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[18/10/97] Le Lys au Bois Dormant et son Prince pas très Charmant.

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MessageSujet: [18/10/97] Le Lys au Bois Dormant et son Prince pas très Charmant. Dim 13 Aoû 2017 - 17:00


Ya aucun rapport avec le rp, mais j'ai trouvé Lys avec sa bouteille, donc euh...


Je n'ai pas d'ami chez les sorciers.
Devant lui, Lana pleurait inlassablement, ses épaules tressautaient et son visage déformé par le chagrin lui apparaissait plus lumineux et coloré que d'habitude, comme si le directeur de son bureau des rêves avait réglé le songe en surexposition. Parce que oui, bien entendu, c'était un rêve.
Wayoth leva ses mains devant ses yeux, compta de nouveau ses doigts. Neuf, dix, onze douze et treize. C'était un rêve. Du plus loin qu'il se souvenait, le garçon avait toujours réussi à trouver une faille à ses cauchemars. Petit, il fermait très fort les yeux dans son rêve, et quand il ouvrait les paupières, il se retrouvait dans son lit ou dans celui de sa mère. En sécurité. Ensuite, il avait commencé à compter ses doigts et, quand il y arrivait, à lire un livre qu'il avait trouvé. Parce que, oui, à présent, il arrivait à convaincre son cerveau qu'un livre était à porté de main et qu'il pouvait le feuilleter. Mais, bien souvent, cette faculté à sentir la supercherie s'était retournée contre lui. Combien de fois déjà avait-il ouvert les yeux dans un autre songe ? Et combien de fois son rêve l'avait-il trompé en lui montrant correctement dix doigts, en lui envoyant un texte pioché dans sa mémoire ? En lui faisant assister à la scène dans son propre corps, et non pas comme un spectateur où il se voyait agir malgré lui ?
Une grande peine inonda le cœur du jeune homme qui soupira en voyant la Lana de son rêve fondre comme une bougie d'anniversaire oubliée sur un gâteau pendant qu'on prenait des photographies. Les mots avaient été crachés, pourtant Wayoth savait que Lana ne les avait pas entendus comme cela, qu'elle avait compris. Oui. Il avait juste peur du contraire. Et puis, aussi, que ce mensonge se révèle être une vérité.
Il ferma les yeux.


Ce ne fut ni le bruit, ni la lumière, ni même sa propre volonté qui le sortit de ses songes, mais l'absence de douleur. C'était comme...être mort. Ne plus rien sentir, être en dehors de son enveloppe charnelle. Une sensation de plénitude, de paix, de rien. C'en était dérangeant, et ce fut dans cet état de profonde sérénité que ses paupières s'ouvrirent, son esprit encore plongé dans la brume. Éveillé, mais toujours inconscient pour quelques secondes seulement.  
Le brun papillonna des cils et tourna doucement son visage vers la droite. Un rideau avait été tiré entre l'endroit où il reposait et son voisin, un rideau blanc qui faisait tout le tour de... d'un...lit ?
Un soupir pour étouffer un sanglot venu trop vite bloquer sa gorge. Il ne pleurerait pas. Un garçon, ça pleure pas, lui avait dit Andrew. Un Fawkes, ça ne pleure pas. fit la voix de sa mère, narquoise. C'était déjà moins sexiste et plus exact. Après tout, il avait déjà vu son géniteur pleurer.

La bouche pâteuse, la gorge en feu, le garçon chercha la quelconque présence d'un pichet et d'un verre sur sa table de nuit. Dans un flash, il se revit réclamer de l'eau à Pomfresh avant de sombrer dans les bras de Morphée dès lors que sa tête était entrée en contact avec le polochon derrière sa nuque. Se redressant sur un coude, le Nuncabouc laissa échapper un bâillement qui lui déforma le visage et se termina dans un couinement typiquement canin lorsqu'il ferma la bouche, puis tendit le bras vers le pichet de cuivre à moitié vide qu'il porta à ses lèvres sans plus de cérémonie. Il avait des puces, mais pas la gale.

Wayoth retint alors sa respiration afin de s'asseoir : lui qui s'attendait à une vive douleur aux côtes comme un coup de poignard lui lacérant le flanc et le bas du dos se mordit l'intérieure des joues pour réprimer un sourire idiot qui naissait sur son visage. Ainsi redressé, il commença à tâter son torse, palper son ventre et caresser ses cuisses dans le sens du poil, comme s'il cherchait à lustrer un pelage qui avait bien entendu disparu sous cette forme. Sa peau avait été recouverte de linges propres de son nombril à son sein gauche, les petites coupures sur ses mains avaient miraculeusement disparues et le jeune homme se vautra sur son matelas en secouant allégrement ses jambes, trop heureux de sentir ses cheveux soyeux et non plus gras sur le sommet de son crâne. Sur le dos, en position accroupie, Fawkes força sur ses jambes afin de déloger les couvertures et défaire le lit correctement bordé pour ramener le drap sur sa tête tout en sortant ses jambes de part et d'autre de la couette qu'il enlaçait à présent amoureusement avant de se tourner sur le coté droit en position fœtale.

Il n'avait plus mal. Et c'était fabuleux. Ce fut avec un petit sourire aux lèvres que le jeune homme trouva de nouveau le sommeil et se réveilla frais comme un gardon un peu moins d’une heure plus tard.
Tout en arquant son dos pour le faire craquer, l'ancien Serdaigle gémit d’aise en étirant ses bras vers l’arrière, coude contre les oreilles. S’il était possible d’arrêter le temps pour profiter de ce confort…ou mieux, de trouver un moyen de se faufiler incognito dans l’infirmerie afin d’y piquer un roupillon, ce serait le pied. Dormir sous forme de coyote dans les chiottes abandonnés du second, ça allait bien un moment, mais ce phoking carrelage était méga inconfortable. Les draps volèrent au bas du lit et Wayoth termina sa séance d’étirements en faisant tourner ses poignets et chevilles qui craquèrent sordidement, bruit qui lui donna des frissons de satisfaction. Ne plus avoir mal était confortable, mais la sensation de douleur le rassurait presque, à présent, comme si la souffrance lui rappelait qu’il était vivant, que tout cela était bien réel. Bien entendu, son masochisme avait une limite : il ne tolérait que les faibles tortures et préférait se les infliger lui-même.

A peine assis en tailleur, le brun commença à se défaire des bandages autour de son torse, découvrant ainsi sa peau devenue toute lisse par les soins de l’infirmière. La main droite vit presser le sein droit, plat et sain comme il l’avait été durant l’été. L’infection, le gonflement, les rougeurs, tout était parti. Ne restait plus que les lettres encrées dans sa peau, traces à tout jamais indélébiles des coupures qui avaient tailladé son épiderme, cette insulte qu’Alecto avait gravée sur son cœur. Mudblood. Sang de bourbe, Impur, Vermine. Wayoth Fawkes avait toujours été fier de son sang, de ses origines et de sa famille. Oui, il était né moldu et c’était peut-être de l’égo mal placé (tiens donc ?), mais l’ex Serdaigle considérait alors qu’il valait autant, voir plus, qu’un sorcier élevé par des parents sorciers. Lui, il avait appris tout seul. Lui, il savait ce qu’il valait, et il valait bien plus que ces pauvres crétins consanguins qui prônait une pureté qui ne justifiait en rien la puissance des pouvoirs.

Les longs doigts du décoiffé longèrent alors son flanc autrefois douloureux, voguèrent jusqu’à son nombril qu’il nettoya avec application, suivirent le chemin du bonheur afin de soulever le caleçon pour vérifier que tout était en état aussi à ce niveau, bien qu’il doutait que Pomfresh ce soit laissé aller à ce point. Les ongles lacérèrent alors les cuisses avant de descendre jusqu’aux genoux qu’il gratta distraitement, le regard bloqué sur ses orteils aux ongles un peu trop longs. Contrarié, le mauve et gris ramena ses pieds à lui pour rectifier tout ça et éplucha consciencieusement les cuticules mal entretenus.

Est-ce qu’il fallait se lever ? Il ne savait pas trop. Déjà, il ne voyait pas son uniforme de Nuncabouc près de lui. Bien que l’idée ne le dérangeait pas le moins du monde, il n’allait pas se balader en sous-vêtement dans l’infirmerie, au risque de tomber nez à nez avec la Rowle. Et puis, d'abord, arriverait-il à tenir debout ? Abandonnant son souci de pédicure, le brun balança ses guiboles sur le côté et posa ses pieds bien à plat sur le sol. Sourcils froncés par la concentration, l'adolescent se redressa et fit sans aucun mal trois pas plutôt agiles. Encore une fois, il s'étira, fléchit les genoux pour regarder sous le lit pour voir si ses chaussures étaient là et, après avoir secoué le drap dans lequel il avait dormi, il chercha à se l'enrouler autour de la taille.

- Hanw, la vache, c'est bien trop long... geignit le garçon en ramenant les pans de son pagne vers son torse. Puis, en ondulant des hanches, il ébouriffa sa tignasse et pris la pause en s'adressant à un public imaginaire. Je suis une fille ! annonça-t-il à mi-voix, le timbre changeant pour ce qu'il aurait appelé "une voix de pétasse". Il s'amusa encore un peu à singer le sexe faible et se figea brusquement en se souvenant que dans son ancienne tenue se trouvait sa vraie baguette, non pas celle qu'il avait présenté aux Inspecteurs comme étant la sienne, mais celle qu'il avait acheté à ses onze ans sur le chemin de traverse. Son expression joueuse se décomposa pour laisser apparaître sa panique et il rejeta la toge à ses pieds afin de fouiller le lit, la table de nuit et le polochon. Rien.

- Oh put...
Un aboiement de chien le coupa en plein juron et Wayoth se retourna brusquement vers le bruit. La bête ne devait pas être trop loin et il resta indécis en entendant de nouveau l'animal...tousser. Loin d'abandonner ses recherches, le garçon commença à se questionner sur la raison d'une présence d'un canidé (autre que lui) dans l'infirmerie. Tirant doucement sur le rideau qui le séparait du couloir des visites, Fawkes se retrouva face à une chaise couverte de fringues malodorantes qui se trouvaient être les siennes. Avidement, le né moldu fouilla les vêtements et sentit le soulagement le submerger lorsque ses doigts entrèrent en contact avec le charme au cœur de phénix.
- 'Tain que je t'aime, toi. sussurra-t-il alors à la baguette tout en cherchant où la cacher. Il n'allait tout de même pas remettre son uniforme qui puait la sueur et le mal lavé ?! Sur la pointe des pieds, l'adolescent toujours en caleçon se faufila en dehors de sa "chambre" et se figea en entendant une nouvelle fois l'aboiement. Parce que la curiosité était un vilain défaut que les Serdaigles aimaient avoir, l'ex bleu trottina en direction du bruit de plus en plus sonore. Vraiment, c'était pas un chien, ça, si ? C'était plutôt...
Il se figea face à un petit écriteau marquant l'entrée d'une zone de quarantaine et de blessés interdits de visites. Ignorant la pancarte, le décoiffé continua son chemin et, à l'oreille, suivit la trace de la créature agonisante.

- Stevy... Intrigué, le brun s'approcha de la demoiselle et pencha sa tête sur le côté en l'observant. Le teint blafard ; des cernes violacées ; les cheveux bruns emmêlés et étalés sur l'oreiller ; les bras blancs dépassant de la couette ; les épaules frêles, maigres et découvertes jusqu'à la naissance de sa supposée poitrine ; des rougeurs sur le cou ; la respiration périlleuse entrecoupée de quinte de tous à rendre jaloux un doberman. Ce n'était pas très joli à voir. A la voir ainsi, Fawkes se fit la réflexion qu'elle allait peut-être mourir et cette constatation ne l'attrista pas plus que si on lui annonçait qu'il n'y avait plus de salade à servir à la fin du repas : il n'aimait pas la salade. Vérifiant qu'elle avait bien les paupières closes, le garçon commença à fouiller en quête de nourriture et ne trouva rien de bien intéressant. Déçu, il fit demi-tour et longea les couchettes jusqu'à retomber sur celles des personnes qu'on pouvait visiter. Ne voulant pas se faire repérer en se baladant quasi à poil dans l'allée de l'infirmerie, Wayoth se décida à se glisser entre le mur et les rideaux tendus tout autour des lits. S'il voyait Pompom, il lui sauterait dessus en implorant des habits propres. En espérant que ça fonctionne...

- Mais non, ça va aller. Ma vue a un peu baissée, mais ce n'est rien d'alarmant...
- Tu es sû-
- Tu t'inquiètes pour moi, Elwynounet ? Wayoth haussa les sourcils et se stoppa en se tournant légèrement vers la voix femelle et y mit le visage de Doherty. Oh, Stan, tu verrais ta tête, tu as des cernes jusqu'aux genoux !
- La nuit fut courte...
- Pffff, c'est ça. Excuse bidon pour ne pas dire que tu te faisais du mauvais sang pour moi.
Le décoiffé secoua doucement la tête en levant les yeux au ciel. Ah, celle-là, j'vous jure ! Quelques pas encore et ce fut une autre voix qui le figea sur place.
- ... pas autorisée à voir Wayoth vu que c'est un Nuncabouc. J'espère qu'il va bien, Mrs Pomfresh me dit que oui... Un bruit de tissu qu'on froisse. Si tu étais réveillé, tu me dirais "oui, Lana, ce n'est pas prudent, blablabla, tu vas avoir des ennuis et il ne veut pas ça.", mais... Ce n'est pas juste. Wayoth eu un petit sourire tendre lorsque la blairelle prit une grosse voix pour singer Lysander : Ce n'est pas juste, mais c'est comme ça. Il l'imagina prendre le sérieux du Serpentard et lui lancer un regard agacé comme elle le faisait à chaque fois qu'elle était contrariée. Vous m'agacez, tous les deux... Bon. Je vais devoir y aller, les cours ne sont pas annulés pour autant. Je te rapporterais mes notes de Sortilèges. Soignes-toi bien, Lysou.
Des tissus qu'on froisse, encore, et il se demanda si elle était en train de le border. Lana la maman poule. Étrangement, Alecto avait choisi un animal qui lui correspondait tout à fait, bien que le patronus de la demoiselle ne fût pas un gallinacé. Le cœur battant, le coyote resta immobile et écouta le pas de son amie s’éloigner du compartiment de Lysander. Une fois sûr que le Serpentard fut bien seul, le jeune homme s’accroupit et fit passer le drap blanc par-dessus son crâne afin de s’immiscer dans la chambre improvisée de son camarade inconscient. Lentement, le brun se releva et grimaça lorsque ses genoux craquèrent sinistrement, gémissement habituel de ses articulations, puis il s’approcha de son ami qui dormait paisiblement dans ses draps blancs. Tout comme lui, Lysander avait le torse bandé d’un linge, mais là où celui de Wayoth s’était révélé immaculé, celui du vert et argent s’était teinté de sang. Les iris focalisées sur le rouge, Fawkes pinça les lèvres et déglutit avant de lever les yeux sur le front où s’étaient collées des mèches rebelles. En inclinant la tête sur le côté, le Nuncabouc frissonna en se demandant si, lui aussi, il avait eu l’air si tranquille lorsqu’il s’était effondré sous l’influence de la potion de sommeil.

- ...Enchanté.
- 'lut.

Un petit rire s'échappa en un souffle par le nez et les lèvres s'étirèrent narquoisement. Le premier contact n'avait pas été des plus courtois, du moins du côté du Serdaigle. Il avait vu arriver son amie Lana au pas de course, derrière elle suivait ce Serpentard qui les avait rejoint, plus lentement, presque méfiant. Et les deux mâles s'étaient dévisagés alors que la jaune et noire les avait présentés, l'un comme son meilleur ami, l'autre comme son partenaire d'entrainement en "Tu-sais-quoi" -plus communément appelée "AD"- et avait sautillé joyeusement en affirmant qu'elle était sûre qu'ils s'entendraient bien. Wayoth avait été odieux, il le savait. Le bleu et bronze avait noté que le nouvel arrivant dans son cercle était silencieux et réservé, alors il avait agit en sorte de le chasser en le saoulant.
Lana avait été ravie de le voir si ouvert et bavard avec un inconnu, lui qui restait d'habitude froid et cassant lorsqu'il n'appréciait pas une personne. Elle n'y avait vu que du feu et lui avait frappé l'épaule lorsque, un an après, Wayoth lui avait avoué sa vaine tentative. Il ne savait comment, la jeune fille avait réussi à garder Lysander près d'elle et l'avait imposé à l'épouvantail qui, peu à peu, s'était montré sous son vrai jour au Serpentard. Un gamin taquin, calculateur et égoïste, mais aussi jeune homme sérieux, curieux et partageant bien des passions avec Gilson. D'"à cause de Lana", Lysander était passé à "grâce à Lana".

- Allez, c'était pour déconner ! Boude pas, p'tit cochon !
- Je vous déteste, grunf !!
- Je t'assure que non.
- Et puis ce groin, il te va à ravir.

La mélancolie voila le regard du garçon. Lana était le genre de personne qui passait de groupe en groupe en tapant dans les épaules des garçons avant de leur sauter sur le dos. Même si elle se révélait très (trop) collante et tactile avec ses deux gardes du corps (comme elle disait), Wayoth avait tôt fait d'accepter et apprécier la compagnie de la brune qui apportait le soleil dans les bulles de ses deux amis, au point où, un temps, il s'était demandé si la jeune fille n'avait pas un faible pour l'un des deux. Là, maintenant, à regarder Lysander dormir, elle lui manquait.
C'est en étouffant un nouveau bâillement que le mauve et gris se tourna vers la chaise où reposaient, pliés et repassés, une chemise blanche et un pantalon noir qu'il enfila sans se soucier de la nudité future de son ami : les Elfes auraient tôt fait de lui en rapporter des propres, à lui, là où les bestioles avaient interdiction d'agir en faveur des Nuncaboucs qui devaient laver leur linge à la main comme ils le pouvaient.

Il refermait sa braguette en constatant que les jambes étaient un tout petit peu trop courtes -mais il n'allait pas chipoter vu l'uniforme qu'il s'était trainé durant la semaine- lorsqu'un petit gémissement plaintif se fit entendre dans son dos. Tout en prêtant l'oreille aux pas qui résonnaient sur les dalles de l'infirmerie, Wayoth s'approcha souplement de son ami et chercha à s'asseoir à son côté sans le déranger. Plaçant ensuite ses mains de part et d'autre du visage de Lysander, le brun ravisa un ricanement puérile et se concentra sur les paupières de Gilson, sur les sourcils qui se fronçaient et la bouche qui s'entre-ouvrait en annonçant le réveil du garçon. Anticipant ce qui allait se passer, Fawkes se pencha un peu plus vers l'avant et se peignit d'un sourire tendre et d'un regard de merlan frit.

- Bonjour, bel endormi... susurra-t-il avant de se reculer précipitamment sans parvenir à esquiver la gifle qui lui frappa le menton. Hilare, l'ex-Serdaigle étouffa ses rires de hyène dans ses mains et s'écarta du lit en laissant Lysander reprendre ses esprits.
- Mec, tu verrais ta tête ! réussit à souffler le garçon aux yeux clairs entre deux inspirations hystériques dues à son rire silencieux. J'pensais pas que tu bondirais comme ça. Eh, calme, j'te l'ai pas joué Blanche Neige en te galochant dans ton sommeil. Puis, en tirant sur les pans de la chemise : J't'ai piqué ça, j'ai pas de vêtements propres. Et je doute que Pompom accepte de me voir me pavaner avec mon corps de rêve dans son sanctuaire. Puis, brusquement calme et sérieux, le Nuncabouc posa son derrière sur le bord du lit du patient et dévisagea Lysander avec insistance.
Comment tu vas ? Lana est passée pendant que tu dormais... Les iris verts de gris se baissèrent sur le torse bandé du Serpentard, mais à peine avait-il ouvert la bouche pour commenter les lettres sanglantes qui n'étaient pas bien lisibles que les claquements précipités sur les dalles froides le firent se redresser. Le nuisible s'accroupit et se faufila sous le sommier du lit simple avant d'inspirer profondément, de coincer ses orteils entre le matelas et les lattes et de saisir le bois à hauteur de son torse pour se hisser tout contre le lit et espérer que la visite de Pomfresh soit brève.

La respiration saccadée, il essayait de faire le moins de bruit possible en fixant les chaussures à petites talonnettes de l'infirmière du château. Quand elle partit enfin avec la promesse d'apporter d'appeler un Elfe pour que Gilson ait des vêtements propres, l'ex Serdaigle attendit quelques secondes avant de se laisser tomber lourdement sur le dos, de rouler en dehors de sa cachette et de se redresser, le teint plus rouge que jamais et un filet de sueur sur le front -qu'il essuya d'un revers de manche en soufflant comme un bœuf et se tapotant le ventre-.
- Ils t'ont tailladé ? Lequel ? Wayoth n'avait jamais eu trop à faire à Amycus Carrow en dehors de ses cours de Magie Noire, Alecto exigeant souvent de se charger de lui. La nuit dernière, il avait vu le Mage Noire à l’œuvre pour la première fois en dehors d'un cours et avait presque envie de savoir lequel des deux était le plus cruel. ... Il faut croire qu'inscrire des mots doux sur le torse des élèves est à la mode, Lys... Et pour illustrer son propos, il souleva la chemise sans trop de difficulté étant donné que les épaules de Gilson étaient bien mieux bâties que les siennes. Ainsi, il dévoila l'injure sur son torse, injure qui passa d'un rouge sanglant à un noir d'encre avant de revenir à son état initiale, tout comme le faisait la cicatrice laissé par Ombrage suite à une punition collective de l'AD gravée sur sa main.

- Tu sais si la dégradation en question était signée de l'AD...? J'ai pas senti le signal, t'sais, avec le faux gallion, ma main... J'espère pas. J'suis sûr que l'autre crapaud rose a laissé les noms de ceux qui s'étaient fait chopper et punir aux Carrow. Il faisait référence à la découverte de leur repère par Ombrage, après qu'Edgecombe ait dénoncé l'Armée de Dumbledore et que la Brigade Inquisitoriale se fut emparé du parchemin que chaque membre devait signer. Wayoth avait, en plus de cela, participé à la protection de Poudlard contre son invasion par des Mangemorts. La soirée s'était terminée avec la mort du directeur et celle d'Egg, le hibou du garçon, qui s'était interposé entre le mage noir et son maître. Ce soir là, Fawkes avait eu la mauvaise idée de beugler qu'il était un "sang de bourbe" avant de faire léviter Alecto pour la projeter sur son frère. L’animosité des Carrow à son égard était totalement justifiée et l'adolescent savait très bien que la direction l'avait à l’œil. Il se demandait même s'il n'aurait pas été envoyé là bas malgré un sang plus "propre". Après tout, certains élèves y avaient échappé alors que leur ascendance était inconnue.
- Qu'est ce que tu as fait, Lys...? Qu'est ce que tu as fait pour qu'il s'en prenne à toi ? Tu pouvais pas rester dans les rangs ? Le ton de reproche était mal venu, mais le brun fixait à présent son ami, sourcils froncés.





HJ:
 




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