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[Septembre 1996] Une discussion entre amies... [Lina]

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SANS EMPLOI
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MessageSujet: [Septembre 1996] Une discussion entre amies... [Lina] Dim 24 Sep 2017 - 2:55

Une discussion entre amies... [LINA]
Leur cinquième année s'était achevée dans une apothéose, avec l'achèvement de l'un des objectifs majeurs de l'Armée de Dumbledore - cette organisation qui avait été créer afin d'apprendre aux élèves volontaires à se défendre, à lutter contre la tyrannie d'Ombrage, contre les mangemorts et leur Seigneur des ténèbres. Il régnait au Ministère et dans son atrium un chaos incommensurable. L'A.D. s'était bien battue, elle avait empêché le mage noir de mettre la main sur la prophétie au travers de Harry. Plusieurs mangemorts avaient été capturés avec l'aide de l'Ordre du Phénix. Le Ministre Fudge, rejoint par des Aurors, avait assisté au terme de la bataille. Enfin, la vérité avait éclatée. Les ennemis mortels de la communauté magique étaient de retour, le combat avait été rude. Sirius Black avait été assassiné par sa cousine Bellatrix Lestrange, Tonks et Hermione blessées.

Dans une brève déclaration à la presse, le Ministre avait été contraint de confirmer le retour de Lord Voldemort ainsi que la défection des détraqueurs, les gardiens d'Azkaban. En dépit des recommandations du Ministère faite à la population magique, les partisans de la liberté avaient toujours un goût amer dans la bouche. Si Fudge ne s'était pas laissé corrompre, s'il n'avait pas craint de perdre son pouvoir et de reconnaître qu'ils étaient à nouveau en guerre, les recommandations du professeur Dumbledore auraient pu empêcher ce drame ou retarder l'inévitable, la rendre moins puissante. Des guides étaient en train d'être publiés afin d'aider les gens à se défendre. La consternation et l'inquiétude avaient saisi tout le monde lorsqu'il était apparu comme évident que les campagnes de dénigrement et les propos rassurants du pouvoir n'avaient été, en réalité, que des mensonges.

Dumbledore avait été réintégré dans ses fonctions de Manitou Suprême de la Confédération Internationale des Mages et Sorciers ainsi que dans son rôle de Président-Sorcier du Magenmagot. La vérité avait été rétablie tandis qu'Harry lui-même avait été blanchi. Neville avait retrouvé son nez, la cheville de Ginny était rétablie, tandis qu'Hermione se trouvait toujours à l'infirmerie de Poudlard, lisant la première page de la Gazette du dimanche avec intérêt. On parlait désormais de Harry comme de "la voie solitaire de la vérité", bien que la Gazette, à son grand regret, n'avait pas précisé leur responsabilité dans ces campagnes de dénigrement tout à fait scandaleuses.

Obligée de prendre dix potions différentes afin de réparer les dégâts subis par un sortilège prononcé par Dolohov, qu'elle avait empêchée de parler et donc de lui jeter un maléfice mortel, Hermione avait encore assez mal aux côtes. La Gazette faisait ses choux gras avec divers articles à sensation, reprenant l'interview de Harry qu'elle avait organisée de main de Maîtresse avec le Chicaneur, grâce à leur amie Luna Lovegood, dont le père n'était autre que le patron et le rédacteur-en-chef de ce qu'elle avait cru n'être qu'une poubelle. Ron voyait ses cicatrices plus ou moins disparaître après avoir été attrapé par une espèce de cerveau à ventouses qui lui avait pris la tête dans l'une des salles secrètes du département des mystères.

Ombrage - le regard vide, collé au plafond, les cheveux défaits, avec des feuilles parsemant son corps - reposait à l'autre bout de l'infirmerie dans une attitude qu'Hermione avait qualifiée de "choc post traumatique". Sans la moindre pitié, Ron avait imité les bruits que faisaient les Centaures avec leurs sabots, ce qui avait amusé toutes les personnes présentes à ses dépends. Cette vieille harpie méritait d'être démise de ses fonctions, d'être traînée en Justice et condamnée pour abus de pouvoir, acte de torture et usage en toute illégalité de véritaserum, bien que celui fourni par le professeur Rogue s'était avéré n'être qu'un faux. Mais Harry ne voulait toujours pas reconnaître qu'il les avait aidés, qu'il avait prévenu l'Ordre lorsque les choses s'étaient compliquées lorsque, obligée de mentir et de lui monter un bateau, Hermione avait attiré Ombrage dans la forêt interdite en pensant lui présenter Graup, le demi frère géant de Hagrid.

Le Ministre avait été rapidement obligé de démissionner face à la pression populaire. Il avait été remplacé par Rufus Scrimgeour, Directeur des Aurors, tandis que la Justice avait été confié à Pius Thicknesse. La passation de pouvoir avait eu lieu en pleine nuit et devant le Premier Ministre moldu qui avait appris le même soir que Lord Machin - comme le nommait Fudge - était revenu, que la brume glacée qui était apparue en plein mois de juillet n'était pas due à une situation climatique exceptionnelle et inexpliquée, que le pont de Blackdale ne s'était pas écroulé à cause de défauts de conception et que l'ouragan incroyable survenu dans le Sommerset n'était pas naturel. Pis, Emeline Vance et Amélia Bones avaient été assassinées. La police moldu n'avait pas su résoudre ce cas d'une femme tuée dans une maison pourtant fermée à clé et ce, malgré les indices qui prouvaient qu'elle avait défendu chèrement sa peau avant de perdre la vie.

Les résultats des BUSES étaient tombés au bout d'un mois. Harry et Ron avaient obtenu sept BUSES chacun tandis qu'Hermione, la mine déconfite et très déçue "n'avait" obtenu que onze Optimal et un Effort Exceptionnel en Défense contre les forces du mal. La nouvelle avait été éclipsée par celle du mariage prochain entre Bill Weasley et Fleur Delacour, la disparition d'Ollivander, l'arrestation de Stan Rocade et la fermeture de Chez Florian Fortarôme. Les mesures de sécurité avaient été augmentées chez Gringotts, provoquant des heures d'attente. Les vitrines colorées du chemin de traverse avaient perdues de leur superbe tandis que des affiches mauves du Ministère étaient placardées partout avec les visages animés des mangemorts évadés et des conseils de sécurité destinés à la population et aux touristes. Des éventaires miteux s'étaient depuis installés tout le long du chemin, vendant des objets ou des amulettes à la valeur des plus douteuses.

Dans le Poudlard Express, les membres de l'A.D. ayant pris part à la bataille aux côté de celui que l'on commençait à appeler "L'Elu", avaient attiré les regards et les questions. Hermione, comme Neville, Ginny et Luna, avaient affronté les regards ébahis, les bouches ouvertes et les individus chuchotant dans leur dos. Leurs actions leur avaient valu une célébrité à laquelle ils faisaient face dans un sentiment mêlé de surprise, d'excitation et d'humilité. Rien n'avait été facile. Ils n'étaient pas des héros, ils avaient reçu de l'aide. Harry avait perdu son parrain durant la bataille et Hermione en avait été dévastée. Elle avait eu envie de lui en parler, de trouver un moyen de le réconforter, en vain. La Gazette avait beaucoup parlé d'eux et Hermione ne s'était montrée attentive qu'aux conclusions à en tirer sur l'opinion publique. Aucun d'eux ne s'était battu pour la gloire ou l'argent. Ils l'avaient fait pour l'A.D., Harry, par amitié et pour une cause qui dépassait de loin toute ambition personnelle.

- Susan ? fit Hermione, interloquée, son traité avancé de runes anciennes dans les bras.

La Préfète avait traversé le château pour se rendre du côté du parc, où elle avait croisé la Poufsouffle, nièce d'Amélia et ex Directrice de la Justice magique. L'adolescente, timide, avait été membre de l'A.D. Tonks l'avait présenté comme un juge impartial et juste, à la forte personnalité. Son frère, Edgar, avait été membre de l'Ordre, mais il avait été tué par Voldemort lors de sa première tentative de coup d'Etat. D'autres Préfets ou élèves n'en auraient eu que faire, mais pas elle. Au delà d'un ami, il était important d'écouter la souffrance des autres, non pas pour l'exploiter à son seul intérêt, mais pour lui offrir une épaule compatissante. De son point de vue, être Préfète c'était se soucier des autres, non se borner à faire respecter un règlement qui n'avait aucune valeur si celui-ci se montrait tyrannique, s'il se mettait à faire des distinctions, à justifier des atteintes aux droits et aux personnes. Les lois, les règles... Ces choses là étaient difficiles à établir, à interpréter, si l'on manquait de sagesse, d'humanité et d'empathie. Justement, c'était ce dernier qui manquait le plus souvent aux gens et à ceux qui prétendaient oeuvrer pour le bien commun, pour la communauté magique, comme ces gens du Ministère.

- Her... Hermione ? répondit-il la Poufsouffle dans un sanglot, manifestement surprise. Elle épongea ses larmes d'un revers de la manche et renifla un peu.

Elle lui adressa un sourire maladroit, mais plutôt que de l'ignorer, de s'en débarrasser vite fait, Hermione lui avait dit bonjour, en lui demandant si elle pouvait s'asseoir un instant.

- Je... Je tenais à te présenter mes plus sincères condoléances pour ta tante. Elle était une grande sorcière, impartiale. Je sais que, comme Neville, tu as perdu la majeure partie de ta famille...

Elle ne pensait pas que la loi magique était juste, mais en présence d'Amélia et de Dumbledore, la Justice avait connu une certaine stabilité face aux tentatives de régression et de durcissement de la Justice. Harry n'avait été qu'une des victimes de ces collusions entre exécutif, législatif et judiciaire au sein d'un système monocaméral et oligarchique, aux travers desquels la corruption et les jeux de pouvoirs suintaient au travers de ses pores. Depuis, ses actions concernant Buck, Black ou Winky, sa conscience politique et morale s'était d'autant plus développée. Mais elle savait surtout que d'ici peu la guerre allait éclater et que le mal allait tout détruire. La question était de savoir ce qu'elle ferait, ce qui allait en re sortir en finalité. Mais il y avait une chance pour que Susan prenne les choses comme Neville et elle avait remarqué qu'en les encourageant, comme lors des cours de l'A.D., on obtenait de meilleurs résultats. Le désir de vengeance, transformé en rage, pouvait obscurcir le jugement et mener les individus concernés à perdre devant un ennemi qui s'y attendait et il fallait s'en méfier.

- Je te remercie beaucoup... Snif... répondit-elle à fleur de peau.

Difficile de donner un sens à tout ceci. Sa tante avait voué sa vie à la Justice. Elle était morte pour elle, pour protéger une communauté. Peu le savait, Hermione et Susan l'ignoraient, mais Fudge avait refusé de céder sa place à Voldemort lorsqu'il la lui demanda sous la contrainte. Son refus avait valu ce fameux ouragan dans le Sommerset qui avait fait de nombreuses victimes moldues et pour lesquelles le Ministère soupçonnait le mage noir d'avoir utilisé, comme la dernière fois, quelques géants afin de faire davantage de dégâts. Pour certain, la vie était vide de sens et ne méritait pas d'être vécue, d'autres étaient plus calculateurs. Chacun aurait son avis. Pourtant, tous étaient censés lui montrer du respect en dépit des sacrifices qu'une guerre exigeait dans tous les cas de figure.

- Rien ne saurait être en mesure d'apaiser la puissance de ton affliction, Susan... Mais si tu as envie de parler, de trouver une épaule sur laquelle pleurer, n'hésites pas à venir me voir. Il n'y aura aucune honte à cela. C'est humain... Qu'à ceux qui s'en moqueront je leur dirai d'aller faire leur propre introspection et de prier pour qu'un jour ils n'aient pas à découvrir qu'ils ont un coeur et qu'un drame similaire leur est arrivé. Hélas, nous vivons dans un monde de plus en plus dangereux et cynique, mais si nous plions maintenant, si nous renonçons demain parce que c'est difficile, parce que nous craignons de perdre ce que nous avons ou d'autres personnes qui nous sont chers, nous aurons fait tout ce que les mangemorts espèrent obtenir de nous. Parce que hélas, ils s'attendront à ce que nous ayons peur de perdre ce qui nous est cher, ce pourquoi d'autres se battront afin de défendre leur liberté, mais aussi celles des autres. Ce qui nous attend ce sont les chaînes ou la mort. La vérité vaut mieux que le mensonge, tu te rappelles ? Le combat exigera du courage, de la raison, du sang froid, de la ruse et de choisir le bon moment... Et ce choix, comme celui que tu as fait pour l'A.D., te reviendra...

Il allait falloir se souvenir des morts passés, de Cédric, d'Emeline, d'Amélia et des autres à venir. Peu, pour ne pas dire aucune famille n'allait être épargnée. Le professeur Dumbledore et le Choixpeau leur avaient recommandé de rester unis pour être plus fort, de se souvenir de leurs liens d'amitié, de faire ce que les mangemorts détestaient le plus : vivre, aimer, défendre la liberté. Il faudrait se souvenir de ces familles et faire en sorte, ensemble, d'arrêter le bain de sang avant qu'il n'y ait plus grand chose à sauver. Ne rien faire c'était laisser à des criminels la possibilité de tout détruire, de mener la société à la ruine sous prétexte de la défendre. Aucune famille de sang pur ne l'était encore vraiment, certains avaient falsifié leurs généalogies, ils ne comprenaient rien aux dangers de la consanguinité, à l'Amour, à toutes ces choses qui méritaient que l'on se batte et que l'on meurt pour elles. Un mangemort ou un sympathisant ne faisait que défendre la vision perverse et injuste d'un malade mental trop préoccupé par une pureté impossible à atteindre, d'autant plus qu'il n'était pas de sang-pur et que selon la théorie qu'il défendait Salazar lui-même n'aurait montré aucune pitié.

Leur conversation avait duré un moment et puis Susan s'était laissée aller à nouveau dans ses bras. S'était un peu gênant, Hermione avait fini par en avoir les larmes aux yeux. Harry portait un si lourd fardeau qu'elle tentait de l'aider à porter avec Ron. Pour Susan, c'était la même chose. Elle savait que bientôt elle allait devoir faire quelque-chose de plus important avec eux sans savoir quoi ni quand. La décision semblait avoir été prise il y avait bien longtemps. Depuis le début en fait. Il lui faudrait sacrifier tout ce qu'elle avait, avoir conscience que la Gryffondor risquait d'y perdre la vie. Tous n'en étaient pas capables et il ne servait pas à grand chose de les forcer à rentrer dans un moule, une attitude qui ne leur sciait pas, au risque parfois d'avoir de bonnes ou de mauvaises surprises. Ceux qui avaient du courage, qui étaient un tant soit peu tête brûlée, les plus forts et les plus hardis, ceux-là étaient souvent amenés à faire plus. Il fallait trouver ces gens partout, toutes maisons confondues, animés par cette soif de liberté, cette envie de se battre, de protéger les plus fragiles.

- Lina ? fit Hermione, surprise et interloquée.

La Préfète avait croisée l'une de ses amies un peu plus loin tandis qu'elle était en train de chercher un endroit tranquille afin d'y lire et de laisser son esprit un peu divaguer avant de rejoindre Harry et Ron un peu plus tard dans leur salle-commune.

Je... Euh... Comment vas-tu ? ajouta t-elle avec un mince sourire un peu maladroit et en roulant un peu des yeux et détournant son visage de droite à gauche d'un air préoccupé.

Hermione avait craint que la Poufsouffle ne remarque qu'elle avait pleurée et qu'elle ne se sentait pas très bien. Par dessus le marché, la née-moldue se demandait si Lina allait l'interroger à propos de ce qui s'était passé au Ministère, sur sa blessure, sur l'existence de cette prophétie, sur Harry et sur ce que racontait la Gazette à propos de l'A.D. Et ça, elle n'allait pas tarder à en savoir plus...


(c) Crédit photo : HPStuffs (We heart it - Tumblr) - Photo by Stuart Craig

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"J'aimerais être à Gryffondor. Faire partie de cette maison me plairait beaucoup car je donne beaucoup d'importance au courage, sous toutes les formes qu'il peut prendre. Car quand je parle de courage, je ne parle pas uniquement de courage physique, mais aussi moral." - J.K. Rowling (BBC Newsround - 2005)

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MessageSujet: Re: [Septembre 1996] Une discussion entre amies... [Lina] Dim 5 Nov 2017 - 21:34

Elle aimait bien le mois de Septembre. Même s'il signifiait le début de la rentrée scolaire, l'air était encore chaud, et les jours, même s'ils raccourcissaient, restaient lumineux. La sorcière était encore grisée par les résultats de ses examens de fin de cycle. Elle avait obtenue d'excellentes notes, et gardait toutes les matières nécessaires pour faire aboutir son projet professionnel. La divination en plus, une matière essentielle pour sa survie, à elle.

Puisque c'était enfin le week – end, et qu'elle n'était pas trop chargée de devoirs – pour une fois – , la Poufsouffle décida de profiter de cette dernière journée de tranquillité. Elle s'était levée, bien plus tard que d'habitude, s'était copieusement servit en chocolat chaud et pancakes à son petit déjeuner avant de larver une bonne partie de la journée dans la salle commune, à jouer aux échecs, à la bataille explosive, … Elle aurait pu rester à l'intérieur toute la journée, mais elle voulait profiter du soleil, surtout que d'ici quelques semaines, avec la venue de l'automne, puis de l'hiver, elle en serait sans doute privée pour un moment.

La jeune fille décida donc d'abandonner ses amis une heure ou deux. Peut – être plus. Paisible, elle franchit les portes du château, les mains jointes dans son dos, le nez un peu en l'air, les paupières mi-closes, profitant d'une brise très agréable. Son cœur se serra quand elle se rendit compte que dans à peine deux ans, ce serait la fin de Poudlard et de tout ce qu'elle avait connu. Inquiète, elle se retourna et jaugea l'énorme bâtisse qui projetait son ombre sur une partie du parc. Elle était tellement fière d'étudier dans cette école, de parcourir ces innombrables couloirs. Même les tableaux, souvent trop bavard allaient lui manquer, elle en était certaine. La sorcière s'installa par terre, et tressa une couronne de pâquerette, pensive. Comment serait son futur ? Elle s'imagina, déambulant au Ministère, s'arrêter un bref instant au Département de la Justice pour saluer son père avant de rejoindre son département : le Département des Mystères. Ce serait tellement différent de l'école. Il lui faudrait s'habituer à son nouvel univers. Adieu les fantômes, les escaliers qui bougent et les armures grinçantes,...

Elle se leva, à la fois heureuse et dépitée, sans même comprendre comment ces deux sentiments pouvaient coexister en parfaite harmonie. La sorcière continua sa promenade en longeant, de loin, le lac qui brillait de mille feux sous le soleil de fin de journée. C'était sublime. Peut – être pourrait – elle revenir enseigner la Divination plus tard, si ses recherches aboutissaient à quelque chose. Ce serait tellement agréable de revenir dans cette école mais avec un statut différent.


« Lina ? »

La sorcière sursauta violemment et un rire nerveux s'échappa de ses lèvres quand elle reconnu Hermione Granger.  La Gryffondor avait l'air surpris de la trouver, et pendant un instant Lina se demanda si elle était bien là où elle devait être. Mais a priori, elle ne faisait rien d'illégal... La surprise d'Hermione était peut être simplement due au fait qu'elle ne s'était pas croisée depuis un moment. Depuis leur examens des B.U.S.E.s, maintenant qu'elle y pensait. Elle baissa les yeux, honteuse. En théorie, elle et la préfète avaient des cours en communs, mais la jaune et noire avait été prise par sa vie personnelle. Depuis quelques temps, les choses allaient mieux chez elle : ses parents reprenaient lentement goût à la vie. Enfin. Ce qui avait poussé Lina à s'enfermer dans une petite bulle de bonheur, d'autant plus qu'elle la savait provisoire. Mais elle s'était montrée égoïste... Comme tout le monde, et parce que les rumeurs allaient bon train à Poudlard, elle avait entendu ce qu'il s'était passé pour Harry, Ron et Hermione, et elle savait que cette dernière avait été gravement blessée par un Mangemort. Lina pinça ses lèvres roses pâles. Elle n'avait même pas été la voir à l'infirmerie...

« Je … Euh... Comment vas – tu ? »

Lina leva un regard timide vers la sorcière ce qui, franchement, ne lui ressemblait pas. Elle allait bien, peut – être même pouvait – elle dire qu'elle était heureuse, mais comment expliquer ça à Hermione ? Parce qu'elle était très douée pour capter les bonnes informations, mais aussi parce que son père travaillait au Ministère, Lina avait eu quelques échos de ce qui s'était passé au Département des Mystères. Ce qu'elle ne savait pas en revanche c'est pourquoi autant d'élèves avaient accepté de mettre leur vie en péril. Pendant un instant, elle s'imagina une nouvelle année scolaire sans Hermione, et cette pensée lui serra le cœur. Elle connaissait moins bien Ron et Harry, ou Neville, Ginny et Luna, mais elle n'aurait pas supporté qu'un autre élève de Poudlard perde la vie.

« Je vais bien Hermione, merci... Mais et toi ? »

Elle sonda la Gryffondor face à elle, en espérant que son ton exprime toute sa sollicitude. Elle s'en voulait sincèrement de ne pas avoir été plus présente pour son amie. Elle grimaça, envahie par une nouvelle bouffée de culpabilité.

« Oh, si tu savais ! Je suis tellement, tellement désolée de ne pas être venue te voir à l'infirmerie, je suis impardonnable... Tu as été gravement blessée au Ministère et je... »

Elle n'osa pas aller plus loin. Lina était prise d'un doute, elle ne se souvenait plus vraiment de ce qu'elle avait entendu dans les journaux, et donc de ce qu'elle était supposée savoir, ou pas. La Gazette du Sorcier avait raconté tout un tas de choses, et Lina ne savait pas quoi en penser, elle avait décidé de ne plus la lire, comme le reste de sa famille d'ailleurs. Son père lui avait glissé, un soir après le repas, que d'après lui, la gazette était tout sauf fiable, et que ça n'irait certainement pas en s'arrangeant. La blairelle secoua la tête, plus pour elle – même que pour son amie, et la dévisagea à nouveau. Cette fois, elle nota les traces sur ses joues, comme des rivières rouges dont la source n'était autre que ses yeux. Lina mordit l'intérieur de sa joue en fronçant les sourcils. Devait – elle lui en parler ? Ou bien Hermione en parlerait – elle d'elle même ? Elle décida de lui laisser sa chance, parfois, il ne fallait pas forcer les gens à s'exprimer. Certaines choses avaient besoin de mûrir avant d'être dites.

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MessageSujet: Re: [Septembre 1996] Une discussion entre amies... [Lina] Jeu 31 Mai 2018 - 23:22



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"J'aurais voulu que quelqu'un me dise à 15 ans : "Vous acceptez l'amour que vous pensez mériter." J'aurais vu mes relations tout à fait différemment. J'aime cette idée de contrôle de qualité. Nous n'avons pas à accepter n'importe qui dans nos vies. On parle de l'amour comme si cela arrive juste à vous — comme si vous étiez une victime dans tout cela, quand vous pouvez réellement faire de bons choix et de mauvais. Mais les femmes ont une tendance naturelle à vouloir nourrir et prendre soin des hommes. Vous pensez toujours que le gars va finir par venir à vous et que vous êtes celle qui le sauve. Comme la chanson Oasis. En fait, je ne pense pas que l'on puisse changer les autres, mais les femmes espèrent toujours le meilleur." - Emma Watson

En grandissant, on apprenait à reconnaître des émotions, à les confronter à notre sensibilité, à nos expériences et à notre vision du monde, à ce qui pouvait venir modeler la personnalité d'un individu unique, avec ses forces et faiblesses. Les enfants ne faisaient que copier leur entourage, être influencés par leurs idées, leurs préjugés et leurs visions du monde. La jeunesse avait ce défaut d'être le plus souvent impétueuse, cruelle, instable et cela ne s'améliorait pas à l'adolescence - l'âge ingrat - , où les hormones, le développement physique et l'attrait sexuel - la volonté de devenir indépendant - transformait leur vie et leurs relations en un combat violent pour l'affirmation de soi.

Il y avait parfois des problèmes familiaux venant perturber l'insouciance d'un jeune n'ayant pas encore été confronté à ces difficultés, à des violences, à ces relations conflictuelles entre membres d'une même frâterie et à l'anéantissement, le malaise, que l'on pouvait ressentir face à la mort, lorsque l'on commençait à peine à saisir notre propre mortalité, la manière dont le corps du cher disparu était traité et enterré, avec son lot d'intrigues en coulisse organisées afin de partager ces biens qui suscitaient parfois de grandes convoitises. Luna et Cho avaient expérimenté ces choses là, Hermione le savait. Elle avait su ressentir comment cette dernière avait eu du mal cette année, entre l'assassinat de Cédric, ses problèmes familiaux et la pression liée aux examens de fin d'année, à celle exercée par Ombrage.

Devenir adulte, ça n'était pas un état qui se décrétait, qui pouvait réellement se mesurer à l'âge légal de "raison", alors que les enfants ne disposaient pas des mêmes capacités physiques, intellectuelles, de la même éducation, des mêmes ambitions, caractères et origines sociales. La maturité ne s'acquérait-elle pas par le biais d'une quête initiatique censée nous révéler qui nous étions, de quoi nous étions capables ? N'étais-ce pas dans la capacité de comprendre les choses et de prendre des décisions éclairées par la réflexion que se trouvait une partie de la réponse ? Quelque part, Hermione s'était dit qu'au regard de l'âge de la Terre et de celui présumé de l'univers, toutes les formes de vie n'étaient guère plus raisonnables que des enfants. De quoi forcer l'humilité.

Cela signifiait-il que Hermione devait-elle en vouloir à Lina à cause de ce qui aurait pu être perçu comme un coup de poignard, un manque d'empathie, un oubli soulignant son égoïsme ? Cela dépendait des individus et surtout des circonstances. Sauf qu'ici la lionne avait eu le temps de réfléchir. Elle n'avait pas su comment le prendre, elle lui avait cherché des excuses en se remémorant que Lina s'était repliée sur elle-même à un certain moment. Elle avait fini par se dire qu'elles finiraient par se retrouver, qu'il y aurait une explication qui lui permettrait de choisir l'attitude à adopter en sachant qu'en dehors de la surprise et de l'incompréhension, elle n'avait été que légèrement blessée par le message envoyé par sa camarade de Poufsouffle. Car après tout, elle était restée dans le coma un moment. Les lésions causées à ses organes internes avaient été réparées, la dizaine de potions qu'elle devait prendre régulièrement, en affrontant leur goût atroce, l'avait remise d'aplomb plus rapidement que la médecine moldue n'aurait pu le faire et elle revenait de loin, après avoir connu - comme les quatre autres, hormis Harry - son baptême du feu. Et pourtant, elle considérait que Lina aurait pu avoir le temps de réagir, au moins lui laisser un mot qui aurait pu réchauffer son coeur dans une épreuve telle que celle-ci, où la présence de ceux que l'on aimait était importante.  

Evidemment, la retrouver toujours aussi insouciante, dans sa bulle, cela n'avait pu que susciter chez elle des émotions et des réflexions surprenantes. Oh, elle ne pouvait pas lui en vouloir. Elle n'avait pas participé à l'Armée de Dumbledore, n'avait pas cherché à se perfectionner. Hermione avait respecté son choix, sa crainte. Dorénavant, rare étaient ceux qui pouvaient encore nier l'évidence, rester ignorant, entre ces articles de presse, ces rumeurs, ces conversations sur toutes les lèvres, avec l'interview vérité de Harry publiée dans le Chicaneur, l'éviction d'Ombrage et la démission du Ministre. A moins d'être un ermite ou de retour de vacances à l'étranger. L'air lui-même s'était rafraîchi, une brume étrange venant du nord de l'Ecosse s'était abattue jusqu'en Angleterre en plein mois de juillet. Pour un observateur moldu, la chose demeuraient extraordinaire, mais pour un sorcier ayant conscience qu'il se tramait quelque-chose et que cela pouvait avoir un lien avec les détraqueurs... Bien-sûr, Lina pouvait ignorer ce détail. Il y avait beaucoup de choses qui lui échappaient. Son insouciance, Hermione l'avait perdu depuis trop longtemps et cela avait empiré. La peur, bien-sûr, aurait pu la paralyser, mais celle-ci pouvait ne pas avoir que des effets négatifs, mais positifs, lorsque l'on cherchait en soi la manière de la transformer pour en faire un moteur ou un élément de sagesse que le Professeur Rogue, par exemple, refoulait, mais ressentait et où il ne semblait avoir à la bouche qu'une logique qui, somme toute, ne pouvait s'appliquer de manière absolue et qui demeurait plutôt incertaine, machiste, socio-pathologique et dans l'esprit de ces criminels qui étaient à des degrés de folie ou de noirceur divers, mais certainement pas sans crainte ni sans la moindre faiblesse.

La gravité de sa blessure et l'héroïsme dont elle avait fait preuve, la Préfète n'en avait pas fait un foin. En tout cas, elle ne ressemblait pas à ce trouillard de Malefoy qui en faisait toujours des tonnes, souvent pour rien, afin d'attirer l'attention sur lui, pour lui donner une raison de jouer les mythomanes qui aimait être entourée de sa clique de débiles profonds tellement imbue d'elle-même et de leur soit-disant supériorité, tellement prompt à manifester leur mauvaise foi et leur ambition sans aucune espèce de scrupule. Bien-sûr, sa notoriété, elle l'avait acquise sans le vouloir et en prenant des risques. On continuerait à lui en vouloir, à la jalouser, à la dénigrer, mais peut être y en auraient-ils bien plus pour reconnaître son mérite, bien qu'elle n'avait jamais cherché à voler la vedette à Harry.

Lina pouvait bien demeurer dans le royaume merveilleux des bisounours, dans ce microcosme qu'était Poudlard, où la plupart poursuivait leurs vies et leur petite gueguerre stupide entre maisons - surtout entre Gryffondor et Serpentard - leur petite vie pépère nourris, logés et blanchis, sur le dos d'Elfes de maison qu'elle connaissait bien pour avoir découvert leur existence par le biais des jumeaux Weasley, habitués des cuisines et dont elle avait plaidé l'amélioration de leurs conditions de vie et la fin de toute forme d'esclavagisme par le biais de la S.A.L.E. , sans trouver grand monde pour défendre ces malheureux trop habitués à une vie de labeur et de souffrances. L'absence d'empathie, fondement de la cruauté était un mal que l'on retrouvait hélas dans toute société et qui faisait appel aux pires attitudes lors des instants de trouble. Quand bien même la blairelle aurait décidée de revoir le sens de ses priorités, cet oubli signifiait-il quelque-chose ?

Lina sursauta et pouffa d'un rire nerveux. La lionne avait haussé les sourcils, surprise, mais bien moins qu'elle du fait de sa tristesse et de ce qui voyageait dans sa tête depuis sa conversation avec Susan. En fait, cela faisait un moment qu'elles ne s'étaient pas vues et après les événements du Ministère, Hermione n'avait clairement pas envie de vanter qui que ce soit en sachant ce qu'ils y avaient vécus et combien elle était dévastée par l'assassinat de Sirius, d'Amélia et d'Emeline ces dernières semaines. Vanter son courage, ses qualités hors norme, cela ne ressemblait pas à la Préfète qui n'aimait pas les feux des projecteurs, mais qui avait joué depuis des années un rôle important dans tout ce qui avait bien pu se passer de grave au château. De toute manière, il n'y avait pas de quoi fanfaronner. Mais depuis la rentrée, c'était comme si elle était devenue populaire ou radioactive selon la réaction des gens et cela lui faisait drôle.

Son regard baissé, honteux, lui avait fait comprendre que Lina avait appris qu'elle avait frôlée la mort au Ministère, là où, contrairement à Drago, elle n'avait pas feint une blessure imaginaire ou exagérée. Que Lina eut été égoïste ou non, Hermione n'avait pas beaucoup d'amis et elle se fichait d'avoir ou non des admirateurs. Les amis qu'elle avait valait tous les combats. Cela lui avait rappelé la fois où elle avait été pétrifiée par le basilic et ce qu'on lui avait raconté après ces mois passés à l'infirmerie. Un petit bouquet parfois apporté par Harry ou Neville, cinq personnes tout au plus. C'était déjà plus que ce qu'elle pensait mériter ou même s'attendre en règle générale. Cela pouvait paraître pathétique, mais il ne fallait, malgré tout, jamais mesurer la qualité d'un individu au nombre de ses amis ou relations. Par contre, rare étaient ceux qui vaquaient à leurs occupations jusqu'à se montrer aussi sélectif dans leur oubli, pour en oublier un ami.

« Je vais bien Hermione, merci... Mais et toi ? »

Hermione esquissa un sourire gêné, mais Lina pourrait saisir que sa préoccupation venait un peu trop tard. De là à vouloir s'énerver et se fâcher, cela n'était pas son envie. Son estomac et ses poumons lui causaient encore des douleurs qui lui coupaient parfois la respiration. La colère n'aurait rien arrangée. Elle se rappelaient qu'elles avaient eu des conversations sans grandes compromissions, qu'elles ne se parlaient pas très souvent, qu'il n'existait pas entre elles la même proximité, la même complicité qu'avec Ginny. Cela n'était pas grave. Pas plus que cela n'était une question d'ego, bien qu'il existait des actes qui ne trompaient pas ou capables d'induire en erreur.

« Oh, si tu savais ! Je suis tellement, tellement désolée de ne pas être venue te voir à l'infirmerie, je suis impardonnable... Tu as été gravement blessée au Ministère et je... »

Elle avait ouverte la bouche pour lui répondre, mais elle se ravisa. A en juger par son regard, Lina semblait ressentir de la culpabilité ou peut être n'étais-ce que de la peur masquée derrière des excuses et la volonté de se justifier. Cela n'était pas dans ses habitudes de recevoir des cartes ou de la visite à l'infirmerie, en dehors de ses plus proches fréquentations. Elle avait des ami(e)s qui l'aimaient plus qu'elle ne l'imaginait. Eux s'étaient montrés présents. "On n'acceptait que l'Amour que l'on pensait mériter", disait-on. Or, l'ego d'Hermione souffrait d'un profond complexe d'infériorité, d'une vie passée seule, inadaptée, ne voulant pas d'elle. Elle avait été sauvée par deux êtres qui avaient obtenu sa reconnaissance, qui avait prouvé au travers des épreuves, des menaces de mort, qu'ensemble ils étaient plus forts, mais il existait des choses que peu de gens pourraient comprendre sans les avoir vécues. Il était aussi possible d'envoyer un message à quelqu'un sans l'assumer, de le sacrifier et de le trahir comme un mangemort le ferait, ce qui ne se faisait pas en amitié.

« Je... Je vais mieux... » , lui répondit-elle avec gravité en songeant à lui épargner les détails glauques d'une blessure horrible qui lui aurait peut être donner des frissons. « D'autres n'ont pas eu cette chance ou sont plus à plaindre... », ajouta t-elle désolée, prenant la chose avec calme et une profonde déception. Il y avait pire, comme vivre sans Amour, sombrer dans la folie ou être réduit en esclavage, dans une souffrance permanente.

Des gens mourraient, étaient assassinés. Certains disparaissaient. Elle n'avait pas oublié le corps sans vie de Cédric, celui de Sirius happé par cette arche mystérieuse. Neville, Ginny et Ron avaient été blessés plus ou moins grièvement. Luna, pour laquelle elle avait éprouvée certains préjugés, s'était révélée différente, bien plus loyale et respectable que beaucoup d'autres. Hermione s'était montrée avare en détail, occultant le fait qu'après avoir stupéfixé un mangemort, elle avait réussi à empêcher Dolohov de lancer son maléfice convenablement. Sans cela, elle serait morte. Sans leur solidarité, leurs sortilèges et l'aide de l'Ordre, ils seraient tous morts. Quant à savoir si cela montrait que des adolescents étaient en mesure de mettre en échec un mangemort et qui plus est l'un de leurs plus redoutables spécimen, la réponse était affirmative, bien qu'il ne fallait pas fanfaronner. Le pire restait à venir. Quant à savoir pourquoi ils avaient osé...

« J'espère que ta famille et tes ami(e)s vont bien... » lui dit-elle avec un réelle préoccupation. « Bon, eh bien, je ne vais pas te déranger plus longtemps... J'imagine que tu as autre chose à faire que de perdre ton temps avec moi... » conclut-elle en soupirant, en affichant un sourire pincé et en haussant les épaules afin de montrer qu'elle n'en faisait pas toute une histoire.

Elle esquissa à nouveau un petit sourire timide, mais compatissant puis Hermione décida de s'éloigner à allure normale, le regard baissé vers le sol, avec l'esprit embrumé par mille et une questions, comme une adulte qui aurait déjà vécue tant d'épreuves qu'elle paraissait porter à elle seule comme un lourd fardeau...

_________________

"J'aimerais être à Gryffondor. Faire partie de cette maison me plairait beaucoup car je donne beaucoup d'importance au courage, sous toutes les formes qu'il peut prendre. Car quand je parle de courage, je ne parle pas uniquement de courage physique, mais aussi moral." - J.K. Rowling (BBC Newsround - 2005)

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