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[Mer. 12 novembre 1997] Bouc pleureur, proie de la terreur

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NUNCABOUC4ème année
    NUNCABOUC
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MessageSujet: [Mer. 12 novembre 1997] Bouc pleureur, proie de la terreur Dim 7 Jan 2018 - 0:34

Mercredi 12 novembre. Fin de la nuit et petit matin.
Il régnait en ces lieux, une ambiance morbide. Même si les deux préfets en chef, Ethan Farell et Carlie Peters avaient quitté le dortoir occupé par les Nuncaboucs, depuis un certain temps, rares étaient les personnes qui avaient réussi à retrouver le sommeil. Difficile de se vider l'esprit et de se laisser aller dans les bras de Morphée, lorsqu'on se trouve dans un bordel, nous rappelant sans cesse le vacarme qui avait eu lieu la nuit même. Plusieurs affaires étaient détruites et éparpillées au sol. En effet, certains Nuncaboucs avaient vu leur lit et leurs effets personnels détruits. Non, on ne pouvait décemment pas dormir les points fermés après un tel massacre.

Clara Lenoir avait eu de "la chance". Ses bagages avaient été épargnées. Pour autant, les deux préfets en chef ne l'avaient pas laissé tranquille. Déjà victime d'un petit rhume, on lui avait lancé un mauvais sort. Sans qu'elle ne puisse se défendre ou agir, elle s'était retrouvée accroupie, le nez dégoulinant de morve. Humiliée, elle avait été. Et bien qu'elle soit restée silencieuse tout le long de son calvaire, l'enfant n'avait pu retenir ses larmes.
La vie d'un Nuncabouc était définitivement injuste.

Immobile et résignée, elle était restée dans son coin, ne souhaitant qu'être oubliée et attendant patientant que leurs bourreaux s'en aillent. Lorsqu'enfin, leur dortoir leur fut rendu, la quatrième année se redressa lentement. Au fond de ses yeux brûlaient une colère silencieuse, mais il y avait d'abord la tristesse et la peur.

Lorsqu'elle tâta ses poches, elle réalisa qu'elle n'avait pas de mouchoir. Merlin ! Et le lavabo était bien trop loin... Elle ne pouvait vraiment pas rester le visage recouvert d'autant de morve...

Bien que son geste la dégoûta, au plus profond de son être, elle s'essuya le visage avec la manche de son pyjama. Humide et dégoulinant, son vêtement était si désagréable à porter. Ne supportant pas plus longtemps la situation, elle se réfugia en haut de son lit superposé, ignorant le reste de ses camarades qui voudraient peut-être ranger la pièce. Elle se déshabilla et jeta l'habit sale au fond de son lit.

Partiellement nue, elle se mit en boule, sous sa couette, sans plus d'attention à l'égard de ses camarades.

Si au début de l'année scolaire, elle s'était montrée très pudique, retardant toujours le moment où elle devait ôter ses vêtements, ou cherchant à se dissimuler d'une quelconque façon, elle avait fini par abandonner l'idée qu'elle pourrait toujours se cacher. Qui plus est, dans la situation dans laquelle elle se trouvait, elle préférait encore se déshabiller devant les garçons du dortoirs que de garder ce vêtement infect sur elle. De toute façon, elle s'était très vite dissimulée sous son drap et ne comptait pas en sortir de si tôt. Devait-on signaler qu'en plus, elle avait peur de la gente masculine ? Depuis qu'elle avait rencontré un spécimen comme Shawn Inoue, elle ne pouvait que redouter les crises hormonales d'un adolescent Nuncabouc. Fort heureusement pour elle, après avoir été le visage recouvert de bave, il y avait peu de risque qu'elle n'attire des garçons tel que Wayoth Fawkes ou Nathan Larsonn.

Elle resta un moment sans bouger. Elle était incapable de dormir, mais gardait les yeux fermés,  espérant pouvoir se transplaner par enchantement, ailleurs. Malgré ses efforts, elle ne parvient pas à déconnecter de la réalité. Qu'elle le veuille ou non, son ouïe était trop fine. Elle suivait tout ce qui se passait autour d'elle. Pour autant, elle ne se manifesta jamais. Seuls quelques reniflements bruyants trahissaient sa présence dans la pièce par moment.

La lumière du soleil finit par filtrer de la vieille lucarne. En tant normal, l'éclaircissement de la pièce lui servait de repère. Clara savait qu'elle devait se préparer pour descendre prendre le petit déjeuner. Mais ce matin, elle ne voulait pas se lever. Elle ne voulait plus. Qui sait ce qui les attendait dans la Grande Salle ? Les Carrow étaient bien capables de les humilier d'une nouvelle façon. De plus, elle se sentait si sale et son nez la grattait... Non, ce matin, elle n'avait pas envie de fournir le moindre effort.

[HJ : Ce RP se déroule après [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]. Priorité à Ariane Hepburn]

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NUNCABOUC7ème année
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INFOS PERSONNAGE
SITUATION AMOUREUSE SITUATION AMOUREUSE: Célibataire
DATE & LIEU DE NAISSANCE DATE & LIEU DE NAISSANCE: 22/10/1979 en Angleterre
SANG SANG: inconnu
MessageSujet: Re: [Mer. 12 novembre 1997] Bouc pleureur, proie de la terreur Ven 4 Mai 2018 - 22:54

Carlie et Ethan avaient maintenant quitté le dortoir des Nuncaboucs depuis un certain temps. Le soleil n’était pas encore levé à leur départ, mais personne chez les Violets et Gris n’avait réussi à retrouver le sommeil. Tous étaient encore secoués de ce qui s’était passé. Certes, ils étaient habitués à être humiliés, salis, torturés. Mais jusqu’à présent, cela n’avait été que par les Carrow ou d’autres adultes. Rares avaient été ceux attaqués par d’autres élèves. Quelques Serpentards zélés, et les Préfets, dans les pires des cas. Mais toujours en public, toujours là où ils seraient vus comme les parias, les victimes, les pestiférés.

Jamais personne, même les Carrow, n’était monté jusque dans leurs dortoirs. Déjà parce qu’il fallait un petit bout de temps pour arriver en haut. Escaliers, portes lourdes, échelle… Et puis parce que la sécurité était plutôt incertaine : nombreux étaient les Nuncaboucs à être tombés de l’échelle à cause de la moisissure qui la rendait glissante, ou à s’être pris une porte qui leur avait lourdement claqué à la figure. C’était pour ça que tous étaient choqués. On était venus les cueillir dans leur sommeil, déjà si peu réparateur, dans le seul endroit où ils étaient un minimum à l’abri. A l’abri des autres tout du moins, car ils étaient à la merci des éléments grâce aux trous dans la toiture.

Une fois que les Préfets en chef étaient partis, une torpeur s’était emparée des élèves de Nuncabouc. Ils étaient restés là, hébétés, pendant quelques minutes. Personne n’osait parler, ni même bouger. Puis finalement, Ariane s’était décidée à remettre de l’ordre dans ses affaires, que Carlie avait éparpillées un peu partout. Elle fut rapidement rejointe par Jude, dont les affaires avaient subi le même sort. Les autres élèves rejoignirent progressivement leurs propres lits. Certains se recouchèrent, d’autres se rassemblèrent en petit groupe pour discuter à voix basse, et les derniers remettaient de l’ordre dans leurs effets personnels. Ariane ne pouvait empêcher à sa rage de grandir en elle. Certains cours avaient été déchirés, et le peu d’effets personnels qui leur restaient avaient été abimés. Des larmes silencieuses coulaient sur les larmes des plus jeunes.

« Bientôt, ils vont finir par payer. » Ariane murmura entre ses dents. « Hein ? Qui ? Farrell et Peters ? » Jude chuchotait, de manière à ce que personne d’autre ne les entende. « Non. Les Carrow. » Elle avait la mâchoire serrée de ceux qui n’ont pas dit leur dernier mot. Jude et elle échangèrent un regard entendu. Quatre jours. Dans quatre jours, les choses seraient déjà plus faciles à supporter. L’Armée de Dumbledore allait renaître.

Petit à petit, le dortoir se fit plus rangé, et la lumière commençait à filtrer à travers les nombreux trous de la toiture. Certains élèves, dont Jude, étaient déjà descendus, espérant profiter d’un peu d’eau chaude pour se débarbouiller. Ariane, quant à elle, préféra s’asseoir en tailleur sur son lit. Elle relisait la lettre de ses parents annonçant la naissance de sa petite sœur. Heureusement, la missive et la photo qui l’accompagnait avaient été épargnées. Sur le cliché, la petite Freya dormait paisiblement, habillée d’un pyjama en coton d’un blanc immaculé. Ariane avait hâte de rentrer pour les vacances de Noël, afin de rencontrer enfin cette enfant tombée du ciel. Qu’elle avait l’air innocente ! Un peu de pureté lui ferait certainement du bien.

Mais pour l’heure, son estomac criait famine. Lorsqu’elle leva la tête, elle se rendit compte que presque tous les autres élèves avaient déjà quitté le Dortoir. Elle descendit de son lit superposé et frissonna lorsque ses pieds nus entrèrent en contact avec la pierre froide. Ah, que les tapis moelleux de la salle commune de Gryffondor lui manquaient ! Elle enfila rapidement une paire de chaussette, trouée de toutes parts, puis se débarrassa de son pyjama avant de s’habiller en quatrième vitesse. Elle jeta un œil à sa montre –oui, la sienne, ni volée ni empruntée – et se rendit compte qu’elle était en retard pour le petit-déjeuner. Elle ne pouvait démarrer sa journée sans un bon petit-déjeuner, même si le terme bon n’était plus approprié depuis qu’elle était à Nuncabouc. « T’es stupide Ariane, levée avant l’aube et pourtant en retard. Raaaah vite !! »

Alors qu’elle s’apprêtait à sortir de la salle, elle vit une boule dans un lit, et quelques cheveux dépasser de sous le drap. « Bah c’est qui ? » Elle avait beau vivre dans ce dortoir depuis plus de deux mois déjà, elle n’avait pas encore retenu les emplacements de tout le monde. « Hey, Miss, faut te lever si tu veux pas rater le p’tit-dej hein ! » Elle s’approcha du lit pour voir à qui elle s’adressait, mais au lieu de découvrir un visage, elle n’entendit qu’un reniflement. « Bah alors, qu’est-c’qui s’passe ici ? » Etait-ce simplement un petit rhume ? Ou bien des pleurs ? Ariane espérait secrètement que c’était le premier scénario, parce qu’il lui restait encore une potion de rétablissement. Alors que gérer une crise de larmes, c’était tout de suite plus compliqué pour elle…

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Hey brother, there's an endless road to rediscover. Hey sister, know the water's sweet but blood is thicker. Oh, if the sky comes falling down, for you there's nothing in this world I wouldn't do.


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