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[Animation - le club des duellistes - post principal] Une après-midi porte-ouverte. [samedi 13 décembre 1997]

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SERPENTARD6ème année
    SERPENTARD
    6ème année
AVATAR : Monika Jagaciak
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INFOS PERSONNAGE
SITUATION AMOUREUSE SITUATION AMOUREUSE: Célibataire
DATE & LIEU DE NAISSANCE DATE & LIEU DE NAISSANCE: 3 septembre 1980, Londres.
SANG SANG: pur
MessageSujet: [Animation - le club des duellistes - post principal] Une après-midi porte-ouverte. [samedi 13 décembre 1997] Lun 12 Fév 2018 - 14:26


Alizée se leva de sa place à la seconde où elle termina son repas. Le Professeur Flitwick était déjà parti depuis une bonne demi-heure et elle savait déjà où le trouver. En réalité, les deux s'étaient décidés sur un planning à tenir pour ce samedi, pour éviter tout retard potentiel par rapport aux animations. Le problème était que Liz, elle, s'était réveillée en retard. Elle savait très bien que Filius n'allait pas le lui reprocher, mais ça l'agaçait prodigieusement quand même. Le petit-déjeuner terminé, l'Américaine s'était dépêchée de se rendre à l'étage, où se trouvait la salle de duel. Ils avaient des changements à effectuer dans la pièce pour l'après-midi même. Si normalement, ils auraient eu trois heures avant le repas du midi, le retard d'Alizée ne leur permettrait que deux heures. Ils allaient devoir se dépêcher. Quand elle arriva devant la pièce, la porte était entrouverte et Alizée comprit tout de suite que le professeur d'enchantement s'évertuait déjà à faire du rangement. Son entrée dans la pièce fit tourner la tête au sorcier qui lui sourit et la Serpentard lui rendit. Un sourire d'excuse, pour le coup.

« Bonjour professeur, je m'excuse pour le...
— Nous n'avons pas de temps à perdre, miss, la coupa le professeur de sa petite voix fluette. Venez m'aider, nous devons déplacer l'estrade. »

Alizée acquiesça sans un mot de plus et sortit sa baguette. Le contact avec le bois de celle-ci la réconforta immédiatement et le stress, qu'elle n'avait pas perçu tant elle réfléchissait à tout ce qui allait arriver ce jour-ci, disparu. Elle sourit plus franchement et, avec le professeur, lança un sortilège synchronisé pour que l'estrade se déplace contre le mur du fond. Ce n'était que le début d'une longue, très longue série de changement. Pendant les deux heures qui suivirent, Alizée et Filius s'occupèrent de faire apparaître différents stands, comme un jeu de fléchettes moldus, mais en version sorcière, un chamboule-tout avec des boites qui bougeaient, un jeu de tir avec des ballons enchantés pour esquiver très rapidement les tirs quand ils se rapprochaient de trop près... Tous les stands étaient faits pour être joués avec sa propre baguette, avec un simple sortilège cuisant. Son frère, Jonathan et un première année de Serpentard, Jacob Gallagher, s'occuperaient de surveiller les stands, vu qu'ils avaient demandé à aider la sixième année quand ils avaient entendu parler de la journée - bien que le terme après-midi aurait été plus correct - portes ouvertes du club. Alizée aurait d'autres citrouille à vider, avec le professeur Flitwick et le professeur Rowle, qui avait demandé à aider pour mettre en place les deux activités qui nécessiteraient une présence humaine plus poussée. Avant de mettre réellement en place les deux zones qui serviraient pour ces deux activités, les deux sorciers observèrent la salle complètement changée. La vipère pouvait presque se croire dans un parc d'attractions américain, comme là où ils étaient allés avec son frère et Alexandre durant l'été. Elle soupira. Penser à Alexandre n'était pas une bonne idée. Elle se détourna de la vue qui s'offrait à elle, laissant son imagination s'éteindre rapidement au profit de sa lucidité. 

Alizée se rapprocha rapidement de la zone où se trouverait les mannequins d'entraînement. Elle commença à les enchanter un à un, après les avoir placés en ligne droite, parallèle au mur se trouvant derrière eux. Pendant ce temps-là, Filius fit complètement disparaître l'estrade... Du moins, visuellement, car il la métamorphosa en un grand tapis, en cercle, qu'il plaça au centre de la pièce. Il plaça également une barrière magique autour du cercle. Les personnes qui comptaient venir découvriraient son utilisation bien assez tôt, pensa la demoiselle, quand elle eut terminé sa tâche. Flitwick, lui, vint placer une seconde barrière magique au niveau des mannequins, créant un rectangle autour. Il sourit ensuite à Alizée et lui montra la salle en ouvrant grand les bras. 

« Satisfaite, miss ? demanda-t-il en tournant son visage vers elle, avec toujours son expression de bonne humeur contagieuse. 
— Oui, professeur, lui répondit-elle avec un sourire. »

Ce serait mentir de dire qu'elle n'avait pas imaginé que la salle serait autant métamorphosée, mais elle ne mentait pas. Elle était satisfaite du travail accompli, même si maintenant que l'heure d'ouverture "porte-ouverte" approchait, le stress grandissait énormément. Elle n'avait jamais animé d'évènement de sa vie, ce serait une grande première et elle espérait que ça plairait... 

« Vous stressez ? demanda l'homme à ses côtés, pragmatique.
— Oui, répondit-elle du tac au tac.
— Alors, détendez-vous un peu et aller manger un morceau, ça ne commencera pas avant 14 heure après tout. »

Après un léger hochement de tête, Liz sortit de la salle de duel, laissant le professeur fermer. Elle avait l'impression d'être dans un mauvais songe, où elle sentait son cœur battre un peu trop près de ses lèvres à chaque pas qu'elle faisait. Malgré tout, elle parvint jusqu'à la Grande Salle sans trop de difficulté, salua quelques personnes en passant d'une voix d'automate, avant de s'asseoir à la table des serpents avec un peu trop de raideur. Elle tenta bien d'avaler quelques bouchées de son repas, mais n'y parvenant pas, elle se contenta du jus de citrouille, avant de se relever pour retourner là où se déroulerait l'animation de la journée. En chemin, elle fut rattrapée par son frère et Jacob et leur expliqua rapidement leur rôle de la journée, toujours avec sa voix d'outre-tombe. Elle allait y arriver, se répétait-elle inlassablement. Elle était une Shafiq, par Salazar ! Pourtant, dès qu'elle vit la porte grande ouverte, son visage se décomposa complètement. Elle prit plusieurs grandes inspirations et poussa légèrement les deux plus jeunes vers les stands qu'ils allaient devoir garder. Elle n'échangea pas un mot avec Filius, qui décida de lui-même de se mettre dans un coin en attendant que certaines personnes arrivent, sans doute pour pouvoir surveiller tout le monde à la fois - bien que ce serait difficile avec sa petite taille. Alizée, quant à elle, se plaça près des portes, plaqua son plus beau sourire sur son visage, beaucoup trop crispé à son goût et se fit la réflexion qu'elle allait devoir accueillir beaucoup de monde si le mot était bien passé. Puis, quelques élèves commencèrent à arriver, certains saluant la sixième année, là où d'autres ne la remarquèrent même pas. Ils se dispersèrent rapidement dans la salle, se dirigeant vers les stands pour certains, venant voir de loin les deux zones interdites d'accès pour le moment pour d'autres. Petit à petit, Alizée parvint à se détendre et commença à vraiment accueillir les personnes qui arrivaient. Elle plaça un vrai sourire sur les lèvres, le regard pétillant d'un certain amusement et ne se gêna pas pour discuter par moment avec quelques élèves, quand ils le voulaient. Filius, lui, veillait au grain et ne permettait aucune incartade, reprenant tous élèves qui commençaient à faire une bêtise de sa petite voix fluette qui résonnait dans la pièce.

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La Première Animation.


« Un réflexe, savoir s'adapter, posséder une bonne coordination, ça peut vous sauver une vie, pensez-y. »

Le post principal.

Bonjour, comme vous pouvez vous en douter, voici venu le temps des cathédrales... de la première animation du club des duellistes. Seuls les élèves et adultes inscrits peuvent participer. Sachez que ce post restera ouvert jusqu'à la fin de l'animation. C'est ici que vous allez faire venir votre personnage, le faire papoter ou encore le faire partir à la fin. Vous pouvez aussi le faire jouer à divers stands mis en place. Il n'y a pas besoin de MJ pour ça, je pense que chacun connaît les règles des différents jeux proposés. Malgré tout, il y a une deadline pour votre premier post dessus, pour faire arriver votre personnage.

Vous avez jusqu'au 31 mars 2018 pour faire arriver votre personnage, après quoi vous ne pourrez pas participer à l'animation.

Je vous remercie pour votre attention et votre future participation et j'espère que ça vous plaira !

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MANGEMORT
    MANGEMORT
AVATAR : Aiden Shaw
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MessageSujet: Re: [Animation - le club des duellistes - post principal] Une après-midi porte-ouverte. [samedi 13 décembre 1997] Ven 30 Mar 2018 - 16:02

Il y avait au moins une justice en ce monde, qui avait fait naître Filius Flitwick à la hauteur de sa place dans la société. Andreas éprouva un savant plaisir à légèrement baisser les paupières pour gratifier le professeur de sortilèges de sa considération. Des rumeurs lui prêtaient un ancêtre gobelin, ce qui en expliquait davantage encore, sans pourtant justifier sa présence à la tête de la maison des Serdaigles. Rien qu’à l’idée que quelqu’un dans son arbre généalogique ait pu s’accoupler avec un gobelin donnait au mangemort un hoquet de d’aversion viscérale. C’était comme s’imaginer un singe en train d’allaiter un chaton. Certains lui prétendait une intelligence phénoménale, prodiguée par le bon gène des gobelins, mais la seule conséquence qu’il pouvait y avoir à un tel mélange improbable ne pouvait être qu’une déficience congénitale, de la même lignée que sa petite taille, symbole que quelque chose avait à un moment très mal tourné dans sa famille dépravée. Filius Flitwick, la preuve vivante que chacun devait se cantonner à soin coin, au risque de produire une postérité mutilée et anormale.

- … Le club de duellistes fait une après-midi de portes ouvertes, nous nous en occupons pour le moment avec mademoiselle Shafiq ! s’exclama le nain de sa voix de petite fille -autre témoignage de sa tare génétique-, qu’il adressait à un groupe d’élèves qui l’entouraient comme un bosquet de troncs noirs. Venez y faire un tour, ce sera très instructif, et de l’aide ne nous fera pas de mal. Je vous le recommande, j’insiste !

Les élèves gloussèrent de l’entrain qu’on leur imposait et acquiescèrent vigoureusement de la tête. Andreas, les écoutant d’une oreille distraite et éloignée jusqu’à présent, tourna franchement sa crinière dans la direction du groupe et s’en approcha, attiré par quelques paroles flatteuses qui ne pouvaient que séduire son intérêt fluctuant. L’un des élèves, le voyant voguer dans leur direction, écarquilla très légèrement les yeux et poussa son plus proche voisin du coude pour solliciter son attention d’une façon bien peu discrète. Le mangemort y sourit intérieurement, leur souhaitant de fuir au plus vite, à cette poigné de sourcils relevés jusqu’au plafond. Précipitamment, ils s’excusèrent à demi-mot avant que le mangemort n’ait pu manifester sa présence dans le dos du nain difforme et ce fut une brebis galeuse qu’Andreas aborda en penchant très légèrement tête, les mains croisées dans le dos.

- Professeur, j’ai par inadvertance, il souligna ce mot, le baigna de son mensonge courtois, entendu votre conversation. Vous avez besoin d’aide pour vos… portes ouvertes ?  
- Non ! Enfin, on ne veut surtout pas vous déranger, ce n’est qu’un club d’étudiants, vous savez. Tenta péniblement de s’extraire le petit professer, sans succès, car Andreas ne comptait pas en démordre et les contorsions de noyé l’amusaient davantage qu’elles ne le rebutaient. Alors il se pencha encore, le dos droit, un genou replié pour garder l’équilibre dans sa position peu agréable, mais parfaitement réfléchie, prenant soin à rabaisser la position de son vis-à-vis encore un peu.
- J’insiste. Vous avez promis que ce sera très instructif. J’y compte bien. Comment je peux vous être utile ?
Sentant qu’aucune excuse ne serait suffisante à moins de formuler un refus catégorique, risquant d’être fort déplaisant dans l’absolu, Filius le regarda un instant sans rien dire, énumérant probablement dans sa grosse tête cabossée toutes les éventualités qui lui restaient, avant de soupirer lourdement. Ses épaules s’abaissèrent et il pinça ses lèvres déjà en fil de coton.
- Très bien. Nous installerons seuls la salle avec miss Shafiq, mais vous pouvez venir encadrer les activités qu’il y aura.

Andreas supposa que ce fut le seul moyen qu’il ait trouvé pour l’évincer autant que possible et sourit avec condescendance au visage malbâti, puis se redressa avec lenteur. A son tour, il acquiesça et s’éloigna du professeur, mièvrement satisfait de sa petite, mais cuisante victoire. Le club de duels, comme tant d’autres activités inattendues, représentait une nouvelle innocente occasion pour ces petits anarchistes de squatter un autre lieu de fomentation. Andreas voulait assurer par sa présence qu’aucun coin de ce château n’était dépourvu d’yeux ou d’oreilles et que quiconque n’aurait de repos nulle part. Les Carrow régnaient en maîtres aveugles qui s’abaissaient que pour punir, quant à Rogue, il n’était jamais là, voguant entre le Lord et ses affaires mystérieuses. Eux, allaient tomber comme ils s’étaient élevés : vite et sans comprendre qu’on ne pouvait pas laisser ses tâcherons à l’abandon ne serait-ce qu’une seconde.

Le potionniste arriva dans la salle des duels comme convenu et sans surprises, quelques minutes avant que les activités ne soient annoncées. A l’entrée, il retrouva la sang-pur serpentarde, souriant comme une hôtesse de charité pour attirer du public, sans se rendre compte peut-être que sa bienveillance rebutait, le nom de famille étant fermement rattaché à une réputation maintenant bien ancrée. Toute manifestation de politesse était traduite en condescendance, ce à quoi elle allait devoir s’habituer, doucement se blinder. L’arrivée du mangemort provoqua l’habituel remous d’inconfort, qui fit fuir plusieurs élèves plantés sur le pas de la porte grande ouverte. Andreas décocha un regard vers la Shafiq, s’arrêta à ses côtés et balayant la salle destinée aux duels de son attention perçante, mais curieusement superficielle. Avant de former des gens à se défendre, il fallait s’assurer qu’ils n’étaient pas en état moral pour retourner ces armes nouvellement acquises contre l’envahisseur. Ils n’étaient pas là pour faire prospérer une révolution, mais nourrir, remplumer et gaver de la chair à canon obéissante, ou de futurs citoyens dociles. Les sourcils du mangemort se froncèrent légèrement, ses mains s’unirent sur son ventre et il parût légèrement perplexe.

- Mademoiselle Shafiq. Il me semble que vous ayez eu du mal à lancer votre sortilège lors du dernier cours de Défense Contre les Forces du Mal ? Vous venez expliquer aux autres les erreurs à ne pas faire ? Sage initiative, vraiment. Très généreux de votre part.

Le mangemort voulut avoir l’air compatissant, mais sut tout de suite que seule une discrète condescendance n’en sortirait et abandonna l’idée d’être finaud. C’était quand même franchement cocasse de voir une perdante organiser un évènement pareil. Vous pensez votre vie naze ? venez participer à notre animation : nos bras cassés et notre professeur nain vous redonneront le goût de la confiance en soi. La moustache d'argent frisonna. Andreas aurait pu trouver mieux, mais se consola en se disant que les meilleurs sarcasmes se réservaient pour plus tard.

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SERDAIGLE5ème année
    SERDAIGLE
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MessageSujet: Re: [Animation - le club des duellistes - post principal] Une après-midi porte-ouverte. [samedi 13 décembre 1997] Lun 2 Avr 2018 - 14:45

Samedi 13 Décembre 1997
~
Le club des duellistes




Malia hésita jusqu'à la dernière seconde. Mais au moment où ses pieds franchirent l'entrée de la salle de duels tels des automates, elle ne put plus faire marche arrière. Et presque instantanément, elle le regretta. La première chose qu'elle remarqua fut la présence de M. Rowle, discutant avec Alizée Shafiq, la co-présidente du club. Un frisson glacé parcouru la colonne vertébrale de la blonde vénitienne comme si son corps se remémorait avec vivacité les spasmes qui l'avaient agité après avoir ingurgité la potion empoisonnée du Mangemort. Elle s'empressa alors de détourner le regard et de s'éloigner de ce personnage sinistre pour mieux découvrir la salle. La deuxième chose qu'elle remarqua était le vide humain qui emplissait la salle. Malia semblait être l'une des premières arrivées et cette constatation la rendit encore plus mal-à-l'aise. Quelle idée de venir toute seule. Puis, son regard s'attarda enfin sur les différents stands installés. Fléchettes, chamboule-tout, plusieurs animations qui promettaient de l'amusement. Enfin, tout était relatif. Malia, seule au milieu de la salle se maudit à nouveau de ne pas avoir forcé Elliot à l'accompagner, elle s'imaginait mal se prêter aux jeux sans la compagnie d'un ami.

Pourquoi était-elle venue déjà ? Ah oui, le slogan. « Un réflexe, savoir s'adapter, posséder une bonne coordination, ça peut vous sauver une vie, pensez-y. » Alors oui, dans les temps obscurs qui couraient, ce genre de phrase vendaient du rêve à Malia. Jusqu'ici, la Serdaigle n'avait fait que subir le règne des Mangemorts. Toute son estime de soi s'était effritée quand elle avait enfin accepté de se confronter à la triste réalité que lui renvoyait son reflet : une fille faible et vulnérable, une victime sans défense, une incapable qui risquait de rejoindre Dumbledore six pieds sous terre si elle n'apprenait pas à se défendre. C'est là que l'annonce de la réouverture du club des duellistes lui était apparu comme une bénédiction. Bien qu'elle excellait autrefois en Défense contre les Forces du Mal, ce n'était que théorique et en pratique elle était bien trop lente, pas assez perspicace. Si elle ne s'exerçait pas immédiatement aux duels, elle n'aurait aucune chance le jour où la guerre éclatera. Malia avait déjà voulu entrer dans ce club lors de sa première année, néanmoins elle se fit casser le nez dès le premier jour et cela suffit à lui ôter toute motivation d'y remettre les pieds. Maintenant qu'elle y repensait elle se sentit bien ridicule, un nez brisé n'était que poussière comparé aux vraies blessures qu'elle avait connues au début de cette cinquième année à Poudlard. Les temps avaient changé. Elle avait changé.

Malgré cette détermination à s'endurcir, Malia avait énormément hésité à venir. Le cours magistral des Carrow était encore trop frais dans son esprit, et depuis cette nuit elle avait eu du mal à tenir à nouveau sa baguette entre ses mains. Le bois de Sycomore, qui avait toujours été son plus fidèle allié, la répugnait à présent. Comme si c'était la faute de ce bout de bois. Malia n'arrivait toujours pas à accepter ce qu'elle avait fait, bien qu'elle avait agit uniquement dans le but de préserver la Résistance. Elle avait torturé consciemment un allié, un ami. Elle l'avait fait pour une bonne cause, mais cela ne justifiait rien. Elle l'avait fait, point. Finalement, elle n'était pas qu'une victime, mais aussi un bourreau. Ce soir-là elle avait découvert une autre part d'elle-même et cela l'avait terrorisé. C'est précisément pour ça qu'elle avait longuement hésité à venir : elle avait peur de ce qu'elle serait à nouveau capable de faire avec sa baguette en main. Quel euphémisme ! Elle n'avait pas peur, elle était tétanisée.

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Peu importe l'immensité du néant dans lequel elle est plongée, elle continuera à croire qu'un filet de lumière, aussi mince soit-il, existe quelque part et pourra surpasser l'ombre ~  ©endlesslove.
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Dernière édition par Malia Montgomery le Mar 31 Juil 2018 - 13:32, édité 1 fois
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POUFSOUFFLE6ème année
    POUFSOUFFLE
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MessageSujet: Re: [Animation - le club des duellistes - post principal] Une après-midi porte-ouverte. [samedi 13 décembre 1997] Jeu 5 Avr 2018 - 7:20

Il se leva de bonne heure ce matin. La journée commençait bien pour lui. Ses camarades de chambre dormaient encore paisiblement dans leur lit. Lui ne pouvait pas se montrer si insouciant, même un samedi. Il avait un devoir urgent à rendre et il n'avait même pas commencé. Il se lava et s'habilla. Il récupéra son sac et rangea ses affaires pour travailler puis fourra sa baguette magique serrée contre sa ceinture. Il passa la porte du dortoir puis descendit les marches qui le conduisirent dans la Salle Commune. Sur un mur de la pièce, une annonce était placardée, il ne s'attardait pas pour la lire et continuait de tracer son chemin machinal pour sortir. Il passa par les cuisines remplies d'elfes de maison affairés à préparer le petit-déjeuner. Des tas de croissants et de pains au chocolat encore chauds étaient disposés sur les tables. Cérus ne pouvait s'empêcher d'en demander aux elfes. Ils lui donnèrent un croissant, un pain au chocolat ainsi qu'un biscuit au chocolat représentant un centaure.

Sur la route, il dévora son petit-déjeuner. Il arriva dans le grand-hall, remonta les escaliers. Il se rendit directement à la bibliothèque pour faire ce qu'il avait du mal à commencer dans la Salle Commune ou en étude. Il préférait être au milieu des manuels et les grandes étagères de la bibliothèque, il aimait bien l'âme de cet endroit. Les devoirs s'accumulaient dangereusement au fil des semaines. Il suivait le rythme soutenu des cours de sixième année à contrecœur. La liste des parchemins à rendre devenait de plus en plus longue et les critères d'exigences s'étoffaient. On en attendait plus d'eux à présent. Il avait remarqué dans un coin de la bibliothèque la présence d'une affiche similaire à celle qui se trouvait placardée dans la Salle commune. Cette fois, il décida de s'en approcher pour prendre connaissance de l'annonce.

C'était aujourd'hui qu'avait lieu la journée portes-ouvertes du club des duels. Cet événement attisait sa curiosité, il décidait de se rendre là-bas quand il avait fini. Comme il avait du temps devant lui, il en profita pour continuer ses recherches. Au bout d'une heure, il avait déjà abattu une somme de travail assez considérable et décidait qu'un petit peu de divertissement ne pouvait pas lui faire de mal. On savait depuis deux ans qu'il fallait travailler plus, c'était une certitude. Il avait presque terminé ses devoirs. L'atmosphère à Poudlard était un peu plus morose, personne n'osait vraiment s'afficher. Personne ne savait vraiment quels dangers planaient sur eux. Il avait du mal à vivre avec la solitude, il avait envie de voir des gens, de discuter et de découvrir de nouvelles têtes.

Il finit de rédiger son parchemin au bout de deux heures et demie. L'heure de l'ouverture approchant, il décidait de ranger ses affaires et de remettre l'exemplaire Les champignons magiques mortels et tout sur leur usage à sa place sur son étagère. Il salua le bibliothécaire avant de quitter la bibliothèque.

- Au revoir, monsieur, à tout à l'heure.

Il n'avait pas besoin de marcher beaucoup pour se rendre à l'étage du club des duels. En chemin, il s'arrêta pour engueuler Peeves. Il continuait de s'en prendre allègrement à des élèves de première année. C'était bien la seule chose qui n'avait pas changé. Ces pauvres petits faisaient vraiment peine à voir.

- Peeves, cesse de les tourmenter. Pourquoi t'es si méchant ?

- Qu'est-ce qu'il veut le petit Connor, l'orphelin, il défend les gamins ? Peeves devrait peut-être donner une leçon au petit Connor, l'abruti, il lança un œuf dans sa direction. Cérus eut à peine le temps de l'esquiver, l'œuf s'écrasa contre les escaliers de pierre.

- Petite saleté, attend, tu vas voir ! Tu vas moins faire le malin dans cinq secondes !

- Tu n'as pas intérêt à faire ça, Connor !

- BARON SANGLANT ! ! ! ! Peeves vous a traité de fantôme gâteux, sale, sénile et décérébré ! Il a même dit que vous étiez le fantôme de Grande-Bretagne le plus mal habillé !


- NON, mais tais-toi ! ! ! !

- Il paraît que vous n'êtes pas capable de parler à une femme plus de cinq minutes sans la tuer ! BARON SANGLANT ! BARON SANGLANT ! Elle remonte à quand votre dernière relation ?


- AH ! Tu ne pais rien pour attendre petit Connor, il fondit sur lui puis se volatilisa en relâchant une douzaine d'œufs sur les élèves de première année qui se trouvaient là.

- Ne vous laissez pas impressionner par Peeves. Il joue au dur, mais c'est un tendre au fond. S'il se montre trop insistant avec vous, appelez le Baron Sanglant. C'est le fantôme de Serpentard, le seul qu'il craint, à part... Le seul qu'il craint à part..., il ne pouvait pas continuer sa phrase.

Les mots n'arrivaient pas à sortir de sa bouche, il restait silencieux.

- À part qui ? Demanda un élève couvert d'œuf.

- À part Albus Dumbledore. Je dois partir, désolé pour Peeves, il en avait trop dit.

Il montait les marches de l'escalier deux par deux en espérant que les élèves n'allaient pas rapporter leur petite conversation. Il devait se rendre un étage plus haut. Les escaliers n'étaient pas d'humeur taquine aujourd'hui, ils tournaient dans un mouvement remarquablement lent. Arrivé à la dernière marche, il reprit son souffle et s'avança dans le couloir de l'étage jusqu'au lieu de rendez-vous.

En arrivant, il remarqua tous les efforts déployés par le professeur Flitwick et son élève. Des sortilèges de protections, des mannequins d'entraînement, des stands de tir, des jeux pour tout le monde. Cérus s'émerveillait devant ce spectacle si vivant par les temps qui courent. Tous les détails avaient été pensés pour que ça se déroule bien. Il devinait qu'on aurait l'occasion de lancer des sorts aux mannequins. De faire des duels avec les règles d'usage. Ces règles consistaient par l'élimination du premier qui sortait du cercle magique. Il faisait aussi office de barrière en cas de sortilège raté, pour l'arrêter. Il ressentait la même émotion qu'avant les matchs de Quidditch. Il se sentait pousser des ailes et avait envie de tout essayer. Il remarqua d'abord le professeur Flitwick.

- Bonjour, professeur, votre décor... C'est un enchantement, il s'approcha d'Alizée. Salut Alizée, je suis venu, comme promis. Merci de m'avoir invité. C'est incroyable tout ce qu'il y a ici !

Le professeur de potion se tenait là lui aussi. Comme un mannequin destiné aux élèves. Il avait l'air de loucher un peu fort sur monsieur Flitwick comme si ce n'était pas naturel de voir encore un hybride vivant. Il transpirait l'amour à travers son regard sombre. Sa tête avait l'expression de Dolorès Ombrage dans ses meilleures années. Cérus réprima un rire, il se contenta de le regarder pour sonder dans ses yeux les émotions de son âme. Son attention fut attirée par une élève de Serdaigle de cinquième année, qu'il lui semblait avoir déjà vu.

- Bonjour, monsieur Rowle, il baissa la tête en s'adressant à lui et continuait de parler à Alizée. Apparemment, tu nous as réservé des activités bien sympa, j'aime particulièrement le jeu des fléchettes. Après, je ne suis pas partisan du chamboule-tout. De vieux souvenirs d'enfance qui me sont resté au travers de la gorge, il regarda de nouveau brièvement son professeur de potion en lui faisant un sourire.
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Serpentard7ème annéePréfet
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MessageSujet: Re: [Animation - le club des duellistes - post principal] Une après-midi porte-ouverte. [samedi 13 décembre 1997] Mer 18 Avr 2018 - 18:52



L'adolescent claqua sa langue contre son palais, tournant avec une moue pincée une page de son livre de métamorphose, tout en se calant mieux dans le fauteuil. Il était plus que las de cette situation pesante que Charles lui imposait depuis le début de la journée et il était plus que décidé à ne pas lui faciliter la tâche. Les yeux rivés sur une phrase qu'il avait déjà lu à plusieurs reprises, il s'exhorta à la concentration tout en ayant bien conscience de tourner les pages à un rythme régulier afin de paraître concentré alors qu'en réalité, il ne se souvenait même plus de l'objet du chapitre en question. A l'autre bout du canapé, celle qui hantait ses pensées depuis de nombreux jours semblait elle aussi plongée dans son livre, l'air tout aussi contrariée que lui. Quelqu'un pouvait donc expliquer à Charles, installé entre eux, qu'il était tout à fait stupide de leur imposer une cohabitation forcée ? Ne comprenait-il donc pas qu'ils étaient, chacun à leur manière, beaucoup trop têtus et blessés dans leur orgueil pour ne serait-ce que s'adresser la parole ?

__ Au risque d'interrompre une conversation fort prenante, prit soudain la parole Charles, alors qu'aucun d'eux n'avait ouvert la bouche depuis plus de d'une heure, nous allons être en retard.

Léon referma son livre d'un claquement sec, faisant écho avec Heather alors qu'ils se levaient d'un même mouvement, comme désireux de fuir. Mais Charles veillait, depuis le début de la journée, à les empêcher tous les deux de prendre leur distance de sécurité vitale. A savoir plusieurs mètres, voir hors de vue, depuis l'anniversaire du jeune homme. Léon se renfrogna, ses yeux se posant sur le dos d'Heather, caressé par une longue chevelure ondulée. Il n'avait jamais eu autant le loisir de contempler la jeune femme de dos que depuis qu'ils ne s'adressaient plus la parole. Charles glissa son bras autour de la taille d'Heather puis attrapa Léon par l'épaule et le trio avança vers la sortie de la salle commune. Encore une idée brillante de leur ami commun. Si Heather et Léon en étaient membres du club depuis longtemps, l'adolescent s'était résigné à ne pas y assister dans l'espoir de ne surtout pas croiser la vipère ainsi que d'éventuels mangemorts - ou pire, Rowle ! - dans la même pièce. Il n'avait pas franchement envie de retrouver autant de problèmes potentiels réunis entre quatre murs.

__ On est pas bien là, tous les trois ? Souffla Charles alors qu'ils descendaient les escaliers. Hein, que dis-tu Léon ? Tendit-il l'oreille alors que le préfet des verts n'avait toujours pas ouvert la bouche et se dégageait de son emprise. Qu'Heather te manque ? Oh, c'est étrange parce que je crois savoir qu'elle aussi m'a dit tout à l'heure que ... et bien Vas-y Heather, je t'écoute ? Continua-t-il avant de laisser un laps de temps imaginaire, tendant l'oreille. Que Léon te manque aussi ? Oh comme c'est bien, nous gagnons un temps précieux à vous entendre enfin dire ce que ...
__ Ferme-la, Charles, s'énerva Léon en lui jetant un regard réfrigérant, tandis qu'ils atteignaient enfin la salle du club de duel.

Il s'engouffra par l'ouverture, sursautant lorsqu'Heather, fuyant aussi la conversation oppressante lancée par Charles, passa en même temps la porte. Ses doigts frôlèrent par inadvertance les siens avant qu'il ne se fige, fixant pendant une fraction de seconde les yeux noisette de la jeune femme avant de détourner le regard. Il s'éclipsa, traversant au plus vite la salle. Ils avaient besoin de parler, de discuter à distance et posément de tous les évènements qui s'étaient déroulés. Léon avait des excuses à faire, peut être également à entendre - mais ça, cela ne tenait pas de lui - mais en aucun cas il ne souhaitait avoir pour témoin Charles. Ce n'était, de toute manière, ni l'endroit ni réellement le moment. Il se devait d'être au clair avec lui même, de mûrir sa réflexion concernant Heather, avant de pouvoir exprimer le fond de sa pensée? Sinon, cela ne mènerait à rien d'autre que l'effusion maladroite de la dernière fois. Et il refusait de la perdre une seconde fois, parce que cela aurait un goût beaucoup trop définitif.

Tout à ses ruminations, il posa ses yeux sur les diverses animations. Princesse Shafiq - cette fille avait vraiment un port de tête altier ! - s'était appliquée. Tout y était, du stand chamboule-tout, en passant par les mannequins jusqu'au stand des ballons ensorcelés. Le vert-et-argent était membre depuis sa deuxième année, l'ouverture de la chambre des secrets ayant contribuée à la réouverture de ce club ancestral. Heureusement pour eux et leur capacité à mener un combat descent, Lockwart avait perdu la boule et d'autres enseignants avaient pris le relais. En parlant de professeur, le jeune homme prit soin de se positionner aussi loin que possible de Rowle, se promettant de n'avaler absolument rien des verres posés sur une des tables basses. Mais que faisait donc cet homme à une journée porte ouverte ? Sa tête de psychopathe pouvait vous vider une salle aussi vite que Rogue fuyant devant une bouteille de shampoing. Ses pas le menèrent près de Shafiq à qui il glissa à demi-mot, approchant sa bouche aussi près de son oreille que possible.

__ A quoi tu joues Alizée, murmura-t-il tout bas, si le but est d'attirer des nouveaux venus, tu peux m'expliquer ce que fait Rowle en plein milieu de la pièce ? On a vu mieux, comme figure d'attrait. Ce type fait peur à tout le château.

Il se détacha d'elle sans vraiment attendre de réponse, ses yeux cherchant une figure d'intérêt afin de ne surtout pas avoir à rejoindre Charles, qui l'exaspérait, ni Heather, qui le torturait bien assez sans avoir réellement besoin d'être là. Ses pas le menèrent petit à petit vers Montgomery, sur laquelle il posa longuement ses yeux. Il s'était mal comporté avec elle. Qu'avait donc dit Holbrey, quelques jours avant ? Un serpent à la fois, et dans l'ordre. Et il faudrait qu'un jour, il songe à présenter ses excuses à cette jeune femme qu'il avait profondément blessée, pour de mauvaises raisons et sans penser un seul instant à la blessure qu'il infligeait. Tout à ses ruminations, il s'adossa à un mur et croisa lentement les bras, les yeux dans le vague, attendant que son altesse Shafiq ne prenne la parole.

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MessageSujet: Re: [Animation - le club des duellistes - post principal] Une après-midi porte-ouverte. [samedi 13 décembre 1997] Jeu 19 Avr 2018 - 2:22

Les dernières semaines avaient été un tumulte d’émotions, de surprises, de remises en doute et d’affronts. Une panoplie d’événements se chamaillaient dans son esprit pour attirer l’attention de la vipère, un combat incessant où le but ultime était de régner sur les autres passages qui avaient été rédigés dans le grand livre qu’était la vie de Heather Ivy Trown. Le sujet principal de ce fameux bouquet ne savait plus où donner de la tête, retombant dans la mauvaise habitude d’ignorer les problèmes, les idées et les situations jusqu’à ne vivre que pour le moment présent. Mais son intérieur refusait de suivre la parade que la brunette tentait de s’imposer et, ici et là, un souvenir pointait le bout de son nez, une odeur ou un son lointain lui rappelait un événement et son corps réagissait au quart de tour, réflexe acquis qui refusait de disparaître. Malheureusement pour la vipère, la réponse était souvent le serrement de ses poings et le plissement des yeux bruns qui ornaient son visage fin, ne sachant que très peu comment gérer les autres émotions que son coeur pouvait provoquer en elle outre que la colère qui, elle, lui venait encore si facilement. Heureusement, la vie n’était pas toujours mauvaise, harmonisant défaites et victoires, joie et malheur jusqu’à en devenir un mélange complexe et imprévisible. Celle-ci trouvait généralement moyen de glisser un événement réconfortant ici et là, un léger rappel que la vie ne possédait pas que du mauvais et qu’à travers les nuages obscurs que la tempête emportait avec elle, un rayon lumineux réussissait à s’y faufiler, rappel éphémère que du bon pouvait encore s’y retrouver. Que de ce soit dans une nouvelle amitié invraisemblable dont la création lui était toujours aussi surprenante ou un événement organisé par le club de duel, un filet de joie pouvait encore exister dans ce monde où la terreur et la violence semblait avoir pris le dessus.

C’était justement à cette activité précise à laquelle la serpentard tentait de penser. La brunette était l’un des membres du club et si ce n’était pas par obligation, c’était avec plaisir qu’elle participerait aux activités organisées par les responsables. Malheureusement, ses pensées se faisaient incessamment interrompre par nul autre que Charles. En effet, Charles avait repris du service, s’acharnant à faire interagir Heather et Léon de quelques façons que ce soit pour mettre fin, une bonne fois pour toutes, au froid glacial qui s’était créé entre les deux meilleurs amis. Mais ceux-ci étaient bornés et le silence régnait, brisé que lorsque l’un des deux décidait de tourner la page de son bouquin respectif, assis chacun de l’autre côté sur l’immense divan de la salle commune des serpentards. La tension était moins grande qu’auparavant : les deux vert et argent s’évitaient un peu moins, un mot ici et là était parfois échangé, mais leur relation était loin de ce qu’elle avait été jadis et Charles s’était mis en tête de rétablir le tout, coûte que coûte.

- Au risque d'interrompre une conversation fort prenante, nous allons être en retard, s’exprima soudainement celui qui s’était décidé à foutre son nez où cela ne le concernait pas.

D’un mouvement brusque, la brunette ferma son livre et se leva du divan, faisant miroir sans réellement s’en apercevoir aux gestes effectués par Léon. La vipère porta une attention toute particulière à éviter de regarder ses deux amis, observant chaque détail de la salle commune qu’elle connaissait par coeur depuis plusieurs années déjà, se laissant entraîner sans rechigner vers la sortie, le bras de Charles enroulé autours de sa taille. À son plus grand dam, Monsieur Je-n’arrive-pas-à-me-mêler-de-mes-propres-affaires s’empressa de faire la conversation pour tous les trois, ajoutant théâtralité et comédie à un sujet dont le sérieux était de mise. Énervée, la jeune femme s’apprêtait à l’envoyer balader, mais les mots cinglants moururent dans sa gorge tandis que Léon exprimait exactement ce qu’elle ressentait, marquant leur arrivé à la salle des duels par une expression sans détour de sa colère, sentiment que Heather miroitait intérieurement.

Espérant éviter la présence imposée, la vipère s’empressa de passer le cadre de porte, mais Léon semblait avoir eu la même idée et leurs doigts se frolèrent furtivement, les yeux noisettes tombant à la rencontre de ceux gris de son ami, se perdant l’espace d’une seconde dans son regard avant de se déroger brusquement. Elle observa son dos rigide rejoindre un coin inhabité de la salle, réduisant les choix où la vipère pouvait se poser seule à un nombre très restreint, avant de finalement faire le tour de la salle du regard, notant les gens déjà présents, tout pour se divertir de la tentative flagrante de Charles de recoller les pots cassés entre Léon et elle : M. Rowle, le professeur de potions dont la réputation n’était plus à refaire ; Malia Montgomery, où Jolie Robe comme elle avait prit l’habitude de la surnommer dans son esprit ; un poufsouffle de cinquième année, Connor si sa mémoire ne le faisait pas défaut; et bien évidemment Alizée, son amie, si elle osait utiliser ce mot pour déterminer la relation bien particulière qui unissait les deux serpentards. D’un hochement de tête subtil, la vipère salua l’organisatrice qui semblait s’être attirée l’attention du mangemort et du poufsouffle, participante forcée du trio saugrenu qui s’était formé près de l’entrée avant de reprendre son observation attentive de tous les stands et animations qui avaient été montés. Elle ne pouvait le nier, Alizée avait fait un beau travail et l’après-midi risquait d’apporter son lot de plaisir. Brusquement, la couleuvre tourna la tête vers Charles, son regard glacial se posant sur le visage de son ami.

- Comme tu es si bon à faire la conversation par toi-même, je ne devrais pas te manquer, souffla-t-elle d'un ton sec s'éloignant tranquillement de lui, avant d'ajouter froidement : Mais si tu es prêt à finalement te mêler de tes propres affaires et laissez le sujet tranquille, je vais essayer de jeter un coup d'oeil aux zones interdites, si ça t’intéresse. Sans attendre une réponse de Charles, Heather se dirigea vers les fameuses animations mystères qui avaient attiré son attention dès son entrée.

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MessageSujet: Re: [Animation - le club des duellistes - post principal] Une après-midi porte-ouverte. [samedi 13 décembre 1997] Jeu 19 Avr 2018 - 17:10

Elle était particulièrement soucieuse depuis quelques jours (trois, exactement) et, une petite ride d'anxiété venait constamment marquer son front blanc. La veille et l'avant veille, Lina avait été littéralement assaillie par des visions très courtes, des genres de flash, du soir au matin. C'était la première fois que ce genre de phénomènes se produisait chez elle et la jeune sorcière se sentait étrangère à son corps : en général, les visions n'apparaissaient que lorsqu'elle tirait les cartes ou, quand elle se concentrait avec force sur quelque chose de précis. Mais cette fois, les flashs se produisaient sans qu'elle puisse les contrôler : ils allaient et venaient dans son esprit, sans crier gare, en suivant le même mode opératoire : d'abord, une douleur vive à a tête, pile entre ses deux sourcils. Ensuite, une sensation de vertige, puis sa vision se troublait pour laisser place aux nouvelles images issues d'un futur plus ou moins certain – parce que, voyez - vous, il ne s'agissait pas de prophéties – l'avenir pouvait donc encore être modifié.

Ainsi, pendant deux jours, la sorcière dû se battre avec toutes sortes d'images. Alors qu'elle se rendait dans une salle de cours au quatrième étage, la jeune voyante eue la vision d'un couloir éventré et en parti effondré. L'image ne dura qu'une seconde ou deux mais troubla profondément Lina. À un autre moment, alors qu'elle se rendait à la Grande Salle pour le repas, elle croisa un jeune Gryffondor armé d'un appareil photo. Quelques secondes plus tard, elle vit son corps allongé dans le parc de Poudlard, vraisemblablement mort : prise de sueurs froides et de frissons, elle était retournée sans rien dire se terrer au fond de son lit en espérant de toutes ses forces que rien de ce qu'elle voyait ne se réaliserai. Pourtant, la journée avait continué ainsi : un élève en pleine santé se trouvait effroyablement blessé, un autre souriant, se était subitement en train de courir dans un couloir, le visage sale et crispé, le parc éclatant de santé avait été ravagé... Son esprit lui envoyait des scènes d'une violence inouïe et sans le moindre sens pour la sorcière. Les Carrow allaient – ils perdre le contrôle et les massacrer les uns après les autres ? Le Mage Noir allait – il remporter la guerre et détruire Poudlard ? Était – il possible qu'une guerre éclate entre la Résistance de Poudlard et les Mangemorts présents dans l'école ? Le seul point commun entre toutes ces images étaient qu'elles avaient lieu le soir. Ces évènements se dérouleraient – ils tous ensemble, le temps d'une seule nuit ?

Lina avait passé une bonne partie de la matinée dans lit mais, convaincue qu'il fallait se battre malgré tout, qu'il fallait empêcher ses visions de devenir réelles, elle daigna sortir le nez de sous sa couette pour se rendre au club de Duel. Il fallait continuer de vivre, trouver des solutions, vaincre le Seigneur des Ténèbres. Rester effrayée sous ses draps ne faisait donc pas parti du programme.
Timidement, elle franchit la porte de sa salle commune. Elle croisa deux personnes, mais aucune vision ne vint troubler l'équilibre précaire dans lequel elle se trouvait. Bien. Elle grimpa pas les marches pour se rendre à la salle de Duel, sans le moindre incident notable, ce qui la rassura profondément. A priori, c'était une journée normale. Presque joyeuse, la sorcière passa la porte et contempla le travail d'Alizée. Plusieurs stands avaient été installés dans la pièce. Il faudrait être agile et précis pour gagner chacun des petits défis imaginés par Miss Shafiq et Flitwick. Revenir dans cette salle fit beaucoup de bien à Lina. Pendant pratiquement tout son parcours scolaire, elle avait fait parti du club de Duel. Elle avait pourtant décidé d'arrêter cette année, de peur que le club soit perverti par la présence des Carrow. La préfète n'aurait pas suppoté que des Mangemorts la force à user de Magie Noire sur d'autres élèves. Mais l'animation laissait entendre que le Club de Duel restait ce qu'il avait toujours été.
Lina embrassa la pièce du regard. Elle repéra au loin Léon qui ne la remarqua pas. Une jeune élève de Serdaigle était également présente. Le sourire de la jaune et noire faillit mourir quand elle aperçut Andreas Rowle. Ainsi, un Mangemort était venu souillé ce lieu aussi. La sorcière s'apprêtait à se renfrogner quand elle vit au loin, une silhouette bien connue : celle d'Heather. Parfait. Enfin de quoi égayer cette journée. D'un pas vif, elle s'en alla rejoindre sa camarade verte et argent, tout en saluant au passage un élève de sa maison du nom de Cérus.

« Eh ! Heather ! »

Avec un naturel désarmant, Lina passa un bras autour des épaules de la Serpentard et posa un rapide baiser sur sa joue pour lui dire bonjour. En arrivant, elle avait vaguement entendu parler son amie de zones interdites. La Préfète jeta un regard circulaire et, en effet, distingua deux zones dont l'accès semblaient réglementé. Sûrement faudrait – il attendre un peu avant d'en connaître la raison et d'y avoir accès.

« Évidemment, le premier endroit où tu veux aller, est celui auquel on ne peut pas accéder. La Poufsouffle adressa à sa camarade une moue tout à fait charmante, ravie de constater, cependant, que certaines choses ne changeaient jamais. Ainsi, Heather était toujours attirée par l'interdit et le mystère. Moi je veux bien t'accompagner, en tout cas ».

Lina haussa les épaules en souriant. Il était encore tôt, et tout le monde n'était pas encore arrivé. Leur intérêt pour ces zones ne passerait sans doute pas inaperçu.

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MessageSujet: Re: [Animation - le club des duellistes - post principal] Une après-midi porte-ouverte. [samedi 13 décembre 1997] Dim 22 Avr 2018 - 12:28


Un slogan accrocheur suffirait-il à relancer le club de duel ? Meredith n’en savait rien. Elle n’avait pas prévu de s’y rendre initialement, mais que voulez-vous, les vieilles habitudes ont la peau dure. La dernière fois qu’elle avait participé à un duel, c’était encore l’année précédente, et c’était sous les yeux attentifs – admiratifs ? – d’Adam, sous les instructions sévères d’Aloysius. Ses conseils étaient stricts, et son ton tranchant, mais c’était sa manière à lui d’être un frère. Ils passaient la majorité de leur temps ensemble dans cette salle, baguette à la main, à jauger l’autre. Al’ lui lançait des piques, son regard perpétuellement froncé, jamais satisfait. Et Meredith, elle … faisait de son mieux. Elle révisait dans son coin, apprenait, lisait, s’entraînait, pour revenir toujours meilleure aux séances du club. Et tenter de tirer enfin à son frère un sourire appréciatif. Elle n’avait jamais réussi. Elle avait beau s’endurcir, maîtriser plus de maléfices et de sortilèges que la majorité des membres du club, son frère restait un éternel insatisfait. Cela avait toujours été son regret ; et désormais elle n’aurait jamais plus l’occasion de prouver à son frère qu’elle valait quelque chose. Du moins, pas devant lui : il ne tenait qu’à elle de lui faire honneur.

C’est cet objectif en tête que Meredith poussa la porte de la salle de Duel. L’odeur caractéristique de mannequin brûlé et de livre poussiéreux la prit à la gorge immédiatement, la forçant à refouler le sanglot qui lui piquait les yeux. Elle était désormais en terrain ennemi : quiconque entretenant de la haine à son égard et maîtrisant un tant soit peu l’art du duel voudrait la provoquer en combat singulier. Et elle devrait accepter, au moins pour calmer les ardeurs de son adversaire, et pour prouver ses capacités. Enfin, si sa baguette acceptait de lancer des sortilèges qui n’étaient ni des maléfices malfaisants, ni des flammes disproportionnées, ni des éclairs de douleur. Comme en écho à ses pensées, la première personne sur qui son regard bleu se posa fut Léon Schepper. Décidément, ce lézard était partout où il ne fallait pas. Quoique lui, elle n’aurait aucun remord à lui infliger quelques sorts bien sentis.

Puis d’autres visage se découvrirent à la jeune femme. Rowle, l’affreuse tarentule, avait lui aussi tissé sa toile dans la pièce, et semblait n’être présent que pour veiller à ce qu’au moins quelques personnes perdent un membre dans les heures qui suivaient. Rien d’étonnant en outre à ce qu’il soit déjà en train de susurrer des horreurs à l’oreille de la jeune Shafiq. Celle-ci avait bien du mérite de reprendre un tel flambeau. Mais elle courrait aussi le risque que ça se retourne contre elle : elle n’était pas spécialement appréciée au sein du château. Plus loin, Malia, visiblement très peu à l’aise. Brusquement, l’air changea, et Meredith qui s’était adossée à un mur près d’une des animations encore inactives, sentit un long frisson lui grimper le long du dos. Sans même avoir à se retourner – mais en le faisant tout de même – elle comprit que Lina venait d’entrer. Sans se cacher, elle la suivit des yeux, saisie comme toujours par la grâce naturelle de la préfète. Celle-ci traça son chemin sans un regard pour elle, allant saluer un de ses camarades jaunes, puis rejoignant Heather Trown. Meredith aurait donné beaucoup pour que cette joue embrassé soit la sienne, que ces épaules enlacées lui appartiennent. Mais bien sûr, elle détourna tout de suite le regard, se sentant indiscrète et déplacée à observer cette intimité inaccessible.

Attendant qu’Alizée leur explique le déroulé de l’après-midi, la lionne tira sa baguette et en observa les fines veinures. Sa fidèle amie, taillée dans un bois de mélèze chaud, ne cessait de la surprendre ces derniers temps. On lui avait souvent expliqué à quel point elle était chanceuse de posséder une baguette pareille. Leur association était incroyable : la grande magie dans les veines de Meredith, la puissance de son instrument et le travail acharné qu’elles fournissaient toutes deux donnait des résultats étonnants. Pourvu qu’aujourd’hui la baguette ne s’emballe pas et lui laisse le plein contrôle de ses actions. Qu’elle lui obéisse, qu’elle lui fasse honneur ; qu’elle leur montre à tous ce que les enseignements d’Aloysius avaient permis.

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MessageSujet: Re: [Animation - le club des duellistes - post principal] Une après-midi porte-ouverte. [samedi 13 décembre 1997] Sam 19 Mai 2018 - 16:31


Si Alizée avait espéré pouvoir passer une bonne après-midi en présence de certains camarades, elle comprit bien vite que son souhait risquait fortement de ne pas se réaliser. Il existait des personnes qui avaient ce don de nous fasciner et, dans un même temps, qui nous rendait parfaitement mal à l'aise par leur seule présence. À peine avait-il posé pied dans le couloir qui menait à la salle du club qu'Alizée ne put s'empêcher d'accrocher son regard au sien. Son sourire disparut progressivement pour laisser place à un visage neutre. Jouer la comédie face à un personnage tel que Rowle ne servait à rien, sauf peut-être pour attirer une attention accrue de sa part. Est-ce qu'une seule personne en rêvait ? Ce n'était pas son cas aux dernières nouvelles, surtout après le cours de potion qu'il avait offert. Si sa réalisation et la conclusion avaient été très instructives, Rowle avait été placé dans les personnes à éviter. Malheureusement, la Shafiq savait qu'à cause de son sang et de certains de ses échecs, il risquait de ne pas lui en laisser l'opportunité. Sa présence, aujourd'hui, en était une preuve : elle allait devoir se le coltiner et ça ne l'enchantait pas.

« Mademoiselle Shafiq, la salua le mangemort d'un air quelque peu perplexe. Elle en comprit la raison quand il reprit la parole. Il me semble que vous ayez eu du mal à lancer votre sortilège lors du dernier cours de Défense Contre les Forces du Mal ? Vous venez expliquer aux autres les erreurs à ne pas faire ? Sage initiative, vraiment. Très généreux de votre part. »

La demoiselle pinça les lèvres une demi-seconde, avant d'offrir au professeur un sourire qui n'avait rien de vrai. Il était parfaitement capable de le voir et elle le savait, mais ça ne l'arrêta pas.

« Au dernier cours de défense contre les forces du mal que nous avons eu, professeur, j'ai parfaitement réussi à lancer mon sortilège, lui répondit-elle de façon parfaitement hypocrite. Vous voulez parler de mon échec durant le cours de magie noire, je suppose ? Rassurez-vous, je n'ai pas l'intention de m'inventer professeur et je suis certaine que si je commets une erreur, vous serez là pour aimablement me le rappeler. »

Sur ces mots, après un dernier sourire, Alizée se détourna légèrement du mage noir, juste à temps pour voir une Serdaigle entrer. Elle ne la connaissait pas personnellement, mais elle comprit rapidement, à sa réaction, que la présence du professeur n'allait pas plaire à tout le monde. Pour ne pas dire à personne, vu que sa présence l'irritait personnellement aussi. Rowle faisait clairement partie de la liste des personnes qu'elle aurait préféré savoir à l'autre bout du château à cette heure, de la même façon qu'elle priait presque pour que les Carrow ne décidassent pas de s'inviter à la fête également. Elle avait déjà le pressentiment que ça allait être un fiasco total, alors si les deux autres mangemorts décidaient de ramener leurs esprits tordus, elle préférait ne pas imaginer ce que ce serait...

Malia avait été la première à arriver, si l'on ne comptait le serviteur du Lord et elle fut rapidement suivie par un Poufsouffle, de la même année qu'Alizée. Elle n'avait échangé que quelques mots avec pour le moment et elle ne savait pas vraiment à quoi s'attendre avec lui. Il se dirigea en premier lieu vers le professeur d'enchantement, qui s'était posté un peu plus loin, dans le dos de Rowle. Il essayait visiblement de tuer ce dernier d'un simple regard, une entreprise qui ne marchait malheureusement pas. La demoiselle n'entendit pas les paroles qu'ils s'échangèrent et ne fut pas certaine que Flitwick eut répondu au jeune homme. Celui-ci se dirigea ensuite vers le duo que formaient les deux sang-purs.

« Salut Alizée, je suis venu, comme promis. Merci de m'avoir invité. C'est incroyable tout ce qu'il y a ici ! Alizée fronça légèrement les sourcils à l'utilisation de son prénom. Elle n'était pas partisane de ce genre de démonstration ; seuls ses amis proches et certains membres du club qu'elle connaissait depuis un moment maintenant avaient le droit de l'appeler ainsi. La liste n'était pas longue. Le jeune homme ne remarqua peut-être pas la gêne occasionnée et il reprit, sans plus de cérémonie. Bonjour, monsieur Rowle. Apparemment, tu nous as réservé des activités bien sympa, j'aime particulièrement le jeu des fléchettes. Après, je ne suis pas partisan du chamboule-tout. De vieux souvenirs d'enfance qui me sont resté au travers de la gorge.
Bonjour Connor, commença Liz en appuyant sur le nom, pour bien lui faire comprendre que, si le tutoiement ne la dérangeait pas, le prénom était à proscrire. Tu ne seras pas obligé d'essayer. La plupart des stands placés sont en libres-services. Et j'imagine que par invitation, tu parlais des affiches ? Si être ici te fait tant plaisir, je ne peux qu'en être heureuse. »

La salle commençait petit à petit à se remplir, même si la plupart des personnes qui venaient ne restaient pas. Ils faisaient un tour, essayaient parfois un stand ou plusieurs, puis repartaient. La plupart du temps, il s'agissait de groupe de deux à trois personnes, qu'Alizée ne connaissait pas ou peu et qui ne cherchait pas vraiment à l'approcher. Certains groupes, par contre, entraient et restaient et ce fut le cas de celui formé par Heather, Schepper et leur ami ; une personne qu'Alizée avait déjà croisée, mais avec qui elle n'avait que très peu échangé. Elle ne se souvenait ni de son nom, ni de son prénom, contrairement aux deux autres. Elle répondit au salut discret d'Heather et la suivit du regard un temps, avant de se dirigeait vers elle, laissant Connor et Rowle à leur occupation. Elle fut coupée dans son mouvement par Léon, qui vint lui glisser quelques mots à l'oreille. Décidément, le mangemort était très apprécié.

« A quoi tu joues Alizée ? Si le but est d'attirer des nouveaux venus, tu peux m'expliquer ce que fait Rowle en plein milieu de la pièce ? On a vu mieux, comme figure d'attrait. Ce type fait peur à tout le château.
Parce que tu penses que je voulais qu'il soit là ? demanda la demoiselle en attrapant son bras pour l'empêcher de partir tout de suite, répondant à ses questions d'un murmure pour qu'il soit le seul à entendre ses mots. Je ne sais pas qui lui a dit pour la journée porte-ouverte, mais il est venu de lui-même. Je préférerais le savoir en train d'empoisonner des chatons dans ses appartements, merci bien. »

Avec un soupir du nez agacé, elle relâcha Léon et chercha de nouveau Heather des yeux. Elle la vit avec Kaveline, l'une des préfètes du château et décida d'abandonner l'idée d'aller la saluer convenablement. Elle pourrait peut-être échanger quelques mots avec elle plus tard. En échange, elle décida de se dirigeait vers le fond de la pièce, où une petite estrade avait été installée par le professeur d'enchantement. Elle grimpa dessus pour pouvoir surplomber les personnes présentes, voyant encore et toujours certains groupes entrer et sortir sans avoir l'air d'être véritablement attiré. Elle remarqua à peine la seconde préfète entrer, ne se concentrant pas dessus. À la place, elle sortit sa baguette et se racla la gorge. Devait-elle utiliser un sortilège pour se faire entendre ou non ? Elle n'avait pas l'habitude de ce genre de pratique, alors elle prit quelques secondes pour y réfléchir, avant d'opter pour l'affirmative. Elle prit une grande inspiration, plaça sa baguette sur sa gorge et appliqua le sonorus.

« Votre attention s'il vous plaît, commença la demoiselle, attendant que les conversations se fassent plus discrètes pour reprendre ; certaines personnes continuaient d'entrer et sortir, mais elle s'en désintéressa. Je vous remercie pour votre présence, pour commencer, en espérant que les différentes activités proposées vous plairont et que vous passerez une bonne après-midi. Elle fit une légère pause de quelques secondes. Certaines d'entre-elles, qui seront supervisés par les professeurs et moi-même, vont bientôt commencer. J'invite les personnes qui veulent en savoir plus à se rapprocher. »

Sur ces mots, Alizée balaya la pièce du regard et annula le sortilège. Elle attendit que les personnes qui voulaient en savoir plus se rapprochassent et le professeur Flitwick fit de même, se postant à côté d'elle, un sourire bienveillant accroché aux lèvres. Il avait finalement digéré la venue de Rowle ou, si ce n'était pas le cas, il le cachait très bien. Avant même de laisser le temps à la co-présidente de reprendre son discours, il décida de prendre la relève.

« Bonjour jeune gens, commença-t-il avec une certaine énergie. J'imagine que vous avez tous remarqué le cercle qui se trouve au sol, un peu plus loin dans la pièce. Pour les personnes qui s'attendaient à pouvoir affronter leurs camarades durant des duels, nous allons devoir vous décevoir. Le but de l'exercice proposé est différent. Miss Shafiq a voulu mettre l'accent sur d'autres aspects tout aussi important que l'utilisation de maléfice. Comme il se peut que vous n'ayez pas tous un niveau équivalent et que nous ne pouvons pas juger de vos talents dès aujourd'hui, ce qui serait bien trop long, nous avons décidé de vous mettre tous à la même enseigne. Pour les personnes qui seraient intéressées pour participer, vous serez enfermés dans le cercle, avec une barrière magique pour éviter que vous en sortiez. Miss Shafiq, le Professeur Rowle... Il eut une expression quelque peu étrange en prononçant le nom. Et moi-même allons vous envoyer de simples étincelles ; rien de dangereux, vous n'avez pas à vous inquiéter. Le but du jeu sera bien entendu de les esquiver, mais la difficulté présente sera que vous serez enfermé dans un espace confiné, sans avoir droit d'utiliser vos baguettes. Il vous faudra donc faire attention aux étincelles envoyés, mais également à vos camarades. Le but du jeu sera de voir les réactions de chacun et savoir si vous arriverez à vous coordonner correctement sans vous bousculer, alors que vous ne vous connaissez pas forcément. Le professeur offrit un nouveau sourire. J'invite les personnes intéressées à suivre miss Shafiq pour commencer ! »

Alizée se dirigea donc, sous la demande de Flitwick, vers le cercle, suivie des personnes qui voulait participer. Le petit professeur, pour sa part, alla échanger quelques mots avec Rowle.

« J'espère que votre participation ne vous ennuie pas, professeur. Vous pouvez viser qui vous le souhaitez dans le cercle, mais sans de véritables maléfices. C'est tout ce que vous devez savoir. Si des élèves trébuchent ou se font bousculer, vous pourrez tout de même les viser. »

En réalité, il n'était pas difficile de deviner que le professeur Flitwick espérait que la participation forcée de Rowle l'embêtât au plus au point. Bien sûr, à choisir, Filius aurait préféré ne rien lui faire faire, mais l'absence d'Holbrey ne lui laissait guère le choix. Quand il arriva au niveau du cercle, d'un mouvement habile du poignet, il fit apparaître une barrière translucide. Elle laisserait passer les étincelles pour entrer, mais pas pour sortir et les élèves aurait l'impression de toucher un mur moelleux s'il venait à trébucher dessus. Il vint ensuite se placer à côté du cercle, sa baguette sortie, de manière à ce que les positions d'Alizée, Rowle et lui fassent un triangle. Il avait l'air tout excité de commencer et Alizée devait bien avouer qu'elle aussi, même si elle ne savait pas vraiment si ça allait plaire.

« Prêts ? demanda Flitwick. Il attendit que les élèves dans le cercle affirmassent que ce fut le cas. Alors commençons. »

Sans plus de cérémonie, Alizée et Filius visèrent deux des élèves présents dans le cercle, dans le but de les toucher.

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La Première Animation.


« Un réflexe, savoir s'adapter, posséder une bonne coordination, ça peut vous sauver une vie, pensez-y. »

Première activité.

Bonjour à tous. Avant de vous expliquer les différentes règles à connaître pour les futurs postes, je tiens à préciser quelques détails. J'ai préféré ne pas ouvrir de second post pour l'activité, après réflexion. J'aimerai vous dire que vous êtes tous obligé de participer... mais ce n'est pas le cas. Vous pouvez choisir ou non de faire participer votre personnage, même si plus il y aura de participant, mieux ce sera.

Enfin, je tiens à préciser que je n'ai absolument pas d'excuse pour ce retard magistral. J'étais persuadé avoir posté ce RP après être revenu et je me suis rendu compte aujourd'hui, en voulant voir si j'avais des réponses, que ce n'était pas le cas. Par ailleurs, comme le RP était déjà écrit, je n'ai fait que rajouter quelques mots pour toi, Meredith, vu que je ne t'avais pas pris en compte à l'époque.

Pour ce qui concerne les règles pour l'animation, c'est assez simple au final. Le but du jeu va être, pour votre personnage, d'esquiver les jets d'étincelles envoyés par Alizée, Flitwik et ce cher mangemort que nous aimons tous détester, tout en évitant de se faire bousculer et de bousculer. Vous pouvez poster quand vous le souhaitez et décider qui vous vise (ne prenez juste pas toujours la même personne !).

Maintenant, voici comment participer :

En premier lieu, je vous invite à aller jeter trois jets de dé quidditch, dans un même poste, à la suite de ce poste en précisant que c'est pour l'animation. Pourquoi trois dés ?

Le premier dé : il vous permettra de savoir si votre personnage se fait ou non bousculer par un autre. Ce jet de dé ne sera obligatoire que si d'autres personnages se retrouvent à bousculer d'autres joueurs. Ce jet de dé permettra de savoir si, ce faisant, le vôtre fait partie du lot. Cela permettra d'éviter que certains joueurs décide de bousculer telle ou telle personne, par affinité.
Le second dé : il vous permettra de savoir si votre personnage arrive ou non a esquiver le tir de Rowle, Flitwick ou Alizée, dépendant de qui vous avez choisi comme viseur.
Le troisième dé : Il vous permettra de savoir si votre personnage, en esquivant ou en essayant, bouscule quelqu'un ou non.

Comme vous pouvez le deviner, si personne ne bouscule, le premier jet de dé ne servira à rien et c'est pour ça qu'il ne sera obligatoire que si des personnes en bousculent d'autre.

Pour vous imager la chose, voici un petit exemple avec Meredith, Léon et Heather.

Heather joue en premier. Elle ne fait donc que deux jets de dé.
Résultat : Réussite et échec.
Elle arrive à esquiver le tir, mais elle bouscule quelqu'un.
Meredith joue en deuxième. Elle fait trois jets.
Résultat : échec, réussite et réussite.
Heather la bouscule. Elle peut décider ce qui arrive à son personnage. Elle repousse Heather, elle tombe ) cause d'elle, etc. Ensuite, elle se relève et se fait viser (ou peut aussi se faire viser au sol). Elle arrive à esquiver le sortilège et ne bouscule personne.
Léon joue en troisième. Il ne fait que deux jet de dé, vu qu'Heather a bousculé Meredith.
Réussite et échec.
Il arrive à esquiver, mais il bouscule quelqu'un à son tour. Ce faisant, nous allons pouvoir voir un autre cas de figure.
Heather joue à nouveau. Elle lance donc trois dés, pour voir si Léon la bouscule elle ou non.
Réussite, échec et réussite.
Léon ne la bouscule pas elle, elle se prend le sort, mais ne bouscule personne.
Meredith décide de jouer à nouveau. Elle doit elle aussi lancer trois jets de dé, car on ne sait pas encore qui est bousculé par Léon.
Échec, réussite et réussite.
Léon la bouscule elle, elle décide ce qui arrivera suite à ça (elle tombe, elle le repousse, etc). Elle arrive ensuite à esquiver le sort sans bousculer personne.

Comme vous pouvez le constater, si une personne bouscule quelqu'un et que le suivant fait une réussite, il faudra que les suivants lancent le jet, jusqu'à ce qu'une personne se fasse bousculer par la personne.

Pour une meilleure visibilité sur qui bouscule ou non, je vous invite à préciser en une phrase, en HRP, les résultats de vos dés.

Mais qu'est-ce qui arrive si plusieurs personnes bousculent en même temps ? C'est très simple, la personne qui tombera en premier sur l'échec se retrouvera avec plusieurs personnes qui le bousculent. Malheureusement pour lui, il sera dans l'obligation de faire chuter son personnage au sol ou le faire se rattraper à un "mur".

Nos personnages ne risquent pas de se faire mal ? Alors, ils pourront sortir avec quelques bleus, c'est un fait, mais s'ils tombent au sol, ce ne sera pas bien grave. Il y a un sortilège de coussinage placé dans le cercle pour éviter que les élèves se blessent et il y aura la même sensation s'il touche la barrière.

Bien, maintenant, parce que je sais être une quiche pour expliquer, si vous trouvez mes explications bancales et que vous ne comprenez pas quelque chose, n'hésitez pas à me MP pour poser vos questions.

Vous avez jusqu'au 31 août 2018 pour poster au moins une fois si vous voulez que votre personnage participe, sinon je considérerai qu'il n'a pas participé (vous pouvez aussi poster sans qu'il participe, il peut très bien observer de l'extérieur). Vous pouvez par ailleurs poster autant de fois que vous voulez (il peut se faire viser plusieurs fois après tout). Par ailleurs, je recommande les postes courts pour pouvoir poster plusieurs fois.

Je vous remercie pour votre attention et votre future participation et j'espère que ça vous plaira !

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MANGEMORT
    MANGEMORT
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MessageSujet: Re: [Animation - le club des duellistes - post principal] Une après-midi porte-ouverte. [samedi 13 décembre 1997] Jeu 24 Mai 2018 - 18:31

Comme tous les gens imbus de leur personne, Andreas n’eut que très peu d’égard pour la répartie de la jeune femme, parfaitement contenté qu’il se trouvait de son propre trait d’esprit. Le reste lui importait peu, comme les dernières bulles d’un chiot noyé remontant à la surface : triste épilogue d’une situation déjà conclue. De toute façon, bon ou mauvais professeur, Andreas croyait surtout en une sélection naturelle. Les élèves volontaires étaient capables de virtuosités sous les maladresses d’un enseignant médiocre, tandis que les éternels chétifs ne risquaient pas de prouver quoi que ce soit à qui que ce fut, même avec tous les moyens du monde mis à leur disposition. Mademoiselle Shafiq n’avait donc pas à s’en faire, ses propres capacités n’avaient guère d’importance. Egalement conscient que son calembour n’était pas une nourriture facile à digérer, Andreas ne tint pas rigueur à l’étudiante de ne pas poursuivre la conversation au-delà. Au lieu de cela, il suivit son bref regard tourné vers la salle pour y découvrir l’inquiétude. Pauvres étudiants, tous assemblés ici comme des femmes de décembristes sur le quai de la gare, attendant le train qui les emmènerait au bagne sibérien. Tellement plus convivial si aucun professeur n’avait été là ! Quoi que Andreas ne se voilait pas la face : tellement plus convivial s’il n’avait pas été là ! Petites engeances candides, fruits d’une éducation bordée par la tolérance et l’empathie, qui espéraient encore que l’école soit un univers protégé et confortable. Inepties ! Si quelqu’un osait quitter la salle pour cause d’embarras, Andreas se promettait de transformer leur uniforme scolaire en veste chargée de sable pour les empêcher de bouger davantage. Cependant, l’un des martyres sembla confondre les concepts et au lieu de dessiner un demi-cercle régulier autour du mangemort pour ne surtout pas frôler son dangereux champ d’attraction, il se planta bien en face tel un joyeux tournesol. Hautement suspicieux devant ce comportement d’imbécile heureux, Andreas chercha sur le visage enfantin les imposantes cicatrices d’une lobotomie. Non ?

- Bonjour, monsieur Rowle. Apparemment, tu nous as réservé des activités bien sympa, j'aime particulièrement le jeu des fléchettes…

Si. Il allait devoir relire la nouvelle littérature scientifique pour dénicher cette technique qui ne laissait aucune trace. Par les fosses nasales avec une tige en bronze, comme les égyptiens ? Brillant. Avec un résultat bien plus esthétique. Ca sortait de son champ de compétence, mais il n’était pas un homme à s’effrayer devant la nouveauté et l’idée de faire quelques cours de vivisection expérimentale sur les hybrides et lycanthropes de l’école le posséda brièvement. Mais la prochaine expérience allait consister à regarder droit dans les yeux le prochain étudiant s’aventurer à prendre une gorgée pour se déshydrater. Puis proposer à Flitwik de s’occuper des collations et voir combien se mettraient à faire de l’apnée. N’étant pas dénué de politesse, même envers un malheureux, il salua l’inconscient :

- Bonjour, jeune homme. Je ne crois pas avoir vu votre visage lors de mon dernier cours de potion… Je vous y convie chaudement.

Voilà qui était scellé. Si l’étudiant avait évité la chose pour cause de rumeurs, il était maintenant privé de l’excuse de l’anonymat. Andreas releva le menton et balaya la salle de son regard métallique, sur le point de lâcher un soupir contenté, se nourrissant comme un vampire de la confusion et de l’embarras ambiant. Mettre la pression, mais pas trop ! En tortionnaire généreux, le mangemort s’éloigna de quelques pas pour laisser à la Shafiq un peu d’espace pour se plaindre, nourrir un peu mieux son désarroi et même chouiner avec un complice s’il le fallait. Pour sa part, il quitta l’encadrement de l’entrée principale et contourna les groupes d’étudiants suffisamment loin pour les laisser chuchoter, mais trop proche pour leur éviter un petit frisson d’appréhension. Enfin, cessant le long pèlerinage empli de peaux de canard du mangemort, miss Shafiq rejoignit l’espade pour expliquer le sujet de ces portes ouvertes. Parce que oui, mesdames et messieurs, l’épreuve ne se réduisait pas juste à passer une heure dans la même pièce qu’un mangemort. Et quand bien même Andreas aurait très certainement trouvé moyen suffisamment inventif pour pousser les étudiants à grimper aux murs pour ne surtout pas le toucher, ce qui aurait été une belle démonstration de souplesse, il n’était là qu’en guise d’humble assistant. En retrait dans le dos des élèves intéressés, le professeur écouta d’abord l’introduction de la serpentarde, puis celle du nain préhistorique. D’abord un peu désenchanté de ne pas assister aux duels maladroits et ridicules entre deux andouilles en train de se secouer le bâton comme il se l’était imaginé, il changea d’avis lorsqu’on lui prêta les clés de l’échafaud. Flitwick évoqua des étincelles et de jeu, mais Andreas n’avait entendu que confinement et danger.

- J'espère que votre participation ne vous ennuie pas, professeur. Vous pouvez viser qui vous le souhaitez dans le cercle, mais sans de véritables maléfices. C'est tout ce que vous devez savoir. Si des élèves trébuchent ou se font bousculer, vous pourrez tout de même les viser.

Andreas hocha poliment de la tête, en espérant franchement que le petit personnage n’était pas dupe. Il avait le dernier mot, il aurait le dernier mot. Loin de lui l’idée de s’attirer les foudres de son collègue dans un duel de coqs ! Il fallait simplement trouver l’équilibre idéal entre l’acceptable et la provocation : de quoi susciter quelques regards inquiets ou réprobateurs, mais certainement pas au point de donner le courage nécessaire à une remontrance. Andreas se positionne sur le périmètre du cercle, à distance égale avec ses collègues et sortit lentement sa baguette, hésitant entre un Arresto Momentum pour tous les pétrifier ou un petit Diffindo. Des étincelles ? Autant leur donner une véritable raison de vouloir esquiver les sortilèges ! Et tandis que des gerbes d’étincelles se mirent à jaillir dans la direction des élèves, Andreas avis une cible : Schepper. Quitte à ce que quelqu’un finisse en fauteuil roulant avec un sonotone, autant que ce soit quelqu’un de jeune, histoire qu’il ait toute la vie pour s’y habituer. Le mangemort releva sa baguette à hauteur d’épaule, la pointa vers la tête du serpenterd et se prépara à invoquer son sortilège de façon distincte d’abord pour lui laisser une chance d’y échapper. Mais son élan fut avorté par la vue du proverbial et absolument en retard Holbrey, dont la tête se profila dans le même angle que celle de Schepper. Et comme le bibliothécaire s’alignait parfaitement avec l’étudiant sur une même perspective, et qu’il semblait occupé à centrer sa cravate, Andreas sauta à pieds joints sur l’opportunité d’un fâcheux accident. Déviant légèrement sa main pour ne pas que le sortilège soit entièrement arrêté par la masse qu’était Schepper, le mangemort décocha un Bombarda Maxima en la direction de ce très cher collègue d’un mouvement souple du poignet. Esquissant sur son visage l’apparence du désarroi le plus soudain, il baissa immédiatement la baguette et s’avança de quelques pas vers le bibliothécaire, que le sortilège avait surpris et touché en pleine poitrine de façon assez spectaculaire jusqu’à le faire tomber à la renverse. Un os avait craqué, semblait-il. L’entendant reprendre bruyamment son souffle, Andreas ne put s’empêcher de sourire très légèrement et s’assura :

- Je m’excuse monsieur Holbrey ! Besoin d’aide ?

La question étant purement pour la forme, Andreas détourna sa crinière grise vers sa prochaine victime, consentant à calmer ses ardeurs et se réduisit à de simples étincelles pour l’instant, son désir immédiat ayant été largement et de façon tout à fait surprenante contenté.

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SITUATION AMOUREUSE SITUATION AMOUREUSE: Pas vraiment seul, mais presque.
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MessageSujet: Re: [Animation - le club des duellistes - post principal] Une après-midi porte-ouverte. [samedi 13 décembre 1997] Jeu 24 Mai 2018 - 21:00

Octave était horriblement et irrémédiablement en retard. Ce n’était pas faute d’avoir essayé moult esquives auprès d’un Carrow soudain très préoccupé par le manque de livres en Arithmancie. Sa bonne volonté lui faisait honneur, mais comme toutes les prises de conscience sporadiques, il n’y avait rien derrière qu’une étincelle de vanité. Et comme toute vanité, elle se perdait sur des détails sans importance pour se donner une impression d’utilité, ce que Amycus fit avec une persévérance particulière en labourant chaque vétille avec une application de fermier en temps de famine. Chaque gallion fut calculé, chaque manuel scrupuleusement inspecté pour son contenu, le nombre de pages et la fiabilité des auteurs vérifiée, les devis comparés, l’état des lieux revu. La soudaine implication aurait été plus que bienvenue, si seulement elle n’avait pas consisté à refaire tout le travail qu’Octave avait déjà accompli, le contraignant à expliquer de nouveau des cheminements qu’Amycus ne semblait pas tant comprendre qu’écouter pour s’en emparer jalousement. L’exercice en fut excessivement laborieux et long, bien qu’Octave eût à maintes reprises tenté d’avorter la conversation, mais le Carrow y demeura sourd pour mieux le museler peut-être. Il se serait gracieusement laissé faire, si seulement d’autre obligations ne l’avaient pas pressé à être bref, mais rien n’y faisait, il se retrouva quand même en retard. Plus tôt dans la journée, alors qu’ils furent tous deux tenus par des obligations leur incombant, Octave avait croisé au détour d’un couloir, juste avant le déjeuner, le professeur Flitwick. Celui-ci l’enjoignit, avec une ténacité dont il ne comprit pas exactement la vigueur, à éventuellement venir dans l’après-midi pour le second avec la donzelle Shafiq au club de duel. Acceptant sans trop y songer par manque de temps, Octave se dit bien plus tard qu’il n’était peut-être qu’un instrument relativement commode et surtout, suffisamment bas dans la hiérarchie scolaire pour obéir sans apporter le désagrément de questions inutiles. Soit ! S’il fallait être la main alternative aux différents inquisiteurs et autres mangemorts qui trainaient dans le château, perpétuellement en quête assoiffée pour humilier les élèves, il n’était foncièrement pas contre. Mais en traversant au pas de course la quasi-totalité du château, il se dit furieusement qu’avec un pareil retard, il se trouvait maintenant en quelque sorte redevable au Professeur de Sortilèges.

En franchissant la porte de la salle de duels, Octave resserra sa cravate pour au moins ne pas ajouter le débraillement à son retard, ce qui s’avéra être une infortunée erreur. Sans qu’il n’ait eu le temps de relever la tête, il sentit le choc d’un sortilège au souffla puissant lui emporter tout le côté droit de la poitrine. Dans un étrange éclair de lucidité, il ressentit un élancement dans la clavicule à l’endroit où, bien plus tôt, elle s’était déjà brisée dans ce qui ne n’avait en rien été à un accident, et que le sortilège frappait maintenant pour une deuxième fois. Il crut un instant pouvoir rester debout, retrouver son équilibre avec une belle dignité, mais la collision frontale décolla définitivement ses pieds du sol l’espace de quelques instants. C’était comme se faire ceinturer par-devant. Octave se retrouva à terre, impitoyablement propulsé par une manœuvre si accidentelle, en rien louable cependant. Son dos heurta la pierre en premier et il n’eut pas le temps de protéger sa tête qu’elle rebondissait déjà au sol comme une noix de coco, solennellement, une seule et unique fois, comme l’horloge sonnant une heure du matin. Il crut d’ailleurs en entendre l’écho à l’intérieur de son crâne, sinistre et persistant. Le souffle coupé par un rétrécissement soudain des poumons -ce fut du moins son impression-, Octave chercha à déployer son torse, mais l’air lui résistait opiniâtrement. La poitrine congestionnée, il se redressa lentement, avec précaution, et s’appuya sur son bras gauche, la main droite demeurant immobile pour ne pas provoquer l’électrique douleur d’une clavicule à nouveau fêlée. Son cœur battait régulièrement, ses poumons paraissaient intacts, mais une douleur cuisante lui transperça le côté droit et un goût métallique baigna brièvement sa bouche. Sa tête vrombissait et il craignit un instant de perdre connaissance, mais dans un toussotement, le souffle lui revint enfin et ventila l’impression d’oppression, rendant la situation un peu plus claire.

« Je m’excuse monsieur Holbrey ! Besoin d’aide ? »


En entendant la voix, Octave eut un regard noir féroce, qui trahit beaucoup trop clairement sa haine aussi soudaine que furieuse envers ce coup déshonorant du destin. Se penchant vers l’avant et soutenant précautionneusement son bras droit pour ne pas avoir à bouger l’épaule, il tenta de se relever, mais les muscles se contractèrent si douloureusement dans sa poitrine qu’il s’interrompit au milieu de son ascension et demeura courbé sans bouger. Son agacement atteignit ainsi son pic, sentant que le regard hautain et précieux du mangemort ne devait pas rater une seule de ses difficultés.

« Comme c’est aimable de votre part, sir Rowle. Ca ira. Si je meurs, le tribunal confirmera que vous étiez en état d’affect. Je suis victime d’un crime passionnel, j’en suis certain ! »

Finit-il par articuler en sifflant son venin à double-sens au dos du potionniste. Flitwick avait contourné le cercle d’étudiants enfermés et s’enquit de son état, ce à quoi Octave assura le professeur, plus par orgueil que par lucidité, que tout était bon, le corps tendu à l’extrême et le visage pétrifié pour ne surtout pas laisser au vieux croulant le plaisir de le supposer souffrir. Le professeur Flitwick lui expliqua brièvement le principe de l’animation et le bibliothécaire se plaça de l’autre côté du cercle, faisant face au mangemort. Il n’y avait pas eu d’erreur. Ce n’était pas un accident. Alors quoi, ils allaient entamer un duel maintenant à travers la masses d’élèves en prétendant la maladresse, jusqu’à ce que l’un d’eux balance un audacieux et « involontaire » Avada Kedavra ? De ses yeux aux sourcils froncés, Octave ne pouvait même pas alimenter sa haine par la laideur, se contentant du regard froid et impénétrable du beau diable qu’était le Rowle. Il était une créature qui vivait qu’à la lumière des autres, allant et venant au son traînant de ses sarcasmes frottant contre le parquet croulant sous le poids de son égo. Si on l’ignorait, peut-être allait-il mourir comme une flamme privée d’oxygène ? Mais Octave, dans son grand désarroi, n’en était pas encore à la et tanquait son regard flegmatique dans celui du potionniste, sans avoir même remarqué les étudiants présents. Ce n’était plus une guerre d’opinion, mais de principes et ça ne risquait pas de se régler de façon pragmatique. Qu’attendre de plus de la part d’un individu que la nature avait gratifié d’une chevelure suffisamment épaisse pour définitivement étouffer le cerveau que cette douce et soyeuse végétation protégeait ? Octave saisit sa propre baguette de la main gauche, évitant de grimacer lorsque sa clavicule miaule pitoyablement, et la releva vers les élèves parqués derrière la bulle magique. Rowle… Il ne pouvait pas prétendre à sa stupidité, bien que cela aurait été for convenant. En revanche il pouvait largement se permettre de voir en ce personnage l’allégorie d’un plug anal géant planté dans le fondement de toute cette institution.

Une gerbe d’étincelles en guise de bouquet pour les préliminaires, sir Rowle. Vous n’êtes pas tendre dans les coups bas.  

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MessageSujet: Re: [Animation - le club des duellistes - post principal] Une après-midi porte-ouverte. [samedi 13 décembre 1997] Jeu 7 Juin 2018 - 17:35


Léon ruminait, adossé contre un des murs de la pièce à mesure que la salle s'emplissait doucement des nouveaux arrivants. Qui n'étaient pas aussi nombreux que princesse Shafiq aurait pu le prévoir, à n'en pas douter. Etait-ce réellement étonnant ? Le nouveau préfet des verts et argents croisa ses bras tout en balayant ses camarades des yeux, prenant soin de ne surtout pas poser ses yeux gris pâles sur la silhouette maigrichonne d'Heather. Cela dit, entre la présence de sa meilleure amie récemment reconvertie en personne à éviter, de Charles qui s'acharnait à vouloir réparer ce qui visiblement était brisé, de Montgomery qui le haïssait et de Rowle qui agissait comme un produit répulsif, le club n'avait jamais aussi bien porté son nom. Duel. Effectivement, c'était une sorte de bataille permanente : trouver l'énergie pour se lever alors que le château avait perdu tout l'intérêt que conférait une école, accrocher cette foutue insigne tout en songeant qu'il s'agissait plutôt d'une condamnation, veiller à éviter Heather pour finalement se retrouver coincer avec elle pour tout l'après-midi, de même que Rowle depuis que ce dernier avait fait mumuse avec le Véritasérum. Etait-il vraiment utile de préciser que cette réunion venait de se transformer en véritable guet-apens pour le jeune homme ? Pourquoi donc ne pas demander également aux Carrow de venir assister à ce simulacre d'animation afin que tout cela soit encore plus conviviale et agréable ? Décidément, plus rien à Poudlard n'avait la même saveur qu'avant. Un poids sembla tomber de nouveau dans l'estomac du jeune homme, bientôt tiré de ses sombres pensées par la voix poussée à son maximum de Shafiq, qui cherchait à attirer leur attention, bientôt suivi par le professeur de sortilège.

__ Bonjour, jeune gens,, commença t'il tandis qu'un sourire narquois étirait la commissure des lèvres de l'adolescent. Cette journée n'avait absolument rien de bonne, mais soit. Une formulation toute faite de plus, en sommes. Le peu de motivation qu'il avait mobilisé pour rejoindre le club semblait s'être faite la malle et à présent, Léon ne songeait plus qu'à une manière d'écourter sa présence en ces lieux. Seulement, il se serait fait remarqué à tourner les talons aussi vite, surtout depuis que Rowell s'était chargée de lui faire avouer devant Rowle qu'il n'éprouvait que de la peur face à son insigne, aux Carrow et, plus largement, aux Mangemorts. Il s'était fait bien assez remarqué. Et il était désormais ... coincé, donc. Et complètement distrait également aux paroles de Flitwick, qui terminait à présent les explications dont Léon n'en avait même pas saisi un traitre mot. J'invite les personnes intéressées à suivre miss Shafiq pour commencer !.

Etouffant un sifflement de mécontentement, l'adolescent se joignit aux autres élèves, plus pour donner l'impression de suivre le mouvement que par réel intérêt. Et puis de toute façon, c'était comme tout dans ce foutu château : ça avait l'air d'être un choix, mais cela n'en était pas un. Il avait mis un pied dans le club et il serait à présent malvenu de s'y soustraire, surtout maintenant que Rowle était dans la place. Participer à une animation sous le regard de Flitwick, cependant, il y avait pire. Le petit professeur faisait parti des enseignants qui avait monté dans l'estime du jeune homme, parfaitement conscient de leur position délicate et de leur profond dégout pour les mangemorts. Seulement, ils restaient en place, se taisaient lorsque les désappointements transgressaient leurs traits mais n'intervenaient qu'en cas d’absolu danger. Ainsi laissaient-ils parfois passer l'impensable, comme la torture par d'autres élèves sur leurs camarades, mais Léon n'était pas dupe. Personne ne l'était, surtout depuis que Mcgonagall avait rugi dans la Grande Salle pour s'indigner de la nuit de souffrance. Léon n'en avait que très peu de souvenir, de cette intervention là, mais elle avait fait le tour du château. A n'en pas douter, Flitwick était du même acabit alors ne craignaient-ils peut-être pas grand chose, finalement ? Le regard bleu pâle se fit cependant plus suspicieux à mesure qu'ils se retrouvaient tous agglutinés les uns contre les autres, une barrière magique entourant leur cercle de bétail. Oui, on aurait dit de pauvres brebis parquées dans un enclos et craignant que les loups ne les attaquent. Et en parlant de carnivores ... pourquoi diable le Mangemort tirait-il sa baguette de sa cape ? Et, oh, il est armé le grand-père et nous on peut plus sortir, vous n'avez pas l'impression qu'il y a un problème ? Songea l'adolescent sans lâcher des yeux le Mangemort, bien décidé à voir l'éventuel coup partir si jamais personne n'intervenait. Sérieusement, ils avaient vraiment trouvé que l'idée du siècle pour occuper le Mangemort c'était de lui fournir la possibilité de jouer à ce genre de jeu ? Cela dit on ne peut pas non plus le laisser s'occuper des rafraîchissements, on ne sait pas quelles poisons éventuels il trimballe dans sa cape aussi poussiéreuse que lui, pesta-t-il intérieurement avec dédain, s'exhortant au calme alors que le Mangemort balayait la foule compacte des yeux. Sinon on pourrait lui filer un balais et il s'occupe du ménage, plutôt, non ? Ou un plumeau, moins dangereux. Quoi que ...

C'est là que Léon adorait son mètre quatre vingt-dix, et sa tête dominant bien celle des autres. Ca permettait toujours de passer inaperçu, n'est-ce-pas ? Ou bien était-ce le hasard s'il entrevit sans mal les yeux du vieux mangemorts dans les siens ? Tout se passa beaucoup trop vite, cependant, pour que Léon ne puisse ressentir autre chose qu'une terreur qui lui serra brièvement le ventre, suivie d'un abasourdissement qui le fit écarquiller les yeux d'un air surpris alors qu'il se faisait souffler par les restes du sortilèges qu'un autre avait absorbé à sa place. Crac. Le bruit de l'os, se brisant lâchement, avait eu de quoi donner la nausée.  Léon grimaça en avisant la soudaine pâleur s'emparer des traits du bibliothécaire, qui avait surgit au mauvais moment mais qui ne se retrouvait pas au sol par accident. Les yeux de l'adolescent couvèrent un bref instant la silhouette d'Holbrey, qui tâchait à présent de se relever tout en essayant de conserver- il pouvait presque le deviner - son amour propre.  Il fit doucement la navette entre Octave - qu'il n'avait pas recroisé depuis la nuit du quatre au cinq décembre et le Mangemort. Le bibliothécaire entretenait-il un passif avec le vieux Rowle ? Léon lâcha le maître des potions des yeux, revenant sur Octave qui se relevait péniblement en serrant l'épaule endolorie dans son autre main. Lui avait-il cassé la clavicule ? Le préfet des verts-et-argent aurait eu bien du mal à le dire tant Holbrey paraissait mettre d'énergie à faire oublier au plus vite le coup qui lui avait été porté et l'avait lâchement amené à rencontrer le sol. Un échange teinté de cordialité mais transpirant la fausse condescendance s'en suivit alors que Léon, perdu dans ses pensées et fixant toujours le bibliothécaire qui rejoignait le cercle, songeait à la réunion entre préfet auquel il avait été si gentiment convié. Rowle n'avait-il pas semblé fulminer lorsque Kaveline s'était empressée de dresser un tableau si élogieux et niais du bibliothécaire ? La curiosité, ce grand défaut mais cette inépuisable source d'intérêt, sembla éveiller l'adolescent qui sentit les rouages de son cerveau se remettre doucement en marche. Que s'est-il passé entre toi et le vieux snobe ? Interrogea silencieusement Léon du regard le bibliothécaire, lequel était bien trop absorbé à sa tâche pour ne serait-ce que le remarquer. Trop occupé qu'il était à enchaîné sur l'animation pour vite faire oublier le coup bas dont il venait d'être victime. Cette nouvelle dimension attisait l'adolescent qui savait avoir réveillé la méfiance de Rowle lors de l'interrogatoire forcé. Holbrey avait-il lui aussi attiré l'attention de mauvaises personnes ?

Le sortilège le percuta de plein fouet sans même qu'il ne cherche à l'esquiver, trop occupé qu'il était à chercher dans les traits d'Octave la réponse à l'animosité de Rowle. Si cela ne fut pas douloureux, le contact des étincelles l'électrisa et fut franchement désagréable et l'adolescent manqua trébucher sur Kaveline, réussissant de justesse à maintenir son équilibre.

__ Schepper !, le morigéna Flitwick d'une petite voix courroucée, Faîtes au moins honneur à ce club en essayant d'éviter les sortilèges, cela ne sera pas toujours des étincelles ! Vous m'avez habitué à plus de concentration et de sérieux. Reprenez-vous..
__ Excusez-moi, Professeur, souffla l'adolescent en inspirant profondément, rivant de nouveau ses yeux sur leurs assaillant, et plus particulièrement sur celui qui venait déjà de démontrer son manque d'intérêt pour les étincelles. Hors de question de se laisser surprendre par Rowle.

Il songerait plus tard, l'heure était à présent à la concentration. Eviter les sortilèges. Il songerait plus tard à Heather, à Holbrey, à Montgommery, à Rowle, aux Carrow ... là, cela n'était pas le moment.

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MessageSujet: Re: [Animation - le club des duellistes - post principal] Une après-midi porte-ouverte. [samedi 13 décembre 1997] Ven 8 Juin 2018 - 18:46

Le mystérieux stand interdit ne révélait pas tant de secrets au final, bien camouflé comme il était, embêtant la serpentard curieuse par son éternel énigme. Elle avait beau scruter chaque recoin et ombre qu’aucun indice ne semblait vouloir se révéler à la vipère ennuyée. Non, elle n’aimait pas les secrets, préférant grandement pouvoir se préparer à tout et éviter les mauvaises surprises au lieu de simplement subir les plaisanteries du fourbe mystère. Elle avait beau fixé le stand caché de ses yeux les plus insistants, rien ne voulait se révéler et maintenir du regard l’immobilité des draps couvrants la mystérieuse animation n’aiderait point, elle le savait, mais c’était toujours mieux que de se retourner et de chercher Léon du regard comme l’envie la tiraillait sans relâche depuis leur après-midi forcé. Le savoir aussi près la rendait folle, lui chatouillait les entrailles et faisait palpiter son petit coeur serré par les émotions. Elle n’en pouvait plus de ce silence éternel entre eux, mais faire les premiers pas était d’une difficulté immensurable et elle ne savait pas si elle en avait le courage, surtout après tout ce qui avait été dit, tout ce qui avait été fait et les nombreux secrets qui s’empilaient entre eux depuis plusieurs semaines. Le désir de se retourner et de l’observer de loin s’agrandit, sinueux dans sa persévérance à l’éviter. L’envie d’y céder était forte, saisissante et persistante. La regardait-il ? S’ennuyait-il de ce qu’ils avaient été ? Elle s’apprêtait à céder à son envie, de se retourner et de poser son regard noisette sur sa silhouette si familière lorsque son prénom raisonna près d’elle, interrompant le combat intérieur qui brûlait en elle. Elle aurait reconnu cette voix n’importe où et aussi rapidement que son nom avait été dit qu’un bras fin entoura chaleureusement ses épaules, un baiser frôlant sa joue de lèvres douces. Aucun sourire ne s’étira sur ses lèvres, forcée par son masque habituel à la neutralité, mais elle lança un doux regard à la propriétaire des longs cheveux bruns qui cascadaient maintenant le long de son épaule : Lina, pétillante de ces petits joies qui vous réchauffaient les coeurs les plus glacials. Quel bel interlude était-elle. Une adorable distraction sur laquelle la vipère s’accrocha, reportant à plus tard, encore une fois, le problème persistant.

- Évidemment, le premier endroit où tu veux aller, est celui auquel on ne peut pas accéder. Moi je veux bien t'accompagner, en tout cas.

Comme toujours, elle admira cette facilité à l’affection, chérissant la marque d’affection qui lui était offerte sans hésitation, appréciant l’adorable petite moue qui lui était destinée. Elle haussa les épaules en réponse, un sourire en coin se glissant l’ombre d’un moment sur ses lèvres rosées.

- Tu me connais. On y va alors ?

Un petit clin d'oeil vint agrémenter son visage, mais aussi rapidement son visage s'était ensoleillé que le masque reprit place sur le visage de la serpentard, le sourire s'évanouissant alors que la vipère se savait entourée d’un public involontaire. Puis elle s’éloigna doucement de la poufsouffle, reprenant une distance raisonnable aux yeux malicieux qui traînaient dans la salle, offrant un petit mouvement de tête en guise d’explication vers le mangemort qui discutait tranquillement près de l’entrée. Ils n’étaient pas bons de faire connaître ses affinités dans ces temps sombres où chaque faiblesse pouvait être utilisée contre soit par les êtres sadiques qui rodaient le château et bien que Lina était spéciale à ses yeux, là n'était pas le moment pour faire exception à cette règle. Leur discussion se fit interrompre par Alizée qui prenait finalement la parole, annonçant le début des activités et la serpentard prit place au sein du cercle comme il leur était demandé. L’idée même d’un cercle les enfermant à la merci des adultes ajoutait un malaise à l'activité qui lui serra légèrement les entrailles : ils seraient tous pris dans un enclos, attendant patiemment d’être attaqués par les adultes armés et l’ombre d’un instant, la vipère se demanda pourquoi elle avait accepté de participer à cet après-midi de duels. L’animation était risquée considérant que le tiers des sorts proviendrait d’un mangemort reconnu pour ses excès nuancés de sadisme. Les rumeurs n’en étaient plus, les évidences ayant rapidement refait surface, ajoutant une aura inquiétante à la présence de l’homme barbu parmi eux, sa baguette bien présente à sa main. La brunette osa un regard en direction de ce dernier, l’observant à la dérobée tandis que le professeur Flitwick lui glissait quelques mots. Oui, il valait mieux que le mangemort ne la choisisse pas comme victime, n’osant pas imaginer ce que son esprit détraqué pourrait se convaincre de leur faire subir alors qu’ils étaient tous à sa portée de tir, mais l’imagination de Heather n’eut aucunement besoin de s’attarder sur quoi que ce soit tandis que son premier sort fracassait Octave directement dans la poitrine. Octave ?! La jeune femme eut une petite grimace à le voir s'effondrer au sol, surprise autant par sa présence que par l’attaque sinueuse du mangemort qui semblait l’avoir réellement blessé, confirmant les inquiétudes de Heather sur sa participation à l’activité. Mais comme pour Lina, là n’était pas le moment de faire connaître ses affinités, surtout lorsque la personne en question avait, il semblerait, une relation dangereuse avec le mangemort. La brunette resta donc bien en rang, étouffant l’inquiétude qui avait percé en elle, observant de loin le bibliothécaire se relever lentement du sol, son bras droit pendant mollement à ses côtés. Il était blessé, elle en était sûre, reconnaissant dans ses mouvements l'orgueil qu’elle-même possédait lorsque l’incapacité était causée volontairement par pure cruauté. Son regard s’enflamma, brûlant, mais encore une fois, elle resta immobile et son regard dévia finalement vers Léon, victime d’une faiblesse involontaire. Ce dernier semblait aussi captivé par l’événement qu’elle, son visage voyageant du mangemort au bibliothécaire, suivant l’échange d’une attention dévouée et elle se surprit à se demander à quoi il pensait. Possédait-il toujours cette haine envers l’adulte qu’elle avait aperçue lors des dernières semaines ? Et pourtant, il semblait étrangement fixé sur l’homme, observant avec attention ses mouvements comme elle-même avait fait quelques instants plus tôt.

Le fil de ses pensées se fit interrompre alors que Léon subissait à son tour un sort, gracieuseté, cette fois-ci, de Flitwick. Ah oui, l’animation! La serpentard secoua légèrement la tête, reportant son attention sur les attaquants, refusant d’être la prochaine à se faire percuter par un sort quelconque. Elle faisait partie de ce club après tout et échouer d’éviter un sort serait d’une honte faramineuse qu’elle refusait de vivre et comme pour souligner son retour à la réalité, des étincelles vertes se dirigèrent vivement vers elle. La brunette n’avait malheureusement pas eu le temps d’identifier son assaillant, mais les réflexes firent leur apparition et d’un mouvement rapide, Heather s’accroupit au sol, évitant de justesse le sort qui passa au-dessus de sa tête à une vitesse fulgurante. La jeune fille eut un petit sourire fier à son esquive réussie, le tout, sans accrocher le moindre élève et se releva rapidement, gardant, cette fois-ci, son attention sur l’activité en cours.

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[Animation - le club des duellistes - post principal] Une après-midi porte-ouverte. [samedi 13 décembre 1997]

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