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[Mercredi 17 Décembre 1997] Confessions artificielles. [Andreas D. Rowle]

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APPRENTI(E)Filière enseignement
    APPRENTI(E)
    Filière enseignement
AVATAR : Kaya Scodelario
MESSAGES : 277

INFOS PERSONNAGE
SITUATION AMOUREUSE SITUATION AMOUREUSE: Célibataire.
DATE & LIEU DE NAISSANCE DATE & LIEU DE NAISSANCE: 1 octobre 1976
SANG SANG: pur
MessageSujet: [Mercredi 17 Décembre 1997] Confessions artificielles. [Andreas D. Rowle] Ven 26 Oct 2018 - 0:40


Debout face à la grille de la forteresse, les mains dans les poches de son pardessus, elle observait d'un œil nouveau le décor qui s'offrait à sa vision. Les immenses tours perçaient le bleu d'un ciel clément en cette froide mâtiné hivernale. Un manteau de neige avait recouvert les environs, ce qui offrait un paysage paradisiaque. Un mensonge burlesque, connaissant la situation désespérante du Royaume-Uni et de la souffrance endurée par les adolescents dans l'immense battisse. Des tourments qu'elle reconnaissait aujourd'hui nécessaires, l'austère réalisation l'ayant frappé durant ses quelques vacances forcées, loin de la civilisation sorcière de son pays d'origine.

La noble ne réprima pas le rictus désenchanté qui se peignît sur son visage aux joues rougies par la légère brise. Le paradoxe émotionnel qu'elle éprouvait ne la surprenait pas, la joie se mêlant à une amertume qu'elle accueillait sans résistance, comme une vieille amie trop longtemps oubliée. Un mois et demi s'était écoulé depuis sa dernière apparition à Poudlard et le temps faisant son office, les rares braves remarquables à cette heure matinale dans le parc baissaient la tête dans l'espoir vain de ne pas être remarqués.

Au moindre bruissement, les élèves sursautaient comme s'ils craignaient de voir surgir des démons tapis, qui n'attendaient qu'un léger relâchement de vigilance pour les violenter. Les monstres l'étaient, mais les étudiants n'avaient pas encore la maturité pour deviner l'évidence. Les créatures se terraient dans leurs propres esprits, n'attendant qu'une sombre nouvelle pour en sortir et dévorer progressivement leurs croyances. C'était l'une des leçons que le professeur qu'elle avait côtoyé ces dernières semaines lui avait enseigné, tout comme il s'était évertué à repousser les siennes jusqu'à ce qu'elle fût capable de les soumettre à sa volonté.

Cessant sa réflexion et écartant sa rêverie, la métamorphe extirpa son poing droit de la confortable chaleur offerte par la cavité de son vêtement et actionna le mécanisme ensorcelé attaché à son avant-bras. Sa nouvelle compagne s'extirpa du holster à la sèche inflexion de son poignet, qu'elle rattrapa d'un second mouvement habile. Astrid redressa son membre à la verticale et effectua un cercle parfait, avec vitesse. L'extrémité de l'ébène rougeoya, puis une étincelle fusa pour exploser en heurtant le métal forgé. Un grincement sinistre s'éleva dans les airs quand les deux battants s'ouvrirent pour offrir une entrée suffisante pour la corpulence de la sorcière. Elle s'avança d'une enjambée spontanée, rapide et pénétra l'enceinte du château sans prêter plus d'attention à l'environnement.

Il ne lui fallut qu'un instant dérisoire pour atteindre les lourdes portes de l'établissement, qu'elle écarta de son itinéraire d'un réflexe négligeable. Quelques élèves, surpris par son apparition, se retournaient dans sa direction à l'entente du claquement de ses talons, avant de s'écarter avec une précipitation exaspérante. Passant par divers couloirs menant à sa salle de classe, la demoiselle ne se gênait pas pour refermer les fenêtres ouvertes par les soins des Carrow pour garder une atmosphère glaciale, avec quelques coups de baguette bien placés. Elle ne se formalisa pas des quelques étudiants ayant remarqué ses actions et, arrivée à destination, ouvrit son espace de travail. La pièce était sans dessus-dessous et les sourcils fins de Shafiq se relevèrent via son étonnement.

Quelques plaisantins s'étaient adonnés au plaisir de la dégradation, avec une évidente application, exprimant la joie ressentie durant l'accomplissement de leur maigre exploit. De nombreuses tables étaient retournées, certaines chaises brisées et les tableaux désormais décrochés étaient tous éventrés, partiellement brûlés. D'un evanesco parfaitement exécuté, elle fit disparaître ces derniers sans aucune hésitation, puis commença une chorégraphie solitaire pour remédier au désordre ambiant. Seul le sifflement musical qu'elle laissait échapper de ses babines berçait ses pas, les caresses aériennes du bâtonnet envoûtant demeurant muettes.

Il ne lui fallut qu'un court laps de temps pour réorganiser l'endroit, la poussière se dissipant par l'exigence informulée de la magicienne. Sa besogne achevée, la sang-pure gravit les quelques marches en spirales menant à son bureau, qu'elle découvrit en parfait état. Les protections dressées n'avaient pu être abattues par de simples collégiens, même si la puissance décroissante des maléfices employés dénotait leur essaie infructueux. Satisfaite, l'aventurière érigea de nouvelles barricades, puis s'éclipsa de la pièce après y avoir ouvert les rideaux, laissant filtrer la lumière naturelle du soleil à travers les carreaux. Son chemin la promena jusqu'à l'entrée de ses appartements, où elle avait négligé certaines possessions. Elle adressa la clef vocale au gardien de son antre et perçut le soupir qu'il rétorqua comme la certitude d'une nouvelle déplaisante.

« Qui a-t-il ? interrogea-t-elle, la résignation se mêlant à l'aigreur de son timbre de voix.
Je regrette, mademoiselle Shafiq, mais le Professeur Rowle a fait changer le mot de passe, expliqua doucement la peinture. Je ne lui ai pas permis de pénétrer dans votre logement, mais je n'ai pas eu le choix d'accepter ses conditions. Vous devez aller le voir avant d'avoir accès à nouveau à votre espace de vie.
Super, il ne manquait plus que ça, singea la jeune femme, ses iris voyageant jusqu'au plafond avec contrariété. Merci. »

Astrid ne s'attarda pas, présumant que la conversation était achevée autant pour la toile que pour elle. Reprenant son avancé, la mage tira profit d'un passage clandestin conduisant directement aux sombres cachots. Elle ne savait pas si, durant cette matinée, Andreas dispensait un cours, aussi elle estima nécessaire de passer par les appartements de fonction du serpent. Elle ne voyait aucun intérêt à interrompre une conférence qui n'existait possiblement pas. Dans cette optique, elle releva la tapisserie aux couleurs de Salazar qui bloquait l'accès au corridor, aboutissant d'une part aux geôles pour Nuncabouc, de l'autre aux différents laboratoires qu'utilisaient les Maîtres des Potions et les écoliers.

Il ne lui fallut pas plus d'une minute pour atteindre sa première destination, pour y découvrir l'absence de vie. Agacée par sa propre sottise, la jeune femme retira d'une poche intérieure de son pardessus une montre à gousset, élaborée dans un métal argenté, finement ouvragé et scintillant à la lueur des bougies. Elle ouvrit son socle pour y consulter l'heure et pinça les lèvres. Si le Mangemort devait s'occuper d'une classe, ou plutôt condamner les élèves à sa sinistre présence, il était dans l'atelier qu'il exploitait pour distribuer son venin aux disciples de deux fondateurs.

Supposant que le serviteur du Mage Noir n'avait pas déplacé son poste pour sa besogne, la mercenaire fit volteface et reprit une allure constante jusqu'à l'atteindre. Les quelques Serpentard qu'elle croisa, qui possédaient quelques heures d’accalmie, la regardèrent circuler avec un certain intérêt. La rumeur de son retour allait être assimilée par les locataires des quatre Maison promptement, l'expression sur leurs visages l'auguraient.

Arrivée devant la salle de classe, elle chassa sa réflexion pour se concentrer sur l'échange qui allait se jouer. Après un coup d’œil circulaire pour s'assurer qu'il y avait aucun individu dans les environs, la sorcière courba brusquement son poignet droit et récupéra la baguette qui glissa de l'étui adhérent à son avant-bras. Un miroir apparut dans sa main gauche quand elle l'enjoignit, muette, de se manifester. Ses pupilles se fixèrent sur le reflet qu'il lui réfléchissait et elle put inspecter son apparence, ne voulant laisser aucune occasion à l'homme de la rabrouer. Ce ne fut qu'après son étude qu'elle entreprit d'abattre son poing contre la surface poli, à trois reprises, sans réellement se soucier du cours déjà entamé, avant de joindre ses extrémités devant son bas-ventre.

« Entrez, ordonna la voix étouffée, aussi suave que désagréable pour ses tympans, de l'esclave de Voldemort.
Bonjour. Excusez mon interruption, Professeur, prononça faiblement l'ex-Gryffondor pour ne pas que ses émotions négatives fussent remarquées. J'ai reçu votre message.
Bien, miss Shafiq, rétorqua l'instituteur avec un timbre qu'elle jugea pompeux, revenez à la fin de mon cours, vers 10 heure et demi, s'il vous plait. »

Et s'il ne vous plaît pas, c'est pareil, je suppose, pensa la demoiselle en refermant la porte après avoir acquiescé, l'ayant tout juste entrouverte pour laisse son visage visible dans l’entrebâillement. En presque deux mois, le personnage n'avait pas évolué. Il lui faisait toujours le même effet désagréable, à savoir cette étrange impression de n'être, à travers les yeux du sorcier, qu'un outil pour paraître plus important. Elle en vint à se questionner sur la nature profonde de la méfiance qui l'avait certainement conduit à bloquer l'accès de son espace personnel. Était-elle seulement réelle ou espérait-il juste découvrir quelques mystères croustillants qui lui permettrait d'offrir sa famille en pâture au Seigneur des Ténèbres ?

Décrétant qu'elle le percevrait bien assez tôt, Astrid disposa du temps qu'elle détenait pour une promenade réfléchie. Voyageant d'un corridor à ses alter ego, déambulant dans les étages, elle s'arrêta à quelques reprises pour questionner les rares élèves osant l'approcher, désireux de se faire remarquer, sur la situation actuelle et les ragots qu'ils cultivaient. Après quoi, soucieuse face à l'approche de l'heure fatidique et prétextant un passage inopportun pour saluer Poppy comme excuse pour les quelques patients, elle demanda une fiole d'antidote contre le veritaserum et un bézoard à l’infirmière, lui expliquant hâtivement sa future entrevue.

La potion assimilée par son organisme et le contre-poison populaire dans une cache de son manteau, elle retourna prestement aux ergastules. Elle n'eut le temps que de sentir la ligne de sa colonne vertébrale se déposer contre les pierres froides que les troisièmes années de Poufsouffle et Serdaigle sortirent. Son sourcil gauche se courba en remarquant leur empressement. Ils avaient l'air de brebis effrayés, ayant réalisé que leur enclos abritait un python affamé. L'allégorie lui parut parfaite quand la silhouette du templier improvisé se dessina dans l'encadrement menant à la chambre de torture. Peut-être aurait-elle droit à la question ?


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