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[1er Septembre 2022] Pour prédire le futur, il faut le créer

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SERDAIGLE5ème année
    SERDAIGLE
    5ème année
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[1er Septembre 2022] Pour prédire le futur, il faut le créer Lumos-4fcd1e6

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DATE & LIEU DE NAISSANCE DATE & LIEU DE NAISSANCE: 04/03/1982 à Londres
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MessageSujet: [1er Septembre 2022] Pour prédire le futur, il faut le créer [1er Septembre 2022] Pour prédire le futur, il faut le créer EmptyLun 29 Avr 2019 - 17:41

1er Septembre 2022
~
Pour prédire le futur, il faut le créer



[1er Septembre 2022] Pour prédire le futur, il faut le créer Nolia11

A la vue du mur en briques rouges, simplet et innocent, une variété colorée de souvenirs embua un instant le regard de la semie-Finlandaise, comme à chaque fois qu'elle revenait à la voie 9 ¾.

Elle se souvenait de la première fois où elle l'avait traversé, une boule d'appréhension mêlée à de l'excitation nouant son ventre. Son premier voyage à bord du Poudlard Express, sa répartition à Serdaigle, les premières amitiés qu'elle avait lié au sein de l'immense château qui recelait de magie. Elliot Campbell, Raven Arynth, Samuelle Bourroughs, son noyau d'amis dans ses premières années. Qu'étaient-ils devenus ? Elle n'en avait aucune idée. Son amitié avec Raven avait explosé pendant la guerre, toutes deux ayant choisi un camp différent. Elliot, lui, était resté présent jusqu'au bout mais lui et Malia avaient inévitablement perdu contact après Poudlard, malgré les hiboux échangés pendant quelque temps. Quant à Samuelle, Malia s'était fatalement éloignée d'elle après qu'elle ait été répartie dans la cinquième maison qui avait odieusement été créée pour les Nés-moldus. Nuncabouc, un nom qui faisait encore froid dans le dos à la Montgomery.

Inéluctablement, cette année-là resurgissait aussi dans les souvenirs de Malia. Cette année au goût amer, cette année qui semblait s'être éternisée bien plus que les autres. Cette année gravée dans l'histoire du monde sorcier, cette année qui avait laissé tant de cicatrices. Encore visibles pour certaines, comme celles qui étiraient le sourire de la blonde vénitienne. Bien plus discrètes à présent, deux fines lignes barraient chacune de ses joues et s'entremêlaient avec les quelques rides qui fleurissaient sur le visage de la femme de quarante ans.

Malgré ces années sombres, aujourd'hui, elle souriait. Elle souriait car elle avait su se reconstruire une vie par-dessus les cendres laissées par la guerre, une vie qui la rendait fière. Elle attrapa la main de son fils et courut avec lui à travers le mur, à la suite de sa fille aînée de 15 ans.

Le quai en effervescence de la voie 9 ¾ les accueillit au milieu d'une foule dense de sorciers. Anaïs, qui allait débuter sa cinquième année à Gryffondor, cherchait déjà ses amis du regard, pressée de leur présenter la toute nouvelle créature qu'elle comptait amener à au château cette année. Mais pour cela, il fallait d'abord qu'elle se dérobe du regard de ses parents.

- Bon, salut, on se revoit à Noël ! lança-t-elle en se contentant d'un vague signe de la main pour tout aurevoir.

- Eh Anaïs, protesta Elias en attrapant sa manche, pars pas si vite ! Tu vas me manquer à moi !

La rousse soupira puis, avec un sourire en coin, se tourna vers son petit frère de 8 ans et le prit dans ses bras en lui ébouriffant les cheveux.

- Toi aussi tu vas me manquer, p'tit gnomme.

- Et nous, on a le droit à de vraies aurevoirs aussi ? demanda Malia avec une moue boudeuse en ouvrant ses bras.

Avec un nouveau soupir, Anaïs se laissa prendre dans les bras par sa mère avant de faire de même avec son père. Malia avait du mal à accepter de la voir grandir si vite et se détacher de plus en plus d'eux, surtout d'elle. Cet été, la relation avec sa fille avait été encore plus conflictuelle qu'auparavant. Anaïs devenait de plus en plus provocante, surtout avec sa mère. Inconsciemment, elle lui en voulait de ne pas lui avoir accordé autant d'attention qu'à Elias durant son enfance, elle jalousait son frère sur point-là. En effet, le premier enfant du couple n'était pas arrivé au moment le plus propice, ils avaient 25 ans alors et démarraient tout juste leur commerce. Entre papiers administratifs et voyages pour dégoter les plus beaux spécimens de leur ménagerie, le côté famille avait été un peu négligé. Tandis qu'à l'arrivée d'Elias, leur train de vie était de nouveau stable, leur boutique connaissait un franc succès et leur enseigne était devenue emblématique pour les sorciers londoniens. « Le Perchoir Irisé, ménagerie magique et autres verdures », implantée sur Chemin de Traverse, elle était inratable.

Un bruit se fit entendre en provenance de la valise d'Anaïs. Celle-ci retourna aussitôt vers son chariot et adressa un dernier aurevoir à sa famille, mais avant qu'elle n'ait le temps de prendre la fuite, un mouvement agita la valise, si bien qu'elle se déplaça de quelques centimètres, de quoi être déséquilibrée et entraîner sa chute du chariot. Sa dégringolade provoqua un bruit monstrueux suivi d'un cris d'Anaïs quand elle remarqua que sa valise s'était ouverte et qu'une petite tête en sortit.

- Anaïs, tu as mis un Niffleur dans ta valise ?! s'exclama Malia en se précipitant à son tour vers la valise renversée pour attraper la créature avant qu'elle ne s'enfuit dans la foule.

Mais trop tard, la bestiole avide d'objets brillants avait disparu au milieu des capes de sorciers qui effleuraient le sol et commençait sans doute déjà à collecter des trouvailles de valeur. Malia lança un regard désespéré à son mari.

- Je crois qu'on va y passer la journée, sur ce quai.

A 42 ans, Nolan avait toujours cette attitude décontractée que rien ne semblait déconcerter. Parfois, ça agaçait sa femme, mais, au fond, c'est cette légèreté qu'elle aimait tant chez lui.

HRP:
 

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Peu importe l'immensité du néant dans lequel elle est plongée, elle continuera à croire qu'un filet de lumière, aussi mince soit-il, existe quelque part et pourra surpasser l'ombre ~  ©endlesslove.
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MANGEMORTServeur à la Tête de Sanglier
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MessageSujet: Re: [1er Septembre 2022] Pour prédire le futur, il faut le créer [1er Septembre 2022] Pour prédire le futur, il faut le créer EmptyLun 29 Avr 2019 - 23:50


[1er Septembre 2022] Pour prédire le futur, il faut le créer Anigif_enhanced-21684-1441100277-2

Sifflet en mains, casquette sur la tête, l’homme était de surveillance. Il avait toujours été doué pour cela. Observer, en silence et réagir d’instinct à ce qui se passait sous son nez. Du haut de son mètre quatre vingt dix, l’Irlandais n’avait guère perdu sa bonne vue. Il s’en félicitait souvent, d’ailleurs ! Car, si les années avaient passées, elles n’avaient guère été des plus faciles. La fin de la guerre avait détruit tout ce qu’il avait connu jusqu’à maintenant. Sa vie entière avait été effacée, et il avait dû tout reprendre à zéro. Mais, Rohan O’Quinn avait eut de la chance, du moins, c’était ce qu’on lui faisait comprendre lorsqu’il venait travailler chaque rentrée sur le quai Neuf ¾. Son supérieur ne manquait en effet pas de lui rappeler d’où il venait. Le chemin avait été long, et parsemé d’embûches. Durant la guerre, la Tête de Sanglier avait été totalement rasée, sa famille avait été arrêtée. Lui aussi. Et les quelques années qu’il avait passé à Azkaban était encore fraîches dans son esprit. L’ancien mangemort n’était resté dans cette prison que le temps de son procès et le temps de purger une peine. Une peine bien courte lorsque l’on faisait le compte de ses crimes. Il ne savait pas encore par quel miracle, les choses s’étaient montrées en sa faveur.

L’homme retira sa casquette un instant avant de laisser échapper un petit soupir. Oh si.. Il savait par quel miracle il n’était pas en train de perdre la tête dans la pire prison du monde sorcier. Il la revoyait encore, comme le premier jour. Perchée sur ces talons, le regard vert, transparent, brillant. Et ces cheveux, flamboyant ! Comme un coucher de soleil, de ceux que l’on apprécie après avoir retrouver une liberté. Liberté cependant toute relative. Largement associé aux forces de Voldemort, Rohan était longtemps resté sous surveillance. Une liberté conditionnelle qui l’avait longtemps obstrué dans sa reconstruction. Mais les années avaient passés, de l’eau avait coulé sous les ponts et l’Irlandais, sans jamais oublier d’où il venait, avait fait ces preuves auprès de la société. Il s’était battu pour trouver un travail, et était maintenant sous les ordres du ministère qui l’avait tout d’abord affecté aux différents travaux de reconstruction, avant de lui trouver un post permanent au sein de la Gare de King’s Cross, à Londres. L’ancien barman était donc devenu le contrôleur principal du quai Neuf ¾ et se plaisait, assez curieusement, à observer tout ce joli monde rejoindre leur bien-aimée Poudlard. Les années noires étaient passées, et il appréciait la légèreté et l’innocence de la jeunesse. Jeune génération vivant dans une paix bien confortable, que le cinquantenaire aurait aimé connaître bien plus tôt.

Il poussa un nouveau soupir, avant de remettre sa casquette en place. Les choses commençaient doucement à s’agiter. L’heure du départ était pourtant encore bien loin, mais le sorcier pouvait tout de même sentir une certaine effervescence venir de l’un des côtés du quai. Curieux – et appliqué dans son travail – il s’approcha du lieu en question. Quelques personnes se tapotaient les poches, les sourcils froncés et d’autres jetaient des coups d’œil autour d’eux, recherchant quelques choses. Les yeux bruns du contrôleur tentèrent, eux aussi, de repérer ce qui créait cette soudaine agitation. Mais sans qu’il ne soit capable de faire un pas de plus, il constata avec surprise la soudaine légèrement de sa poche droite. Il y porta sa main, et soupira. « J’ai perdu ma montre. » dit-il, à lui-même, grimaçant. Et comment était-il supposé prévenir la foule du départ du train, s’il n’était pas en mesure de le savoir lui-même ? Par Merlin, il était foutu ! Et tandis qu’il essayait lui aussi de comprendre ce qui venait de lui arriver – depuis quand perdait-il des choses ? N’y avait-il pas un voleur sur le quai ? – il crut apercevoir un reflet roux dans la foule. Des reflets roux, il y en avait des milliers, mais celui-ci revenait de loin. Un fantôme du passé qui ressurgissait. Ou peut-être n’était-ce que son esprit qui profitait de son petit moment d’égarement pour lui jouer un mauvais tour ? Rohan ne savait pas, il n’était certains que d’une chose : il devait retrouver sa montre. Il commença d'ailleurs à se renseigner autour de lui : « Bonjour, vous n'auriez pas vu une jolie montre ? » demanda-t-il à l'un. « Oui, elle brille un peu ! » ajouta-t-il, décrivant sa perte à une Grand-Mère accompagnée de deux de ces petits enfants. Mais retrouver une montre dans un endroit bondé comme celui-ci, relevait quelque peu du miracle ! Et si Rohan avait une certaine expérience de la vie, il n'était pas certain, ni convaincu, que tout cela soit possible!

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MessageSujet: Re: [1er Septembre 2022] Pour prédire le futur, il faut le créer [1er Septembre 2022] Pour prédire le futur, il faut le créer EmptyMer 8 Mai 2019 - 9:58

L’horloge de la gare de King’s Cross indiquait 9 heures lorsque Scarlett Burton franchit le seuil du bâtiment d’un pas décidé, les talons de ses bottes claquant bruyamment sur le sol en marbre. Elle était en retard. Une affaire importante impliquant un groupe d’anciens Mangemorts, qui échappaient toujours au bureau des aurors depuis près de 25 ans, l’avait retenue toute la nuit au Ministère. Elle avait fini par s’assoupir sur les coups de 3 heures du matin, une pile de dossier posée sur son bureau en guise d’oreiller, une plume dégoulinant d’encre encore dans sa main. C’était l’un des sorciers chargés de l’entretien des bureaux qui l’avait sortie de son sommeil à peine une demi-heure plus tôt, une large tâche d’encre sur son chemisier blanc et un torticolis comme souvenirs de cette folle nuit. Elle aurait pu être à l’heure si elle n’avait pas fait un crochet par chez elle pour se rafraichir un peu, mais c’était un mal grandement nécessaire. Après tout, un auror se devait d’être présentable lorsqu’il était en fonction, n’est-ce pas ?
Elle accéléra encore le pas lorsque les voies 9 et 10 se présentèrent dans son champs de vision, zigzaguant entre les moldus qui se pressaient pour avoir leurs trains, et franchit rapidement la barrière menant à la voie 9¾ , pour la énième fois de sa vie.

Assaillie par les bruits des conversations, les cris des animaux et les odeurs de cuir et de fumée, un sourire étira les lèvres de la rouquine tandis qu’elle s’imprégnait de l’ambiance. Elle avait toujours aimé l’effervescence du jour de la rentrée à Poudlard, depuis la première fois qu’elle avait mis le pied sur ce quai avec sa mère et sa grand-mère, de nombreuses années plus tôt. 35 ans plus tôt. « Une vie entière, oui ! » songea-t-elle avec une pointe de nostalgie. Elle avait fêté ses 46 ans au printemps, mais l’âge n’avait pas encore eu trop d’emprise sur elle. Scarlett avait conservé sa silhouette fine et athlétique grâce à son métier, et sa chevelure flamboyante résistait tant bien que mal aux cheveux blancs. Seules les quelques rides apparues au coin de ses yeux et de ses lèvres, et ses traits plus marqués, témoignaient des années qui avaient passé et des soucis qu’elles avaient laissé dans leur sillage.

Se frayant un chemin dans la foule pour rejoindre le pilier stratégique qui lui permettrait d’avoir une bonne vue sur la barrière et sur le quai, elle croisa quelques têtes connues, pour la plupart des gens qu’elle avait connu et servis du temps où elle travaillait aux Trois Balais. Les choses avaient bien changé depuis. Elle avait atteint son rêve de devenir auror, et s’était portée volontaire pour surveiller le quai de la gare avant le départ du Poudlard Express, une mesure instaurée suite à la terrible guerre qui avait eu lieu un quart de siècle plus tôt. Il n’y avait pas grands risques désormais, mais le Ministère restait sur ses gardes. La blessure n’était pas encore totalement refermée malheureusement, et une certaine paranoïa subsistait toujours.

La jeune femme regarda sa montre, et reporta son attention sur la barrière du quai, juste à temps pour voir sa vieille amie Carlie, accompagnée de son mari, et ses deux filles, et elle leur adressa un signe de la main. Elle serra Carlie dans ses bras lorsqu’elle arriva à sa hauteur, avant de faire de même avec les deux filles. Scarlett et Carlie étaient restées très proches après la guerre, se reconstruisant un semblant de famille après leurs pertes mutuelles. Puis Scarlett était partie s’installer à New York, après qu’on lui ait offert un poste d’auror au MACUSA. Mais la distance ne les avait pas séparées pour autant, Scarlett étant même devenue la marraine d’Aria, l’aînée, à sa naissance. Pendant les 7 années qu’elle avait passé outre-Atlantique, elle ne comptait plus les vacances passées chez elle ou chez Carlie, qui lui avaient permis de voir sa filleule grandir, puis la petite dernière de Carlie. Puis Scarlett avait renoncé à refaire sa vie en Amérique, et était revenue poser ses valises en Grande Bretagne, pour de bon.
Aria était la raison pour laquelle la rouquine s’était portée volontaire pour surveiller King’s Cross ce jour-là. C’était sa dernière rentrée à Poudlard, et elle lui avait promis d’être présente. Elle était devenue comme sa propre fille au fil des années, et elles étaient très fusionnelles. Elle ébouriffa les boucles brunes de la jeune fille qui fit la moue, déclenchant un éclat de rire chez Scarlett.

« Alors beauté, comment vas-tu ? Prête pour cette dernière rentrée ? Félicitations pour ton poste de Préfète en chef ! Telle mère, telle fille hein ?
- Je n’arrive pas à savoir si je suis excitée ou triste en fait. C’est super étrange… Angoissant même. J’espère que je serai à la hauteur… »

Scarlett sourit à la remarque de la jeune fille, et échangea quelques mots avec Carlie et sa famille, tout en continuant d’observer le quai. Elle ne devait pas se laisser distraire. Elle fronça les sourcils lorsque du mouvement se manifesta à une dizaine de mètre d’eux. Une agitation différente de l’effervescence habituelle, plus… chaotique. Que se passait-il ?

« Je reviens, il se passe quelque chose… Restez à l’écart.
- Oh, Scar, j’oubliais ! Jack nous a dit qu’il arriverait bientôt ! »

Scarlett se retourna vers Carlie et lui adressa un sourire en hochant la tête, puis hata le pas en direction du remue-ménage qui grandissait. Elle passa à côté d’une famille où la mère blonde semblait prête à exploser, tandis que le père, aussi roux qu’elle l’était, semblait plutôt bien s’amuser.

« … un Niffleur dans ta valise ?! »

Oh, oh… Pourvu que ça n’ait rien à voir. Elle se retrouva finalement au milieu de l’agitation, entourée de gens qui s’apostrophaient, se demandant mutuellement s’ils n’avaient pas vu tel ou tel objet, tout en se palpant les poches d’un air hagard. C’était une vraie catastrophe. Le ministère redoutait une quelconque attaque, et voilà qu’ils se retrouvaient aux prises avec une petite créature farceuse…
Elle avançait tout en scrutant le sol, à la recherhe de la petite boule de poil ou du moindre indice, lorsqu’elle percuta un homme qui parlait à une vieille dame un peu sourde, envoyant valser sa casquette pourpre par terre. Scarlett la ramassa, se répandant en excuses, avant de la tendre à celui qui était vêtu de l’uniforme de contrôleur. Et son souffle se coupa dans sa gorge lorsqu’elle le reconnut. Ce terrible fantôme du passé. Un faible « Oh… » s’échappa de ses lèvres entrouvertes, sous le coup de la surprise et elle se figea. La dernière fois que leurs regards s’étaient croisés, ils n’exprimaient que la haine et une pointe de folie, tandis qu’il lui reprochait tous ses choix de vie des derniers mois. Il lui avait brisé le cœur, elle qui s’était jurée de ne jamais se laisser faire avoir par un homme, et avait claqué la porte pour ne jamais revenir. C’était à peine quelques jours après la bataille de Poudlard. Il avait totalement disparu de la circulation pendant plusieurs mois, probablement en fuite. Scarlett avait été interrogée à de nombreuses reprises à son sujet, le Ministère étant au courant de la relation qu’ils avaient entretenue pendant plusieurs mois. Malgré la haine qu’elle ressentait à son égard à cette époque, l’amour qu’elle lui portait était toujours puissant, et elle avait essayé de le défendre. Elle ne savait pas où il était, ils n’étaient plus en contact, mais elle avait livré un portrait de lui différent. Celui du jeune homme qui lui avait sauvé la vie pendant la guerre, et qui avait transmis des informations cruciales à l’Ordre, qui s’était battu à leurs côtés entre les murs du château. L’homme qu’elle connaissait était aux antipodes du tortionnaire connu du Ministère.
Ils avaient fini par l’attraper, et elle avait assisté à son procès, camouflée dans un coin sombre de la salle, afin qu’il ne la voie pas. C’était la dernière fois qu’elle avait vu son visage. Puis il avait été enfermé à Azkaban, et Scarlett avait profité de sa position au Ministère pour militer pour une remise de peine et une liberté conditionnelle. Elle avait appris peu de temps après son déménagement aux Etats-Unis qu’elle avait finalement eu gain de cause. Mais elle avait déjà refermé le chapitre Rohan O’Quinn de sa vie. Sans jamais l’oublier pour autant.

Elle ne parvenait pas à décrocher son regard de son visage, retrouvant les traits qu’elle connaissait encore par cœur, qui n’avaient pas été effacés par les 25 années d’enfer par lesquelles il était probablement passé. Elle était incapable de former les moindres mots, son esprit totalement anesthésié par le choc. Son cœur tambourinait trop vite et trop fort dans sa poitrine.
Une main ferme se posa sur son épaule, la sortant brutalement de sa torpeur.

« Hé mam’s ! T’as pas vu Aria ? »

Ses yeux clairs se posèrent sur une paire d’yeux identique. Jack Burton. Son fils. Et pour la première fois depuis bientôt 24 ans, elle fut pleinement frappée par la ressemblance qu’il y avait entre les deux hommes qui lui faisait face. Elle n’avait jamais eu de doute quant à l’identité du père de Jack, mais sa mémoire n’était pas infaillible, et les années avaient terni ses souvenirs. Elle n’avait pas de photos de Rohan de l’époque où ils étaient ensemble, et elle n’avait pas conservé celles apparaissant sur les avis de recherche. Elle savait qu’ils se ressemblaient, mais pour la première fois, elle pouvait voir à quel point Jack était le portrait craché de Rohan, à l’exception des yeux clairs et de la finesse du visage, qu’il avait hérité d’elle. Personne ne pouvait s’y tromper. Rohan savait-il qu’il avait un fils ? Non. Scarlett avait-elle un jour prévu de le lui dire ? Pas réellement.
Elle se racla la gorge, mal à l’aise, tandis qu’elle remarqua le regard de Jack qui faisait la navette entre Rohan et elle, ses yeux s’écarquillant de plus en plus tandis qu’il semblait comprendre ce qu’il se passait. Scarlett ne lui avait jamais caché qui était Rohan, mais Jack avait également fait ses recherches de son côté, sur ce dont elle ne voulait pas parler : son procès, son emprisonnement, le reste de sa vie. Et il savait qui était l’homme en face de lui.

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Scarlett sentit la prise de son fils se raffermir sur son bras, et elle puisa le courage nécessaire dans ce contact pour affronter le regard désormais perdu de son ancien amour. Elle prit une profonde inspiration, puis se jeta à l’eau.

« Jack, je te présente Rohan O’Quinn. Rohan… Voici Jack. » Elle marqua une pause, désespérée de devoir briser ce secret, jalousement gardé pendant tant d’années. « Ton fils. »

'Petit résumé pour ceux qui ont eu la flemme de lire ce roman':
 

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POUFSOUFFLE6ème annéeCapitaine de Quidditch
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MessageSujet: Re: [1er Septembre 2022] Pour prédire le futur, il faut le créer [1er Septembre 2022] Pour prédire le futur, il faut le créer EmptyDim 19 Mai 2019 - 20:43

Ils étaient en retard. Amaryllis poussa un profond soupir après avoir refermé une porte. Ils avaient pourtant tout fait pour être à l’heure, jusqu’à réserver deux chambres au Chaudron Baveur pour éviter les désagréments du voyage depuis l’Ecosse pour la première rentrée de leurs filles. Jimmy était assis sur le lit, occupé à coiffer la plus jeune de leurs triplées. Il leva un sourcil interrogateur vers sa femme, qui se laissa tomber à ses côtés. « Donc, c’est Rose qui a fait tomber un de ses encriers sur la chemise préférée de Violette, qui refuse de s’habiller tant que la tâche est là. Je suis entrée pile au bon moment pour éviter que Rose enflamme la chemise avec sa baguette. C’est pas faute de lui avoir répété de ne pas se servir de sa baguette avant d’y être officiellement autorisée… »

L’aînée des triplées était la plus compliquée à gérer. Elle avait hérité du caractère de lion de son père, ajouté d’une maladresse presque aussi légendaire que celle de sa marraine, May. Fort heureusement, c’était la seule à ne pas avoir hérité du don de métamorphomage d’Amaryllis, ce qui l’empêchait de faire encore plus de bêtises qu’elle n’en faisait déjà.

« Maman ! » La petite fille sur le lit se leva, ruinant par la même occasion tous les efforts de son père pour la coiffer. « J’ai faim ! » Amaryllis laissa échapper un petit rire, et il était difficile de dire s’il s’agissait d’un rire nerveux, d’un rire de désespoir, ou simplement le fait qu’ils avaient petit-déjeuné il y a une heure à peine. « Iris, j’espère que tu découvriras le passage secret des cuisines le plus tard possible, sinon tu y passerais toute ta scolarité… J’espère juste que Nolan ne t’a pas encore indiqué comment s’y rendre. » L’ancien camarade de maison d’Amaryllis était en effet le parrain de la petite Iris. Et Amaryllis remarquait bien les friandises et autres douceurs que le roux glissait en douce à sa filleule. La mère de famille jeta un regard presque désespéré à son mari. « Si on n’est pas partis dans dix minutes, les filles vont rater leur train. Mais qu’est-ce qu’on a fait pour mérité ça ? » Elle avait cette voix des parents épuisés après être partis deux semaines en vacances avec leurs enfants aux chamailleries incessantes.

Mais en réalité, Amaryllis pouvait difficilement être plus heureuse. Malgré les terribles événements ayant eu lieu pendant son adolescence, elle en était ressortie plus forte, plus grande. Elle ne cachait plus ses cicatrices de brûlures depuis que le Mangemort qui en était responsable – Rohan O’Quinn, puisqu’elle avait fini par mettre un nom sur ces yeux bleus – avait été enfermé à Azkaban. Par chance, aucun de ses proches n’avait péri lors du règne de Voldemort ou lors de la bataille finale, en dépit des blessures et des traumatismes.

Sa dernière année à Poudlard s’était faite dans une ambiance beaucoup plus sereine, et elle avait validé la plupart de ses ASPICs avec de bonnes notes. Elle avait longtemps hésité à poursuivre ses études dans le domaine de la métamorphose, mais elle s’était finalement tournée vers la psychomagie. Pendant ses études, elle avait habité un petit appartement londonien avec Jimmy. Ce sentiment qu’il était l’homme de sa vie ne l’avait jamais quittée depuis qu’ils étaient ensemble, et ils officialisèrent leur amour l’année qui suivit son diplôme de psychomage. Les jeunes mariés avaient largement profité de leur vie à deux, partant en voyage ensemble chaque fois qu’ils en avaient l’occasion, entre les saisons de Quidditch et les journées chargées d’Amaryllis à Ste Mangouste. Elle s’était spécialisée dans les syndromes post-traumatiques, et Merlin savait que, suite à la Guerre, elle avait malheureusement beaucoup de patients. Sa plus grande satisfaction était cependant de voir ses patients retrouver le sourire.

Et puis, un peu avant leurs trente ans, Jimmy et Amaryllis devinrent parents. Ce fût Carlie, qui suivait la grossesse de son amie, qui leur apprit avec stupéfaction qu’ils attendaient des triplés. Trois filles, trois petites fleurs qui en faisaient voir de toutes les couleurs à leurs parents. Mais malgré la fatigue et les difficultés rencontrées, leur enfance était passée à une vitesse stupéfiante. Des premiers pas aux premières bêtises, des premiers mots aux premiers chagrins, des premiers signes de magie aux premières baguettes. Et voilà comment ils en étaient arrivés là.

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« Violette, ta valise est super lourde, qu’est-ce que t’as mis dedans ?
- Tous mes livres, et aussi ceux qu’Adam m’a offert pour mon anniversaire !
- Et t’as pas oublié ton petit tutu rose ?
- Maman ! Rose recommence !
- Rose, arrête d’embêter ta sœur…
- Roh, c’est bon, j’rigole hein.
- J’ai faim !
- Rose s’est pas excusée !
- Mais j’ai rien dit, détends-toi un peu Miss Parfaite.
- Papaaaaa !
- Iris, qu’est-ce que tu fais ?
- Je cherche mes chocogrenouilles dans ma valise. Mais faites pas attention à moi, continuez vos embrouilles loin de moi.
- Vivement qu’on soit réparties dans des maisons différentes, j’en ai marre de-
- STOP ! »  

Amaryllis avait élevé la voix, ce qui lui arrivait rarement, et qui eut pour effet de contraindre ses filles au silence. D’ordinaire, Violette et Rose s’amusaient ensemble et Iris faisait des réserves de nourriture plutôt que de la manger. Elle savait que c’était tout le stress de cette première rentrée pour elles qui refaisait surface.

« Iris, laisse ces chocogrenouilles dans ta malle, sinon tu n’auras plus rien à grignotter dans le train. Violette, quand tu seras à Poudlard, tu seras bien contente que tes sœurs soient là alors que tu ne connaîtras personne d’autre. Rose, excuse-toi auprès de Violette, et s’il te plait, fait un effort pour être agréable. »

Une fois les filles calmées, la mère les encouragea à traverser le mur séparant les voies 9 et 10 de la gare de King’s Cross. Puis elle se tourna vers Jimmy avec un demi-sourire.

« Je ne pensais jamais dire ça, mais je pense que leurs chamailleries vont presque me manquer. La maison va nous paraître vide, mais au moins on va pouvoir se retrouver un peu. » Effectivement, depuis la naissance de leurs filles, ils avaient été tellement accaparés par leur éducation qu’ils s’étaient un peu oubliés dans leurs rôles. Maintenant que la carrière de joueur de Quidditch de Jimmy touchait à sa fin, et qu’Amaryllis avait maintenant son propre cabinet en Ecosse, à côté de leur manoir.

Le couple, main dans la main, traversa le mur derrière lequel leurs filles les attendaient. Face à cette foule, les triplées s’étaient collées les unes aux autres et murmuraient des choses dans une langue qu’elles semblaient avoir inventée pour communiquer sans que leurs parents les comprennent. « Allez, on va charger vos malles, pendant ce temps vous pouvez essayer de trouver vos amis. Tiens Iris, regarde, Nolan est là-bas ! » La fillette aux cheveux roux courut se jeter dans les bras de son parrain, pendant que les deux autres cherchaient leurs propres parrains et marraines. Carlie et Adam pour Violette, May et Pol pour Rose. « Je les vois pas » se désola celle dont les pointes de cheveux avaient une douce couleur violette, pour rappeler son prénom. « On va les trouver, ne t’inquiète pas ! » Et Amaryllis s’avança dans la foule, accompagnée de Jimmy, quant un mouvement traversa la foule. « Que se passe-t-il ? » demanda l’ancienne Poufsouffle, autant à son mari qu’à Nolan, qu’elle n’avait même pas encore eu le temps de saluer.

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MessageSujet: Re: [1er Septembre 2022] Pour prédire le futur, il faut le créer [1er Septembre 2022] Pour prédire le futur, il faut le créer EmptyLun 20 Mai 2019 - 13:40



( Nolan, 42 ans, Botaniste-Paysagiste et copropriétaire de la ménagerie « Le Perchoir Irisé » avec sa femme Malia. )

Fort de son rôle de chef de famille — en second, Malia demeurant bien sûr le cerveau des opérations à bien des niveaux —  c’était Nolan qui ouvrait la marche ce jour-là, naviguant adroitement entre les moldus et autres touristes de passage, trainant devant lui une valise compacte qui n’avait pourtant pas trouvé sa place sur le chariot de son ainée. Arrivé le premier à destination, il s’écarta tout de même du mur pour étendre le bras devant lui et céder le passage à sa progéniture adolescente bien impatiente.

Alors je sais bien que la beauté a priorité sur l’âge et que je devrais donc être le premier à passer, mais quel genre de père oserait se réclamer d’un tel droit le jour de la rentrée, devant tous les camarades de sa pauvre fille, right ? s’exclama t-il d’un ton amusé et surtout faussement outragé, une imitation presque juste du ton qu’avait emprunté Anaïs en lui interdisant formellement de «faire ses blagues pourries» en présence de ses copines.

Le commentaire fit mouche puisque l’adolescente roula des yeux jusqu’au plafond de la Gare avant de pousser son caddie loin de toute civilisation moldue et encore davantage de son botaniste de père, renforçant ainsi l’amusement du quarantenaire en question. Après un court soupir à l’attention de sa meilleure moitié, Nolan emprunta tout de même l’air le plus sérieux qu’il puisse se composer pour mieux l’inviter elle aussi — ainsi que leur benjamin — à le précéder vers la passerelle secrète.

After you, dearest. souffla t-il avant de s’engouffrer à leur suite.

Cette voie secrète, tous les sorciers d’Angleterre la connaissait pour l’avoir emprunté à plus d’une reprise au cours de leur vie, parfois avant même d’avoir atteint l’âge réglementaire de tenir une baguette, comme c’était le cas pour Elias aujourd’hui. Pourtant, les passages sur le quai de la plateforme 9 ¾ se succédaient sans jamais se ressembler et Nolan était aujourd’hui le premier à s’étonner de pouvoir traverser ce mur de briques avec la confiance renouvelée que ce qui l’attendait de l’autre côté s’accordait à la gaieté de son humeur.

Ses propres souvenirs de rentrées scolaires heureuses avaient hélas été noyées par celle de 1998, à l’époque où trop de visages familiers manquaient à l’appel de septembre, où plusieurs noms ne figuraient pas — ne figureraient plus jamais — au registre des cours et où trop de camarades étaient absents des wagons du Poudlard Express. L’ancien blaireau y était même revenu une fois de plus l’année suivante, pour l’ultime envolée d’une certaine Serdaigle à la tignasse blond cendré, quelqu’un qu’il lui coûtait alors atrocement de voir ainsi obligatoirement quitter son quotidien pour se consacrer à l’obtention de ses A.S.P.I.C.s, convaincu que la capitaine aussi disciplinée que studieuse — et bien sûr populaire — aurait tôt fait de l’oublier et avec lui ce qui pouvait les avoir réunis auparavant. Loin des yeux, loin du cœur ? Si plus d’une dizaine de hiboux, de rencontres à Pré-au-Lard et encore autant de mois avaient bien fini par lui donner tort, il aura tout de même fallu attendre l’admission de leur fille aînée, des années plus tard, pour enfin le réconcilier avec King’s Cross.

- Bon, salut, on se revoit à Noël !

C’était à se demander parfois si une enfant de Jude — sa première petite copine à l’époque de Poudlard — n’aurait pas produit une enfant plus tranquille qu’Anaïs Sherman, même au plus bas de sa forme. Malgré que Nolan partageais lui-même l’empressement de sa fille à retrouver plusieurs vieux copains dont la présence était garantie pour l’occasion, il ne pouvait entièrement refouler une petite tristesse de la voir leur échapper ainsi pour plusieurs longs mois. Ainsi, tandis qu’il enserrait à son tour la rouquine à la mèche rebelle, Nolan se fit la réflexion que s’il leur fallait désormais réclamer leurs étreintes eux aussi, c’était bien qu’une époque tirait sans doute à sa fin. Le paysagiste bénissait tout de même Merlin pour cette patience et cet engagement de sa femme qui refusait de laisser l’essentiel leur échapper, car si l’ancien préfet s’assurait chaque fois que leur lionesque progéniture puisse répondre de ses actes — non sans le soutien à distance d’Heather et d’Astrid — il peinait à la réprimander sévèrement et exprimait bien plus mal la fierté ou l’attachement qu’il pouvait lui porter en dépit de ses débordements. Comment dire, de ses trop nombreux débordements.

- Anaïs, tu as mis un Niffleur dans ta valise ?!

Une valise renversée n’était rien en comparaison au chaos qu’une telle créature en liberté ne tarderait pas à causer et l’ex-blaireau ne pouvait que partager le désarroi de Malia à la constatation qu’une fois de plus, leur fille n’en avait fait qu’à sa tête. Son ton n’aurais rien de léger cette fois.

Et bien jeune fille, tu attends quoi pour aller la récupérer ta créature ? Tu veux vérifier si Aria ou Astrid ont l’autorité de retirer des points à Gryffondor avant même que vous ne soyez embarqués pour Poudlard peut-être ? Go get it ! dit-il en la chassant doucement au loin.

Sans les bons sortilèges et instruments, la quête de l’adolescente serait sans doute vaine, mais il valait mieux qu’elle s’occupe les mains au risque de la voir leur sortir un scroutt à pétard de sa malle à la suite.

- Je crois qu'on va y passer la journée, sur ce quai.

Oh bah, ce n’est pas comme si nous avions une boutique à faire tourner de toute façon ! blagua t-il pour faire réponse à sa femme qui elle, révisait sans doute mentalement la liste de tous les codes de violations ministérielles qu’Hermione leur avait fait suivre suivant l’ouverture du Perchoir Irisé. Elle se responsabilisera… ajouta t-il d’un ton bien plus rassurant tout en se penchant doucement sur Elias. Alors buddy, qu’est-ce que tu dirais qu’on parte à la chasse au niffleur toi et moi ? Tu te souviens de ce que je t’ai appris la semaine dernière ?

Hélas, avant que le timide garçon ne puisse répondre et que lui n’ait le temps de réclamer à sa douce l’alliance de mariage qui servirait d’appât au duo, une autre petite créature affamée se jeta littéralement à ses pieds jusqu’à lui immobiliser la jambe dans l’attente de quelque chose qui se devait d’être sucré ou salé, mais certainement pas brillant.

Oh hey kiddo ! Merlin, c’est moi qui ai commence à rétrécir ou bien c’est toi a encore grandis ? Dis, tu veux bien attendre Tonton Nolan quelques minutes ? Je t’ai apporté quelque chose pour le départ, c’est dans la petite valise bordeaux juste là, mais il me faut régler une petit commission d’abord, all right ? dit-il en ébouriffant au passage la tête rousse d’Iris, ou du moins, ce qu’il croyait bien être Iris. Après tout, Violette savait déjà colorer la pointe des ses cheveux, alors pourquoi pas l'intégralité de sa coiffe ?

Les géniteurs de la triplette ne tardèrent point à montrer le bout de leur museaux eux aussi et tandis que No s’affairait à grimper Elias sur ses épaules, la foule elle, commençait à s’agiter faiblement.

« Que se passe-t-il ? »

Et bien, si vous vous trimballez quelques bricoles de valeur, un truc comme une bague du championnat de Quidditch 2014 par exemple, il vaudrait mieux les tenir à poings fermées dans l’immédiat. Après un bref regard à sa douce, Nolan ajouta On a un petit pépin de niffleur en cavale, but we got it under control, pas vrai bud' ? questionna t-il en élevant les yeux vers son fils, désormais haut perché quelques trois têtes plus haut que tout le monde.

D’ailleurs, vous n’auriez pas déjà croisé Ariane à tout hasard ? Elle aurait certainement quelques friandises bien tintantes pour notre évadé…

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MessageSujet: Re: [1er Septembre 2022] Pour prédire le futur, il faut le créer [1er Septembre 2022] Pour prédire le futur, il faut le créer EmptyJeu 23 Mai 2019 - 23:50

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Quelques semaines avant la bataille de Poudlard.



Ils allaient mourir. Tous les trois. Nerveuse, elle enfonça sa paire d'incisives blanches dans la chair de sa lèvre inférieure. Léon serait le premier et même si elle n'avait pas pu voir la main assassine, Lina était sûre qu'il s'agissait d'un Mangemort. La lumière verte frapperait le jeune Serpentard en plein dans la nuque, le projetant en avant sur plusieurs mètres. Ensuite ce serait le tour d'Octave. Cette fois la jeune femme n'était pas sûre de la cause, le corps de l'homme n'était plus qu'un sac de sang et de chair qui gisait sur le sol, dans un couloir du premier étage. Le liquide rouge et épais, s'échappait de larges lacérations au niveau de sa poitrine et de son ventre, comme s'il avait été attaqué par une bête sauvage. Un loup garou peut – être ? Une araignée géante ? Un infâme maléfice ? Puis c'était son tour à elle. Lina, elle, s'était vu frappée par un sortilège inconnu qui la propulserait par dessus une rambarde pour une chute vertigineuse et mortelle de plusieurs mètres. Elle mourrait au pied du Grand Escalier de l'école, après que sa tête en ait percutée avec force la pénultième marche.
Assister à sa propre mort à cause d'une vision était un choc en soit, mais voir celle d'Octave et de Léon avait quelque chose d'insupportable. Elle s'était mise à hurler dans le dortoir : la peur lui vrillait le cerveau, l'angoisse lui donnait envie de vomir : elle s'étouffait dans son propre marécage de sentiments.
Puis après de longs pleurs, le calme se fit. Lina aurait fait n'importe quoi pour empêcher cette vision de devenir vraie. Elle les avaient donc prévenus, tous les deux. Et les avait suppliés pour qu'ils s'en aillent. Elle – même resterait, puisqu'elle savait comment échapper à son destin et si le court de son existence devait être modifié, elle le saurait sans doute suffisamment tôt pour s'en sortir indemne. C'est au moment où elle avait prononcé cette hypothèse à voix haute, qu'une autre vision s'insinua dans son esprit. Abigail, de retour à Poudlard, se battait aux côtés de Lina avant de périr en essayant de la protéger d'une attaque surprise. La voyante avait fait le tour de toutes les possibilités, mais à chaque fois qu'elle proposait d'aller au rez – de chaussée pour éviter le Mangemort du troisième étage, Abigail mourrait en essayant de la sauver. Si elle proposait de rester dans la cour extérieure, sa camarade perdait la vie, massacrée par un géant ivre de rage. Dans tous ses scénarii, Abigail mourrait en la protégeant. Deux choix s'offraient à Lina. Soit elle acceptait de mourir au pied de l'escalier, soit elle laissait Abi se sacrifier.

« Viens avec nous ».

Ces quelques mots résonnèrent en elle. S'enfuir, cela voulait dire abandonner tous ses camarades Heather, Meredith, Carlie, Nolan, Andrée, Tony, Lysander, Amaryllis, Oli, ... Cela voulait dire laisser tomber son école et toutes les valeurs qu'elle avait défendue pendant cette septième et dernière année. Mais rester signait la mise à mort d'une de ses plus proches amies ce qui était bien pire. Alors, à la fin du mois d'avril, Lina, des larmes plein les yeux, prépara sa valise. Elle ne voulait pas d'adieux déchirants ou d'embrassades débordantes d'amour. Elle voulait partir, simplement. Sans doute prendrait – elle la peine de s'expliquer plus tard, si elle en avait l’opportunité. Encore que... Elle connaissait l'avenir proche de ses camarades. Elle connaissait les noms de ceux qui vivraient et que ceux qui allaient perdre la vie et d'une certaine manière, ce savoir l'avait détachée d'eux.




31 août 2022, plage de Tanjung Ann, Lombok, Indonésie.



Elle replia avec soin le parchemin sur lequel elle écrivait depuis déjà plusieurs dizaines de minutes. Lina ajusta le foulard blanc qui entourait son visage et protégeait ses frêles épaules de l'écrasant soleil indonésien. Derrière ses lunettes fumées, elle contempla l'immense étendue d'eau face à elle. L'océan. Finalement, la sorcière abandonna ses rêveries pour descendre du rocher presque plat où elle s'était installée. Après avoir marché une dizaine de mètres les pieds dans l'eau, elle atteignit la plage de sable fin et encore un peu plus loin, les marches  qui permettait d'accéder à l'entrée de la maison en bois dans laquelle ils habitaient. Quelque part dans le salon, elle entendit Octave. Ils avaient passé tellement de temps ensemble, qu'elle pouvait le reconnaître juste au son de ses pas. Ailleurs dans la maison, une porte claqua. Léon sortant de la salle de bain, sans doute. Lina ignorait toujours comment ils avaient fini par s'entendre tous les deux. L'âge et de nombreux compromis, très certainement. Un sourire se dessina sur ses lèvres. En tout cas, Octave et lui n'avaient jamais formulé la moindre à objection à ce qu'elle reste avec eux après leur fuite de Poudlard. Ils avaient plus en moins vécus en collocation, tous les trois, un peu partout à travers le monde, même si depuis de longs mois, ils semblaient avoir élu domicile en Lambok. Parfois, pendant de longues semaines, Lina retournait sur les terres vertes et pluvieuses de l'Angleterre pour revoir ses parents... Mais elle finissait inévitablement par revenir avec eux. Octave et Léon étaient devenus les garants de sa paix intérieure.
Elle fit un bref passage dans sa chambre pour confier à Inanna, sa nouvelle chouette, son courrier qui était en fait la réponse à une lettre d'Abigail. Lina jeta un coup d’œil au bureau surchargé au coin de la pièce. Il y avait là une dizaine d'ouvrages et un nombre incalculable de brouillons et de parchemins. Tout cela était l'ébauche de son prochain livre : « Structures d'une prophétie : de Nostradamus à aujourd'hui ». Contrairement à son premier écrit qui s'adressait à de jeunes étudiants en divination, ce texte visait principalement à des experts ou des chercheurs. C'était un travail conséquent qui lui demandait des heures de travail par jours. Parfois, Léon venait la rejoindre. Lui – même était entrain d'écrire une thèse sur le Sanskrit et la magie des mots. C'était un travail plus que prometteur et la sorcière était toujours ravie de pouvoir en lire quelques extraits par – dessus son épaule.
À contre cœur, elle quitta sa chambre pour se diriger vers la cuisine, proprette mais minimaliste de ravissante maison. Octave avait quitté la pièce, mais depuis la fenêtre, Lina pouvait le voir, accroupi, les pieds dans l'eau. Elle lâcha un petit rire. Depuis leur retour en Indonésie, l'homme s'était pris de passion pour la pêche à la crevette, au point de vouloir mener une études sur les différences entre les crevettes d'eaux douces et d'eaux salées. Jamais Lina et Léon n'avait mangé autant de ces petits crustacés : froides, au barbecue, à la mayonnaise, avec de l'avocat, en salade, au curry,... Elle possédait désormais autant de livres de recette sur les crevettes que d'ouvrages sur la voyance. En souriant, elle laissa son thé au citron infusé. Octave avait changé, mais ça lui allait bien. Ses cheveux étaient plus longs qu'avant et il avait abandonné son éternel costume trois pièces pour une tenue plus confortable et des tongs. Le tout étant bien évidemment plus adapté au climat du pays. Sans le quitter des yeux, elle ajouta deux sucres à son thé avant de le porter à ses lèvres. Aujourd'hui encore, elle gardait une affection toute particulière pour cet homme.

Léon fit son entrée dans la cuisine, en passant une main dans ses cheveux éternellement décoiffé. Avec une nonchalance à toute épreuve, il s'installa sur le plan de travail et Lina lui tendit une tasse de café avant de s'arrêter net.

« Qu'est – ce qu'il y a ? Léon l'examinait avec un œil inquisiteur, les sourcils froncés. Quoi... ?
- Tu... Tu as teins tes cheveux en blond ?
- Finement observé... »

Léon semblait hésiter. Son regard anthracite balayait l'épaisse chevelure de son amie jusqu'à ce que, enfin, un sourire s'installe sur ses lèvres. Lina avait appris à apprécier ces petites marques de joie chez l'ancien Serpentard. Avec l'âge, loin de Poudlard et des vestiges de son passé, Léon avait fini par trouver une forme d'apaisement.

« Alors ? Tu en penses quoi ?
- Mmh...
- Mais dis moi... !
- Ça... Te va bien.
- Ah...  ? Surprise par le compliment, Lina haussa un sourcil. Et c'est tout ? Pas de piques ? Pas de moqueries ?  
- C'est juste que... Lina se mit à faire taper ses ongles contre le plan de travail de la cuisine, impatiente, subissant le suspens ridicule de Léon qui semblait se délecter de la situation, évidemment. Non rien »

Sans rien rajouter, il se leva, fier comme un paon et quitta la pièce pour rejoindre Octave à l'extérieur. Lina poussa un profond soupir, à la fois amusée et dépassée. Finalement, en rigolant, elle posa sa tasse de thé et se dirigea vers le frigo pour piquer un yaourt. Elle était entrain d'en refermer la porte lorsqu'une sensation familière fit son apparition... Quelque chose tentait de s'insinuer dans son esprit, mais avec plus de douceur qu'autrefois, en grande partie parce qu'elle avait apprit à ne plus rejeter ses visions. Son regard émeraude disparu dans le lointain, comme si la porte d'un frigidaire pouvait soudainement être le sujet le plus fascinant au monde.

Ils étaient tous là, sur le quai de la gare,  surchargé par la foule et les vapeurs blanches du train. Tous ses anciens camarades. C'était la première fois qu'elle les revoyait ensemble depuis sa vision de la bataille de Poudlard. Ils semblaient bien se porter. Comme elle, ils avaient vieillis. Lina remarqua Nolan – avait – il prit quelques kilos ? La voyante se souvenait parfaitement de ses nombreuses escapades dans les cuisines – et Malia. Ils avaient donc fini ensemble ses deux – là...? Oui, à en juger par la jeune fille près d'eux, manifestement aux prises avec un Niffleur. Dans la foule, Lina remarqua également la présence d'Amaryllis et de... une, deux, trois petites filles ! Si elle l'avait pu, Lina aurait certainement poussé un cri de surprise. Il y avait également Abigail et ses enfants, dont le petit Perceval, le filleul de Lina.  Elle pu également apercevoir, Harry, Ron et Hermione, les héros de leur génération.
C'était un choc pour elle, de revoir tous ces gens. Curieuse, elle laissa son esprit, bien ancré dans le futur, se balader sur le quai 9/¾ . La sorcière s'amusa des prénoms et des noms sur les valises des nouveaux petits écoliers. À force de déambuler, elle cru même percevoir l'odeur des patacitrouilles, avant qu'elle ne se mélange à l'odeur de l'océan. Londres était envahi par le sel et le bruit des vagues... Sa réalité, pendant un instant, se confondit avec un monde auquel elle n'appartenait plus, jusqu'à ce que, enfin, elle sente le soleil caresser sa peau et que sa vision s'évapore définitivement. Par la fenêtre, elle chercha Octave et Léon. Ils s'étaient assis sur les marches, face à l'horizon bleu. Sans hésiter, elle se dirigea vers eux et s'installa sur le sable fin. Elle posa sa tête sur les genoux d'Octave, le regard fixé sur les vagues et le ciel.

« J'ai eu une vision. Demain c'est la rentrée à Poudlard. Ils vont tous y être, avec leurs enfants, leur mari ou leur femme. ».

Elle releva son visage et chercha le regard de Léon et Octave qui avait enroulé son bras autour de sa taille. Elle ne savait pas trop comment réagir. Ce petit bout d'avenir aurait pu être très émouvant, mais Lina était partie depuis longtemps maintenant et même si elle maintenait des contacts avec certains (Meredith par exemple, dont elle avait gardé le collier en forme de goutte d'eau...), la sorcière se sentait à des années lumières d'eux. Comme ses camarades, elle avait vieillie, quelques ridules étaient apparues au coin de ses yeux et sur son front, sa chevelure – quand elle n'était pas teinte - était désormais parsemés, de-ci de-la, de quelques cheveux blancs, mais elle n'avait pas eu d'enfants et elle n'avait jamais vraiment expliqué son départ précipité avant la bataille. Un mur invisible s'était dressé entre eux. Ils avaient eu des maisons, des familles, peut être même des animaux de compagnie... Lina, Léon et Octave, en revanche, avaient pris un tout autre chemin.
L'été perpétuel dans lequel ils vivaient en déménageant au fil des saisons, le sel qui collait à leur peau, l'écume, le grattement de la plume de Léon sur les parchemins, les piques niques sur la plage, les oiseaux multicolores, le rire d'Octave... C'était tout ce qui la rendait heureuse.

Lina, comme Octave et Léon, avait tourné la page.
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