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[Octobre 1997] Escaliers gigoteurs et bosses douloureuses [ft Alizée Shafiq]

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GRYFFONDOR1ère année
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MessageSujet: [Octobre 1997] Escaliers gigoteurs et bosses douloureuses [ft Alizée Shafiq] Sam 2 Déc 2017 - 0:19


Michelle & Alizée

Escaliers gigoteurs et bosses douloureuses

AVENGEDINCHAINS


Quelques semaines déjà que Michelle avait posé un pied dans le château et déjà, elle sentait le poids des études sur ses petites épaules. Elle portait son sac avec une bandoulière beaucoup trop grande pour elle, avec une tonne et demi de livres, soit dix mille fois son propre poids (approximativement). Elle parcourait les marches du château d'un pas rapide, sans aucune idée d'où elle allait réellement. Elle souhaitait se diriger vers la salle commune des lions, mais les escaliers semblaient en décider autrement et ne cessaient de bouger en la changeant de direction. En seulement quelques jours, elle était arrivée pas moins de cinq fois en retard en classe, avait dû s'excuser à contre cœur contre ces idiots de Carrow qui ne cessaient de persécuter les premières années – elle n'était bien évidemment pas la seule à se perdre dans les couloirs interminables de Poudlard – et deux retenues lui pendaient au nez sans qu'elle sache pour quelle raison. Disons que son insolence lui avait joué quelques tours, et la fatigue qu'elle ressentait face à sa nouvelle vie d'étudiante de la magie n'arrangeait rien. Elle voulait s'enfermer dans sa tour, s'allonger sur son lit, et attendre que l'automne l'emporte au pays des rêves. Et ces fichus escaliers qui n'en faisaient qu'à leur tête ! En ce moment même, elle rêvait de se vautrer dans ses draps propres, attendre l'arrivée de son chat Grenouille – il avait émit un son assez étrange la nuit dernière, c'est pourquoi elle avait décidé de l'appeler ainsi pour cette semaine – et se blottir contre lui jusqu'à endormissement total. Mais c'était peine perdue. Elle avait encore des devoirs à faire pour le lendemain, potions, sortilèges, histoire de la magie, la liste était longue. Elle n'avait pas vraiment anticipé ces dernières semaines, et tout s'accumulait sans qu'elle n'ait le temps de se concentrer sur une matière en particulier. Rien que la pensée des devoirs qu'elle devait terminer avant de pouvoir se reposer lui fit chavirer le cœur. Elle était épuisée. Alors qu'elle arrivait enfin en haut d'un escalier un peu plus docile que les autres, elle eut la mauvaise idée d'attraper son sac à ce moment là et loupa la dernière marche qui était censée la ramener sur la terre ferme. Elle voulait simplement récupérer un morceau de parchemin sur lequel elle avait noté le mot de passe de l'entrée de la salle commune, mais elle aurait mieux fait d'attendre d'avoir les deux pieds bien stables, au lieu de ça, elle s'était pris les pieds dans sa robe de sorcière – trop longue pour sa taille, bien évidemment – et s'était retrouvée le nez sur le bois, la joue aplatie grossièrement.

La scène était assez pitoyable. Michelle était heureuse de n'entendre personne aux alentours, et préféra rester là un instant, la tête collée contre le parquet, plutôt que de bouger et de sentir la douleur dans tout son corps. Autour d'elle, des parchemins étaient éparpillés, des livres s'étaient ouverts par la force de la chute et son sac pendouillait lamentablement sur la dernière marche meurtrière. On aurait dit qu'une tornade était passé par là et avait tout terrassé sur son passage. Mais non. Rien de tout cela n'était arrivé pourtant, aucune tempête, à part Michelle elle-même, n'avait passé les épais murs magiques. La jeune femme ne savait comment se relevert tant l'intégralité de son corps semblait souffrir, elle n'osait bouger le petit doigt de peur que celui-ci soit également endolori. Elle respira un instant et examina la situation. Dis-toi au moins que personne n'a eu l'occasion de voir ton magnifique plongeon. Cette position n'est pas si désagréable finalement. Elle essayait de positiver, mais il fallait dire qu'il était difficile de ne pas voir l'échec cuisant de la situation. Elle se décida enfin à décoller sa joue du sol pour prendre appui sur sa main droite qui semblait suffisamment en bon état pour la soutenir. Malheureusement, elle n'avait pas prévu que son sac – et les quelques livres qui avaient survécu à l'intérieur de ce dernier – la fassent glisser jusqu'à ce que son pied se rattrape in extremis. « Examine la situation, Michie, dans quelle posture tu arriverais à te relever sans aggraver ton cas ? » Au point où elle en était, se parler toute seule ne pouvait pas lui faire de mal.

Cependant, son cœur ne fit qu'un tour lorsqu'elle entendit des pas qui s'approchaient. Il manquait plus que ça! Si elle avait pu hurler de désespoir, elle l'aurait fait, mais ça n'aurait fait qu'accentuer son malaise. Elle voyait déjà la situation venir, une dizaine d'élèves qui se seraient rués vers elle en riant, s'exclamant que Bilray s'était pris les pieds dans sa robe, et elle ne sachant que faire à part s'énerver. L'idée même de cet état des choses la faisait bouillonner intérieurement. Elle se voyait déjà coller deux trois claques aux premiers rangs ou encore les pousser dans l'escalier, mais à vrai dire, la réalité était tout autre, les pas étaient rapprochés et n'avaient pas l'air d'appartenir à un groupe mais à une seule personne. Elle ne pouvait voir cette dernière qui s'approchait, mais elle se préparait à une réplique cinglante au cas où elle se permettrait de faire un commentaire. Michelle n'était pas du tout à son avantage, mais elle ne savait pas trop comment se déplacer. Afin de limiter les dégâts, elle se força à se relever rapidement et trouva bientôt un appui solide qui la fit se mettre à quatre pas, puis rapidement dans la position assise. Elle n'osa regarder qui se tenait à ses côtés et préféra donc se concentrer sur les tas de parchemins et de livres qu'il lui fallait rassembler et ranger dans son sac, tête baissée.

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Michelle Bilray ☽ “I remember my own childhood vividly...I knew terrible things. But I knew I mustn't let adults know I knew. It would scare them”
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Dernière édition par Michelle Bilray le Sam 9 Déc 2017 - 18:36, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: [Octobre 1997] Escaliers gigoteurs et bosses douloureuses [ft Alizée Shafiq] Sam 2 Déc 2017 - 17:57


HRP:
 

« Penser à cela maintenant ne sert à rien », s'exclama la demoiselle en poussant sur la barre pour se redresser, revenant ainsi à la réalité.

Elle se détourna du paysage qu'offraient les hauteurs de la tour d'astronomie, faisant volte-face. Comme seule récompense, ses longs cheveux fouettèrent son visage et elle grimaça. Elle se dirigea vers la sortie. Sa baguette atterrit dans sa main avec rapidité et fut pointée vers son sac. Un Accio plus tard, elle le réceptionnait avec une certaine brutalité et plaçait la bandoulière sur son épaule gauche. Elle rangea le bois d'acacia taillé et emprunta les escaliers vers le septième étage. Elle avait passé beaucoup trop de temps à rêvasser, observant le spectacle étrange qui se déroulait depuis le début de l'année dans le parc. Un parc déserté par les individus qui se trouvaient au château, laissant leur place à une brume qui n'avait rien de naturelle, causée par la présence des détraqueurs. S'il était rare de les voir directement dans le parc, Alizée n'était pas idiote et elle se doutait qu'ils se trouvassent dans la forêt interdite. Elle ne comprenait pas, par contre, la véritable raison de leur présence. Les Carrow étaient déjà là comme arme de dissuasion pour les élèves, sans compter le directeur de l'école. Elle savait également, de source sûre, que des mangemorts patrouillaient à Pré-au-lard et qu'un couvre-feu avait été ordonné par le ministère de la magie. La question demeurait donc : pourquoi placer ces créatures à Poudlard ? Si durant sa seconde année, cela avait été dans le but de protéger les élèves d'une potentielle attaque de Sirius Black, cette année leur loyauté allait au Seigneur des Ténèbres. Elle voyait mal Lord Voldemort plaçait une protection pour des élèves. Ils avaient donc une autre utilité, mais laquelle... Ça restait un mystère.

Un mystère, oui, qu'elle n'avait absolument pas l'intention de découvrir pour l'heure. Elle avait suffisamment à faire, entre ses cours, le Club des Duellistes et sa possible admission dans l'équipe de Quidditch de Serpentard, pour en plus essayer de comprendre le sorcier le plus puissant d'Angleterre. En y réfléchissant, elle regrettait simplement la bonne humeur qu'il avait été possible de sentir dans l'école, avant cette année. Elle revint à la réalité en arrivant dans l'un des couloirs du septième étage. Elle se dirigea directement vers les escaliers, avec la ferme intention de joindre la salle commune des serpents. Elle ne prenait pas le chemin le plus rapide, sachant qu'il existait des passages secrets pour monter ou descendre plus rapidement, mais son nom et son sang lui donnait au moins la possibilité d'être un minimum en sécurité dans l'école, pour le moment. Ce fut donc d'un pas tranquille qu'elle commença son chemin, qui s'arrêta pourtant bien plus vite que prévu. Un bruit sourd attira son attention, justement vers l'endroit où Liz se dirigeait et elle se figea.

Sans même vraiment réfléchir, elle reprit sa route. Ses pas se firent plus pressés. La curiosité la poussait à avancer. Si elle pouvait aider la personne, elle le ferait, mais Liz avait pris le parti de faire très attention. Elle ne pouvait pas se permettre d'arriver et d'aider un Nuncabouc, par exemple. Le reste des élèves ne la gênaient pas... Surtout qu'elle savait que pour avancer dans un monde tel que celui des sorciers, il valait mieux se faire des alliés le plus tôt possible. C'est donc avec l'idée d'aider la personne – si elle en avait besoin et qu'elle n'était pas un bouc – qu'elle arriva face à la scène de crime. Une Gryffondor se releva rapidement à son arrivée et commença à ranger ses affaires, totalement éparpillées, la tête basse. Alizée resta figée devant elle un moment et l'observa faire. Elle ne savait pas vraiment dans quelle année elle se trouvait, mais il était certain qu'elle ne l'avait jamais vu avant. Du moins, c'était ce qu'elle croyait, pour la simple raison qu'elle avait oublié la moitié des visages et des noms de la cérémonie de la répartition, n'y portant que très peu d'intérêt.

Sans y réfléchir plus que nécessaire, la Shafiq s'approcha de la gamine et s'accroupit. Elle posa un genou à terre et commença à l'aider à ramasser ses affaires, sans un mot. Elle ne la regarda pas vraiment, se concentrant pour le moment sur la pile de livres et de parchemins qui avaient connu le même vol plané que la lionne. Elle remarqua certains ouvrages, qu'elle avait elle-même dû acheter pour ses études à Poudlard et un petit sourire apparut sur son visage. C'était, d'une certaine façon, stupide, mais ce simple contact avait le don de lui rappeler de doux souvenirs. Vu la façon dont la politique de l'école tournée, ses premières années d'école, qu'elle avait d'une certaine façon détestée pour certains détails, passaient aujourd'hui pour un camp de vacances qu'elle aurait aimé ne jamais quitter. Après avoir rassemblé les ouvrages et feuilles volantes en une seule pile à peu près égale, elle la tendit à son vis-à-vis, dans l'attente qu'elle la reprît.

« Ça va ? demanda-t-elle. Tu as mal quelque part ? »

Alizée n'avait jamais remarqué qu'elle avait un sérieux problème avec les plus jeunes. Elle ne leur montrait aucune marque de respect, ne serait-ce que le vouvoiement. Si en général, ça ne gênait guère les plus jeunes, certaines personnes pouvaient voir cela bien différemment. Elle n'y fit pas attention et commença à dévisager Bilray, dans l'idée de vérifier qu'elle n'eût aucune blessure apparente. Au moins, pensa-t-elle distraitement, elle n'a pas dégringolé les escaliers... Sinon, c'est en petits morceaux que je l'aurais retrouvée. Après son inspection, elle se redressa de toute sa hauteur et tendit une main à la Gryffondor, dans l'idée de l'aider à se relever. Dans un même temps, elle reprit la parole, une question lui venant en tête. Elle ne réfléchit pas vraiment à son application quand elle la posa, ni même l'implication que certains membres de sa maison pourraient voir à travers un aussi simple geste. Les Serpentards pouvaient se montrer particulièrement intelligents... Mais aussi particulièrement idiots, parfois.

« Tu veux que je t'accompagne jusqu'à l'infirmerie ? Pomfresh et Rowle doivent avoir un baume pour éviter les bleus, je pense. »

La Serpentard attendit la réponse de sa camarade plus jeune. Elle croisa les bras sur sa poitrine, après avoir ressenti un frisson. Elle avait un peu froid, même si de l'extérieur, cela ne se voyait pas. Elle paraissait simplement impatiente de recevoir une réponse, ce même si son visage neutre n'aidait pas vraiment à se faire une idée de ses pensées.

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MessageSujet: Re: [Octobre 1997] Escaliers gigoteurs et bosses douloureuses [ft Alizée Shafiq] Sam 9 Déc 2017 - 18:36


Michelle & Alizée

Escaliers gigoteurs et bosses douloureuses

AVENGEDINCHAINS


A quatre pattes afin de ramasser le plus de documents possibles, Michelle essaya tant bien que mal de retrouver un peu de dignité. Elle aurait voulu à ce moment là, être un petit lutin – à la limite elle n'était pas bien grande – pour aller se planquer derrière une statue et disparaître. La jeune femme qui s'approchait était une élève de serpentard dont elle ne connaissait pas le nom, ni même dans quelle année elle étudiait. Elle l'avait aperçue quelque fois dans la grande salle pendant les repas mais n'avait jamais eu l'occasion de lui parler. Sa surprise fut immense quand la jeune femme vint auprès d'elle, accroupie, pour lui remettre ses livres dans une pile quasi-parfaite. Attendre l'aide d'un élève plus âgé, et d'autant plus d'une maison aussi ennemie de la sienne que les leurs était comme attendre la neige en plein mois de juin. Vain. Et pourtant, Michelle ne rêvait pas. Elle lui demandait même si elle avait mal quelque part, ce à quoi Michie répondit par un « Hmm hmm, ça va... » Elle se pressa de tout rassembler avant que la jeune femme n'intervienne à nouveau.

« Tu veux que je t'accompagne jusqu'à l'infirmerie ? Pomfresh et Rowle doivent avoir un baume pour éviter les bleus, je pense. »

Michelle faisait sa fière. Elle n'avait besoin de rien ni personne, et d'ailleurs elle n'avait mal nulle part. Elle était d'ordinaire de nature plus discrète lorsqu'il s'agissait de se déplacer et de passer furtivement, là elle se sentait comme un éléphant dans un magasin de porcelaine, se rattrapant sur de grosses pattes difficilement contrôlables. Elle s'apprêta à répondre à la Serpentard lorsqu'une douleur au genou vint interrompre son souffle.

« Non, ça ira, merci, je ne sens presque rien. réussit-elle à articuler alors que la douleur lui arrachait un sourire crispé. Elle aurait pu être crédible si, en se relevant sur ses deux jambes, l'une d'elle n'avait pas flanché, lui décrochant un petit gémissement. Elle attrapa aussi vite un coin de rampe d'escalier pour s'y appuyer. « C'est rien, c'est rien. » s'exclama-t-elle avant que l'autre n'est le temps d'ajouter quoique ce soit, non sans une pointe de mauvaise humeur. Le plus beau des cadeaux qu'elle puisse recevoir là, tout de suite, aurait été que la serpentard s'impatiente et passe son chemin pour mener ses petites occupations, Michelle était assez grande pour s'en sortir toute seule, mais la jeune femme ne le voyait pas de cet œil visiblement. « Tu peux y aller, je peux me débrouiller toute seule. ».

Cette phrase aurait pu la dissuader, mais au contraire, elle resta à ses côtés, en lui tendant les livres pour qu'elle les remette dans son sac. Elle se voyait déjà accompagnée à l'infirmerie avec son accompagnatrice qui racontait cette histoire à tout le château. Par chance, il n'y avait qu'elle comme témoin de ce petit dérapage, et elle espérait au plus profond d'elle qu'elle serait la seule. Mais il restait un témoin. Un de trop. Elle se surprit à penser qu'il faudrait effacer les preuves et supprimer la jeune femme pour qu'elle ne parle, mais pour si peu, ses pensées la firent rire un brin, ça lui faisait du bien. Elle désirait cependant faire comprendre à Alizée qu'il ne fallait qu'elle ne parle de ça à personne, mais sans savoir trop comment formuler sa requête sans avoir l'air de l'implorer.

« Si en rentrant dans ton dortoir, tu pouvais ne pas trop parler de ça, ça m'arrangerait ! » Elle essayait de paraître agréable, mais il était difficile pour elle, dans cette situation, de demander un service à quelqu'un, elle se sentait inférieure et ne supportait pas ça. « D'ailleurs tu n'as rien vu, et il ne s'est rien passé! » Ce ton d'agressivité, Michelle ne le contrôlait pas, elle était fatiguée par le poids des cours, voulait simplement s'endormir paisiblement, sans avoir à penser qu'on puisse se moquer d'elle derrière son dos, et cette jeune femme ne lui inspirait pas confiance. Son genou montrait encore des signes de faiblesses, et d'autres parties de son corps semblaient enflammées également, le coude, une partie du bras, son tibia droit, son cerveau ne savait plus où ni comment envoyer les signaux d'endolorissement tellement les parcelles de son corps s'allumaient à tour de rôle. Il manquait plus que cela, qu'elle ce soit cassé quelque chose.

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MessageSujet: Re: [Octobre 1997] Escaliers gigoteurs et bosses douloureuses [ft Alizée Shafiq] Lun 11 Déc 2017 - 13:50


« Non, ça ira, merci, je ne sens presque rien. »

La réponse de la plus jeune arracha un sourire sarcastique à Alizée. Sa posture, son sourire crispé lui prouvait littéralement le contraire. Avec un soupir, elle observa la plus jeune se rattraper à la rampe d'escalier, lui prouvant plus encore qu'elle n'était clairement pas en état de se déplacer seule. Elle ne savait pas exactement ce qu'elle avait et la médecine n'était pas sa branche de prédilection. En réalité, c'était même l'inverse : la Serpentard était douée pour blesser les autres, pas pour les soigner. Elle ne pouvait pas laisser la plus jeune dans cet état malgré tout, aussi se rapprocha-t-elle légèrement dans l'idée de la soutenir, mais celle-ci reprit la parole. La demoiselle haussa un sourcil et croisa à nouveau les bras sur sa poitrine, face au déni évident et, d'après elle, stupide, dont faisait preuve la Gryffondor.

« C'est rien, c'est rien, avait-elle dit, comme si elle voulait se convaincre elle-même de la sûreté de ses paroles.
Vraiment ? répliqua la Serpentard.
Tu peux y aller, je peux me débrouiller toute seule. »

Bornée. Irréfléchie. La parfaite petite lionne. Elle ne supportait pas que quelqu'un lui vînt en aide ? Alizée ne bougea pas d'un pouce, l'observant faire un temps, avant de finalement remettre elle-même les livres de la première année dans son sac. Elle n'avait pas l'intention de passer sa journée ici à cause d'une jeune femme telle que Michelle. Pourquoi voyait-on toujours ses gestes comme faux, alors qu'elle ne cherchait qu'à l'aider ? La Shafiq ne parvenait tout bonnement pas à le comprendre, aussi se contenta-t-elle de hausser une épaule dans un geste habituel. Bilray ne pouvait comprendre le pourquoi de ce geste. Comment le prit-elle ? La verte et argent ne le savait pas et s'en foutait un peu. Elle se rapprocha à nouveau de la rouge et or, qui reprenait à nouveau la parole. Avait-elle l'habitude de parler autant ou était-ce dû à ses blessures ? La sang-pur ne put s'empêcher d'esquisser un nouveau rictus sarcastique à cette question muette, que son propre esprit lui imposait.

« Si en rentrant dans ton dortoir, tu pouvais ne pas trop parler de ça, ça m'arrangerait ! »

Nouveau sourcil relevé. Elle la prenait pour qui, la gamine ? Elle avait d'autre chat à fouetter que raconter à toute l'école qu'une élève avait lamentablement trébuché dans les escaliers. Ce genre d'accident arrivait presque tous les jours. Du moins, d'après les rumeurs. Elle savait que c'était surtout certains inspecteurs du ministère qui s'amusaient avec les élèves, mais là n'était pas la question. Elle aurait pu sauter de la tour d'astronomie qu'Alizée ne l'aurait raconté à personne... Sauf peut-être à Holbrey. Ils avaient un accord, après tout, mais une élève qui tombait dans les escaliers ? Ça ne l’intéresserait pas, elle en était persuadée.

« D'ailleurs, tu n'as rien vu, reprit la petite sur un ton un peu trop agressif au goût de la plus vieille. Et il ne s'est rien passé !
Est-ce que cet incident pourrait rester entre nous, s'il te plaît ? la reprit Liz. C'est trop difficile de le demander poliment et sans avoir l'air d'une acromentula prête à sauter à la gorge du premier venu ? »

Il n'y avait aucune agressivité dans le ton de la demoiselle. C'était une simple question... Bon, d'accord, ce n'était pas une simple question : il y avait quelques petites gouttes de sarcasme glissées ici et là. En même temps, la petite le cherchait. Elle attendit sa réponse, dans la même position que précédemment, n'ayant pas bougé. Enfin, quand elle eut ce qu'elle voulait, à savoir une question correctement posée, elle daigna y répondre.

« Si tu acceptes que je t'accompagne à l'infirmerie, parce que non, tu n'es pas en état de te déplacer seule, tu as ma parole que personne ne saura que tu es tombée dans les escaliers. Tu acceptes ? »

La question pouvait peut-être paraître comme une menace pour la plus jeune, car Alizée savait se montrer convaincante, même quand elle ne le désirait pas forcément. Déformation familiale. Les Shafiq se devaient de se montrer convainquant à chaque instant, après tout, et Alizée se devait de suivre leurs traces.

« Alors ? demanda-t-elle avec un sourire. Tu acceptes ? Si c'est le cas, allons-y. »

Sans vraiment attendre de réponse, Alizée attrapa le bras de Michelle pour l'aider à rester stable et commença, lentement, de façon à ce qu'aucune des deux ne put tomber, à descendre les marches une à une. Le trajet se passa sans de véritables encombres, si ce n'était qu'après réflexion et sans vraiment demander l'avis de la Gryffondor, la vipère lui arracha presque son sac pour le mettre sur sa propre épaule. Elle avait l'habitude de porter des charges lourdes avec les grimoires et autres livres qu'elle s'amusait à promener dans son sac. Ce n'était pas pour rien si certaines personnes disaient qu'Alizée était aussi folle que certains Serdaigles, dans son dos. Non qu'elle fit attention à ce genre de ragots sur sa personne. Tous les élèves y avaient droits et s'y attarder aurait été une perte de temps. Une idiotie.

Après un certain temps, ils arrivèrent enfin à la fin des escaliers. Liz regarda Michelle et lâcha, dans un souffle, comme si c'était parfaitement naturelle...

« Je m'appelle Alizée et toi ? Tu veux faire une pause ? »

Pour une fois, elle ne cherchait pas vraiment à aider un élève pour pouvoir avoir certaines informations, même si, dans un recoin de sa tête, elle se dit que ce n'était pas une mauvaise idée. Si elle pouvait demander à Lou ce qu'il se passait dans la salle commune des Gryffondor, elle ne pouvait pas être certaine qu'il lui disait tout. Après tout, Lou savait qu'elle venait d'une famille de sang-pur et elle se doutait qu'il sût également que son cousin, Lévine, était un mangemort. Comment lui faire totalement confiance, après ça, alors que lui-même ne devait sans doute pas être pour ce régime tyrannique ? Son attention se reporta sur Bilray quand elle lui répondit et la Shafiq acquiesça, s'apprêtant à reprendre la route ou à faire une halte, selon sa réponse. Elle ne se doutait pas une seconde que Michelle ne lui ferait jamais confiance... Se montrait-elle... trop avenante pour une Serpentard ?

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[Octobre 1997] Escaliers gigoteurs et bosses douloureuses [ft Alizée Shafiq]

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