AccueilAccueil  PortailPortail  FAQFAQ  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  MembresMembres  GroupesGroupes  ConnexionConnexion  

Partagez|

[Novembre 2005] De l'écriture de l'Histoire

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
AuteurMessage
GRYFFONDOR6ème année
    GRYFFONDOR
    6ème année
AVATAR : Tyler James Williams
MESSAGES : 77

INFOS PERSONNAGE
SITUATION AMOUREUSE SITUATION AMOUREUSE: célibataire et plus si affinités
DATE & LIEU DE NAISSANCE DATE & LIEU DE NAISSANCE: 28 août 1981, non-loin de Lairg, Loch Shin (Scotland)
SANG SANG: mêlé
MessageSujet: [Novembre 2005] De l'écriture de l'Histoire Mar 17 Juil 2018 - 15:44


17 octobre 2005
Journal de bord
 
Ce carnet est là pour me souvenir de toutes mes expérimentations et toutes mes recherches. Je pense que, lorsque je travaillerai sur quelque chose d’ardu, il me sera bien utile pour me remémorer les erreurs à ne pas commettre. Car on en a trop vus, des gens comme ça : qui n’apprennent pas, qui restent campés sur leurs acquis et qui finalement, se trompent une fois de trop et partent eux-mêmes en fumée.
 
Je commencerai ainsi : je suis en train de faire le nécessaire pour acquérir le titre de chercheur indépendant et j’espère avoir mes propres locaux pour pouvoir exercer dans une annexe de Sainte-Mangouste. On dit que c’est une sorte d’immense laboratoire, auquel on accède par un couloir interminable, et où la plupart des chercheurs en magico-médecine se retrouvent. Ça leur permet non seulement de ne pas finir fous à force d’isolation – car la majorité d’entre eux y passent facilement quatorze heures par jour – mais également d’échanger sur leurs résultats et pourquoi pas, les utiliser pour leurs propres expériences. Evidemment, ils sont très confidentiels – c’est quasiment un secret d’Etat. Seuls ceux qui s’engagent vraiment là-dedans en ont réellement connaissance. Les autres n’en entendent que vaguement parler, ne savent pas où ils se trouvent, ou ignorent complètement leur existence (d’ailleurs, ceux-là doivent bien se douter que seuls peu de gens font leurs expériences chez eux, n’est-ce pas ?).
 
Evidemment, j’envisage aussi la possibilité de travail dans un espace qui m’appartient, ou chez moi, mais cela me paraît plus dangereux.
 
Je n’ai aucun sponsor pour le moment, mais je suis confiant. J’ai accumulé de l’argent durant toutes ces années. Je peux commencer à m’appuyer dessus : mes propres gallions partiront dans mon travail, tandis que papa et maman m’aideront à financer ma vie privée. Par exemple, jusqu’à ce que j’aie une source de revenus suffisante, j’habiterai chez eux et participerai de façon symbolique au financement des courses. Mais il faut d’abord que je fasse mes preuves en tant que chercheur. Personne ne me connait, personne ne sait ce dont je suis capable. Pendant tout ce tourbillon médiatique autour de Bea et des autres blessés de guerre, je n’étais qu’un fantôme, et je crois que c’est ce que les médias, et les potentiels sponsors en même temps, ont retenu. À noter que si je m’engage au nom du Ministère, celui-ci peut s’engager à financer toutes mes activités.
 
En parlant de Bea, elle souffre toujours. Au quotidien ça va beaucoup mieux – elle arrive presque à vivre normalement. Des élancements dans l’estomac, parfois, mais elle me dit que c’est supportable. C’est dès qu’elle commence à s’activer que tout va mal. Dès que son cœur commence à battre un peu trop fort. Des douleurs lancinantes la plient en deux, elle voit trouble et sa tête tourne. Elle a parfois l’impression qu’elle va vomir, mais pas une bile ordinaire : dans ces moments-là, son corps la brûle en entier et elle jure que ses organes sont en fusion. Ça me fait penser que le poison qui la ronge, la magie qui est en elle, circule dans son sang ou dans ses nerfs. Peut-être empoisonne-t-il ses cellules au fur et à mesure qu’elles se régénèrent – c’est du moins ce que pensent la plupart des médicomages qui l’ont examinée.
 
C’est sur son cas que je vais me pencher en premier. Je m’étais dit que j’étudierais les pathologies moldues encore incurables chez les sorciers, mais je ne peux pas la laisser dans cet état.
 
.
 
Hermione,
 
Tout d’abord, félicitations encore pour le mariage ! Comment vas-tu ? La vie de jeune épouse te convient ? Désolé si ça fait un moment que l’on ne s’est pas vu, depuis le mariage en fait, mais je suis en train d’effectuer toutes les démarches pour m’inscrire en tant que chercheur. C’est beaucoup plus long et compliqué que ce que l’on croit !
 
À ce propos, j’ai quelques questions d’ordres juridiques. C’est pas bien compliqué, mais comme tu le sais j’ai toujours été mal à l’aise avec ces choses-là. Si tu savais y répondre, et si tu avais le temps évidemment, pourrions-nous se rencontrer un jour ? Au Ministère, chez toi, comme tu préfères. Sinon, y a-t-il un de tes collègues que tu me recommanderais pour ces questions ?
 
Avec toute mon affection,
Lou
 
.
 
Hermione Granger-Weasley lui avait donné rendez-vous à son bureau ce mardi après-midi là. Les jours étaient gris et les nuages bas. Il faisait déjà sombre dans l’hôtel qu’il occupait – il espérait que ce ne soit pas le cas au Ministère.
 
Depuis Poudlard, ils avaient gardé des liens étroits. Ils n’étaient pas du genre à se voir toutes les semaines pour bavarder de tout et de rien, leurs rencontres s’espaçaient parfois d’un ou de deux mois, mais il adorait toujours ces moments passés en sa compagnie. Sur le plan intellectuel, elle n’avait pas changé : toujours aussi curieuse, toujours aussi accro de savoir, et toujours aussi droite dans sa manière de voir les choses. Les conversations qu’il avait avec étaient enrichissantes, pleines de débats et de rebondissements, et chacun était libre d’apporter son point de vue, parfois divergent de celui de l’autre, sur la question. Lui-même prenait soin de se tenir informé sur de nombreux thèmes – même s’il y en avait certain, évidemment, pour lesquels il se contentait de connaissances superficielles.
 
Lorsqu’il surprenait le regard de Ron Weasley sur eux, parfois, il se disait qu’ils devaient faire peur. Un peu comme deux savants fous débattant de leurs nouvelles inventions explosives.
 
L’âtre de la cheminée crépita de vert et Lou apparut dans une léchée de flammes émeraude. Normalement réservé aux employés, l’accès aux cheminées du Ministère lui avait été octroyé il y avait quelques temps déjà, à l’époque où il y venait souvent dans le cadre de son apprentissage, et ne lui avait jamais été retiré : Robert, qui n’avait pas changé depuis ses années d’école, était presque trop imposant pour les cabines téléphoniques réservées aux visiteurs. Après plusieurs discussions et autant de compromis, le service de sécurité du Ministère et un représentant des Aurors avaient convenu que Lou n’était pas une menace. Si cela facilitait la vie de tout le monde, il pourrait pénétrer les lieux comme l’un de ses salariés.
 
« De toute façon », leur avait-il rétorqué lorsqu’on lui avait annoncé la nouvelle, en insistant bien sur la faveur qu’on lui faisait, « je vais devoir passer au poste de sécurité pour m’enregistrer, comme les autres. J’aurai difficilement l’occasion de commettre un attentat. » Il avait haussé les épaules devant les regards perçants de ceux qui lui faisaient face.
 
Il passa au guichet de sécurité. Personne n’attendait devant et l’employé qui se tenait derrière semblait s’ennuyer à mourir – il s’amusait avec une petite balle volante et espérait sans doute être discret. Lorsque Lou s’approcha, le vieil homme se mit au garde à vous. « Bonjour Monsieur », clama-t-il d’une voix claire. Il s’adoucit en reconnaissant Lou : peu de sorciers circulaient en fauteuil roulant, et plus rares encore étaient les handicapés noirs de peau. « Mr O’Riley », salua l’employé. « Comment allez-vous ?
 
- La routine », répondit le jeune homme en tendant sa baguette. « J’ai rendez-vous dans cinq minutes avec Mrs Granger-Weasley, alors je suis un peu pressé. » Il était toujours étrange pour lui d’appeler son amie par son nom marital. C’était encore trop récent pour qu’il se soit complètement habitué.
 
L’homme acquiesça et déposa sa baguette sur le plateau d’enregistrement. Une fois que ce fut fait, il lui désigna l’ascenseur de son petit doigt : « Niveau 2, bureau du fond. Faites attention aux notes volantes, elles me semblent capricieuses en ce moment. » Lou hocha la tête pour le remercier et s’éloigna.
 
C’était peut-être parce qu’il ne venait plus qu’en de rares occasions, mais le Ministère lui semblait encore plus beau que quand son Maître y travaillait. C’était un éloge du luxe : il y avait des dorures du sol au plafond, toutes les surfaces de bois étaient sculptées avec finesse et l’immense fontaine qui trônait au centre, recouverte de moulures et surplombée par la statue de l’égalité, forçait le respect. Conscient que cela n’attirerait en rien la chance mais superstitieux tout de même, Lou inclina la tête devant la source et y jeta quelques mornilles.
 
L’ascenseur était déjà presque plein lorsqu’il arriva et on dut se pousser pour faire de la place à son fauteuil. Certains étaient employés : cela se voyait à leurs habits, sobres et parfois même conforme à l’uniforme de leur Département, et rentraient sans doute de leur pause déjeuner ou remontaient des étages inférieurs. Les autres, comme cette vieille dame aux cheveux volants et à l’ensemble vert en tweed douteux, étaient sans doute des particuliers qui avaient rendez-vous avec un quelconque service. Plusieurs notes volantes multicolores planaient au plafond. L’homme de l’accueil avait raison – certaines d’entre elles semblaient d’humeur belliqueuse. Une note violette se battait d’ailleurs avec une autre, de couleur verte.
 
Lou se demanda un instant quels étaient les motifs d’une note volante pour qu’elle se batte. Peut-être étaient-elles rentrées en collision avant de rentrer dans l’ascenseur ?
 
Après une étape au premier étage, où une sorcière sortit contre deux hommes de haute stature qui entrèrent, ils s’arrêtèrent finalement au second, et Lou dut jouer des roues pour parvenir à sortir. Il sentit des pairs d’yeux s’attarder sur son dos. Visiblement, son fauteuil roulant soulevait toujours les questionnements.
 
Le couloir qui l’accueillit était recouvert de moquette rouge et bordé d’immenses baies vitrées qui l’inondait de lumière, malgré le temps médiocre qu’il faisait dehors. Six portes s’alignaient et semblaient mener aux différents services du Département. Au fond, une porte de chêne. Lou supposa que c’était celle du bureau d’Hermione.
 
Il toqua, bruit sec retentissant dans le silence des alentours, et un « Entrez » étouffé lui répondit. Il eut juste le temps d’apercevoir la plaque professionnelle de la jeune femme, accrochée bien en vue sur le battant de bois et annonçant Deputy Chief Justice, Hermione Granger-Weasley, avant que ses roues n’avancent et que la porte ne se referme derrière lui. Hermione était en train de travailler sur un dossier très épais et Lou eut un sourire attendri : exactement comme il imaginait qu’elle soit au travail.
 
« Salut Hermione », dit-il en avançant jusqu’au bureau. Celui-ci, bien que simple, transpirait le luxe et la qualité, à l’image du reste du Ministère. Il se sentit soudain un peu intimidé, dans son fauteuil d’acier et de plastique, à côté de ces sièges de velours aux hauts dossiers. « Comment vas-tu ? Et comment va ton mari ? », demanda-t-il plutôt pour oublier son malaise.
 
Il agita la baguette et un pichet d’eau brûlante apparut. À côté, deux tasses différentes, un sachet de thé et du café instantané.
 
« Tu me permets de te proposer un thé dans ton propre bureau », fit-il. Il avait toujours été comme ça : à prendre les devants, sans gêne et direct dans ses propositions. « Je t’ai choisi du thé noir. Je l’ai acheté en Chine pendant les six mois que j’ai passés là-bas, alors j’espère que tu l’aimeras. » Il baissa la voix : « À vrai dire, comme je ne bois que du café et que tu es parmi la seule de mes amis à boire du thé noir, je l’ai acheté spécialement en pensant à toi. »
 
Il s’enfonça dans son fauteuil, le plastique du dossier épousant la forme de son dos. Lou observa attentivement son amie : les cheveux mieux coiffés que dans leur jeunesse – poste haut-gradé oblige, imaginait-il -, cernes légèrement apparentes et yeux brillants par la concentration, elle n’avait pas beaucoup changé depuis son mariage. Il ne savait pas à quoi il s’était attendu. Plus mature, moins épanouie ? Plus enchaînée ? Moins fidèle à elle-même, peut-être ? S’il avait exposé ses pensées à la jeune femme, elle lui aurait répondu qu’il se méfiait trop des autres et qu’il ne vivait pas assez. Qu’il y avait trop de choses à manquer pour ne pas prendre le risque de vivre l’Amour avec un grand A. Et que lui était trop borné s’il restait ainsi campé sur ses positions, tout ça à cause de Mangemorts qui n’en valaient pas la peine.
 
Il connaissait ses réactions par cœur.
 
« Bon », dit-il. « Tu te doutes de quoi je viens te parler. Ou au moins, tu l’auras compris avec ma lettre. » Il sortit une pochette épaisse en cuir qui semblait contenir une pile impressionnante de papiers. Il en sortit un, recouvert par son écriture en pattes de mouche. « Comme je te l’ai dit, je rencontre quelques difficulté pour mon dossier de chercheur. D’ordre juridique essentiellement – pour le financement et le reste, je me suis rapproché d’un comptable. Mais les Maîtres que j’ai eus lors de mon apprentissage ne m’ont rien appris là-dessus, et s’ils l’ont fait, c’était dans d’autres pays et je crains que la loi ne diffère entre ceux-ci et l’Angleterre. »
 
Il lui tendit le parchemin. Dessus était listée une série de questions.
 
1. Quelle est la loi en vigueur au niveau de l’exercice d’une activité de chercheur à domicile ?
2. En quelle mesure, sinon, l’Etat aide le futur chercheur à trouver des locaux ?
 
À côté de celle-ci, un astérisque renvoyait à la note suivante, pas vraiment rédigée : il existe des locaux à Saint-Mangouste, dépendent-ils de l’Etat / quelles sont les conditions pour y rentrer.
 
3. Quelles sont les préconisations au niveau des phases de test sur animaux ? Est-il autorisé de leur infliger les pathologies testées (et si elles impliquent la Magie Noire ?) ou faut-il se contenter de spécimens déjà atteints ? Peut-on seulement tester dessus les phases test des sortilèges testés ?
4. Au niveau des expériences humaines, sont-elles autorisées ? (avec l’autorisation du sujet, évidemment)
5. Faut-il payer ces sujets ?
6. Et qu’arrive-t-il, au chercheur ou au sujet lorsqu’un imprévu survient lors de l’expérience, malgré le fait qu’il ait donné sont accord ?
7. Y a-t-il des variations dans la loi pour l’étude des pathologies et des blessures moldues et sorcières ?
 
« Je me demandais si tu connaissais un avocat spécialisé dedans, du coup », fit Lou une fois que la jeune femme eut terminé sa lecture. « Ou si, par le plus grand des hasards, tu serais capable de non seulement répondre à ces questions, mais également de m’accompagner dans les procédures et dans mon activité de chercheur au cas où un problème surviendrait. » Il la regarda fixement, car c’était une question qui lui tenait à cœur. S’il était tout à fait honnête avec lui-même, il aimait l’idée que ce soit Hermione qui le suive : elle le connaissait et saurait ce qui serait le mieux pour lui. Mais d’un autre côté, il voulait être certain de bénéficier du meilleur accompagnement possible.
 
Il voulait faire les choses bien.






HJ:
 


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

[Novembre 2005] De l'écriture de l'Histoire

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut

Sujets similaires

-
» 29 novembre 1987 : 19 ans déjà !» 18 novembre, fête de l’Armée d’Haïti.» En 2005-2006 le CEP a dépensé plus de 100 millions pour les élections.» 18 novembre 1803, les idéaux de Vertières» GN du 16 mai 2005 - historique du monde
Page 1 sur 1
Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
 :: AU-DELA DES FRONTIERES :: Retourneur de temps :: Autres lieux-