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[Lun 8 décembre 1997] Devoir d'histoire de la magie | Relations entre sorciers et moldus au fil des siècles

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    INCRUSTE MAN
MESSAGES : 903
MessageSujet: [Lun 8 décembre 1997] Devoir d'histoire de la magie | Relations entre sorciers et moldus au fil des siècles Lun 15 Jan 2018 - 0:06

Lundi 8 décembre 1997, peu après le déjeuner.

Il n'y avait pas de professeur plus monotone que Cuthbert Binns. Etait-ce parce qu'il enseignait depuis trop longtemps ou parce qu'il s'ennuyait lui-même de ses leçons ? Quoiqu'il en soit, le fantôme ne changeait pas à ses habitudes. D'un flottement mou et lent, l'enseignant apparut dans la bibliothèque en traversant une grande étagère de manuels scolaires. Oubliant qu'une masse d'élèves se trouvaient sur place à sa demande et n'attendaient que ses consignes, le fantôme s'installa à une table, sans même les saluer.

Les paupières mi-closes, il resta un moment immobile, là, comme sur le point de sombrer dans état comateux. Puis soudain -sans aucune raison apparente-, il fut saisit d'un frisson et sembla se réveiller. Tournant sur lui-même avec lenteur, il fit face aux étudiants qui se trouvaient devant lui.

- J'ai envoyé aux préfets, un hibou les informant qu'un devoir aurait lieu aujourd'hui dans la bibliothèque. : Miss Brenrivage, Miss Romelle, Miss Cavelone et Miss Phillipsune doivent vous avoir transmis l'information. J'espère que vous avez bien relu vos cours.

Si quelqu'un se demandait comment les Nuncaboucs avaient été prévenus, puisque nul préfet ne s'y trouvait, la réponse était simple : aucune information ne leur avait été communiquée. Et si quelqu'un s'en offusquait publiquement, ce ne serait pas le professeur Binns qui réagirait. Mais ce n'était guère surprenant. Comme à son habitude, il ne prêtait aucune attention à ce qui se passait en classe et se contentait de réciter, las, les cours ou les informations qu'il devait transmettre. Guère plus.

Les vacances de fin d'année approchait et il avait jugé utile d'interroger les adolescents sur les leçons qu'ils avaient vu depuis le début d'année. La bibliothèque lui avait semblait un choix judicieux. En effet, son questionnaire était un peu pointilleux et certains étudiants seraient heureux de pouvoir circuler dans la bibliothèque pour faire des recherches. Néanmoins, il était inutile de ne compter que sur cette opportunité. S'il n'avait pas révisé, un étudiant serait incapable de se repérer dans les rayons pour retrouver les réponses à ses questions.

- Monsieur Octavius Hulpray veillera à ce que le devoir se passe dans les meilleures conditions. Vous êtes autorisés à vous lever et faire des recherches... En silence, évidemment.

Après un bâillement qui sembla durer une éternité, le professeur fit léviter les devoirs jusqu'aux tables.

- Vous avez deux heures.

Lui avait l'éternité devant lui.

________________________

DEVOIR D'HISTOIRE DE LA MAGIE
Les relations entre sorciers et moldus au fil des siècles



Partie 1 / ANGLETERRE

[ 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7] Au Moyen-Age, quelle sorcière est devenue célèbre pour avoir été capturée et "brûlée" quarante-sept fois, par les Moldus ? Quel sortilège utilisait-elle pour rester vivante ?
[ 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7] Comment se nommaient les sorcières de Samlesbury ?
[ 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7] Comment les moldus exécutèrent les Sorcières de Pendle, en 1612 ?
[ 3, 4, 5, 6, 7] Qui était Matthew Hopkins ? Quelle série de lois appliquait-il ?
[ 3, 4, 5, 6, 7] Dans le village moldu Pluckley, plusieurs lieux sont dits occupés par des sorciers. Quelle manifestation magique a été remarquée dans l'un des bars de la ville ? Nommez le lieu.
[ 4, 5, 6, 7] Quelle sorcière peut-on apercevoir au Château de Glamis et sous quelle forme ?
[ 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7] Pour se protéger des sorciers, les moldus ont voulu créer des objets apotropaïque. Trouvez l'un d'entre eux, créé au 18e siècle et qui au fil des siècles s'est transformé en objet de décoration (notamment lors des fêtes de fin d'année) ?


Partie 2 / EUROPE

[ 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7] Combien de sorciers ont été brûlés lors du procès de Wurtzbourg (Allemagne), entre la fin du xvie siècle et le début du xviie siècle ?
[ 3, 4, 5, 6, 7] Pourquoi Pierre Burgot et Michel Verdun ont-ils été brûlés vivants au 16ème siècle ?
[ 4, 5, 6, 7] Dans la région d'Armorique, en France, les moldus ont soupçonné une femme d'être une sorcière. Comment se nommait-elle ? Ils lui prêtaient 3 principaux dons. Expliquez-les.
[ 6, 7] Quel village espagnol, fut considéré comme un nid de sorciers dès le 13ème siècle ?


Partie 3 / AMERIQUE

[ 3, 4, 5, 6, 7] Comment se nommait la première moldue qui se plaignit des faits de sorcellerie, aux États-Unis ? Ces accusations marquèrent le début de l'affaire des sorcières de Salem.
[ 5, 6, 7] Comment nommait-on les sorciers aidant les moldus (Non-Maj') aux Etats-Unis à pourchasser ceux qui pratiquaient la magie ?
[ 5, 6, 7] Il existe une île au Canada, dans la province du Québec, qui fut autrefois nommé l'ïle des Sorciers par le peuple autochtone. Bien qu'elle ait porté différents noms au cours de l'histoire, comment les moldus nomment cette terre aujourd'hui ?
[ 6, 7] Pourquoi la légende de l'Église de la Visitation peut-nous faire penser qu'un sorcier animagus vivait Sault-au-Récollet (Canada), au 19ème siècle ? Sous quelle forme se métamorphosait-il ?


Partie 4 / QUESTIONS BONUS

[ 1, 2, 3] Comment les sorciers sont-ils représentés par les moldus ?
[ 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7] Comment cohabitaient les sorciers et les moldus à l'époque des pharaons ?
[ 4, 5, 6, 7] En vous basant sur vos connaissances et sur l'Histoire des sorciers, comment décrivez vous les relations entre les moldus et les sorciers ? Quelles conclusions en retirerez-vous ?

[HJ : Les devoirs sont à envoyer à cette adresse : http://www.rictusempra.org/post?f=110&mode=newtopic
Lorsque les participations seront closes, vos devoirs seront intégrés à la suite de vos RPs.
Vous avez jusqu'au 31 mars 2018 pour poster.

Le bibliothécaire se réserve le droit d'intervenir, s'il y a infractions.
Bonne chance et surtout bon RP à tous !]
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    INCRUSTE MAN
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MessageSujet: Re: [Lun 8 décembre 1997] Devoir d'histoire de la magie | Relations entre sorciers et moldus au fil des siècles Ven 16 Mar 2018 - 16:15

DEVOIRS REÇUS :

Alizée Shafiq
Lysander Gilson
Alexander A. Foster


Lina H. Kaveline
Oliver Grade


[Edité la dernière fois le 07/04 à 23h06]

PS : Vous avez droit de RP à la suite. Vous gagnerez des points personnels en plus des points maisons !
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SERPENTARD6ème année
    SERPENTARD
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INFOS PERSONNAGE
SITUATION AMOUREUSE SITUATION AMOUREUSE: Célibataire
DATE & LIEU DE NAISSANCE DATE & LIEU DE NAISSANCE: 3 septembre 1980, Londres.
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MessageSujet: Re: [Lun 8 décembre 1997] Devoir d'histoire de la magie | Relations entre sorciers et moldus au fil des siècles Mar 27 Mar 2018 - 18:32


Lundi 4 décembre 1997. Dire que cette date n'avait pas été une bonne journée pour la sixième année aurait été un euphémisme. Pour commencer la journée, la demoiselle n'avait quasiment pas dormi de la nuit et l'appétit qu'elle avait pu posséder par le passé l'avait complètement quitté. Après s'être préparée, elle s'était rendue dans la grande salle, s'asseyant au centre de la table des Serpentards. Ni trop loin de la table des professeurs, ni trop proche. Elle n'avait ni l'envie d'être vue comme une lèche-botte des Carrow, surtout après ce qu'Alecto lui avait fait subir comme humiliation quatre jours auparavant, ni l'envie d'être remarquée comme étant de ceux qui ne les appréciaient pas. Deux clans dans la même maison, qui se faisait une guerre intestine depuis le début de l'année. Alizée n'y avait pas pris part, du moins à son souvenir et elle n'avait pas l'intention de commencer maintenant. Pourtant, arrivée sur le lieu, elle avait rapidement remarqué le regard de certains sang-pur avec qui, par le passé, elle s'était bien entendue. Des regards froids, parfois méprisants. Elle avait aussi vu les sourires presque amicaux que lui avaient lancés les sang-mêlés et autres serpents qui s'agglutinaient trop proche de la porte de la spacieuse pièce. Déjà irritée, Alizée n'avait pas touché à son petit-déjeuner et avait quitté l’atmosphère qu'elle trouvait oppressante, fuyant le plus vite possible vers les étages, pour se rendre à son premier cours le matin, avec beaucoup trop d'avance. Elle s'était assise près de la porte, essayant de se calmer en ralentissant sa respiration, sans y parvenir, après que son cœur se fut emballé dans sa poitrine, sans explication logique. Quand la sonnerie ouvrant le début des cours retentit, Liz s'était déjà relevée et attendait que le professeur leur ouvre l'accès à sa salle de classe, sans prononcer le moindre mot. Malheureusement pour elle, elle dut se résoudre à abandonner l'idée d'y participer, étant prise d'un vertige violent avant même d'entrer. Leur professeur de la matinée l'avait rattrapée et avait demandé à un de ses camarades de classe de l'emmener à l'infirmerie. La Shafiq n'avait pas protesté, n'ayant ni la force, ni la patience pour faire front face à l'adulte dans son état. Elle s'était laissée guider jusqu'à l'entre de Madame Pomfresh, qui l'avait directement prise en charge avec sa mauvaise humeur habituelle. Comme quoi, certaines choses ne changeaient pas.

Après un repas léger ingurgité presque de force, l'infirmière décida de la garder au moins jusqu'à la mi-journée pour surveiller à ce qu'elle se reposât, comprenant bien vite d'où venait le problème de la vipère. Celle-ci chercha bien à protester, cette fois-ci, mais ce fut peine perdue. Elle dut même lui expliquer d'où venait son insomnie, la jeune femme n'étant pas une habituée de l'endroit. Avouer l'humiliation que lui avait fait subir Alecto, qui l'empêchait de fermer l’œil la nuit depuis quatre jours maintenant, si ce n'était pour s'offrir à des cauchemars plus horribles les uns que les autres, face au regard implacable de la femme, fut plus compliqué qu'elle ne l'aurait cru. Elle dut s'y reprendre à plusieurs reprises, avant de finalement fondre en larmes face à la situation et face au souvenir qu'elle se força à raviver, alors qu'elle cherchait sans y parvenir à l'oublier depuis sa soumission du moment. Avouer à Madame Pomfresh qu'elle avait subit le Doloris parce qu'elle n'était pas arrivée à le lancer, avouer qu'elle avait essayé, voir le regard horrifié de l'infirmière... Ça rendit l'expérience bien trop réelle au goût d'Alizée, qui ne put se retenir et vomit, à plusieurs reprises. Elle loua le ciel au moins mille fois, ce jour-là, car il n'y avait personne d'autre qu'elle avec Poppy, qui lui jura de ne rien dire à personne, tout comme elle le remercia que l'adulte eut pensé à insonorisé l'endroit quand sa crise eut commencé.

Elle resta dans les bras de l'infirmière, pleurant, hurlant, frappant la vieille femme qui ne lui avait rien fait, pendant de nombreuses minutes, avant de finalement s'endormir à cause de sa fatigue, autant émotionnelle que physique. Elle se réveilla deux bonnes heures plus tard et après une vérification rapide de son état, l'infirmière lui offrit la possibilité de partir, sous deux conditions. La première était d'aller manger directement, le repas du midi étant servi dans la Grande Salle et la seconde était de venir la voir si elle avait à nouveau besoin de parler. Alizée la remercia chaleureusement, quelque chose de rare venant de sa personne et lui jura sur son honneur de Serpentard de suivre ses conseils, avant de se diriger vers l'endroit où elle alla prendre son repas. Les regards n'avaient pas changé, si ce n'était certain qui se faisaient à présent moqueur. D'une bien meilleure humeur, bien qu'encore fatiguée et avec un joli mal de crâne, Alizée décida de les ignorer. Elle se servit généreusement en remarquant à quel point elle pouvait avoir faim, mangeant aussi vite qu'elle le put avec les règles de bienséance qui la caractérisaient durant les repas, avant de quitter ses camarades sans un regard pour eux. Elle ne salua que Lou, de loin, avec un petit sourire d'excuse, avant de partir un peu plus vite, se souvenant trop bien sa lâcheté quand Béa et lui, une semaine plus tôt, avaient eu besoin d'elle et qu'elle n'avait rien fait si ce n'était baissé la tête et attendre que l'orage passât comme à son habitude. Après tout, elle avait laissé le Gryffondor défendre sa sœur seul, sans lui offrir le moindre soutien sur le moment et elle n'osait pas imaginer la colère qui devait l'animer, qu'elle fût dirigée contre elle, ce qui lui paraîtrait logique, ou contre quelqu'un d'autre. Encore une fois, elle le savait, elle était lâche, préférant le fuir plutôt que l'affronter.

Ce fut le son de la cloche, annonçant le début des cours de l'après-midi, qui la sortit du capharnaüm qu'étaient ses pensées en lui vrillant les tympans. Elle releva la tête vers l'endroit où elle se trouvait, à savoir la bibliothèque, pour voir apparaître le fantôme qui leur servait de professeur d'histoire de la magie. En y réfléchissant un peu, il n'était pas difficile de comprendre, à l'expression de surprise qu'elle laissa filtrer sur son visage, qu'elle avait complètement oublié pourquoi elle se rendait dans l'antre d'Holbrey, bien qu'elle l'eut fait sans se poser de questions. Elle n'avait plus vraiment la tête à ce genre de réflexion, de toute façon, maintenant que sa petite bulle de princesse sang-pure avait volé en éclats à grand coup de Doloris. Sans un mot, déjà assise à une table, elle observa l'esprit passer, rester immobile pendant de longues secondes, avant de finalement se décider à remarquer la présence des élèves. Le spectacle qu'il offrait était déjà soporifique à souhait, hypnotisant, mais la demoiselle se força à rester éveillée, écoutant ce qu'il disait. Dès qu'elle reçut sa copie et que le professeur leur offrit la possibilité de faire des recherches, elle soupira de soulagement. Sans les livres, elle savait qu'elle n'aurait pas réussi à remplir le questionnaire.

Elle n'avait pas mis deux heures, mais bien une bonne heure et demi pour répondre à la plupart des questions, essayant de se souvenir au mieux de ce qu'elle savait pour ensuite faire des recherches dans les livres, n'arrêtant pas de se déplacer d'un rayon à l'autre pour consulter certains ouvrages. Si elle avait par ailleurs trouvé certaines questions assez simples, elle avait dû se rendre à l'évidence que ce n'était pas le cas de toutes. Elle s'était complètement plongée dans ses recherches, essayant de dénicher les bonnes informations, avec une ardeur que personne ne lui connaissait pour l'histoire de la magie. Elle se foutait pas mal de cette matière, en réalité, mais réfléchir sur le devoir l'empêchait de penser et c'était précisément ce qu'il lui fallait. Elle avait occulté le reste, ses camarades, le professeur ou le bibliothécaire, qu'elle avait à peine salué en arrivant. Il n'y avait plus qu'elle et le questionnaire, surtout les questions qu'elle avait passé après avoir buté dessus, comme ce fut le cas pour les trois dernières questions sur l'Angleterre et la troisième question sur l'Europe. Après encore quinze minutes d'acharnement, elle put enfin ranger sa plume, son encrier et offrir le parchemin au professeur. Elle n'était pas spécialement satisfaite de son travail, mais c'était déjà très bien, elle en était persuadée... Et ce n'était pas comme si frôler la perfection l'intéressait pour cette matière.

Après ça, il ne lui resta plus qu'à attendre la fin de l'heure. Un temps précieux qui lui permit, à son grand désarroi, de pouvoir se replonger dans ses rêveries macabres, où sa famille la rejetait à cause de sa faiblesse, où Lou la détestait à cause de sa lâcheté...

______________________________

Je préviens ici que j'ai envoyé le devoir dans l'après-midi. Si vous ne l'avez pas reçu, n'hésitez pas à m'envoyer un MP et je le renverrai, j'ai eu la bonne idée de le garder dans un coin. Merci d'avance.

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NUNCABOUC7ème année
    NUNCABOUC
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MessageSujet: Re: [Lun 8 décembre 1997] Devoir d'histoire de la magie | Relations entre sorciers et moldus au fil des siècles Jeu 29 Mar 2018 - 23:30

Ses parents, qui avaient été tous les deux d'excellents élèves, lui avaient toujours conseillé de bien manger les jours d'examens. Jusqu'à présent, Lina avait toujours suivi à la lettre cette recommandation... Et avec beaucoup de plaisir, en plus. Ce matin – là, elle avait englouti tartines, croissants, chocolat au lait et jus de citrouille, sans difficulté, comme si son ventre avait été remplacé dans la nuit par un trou noir. Bien manger, pour ne pas avoir faim pendant l'examen et pour rester concentré. À midi, elle se servit deux fois des pommes de terres et des haricots verts. Cette apparente décontraction cachait pourtant une certaine angoisse. La jeune femme n'avait jamais vraiment eu de mauvaises notes en Histoire de la Magie, pourtant elle avait obtenue ses BUSEs de justesse. Mais cette année était différente : elle allait passer, tant bien que mal, ses ASPICs et l'Histoire de la Magie était une des disciplines essentielles pour travailler au Ministère et au Département des Mystères. Il était hors de question d'échouer. Lina avait passé une bonne partie de la fin du mois de Novembre à étudier en vue de cet examen, mais elle s'était clairement relâchée ces derniers jours suite à la charmante intervention des Carrow. Elle avait vaguement relu son cours la veille, mais son cerveau lui faisait l'effet d'être périmé, elle n'était pas sûre d'avoir retenu la moitié de ce qu'elle avait pu lire.

Devant la porte de la Bibliothèque, son cœur se mit à battre plus fort. Instinctivement, elle se fit un chignon, beaucoup trop strict pour quelqu'un de son âge, mais au moins elle ne serait dérangée par aucune mèches folles. Anxieuse, elle mordilla également l'ongle de son pouce. Elle avisa le lieu d'examen et se demanda si Octave serait là pour les surveiller ou si les Carrow feraient le déplacement.
Enfin, ils purent entrer. La barbe rousse du bibliothécaire accueillie les élèves et presque aussitôt un sourire se dessina sur le visage pâle de Lina. La préfète s'installa à une table, près d'une fenêtre. Le ciel était clair, le temps sec et froid. Une journée d'hiver comme elle les aimait : tant mieux. Elle croisa les mains sur la table et écouta son fantôme de professeur. Elle haussa un sourcil quand il expliqua qu'ils pouvaient tout à fait se lever pour effectuer des recherches pendant l'examen. Lina tordit sa bouche... L'examen serait donc si dur que ça ?

« Monsieur Octavius Hulpray veillera à ce que le devoir se passe dans les meilleures conditions. Vous êtes autorisés à vous lever et faire des recherches... En silence, évidemment ».

Ah, monsieur Binns et sa manie de transformer les prénoms et les noms.... D'ailleurs, malgré l'habitude de ses sept années de cours avec lui,  elle avait bien faillit ne pas se reconnaître quand il l'avait appelé Cavelone. Lorsqu'il quitta la pièce, un paquet de feuilles s'éleva dans les airs et se reparti dans l'espace, pour finalement se poser avec grâce devant chacun des élèves. Dans un coin, Lina remarqua Lysander. Elle lui lança un regard froid et pinça les lèvres. Elle était incapable de savoir si elle lui en voulait vraiment, ou pas. À chaque fois qu'elle le voyait, quelque chose à l'intérieur d'elle lui faisait mal, parfois elle avait eu envie de le menacer avec sa baguette, mais la sensation ne durait jamais bien longtemps. Quelque part il avait été victime du sadisme des Carrow...
Elle ferma les yeux un instant, et les rouvrit pour considérer les listes des questions. Elle relut le sujet trois fois avant d'établir une stratégie. Il lui semblait plus logique de commencer à répondre aux questions qui se passaient de recherches (car oui, il y en avait ! Ses nombreuses heures de révisions s'avéraient payantes finalement). En fait, elle était capable de répondre à toutes les questions de la première partie. Les questions de la deuxième partie n'étaient pas difficiles non plus, sauf peut – être celle concernant Pierre Burgot et Michel Verdun. Il lui faudrait sûrement lire un article ou deux pour compléter au mieux la réponse qu'elle avait déjà en tête. La troisième partie fut plus délicate, elle n'était plus sûre des noms des moldues impliqués dans le procès de Salem, et  elle dû sauter la question sur les sorciers venant en aide aux Non – Majs. Elle serait obligé de perdre du temps sur des recherches. Tant pis.
Avec constance, Lina avança dans son travail. Partout autour d'elle, les plumes grattaient le parchemin. Parfois, une chaise raclait le sol, des pas pressés retentissaient entre les rayons. Le front appuyé sur sa main droite, la jeune femme tentait de répondre au mieux aux questions. En histoire, elle avait toujours peur soit de trop s'étendre, soit d'être trop concise. Elle n'avait que très rarement trouvait le juste milieu.
Enfin elle arriva à la dernière question de la partie Bonus. Lina eut un petit mouvement de recul. Inquiète, elle jeta un regard circulaire dans la pièce. Elle semblait être la seule à être perturbée. Ses yeux verts tombèrent sur Octave. Malgré leur drôle de relation, un peu houleuse, sa présence était étrangement réconfortante. Elle se souvint brusquement que pendant sa punition, il l'avait trouvé trop distraite. Avec un sourire, elle retourna sa son travail. Les Carrow allaient – ils lire leur devoir ? Lina en doutait : trop d'élèves. Et puis elle n'était pas certaines que les Mangemorts soient à ce point consciencieux. Pouvait – elle s'exprimer librement sur les relations entre moldus et sorciers ? Après une longue hésitation, elle jugea que oui. Mr. Binns ne la dénoncerait jamais, lui même estimait ne plus faire parti de ce monde.
Quand elle acheva son paragraphe, il ne lui restait qu'une demi heure. Silencieusement, elle se leva pour parcourir les rayons et attraper les livres dont elle avait besoin pour compléter ses précédentes réponses. Mais elle était en retard : mauvaise gestions du temps. Elle ajouta quelques éléments sur Burgot et Verdun, rectifia le noms des accusatrices de Salem, confirma le nombre de personne brûlées pendant le procès de Wurtzbourg, mais quand la cloche sonna, une dernière question restait sans réponse : celle de la troisième partie sur les sorciers aidant les moldus à chasser ceux qui pratiquaient la magie. La jeune femme haussa les épaules. Vu son niveau, qui se situait à  « Acceptable », le résultat final n'était pas si mal. Peut être un peu synthétique, mais Lina était à peu près sûre que tous les éléments essentiels se trouvaient là, du moins l'espérait – elle...  

Lentement, elle se leva et fit la queue avec les autres pour rendre sa copie. En sortant, elle adressa à Octave un sourire fatigué. Les examens avaient toujours cet effet – là sur elle. La seule ambition de la sorcière était désormais de larver dans la salle commune devant un bon feu de cheminée. L'idéal serait peut être de faire une partie de bavboules...

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SERPENTARD7ème année
    SERPENTARD
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MessageSujet: Re: [Lun 8 décembre 1997] Devoir d'histoire de la magie | Relations entre sorciers et moldus au fil des siècles Lun 2 Avr 2018 - 14:38

[Comme annoncé je me permets de répondre un peu en retard, désolé >>]

Habituellement il n’était pas mauvais en Histoire de la Magie : dans les premières années il s’était appliqué pour compenser son manque de culture générale du monde sorcier et avec de bonnes bases il avait pu tranquillement passer ses BUSES avec un Effort Exceptionnel. Sans vouloir faire carrière dans le domaine il essayait de ne pas se fermer de portes en réussissant de son mieux ses devoir et examens, mais aujourd’hui était définitivement un jour où il ne le sentait pas. Ces derniers temps les études avaient été à la fois un refuge et une prison, il passait des heures courbé au-dessus d’une table mais en sortait avec l’impression de n’avoir rien retenu. Les étoiles étaient dans un mauvais alignement, ou simplement il avait encore du mal à digérer les derniers événements. Il ne savait pas quoi faire et la moindre prise de décision lui renvoyait cet écho. Il entra dans la salle avec l’impression que pommes de terre qu’il avait enfermées dans son ventre montaient un complot pour s’échapper. Auraient-ils mis un détraqueur dans cette pièce-là aussi son état n’aurait pas changé.
Et pour ne rien arranger, au lieu des petites tables séparées des salles de cours ils se retrouvaient tous alignés sur les larges bancs de la bibliothèque, dans une atmosphère pesante et stressée qui suffisait à le fatiguer. S’il y avait une frontière entre amour de la solitude et phobie sociale : il l’avait franchie. Attendre à côté de ses camarades que leur professeur daigne se rappeler qu’ils n’avaient pas toute leur vie devant eux pour remplir un devoir qu’il s’échinait à toujours faire trop long mettait ses nerfs au supplice mais il gardait la tête baissée, nuque raidie, après avoir croisé le regard de Lina. Il aurait aimé qu’elle le traite de tous les noms, qu’elle s’énerve et lui crie à la figure que la situation n’avait rien de normale, que son comportement était abject : qu’elle lui pose un ultimatum au-delà duquel elle règlerait son compte elle-même. Mais c’était inutile, il ne pouvait pas se lever et crier pour que d’un coup le rêve s’efface, le monde change et se meuve au lieu de dépérir à petit feu. La preuve : il était toujours assis et tentait d’accrocher quelques mots du discours abscon de leur professeur fantomatique.
Où étaient les toilettes déjà ?

Il posa les yeux sur les questions et sa plume qu’il avait déjà encrée fit un saut qui tâcha la table et son parchemin. On avait dire : respire. C’est un personnage historique. Tu es en cours d’Histoire. Ca n’a rien à voir. Tu connais la réponse, c’est tout ce qui compte. Mais il n’arrivait pas à s’empêcher de trembler lorsque sa plume arrivait à un centimètre du vélin, c’était misérable. Bon, d’accord, c’était un personnage historique QUI FIGURAIT SUR UNE CARTE QUE LINA LUI AVAIT OFFERTE. C’est bon, il pouvait avoir la paix maintenant ? Une colère contre lui-même grondait sourdement dans sa poitrine mais sa gorge serrée bloquait toute sortie : la pression montait. Il sentait sa tête devenir lourde et battre au rythme de son cœur et prit de profondes inspirations pour chasser le début de mal de tête qui montait. C’était un devoir d’Histoire de la Magie et il n’avait plus qu’une heure et demi. Il finit sa ligne d’une plume incertaine, trouvant dans un style synthétique et condensé un compromis entre sa concentration vacillante et le besoin de coucher une phrase sur le papier pour pouvoir mettre l’événement derrière lui. Voilà, fini, suivante.
Samlesbury, le nom lui parlait mais ceux qui lui étaient demandés impossible de mettre un neurone dessus. Cocktail d’émotions qui invitaient la page blanche. Il verrait cela plus tard, survola la liste pour s’arrêter à celles pour lesquelles il était sûr : il reprit pied avec les onze victimes du Lancastre et enchaîna avec Matthew Hopkins qui avait sévi pas si loin de Canterbury. Ils s’approchaient avec Pluckley, et le bar où ils avaient été en vacances – leurs premières vacances d’été à trois. Non, décidément ce devoir il ne le sentait pas. Un lourd craquement retentit dans sa nuque alors qu’il forçait ses épaules à s’éloigner de ses oreilles pour reprendre un alignement plus naturel, puis se fut au tour de sa colonne lorsqu’il se pencha vers l’arrière et croisa les mains derrière sa tête. Dans cet état il ne ferait rien de valable.

Au-dessus de lui le plafond restait sourd à ses appels à l’aide, refusait de s’ouvrir ou s’écrouler pour le laisser d’échapper, à ses côtés les têtes penchées et mains crispées lui rappelaient que sa place était bien les deux pieds sur terre. Relâchant un bras pour tenir la feuille à bout de bras il énonça mentalement les réponses qu’il connaissait : Glamis oui, quel était son nom déjà ? Il laisserait un espace blanc. Et puis leur truc à chat, il en avait eu un à la maison, cadeau de Noël pour Wilfred. Sa voix mentale se faisait froide, impersonnelle : il y avait dans ces lignes innocentes trop de pièges pour qu’il puisse s’y promener pieds nus. L’éradication de Wurzburg et la sorcière gauloise – quel était son nom déjà ? Un autre blanc, la discussion sur ses dons et les hypothèses concernant leurs origines restait cependant claire dans son esprit. Son cerveau fit un blocage sur la dernière question de la partie Européenne : même mentalement il n’arrivait pas à la lire, et il redirigea son regard vers sa copie. Sentence : pas celle-là. Il avait déjà quelques éléments, qui apparurent à la suite des autres d’une plume sèche, droite et impersonnelle.
Il loucha sur la suite des questions mais, clairement, la partie américaine n’était pas vraiment son fort. Salem la question classique mais il oubliait toujours laquelle des deux avait été la première. La question d’après portait sur un cours qu’il n’avait que partiellement rattrapé – honte à lui – depuis la première punition collective des Carrow. Cette île qui avait un nom bizarre, à la française. Un truc comme goéland. Ca allait lui revenir. Il nota une phrase sur l’animagus après avoir laissé un long espace blanc. Bon, ce n’était pas joyeux tout ça, combien de temps lui restait-il ? Pas assez, trois quart d’heure ça allait être délicat. Sans perdre une minute de plus il se dirigea vers la section américaine… et fit demi tour en apercevant Heather de dos. Tempêtes en vue : retour au port. L’autre côté de l’Atlantique attendra. Il longea les rayons jusqu’à l’autre bout de la section : l’Angleterre ce n’était pas si mal finalement. Etrangement, marcher lui faisait du bien, lui permettait de s’éclaircir l’esprit en abandonnant le couvert étouffant de ses voisins. S, s, s, Sa, il y était.

Tenant l’ouvrage d’une main et son parchemin contre sa cuisse de l’autre, il commença à écrire le premier nom d’une main mal assurée et abandonna au début du second, laissant de côté toute forme de convenance pour simplement s’agenouiller et utiliser le sol comme table. Un ou deux l ? Il louchait sur les pages en ayant pertinemment conscience d’être au milieu du chemin. Lisant en diagonale plusieurs paragraphes, il tomba sur une précision qu’il ajouta à sa réponse suivante entre deux lignes – quelques années déjà qu’il avait pris l’habitude d’espacer ses lignes pour avoir la place de faire proprement ce genre de corrections. Il y avait aussi mention de Glamis mais pas quel était son nom ? Il lui fallut plusieurs chapitres engloutis en sautant la moitié des mots avant de pouvoir mettre l’œil dessus. Tic Tac il ne lui restait plus qu’une demi-heure il fallait qu’il se dépêche. Il essuya nerveusement une main moite sur un côté de sa veste avant de s’aventurer en eaux européennes. Il manquait de détails sur Wurzburg, mais ce furent les seuls qu’il put glaner, la vipère qu’il évitait ayant visiblement décidé de faire le chemin inverse. Pour Burgot et Verdun il prendrait rendez-vous avec sa mémoire. Et pour la dernière eh bien elle resterait bonne dernière.
Amérique donc, son point faible. Les interminables débats sur qui était la première accusatrice étirèrent un maigre sourire sur son visage pâle : il n’était pas le seul à ne pas savoir finalement ! Bon, ce livre-là semblait finir par trancher et il n’avait pas vraiment le temps de recouper ses sources, va pour la jeunette. Atlas maintenant, l’île Goéland retrouva son nom véritable. On annonça les dix dernières minutes, il retourna à sa place avec une poignée de lignes vides. Mnémosyne voilà ton heure. Il compléta l’appellation des piqueurs, ajouta une ligne sur sa dernière réponse et après une longue hésitation inscrivit succinctement quelques mots sur les Bisontins. Bon, restait l’épineuse. Il ne pouvait pas la laisser blanche, il connaissait la réponse, il y était allé aussi. Son premier Noël de sorcier, au nord de l’Espagne, il ne savait où se mettre, comment il allait être accueilli par le reste de sa famille qui était d’un naturel superstitieux mais ils avaient été tellement ouverts, aimables, joueurs, plaisantant sur son statut de preuve vivante que cette petite branche de moldus n’étaient ni fous ni crédules ! Une attitude tellement…
Respire on a dit. Lettre après lettre, il traça les derniers caractères avant que ne soient rappelées les copies. Pas terrible, il avait fait mieux. Il souffla sur l’encre quelques secondes avant que son papier ne soit pris pour être sûr que l’encre ne bave pas et loucher sur d’éventuelles fautes d’orthographe – il ne manquerait plus que ça ! On voyait certaines rainures des pierres à quelques traits étrangement droits ou plus appuyés, son écriture changeait étrangement d’une ligne à l’autre au point qu’on pourrait croire à un devoir collectif mais sinon il pouvait estimer qu’il avait sauvé les meubles.
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    POUFSOUFFLE
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SITUATION AMOUREUSE SITUATION AMOUREUSE: Étranges troubles gastriques lorsque la perspective est envisagée.
DATE & LIEU DE NAISSANCE DATE & LIEU DE NAISSANCE: 29 Août 1986, à Millisle en Irlande du Nord.
SANG SANG: mêlé
MessageSujet: Re: [Lun 8 décembre 1997] Devoir d'histoire de la magie | Relations entre sorciers et moldus au fil des siècles Dim 22 Avr 2018 - 19:21

Coutumier des hivers Ecossais, Poudlard croulait sous son manteau de poudreuse, chutant sans discontinuer, tout au long de la journée. Aussi, le ciel abreuvait les couloirs du château d’une lumière blafarde, dépréciée du rouquin. En effet, ce dernier n’aspirait qu’à reposer paresseusement sous draps, jugeant l’humeur de l’après-midi bien trop fraîche pour s’en extirper. Une semaine s’était consumée depuis l’annonce des Carrow, et l’enfant s’impatientait de regagner le nid familial pour les vacances. En conséquence des quatre mois infernaux écoulés, Oliver concoctait déjà une prévision d’une série annuelle de grasses matinées, bien mérités. Il se dépeignit son lit superposé où un amas d’édredons s’amoncelait sur sa carcasse endormie, réconforté par l’idée qu’aucune sonnerie parasite, ne viendrai le contraindre à quitter la chaleur de ses draps. En effet, Oliver voulait rapidement s’émanciper de ses camarades de dortoirs, agacé de leurs tribulations nocturnes. Bavardages, excitation, concours de pets ou séance de devoirs à rattraper en dernière vitesse –pour les jours les plus calmes- était la conséquence de son cruel manque de sommeil et de lucidité, de surcroît. Seulement, les vacances tendaient en longueur, brandissant un drapeau encourageant sa victoire pour perdurer l’effort jusqu’au bout, malgré ses réticences. Pourquoi Poudlard ne s’accommodait-il pas du système éducatif de l’académie de BeauxBâtons ? D’après Lindsay, l’école de Sorcellerie Française permettait à ses résidents de rejoindre leurs foyers sitôt la semaine écoulée, influencés par les écoles moldues de leurs pays. Pourquoi lui, devait-il supporter quatre insupportables mois d’études, sans discontinuer ?  

Oliver n’évolua d’une caresse trainante sur le pavé longeant le couloir principal, en direction de la taverne des érudits. Avec autant d’envie qu’il put en témoigner, il parvînt à se retenir de bailler aux corneilles, en réponse aux prémices de son ennui. Quoi de plus rébarbatif qu’une épreuve d’Histoire de la Magie, dont les seules connaissances reposaient sur la lecture d’une collection de Chocogrenouilles ? Seulement, la nervosité semblait palper l’assistance tant ils demeuraient fébriles, quant à l’examen à venir. Oliver médisait leur préoccupation : Pourquoi appréhender le jugement d’un professeur qui ne sût jamais épeler correctement leur noms ? En dépit des maigres notions en la matière, qu’il en eût résulté des courtes révisions imposées de force par Gallagher, l’enfant semblait complètement indolore au Troll qu’il en dépeignit sur sa copie. Qu’elle tâche rébarbative pour Oliver que de retrancher les déboires de l’histoire magique à bout de parchemin. Il détestait l’Histoire de la Magie. Ou peut-être était-ce l’Histoire de la Magie qui le détestait, tant elle ne l’eût jamais inspiré. Aussi, Binns ne portait-il aucun intérêt à transmettre l’étude de sa matière. Sa voix monocorde trépassait le flux d’informations qui s’en échappaient, falsifiant les sens de son auditoire pour endormir leurs esprits. Seuls quelques récalcitrants passionnés parvenaient à retranscrire ses révélations, sur leurs manuscrits. Ainsi, Lindsay était imbattable face aux berceuses soporifiques de Binns.

Par ailleurs, cette dernière trépignait d’impatience à ses côtés, battant la mesure d’un pied sur l’autre. Les yeux oscillant entre la montre qui eût paré son poignet et l’exaspération qu’elle en  témoignait, Oliver devina son désir naturel d’achever la séance d’examen, afin d’optimiser sa journée. Sans nuls doutes, Lindsay engloutirai ce devoir comme du jus de Citrouille, sans y laisser aucune trace. Sitôt qu’elle eût senti le regard de son frère peser sur ses épaules, la fillette s’empara d’une plume et d’un morceau de parchemin, avant d’annoter quelques mots à son adresse, furtivement glissé dans la poche de sa robe. Il déplia sans ménagement la brochure, pour en lire le contenu.

RDV juste après au bord du lac. Avec toute cette neige, ça saurait dommage de ne pas en profiter ! Bonne chance Olive !

Lindsay.
 
Il opina rapidement du chef, pour accorder à sa requête, avant de suivre les pas des élèves qui le précédait. Aussitôt, l’enfant fût Rasséréné d’optimisme quant à ses prochaines activités. En effet, l’enfant excellait dans l’art et la manière de catapulter plusieurs missiles enneigés à la suite, et promettait une bataille glacée aux provocations, de sa sœur. Seulement, l’esprit enrôlé par ses conquêtes, le début d’étude s’écroula d’autant plus lourdement sur ses épaules, lorsque la voix de Binns l’extirpa de ses rêveries. Ahuri, Oliver papillonna une bonne douzaine de fois, avant d’émerger.

- Monsieur Octavius Hulpray veillera à ce que le devoir se passe dans les meilleures conditions. Vous êtes autorisés à vous lever et faire des recherches... En silence, évidemment, prévînt son professeur, la voix dénuée d’entrain, comme à l’accoutumée. Vous avez deux heures.

Il s’affala sur le premier banc qui s’offrit à lui, son sac à bandoulière s’écrasant lourdement au sol. Toute motivation occultée, Oliver demeurait bras ballants devant la copie vierge qui se présenta à lui. Lorsqu’il s’informa du contenu d’un baiser oculaire, il jugea les questions trop complexes pour être exploités. Réfutant les siestes à répétitions dont il se prévalait, durant les cours de Binns, il remit en cause les sujets abordés par ce dernier. Jamais n’avait-il évoqué les relations entre sorciers et Moldus en Angleterre. Un instant, il regretta son manque d’assiduité, quant à l’apprentissage de ses cours. Malgré l’aide apportée par Gallagher, rien n’y fit ; Oliver ne connaissait l’histoire de la magie ni de Merlin ni de Morgane. Le flux informatif qu’il lui eût apporté apparaissait tel un amas de nuages amoncelés sur son crâne, sans parvenir à y pénétrer.

Devant lui, tous s’étaient munis d’encriers et plumes aiguisées, propres aux circonstances, tandis qu’il trainait à sortir ses propres affaires. Si certains divaguaient parmi les rayons, doutant de la réponse à coucher sur leur sujets, d’autres parasitaient le calme ambiant d’un coup de plume crissant sur leurs parchemins. Ainsi, tout était à sa portée pour réussir. Un calme apaisant, et une bibliothèque prompte à venir suppléer son manque cruel de culture. Seulement, l’enfant épris de paresse n’avait que faire de s’adonner aux recherches intensives, dont se prévaut l’impartialité des plus ambitieux. Or, l’enfant n’était guère désireux de quêter la bonne note. En conséquence de son empressement, il s’abstiendrait de puiser le savoir d’autrui parmi les fascicules, dont se paraît la bibliothèque. Plus son séjour s’écourtait, mieux il se portait.

Fort de ce constat, il soupira bruyamment et les plus âgés lui intimèrent le silence d'un regard assassin. Regard de chien battu oblige, Oliver implora leur pardon avant de plonger une main moite dans les profondeurs de son sac. Il en sortit une plume en décomposition, dont la pointe s’apparentait à la parure d’un porc-épic, et d’un encrier asséché. Ça irait pour cette fois. En effet, les aiguilles du pendule pointaient le trois-quarts du quadrant déjà, et Lindsay parvenait à l’aboutissement de son premier parchemin. Qu’elle horreur, s’il tardait plus que de coutume, Lindsay le laisserait se noyer dans le bourbier dans lequel il s'était installé. Adieu bataille de boules de neiges, et franches rigolades, et bonjour nuit tombée sitôt l’examen achevé. Le cœur au bord des lèvres, l’enfant déglutit avec difficulté à la relecture du questionnaire. Il avança d’une main tremblante trois premières réponses approximatives, sous une calligraphie qui l’était tout autant.

C’est avec soulagement qu’il constata qu’il eût répondu à la plupart des questions, sans s’encombrer de détails. Aussi fût-il attiré par l’ultime question bonus, requérant un avis personnel du sorcier. Quelques pattes de muches propre à son écriture habituelle vinrent souiller le manuscrit, tandis qu’il structura les dernières lignes de son devoir. Sans accorder plus de formalités, il balança ses jambes hors du banc qui l’eût emprisonné, avant de confier sa copie à son professeur.

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MessageSujet: Re: [Lun 8 décembre 1997] Devoir d'histoire de la magie | Relations entre sorciers et moldus au fil des siècles Ven 11 Mai 2018 - 21:45

L'Histoire de la Magie était pour Michelle une matière suffisamment intéressante pour s'y pencher quelques instants, mais elle avait l'esprit complètement ailleurs. La jeune Gryffondor était loin d'une cancre face aux études, et elle appréciait plutôt d'ailleurs de bûcher sur des matières – plus ou moins attrayantes – lire quelques ouvrages, se renseigner, apprendre des choses par cœur, dans la mesure où elle s'intéressait au sujet. Ce jour-là, le sujet lui paraissait plutôt simple et malgré le peu de semaines passées à Poudlard, elle avait déjà abordé la question au moins une fois lors d'un cours avec leur professeur Binns. La manière d'effectuer ce devoir était plutôt inhabituel par rapport aux devoirs de connaissances pures, ici, ils avaient le droit de se déplacer dans la bibliothèque à la recherche des informations nécessaires pour répondre. C'est là où l'humeur actuelle de Michelle pêchait un peu. Elle n'avait pas grande motivation alors elle se posa à une table, sortit son matériel pour rédiger et se pencha sur les questions. Pour certaines, elle dut lire la consigne à plusieurs reprises avant de bien assimiler ce qu'on lui demandait. Déjà une dizaine de minutes étaient passées lorsqu'elle se mit enfin au travail, traînant les pieds sur son passage.

La première question était très ciblée, et l'ouvrage qui abordait la thématique était pratiquement sous ses yeux lorsqu'elle s'avança entre les rangées de livres. Elle n'eut aucun mal à compléter la réponse, bien qu'elle sentait que son poignet fatiguait à l'appui de la plume sur le parchemin. Cela lui arrivait lorsqu'elle n'avait pas envie de faire quelque chose, non qu'elle soit nerveuse pour le devoir, mais juste par flemme. Si ses pieds traînaient sur le parquet, son poignet montrait son mécontentement en exécutant des gestes qui rendaient son écriture très irrégulière. Pas de quoi s'inquiéter, son écriture était largement déchiffrable, mais elle paraissait très enfantine par rapport à l'écriture habituelle de la première année. De nombreuses minutes étaient passées à nouveau, le temps qu'elle se relise et qu'elle vérifie la lisibilité de ses mots. Elle soupira. Et de une... Elle leva le nez de son parchemin et se rendit compte que l'heure avançait, et qu'une seule des réponses demandées avaient été complétée. Il faudrait peut-être que je me dépêche, à ce train là, je n'aurais même pas le temps de compléter la première partie! Elle s'affola quelque peu, sans trop se fouler non plus, mais elle prit le parchemin à pleine main, relut la deuxième question, et se mit beaucoup plus rapidement à l'ouvrage. La deuxième question lui paraissait plus compliquée, elle avait trouvé directement la thématique, mais il lui manquait un nom pour compléter correctement la réponse (elle savait qu'il manquait un nom, mais il devait être plus loin dans le livre, et l'heure tournait à vitesse grand V!). Elle griffonna à la suite de la deuxième réponse et décida de passer rapidement aux autres.

Il lui semblait être passée à côté de l'ouvrage qui parlait d'un procès en Allemagne, elle s'empressa de chercher dans les pages noircies d'images horribles, et eut un petit haut le cœur en voyant de quelle manière étaient exécutés les sorciers. Elle resta quelques instants sur une reconstitution du procès, où l'on voyait le visage des futures victimes du procès. Un certain nombre de sorciers se trouvaient devant l'échafaud, en attente de leur mort proche et, alors qu'elle n'y avait pas songé depuis maintenant une dizaine de minutes – elle avait été prise de cours par le devoir qui semblait passer à toute vitesse – elle se reprit les images de la nuit de la semaine dernière en pleine figure. Là, devant elle, ne se trouvaient plus des sorciers XVIème mais des élèves de Poudlard, petits, grands, roux, blonds, mais égaux sur une chose : la terreur qui se lisait dans leurs yeux. Elle s'imaginait, haute comme trois pommes, attendant d'être brûlée vive lors d'un procès de la sorte. Les Carrow faisaient leur propre procès, ils étaient aussi ignobles que ces moldus qui torturaient les sorciers. Ils ne valaient pas mieux. Les pas d'un élève rentrant dans la rangée la sortie de ses rêveries, elle y penserait plus tard, l'heure avançait dangereusement, et elle n'avait pas encore toutes les réponses. Elle écrit son point final pour la deuxième partie et continua le devoir dans les quelques minutes qui lui restait. Alors que la grande horloge leur indiquait qu'il devait poser les plumes et rendre les parchemins, elle se rendit compte qu'elle avait sauté une question avant celle sur le procès de Wurtzbourg, et s'empressa de gribouiller une réponse au hasard pour ne pas laisser de blancs.

_________________
Good morning world.
Michelle Bilray ☽ “I remember my own childhood vividly...I knew terrible things. But I knew I mustn't let adults know I knew. It would scare them”
― Maurice Sendak
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[Lun 8 décembre 1997] Devoir d'histoire de la magie | Relations entre sorciers et moldus au fil des siècles

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