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Ennemis de l'héritier, prenez garde... [PV Lou]

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SANS EMPLOI
    SANS EMPLOI
AVATAR : Emma Watson
MESSAGES : 1121

INFOS PERSONNAGE
SITUATION AMOUREUSE SITUATION AMOUREUSE: Célibataire
DATE & LIEU DE NAISSANCE DATE & LIEU DE NAISSANCE: 19/09/1979 - Londres - Angleterre
SANG SANG: né(e) de moldus
MessageSujet: Ennemis de l'héritier, prenez garde... [PV Lou] Jeu 14 Déc 2017 - 22:24

Ennemis de l'héritier, prenez garde... [LOU O'RILEY]
Pour la seconde fois de son existence, Harry avait survécu ; certes, de justesse et avec l'aide de ses alliés. Mais il avait survécu. Ces derniers l'ignoraient encore, mais le garçon se réveillait parfois la nuit, en sueur, à la recherche de cet être difforme, au visage livide et au regard dément. Où était-il en ce moment ? Quel monstrueux plan était-il en train de hourdir afin de le retrouver et de le tuer ?

Cela faisait des semaines que Harry n'avait pas reçu de nouvelles de ses meilleurs-amis ; les seuls êtres qui comptaient plus à ses yeux que tous les matchs de quidditch de l'univers. Pas de cartes de voeux, aucun cadeau d'anniversaire. Et pourtant, ils ne l'avaient pas oubliés. Leurs présents et leur correspondance avaient tout simplement été interceptés par Dobby, le premier elfe de maison que la chance lui avait permis de rencontrer.

La rumeur s'était vite répandue dans le château : Harry Potter et ses amis étaient entrés dans le couloir interdit du troisième étage, ils avaient réussis les épreuves qui leur avaient valus d'être récompensés pour leur bravoure, leur intelligence et leur sang-froid, mais aussi - par le biais de Neville - pour leur amitié. La coupe des quatre maisons promises à Serpentard avait ainsi changé de main grâce à leurs actions : une première depuis sept années dominées par la maison au serpent. Mais le plus important, cela n'était pas la coupe. L'important avait été d'aider Harry à empêcher le retour du Seigneur des ténèbres et à faire main basse sur la pierre philosophale, alors que le trio en était venu, plus ou moins à cause de Harry, à soupçonner le Professeur Rogue d'être à l'origine du complot. Toute l'école était évidemment au courant, mais aucun ne connaissait les détails des événements survenus ce soir-là puisqu'il n'y avait pas eu d'interview, personne - hormis les Professeurs - pour constater que le Professeur Quirrel était mort, réduit en poussière par quel espèce de maléfice puissant. Personne ne savait - hormis eux - que Vous-Savez-Qui avait été présent durant de longs mois près d'eux en prenant place dans le corps de Quirrel tel un parasite, ni qu'il avait cherché à retrouver son pouvoir. Hormis peut être le Professeur Dumbledore qui semblait savoir mieux que Harry qu'il avait été sauvé ce soir là par l'Amour, sans pour autant lui révéler que les choses étaient un tantinet plus compliquées et liées au sacrifice de sa mère, ce soir fameux d'Halloween.

Durant l'été, Hermione avait reçu une lettre de Ron - la première - l'informant qu'il n'avait eu, lui non plus, aucune nouvelles de la part de leur meilleur-ami depuis leur retour à la maison, mais qu'il avait un plan pour aller le chercher avec ses frères aînés, Fred et Georges. Bien-sûr, la née-moldue s'était beaucoup inquiétée et elle n'avait pu faire autrement que de lui recommander de ne rien faire d'illégal ou quoi que ce soit qui attirerait à Harry des ennuis.

Pensiez-vous...

Ron et les jumeaux n'avaient rien trouvés de mieux que de voler la voiture ensorcelée de leur père - travaillant pourtant au département de la Justice, au service des détournements de l'artisanat moldu - pour aller le chercher et le ramener jusqu'au Terrier, près de Loutry-st-Chaspoule, dans le Devonshire. Oh, tout cela aurait pu s'arrêter là, si Dobby ne s'était pas mis en tête d'empêcher par tous les moyens le retour de Harry à Poudlard. Et il avait aussi réussi à bloquer le passage vers la voie neuf trois quart, poussant ainsi ses deux compagnons à "emprunter" le véhicule de Monsieur Weasley afin d'essayer de rattraper le Poudlard Express. Non, mais vraiment...

Pensaient-ils réellement pouvoir intercepter un train, comme ça, avec une voiture volante, hm ? Oui, tout aurait pu plus mal tourner, n'est-ce pas, si Harry et Ron n'avaient pas enclenchés à temps ce maudit bouclier d'invisibilité défaillant qui les avaient exposés à la vue de deux moldus près de la poste située à côté de la gare et par cinq autres au dessus du Norfolk ! L'infraction au code international du secret magique était telle que le Ministère allait bientôt prendre la décision de diligenter une enquête à l'encontre de Monsieur Weasley qui allait l'exposer ni plus ni moins à une forte amende ou à une peine de prison à Azkaban.

Et cela, Hermione n'avait pas voulu le croire. Pas toute suite et pas sans avoir confirmé ce qui se trouvait déjà imprimer en première page de la Gazette du Soir. Par le caleçon de Merlin, mais que leur étaient-ils arrivés pour faire preuve d'un tel manque de discernement ? Oui, bon, ils n'avaient que douze ans, mais Hermione n'avait encore rien vu d'aussi stupide et d'aussi dangereux pour toute la communauté magique. Au lieu de faire des bêtises, elle s'était plongée durant l'été dans son travail scolaire et la dernière fois qu'ils s'étaient vus c'était sur le Chemin de traverse, il y avait quelques jours - ce fameux jour où les Weasley avaient rencontrés les Granger et où Monsieur Weasley s'était bagarré avec Lucius Malefoy au beau milieu de chez Fleury & Bott.

- Ah vous voilà, VOUS ! Où étiez-vous passés, on raconte des choses "ridicules" à votre sujet ,s'insurgea t-elle. - Il paraît que vous allez être renvoyés pour avoir eu un accident avec une voiture "volante" , leur demanda t-elle sur un ton cinglant.

- On a pas été renvoyés... ,répondit Harry.

- Mais vous n'êtes quand même pas venus en volant jusqu'ici ? ,leur demanda t-elle sur un ton rappelant celui du Professeur Macgonagall.

Ses reproches n'avaient pas plu à Ron. Harry, lui, commençait déjà à s'en vouloir, mais cela n'allait pas durer.

- Oue ça va ! , rétorqua t-il de mauvaise humeur. - Laisse tomber les leçons de morale et donne-nous le mot de passe , s'énerva t-il un peu.

Les sourcils froncés, la lionne ne s'était pas démontée.

- Mais où aviez-vous la tête pour... Hmphf... C'est "Anthochère", répondit-elle rapidement. - Mais ça n'est pas pour ça que je voulais vous parler...

Mais hélas, Hermione avait été interrompue par le portrait de la Grosse Dame qui s'était ouvert. Il y avait eu un tel tonnerre d'applaudissements qu'elle n'aurait pas pu en placer une. Personne ne semblait avoir regagné son dortoir. Tous les élèves de Gryffondor s'étaient rassemblés dans la grande salle circulaire dans l'attente de leur arrivée. Certains avaient osés monter sur les chaises et les tables, sous le regard de tableaux circonspects. Des bras s'étaient tendus afin d'attraper Harry et Ron tandis qu'Hermione, le visage réprobateur, traînait des pieds derrière eux sans trouver cela "amusant". Oui, "bravo", "belle imagination", "on en parlera encore longtemps à Poudlard" ! Bah ! La lionne avait levé un instant les yeux au ciel en soupirant. Quelle bande d'idiots... Ron, à présent, souriait d'un air gêné, le teint écarlate, tandis qu'Harry médusé et perplexe, avait aperçu le regard désapprobateur de Percy, leur Préfet-en-chef.

- Il vaudrait mieux que l'on aille se coucher, dit-il après avoir donner un coup de coude afin de montrer à Ron d'un geste du menton Percy tentant de se frayer un chemin vers eux. - On est un peu fatigués... Bonne nuit, lança t-il à Hermione qui ne semblait pas du tout avoir appréciée leur péripétie.

Ses compères s'étaient frayés un chemin jusqu'au petit escalier à colimaçon menant jusqu'aux dortoirs. De là, ils avaient très vite disparus suivis par leurs camarades de chambrées. Percy, qui était enfin arrivé au centre de la pièce circulaire, se mit à crier avec autorité à l'intention de tous les élèves afin de leur demander de cesser ce brouhaha et aux premières années qui le souhaitaient de le suivre afin de visiter l'endroit où ils allaient dormir. La salle-commune se vida petit à petit et le silence revint assez vite. Hermione qui avait du mal à voir sa colère et son angoisse redescendre s'était installée dans l'un des fauteuils défoncés, dans un coin de la pièce, près de la cheminée. Prise soudain d'une envie d'analyser ce qui s'était produit et si elle devait passer l'éponge avec Harry et Ron, elle n'avait pas tout de suite remarquer la présence d'un première année dont le nom lui était restée à l'esprit après la cérémonie de répartition. Pourquoi ? Tout simplement, parce qu'un garçon en chaise roulante, il fallait être aveugle pour ne pas le remarquer après que son nom eut été appelé.

Ce qui l'intriguait c'était qu'il existait des potions fixantes et des charmes thérapeutiques. Elle savait, pour l'avoir lu, que les cracmols étaient victimes de discrimination, qu'aucun d'eux n'étaient admis à Poudlard, pas plus que les infirmes. Car hormis dans des cas très rares où l'infirmité était survenue à la conception, la communauté sorcière comptait peu de personnes handicapées. C'était le cas de certains malchanceux qui devaient leurs blessures irréparables à certains maléfices puissants liés à la magie noire, comme Alastor Maugrey dont elle ferait la connaissance d'ici quelques années. Alors, plusieurs hypothèses avaient fait leur apparition très rapidement : le garçon était un né-moldu ou un sang mêlé. Mais, continuait-il à faire usage de sa chaise roulante, car il ignorait que les guérisseurs de St-Mangouste était surement en mesure de le soigner ou le savait-il et avait-il tout bonnement refusé pour une obscure raison ? A l'évidence, ce garçon  -peut être buté - allait avoir des soucis pour se déplacer dans l'école avec tous ces escaliers. Et pourtant, il était parvenu jusqu'à leur salle-commune. Incroyable...

- Salut... , lui lança t-elle un peu mal à l'aise et hésitante, avec beaucoup du prudence.

Son problème c'était que d'habitude elle ne savait pas se tisser des liens facilement. La lionne avait un grand coeur dissimulé derrière certaines apparences qui, depuis qu'elle avait su obtenir la confiance et le respect de Harry et Ron, avaient un peu changées... En mieux... Enfin presque. Comment aborder dans ce cas son problème sans avoir l'air d'insister face aux complications ?

- Tu dois avoir beaucoup de courage pour être arrivé ici, surtout si tu n'as reçu l'aide de personne... Permet-moi de te souhaiter la bienvenue à Gryffondor. Je m'appelle Hermione et je suis en seconde année... , ajouta t-elle d'un air amical, en esquissant un petit sourire un peu timide, mais sincère.


Spoiler:
 

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"Il faut de la force assurément pour tenir toujours la balance de la justice droite entre tant de gens qui font leurs efforts pour la faire pencher de leur côté." Louis XIV
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    GRYFFONDOR
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DATE & LIEU DE NAISSANCE DATE & LIEU DE NAISSANCE: 28 août 1981, non-loin de Lairg, Loch Shin (Scotland)
SANG SANG: mêlé
MessageSujet: Re: Ennemis de l'héritier, prenez garde... [PV Lou] Mer 20 Déc 2017 - 7:22



La répartition s’était déroulée tout à fait comme il l’imaginait – si tant fut qu’il l’eût imaginée vraiment. Disons que les éléments qu’il s’était représentés avait été là : la masse de Première Année aussi effrayés que lui-même, celle encore plus dense des étudiants d’années supérieures sagement rangés à leur table, le regard souvent austère des professeurs et la magnificence de l’école – même si, il l’admettait, il avait largement sous-estimé celle-ci. Sa maman lui avait fourni un livre, Histoire de Poudlard, en lui recommandant de ne pas l’ouvrir avant d’être arrivé. « Pour ne pas gâcher la surprise », avait-elle dit, et Lou avait sagement acquiescé, même si poser les yeux sur l’ouvrage sans pouvoir le toucher le brûlait presque.

La tentation avait été bien plus violente durant le trajet dans le train. D’abord curieux de tout ce qui l’entourait, il s’était vite rendu compte que le Poudlard Express n’était au final qu’un vieux train à vapeur ; certes, un peu plus magique, certes, un peu moins rouillé, mais un banal train à vapeur tout de même. L’ennui l’avait vite gagné. Sa nature joviale s’était effacée face aux regards intrigués, suspicieux, apeurés même, que lui lançait presque tout le monde. Alors quoi, n’avaient-ils jamais vu un fauteuil roulant ? n’avaient-ils jamais aperçu personne privé d’un de ses attributs ? Foutus sorciers, avait-il pensé, et il n’avait finalement pas décroché un mot du trajet.

Il n’avait pas compris en quoi son handicap était si exceptionnel ; certes, on n’en croisait pas tous les jours, assurément, mais il suffisait d’aller dans le Londres moldu pour être assailli de toute sorte d’images bizarres et de particularités physiques encore plus étranges que les siennes. Même lui, dont les parents avaient furieusement refusé de vivre en milieu urbain, dont la mère avait fermement renié la magie jusqu’à ce qu’elle n’eût plus le choix à cause de ses enfants, avait vu des cas pires que lui-même. Et même les gamins les plus bornés du monde – des mômes de campagnards, pardonnez-leur – avaient fini par accepter ses différences.

Toujours était-il qu’il avait senti les regards le suivre dans le train et que la sensation lourde de leurs yeux sur ses épaules s’était accentuée lorsqu’il était entré dans la Grande Salle. C’était quelque chose qu’il n’avait pas vraiment prévu, en fait – malgré qu’il fût un assidu de lecture, le gamin qu’il était préférait encore les histoires idéalistes aux dystopies pleines de leçons de moral. Il n’avait pas non plus prévu à quel point il avait été dépourvu face à l’imposante marche que l’estrade leur présentait ; il ne connaissait en fait aucun sort permettant de faire léviter son fauteuil. Il était demeuré là, hésitant, sans pouvoir avancer jusqu’au Choixpeau et sous les rires naissants de ses futurs camarades. Une main secourable lui était finalement venue en aide, un gamin dont le nom lui avait échappé, mais il avait l’impression d’avoir vécu la pire humiliation de sa vie.

Le Choixpeau avait dit tout un tas de choses étranges – « Oh, je vois », avait-il susurré, mielleux, « tu as en toi une grande volonté de faire tes preuves. Et un courage poussé à son extrême – ou alors est-ce de l’inconscience ? Dis-moi mon grand, qu’est-ce qui t’a poussé à te jeter devant cette voiture ? » Lou avait cligné des yeux et avait trouvé la question absurde tant elle était évidente. L’artefact avait semblé soupiré – « Je vois » - et avait fini par hurler GRYFFONDOR ! au milieu des bavardages qui remplissaient l’air. Quelque chose dans l’estomac de Lou s’était débloqué et les applaudissements, d’abord timides, avaient fini par retentir. Il avait eu du mal à descendre de l’estrade, avait essuyé quelques rires de plus et s’était installé au bout de sa table – les bancs ne laissaient visiblement pas de place à Robert. Au final, il avait fini par oublier les regards inquisiteurs posés sur lui et s’était concentré sur le banquet qu’on leur avait servi.

Et il était là, désormais, au milieu de fauteuils défoncés et de couleurs chaleureuses, à se demander ce qu’il fallait faire ensuite – incertain de la conduite à adopter. Les préfets leur avaient montré les dortoirs : deux portes, au fond de la tour, menaient respectivement aux chambres des filles et aux chambres des garçons. Tous les Première Année s’y étaient précipités ; il avait suivi le mouvement juste avant de déchanter en avisant les escaliers. Et à présent, il se demandait comment Merlin pourrait-il faire pour y monter sans quémander l’aide de quelqu’un – il détestait réclamer.

Il tourna un peu en rond ; quelques élèves encore, plus âgés pour la plupart, traînaient près des fenêtres ou au coin du feu. Les deux élèves – le célèbre Harry Potter, dont Lou avait à peine entendu parler avant aujourd’hui en réalité, et son acolyte roux dont il avait oublié le nom – qui avaient débarqué en grandes pompes lors du banquet se dirigèrent vers les dortoirs. Le garçon se demanda brièvement s’il serait suffisamment téméraire pour leur adresser la parole un jour – mais bien sûr qu’il le serait, depuis quand était-il aussi timide ? Depuis que tout le monde te regarde comme un extraterrestre et que tu n’en as vraiment plus l’habitude, lui souffla une voix quelque part.

Il grimaça. La voix avait bien trop raison, et lui était bien trop fier pour le reconnaître.

Beaucoup étaient déjà montés quand quelqu’un sembla finalement remarquer sa présence. « Salut… », lui dit-on, et la personne n’avait pas vraiment l’air très confiante. Lou se retourna, intrigué qu’une personne, plus âgée que lui semblait-il, voulût copiner avec lui. Elle avait les cheveux en bataille, les plus indisciplinés qu’il eût eu l’occasion de voir, et son visage n’exprimait pas grand-chose sinon une appréhension à peine dissimulée. Il la reconnut presque tout de suite : elle parlait avec Harry Potter et son ami quelques instants plus tôt. Etait-elle amie avec eux ? Avait-elle bravé les règles du Ministère pour venir en voiture volante avec eux ?

Lou se força à sourire – il était handicapé, pas antipathique. Il fallait faire bonne impression. « Bonsoir », fit-il, et sa voix à lui non plus n’était pas rassurée du tout. En plus, il l’avait toujours trouvée trop fluette. « Je m’appelle Lou », ajouta-t-il, même s’il doutait qu’elle en eût quelque chose à faire.

« Tu dois avoir beaucoup de courage pour être arrivé ici, surtout si tu n'as reçu l'aide de personne... » Le garçon grimaça – encore une qui insistait sur son problème. Mais à quoi pensait-il en espérant le contraire ? Il était évident que c’était la première chose sur laquelle les gens s’arrêteraient.

Il se mordit les lèvres en évitant les répliques blasées qui lui vinrent naturellement. Il avait tellement souvent fait face à ce genre de situation qu’il avait appris à contrôler la contrariété que ce genre de mots lui inspirait. « En vérité, j’ai dû me faire aider », répondit-il. « On m’a dit qu’on m’apprendrait des sortilèges pour faire léviter Robert, mais je ne les connais pas encore alors l’un des préfets s’en est occupé. Mais c’est vrai que c’est pas très pratique, tous ces escaliers à monter. Ils auraient pas pu installer des ascenseurs ? » Au moins n’avait-il pas l’air énervé. « J’espère qu’ils vont vite penser à me les montrer.

- Permets-moi de te souhaiter la bienvenue à Gryffondor. Je m'appelle Hermione et je suis en seconde année...

- Merci ? » Ça sonnait plus comme une question mais il ne s’était pas attendu à ce qu’elle l’accepte aussi vite – alors quoi, pas de question supplémentaire sur le pourquoi du comment ? Lorsqu’il avait eu son accident, les premières paroles de ses petits camarades avaient été de le harceler d’interrogations. Et à chaque fois, les premières paroles qu’il entendait concernaient toujours son handicap.

Hermione, se répéta-t-il pour mémoriser – il n’avait pas spécialement la mémoire des noms. Il ne pouvait que saluer le patronyme ; il l’avait déjà rencontré dans une histoire que sa mère lui lisait souvent quand il était plus jeune et en gardait un souvenir marquant. « On dirait le prénom d’un personnage dans le Conte d’hiver. J’adore cette histoire », dit-il en espérant ne pas faire preuve d’indélicatesse. C’était un compliment pour lui – un compliment maladroit, mais il était vrai qu’il en faisait rarement. Il doutait cependant qu’elle connût la pièce : c’était un texte moldu et il s’était bien rendu compte que les sorciers n’étaient pas très familiers avec la culture des non-sorciers. « Tu connais ? »

La question était sans doute naïve, mais au moins se sentait-il à l’aise sur le sujet. Pour faire bonne impression, on lui avait toujours dit qu’il fallait parler de choses qu’on aime – et c’est ce qu’il comptait bien faire, bonne impression.



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