

Constance, tu pourrais aller voir Anuta, s’il te plaît, elle a à te parler.

Constance hocha la tête en silence. Elle était comme ça, elle parlait peu, et ce depuis qu’elle était toute petite. Ses seules paroles, c’était quand elle racontait des histoires à ses poupées, et ça ne durait jamais bien longtemps. Des fois, la petite arrivait à se faire oublier. Jonas a failli une fois l’oublier dans un magasin tellement Constance s’était tenue tranquille, s’effaçant presque. Sous ses airs de petite fille sage se cachaient parfois des airs de vilain démon, elle piquait parfois des grosses colères, quand elle n’avait pas ce qu’elle voulait. Constance était également très studieuse. Elle acceptait sans rechigner l’éducation que lui prodiguait son précepteur.

Constance arriva à l’endroit où était Anuta. Elle fut frappée par l’état de celle qu’elle avait toujours considérée comme sa nourrice. Constance retint une larme à grand peine. Anuta, percevant sa présence, l’invita à s’asseoir sur le lit, juste à côté d’elle. Constance s’exécuta. Anuta passa une main ridée dans ses cheveux. Elle entrouvrit les lèvres. Constance se pencha pour écouter ce que la vieille dame avait à dire.


Ma chérie, les anges sont en train de m’appeler, mais avant de m’éteindre, je voudrais te donner quelque chose

Constance ouvrit de grands yeux, puis elle murmura d’une toute petite voix fluette.

Nourrice, tu ne vas quand même pas…

Constance n’osa pas employer le terme « mourir ». Une larme coula le long de sa joue. Anuta l’essuya d’un geste doux.

Je commence à me faire vieille, Constance. Le Bon Dieu m’a appelée auprès de lui. Ouvre le tiroir.

Constance s’exécuta. Elle vit que le tiroir est vide, hormis un bâton de bois, qui ressemblait à une baguette magique, comme une de celles qu’avait Duncan. Le tiroir contenait aussi une bourse.

Prends tout!

Obéissante, Constance s’exécuta. Anuta posa une main noueuse sur la petite main de la petite fille de sept ans.

Ouvre la bourse

Constance ouvrit la bourse et porta sa main gauche à sa bouche. Dans la bourse, il y avait des pièces jaunes, des gallions. Constance leva les yeux vers Anuta.

Je ne peux pas accepter

tu dois, Constance. C’est ton héritage, c’est tout ce que j’ai. Et, je voudrais te donner ceci

Anuta fit tourner une longue baguette magique dans ses doigts livides. Constance jeta un regard perplexe à Anuta. Duncan en avait une, mais il s’en était jamais servi. Il paraissait qu’on pouvait faire des trucs de fou avec ça, mais Constance ignorait quoi. Anuta soupira.

Ta mère voulait te donner ceci. Elle pensait que c’était toi, et seulement toi qui serait digne de l’avoir. Prends la!

Constance prit la baguette. Alors comme ça, elle avait appartenu à sa mère décédée quand elle a accouché d’elle? Constance sentit une douce chaleur se répandre dans son corps. Était-ce possible que ce soit l’esprit de sa mère qui se déverse ainsi en elle, l’enveloppant d’une écorce douce et rassurante? Anuta reprit la parole

Tourne et abaisse, et dis « Wingardium Leviosa.

Constance s’exécuta. Rien ne se passa. Anuta hocha la tête, pragmatique. Constance était déçue.

l’apprentissage de la magie est long et difficile, ma petite. Ce n’est pas encore ton heure. Mais souviens toi. Wingardium Leviosa. Tourne et abaisse.

Constance fit tourner l’objet entre ses doits. La baguette émit quelques petites étincelles dorées. C’était le seul souvenir qu’elle avait de sa mère, hormis des photos. Et inutile de dire qu’elle allait en prendre soin. Elle allait poser une question à Anuta, mais cette dernière avait déjà fermé les yeux, pour ne plus jamais les ouvrir. Anuta venait de partir très loin, mais Constance sentait encore la chaleur de sa main.

Constance sut qu’Anuta ne se relèverait plus. Elle regarda une dernière fois sa nourrice, puis elle sortit de la pièce, en silence, en respect pour la morte. Elle tomba sur Jonas dans le couloir.


Où cours tu comme ça? Et qu’est ce que tu caches sous ta robe?

Rien papa, rien

La petite Constance fila sans demander son reste. Une fois dans sa chambre, elle planqua tout sous son lit, dans un tiroir secret. Elle se jeta sur le lit, et elle se mit à pleurer, sans bruit.

Anuta fut inhumée trois jours plus tard. Duncan était revenu en vitesse au Manoir, pour repartir le lendemain, à Poudlard. Constance n’avait rien dit à son père, pour la baguette et Wingardium Leviosa. Elle n’avait rien dit non plus pour les gallions. Constance avait cueilli une rose dans le jardin familial et elle l’avait mise sur le cercueil de chêne, avant qu’il soit porté en terre.



[Suite prochain Post]

Poste désiré : Vendeuse chez Derviche & Bang

As-tu lu le règlement ? OK

Nom et prénom de votre célébrité sur votre avatar : Pénélope Cruz


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MessageSujet: Re: Constance Klein Sam 1 Sep 2007 - 18:16

voilà la suite.

Constance Klein eut un jour onze ans. Jonas Klein avait été invité chez des amis et Constance était restée toute seule, chez elle, le jour de son anniversaire, n’étant pas conviée à la réception. Constance était donc sur son lit, en train de dessiner. Elle allait l’offrir à Anuta. Constance fredonna pour elle même « joyeux anniversaire ». La petite était habituée à ne jamais rien avoir à son anniversaire. Jonas était avare, et il achetait rarement des nouveautés. Tout ce que Constance portait, c’étaient soit les affaires de sa mère, soit des affaires ayant appartenu aux enfants des bonnes. D’ailleurs, celles ci avaient reçu l’ordre de ne jamais rien donner à Constance. Et la petite Klein avait toujours vécu avec le secret d’Anuta. Jonas n’avait jamais su qu’elle avait récupéré la baguette de Bérénice. Pour Jonas, elle était définitivement perdue. Constance entendit un coup ténu contre la vitre. Elle vit deux hiboux grand Duc à la fenêtre. Constance se leva. Elle était vêtue d’un cache cœur en laine rose, d’un chemisier blanc, d’une jupe grise en tweed, et de collants gris. Elle alla ouvrir la fenêtre, et les hiboux, gelés, entrèrent dans la pièce. Elle leur donna un carré de chocolat. Un des hiboux contenait un gros paquet, qui venait de Duncan. Elle ouvrit la lettre qui accompagnait le colis.


Salut sister!

Avant tout: Joyeux Anniversaire. Regarde un peu le colis, tu devrais y trouver des chocolats et des friandises Made in France. Et, regarde le livre…mais chut, dis rien à Papa. Il me tuerait si il apprenait l’existence de ce livre. Et surtout si c’est moi qui te l’ait donné…Je t’en parlerai à l’occasion, dès que je te verrai. En attendant, petite sœur, profite bien de ton livre et des chocolats, mais n’en mange pas trop, hein, j’ai pas eu le temps d’en profiter.
Je t’embrasse, et tiens toi à carreau, papa ne rigole pas avec ça.

Duncan


Constance arqua un sourcil. C’était elle, ou Duncan semblait très suspect, très inquiet, comme un gosse qui aurait caché à ses parents qu’il avait fait une bêtise? Duncan avait à présent 19 ans, et il avait un sérieux don pour s’attirer les ennuis. Elle espérait juste que Duncan n’essaierait pas de l’inviter dans ses magouilles. Constance déchira le papier Kraft qui dissimulait les marchandises. Elle trouva effectivement une grosse boîte de chocolats français. Ca avait dû lui coûter les yeux de la tête, à moins qu’il ait eu ça de manière très illégale…Constance porta son attention sur le livre. Il était sombre et lugubre. Il parlait de magie noire entre autres. Constance paniqua.


*Bon Dieu Duncan, dans quoi tu t’es fourré?*

Sans doute, son frère se l’était procuré au Marché Noir. Constance jura intérieurement. Elle décida de reporter l’examen du livre à une autre fois. Constance vit un autre hibou, qui tenait une lettre dans son bec. Une qui ressemblait cruellement à celle que Duncan avait reçue des années plus tôt! Le cœur de Constance piqua un sprint. Fébrile, elle décacheta la lettre, et elle hurla de joie.



Chère Mademoiselle Klein

Nous avons le plaisir de vous annoncer que vous bénéficiez d’ores et déjà d’une inscription à l’école de Magie Poudlard. Vous trouverez ci-joint la liste des ouvrages et équipements nécessaires au bon déroulement de votre scolarité. La rentrée étant fixée au premier septembre nous attendons votre hibou le 31 juillet au plus tard. Veuillez croire, chère Melle Klein, en l’expression de nos sentiments les plus distingués.

Minerva McGonagall, Directrice adjointe


[i] Constance fut très fière. Elle allait pouvoir défendre les couleurs de sa famille à Poudlard. Elle ignorait comment réagirait Jonas. Il semblait presque réticent au fait qu’elle utilise la magie…enfin, c’était une bonne nouvelle, elle allait pouvoir s’épanouir, hors des murs de la demeure familiale. Elle ne serait pas une femme au foyer comme l’avait été Bérénice. Anuta serait très fière également. Jonas rentra le soir. Constance s’agita, puis elle décida d’aller en parler à son père. Constance arriva dans la cuisine, où un antique tableau d’un ancêtre de la famille Klein les regardait. Constance cachait la lettre derrière son dos, et attendait que son père la remarque, l’arrachant de son journal. Il leva les yeux vers elle.


Qu’y a t’il, ma fille?

J’ai été admise à Poudlard.

Silence. Jonas Klein ouvrit et ferma la bouche plusieurs fois. Ca lui rappelait des souvenirs, notamment quand Duncan avait été envoyé à Serpentard. Il espérait juste qu’elle ne suive pas ses traces. Jonas était un ancien Gryffondor, et Bérénice était à Pouffsouffle. Constance murmura, d‘une voix fébrile.

Tu ne vas quand même pas m’empêcher d’y aller?

C’était plus un défi qu’une question pertinente. Elle déglutit, attendant une réponse de son père.

De toutes manières, si je t’en empêchais, ça ne t’empêcherais pas d’y aller. Tu es comme ta mère, Constance. Têtue.

C’était étrange. Jonas n’avait jamais comparé Constance à Bérénice. Constance hocha la tête; et, blessée, s’éloigna. Jonas se leva, et il appela Constance.

Attends!

Constance s’immobilisa. Elle se retourna, droite, ne laissant trahir aucune émotion.

Je suis très fier de toi, Constance. Et je l’ai toujours été.

Constance se figea. Jamais Jonas n’avait dit cela. Il avait toujours dit que Constance était une incapable. Il l’avait toujours laissée, livrée à elle même. Et là, il se dévoilait. C’en était presque troublant. Pourquoi agissait t’il comme ça? Il sentait vraiment que sa fille allait lui échapper? Qu’il devait lui dire, avant qu’elle ne parte pour de bon? Constance choisit une chaise, puis elle s’assit, en face de lui. Jonas n’eut pas le courage de soutenir son regard.

Papa, il faut que je t’avoue un truc.

Jonas regarda sa fille dans les yeux. Il avait l’impression de voir Bérénice. Il attendit.

Anuta m’a donné quelque chose avant de mourir. Tu te rappelles de la baguette de Maman? Tu croyais l’avoir perdue. Mais, c’est elle qui l’avait. Et elle me l’a donnée sur son lit de mort. Elle m’a donnée aussi cent gallions.

Jonas se raidit. Ainsi, c’était une partie du mystère qui était résolue. En voyant l’expression de son père, Constance sortit quelque chose des plis de sa robe -elle était venue avec l’intention de les lui donner- et elle poussa ce que lui avait donné Anuta. Jonas se décomposa entièrement, puis, il repoussa les objets vers Constance.

Si Anuta te les a donnés, c’est pour une bonne raison. Garde les, ils sont à toi

Constance acquiesça en silence. Elle n’aurait jamais cru que son père réagirait ainsi. Il se serait sûrement mis en colère, mais là, il était incapable d’émettre un son. Jonas déglutit avec peine, puis il regarda Constance, un dixième de seconde. Il reprit la parole.

Il faut que je t’avoue moi aussi un truc.

Constance arqua un sourcil. Son père avait l’air fatigué, au bord du rouleau. Jonas inspira, expira, puis reprit.

Constance, je vais me marier.

L’info eut l’effet d’une bombe. Constance eut envie de crier « mais avec qui? » mais elle fut incapable d’émettre un son. Constance fut incapable de bouger également. C’était tout bonnement impensable.

Elle s’appelle Mary Nelson. C’est une dame de bonne famille. Elle a deux enfants, Matilda et Kévin. Elle a perdu son mari il y a cinq ans. Ses gamins sont adorables.

Jonas baissa la tête, attendant la réaction de Constance. Cette dernière retrouva ses mouvements, et déguerpit par la porte. Elle se rua dans sa chambre, rassembla ses quelques possessions, et elle sortit en trombe de la maison, sous les cris de son père qui la suppliait de revenir.

Constance arriva bientôt chez Emma, une de ses anciennes bonnes. Elle savait qu’Emma était une sorcière, et elle lui demanda comment on allait au chemin de Traverse. Emma lui demanda où était Jonas, et, honteuse, Constance avait répondu qu’elle avait fugué. En pleurant, Constance lui raconta son malheur. Emma compatit, puis elle lui proposa d’aller à Londres. Elle pourrait être au Chaudron Baveur en attendant le premier septembre.


Suite de la fiche demain ^^


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MessageSujet: Re: Constance Klein Dim 2 Sep 2007 - 15:27

[Post en cours d'édition]

Le premier septembre arriva trop lentement au goût de Constance. Le jour J, elle se doucha rapidement, puis elle commanda un taxi pour qu’ils aillent à la gare de King’s Cross. Elle descendit de la voiture avec ses valises, puis elle paya la course avec de l’argent Moldu qu’Emma avait donné. La jeune Klein vit bien la voie 9, la voie 10, mais aucune trace de la voie 9 ¾. Elle se renfrogna. C’était encore quoi cette lubie? Elle soupira, puis elle resta là, plantée entre la voix 9 et 10, comme deux ronds de flan. Soudain, elle se rappela de ce que Emma lui avait dit. Il fallait foncer droit dans le mur. Elle attendit que personne ne la regardait, puis elle fonça entre les voies 9 et 10. Elle traversa le mur, réprimant un glapissement (elle n’y avait pas cru jusqu’à présent) et elle vit une superbe locomotive rouge, marqué « Poudlard Express ». Elle était arrivée à destination. Enfin, presque, elle devait encore faire tout le trajet qui prendrait pas loin de 7 heures, mais bon, tant qu’à faire…Constance traîna donc sa lourde valise derrière elle, et, avec difficultés, elle se traîna jusqu’à un compartiment libre. Soudain, une bande de trois hurluberlus la bouscula, sans même s’excuser, ils repartirent comme ils étaient venus. Comme un ouragan. Pour la première fois, Constance se mit en pétard

Vous pouvez pas faire attention, bon sang. Ca vous écorcherait de dire pardon?

Elle eut juste le temps d’entendre « Serpentard » avant de claquer la porte du compartiment avec rage. Constance sortit un livre, l’histoire de Poudlard, puis elle fut extirpée de sa lecture par un « toc toc » discret. Constance leva les yeux de son livre, et elle vit une jeune fille blonde, avec de longs cheveux bouclés. Elle semblait seule et polie, pas comme ces énergumènes. D’ailleurs, Serpentard, hein, ils avaient quelle preuve? Constance se leva et alla ouvrir la porte. Elle demanda d’une voix forte et claire.

Oui?

Euuuh. Je voulais savoir si il y avait des places libres. Je…je n’ai nulle part où aller et…

Pas de soucis. Entre

Constance, dans toute sa générosité, aida l’inconnue à se mettre dans le compartiment. Elle repartit dans sa lecture quand…

Je m’appelle Victoria. Victoria Bennett.

Et moi c’est Constance. Constance Klein

D’habitude, Constance n’était pas très amicale, elle vivait recluse, mais cette Victoria lui inspirait beaucoup de sympathie. C’est de fil en aiguille qu’elles devinrent amies. Une fois arrivées au château, là où elles allaient passer sept ans de leur vies, elles ne purent réprimer un « waouh » impressionné, tant par les lieux qui étaient grandioses que par ces murs qui dégageaient une atmosphère romanesque.

Tu te rends compte que cet endroit existe depuis plus de mille ans?

Victoria acquiesça. Constance laissait planer ses yeux n’importe où; ne sachant pas quoi regarder en premier. Duncan lui avait parlé de Poudlard, mais la réalité était à mille lieues de ce qu’elle avait imaginé. La petite troupe des premières années rentra dans le vaste hall. Constance plissa les yeux. Qu’allait t’il advenir alors? La file des élèves diminuait, au fur et à mesure que le professeur appelait. Quand elle lut le nom de Constance Klein, sa voix se fit toute petite, et son visage se décomposa. Elle scruta la foule du regard, et elle vit en effet Constance, qui ressemblait beaucoup à son frère. Victoria avait été répartie à Serdaigle. Constance se hâta vers le tabouret, puis elle mit le choixpeau sur sa tête. Elle sursauta quand elle entendit la petite voix dans sa tête. Le choixpeau parlait! Il…

Mademoiselle Klein, vous me vexez…pourquoi tant de surprise? Enfin, je suis content de voir qu’il y a une nouvelle Klein ici, Duncan était un vrai numéro…mais vous différez en tous points…Cependant, je ne suis pas là pour parler de Duncan, mais c’est de vous qu’il s’agit, non? Très bien. Je vois…beaucoup de courage, de loyauté…mais Gryffondor ne te conviendrait pas, pas vrai? Je vous également de la prestance, un sens inné de la domination…oh oui, vous êtes très ambitieuse, vous avez cette envie de vous démarquer…pas de doute, la maison qui te conviendrait est…SERPENTARD!

Il y eut des applaudissements chaleureux. Constance afficha un petit sourire, puis elle se rendit vers la table des Verts & Argent. Elle ne serait pas avec Victoria, mais bon. Elle avait entendu parler du sempiternel conflit entre Serpentard/Gryffondor, et Duncan lui avait raconté qu’il avait mis le préfet de Gryffondor dans une armoire à disparaître. Il s’est pris une sacrée punition, et Constance avait toujours pensé qu’il avait été un parfait idiot d’avoir fait ça, Gryffondor ou pas, ennemi ou pas.

quelques mois plus tard, en Décembre, Constance fut rappelée au Manoir Klein. Jonas se mariait en décembre, et il voulait absolument présenter cette…Mary (Constance avait du mal à prononcer le prénom de cette femme tellement elle l’énervait) et elle avait vu ses deux rejetons. Constance n’a pas pu s’empêcher d’être désagréable pendant tout le repas.

quelques mois plus tard, en Décembre, Constance fut rappelée au Manoir Klein. Jonas se mariait en décembre, et il voulait absolument présenter cette…Mary (Constance avait du mal à prononcer le prénom de cette femme tellement elle l’énervait) et elle avait vu ses deux rejetons. Constance n’a pas pu s’empêcher d’être désagréable pendant tout le repas.

Constance trouvait les rejetons de Mary trop sages. Elle les détesta dès le premier regard. Elle était jalouse de Mary car elle prenait la place de sa mère. De son côté, Jonas semblait avoir oublié cette dernière. Constance n’irait pas à ce foutu mariage. Elle n’était pas un pigeon, quoi.

Constance oublia bien vite cet événement. Rien de notoire ne se passa pendant sa scolarité. Enfin, quelques petits évènements majeurs sans importance, enfin, sans répercussions sur son avenir. Au bal de Noël, lors de sa troisième année, Constance rencontra Alexander Mc Intyre, avec qui elle a une courte relation amoureuse. Jonas tombe malade lors de cette même année, et il meurt peu avant les quatorze ans de Constance. Cette dernière vit désormais avec Mary et ses rejetons, qu’elle hait, mais sa seule consolation, c’est son amie, Victoria, et son grand frère, Duncan. L’histoire avec Alexander termine aussi vite qu’elle a commencé.

Lors de sa cinquième année, Constance rencontre Jeremiah Lynch, un Mangemort, qui l’instruit davantage que tous les professeurs de Poudlard réunis. C’est lors de cette année là qu’elle décide de rejoindre les rangs du Seigneur des Ténèbres. Elle ne le fera qu’après avoir passé ses ASPIC, quand elle n’eut plus rien à voir avec Poudlard. Cependant, Jeremiah meurt, tué par Duncan qui est devenu Auror. Ce qu’il ne sait pas, c’est que sa jeune sœur, de huit ans sa cadette, avait envisagé de marcher dans les traces de Lynch. Constance rencontre le temps d’un été Matt Spencer, avec qui elle vit ses premières fois. Constance a eu des résultats médiocres aux BUSE, tout comme aux ASPIC, mais elle n’envisage pas des longues études, donc ça ne l’inquiète pas plus que ça.

Constance eut 18 ans. Elle rencontre Dean Mc Gregor, alors qu’elle s’apprêtait à partir pour Paris, en exil. Ils tombent immédiatement amoureux l’un de l’autre, et ils convolent en justes noces un an plus tard. Ils ont 19 ans, ils sont heureux, et Constance trouve le moyen de tomber enceinte au bout de deux ans de vie commune. Cependant, tout ne se passe pas comme prévu, et Constance perd le bébé. S’en suit une longue descente aux enfers, elle fera une grave dépression et elle fréquentera le service psychiatrique de Sainte Mangouste pendant pas loin de 7 ans, période durant laquelle elle se fera sa propre idée du milieu hospitalier. Constance et Dean auront par la suite trois enfants. Hazel, qui est l’aînée, et qui a sept ans actuellement, Romane, qui a cinq ans et Lia qui a trois ans. Peu après la naissance d’Hazel, Constance se rappelle de la promesse faire à Jeremiah avant sa mort, et elle s’engage aux côtés du Seigneur des Ténèbres. A l’âge de 29 ans, elle reçoit la Marque des Ténèbres et effectue des petits boulots pour son Seigneur. Constance ne va pas au combat, mais elle informe et recrute. Elle rachète aussi la boutique de Derviche & Bang, et force est de constater que la boutique tourne bien. Aujourd’hui, Constance s’est reconstruite, et elle vit avec son mari et ses filles à Clifden, en Irlande, dans la ville qui l’a vue grandir.


FICHE TERMINEE ^_ ^
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MessageSujet: Re: Constance Klein Dim 2 Sep 2007 - 16:47

Euh... wow ! 0_0
Ta fiche est vraiment bien complète, et ton histoire est fouillée. je ne peux que te féliciter pour les efforts et l'imagination que tu as fournie pour produire cette fiche. Tu es bien évidemment acceptée sans autre forme de procès. ^^
Encore félicitation et bienvenue parmi nous !
Edit : Mais c'est la petite Irina ! J'avais pas vu XD Re-bienvenue alors !
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Invité
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MessageSujet: Re: Constance Klein Dim 2 Sep 2007 - 16:51

*rougit*

Eh bien, Merci, Merci bien, je ne m'attendais pas à autant :youpy: J'ai bien passé deux ou trois jours là dessus, et j'ai bien galéré pour certains passages, je ne savais pas quoi raconter pour Poudlard... :sniff:

En tout cas Merci.
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MessageSujet: Re: Constance Klein Aujourd'hui à 2:51

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Constance Klein

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