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[27 décembre 1997] Un peu de compassion dans les épreuves (Ft. Lina)

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PERSONNEL DE POUDLARDProfesseur de sortilèges
    PERSONNEL DE POUDLARD
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MessageSujet: [27 décembre 1997] Un peu de compassion dans les épreuves (Ft. Lina) Lun 28 Mai 2018 - 0:28

Un peu de compassion dans les épreuves
ft. Tiberius & Lina

Qu'il était intense, ce froid de décembre. Dans tout le château, quelqu'en soit l'étage, on entendait le vent siffler à travers les pierres. Il apportait le froid, piquant, glacial, à l'intérieur des couloirs. Les fenêtres, anciennes, ne suffisaient pas à l'arrêter. A vrai dire, ces derniers temps, la situation ne faisait d'empirer, non pas à cause du climat, mais de la présence des Mangemorts au sein de l'école. Chaque fois qu'il passait devant un carreau, Tiberius avait l'impression désagréable qu'il avait été maudit, rendu moins hermétique par la magie noire. Tout cela dans le but de nuire encore un peu plus aux élèves. En ce moment, les Carrow ne lésinaient pas sur les moyens pour ajouter de l'angoisse à ce qui était déjà angoissant. Après la torture, après les démonstrations de cruautés, ils prenaient plaisir à éteindre les torches susceptibles de réchauffer les lieux. Un sadisme tel, Selwyn n'en avait vu qu'au sein de sa propre famille. Et ce n'était pas un bel exemple, ça non. A croire que les Sangs-Purs, ceux qui s'en vantaient et qui en faisaient une fierté personnelle, possédaient une véritable tare dès leur naissance. Quelques gênes devaient manquer, celui de l'intelligence, notamment. Le professeur n'hésitait jamais à parler d'eux comme d'abrutis. Evidemment, il n'était pas fou, il ne le faisait guère en public, encore moins dans le contexte actuel. Mais il suffisait d'être proche de son cercle pour le savoir.

Quitte à avoir froid, autant que ça soit dans un lieu tranquille où personne ne viendrait le déranger et où il apprécierait la compagnie reposante de la nature. Il fallait bien le dire, du haut de la volière, il avait une vue magnifique sur Poudlard et son domaine, tout de neige vêtu. Le manteau blanc recouvrait tout jusqu'à l'horizon. Il devait y avoir une bonne cinquantaine de centimètres, à la louche. Les températures négatives permettaient aux flocons d'accrocher immédiatement au sol et de former une belle pellicule, grossissant à vue d'oeil. En contemplant le contrebas, accoudé au rebord, Tiberius se plongeait dans de profondes pensées. Là, dehors, la nature, se foutait royalement de la guerre des sorciers. Elle faisait son train-train, indifférente à ces luttes de pouvoir. Indifférente ? Vraiment ? Selwyn, qui lui vouait pourtant une admiration sans borne, n'était pas dupe. La nature n'avait rien d'indifférent face aux tumultes de leurs vies. En réalité, elle menait tout le monde à la baguette. Elle rappelait aux bons comme aux mauvais que c'était bien elle, qui avait le droit de vie ou de mort. Et les assassins de moldus la craignaient, car ils savaient qu'un jour, tôt ou tard, elle reprendrait leur vie, pour la transposer dans autre chose, un arbre... et qui sait, pourquoi pas un cracmol, histoire d'apporter une pierre supplémentaire à l'ironie du karma ?

Le vent souffla, obligeant le blond à fermer légèrement les yeux pour ne pas pleurer. Emmitouflé dans une grande cape, le professeur de sortilèges et d'enchantements ne prenait pas simplement le froid pour se rappeler sa verte Irlande. Non, il attendait quelqu'un, qui ne tarderait pas à arriver, car elle appréciait la ponctualité. Il s'écarta du petit muret pour se diriger vers les abris où hiboux et chouettes s'étaient réfugiés. Loin d'être idiotes, ces créatures savaient exactement où trouver la chaleur et comment la sauvegarder. Pour ne pas les faire sortir, Tiberius sortit de sa cape un sac en toile, grouillant de vers. Et il entreprit de nourrir chaque oiseau, à la main, en levant le bras pour leur donner la becquée. Aucun ne sortit, comme si ce service était évident. Quand il eut terminé, il referma sa cape et s'assit sur le rebord, les pieds dans le vide. Le Quidditch lui manquait. Un jour, il remonterait sur un balai, juste pour sentir la liberté de s'arracher à la pesanteur. Des souvenirs lui revinrent en mémoire, les matches partagés avec Philius, son meilleur ami. Ils avaient toujours fêté dignement les victoires ! Jusqu'à ce fameux soir où Tiberius avait clairement abusé de la bièraubeurre... Jamais il n'aurait pensé qu'on pouvait prendre une cuite avec ça ! Et à vrai dire, jamais son concepteur ne l'avait envisagé non plus ! Et dire que Dumbledore lui en avait parlé pendant son entretien d'embauche !

Dumbledore... Philius... Son regard azur s'assombrit en repensant aux deux hommes. Il était loin le temps de l'innocence. L'ancien Directeur de Poudlard et son compagnon de route mangeaient désormais les pissenlits par la racine, tués par des Mangemorts. Et derrière eux, ils laissaient le vide, l'obscurité et le chaos. Aucun espoir n'était permis. C'est ce que le Seigneur des Tenèbres essayait de faire croire. Seulement, Tiberius était un idéaliste. Pour lui, ce que la nuit provoquait, le jour viendrait pour le défaire. C'était ainsi depuis des millénaires. La nature reprenait ses droits, elle détestait que l'on se joue d'elle et que l'on essaie de la tromper. Bientôt, du moins il l'espérait, elle prendrait sa revanche. Encore fallait-il que les bonnes personnes puissent forcer un peu le destin. Là, rien n'était gagné. Tout plongé à sa rêverie, il perçut un mouvement, qu'il connaissait. C'est la raison pour laquelle il ne bougea pas. Quand sa jeune élève, sa padawan, fut tout proche, il lui dit, d'un ton doux, sans détourner les yeux du lac, gelé :

- Bonjour Lina. Je vois que vous êtes toujours à l'heure, même en dehors des cours ! Vous ne trouvez pas que ce paysage est magnifique ? Blanc, immaculé... vierge de toute altération sombre ?

En fait, même si c'était beau, il faisait un froid polaire ! Pas l'idéal pour apprécier le spectacle, n'est-ce pas ?
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MessageSujet: Re: [27 décembre 1997] Un peu de compassion dans les épreuves (Ft. Lina) Lun 28 Mai 2018 - 19:43




Le nez dans sa valise, Lina poussa un énième juron. Elle était absolument certaine d'avoir mis ses gants dans sa valise mais, comme d'autres de ses affaires, ils avaient disparus. Résignée, la sorcière abandonna sa quête : elle ne voulait surtout pas être en retard à son... Rendez – vous (à défaut d'un meilleur terme). Emmitouflée dans sa cape et une écharpe noire qui sentait la naphtaline – puisse qu'elle ne pouvait plus porter les couleurs des Poufsouffles – Lina quitta le malheureux et puant dortoir des Nuncaboucs. Sans se presser, de peur de manquer un barreau, la jeune femme descendit de l'échelle : le parcours du combattant pour rejoindre la volière venait de commencer. Depuis son ancien dortoir, le chemin était beaucoup plus court et facile, maintenant, il fallait qu'elle traverse tout le château pour rejoindre le sommet de la tour ouest où vivaient les hiboux et chouettes de Poudlard, et des élèves. Dans un premier temps, l'ancienne Préfète avait trouvé étrange qu'il lui donne rendez – vous à cet endroit mais finalement, tout bien considéré... C'était un endroit froid et exposé aux vents, il y avait beaucoup de neige, ce qui découragerait la plupart des élèves qui voudraient se rendre tout là – haut pour envoyer une lettre, la tourelle était isolée, il y avait donc peu de chances qu'ils y soient écoutés et en dernier lieu, de par leur position ils verraient ou entendraient quiconque aurait risqué de perdre ses doigts dans le vent glacial de décembre pour envoyer un courrier.

D'un pas vif, Lina se dirigea vers l'aile ouest du château. Elle croisa quelques visages familiers mais tous détournèrent la tête en la voyant, ce qui contribua à amocher encore un peu son moral. Néanmoins elle s'escrima à tenir bon et à relever le menton, malgré l'angoisse qui la tenaillait et la crainte de voir ses amis disparaître dans le néant. Elle n'avait pas eu l'occasion de reparler à Andrée où à Lysander depuis ce fameux Cours Magistral. Andrée c'était normal, l'enfant était en première année, il pouvait être compliqué de l'aborder. En revanche elle avait moins d'excuses concernant son homologue Serpentard : les jeunes gens s'étaient croisés à plusieurs reprises et Lina avait eu la ferme impression qu'il faisait tout pour l'éviter ; en échange, elle ne le retenait pas. Elle ne lui en voulait pas vraiment, mais elle gardait à son sujet une certaine forme de rancœur, elle aurait voulu qu'il vienne vers elle, qu'ils s'expliquent ensemble. Qu'ils tentent quelque chose, n'importe quoi pour retrouver une ébauche de relation sereine.
Après avoir traversé le château qui lui semblait terriblement austère depuis qu'il avait été souillé par de la Magie Noire, la sorcière arriva finalement devant la porte de la tour ouest qui permettait d'accéder aux escaliers extérieurs qui desservaient la fameuse volière. Elle inspira profondément et ouvrit la porte d'un seul. Comme prévu, elle fut presque paralysée par le froid qui lui agressa le visage et ses yeux se mouillèrent un peu. Il lui fallu un certain courage pour quitter le château et grimper les premières marches sous la neige. Prudente, elle agrippa sa main sur les pierres qui constituaient le mur de la petite tourelle, l'escalier étant particulièrement glissant à cause de la neige qui avait gelée pendant la nuit. C'est d'ailleurs pour cette raison que le pied de la jeune voyante glissa sur ce qui semblait être une petite plaque de verglas. Elle ne poussa aucun cri, mais elle eut soudainement l'impression que tous ses organes tombaient à l'intérieur de son corps amaigri. Pourtant elle ne chuta pas : in extremis, elle réussit à se rattraper au petit muret qui séparait les escaliers du vide. Les seules séquelles de sa chute était une belle frayeur et quelques éraflures à la main droite donc elle se remettrait... Mais bien décidé à en finir, elle grimpa le plus vite possible la volée de marches qui lui restait. Une fois en haut, elle ébouriffa ses cheveux pour en déloger les quelques insolents flocons qui s'y étaient posés.

Le plus saisissant dans la volière, c'était l'odeur qui piquait le nez. La Poufsouffle – car elle le resterait corps et âme en dépit de son séjour chez les bannis – fronça les sourcils. Parce que la pièce n'était pas bien grande, Lina n'eut aucun mal à retrouver celui qui lui avait demandé de venir ici. Elle s'apprêtait à lui signaler sa réponse, quand il la devança.

« Bonjour Lina. Je vois que vous êtes toujours à l'heure, même en dehors des cours ! Vous ne trouvez pas que ce paysage est magnifique ? Blanc, immaculé... vierge de toute altération sombre ? »

Elle haussa les épaules, d'abord flattée par le fait qu'il remarque sa ponctualité puis gênée : une fois, alors qu'elle se vantait de cette qualité auprès d'une amie, cette dernière lui avait répondu d'un ton sec qu'elle – même arrivait toujours avec quinze minutes de retard parce que la ponctualité était la vertu des gens solitaires, ce qu'elle n'était pas. Boudeuse l'espace de quelques secondes, Lina donna un petit coup de pied dans un squelette de souris.

« Bonjour Professeur Selwyn ».

Elle s'approcha lentement dudit professeur, un sourire poli aux lèvres et tourna les yeux dans la même direction que lui. C'est vrai que c'était beau. Et étrangement silencieux. Lina pouvait presque entendre les flocons de neige se poser sur le sol. La jeune femme porta ses mains blanches devant son visage et souffla dessus pour les réchauffer un peu, et elle put contempler la vapeur s'échapper de sa bouche. Certes la vue était splendide, mais le froid, lui, était mordant. Pourtant, elle prit le temps de suivre le regard de son professeur. Après tout, Lina ne s'était jamais donné la peine d'admirer la vue depuis cette endroit, alors autant en profiter, pour une fois. En général, elle se rendait toujours à volière avec un but bien précis et, gênée par l'odeur elle en repartait immédiatement après avoir prit le temps de câliner son petit animal volant. D'ailleurs en parlant d'elle... Lina se retourna et chercha Perséphone, sa fidèle chouette chevêche. L'oiseau était plutôt petit comparé aux autres – à peine la taille d'un gros pigeon – au bout de quelques secondes elle reconnu l'être vivant à plume, paisiblement endormi. La jeune femme s'adossa au mur. Les émeraudes de ses yeux glissèrent de la chouette, au paysage, du paysage à son professeur et de son professeur aux fientes et aux cadavres de petits rongeurs.

« Oui. C'est magnifique. On se croirait dans un conte de fée. Elle s'arrêta un court instant, le temps d'embrasser du regard l'Écosse enneigée, puis elle ajouta d'une voix tranchante, dommage qu'à l'intérieur ce soit l'enfer ».

_________________
"Du chaos naît une étoile"

EVERYONE YOU MEET IS FIGHTING A BATTLE YOU KNOW NOTHING ABOUT. BE KIND. ALWAYS.


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