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[Avril 97] I believe I can fly

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SERDAIGLE5ème année
    SERDAIGLE
    5ème année
AVATAR : Freya Mavor
MESSAGES : 505

INFOS PERSONNAGE
SITUATION AMOUREUSE SITUATION AMOUREUSE: Célibataire
DATE & LIEU DE NAISSANCE DATE & LIEU DE NAISSANCE: 04/03/1982 à Londres
SANG SANG: mêlé
MessageSujet: [Avril 97] I believe I can fly Sam 21 Juil 2018 - 20:37

Avril 1997
~
I believe I can fly





Ce samedi-là, à l'heure du petit-déjeuner, ce ne fut pas Jery qui, parmi des centaines de volatiles faisant leur entrée dans la grande salle, se fraya un chemin jusqu'à Malia, mais Prides, chargé d'un paquet long et imposant. C'est précisément à cause des dimensions de ce paquet que ce fut le hibou grand-duc familial qui s'occupa de la livraison et non Jery, le petit-duc de Malia, qui n'aurait pas pu s'accommoder d'une telle charge. Ainsi, Prides fonça joyeusement vers la tête blonde qu'il connaissait bien et, après un arrêt brusque mais maîtrisé, il stationna un mètre au-dessus de la table des Serdaigles, attendant que sa destinataire s'empare de son bien.

- Te voilà enfin ! s'exclama Malia, tout sourire, en s'empressant de déposer le long paquet sur la table devant elle, renversant le jus d'orange de Samuelle au passage.

Sans relever sa maladresse, Sam se contenta de nettoyer le liquide à coup d'un Recurvite avant de détailler le paquet des yeux, intriguée. Raven, quant à elle, s'empressa de questionner son amie :

- Qu'est-ce que c'est que ça Malia ? On dirait un balai mais... il a une forme étrange.

- Je vous expliquerais plus tard ! promit Malia en se levant de la table avec une précipitation qui ne lui ressemblait pas.

Prides s'opposa cependant à son départ hâtif en se posant sur son épaule et en tirant sur ses mèches blondes du bout de son bec.

- Oh, toi aussi tu m'as manqué Prides.

Elle gratouilla le haut de la tête du hibou grand-duc, friand de ces massages crâniens, tout en riant légèrement en constatant que le hibou de son père n'avait pas perdu ses habitudes. S'il avait été nommé ainsi, c'était en référence à l'équipe de Quidditch préféré de la famille : the Pride of Portree. Les fans de cette équipe se dénommant les "Prides", les Montgomery avaient donc décidé de faire de leur hibou la mascotte familiale officielle.

- Ecoute, je ne peux pas rester plus longtemps ici, si j'attire trop l'attention - et au vu des nombreux visages tournés vers elle et son colis, c'était déjà le cas - ma surprise risque d'être gâchée ! Merci pour la livraison Prides mais maintenant, file !

Après un dernier gratouillis, le hibou abdiqua et reprit son vol vers la fenêtre la plus proche, tandis que l'adolescente se saisit de son colis et se précipita hors de la Grande Salle.


L'après-midi, la blonde vénitienne pénétra dans la bibliothèque d'un pas sautillant et, comme elle l'avait espéré, elle y trouva la personne qu'elle cherchait.

- Lou, hey ! Qu'est-ce que tu fais là par un temps pareil ? Il fait super beau, il faut en profiter, ferme donc ce bouquin !

Puis, sans lui laisser le temps de réagir, elle s'empara du livre posé devant lui et le rangea dans son sac, puis elle se saisit des poignées de sa chaise roulante et l'emporta hors de la bibliothèque. Puis, elle s'arrêta soudainement au milieu du couloir.

- Ah ! J'allais oublier !

Elle sortit un foulard de sa poche et le noua autour des yeux du Gryffondor.

- J'ai préparé une surprise pour toi, lui avoua-t-elle enfin.

Puis, elle reprit son chemin, guidant la chaise roulante de Lou vers l'extérieur du château jusqu'au terrain de Quidditch, gardant le silence tout le long du trajet, ignorant les éventuelles questions de Lou, un sourire malicieux au coin des lèvres. Une fois le centre du terrain de Quidditch atteint, Malia s'arrêta et dénoua le foulard obstruant la vision de Lou.

- Tadaaaa !

Face à eux, flottait dans les airs un balai des plus atypiques. Au niveau du manche en bois se trouvant une sorte de siège, ayant grossièrement la forme d'une selle de cheval, auquel étaient attachés de solides attaches en cuir, à la façon d'un harnais.

- C'est mon père qui l'a fabriqué, expliqua la jeune fille d'un ton enthousiaste, il s'essaie à la conception de balais volants depuis un moment. Alors, je me suis dit que c'était une bonne idée de le mettre au défi de créer un balais pour toi. Voilà le résultat ! Pas mal, hein ? Rassure-toi, je l'ai essayé ce matin et je peux t'assurer qu'il vole plutôt bien, en plus d'avoir un excellent maintien !

La jeune fille admirait le balai, les yeux pétillants d'excitation. Elle était tellement contente que son père ait accepté de créer un balai pour son camarade. Malia, après avoir partagé plusieurs discussions avec Lou à la bibliothèque, avait appris que ce dernier était un grand sportif. Malheureusement, son handicap l'empêchait de s'adonner à de nombreuses activités, notamment la course, son ancienne passion. Lou n'était donc jamais monté sur un balai, convaincu que ce sport lui était aussi inaccessible. Mais Malia ne voyait pas les choses sous cet angle car pour elle la notion d'impossibilité n'existait pas, encore moins dans le monde des sorciers. Alors, l'idée de créer un balai adapté au handicap de Lou lui était apparu comme une évidence la fois où les deux adolescents avaient débattu sur leur équipe de Quidditch préférée. Aussitôt, elle avait envoyé une missive à son père qui trouva l'idée ingénieuse et d'après sa dernière lettre, M. Montgomery songeait même à développer une nouvelle marque de balai spécialement conçu pour les gens ayant un handicap. Après tout, Lou n'avait perdu que la mobilité de ses jambes et sur un balai les jambes n'étaient utiles qu'au maintien, les déplacements requérant la mobilité du haut du corps. Ainsi, pour que le lion puisse à son tour goûter au vol, il lui fallait simplement un balai assurant un maintien que ses jambes ne pouvaient lui offrir.

- L'équipe des Poufsouffle a réservé le terrain pour 16h, mais ça nous laisse quand même un peu plus d'une heure pour te faire tester ton nouveau balai ! Alors, partant ?

_________________

 
 
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Peu importe l'immensité du néant dans lequel elle est plongée, elle continuera à croire qu'un filet de lumière, aussi mince soit-il, existe quelque part et pourra surpasser l'ombre ~  ©endlesslove.
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GRYFFONDOR6ème année
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SITUATION AMOUREUSE SITUATION AMOUREUSE: célibataire et plus si affinités
DATE & LIEU DE NAISSANCE DATE & LIEU DE NAISSANCE: 28 août 1981, non-loin de Lairg, Loch Shin (Scotland)
SANG SANG: mêlé
MessageSujet: Re: [Avril 97] I believe I can fly Ven 3 Aoû 2018 - 12:27


Ce jour-là était l’un des jours de la semaine où Lou consacrait quelques heures de son temps à l’entraînement. Il variait le moment et la durée ; pas question de tomber dans la routine et pas question de s’ennuyer pendant ses exercices. Il avouait volontiers que la musculation était moins trépidante que le sprint ou que le basket, mais il s’appliquait à se contenter de ce qu’il avait. Il préférait de loin se forcer à apprécier ces séances monotones plutôt que de s’apitoyer sur son sort. C’était dans sa nature, et puis il avait compris depuis longtemps que les choses lui paraissaient bien plus sombres et bien plus déprimantes lorsqu’il s’attardait sur le négatif d’une situation. Et c’était notamment pour ça qu’il minimisait au maximum son accident, tentant de tirer parti de sa faiblesse, et qu’il avait donné un nom à son fauteuil roulant. Il en devenait, au moins à son humble avis, beaucoup moins effrayant. Moins important.
 
Il devait avouer, cependant, qu’il en avait marre de l’immobilité que lui imposait cette activité. Il avait besoin d’engager son corps entier. Tout à la fois. Pas ses jambes, évidemment, mais faire bouger sa taille, son torse, ses épaules, ses bras, et même son cou et son visage, était pour lui l’un des facteurs qui lui faisait aimer le sport. Il avait ainsi l’impression de dominer son être, d’être au maximum de son efficacité. Et cela, évidemment, la musculation ne le lui permettait pas – du moins, pas autant qu’une autre discipline.
 
Il sortit de sa salle attitrée dégoulinant de sueur. Il lui arrivait parfois de s’exercer dehors, mais il faisait encore trop frais pour qu’il n’ait envie de s’y risquer. Il était très tôt, il n’avait pas encore déjeuné, et il sentait ses membres fonctionnels protester de toutes parts. Les couloirs étaient vide, vierge de toute présence humaine. Les élèves qui avaient cours devaient certainement déjà manger. Ceux qui avaient la chance de commencer plus tard étaient sans doute encore couchés. Le jeune homme soupira, sentit ses yeux piquer, chassa la fatigue d’un revers de la main et se demanda pourquoi il s’escrimait à se lever si tôt. Arrivé à la fin de la semaine, même s’il ne le montrait à personne, il était toujours sur les rotules.
 
Les professeurs avaient eu l’indulgence d’installer sa salle de sport au rez-de-chaussée. Peut-être parce qu’ils avaient prévu le fait qu’il aurait faim après une séance, ou peut-être pas d’ailleurs, toujours était-il que cela lui évitait une inutile dépense d’énergie pour rejoindre la Grande Salle. Ce qui, étant donné qu’il s’entraînait presque toujours avant de manger, lui arrivait presque tout le temps. Il préférait les cuisines parfois, lorsqu’il terminait à vingt-deux heures ou au-delà, mais c’étaient des situations plutôt rares.
 
En tout cas, se dit-il en roulant le long des couloirs, il était grand temps qu’il se restaure. Le grondement incessant de son estomac lui donnait raison.
 
.
 
Il consacra le samedi suivant à ses devoirs. Il s’était levé tôt, encore une fois. Huit heures tapantes et il ouvrait les yeux. Le dimanche matin était le seul jour où il s’autorisait à traîner un peu plus au lit, parce qu’il avait généralement fini tout son travail et qu’il passait la journée à bouquiner à la bibliothèque ou à traîner avec sa petite sœur. Il était visiblement le seul à s’organiser ainsi, car l’antre du livre était quasiment désert à presque dix heures révolues. On le rejoignit pour l’accompagner dans sa douleur aux alentours de onze heures.
 
Il ne s’accorda qu’une pause pour déjeuner le midi, pendant laquelle il retrouva Jenny et d’autres amis de Gryffondor, et retourna à son travail immédiatement après. Cette fois, personne ne vint avec lui ; et c’est ainsi que le trouva Malia.
 
Il était en train de travailler une dissertation de potions particulièrement ardue, mettant en jeu plusieurs propriétés d’ingrédients plus inconnus les uns que les autres et demandant une réflexion particulière sur la réaction qu’ils avaient ensemble, quand la jeune fille déboula dans la bibliothèque. Elle avait l’air surexcité et rien qu’au ton de sa voix, il devina qu’elle préparait quelque chose. Personne n’avait l’air aussi impatient sans avoir une idée derrière la tête. Même la manière dont elle l’aborda, si vive, si soudaine, lui parut louche : on venait rarement le déranger lorsqu’il travaillait.
 
« Lou, hey ! Qu’est-ce que tu fais là par un temps pareil ? » Lou jeta un coup d’œil par l’une des immenses fenêtres de la pièce et ne put que remarquer que le soleil était haut dans le ciel. Tout à sa concentration, il ne l’avait même pas remarqué. « Il fait super beau », enchaîna la jeune fille comme pour lui donner raison, « il faut en profiter, ferme donc ce bouquin ! » Et sans transition, elle chopa le manuel de potions qu’il utilisait et le mit hors de sa portée.
 
« Eh ! », fit le jeune homme. Il avait horreur qu’on touche à ses affaires de cours. Comme c’était Malia, il atténua les protestations véhémentes qu’il s’apprêtait à enchaîner. À la place, il se contenta d’un « J’ai mis une éternité à mettre la main dessus » boudeur et croisa les bras sur sa poitrine.
 
Visiblement, elle n’en eut pas grand-chose à faire car elle s’empara du contrôle de Robert et s’éloigna de son bureau. Il eut tout juste le temps de rassembler ses parchemins que la table était déjà hors de portée. Un regard de reproche plus tard, et : « Tu aurais pu attendre quelques minutes. Ma phrase n’est même pas terminée et j’étais hyper concentré. »
 
Là encore, elle eut l’air de s’en ficher comme d’une guigne. Elle se contenta de lui cacher les yeux et de lui annoncer une surprise. Malgré les incessantes questions que Lou lui posa – on va où ? pourquoi je dois avoir les yeux bandés ? si tu me dis pas tout de suite où nous allons, je reprends le contrôle de Robert par la pensée et je m’en vais -, elle refusa de lui donner une quelconque indication. Le trajet entier fut une torture pour le jeune homme, car non content de ne pas voir où ils allaient, il était doté d’une impatience folle et supportait très mal l’attente.
 
Finalement, las de tenter de deviner leur destination, il soupira et se tut. À peine trente secondes, car tout de suite après, il reprit : « Pourquoi tu m’offres une surprise maintenant, d’abord ? Ce n’est pas mon anniversaire. »
 
Ils arrivèrent finalement à destination et Lou sentit la résistance habituelle de son fauteuil face à un sol un peu trop mou. Deux possibilités, se dit-il : soit on est sur de l’herbe, soit on est sur de la terre. Il penchait pour la première solution. Les coins de terre à Poudlard, à part aux abords de la Forêt Interdite, dans la roseraie et dans le potager, n’étaient pas Gallions courants. Malia lui rendit finalement la vue et il découvrit qu’ils étaient sur le terrain de Quidditch. Une douleur familière naquit au fond de lui, comme à chaque fois qu’il posait les yeux dessus. Un jour, il avait avoué à la jeune fille qu’il n’assistait jamais aux matchs de Quidditch parce que c’était trop douloureux pour lui. De regarder un sport qu’il ne pourrait jamais faire, d’encourager un sport qu’il voulait pratiquer. Pendant les jours de match, il se réfugiait toujours à la bibliothèque, son éternel repère.
 
Pourquoi l’avait-elle amené ici alors qu’elle connaissait le rapport particulier qu’il avait avec ce lieu ?
 
Son regard s’arrêta sur un objet indéterminé, posé bien là en évidence, juste devant lui. Il avait la forme d’un balai hybride, mélangé avec il ne savait quoi. Lui qui avait grandi à la campagne, il fit immédiatement le rapprochement avec les équipements d’équitation, les éperons en moins peut-être. Une ceinture ornait le tout. À quelques différences près, il aurait juré qu’elle avait été conçue sur le modèle des porte-bébé que les moldus utilisaient.
 
Il refusa de comprendre avant que Malia ne lui explique. « C’est mon père qui l’a fabriqué. Il s’essaie à la conception de balais volants depuis un moment. Alors je me suis dit que c’était une bonne idée de le mettre au défi de créer un balai pour toi. » Il décrocha à ce moment-là, refusant presque d’y croire.
 
En première année, lors des cours d’initiation au vol, les enfants s’étaient précipités sur les balais d’essai que mettait à disposition l’école. La plupart n’avait jamais décollé les pieds du sol et était impatient au possible de les essayer. Certains avaient le vertige, évidemment, et avaient vivement protesté ; ce n’était pas le cas de Lou. Lorsqu’il s’était approché des artefacts, encore timide, Madame Bibine s’était approchée et lui avait doucement expliqué qu’il ne pourrait pas tenter l’expérience. Qu’il serait dispensé de cours de vol pendant toute l’année. Qu’elle aurait volontiers fait tout son possible pour l’aider, pour qu’il puisse jouir de cette classe comme tous les autres, mais que malheureusement le matériel de vol n’avait jamais été adapté pour les enfants infirmes comme lui. Tu comprends, peu de sorciers ne peuvent pas marcher. Je suis désolée, mais tu ne peux pas. Retourne à l’intérieur du château pendant les deux prochaines heures, si tu veux. Tu pourras te reposer, t’amuser, travailler. Faire ce que tu veux. Lou avait fait demi-tour, la colère bouillonnant dans ses veines. Il vouait une rancœur tenace envers l’enseignante, envers le sport en lui-même d’ailleurs, et n’avait plus jamais remis les pieds sur le terrain.
 
Il leva les yeux, un peu perdu. Malia était passée devant lui et le regardait avec excitation. Elle était visiblement très fière de son idée, très fière de l'avoir réalisée, et après tout qui ne le serait pas ? D’autant que Lou la regardait avec ce qu’il pouvait de reconnaissance. Il doutait n’avoir jamais été rempli d'autant de gratitude pour qui que ce soit. C’était tellement irréel qu’il peinait à y croire. Inconsciemment, il tentait déjà de se convaincre que ça n’allait pas marcher, que le maintien ne serait pas suffisant pour qu’il puisse voler, qu’il y avait une erreur quelque part ; inconsciemment, il détruisait déjà un à un ses espoirs, pour ne pas qu’ils deviennent faux malgré lui.
 
« Je… » Mais les mots se bloquèrent quelque part dans sa gorge. Il avait rarement été aussi destabilisé.
 
« L’équipe des Poufsouffle a réservé le terrain pour seize heures », dit-elle, « mais ça nous laisse quand même un peu plus d’une heure pour te faire tester ton nouveau balai ! Alors, partant ? » Et alors qu’il aurait dû sauter de joie, crier, hurler, s’agiter d’un peu partout, il se contenta d’un bref hochement de tête et s’avança vers son nouveau balai.
 
« Ton père a donné un nom à ce modèle ? » C’était peut-être superficiel, mais il voulait savoir. Qu’il puisse dire, eh, les gars, moi aussi j’ai un balai. C’est pas une Comète, non, c’est un modèle que personne ne connaît, mais il est génial. Peut-être un surplus d’égo de sa part, il ne savait pas, mais il était sûr que cet élan prenait sa racine quelque part dans la reconnaissance sans borne qu’il éprouvait en cet instant pour les Montgomery.
 
Il fit s’avancer Robert de quelques mètres et rejoignit l’objet de ses fantasmes. Et qu’il était beau ! Encore tout neuf, encore tout brillant, doté d’un charme que ne possédaient pas, lui semblait-il, les balais sur le marché. Peut-être parce que c’était désormais le sien, il ne savait pas bien.
 
« Il faudrait que tu m’aides à m’installer dessus », dit-il. L’envie de voler lui parut soudain inadmissible. Il en sentait des fourmillements courir le long de ses jambes, si toutefois c’était possible. « Je ne peux pas m’harnacher tout seul. » Il se souleva néanmoins à la force de ses bras et parvint à passer ses deux jambes inactives de part et d’autre du manche en bois. Il était de couleur acajou et scintillait de mille feux. Puis il leva la tête vers la jeune fille, attendant son go.
 
Il referma fermement les mains sur le balai et ferma les yeux un instant. Dans quelques secondes, il aurait la possibilité de s’élever loin dans les airs. Dans quelques instants, le rêve inconscient qu’il poursuivait depuis ses onze ans se réaliserait. Il imagina une lanière serrer sa cuisse, puis l’autre, puis ses pieds se placer dans ses étriers, puis s’y attacher, et sentit les bandes de cuir enserrer son torse pour que son corps entier soit bien fixé.
 
Il rouvrit les yeux.
 
« Tu as pris ton balai, toi aussi ? Il faudra que tu me montres les mouvements de base. Comment me pencher, comment m’incliner, comme trouver le bon équilibre. » Il réfléchit un instant. « D’habitude, en tout cas comme je me souviens du cours de vol de Première Année, on doit donner un grand coup de pied sur le sol pour s’envoler. Comment je vais faire, moi ? » Il s’imaginait déjà pousser le sol avec ses deux mains, aussi ridicule le procédé soit-il.
 
Et à vrai dire, ça ne l’aurait même pas dérangé.



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