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[1994] Un duo improbable [PV Astrid Shafiq]

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MessageSujet: [1994] Un duo improbable [PV Astrid Shafiq] Dim 9 Juil 2017 - 16:53

28 Août 1994 :





Uther arpentait les couloirs éclairés du Bureau des Aurors. Cà et là, il pouvait voir de nombreux sorciers à l’air affairé penchés sur des avis de recherches et des dossiers composés d’innombrables feuillets, des notes de services voltigeant d’un bureau à l’autre dans un ballet incessant.
Appréhendant l’un des employés du ministère, il demanda :

- Excusez-moi, je cherche le bureau de Mr. Shacklebolt.
- Troisième porte à droite, lui répondit le sorcier d’un ton sec sans prendre le temps de s’arrêter.

Uther continua son chemin, comptant pour lui-même en désignant chaque porte.

*Une, deux et trois. Ça doit être ici.*


Il frappa trois coups secs sur le bois, et une voix lente et assurée lui parvint de l’intérieur de la pièce, l’invitant à entrer.  

Le bureau, vaste, lumineux et bien ordonné malgré l’impressionnante quantité de dossiers empilés sur diverses étagères bordant les murs, était occupé par un sorcier d’imposante stature, occupé à gratter quelques mots sur un parchemin d’un blanc de neige.  

- Bonjour, Mr. Shacklebolt. J’ai formulé une demande d’assistance, et l’on m’a assuré que vous étiez en mesure de m’aider.

Le sorcier lui répondit de sa voix profonde sans prendre la peine de lever les yeux de son ouvrage.

- Et en quoi le bureau des Aurors pourrait-il vous être d’une aide quelconque ?

Uther, à peine offusqué par l’indifférence non-dissimulée de son interlocuteur, exposa sa demande.

- Je suis en pleine préparation d’une expédition extrêmement dangereuse au sein d’une ancienne ruine magique, et j’aurais besoins d’une escorte pour assurer ma protection.

Toujours sans daigner regarder son visiteur, l’Auror expliqua calmement :

- Vous devez comprendre que le bureau des Aurors n’a pas pour vocation de réaliser des escortes privées. Sans compter que depuis l’apparition de Mangemorts accompagnés de la Marque des Ténèbres lors de la  finale du dernier mondial de Quidditch, toutes nos forces sont mobilisées pour l’appréhension des responsables, monsieur… Monsieur ?

- Lowe.

Kingsley Shacklebolt leva finalement les yeux de son parchemin.

- Uther Lowe ? L’auteur de « Réflexions sur Excalibur, l’épée des rois » ?

- Entre autres, Monsieur.

Le sorcier examina longuement Uther avant de répondre.

- Intéressantes théories, que vous avancez dans votre livre, Mr. Lowe. Cependant, et j’en suis navré, Barthemius Croupton n’accepterait certes pas que l’on détache quelques unités pour une expédition personnelle, surtout dans la situation présente. Vous feriez mieux de vous adresser à une compagnie privée, voir à des mercenaires, pour vous seconder dans vos expéditions.  

- J’ai en effet envisagé cette possibilité, répondit Uther. Malheureusement, l’objet de cette expédition concerne un artéfact très puissant, et je ne souhaite en aucun cas qu’il tombe en de mauvaises mains. La loyauté des mercenaires est régie par le nombre de Galions qu’on leur verse, et je ne prendrais pas le risque de leur faire confiance. C’est pourquoi je m’étais tourné vers vous.

L’auror se gratta pensivement le menton avant de répliquer.

- Bien. Je ne vous promets rien, mais si vous m’expliquiez plus en détail cette opération, je pourrais peut-être envisager de vous procurer une quelconque assistance. Quand vous parlez de cette fameuse expédition, par quoi entendez-vous exactement « extrêmement dangereuse » ? Où se situe cette fameuse ruine magique, et quel est l’objet de votre recherche ?

Uther hésita à répondre. Les informations que lui demandaient Kingsley étaient le fruit de plusieurs années de recherches, et leur valeur, inestimable, ne pouvait être bradée contre une non-promesse d’assistance.

- La confiance doit marcher dans les deux sens, Mr. Lowe, déclara Kingsley, qui, de toute évidence, avait deviné les pensées d’Uther. Répondez à mes questions ou allez querir l’aide de quelqu’un d’autre.

Au pied du mur, Uther n’eut d’autre choix que d’accepter ces conditions.

- Je suis à la recherche du Médaillon des Ages. Il s’agit d’un artéfact permettant de contempler le monde à travers le temps. C’est une sorte de mélange entre un retourneur de temps et une pensine, dans le sens où le porteur peut explorer le passé des endroits qu’il arpente, sans y être présent physiquement. Il réside dans un temple secret, dans la forêt de Brocéliande, en Bretagne. D’après ce que j’en ai lu, ce temple serait caché dans une partie sombre de la forêt, où nul ne s’aventure depuis longtemps. Cette zone serait infestée de créatures maléfiques, principalement des Chaporouges, si j’en crois les écrits. Mais il n’est pas impossible que d’autres êtres habitent ces bois. De plus, d’après quelques histoires, le temple aurait jadis été le repaire d’un très ancien clan de vampires. Je ne sais pas si ils sont toujours présents sur place, mais si ce n’est plus le cas, ce qui les en aura chassé aura pris possession des lieux, ce qui est loin d’être rassurant.

Uther ne dévoila rien de la grande probabilité que le temple soit, en réalité, abandonné. Il avait désespérément besoin d’obtenir cette escorte, et il ne voulait ni en dévoiler la véritable raison, ni laisser croire à Kingsley que l’unique menace résidait dans un groupe de Chaporouges – menaçants, certes, mais en aucune façon un obstacle dont il ne pouvait venir à bout par ses propres moyens.

Kingsley, de son côté, semblait en proie à une intense réflexion. Après une minute de silence, il rendit son verdict.

- Très bien, Mr. Lowe. Je vous enverrais quelqu’un pour vous servir d’escorte. Vous vous rendrez au Chaudron Baveur, le 26 octobre prochain, à 10h du matin. Mon agent vous y attendra.

En proie à un intense soulagement, Uther poussa un léger soupir en souriant.

- Merci, Mr. Shacklebolt, merci infini…

- Il y a néanmoins une condition sine qua non, coupa le sorcier.

- Laquelle ?

- Vous me fournirez un compte-rendu détaillé de votre expédition. Je veux tout en savoir. Les problèmes rencontrés, la façon dont mon agent vous en a débarrassé, les affrontements contre créatures ou sorciers… Je veux un rapport complet.

Uther, malgré ses capacités de réflexion, ne parvint pas à comprendre la finalité de cette demande. Qu’importe ! Si c’était là la seule exigence de Kingsley Shacklebolt, il pouvait bien y accéder.

26 octobre 1994 :






Uther était assis sur à une table du Chaudron Baveur depuis près de trente minutes. Il attendait l’escorte promis par Kingsley en relisant ses notes devant un verre d’hydromel. Il sortit sa montre à gousset.

*Peu importe qui m’accompagnera, il ne devrait plus tarder, désormais*


Il perçu un mouvement devant lui. Le bruit d’une chaise raclant le sol et le froissement significatif des vêtements de quelqu’un qui s’assoit. Il leva brièvement les yeux pour tomber nez à nez avec une jeune – très jeune – fille. Teint pâle exacerbé par un maquillage sombre, des yeux dépareillés – l’un d’azur et l’autre d’émeraude –  cerclés de far à paupière noir, cheveux bruns et vaporeux. Elle portait un long manteau de feutre cramoisi ouvert sur un débardeur de jais laissant deviner la sveltesse athlétique de ses formes. Un jean délavé et ouvert de quelques déchirures esthétiquement travaillées ainsi qu’une paire de chaussures épaisses semblables à des rangers. Un style que les moldus qualifieraient de « résolument rock n roll ».

Tout en reportant son attention sur son carnet de voyage, il s’adressa à sa nouvelle compagnie importune :


- Loin de moi l’envie de vous paraître impoli, Miss, mais j’attends quelqu’un et les places ne manquent pas dans ce pub. Pourrais-je vous suggérer d'aller vous installer ailleurs, je vous prie ?

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MessageSujet: Re: [1994] Un duo improbable [PV Astrid Shafiq] Lun 17 Juil 2017 - 0:54


1 Octobre 1994 ; Poudlard.

Astrid observa la gargouille qui se déplaçait sur le côté, se triturant les mains nerveusement. Le professeur Dumbledore avait fait passer un mot à la mercenaire, lui demandant de venir dans son bureau en ce début de soirée, pour 18 heure. La demoiselle n'avait aucune idée du pourquoi il voulait la voir, aussi son état de stress était monté rapidement. Ayant reçu le mot de son préfet en début de journée, elle avait passé l'entièreté du samedi à se demander ce qu'elle avait bien pu faire pour être convoquée de la sorte. Ainsi, toujours en se posant la question – n'ayant pas trouvé de raison qui, pour elle, aurait poussé le directeur à pareille action – elle passa à côté de la statue animée, juste après lui avoir offert le mot de passe et commença à monter les escaliers. En arrivant devant le bureau du directeur, elle s'apprêta à taper à la porte quand celle-ci s'ouvrit à la volée, laissant apparaître le professeur Maugrey. Figée sur place, le poing en l'air, Astrid entrouvrit la bouche, mais aucun son n'en sortit.

« Et bien, miss, vous avez vu un fantôme ?! Réveillez-vous, il y en a partout dans le château. Si j'avais été un ennemi, j'aurais pu vous tuer 10 fois ! VIGILANCE CONSTANTE ! cria le professeur.
O-oui professeur, désolé, je ne...
Ne vous excusez pas ! Allez, entrez, le directeur vous attend ! », finit par dire l'étrange bonhomme.

Sans laisser le temps pour qu'Astrid lui répondît, il commença à dévaler les marches de sa démarche boiteuse, sous le regard interrogatif et, il fallait l'avouer, légèrement inquiet de la demoiselle. Le professeur Maugrey était bien l'un des rares à faire véritablement peur à la Gryffondor, un peu comme le Maître des Potions dans ses jeunes années, mais en plus... prononcé. Peut-être arriverait-elle à faire avec un jour, mais pour l'heure, elle avait d'autres préoccupations plus importantes. Albus Dumbledore, dans l'une de ses éternelles robes loufoques, arriva jusqu'à l'entrée de son bureau et accueillit la nouvelle venue avec un grand sourire. Il lui fit signe d'entrer, sans dire le moindre mot, avant de fermer la porte et d'aller s'asseoir dans le siège directorial, lui demandant ensuite de s'asseoir devant lui d'un regard. La métamorphomage ne se fit pas prier.

« Bonjour miss Shafiq, commença par saluer le professeur.
Bonjour, Monsieur le directeur.
Vous vous demandez sans doute pourquoi je vous ai fait venir ? »

Le professeur Dumbledore observa un temps Astrid dans les yeux, par-dessus ses lunettes en demi-lune, avant de relever la tête et d'abandonner le visage extrêmement sérieux qu'il arborait jusqu'alors. Un sourire étira ses traits et il tapa des mains, avant de piocher une sucrerie au citron dans un présentoir sur son bureau, puis en proposa un qu'Astrid prit volontiers.

« Je ne vais pas passer par quatre chemins, miss, mais avant, sachez que vous n'avez rien fait de grave, reprit-il. Pas cette année tout du moins, même si nous nous rappelons tous de votre magnifique imitation du professeur McGonagall. »

Rougissante, Astrid voulut dire quelque chose, mais Albus la coupa d'un simple geste de la main. La demoiselle n'avait pas remarqué que ses cheveux avaient viré au orange pétant, ce qui eut le don de beaucoup amuser son vis-à-vis sans même qu'elle ne put sans douter. Celui-ci piocha un nouveau bonbon, puis se tourna vers Astrid, avec la ferme intention de lui expliquer la raison de sa convocation.

« Ce que je vais vous dire, miss, est totalement confidentiel et ne devra, en aucun cas, sortir de ce bureau. Je vais également vous demander de ne pas m’interrompre. »

Il fit une pause, lançant un regard amusé à la Gryffondor qui s'était apprêté à lever la main. Elle la baissa, avec un petit sourire d'excuse, laissant le centenaire reprendre son discours.

« L'auror Kingsley Shacklebolt m'a fait parvenir une demande particulière vous concernant. Il se trouve, oui miss, que je le connais, même si ce fait en particulier ne devra pas sortir de ce bureau. Il se trouve que je lui ai dit que j'acceptais de vous laisser sortir de Poudlard à sa demande ; à la condition, uniquement, que vous acceptiez ce qu'il propose.
Que propose-t-il, monsieur ? demanda la mercenaire, intriguée et ne parvenant pas à se retenir plus longtemps.
Il veut que vous aidiez une de ses connaissances pour une expédition dangereuse, pour retrouver une ancienne relique. L'homme est relativement connu, il se nomme Uther Lowe. Vous le connaissez peut-être ?
J'ai lu l'un de ses livres, même si ce n'est pas ma plus grande passion la lecture, répondit la jeune femme. C'est assez intéressant, mais bon, ce n'est pas vraiment mon truc l'histoire...
Et bien, sachez qu'Uther Lowe a besoin d'une escorte et nous savons tous les deux que vous êtes largement capable d'être celle-ci. »

Le professeur lui fit un sourire. La demoiselle se mordilla légèrement le pouce, réfléchissant à cette idée. Son père refusait qu'elle se retrouvât à faire des missions seule, la considérant encore comme une enfant. Bien sûr, c'était encore une enfant, mais elle avait bien prouvé sa valeur durant l'été, même Lancelot lui avait dit. Elle n'avait pourtant eu aucune mission à faire en solitaire et c'était peut-être le moment idéal. Parlant de son père, la jeune femme se demanda s'il n'était pas derrière tout cela, aussi se dépêcha-t-elle de poser la question à l'homme face à elle.

« Et mon père ? demanda donc Astrid.
Votre père, miss ? fit Albus en levant un sourcil.
Il est au courant de tout ça ?
Oh ! reprit Dumbledore. Bien sûr que non, il n'est pas au courant. Ce n'est pas que je n'aime pas Lancelot, mais je préfère que la famille Shafiq reste en dehors de ça et je crains que mister Lowe n'apprécie pas l'idée d'avoir un mercenaire à ses côtés, de ce que ma dit Kingsley. C'est pour cela que nous passons par vous, sans avertir votre famille. Bien sûr, vous aurez une récompense quand vous rentrerez de mission, de la part de l'Auror. Je ne sais pas ce que c'est, il m'a simplement demandé de vous le dire.
Et si j'accepte, comment je fais pour sortir du château ? », demanda la demoiselle, se posant soudainement la question.

Il fallait dire qu'elle se posait la question uniquement parce qu'elle avait déjà pris sa décision. Elle allait accepter. Son père n'était pas au courant, ce qui était très bien comme ça pour elle. Elle ne savait pas véritablement ce qui l'attendait durant cette expédition, mais si un auror et même le professeur Dumbledore lui faisait confiance pour cette affaire, elle n'allait pas les décevoir. Elle n'avait, bien évidemment, aucune idée des tenants et aboutissants qui poussaient les deux hommes à agir ainsi. Le retour de la marque des ténèbres au tournoi de Quidditch avait poussé le directeur à raviver la flamme du phénix et c'était lui, à la base, qui avait pris contact avec Kingsley pour lui en parler. L'homme était de confiance, un excellent membre du ministère qui avait la confiance de Fudge et, surtout, qui s'occupait de l'affaire de Sirius Black, permettant de mettre toutes les équipes sur de fausses pistes tout en s'intéressant aux véritables démons du monde sorcier. Le retour de Lord Voldemort était de plus en plus probable, surtout avec de tels agissements de la part de ses adeptes masqués. Observant la jeune femme face à lui, l'homme eut une pensée émue pour deux autres Gryffondor qu'il avait eu la chance de voir dans son bureau et qu'il avait intégrés à l'Ordre dans leur jeunesse. Lily et James avaient été d'excellent élément et Kingsley, aujourd'hui, se portait garant de cette demoiselle. Il voulait la tester, l'envoyer dans une mission potentiellement périlleuse pour vérifier ses capacités sur le terrain, sa manière de gérer le stress... Avec de la chance, comment il l'avait lui-même dit à Albus, elle ferait un bon élément à sa sortie de Poudlard. Avec un clin d'œil, l'ancien professeur de métamorphose répondit à Astrid, tout en faisant glisser un parchemin sur son bureau pour qu'elle le prît.

« Sortir de Poudlard, voyons miss, pourquoi faire ? s'exclama le vieil homme avec malice. Enfin, ce n'est pas comme si vous connaissiez des passages secrets menant à l'extérieur de l'école, de toute façon. J'imagine qu'un petit tour à Honeydukes ne me ferait pas de mal, pour refaire mon stock de bonbons.
Je vois... Merci professeur. »

Astrid récupéra le parchemin et se leva. L'homme la salua gaiement, puis retourna à ses affaires. La demoiselle sortit rapidement de son bureau, dévala les escaliers, passa la gargouille, puis s'arrêta devant et ouvrit le parchemin qu'elle lut rapidement, avant de l'enflammer. Dessus, une photo de l'homme qu'elle devait retrouver lui souriait, ainsi qu'un lieu et deux dates – une de sortie, une d'entrée ; la lionne comprit clairement qu'elle devait être revenue à Poudlard avant la dernière. Avec un sourire, la demoiselle reprit sa route.

Entre le tournoi des Trois Sorciers qui approchait à grand pas et maintenant ça... Cette année risquait d'être riche en rebondissements.

26 octobre 1994 ; le Chaudron Baveur.

Avec un soupir à fendre l'absence d'âme d'un détraqueur, Astrid poussa la porte du pub. Elle y était enfin ! Ça avait été un véritablement parcours du combattant... Et pour cause ! Alors qu'elle s'apprêtait à prendre le passage secret, les jumeaux Weasley lui étaient tombés dessus pour la harceler de question, avant de partir en courant quand Miss Teigne était venu voir leur groupe. Astrid s'était contentée de la caresser un peu, espérant ainsi qu'elle n'irait pas prévenir son foutu maître qu'elle se trouvait seule dans les étages. Finalement, elle avait pu prendre le passage secret et arriver dans la cave du célèbre magasin de confiserie. Elle n'avait toutefois pas pensé à une chose. Ce n'était pas simple de sortir d'un magasin qui ouvrait ses portes, surtout quand il n'y avait encore aucun client. Avec un soupir, elle s'était jetée un sortilège de désillusion, puis avait essayé de sortir en faisant le moins de bruit et de gestes brusques possibles. Une réussite partielle, le dirigeant de la boutique ayant remarqué des mouvements suspects. Elle avait finalement dû courir jusqu'à la porte avant qu'il eût sorti sa baguette magique. Enfin, elle s'était rapidement dirigée dans une ruelle sombre pour transplaner jusqu'à Londres. Maintenant arrivée dans le Chaudron, elle en avait relativement marre. Non qu'elle n'eût pas hâte de partir en mission, mais avec tous ces petits problèmes, elle avait bien failli arriver en retard.

En retard, en effet, car si au départ, il n'y avait pas eu d'horaire à respecter, le professeur Dumbledore lui avait finalement fait parvenir une note pour lui indiquer l'heure du rendez-vous avec mister Lowe. Bien évidemment, il avait attendu le 25, alors qu'elle devait le retrouver le 26, pour le lui dire. De quoi la mettre en stress, ce qui n'avait évidemment pas loupé. Toutefois, maintenant qu'elle était bien à destination, elle finit par chercher l'homme et le trouva attablé sereinement avec un carnet dans les mains, qu'il avait l'air de lire. Elle se dirigea vers lui, saluant Tom et lui faisant signe qu'elle ne voulait rien quand il lui proposa un thé. Elle arriva finalement face à l'inconnu, car, même si elle connaissait son nom et son visage, ils n'avaient pas gardé les hippogriffes ensembles dans leurs jeunesses. Elle s'installa devant l'homme qui avait relevé les yeux avec un intérêt qui disparut bien vite, replongeant son regard dans son carnet. Astrid leva un sourcil, plaça sa main droite sur la table et commençant à tapoter ses doigts dessus, en rythme. Uther prit la parole à ce moment précis.

« Loin de moi l’envie de vous paraître impoli, Miss, mais j’attends quelqu’un et les places ne manquent pas dans ce pub. Pourrais-je vous suggérer d'aller vous installer ailleurs, je vous prie ? demanda poliment l'homme.
Loin de moi l'envie de vous paraître impoli, mister Lowe, enchaîna l'élève de Poudlard, mais je suis la personne que vous attendez. Bien qu'en effet, il ne manque pas de place dans ce pub, ma place se trouve bien à cette table, vu que je vais être votre escorte. Je m'appelle Astrid Shafiq. »

Avec un sourire légèrement condescendant, elle posa un doigt sur le carnet pour que l'homme tournât ses yeux vers elle. Son regard ne souffrait d'aucune hésitation, elle était totalement sérieuse. Elle était bien l'escorte promise par Kingsley et... la relation partait mal. Elle ne le montrait pas, mais la lionne avait déjà une belle envie de baffer le client pour son comportement, ce qu'elle ne pouvait, évidemment, pas faire. Elle se retint donc, se contentant d'agrandir son rictus. Elle se savait jeune et elle savait que les apparences pouvaient être trompeuses, mais sérieusement, il s'était attendu à quoi, le troll ?

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MessageSujet: Re: [1994] Un duo improbable [PV Astrid Shafiq] Lun 17 Juil 2017 - 15:54

- Vous… Vous vous foutez de moi, là ?

Uther s’était retenu à grand peine de lâcher cette question à voix haute. En réalité, dans la seconde qui avait suivi la réponse de la prénommée « Astrid », une myriade de réactions possibles avait défilé dans son esprit, allant du silence complet au hurlement de colère, en passant par la légitime – bien que parfaitement stupide – supposition de quiproquo du genre :  Je crois que Mr. Shacklebolt a mal interprété, lors de ma demande, le mot « escorte ».

Stupide car, premièrement, il avait été question de combattre, et secondement, le bureau des Aurors ne fournissait pas ce genre de… prestations. Mais légitime, car entre la jeunesse manifeste de son interlocutrice, la finesse de ses traits, son caractère exubérant ainsi que son sourire qu’Uther qualifia – à défaut de savoir réellement de quoi il retournait – de résolument provocateur, rien ne laissait supposer que cette gamine fut la foudre de guerre qu’il avait demandé.

Quand un index fin s’était posé sur la page de son carnet, masquant une petite portion du paragraphe qu’il lisait, il avait dû lever les yeux pour dévisager la jeune sorcière. Il avait alors croisé un regard déterminé assortit d'un sourire tout sauf naturel. En d’autre circonstances, ce genre d’attitude aguicheuse aurait été en mesure de faire fondre l’homme au-delà du sorcier. Pas aujourd’hui. La colère et la frustration, et peut-être une infime part de surprise l’empêchait de ressentir tout autre chose.  

Uther ramena son carnet vers lui, obligeant de cette manière la jeune fille à en ôter le doigt, et le referma pour le glisser sur le côté de la table. Il attrapa ensuite son verre d’hydromel pour se donner une certaine contenance et observa son vis-à-vis avant de répondre :


- C’est donc vous que Kingsley a envoyé ?

Bien qu’étant généralement un piètre acteur, rarement apte à masquer sa pensée première, Uther s’efforça de rester impassible. Il ne put cependant s’empêcher de lever un sourcil interrogateur, ce qui eut pour effet immédiat de donner un air ouvertement sceptique à sa question. Oh, sceptique, il l’était sans nul doute. Pas quant au fait que Kingsley avait bien pu lui envoyer une adolescente pour le protéger, mais quant aux compétences de cette Astrid Shafiq.  Ce pensant, il demanda également d’une voix qu’il s’efforça de garder égale :

- Je suppose que vous êtes une apprentie du bureau des Aurors ?

La supposition avait quelque chose de péremptoire. La fillette était beaucoup trop jeune pour être une Auror. Uther lui donnait dans les dix-huit ou dix-neuf ans, grand maximum. Elle devait donc, probablement, suivre une formation en vue de le devenir. Et bien sûr, cette gargouille de Kingsley avait dû penser que cette expédition ferait un excellent exercice d’apprentissage. Aux dépends d’Uther, bien entendu !

Shafiq… Ce nom lui disait vaguement quelque chose. Il avait l'impression de l'avoir déjà lu quelque part, sans pour autant être certain d'y associer quoi que ce soit. Il lui semblait qu'il s'agissait d'une de ces vieilles familles de sang-pur.
Riches, hautains, surs de leur supériorité et définitivement méprisables.

Douce Morgane !

Uther pensa qu'il aurait préféré se faire carrément rembarrer par Kingsley avant de se rendre compte qu'il n'avait pas d'autre choix que de supporter cette gamine insolente, sinon celui de faire appel à des mercenaires. Ce qui était absolument hors de question. Va pour l'apprentie Auror... et que Merlin le protège.

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MessageSujet: Re: [1994] Un duo improbable [PV Astrid Shafiq] Mar 18 Juil 2017 - 22:29


Une pensée en particulier traversa le regard de son vis-à-vis quand Astrid l'obligea à le regarder dans les yeux, au moment où elle baissa le livret d'un doigt. Le sorcier face à elle était septique et, même s'il avait voulu le cacher, tout dans son attitude le criait à des kilomètres à la ronde. Il ne croyait pas en elle et c'était flagrant. Tellement flagrant, en réalité, que ça en devenait insultant pour la Shafiq. Les personnes, qui connaissaient la mercenaire, savaient deux choses à son sujet. La première était qu'elle avait une patience extrêmement limitée pour certains faits. La seconde était qu'elle pouvait se montrer particulièrement retorse quand il s'agissait de prouver à quelqu'un que les apparences, il fallait savoir se les mettre où elle le pensait fortement.

C'est précisément pour cela que, quand il ramena son carnet jusqu'à lui et qu'il le posa à côté de son verre, l'étudiante croisa les mains devant son visage et agrandit son sourire. C'était totalement exagéré et c'était ce qu'elle voulait. Elle en avait marre de tous les prétentieux qui ne pensaient pas la jeunesse capable d'accomplir certaines prouesses et l'adulte en face d'elle faisait très clairement partie de cette catégorie détestable de personne. Elle se décida donc, dans toute sa mauvaise foi et sa mauvaise humeur, de lui apprendre. Elle allait lui enseigner qu'il ne fallait surtout pas, jamais, sous estimer une personne. Elle savait posséder des qualités et beaucoup trop de défauts, mais elle se promit de le ramener indemne et, ce, en étant totalement, irrémédiablement et insupportablement frivole. Ce serait une magnifique leçon de vie pour l'homme et un grand amusement pour elle. Bien évidemment, elle savait parfaitement qu'il y aurait des dangers et que jouer était une bonne chose, mais qu'il lui faudrait également savoir reprendre son sérieux ; en y réfléchissant bien, elle savait toutefois posséder une intelligence – et une grande modestie... – instinctive, qui se déclenchait généralement avec l'adrénaline. Elle en conclut qu'elle ne craignait absolument rien et qu'elle pouvait donc se permettre d'être désinvolte.

« C’est donc vous que Kingsley a envoyé ? demanda l'homme.
Parfaitement mister Septique, répondit la Gryffondor avec un amusement totalement irrespectueux, au risque de me répéter, je suis votre escorte. »

Elle n'avait absolument pas loupé le levé de sourcil, ni même son regard qui transpirait la déception. Uther ne voulait sans doute pas d'elle, trop jeune, ne pouvant être assez expérimentée, ne pouvant lui être d'une quelconque aide, mais la demoiselle avait décidé de n'en avoir rien à foutre. Kingsley l'avait envoyé parce qu'il avait confiance en elle et il avait raison, pour elle, de la lui accorder. Ce n'était pas le client qui allait remettre en question cette confiance, c'était certain. Enfin, si, ce qu'elle voulait dire par là, c'était qu'elle n'avait absolument pas l'intention de le laisser l'atteindre. Bien sûr, sans qu'elle le sût, c'était déjà le cas : l'attitude d'Uther était blessante pour la sang-pure qui ne demandait qu'à faire ses preuves. Sans doute ne le savait-il pas lui-même, mais de fait, elle se sentait provoquée... Et la jeune femme, en belle lionne, répondit à cela par exactement la même chose.

« Je suppose que vous êtes une apprentie du bureau des Aurors ? reprit l'ancien Serdaigle.
Non, fit Astrid sereinement, comme si elle annonçait la meilleure nouvelle qui pouvait être attendue par l'homme, je suis étudiante, mais croyez-moi, vous ne voulez pas savoir en quoi. »

Elle se foutait de lui ouvertement, parce que ce genre de propos était totalement idiot de son point de vue. C'était précisément ce genre de résonnements qui créaient les préjugés et s'il y avait bien une chose qu'elle voulait combattre en ce bas monde, c'était bien cela. Elle haïssait les préjugés et elle aimait prouver que c'était juste, totalement, la connerie humaine qui parlait. C'était bien connu que les hommes et les femmes, en groupe, se montraient souvent bien plus stupides que seul, à cause de l'effet simple du mimétisme. Enfin, là n'était pas la question, mais il n'en restait pas moins véridique que, non, elle n'était pas apprentie Auror, qu'elle n'avait aucunement l'intention de le devenir un jour et que, pourtant, elle savait se débrouiller seule, que ce fût pour combattre ou tout autres choses. Elle avait appris, depuis gamine, à se débrouiller seule et elle allait le prouver à Uther.

Revenant totalement à la réalité et voulant jouer avec sa patience – parce qu'elle voulait savoir jusqu'où elle se situait et, aussi, par pur caprice et amusement – Astrid attrapa le verre d'hydromel de l'homme et le but c*l-sec, avant de se lever en sortant un paquet de cigarettes. Parce que oui, elle était entraînée à combattre, elle était sportive et cela ne l'empêchait nullement de fumer. Elle commença à se diriger vers la sortie du pub, vers la porte menant au chemin de traverse, avant de se tourner vers l'homme et de lever un sourcil vers lui.

« Vous avez l'intention de camper ici ou vous me suivez ? Je n'ai pas l'intention de partir à l'aventure sans quelques provisions indispensables, comme des potions, des denrées impérissables et surtout de l'eau. »

En un point, déjà, elle prouvait qu'elle connaissait un minimum son sujet, à savoir les expéditions. Le reste viendrait en temps voulu, la rouge et or en avait bien évidemment l'intention. Elle lui fit signe de venir d'un geste de la main après s'être retournée, sans jamais savoir s'il l'avait vu ou non. Elle sortit du pub et sortit un zippo de sa poche, pour allumer le tube qu'elle plaça sur ses lèvres. Son bout rougeoya au contact du feu et la lionne, qui venait tout juste de sortir, recracha une bouffée de fumée qui vint entourer son visage pendant quelques secondes, avant de s'évaporer dans l'air. Elle attendit qu'Uther arrivât enfin, puis se dirigea vers l'entrée du chemin qu'elle ouvrit en tapant sur le mur avec sa baguette. Quand le portail fut ouvert, elle se tourna vers l'homme et, avec une révérence totalement insolente et un sourire quelque peu provocateur, elle reprit la parole.

« Après vous, monseigneur Pyrrhonien », susurra, d'une voix charmante, l'animal indomptable.

Elle le laissa passer devant, puis le suivit rapidement, venant se positionner à ses côtés, le tout en se déplaçant en sautillant presque. Elle était joyeuse. Elle s'amusait. Elle l'exaspérait sans doute et c'était précisément ce qu'elle voulait.

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MessageSujet: Re: [1994] Un duo improbable [PV Astrid Shafiq] Sam 22 Juil 2017 - 16:49

Uther resta figé. De surprise, de rage, d’indécision, d’hésitation et de tout une ribambelle d’émotions semblables. Non seulement cette Astrid n’était pas une Auror, mais elle n’était même pas une apprentie. Etudiante ? Serait-il possible que Kingsley lui ait envoyé… une sorcière de premier cycle ? Pas même sortie de Poudlard ? Que cette mission soit apparentée, non pas, comme il l’avait cru, à un « stage », mais à une foutue épreuve d’admission ? Cette idée allait bien au-delà de tout ce qu’il aurait pu imaginer de pire ! Mais qu’est-ce que cet Auror à deux noises avait bien pu s’imaginer quant à la teneur de cette expédition ? Que ce serait une petite promenade de santé sans réel danger ? A quoi jouait-il ?

A peine avait-il commencé à s’interroger sur l’énigmatique « mais croyez-moi, vous ne voulez pas savoir en quoi » que la gosse étendit le bras dans un geste fluide et rapide et lui arracha son verre d’hydromel de la main pour le vider d’un trait. Cet acte, complètement gratuit et imprévisible, laissa Uther totalement coi, incapable de la moindre réaction, sinon d’afficher un complet effarement sur son visage déjà sacrément marqué par la stupeur.
Sans même lui laisser le temps d’emmètre un semblant de protestation, la petite peste se leva en sortant un paquet de cigarettes de sa poche, et se dirigea, toute guillerette, vers le passage menant au chemin de traverse. Uther était resté assis, toujours ahuri par l’attitude de son escorte, quand celle-ci se retourna pour lui asséner avec un petit air suffisant :


- Vous avez l'intention de camper ici ou vous me suivez ? Je n'ai pas l'intention de partir à l'aventure sans quelques provisions indispensables, comme des potions, des denrées impérissables et surtout de l'eau.

Cette phrase, lâchée avec beaucoup trop d’arrogance au gout d’Uther, lui chauffa les sangs.  
Uther se leva, non sans avoir pris le temps de prendre une grande inspiration qu’il expira en se mettant debout, histoire de se calmer quelque peu. Pour les denrées, elle avait raison. D’après ses prévisions, l’expédition devrait durer dans les deux jours, minimum. Des potions, ils en auraient besoins, effectivement. Surtout lui ! A l’heure actuelle, il ressentait une irrépressible envie d’avaler un chaudron entier de Philtre de Paix, encore qu’il doutât que le plus efficace d’entre eux parviendrait à lui faire supporter la compagnie de Miss Shafiq.

Oui, elle avait raison sur le plan des vivres et des potions, mais lui-même l’avait déjà prévu, et la seule et unique raison pour laquelle il n’avait pas encore été les acheter était qu’il n’avait pas eu la certitude que l’agent de Kingsley serait au rendez-vous. Mais lorsqu’elle avait lancé cette petite pique hautaine, forte de sa fierté de lui apporter la preuve qu’elle n’était pas une bleusaille, il avait été à deux doigts de lui lancer un cinglant « et alors, tu veux une patacitrouille ? »


*Ça va être long, deux jours…*

Traversant le pub à reculons pour rejoindre son escorte, il ouvrit la porte et la découvrit en train de fumer paisiblement de l’autre côté. Sitôt qu’il fut présent, Shafiq s’avança vers le mur et tapota une brique du bout de sa baguette pour faire s’ouvrir l’arcade qui menait au Chemin de Traverse. Uther sembla sur le point d’exploser quand il la vit se courber dans une fausse révérence totalement sarcastique en lâchant d’une voix mielleuse :

- Après vous, monseigneur Pyrrhonien.

- Trop aimable, ma petite, siffla-t-il en insistant particulièrement sur le dernier mot.

Uther se garda bien de préciser quoi que ce soit sur l’endroit où la demoiselle pouvait se carrer les préceptes de Pyrrhon – qui était également, par un merveilleux hasard, celui où elle pouvait se foutre ses sarcasmes – avec, de préférence, une respectable profondeur. Elle n’en savait rien, ou peut-être le savait-elle sans en avoir rien à secouer, mais il éprouvait une furieuse envie de lui mettre une grande quiche dans sa tête. Il se retint.

*Sang de Troll, ça va être long, deux jours !*

Ouvrant la marche, le jeune sorcier avança d’un pas déterminé entre les boutiques et fut bientôt rejoint par une Astrid qui gambadait gaiement à ses côtés, comme la gamine qu’elle était. Rien, dans son attitude, ne laissait penser à Uther qu’il serait en sécurité avec elle. A dire vrais, il redoutait presque d’avantage de prendre un maléfice dans le dos que les dangers qui les guettaient.  

Malgré son antipathie, Uther décida de lui faire en partit confiance – tout du moins, étant envoyée par un Auror, elle ne serait pas encline à le rouler en pleine excursion. Mais même en prenant cela en considération, il souhaitait plus que tout rabattre l’insupportable sourire amusé qui tordait son visage de petite fille. Etrangement, sa cinéphilie refit surface et il eut brusquement l’envie de ressortir une certaine réplique du sergent Hartman adressée à l’engagé Baleine. Encore une fois, il se retint.

- Vous semblez avoir hâte d’en découdre, Miss Shafiq, lança-t-il d’un ton glacial. Cependant, je ne crois pas me tromper en affirmant que vous n’avez pas la moindre idée de l’objet de cette expédition. Il aurait probablement été judicieux de me demander un compte rendu avant de commencer à s’agiter dans tous les sens. Mais je suppose que pour vous, les détails passent au second plan.

Il avait lancé cette phrase avec toute la condescendance dont il était capable, afin de faire disparaitre ce petit air suffisant qui l’horripilait au plus haut point. Comme pour donner foie à cette dernière allocution, il se lança dans un briefing improvisé à voix suffisamment basse pour être entendu d’elle seule.

- Pour commencer, nous nous rendons à Brocéliande, en Bretagne française. Au cas où vous l’ignoriez, cette forêt est un lieu magique ancestral, ancien fief de Merlin et de Morgane, entre autres, mais actuellement tombé en décrépitude. Une partie de ces bois sont tenus secrets, et pour cause, on y trouve, d’après mes renseignements, un ancien temple perdu depuis des âges. C’est notre destination.

Uther laissa à son garde du corps le temps d’assimiler ces premières informations avant de poursuivre.

- Bien que ce temple soit perdu depuis des siècles, un intense travail d’archiviste m’a permis de regrouper assez d’informations pour établir une carte permettant de le localiser avec une relative précision.

Sur ces mots, Uther montra son carnet à Astrid, l’ouvrant à une page recouverte de runes et de notes, sans aucune références géographiques ou topographiques.

- Je sais, continua Uther. Ce n’est pas exactement ce qu’on peut attendre d’une carte. Mais pour être tout à fait honnête avec vous, il s’agit plus d’un jeu de piste que d’un véritable plan.  Nous ne déchiffrons pas de cartes pour exhumer un trésor, et un X n'a jamais, jamais marqué son emplacement, cita-t-il avec un sourire amusé, estimant plus que probable que son interlocutrice ne comprenne jamais la référence.

Uther continua sa progression dans ses explications, et sa route vers la boutique de potions.

- Le temple en question sera probablement protégé par une série de pièges et de maléfices potentiellement mortels. Sa localisation, ainsi que la détection et le désamorçage des pièges, magiques ou non, ne sera pas une tâche aisée. Mais ça, c’est mon office. La région que nous allons devoir explorer est, d’après mes sources, infestée de créatures nuisibles – probablement des chaporouges, pour l’essentiel. Mais dans ce cas aussi, il s’agit d’une complication dont j’aurais aisément pu venir à bout par mes propres moyens.

Uther jeta un regard à Astrid. Il avait dit cela sur le ton de la conversation, mais il avait également tenu à lui démontrer qu’il n’était pas non plus une quiche en magie défensive – bien que ce soit loin d’être un domaine dans lequel il excellait. Cependant, il était primordial que la jeune fille prenne l’entière mesure des risques encourus lors de cette expédition. Il ignorait tout de son habileté au combat, et il était hors de question qu’elle parte avec le sentiment que rien de grave ne pouvait arriver.

- D’après ce que j’en sais, le temple perdu aurait, ces derniers siècles, été le fief d’un clan de vampires. Mais vu la datation des ouvrages en référant, il est plus que probable que ce ne soit plus le cas, à l’heure actuel. En revanche, les vampires n’abandonnent jamais leur tanière sans aucune raison. Il y a donc fort à parier que si ils ne sont plus sur place, c’est qu’on les en a chassé. Et ce « on » pourrait très bien avoir investi les lieux. Qu’est-ce que ce « on » ? Je vous avoue n’en avoir aucune idée. Ce pourrait tout aussi bien être une nuée de détraqueurs, un spectre de la mort ou une colonie d’acromentules que quelque chose de sensiblement bien plus dangereux – comme une hydre ou un basilic, par exemple. Quoi qu’il en soit, c’est là que vous entrez en scène.

Uther croisa le regard de la jeune Shafiq. Il s’empressa d’ajouter :

- Ne vous inquiétez pas. Je n’attends pas de vous que vous affrontiez un basilic ou une hydre, pas plus que je n’espère vous voir vaincre un clan de vampires à vous seule. Je ne faisais qu’évoquer les pires scénarios possibles. Mais bien entendu, si nous tombons sur l’un de ces cas de figure… Je ne suis pas non plus suicidaire ou inconscient ! On videra les lieux le plus rapidement possible.

Tout en parlant, il se rendit compte qu’exposer les faits à la jeune fille lui avait fait officialiser leur collaboration et avait quelque peu – mais pas totalement – effacé l’agacement qu’il éprouvait à son égard. Il s’était radouci, au fur et à mesure que son exposé avançait, et lui avait progressivement parlé comme un professeur à son apprentie – d’un ton ferme, mais bienveillant. Restait à régler la fameuse question des vivres et des potions. Sur ces pensées, Uther sortit une petite liste de sa poche qu’il tendit à Astrid.

- Voici toutes les potions dont nous pourrions avoir besoin. Essence de dictame, bien entendu, et peut-être un flacon de potion de régénération sanguine. On ne sait jamais. J’ai également prévu d’investir dans quelques flacons d’Oculus. Une vision affinée ne sera pas de trop dans les ténèbres du temple. Ah ! Et il y a également  de l’Elixir Cérébral – il faudra une concentration sans faille pour avancer dans ce temple et cette potion pourra aussi pallier au manque de sommeil, et un petit flacon d’Aiguise-méninges nous fournira un remède contre les maléfices de confusion, très courants dans ce type de ruines.

Uther avait bien évidemment prévu cette liste de longue date. Son budget serré l'empêchait de faire de véritables folies, et il avait estimé qu'un investissement en potions à hauteur de dix galions serait largement suffisant. Aussi avait-il soigneusement établi les besoins prioritaires. Avant de pénétrer l'échoppe de l'apothicaire, il se tourna vers Astrid.

- Ne vous inquiétez pas, votre aide n'aura pas valeure de bénévolat. Si vous me permettez de mettre la main sur la relique que je convoite et m'aidez à rentrer sain et sauf, vous aurez droit à une récompense. A notre retour, nous passerons dans ma chambre forte, à Gringotts, et je vous rétribuerais avec une coupe d'argent forgée par des Gobelins. Libre à vous de la vendre ou de la conserver chez vous, mais je pense que vous en tirerez un juste prix.

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MessageSujet: Re: [1994] Un duo improbable [PV Astrid Shafiq] Dim 30 Juil 2017 - 20:25


Je crois que je l'énerve, pensa Astrid avec un sourire. L'homme face à elle venait de répliquer à sa petite pique par une insinuation stupide, à laquelle elle ne prêta finalement pas véritablement d'attention. Elle se contenta de le suivre, après sa mimique, se déplaçant à la manière d'une gamine heureuse de partir en vacance pour la première fois. Elle avait pourtant conscience que ce n'était, évidemment, pas des vacances, mais l'idée même l'amusait, tant elle parvenait à lire la colère sur le visage de son compagnon d'aventure. Ou d'infortune, de son point vue, sans aucun doute.

Le détour vers les boutiques étant une étape cruciale et, bien évidemment, obligatoire, c'est sans surprise que les deux sorciers se dirigèrent vers les échoppes proposant ce qu'il leur faudrait durant l'excursion. Malheureusement pour Astrid, c'est à ce moment-là qu'Uther décida de reprendre la parole, d'une voix glacial au début, avant de devenir au fur et à mesure de son récit plus paternaliste. Le changement dans le comportement d'Astrid ne se vit pas directement, mais il fut bien présent. À la seconde même où l'homme commença à véritablement lui parler comme un mentor, son visage outrancièrement joyeux commença à se fermer petit à petit et perdit totalement sa joie de vivre factice. Elle l'écouta malgré tout, mais ne put se retenir de penser à quelques sarcasmes bien sentis, qu'elle ne lui envoya finalement pas, préférant le laisser terminer ses explications, qu'elle connaissait déjà en grande partie. En effet, contrairement à ce que Lowe croyait visiblement, la Shafiq s'était renseignée, ne voulant absolument pas se retrouver dans des situations qu'elle ne saurait gérer. Elle avait donc lu quelques ouvrages sur Brocéliande, après une discussion fourni avec Kinglsey, par lettres interposées. Il lui avait lui-même dit avoir quelques doutes sur la totale honnêteté de l'homme, mais c'était plus sous-entendu que véritablement explicité.

Quand son partenaire lui montra la carte, Astrid leva un simple sourcil en remarquant que... Ce n'était absolument pas une carte, en réalité et l'homme dut remarquer son expression, tant il s'empressa de reprendre la parole, ne lui laissant toujours pas en placer une, bien qu'elle parvint cette fois-ci à lui répondre une légère pique avant qu'il reprît.

« Je sais, dit-il donc, ce n’est pas exactement ce qu’on peut attendre d’une carte. Mais pour être tout à fait honnête avec vous, il s’agit plus d’un jeu de piste que d’un véritable plan. Nous ne déchiffrons pas de cartes pour exhumer un trésor, et un X n'a jamais, jamais marqué son emplacement.
Vous devriez inventer vos répliques vous-même au lieu de les pomper à Indiana Jones. Très bon film en tout cas. »

Avec un sourire, elle l'invita à poursuivre, sans véritablement prendre garde à l'expression qu'il put avoir sur le moment, ce que l'homme fit bien plus rapidement qu'elle ne s'y était attendue. Il continua ainsi son exposé, parlant des dangers qu'ils pourraient rencontrer, les mêmes précisés par Kingsley dans ses lettres pour la plupart, donc aucune surprise ici. Il parla de la possibilité de rencontrer certaines créatures, celles qui avaient pu éventuellement faire fuir les vampires, s'ils avaient bien vidé les lieux, ce qui n'était clairement pas sûr. Une liste qu'elle agrandit mentalement, sans véritablement faire part de ses pensées à Uther. Elle réfléchissait encore à toutes les possibilités, sans véritablement remarquer que le ton de la conversation s'était adouci à mesure que les deux personnes parlaient. Le fait était qu'Astrid n'avait plus l'air d'une gamine joyeuse. Son physique restait trompeur et les expressions inexistantes de son visage ne devaient sans doute pas aider l'homme. Prendre Astrid pour une enfant était une chose, mais prendre le même ton que son propre père en était une autre et cela avait le don de la fermer totalement et, sans le savoir, c'était précisément ce qu'il avait fait durant son exposé, avant de reprendre un ton plus neutre, plus calme.

Finalement, il termina sur la liste des potions qu'il montra à Astrid ; celle-ci, sans dire le moindre mot, sortit sa baguette et d'un informulé, lança un enchantement sur la page, qui eut pour effet d'agrandir légèrement les différentes fournitures inscrites. Avant même que l'homme put émettre une simple réserve ou s'énerver de ses initiatives, elle sortit de sa poche une bourse qu'elle posa dans le creux de la main de Lowe, qu'elle avait au préalable attrapée avec une certaine rapidité, ainsi qu'une belle dextérité. Sur la liste, pour revenir à elle, l'homme pouvait remarquer que la Gryffondor avait rajouté le philtre de paix, pour se calmer dans certaines situations extrêmes, également du chocolat – après tout, il avait lui-même fait mention des détraqueurs et il valait mieux s'y préparer – et enfin de la pimentine. Ca pouvait paraître complètement idiot, pour la dernière potion, mais ils partaient en France, dans une région plutôt connue pour être humide, dans une forêt, pour plusieurs jours : le risque qu'ils attrapassent un rhume s'élevait au-dessus des 50 % et mieux valait avoir l'antidote pour être soigné dans la foulée, plutôt que le subir, ce qui les ralentirait forcément.

Enfin, elle entra avec l'homme dans la boutique, après ses dernières paroles et, alors qu'ils commençaient à récupérer les différentes potions dont ils auraient besoin, Astrid décida finalement d'ouvrir la bouche, de délier sa langue. Elle entrouvrit les lèvres, laissant s'échapper un soupir imperceptible, avant que sa voix raisonnât près de l'oreille d'Uther, de manière à ne pas être entendu de tout un chacun.

« Je me suis renseignée de mon côté. Je savais précisément où nous allions, mais je n'allais pas vous couper. Déjà par politesse, ensuite parce qu'avoir votre version reste toujours plus fourni que celle de Kinglsey. Je sais ce qui risque de nous tomber dessus dans le temple, je ne suis pas stupide ou inconsciente. »

Elle arrêta de parler pendant quelques secondes, remarquant des bocaux de filtre de paix derrière Uther. Elle se hissa entre les deux pour récupérer deux flacons, en espérant que ce serait largement suffisant, alors que l'homme lui-même attrapaient quelques potions de-ci de-là. Astrid s'apprêta reprendre la parole, mais ferma la bouche quand elle remarqua qu'ils arrivaient en caisse. Après avoir payé les achats – en partie avec la bourse fournie en galions qu'elle avait généreusement prêtée à son collègue – les deux adultes sortirent de la boutique. Sans véritablement laisser le choix à l'homme, Astrid se dirigea rapidement vers une autre boutique, assez four-tout, pour aller y récupérer quelques denrées impérissables, de l'eau et enfin, en dernier, un sac dit "sans fond" relativement petit, qu'elle pouvait facilement glisser dans sa poche après y avoir déposé ses différents achats. Elle avait fait cela devant les yeux de l'adulte, sans véritablement prendre garde à ce qu'il pouvait penser sur le moment. Ce n'est que quand elle ressortit de la boutique qu'elle reprit à nouveau la parole, profitant de leur présence dans une rue relativement peu fréquentée à cette période.

« Comme je vous le disais, reprit-elle avec un sérieux presque paradoxal compte-tenu du début de la rencontre, j'ai fait mes propres recherches. Les vampires sont des créatures puissantes, mais je ne vous apprends rien par rapport à cela. Ce que je veux dire par-là, c'est que celons ce qui les a chassé, si c'est le cas... Je préférerais encore me retrouver devant des vampires en réalité. Le Basilic peut être un exemple, encore qu'un serpent géant qui tue d'un simple regard, c'est possible de l'affronter. Harry Potter pourrait clairement vous expliquer comment, par ailleurs. Enfin bref, ce que vous avez cité est vrai, mais il est aussi possible que quelqu'un avant vous soit passé par-là ou que le temple soit protégé avec de la magie noire, comme une nuée d'inferus ou encore qu'une harpie y est élue domicile. Je ne vais pas faire une liste complètement de tout ce qui pourrait nous tomber dessus, ce serait beaucoup trop long, ce que je veux dire par-là, quand nous y serons... »

Astrid s'arrêta de marcher et se tourna vers Uther, lui lançant un regard sérieux, sévère, mais surtout bien plus mature que son apparence pouvait ne serait-ce que le suggérer...

« ... Si je vous dis de courir, vous courrez. Si je vous dis de fuir et de m'abandonner, vous le faites sans réfléchir. Je ne sais pas exactement ce qui nous attendra là-bas et croyez-moi, les chaporouges seront le cadet de nos soucis, si ne serait-ce que la moitié des créatures que nous avons cités s'y trouvent réellement. Pour les pièges, je vous fais confiance. Je ne suis pas une bille en runes, mais vous êtes plus expérimenté, c'est un fait, pour ce genre de problèmes. En échange, je vous demanderai une chose. Si je dois affronter quelque chose, n'intervenez que si je vous le dis, je ne veux pas être gênée. Devoir surveiller vos arrières en plus de mes propres fesses, ce serait invivable. »

Elle se détourna ensuite de lui et reprit sa marche, comme si ce qu'elle venait de dire n'avait jamais été prononcé. Sur le ton de la confidence, avec, à nouveau, un léger amusement perceptible dans la voix – et potentiellement horripilant pour son futur ami – elle reprit la parole, sans s'arrêter pour autant, alors qu'elle suivait Uther.

« J'espère que ce que je raconte ne vous dérange pas trop, s'amusa-t-elle à prononcer, mais je préfère que nous soyons sur la même longueur d'onde. Sait-on jamais ce qui peut nous tomber dessus, je préfère préparer mes arrières avant de me jeter tête baissée dans un lac rempli de strangulots. »

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MessageSujet: Re: [1994] Un duo improbable [PV Astrid Shafiq] Mer 2 Aoû 2017 - 18:46

Uther observa la liste d’un air dubitatif. A peine la lui avait-il présentée qu’Astrid l’avait tapoté de sa baguette, y inscrivant quelques ajouts de sa propre initiative. La pimentine et le chocolat étaient on ne peut plus cohérent – bien qu’excessivement superflue d’après lui – mais la petite inscription « philtre de paix » lui arracha une grimace lui donnant l’air d’avoir avalé un flacon d’empestine. Une pensée passablement stupide lui traversa l’esprit. Astrid recommandant d’acheter un philtre de paix lui donnait à peu près la même impression que si un détraqueur lui avait proposé du chocolat.  

Ravalant la réflexion acerbe qui lui brûlait les lèvres, Uther quitta le parchemin des yeux et s’apprêta à objecter que ces ajouts risquaient de faire dépasser le budget qu’il s’était fixé, qu’il y avait déjà songé mais qu’il avait dû effectuer une sélection, et que c’était à cela que servaient les études des besoins prioritaires. Il n’en eu cependant pas le temps puisqu’au moment où il écarta les bras dans un signe de protestation en levant les paumes vers le ciel, il sentit une masse lourde et duveteuse se poser dans la main qui ne tenait pas la liste.  Uther resta un instant interdit en contemplant la bourse, puis, eut un haussement d’épaule résigné. Puisqu’elle tenait à payer elle-même les ajouts qu’elle proposait…  

Une clochette sonna d’un tintement clair lorsqu’ils poussèrent la porte de la boutique, et un vieux sorcier leur adressa un petit coup d’œil depuis l’arrière d’un comptoir en if avant de reporter son attention sur une sorcière replète qui lui exposait ses achats.

Déambulant entre les étagères garnies de divers bocaux, fioles et bouteilles de formes, de taille et de couleurs plus variées les uns que les autres, Uther observa un assortiment de petits flacons translucides arborant des étiquettes indiquant « essence de dictame ». Il en attrapa deux qu’il glissa dans son sac. Tandis qu’il était occupé à observer de petits présentoirs affichant le prix de l’élixir cérébral, il sentit le souffle d’Astrid sur son lob, ses lèvres à deux centimètres de son oreille lorsqu’elle lui chuchota :

- Je me suis renseignée de mon côté. Je savais précisément où nous allions, mais je n'allais pas vous couper. Déjà par politesse, ensuite parce qu'avoir votre version reste toujours plus fourni que celle de Kinglsey. Je sais ce qui risque de nous tomber dessus dans le temple, je ne suis pas stupide ou inconsciente.
- On ne vous a surement jamais accusé d’être inconsciente, rétorqua-t-il d’une voix doucereuse avant d’avoir pu s’en empêcher.  

Astrid le fusilla du regard, mais Uther n’y prêta aucune attention. Il continua d’attraper diverses potions en fulminant intérieurement. Jusqu’à présent, il avait trouvé la jeune fille exubérante et insupportable, certes, immature, cela ne faisait aucun doute, mais il avait décelé en elle une certaine sagacité qui s’était évanouie à l’instant même où elle lui avait faite cette révélation. Oui, il trouvait d’une affligeante stupidité qu’en ayant connu la teneur de l’expédition, elle ait quitté le brouhaha du Chaudron Baveur sans lui avoir proposé d’en exposer les détails, l’obligeant ainsi à dévoiler ses découvertes dans une rue silencieuse, désertique, où il était extrêmement aisé d’espionner leur conversation. Lui-même se blâmait de ne pas lui avoir enjoins de rester encore un peu dans le pub, où leur discussion aurait été imperceptible, comme noyée dans les éclats de rires et les échanges sonores, les commandes criées de l’autres bout de la salle, les appels et les raclements des chaises.  

Uther se dirigea vers le comptoir et paya les potions qu’ils emportaient, prenant dans la bourse offerte par Astrid les quelques trois galions et six mornilles qu’il lui manquait. Puis, ils sortirent de l’échoppe et Astrid ouvrit la marche, se dirigeant résolument vers l’épicerie généraliste, de l’autre côté de la rue. Uther la suivie et l’observa s’affairer entre les rayons, achetant de la viande séchée, des bouteilles d’eau pure, du chocolat, des sachets de pains, de fruits secs, de petits fromages salés et d’une foultitude d’autres denrées qu’elle fourra dans un minuscule sac qu’elle glissa dans une poche de sa veste avant de sortir du magasin. Uther eut ainsi la confirmation de ce qu’il avait pensé de prime abord. La valeur des sacs sans-fonds dépassant largement celle de la peau de dragon, les Shafiq étaient bel et bien l’une de ces richissimes familles de sang-pur, au vu de la désinvolture avec laquelle la jeune Astrid avait acquis ce petit sac hors-de-prix.    

Dès que la fraicheur automnale de l’air leur caressa le visage, Astrid reprit la parole, d’une voix bien plus mure qu’auparavant. Tandis qu’elle parlait, Uther se fit la réflexion que cette attitude de gamine qu’elle lui avait exhibé tout au long de leur première heure de partenariat avait bien été volontaire. Il ne parvenait pas à définir ce qui l’agacerait le plus : qu’elle ait sciemment décidé de lui courir sur le haricot en se comportant comme une adolescente prépubère ou qu’elle le soit réellement.

Uther faillit se cogner contre une Astrid qui s’était arrêté net avant de se tourner vers lui pour lui lancer un regard plein d’autorité :

- ... Si je vous dis de courir, vous courrez. Si je vous dis de fuir et de m'abandonner, vous le faites sans réfléchir. Je ne sais pas exactement ce qui nous attendra là-bas et croyez-moi, les chaporouges seront le cadet de nos soucis, si ne serait-ce que la moitié des créatures que nous avons cités s'y trouvent réellement. Pour les pièges, je vous fais confiance. Je ne suis pas une bille en runes, mais vous êtes plus expérimenté, c'est un fait, pour ce genre de problèmes. En échange, je vous demanderai une chose. Si je dois affronter quelque chose, n'intervenez que si je vous le dis, je ne veux pas être gênée. Devoir surveiller vos arrières en plus de mes propres fesses, ce serait invivable.

Elle se détoura de lui et continua sa marche.

Piqué au vif, Uther la contourna, se campa devant Astrid, et lui répondit sans détour :

- Ne me prenez pas trop pour une bleusaille, Miss Shafiq. J’ai rencontré des créatures au moins aussi dangereuses que toutes celles que nous avons abordées précédemment.

Sur ces paroles, il remonta sa manche et lui dévoila son avant-bras, marqué par les vestiges d’une très grave blessure, récoltée quelques années auparavant.

- Une chimère, expliqua-t-il dans un sifflement. J’ai échappé aux griffes de cette bestiole à une époque où vous n’aviez même pas encore caressé l’idée de passer vos BUSES. J’ai affronté des momies et des sphinx ! J’ai échappé à des hydres et à des manticores ! Donc ne vous méprenez surtout pas : si vous êtes en effet ici pour assurer ma protection, je reste – vous l’avez-vous-même concédé – le plus expérimenté dans ce genre d’opération.

Uther fit volte-face et avança d’un pas vif en direction de l’arcade menant au chaudron baveur. Derrière lui, Astrid avait repris la parole, lançant de petites phrases d’une voix chantante, auxquelles Uther se garda bien de répliquer. Récupérant son sac de voyage auprès de Tom, il emmena son équipière au dehors.  

Sortant dans la rue bondée de moldus, Uther entraina Astrid dans une ruelle déserte et lui tendit la main en l’interrogeant du regard. Sitôt qu’elle la saisit, il tournoya sur lui-même et ressentit cet habituelle sensation d’être aspiré dans un tuyau d’arrosage. Avant même d’ouvrir les yeux, Uther sentit les effluves de l’écorce humide, de la mousse, des feuilles mortes et de la terre souple de la forêt. Il ouvrit les yeux pour contempler les alentours. Des centaines de vieux chênes les entouraient jusqu’à perte de vue. Le sol était recouvert de feuilles, de champignons, de glands, s’étalant dans un épais tapis aux nuances orangées. Les troncs bruns des arbres s’élevaient, nus, à plus de quatre mètres pour certains, disparaissant dans des feuillages d’un vert foncé. Uther sourit. Il adorait Brocéliande.
Puis, sans un mot, il commença à avancer d’un pas cadencé par le bruissement des feuilles.

- Nous nous dirigeons vers le nord, expliqua-t-il au bout de quelques minutes de marche. Nous devons y trouver une rivière, et la suivre jusqu’à un ancien dolmen. C’est à partir de là que nous pourrons espérer trouver le temple.  

Une heure durant, les deux acolytes marchèrent à travers les bois dans un silence troublé par le craquement des branches qu’ils écrasaient sous leurs pieds, le froissement de l’épais tapis de feuille morte, et, parfois, la voix d’Astrid qui fredonnait des airs qu’Uther ne connaissait que trop bien. Une fois ou deux, il se surpris même à l’accompagner en sifflotant.

Puis, ils arrivèrent enfin à un petit ruisseau qui courrait, s’enfonçant dans les bois. Ils suivirent donc le lit de la rivière en direction du nord-ouest sur plusieurs kilomètres, faisant halte occasionnellement pour avaler une gorgée d’eau ou grignoter un morceau. Enfin, Uther poussa une exclamation à mi-chemin entre le soupir de satisfaction et le cri de joie. Dans une petite clairière se dressait un large rocher grisâtre, posé comme un autel au centre d’un cercle de pierres. Uther sortit son carnet et examina la pierre, marmonnant pour lui-même, passant ses mains sur la surface de la roche, traçant de long signes du bout des doigts, comme s’il suivait des sillons invisibles. Il jeta un œil à son carnet, reporta son attention sur la pierre, et se redressa en désignant un coin de la forêt d’un signe de tête.

Les deux comparses marchèrent encore plusieurs heures durant, s’arrêtant parfois pour qu’Uther puisse observer tour à tour l’écorce d’un arbre millénaire, un amas de rochers dressés comme des menhirs et ce qui ressemblait à une vieille tombe – ou à un passage obstrué s’enfonçant dans le sol -  en changeant à chaque fois de direction.
Uther contempla le ciel. La journée était très avancée, et le soleil n’allait pas tarder à plonger sous les arbres. Astrid, elle aussi, semblait commencer à montrer des signes de lassitude, et Uther n’était pas en mesure de lui en vouloir. Cela faisait à présent plus de huit heures qu’ils marchaient à travers les bois. Enfin, il le vit, et poussa un juron sonore pour exprimer son contentement.

Au centre d’une petite clairière envahie de hautes fougères et encerclé par une concentration d’arbres si dense qu’ils auraient pu passer à quelques mètres sans s’en apercevoir, trois vielles souches noires s’élevaient comme un triangle, avec, en son centre, un arbre doré, sans feuilles, pourvu de deux larges branches se dressant comme les bois d’un cerf. Uther exultait :

- Nous y sommes ! Le passage pour les bois secrets ! Vous voyez cet arbre d’or, Miss Shafiq ? Il s’agit d’un portail menant à la partie secrète et sombre de Brocéliande. Pour ce faire, il suffit de passer entre ces deux branches. Enfantin !

Mais le sourire d’Uther s’effaça, et il secoua la tête dans un signe de dénégation.

- La nuit va tomber. Hors de question de s’aventurer dans cet enfer de nuit. Dressons le camp, nous continuerons demain.

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MessageSujet: Re: [1994] Un duo improbable [PV Astrid Shafiq] Sam 5 Aoû 2017 - 18:52


« Je me suis renseignée de mon côté. Je savais précisément où nous allions, mais je n'allais pas vous couper. Déjà par politesse, ensuite parce qu'avoir votre version reste toujours plus fourni que celle de Kinglsey. Je sais ce qui risque de nous tomber dessus dans le temple, je ne suis pas stupide ou inconsciente.
- On ne vous a sûrement jamais accusé d’être inconsciente », rétorqua l'homme d’une voix doucereuse.

Astrid se figea pendant une demi-seconde, un sourire loin d'être naturel faisant son apparition sur son visage. Elle ne fit aucun autre geste et reprit sa marche. Elle ne se gêna pas, toutefois, pour prendre la parole à son tour, d'une voix neutre, un murmure aussi clair que de l'eau pour son compagnon, alors qu'ils se dirigeaient vers le comptoir, pour payer les différentes acquisitions.

« Vous me traitez seulement d'idiote, mais après tout, il est vrai que je ne suis pas ici pour vous protéger, » dit-elle avec un sourire dangereux.

Aucune animosité ne pouvait être lue dans sa phrase, seulement une constatation des plus simpliste, mais le sous-entendu devait sans doute rester limpide. Elle ne prononça pas un mot de plus ensuite, se contentant de récupérer sa bourse dès que les achats furent réglés. Arrivée dans la ruelle, suivie par l'autre, elle se dirigea vers une épicerie en face de l'apothicaire, sans dire le moindre mot. À quoi bon discuter avec une personne pareille ? Il faisait partie de la catégorie des personnes qui jugeaient les autres en quelques secondes, elle en avait eu la preuve, mais surtout, qui ne se remettaient nullement en question vu les paroles qu'ils avaient échangées. En sortant, toutefois, elle se décida à lui faire quelques recommandations, n'ayant absolument pas l'intention de se retrouver avec un boulet sur le dos si jamais elle devait le protéger, à un moment ou un autre. Peut-être que la manière de faire ou les mots employés ne furent pas les bons, mais visiblement, l'homme se retrouva blessé par les dires de la mercenaire. Il se déplaça de manière à se retrouver devant, face à elle. Intriguée, sans plus, elle releva son regard bichrome sur le visage tendu de son vis-à-vis.

« Ne me prenez pas trop pour une bleusaille, Miss Shafiq. J’ai rencontré des créatures au moins aussi dangereuses que toutes celles que nous avons abordées précédemment. »

Ca me fait une belle jambe, pensa la demoiselle en le voyant remonter une de ses manches et révéler un avant-bras couvert d'une cicatrice. Sans doute qu'elle aurait pu impressionner quelqu'un d'autre, mais il n'était pas tombé sur la bonne personne, surtout quand l'on connaissait le nombre de cicatrices qu'elle possédait, à savoir beaucoup trop pour qu'elle s'amusât à les énumérer.

« Une chimère, expliqua-t-il dans un sifflement. J’ai échappé aux griffes de cette bestiole à une époque où vous n’aviez même pas encore caressé l’idée de passer vos BUSES. J’ai affronté des momies et des sphinx ! J’ai échappé à des hydres et à des manticores ! Donc ne vous méprenez surtout pas : si vous êtes en effet ici pour assurer ma protection, je reste – vous l’avez vous-même concédé – le plus expérimenté dans ce genre d’opération.
La colère vous fait conter de magnifiques exploits ! s'exclama Astrid, après quelques secondes. Elle avait éclaté d'un rire franc, comme si elle venait d'entendre une blague particulièrement marrante, avant de reprendre un semblant de sérieux. Vous avez fui une chimère. Vous avez fui... Allez, peut-être une hydre et une manticore. Les momies, ce n'est pas les créatures les plus dangereuses et il est assez simple de s'en débarrasser quand on sait comment faire et les sphinx, il suffit de répondre à leur énigme : si vous n'y étiez pas arrivé, vous seriez mort. En clair, arrêtez de vous prétendre supérieur en racontant des exploits amplifiés. Si vous aviez réellement dû échapper à des créatures de cette envergure, plusieurs fois, vous n'auriez pas une seule cicatrice et, encore, il faudrait au moins s’appeler Alastor Maugrey pour espérer y survivre plusieurs fois. »

L'homme s'était déjà retourné et reprenait sa marche, aussi Astrid le suivit tranquillement. Elle finit, toutefois, par reprendre la parole d'une voix chantante, balançant une nouvelle phrase comme si elle parlait de la pluie et du beau temps.

« Mais peut-être que vous jugez les sorciers aux nombres de cicatrices qu'ils possèdent ? » dit-elle, en lâchant un petit rire, après avoir levé les yeux au ciel.

La dernière question, rhétorique, avait été lancée comme une plaisanterie, ce qui n'était pas tout à fait faux. Une plaisanterie de mauvais goût, parfaite pour un homme qui, énervé, se montrait particulièrement vantard. Elle ne fit toutefois plus aucune remarque, ne voulant pas envenimer la situation plus que nécessaire. Finalement, ils parvinrent – miraculeusement – à sortir du Chaudron Baveur sans s'être étripés mutuellement. Ils se dirigèrent rapidement vers une ruelle sombre, évitant ainsi le regard des moldus environnants et Uther se tourna vers elle et lui présenta sa main, vide. Vide. Aucun portoloin. Astrid ne put s'empêcher de grimacer en prenant sa main, comprenant directement qu'elle allait devoir subir la sensation désagréable du transplanage d'escorte. Elle haïssait cette sensation. Transplaner seule, ce n'était pas un problème. Prendre un portoloin non plus. Sa bête noire résidait clairement dans le fait de devoir voyager de cette manière. Résignée malgré tout, elle se décida d'offrir sa main à Lowe et le craquement sonore résonna dans la foulée là où ils se trouvaient.

Quand ils arrivèrent, Astrid ne prit absolument la peine d'observer le magnifique paysage qui se présentait à elle. Non, elle se contenta de fermer les yeux et de prendre de profondes inspirations. Elle n'avait absolument pas l'intention de montrer sa faiblesse à l'autre idiot qui venait de lâcher sa main. Elle avait la désagréable impression que le sol tournait autour d'elle et que le moindre pas qu'elle ferait l'enverrait goûter la terre se trouvant sous ses pieds. Toutefois, elle dut se résigner bien plus vite que prévu, quand elle entendit le chercheur de reliques partir devant. Le premier mouvement qu'elle fit, déplaçant son pied gauche vers l'avant, fut quelque peu hésitant, tout comme le suivant. Elle parvint à suivre l'écrivain, avec quelques difficultés au début, qui disparurent en même temps que sa sensation de malaise. Après quelques minutes de marche, sans qu'aucun des deux protagonistes n'entamât de conversation, Uther prononça quelques paroles se voulant indicatives. Astrid se contenta de répondre par un simple « oui », ne voyant pas l'intérêt de poser plus de questions que nécessaire pour le moment.

Ainsi, le voyage débuta véritablement. Un voyage qui fut extrêmement long pour elle, tant il était rare qu'elle supportât facilement l'ennui. Après une simple demi-heure de marche, pour essayer de faire passer le temps, la Gryffondor se mit à fredonner quelques airs qu'elle connaissait, pouvant autant venir du monde sorcier que de celui possédant la technologie. Une heure après avoir débuté leur marche, ils arrivèrent enfin à la première destination. Ils se mirent alors à suivre le ruisseau ou, plus exactement, Astrid suivait Uther qui les dirigeait. Son occupation se résumait également à chantonner ou à compter les arbres, les animaux qu'ils croisaient, les feuilles mortes qu'elle écrasait... À de nombreuses reprises, Uther avait un regain de vie, à partir du moment où ils changèrent à nouveau de direction, abandonnant le ruisseau. Cela arrivait parfois pour un arbre, parfois pour des rochers... Dans tous les cas, elle se contentait de le regardait faire, ne se gênant pas pour boire de l'eau ou reprendre des forces à l'aide d'aliment composait de sucre rapide.

Puis, après de trop nombreuses heures de marche, Uther lâcha un juron sonore qui fit se redresser Astrid. Face à elle, un arbre d'or trônait fièrement et elle tiqua.

« Nous y sommes ! Le passage pour les bois secrets ! Vous voyez cet arbre d’or, Miss Shafiq ? Il s’agit d’un portail menant à la partie secrète et sombre de Brocéliande. Pour ce faire, il suffit de passer entre ces deux branches. Enfantin ! »

Un arbre qu'elle connaissait, mais absolument pas comme étant un possible portail magique. Elle ne fit toutefois aucune remarque, au début, les sourcils froncés. Si en temps normal, elle se serait contenté d'y réfléchir par elle-même, elle se fit la réflexion, au vu de son état de fatigue, que poser la question serait une meilleure option. Elle s'apprêta à ouvrir la bouche, mais elle se fit couper la parole par le brun.

« La nuit va tomber. Hors de question de s’aventurer dans cet enfer de nuit. Dressons le camp, nous continuerons demain.
Continuer maintenant n'est pas une option, de toute façon. Vous avez raison : il vaut mieux qu'on se repose, mais avant ça, j'ai une question qui me vient à l'esprit. Pourquoi, si c'est un portail magique, cet arbre a été inauguré comme une œuvre d'art ? »

Suite à sa question, l'homme lui expliqua ce qu'il s'était passé et la raison qui avait poussé cette étrange idée. L'adolescente ne fit aucun commentaire. Elle hocha la tête quand il eut terminé, avant de boire une gorgée d'eau, puis de se mettre au travail. Elle dressa un feu de camp, en ramassant des branches pour alimenter le feu et des pierres suffisamment grosse pour former une barrière et éviter la propagation d'un incendie involontaire. Elle enflamma le tout d'un simple incendio, avant de transfigurer un petit objet dans son sac sans-fond en un sac de couchage assez confortable. Poser complètement le camp prit un bon quart d'heure, si ce n'était plus et quand ce fut terminé, le soleil avait totalement disparu et le ciel commençait déjà à s'assombrir de plus en plus. Sans réellement demander son avis à son acolyte, la future phénix sortit quelques denrées à faire cuire pour faire des brochettes de viande. Tout en travaillant, sans le regarder, Astrid interrogea Uther sur quelques détails qui la turlupinaient depuis déjà quelques heures.

« Pour reprendre vos mots, vous avez échappé à une chimère, à des hydres, à des manticores, vous avez affronté des sphinx et des momies, alors pourquoi demander une escorte ? Ce n'est pas des vampires, des accromantulas ou même un basilic qui va vous inquiéter, vu que vous êtes expérimenté pour ce genre d'occasion. »

Elle fit une pause, laissant à l'homme le temps d'assimiler ses paroles et elle en profita pour se relever de son sac de couchage et se rapprocha du feu, sur lequel elle entreposa les brochettes qui allaient leur servir de repas, après avoir fait apparaître une grille. Elle alla se rassir ensuite, ne lâchant pas les quelques flammes dansantes du regard.

« Ce qui me fait penser, reprit-elle, que ce ne sont pas les créatures qui vous inquiète, même si vous n'en avez pas parlé comme potentiel danger. Qui vous fait peur au point de vouloir l'aide d'une inconnue ? »

Sur ces mots, elle tourna la tête vers lui, son visage restant particulièrement sérieux. Si à cause de la fatigue, elle paraissait être une simple adolescente qui ne rêvait que de manger et dormir, son physique n'aidant pas, ses paroles démontraient toutefois une observation minutieuse depuis le début de l'aventure. Elle ne l'adorait pas, il n'était qu'un contrat comme un autre et cela avait été un plaisir de l'énerver en s'évertuant à faire la gamine totalement immature, mais ça avait surtout été utile, vu les paroles qu'il avait lâché. Parfois blessante, certes, mais sans cela, elle n'aurait jamais pu arriver jusqu'à cette conclusion.

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MessageSujet: Re: [1994] Un duo improbable [PV Astrid Shafiq] Mer 9 Aoû 2017 - 15:49

« La nuit va tomber. Hors de question de s’aventurer dans cet enfer de nuit. Dressons le camp, nous continuerons demain.

- Continuer maintenant n'est pas une option, de toute façon, approuva Astrid. Vous avez raison : il vaut mieux qu'on se repose, mais avant ça, j'ai une question qui me vient à l'esprit. Pourquoi, si c'est un portail magique, cet arbre a été inauguré comme une œuvre d'art ?

Uther se remit rapidement de sa surprise. Il ne s’attendait certes pas à ce que son compagnon connaisse ce détail.

- Oh, c’est une histoire pour le moins fascinante, dit-il avec un franc sourire.

Uther posa son sac sur le sol et en sortit son carnet qu’il tripota machinalement en levant les yeux vers l’arbre d’or.

- Il y a quatre ans, Brocéliande fût ravagée par les flammes. Une large zone de la forêt partis en fumée, cette année-là. Or, au milieu des cendres encore fumantes, des moldus découvrirent le passage de l’arbre d’or, intacte.

Il tourna les yeux vers Astrid.

- Je vous laisse imaginer la stupeur qui les a saisis, ajouta-t-il en riant. Toujours est-il que le ministère de la magie français eut un colossal travail de désinformation à effectuer, et fît attribuer la création de l’arbre à un artiste moldu, comme symbole de la renaissance de la forêt après l’incendie. Cette œuvre se trouve à l’entrée de la portion de forêt que les moldus ont appelé – à tort, bien évidemment – le « Val sans retour ». Il se trouve à quelques kilomètres d’ici.

Uther eut un petit sourire en coin.

- C’est un faux. Le véritable arbre d’or de Brocéliande est celui-ci.

Sur ces mots, il désigna les branches d’or d’un signe de tête.

- Le ministère a jugé bon de le placer bien en évidence, afin que le passage vers le royaume de Morgane ne soit jamais recherché par les moldus. Quelques mois plus tard, afin d’assurer encore d’avantage la sécurité de l’Arbre d’Or, le ministère a envoyé quelques sorciers jeter des sortilèges repousse-moldus autour de l’Arbre. Mais la forêt avait miraculeusement repris ses droits, plus dense que jamais.

Puis, sans prévenir, Uther se mit à pouffer de rire.

- Et ils ne l’ont jamais retrouvé.

Uther observa Astrid tandis qu’elle entreprenait de monter un camp sommaire. Elle s’affairait, ci et là, ramassant pierres et bois sec dans l’obscurité grandissante baignée de lueurs pourpres. Quand elle eut achevé de faire un feu, Uther arpenta les alentours dans une petite ronde d’une dizaine de mètres de diamètres autour du foyer rougeoyant en jetant au passage quelques sortilèges de protection.

- Protego Totalum. Salveo Maleficia. Cave Inimicum.

Uther croisa le regard d’Astrid et se contenta de hausser les épaules.

- Simple précaution d’usage, justifia-t-il. Si nous pouvons accéder au Val sans retour par ce portail, il serait bien sot de penser que rien ne peut le traverser dans l’autre sens.

Son office achevé, il fit apparaitre un petit hamac de toile qui resta suspendu dans le vide, sans accroche matérielle, à deux pas du feu de camp, et s’y installa confortablement en sortant sa blague à tabac et sa vieille pipe qu’il prépara tandis qu’Astrid s’asseyait sur son propre lit de camp et sortait des quartiers de viande de son sac. Tout en s’affairant, elle demanda subitement :

- Pour reprendre vos mots, vous avez échappé à une chimère, à des hydres, à des manticores, vous avez affronté des sphinx et des momies, alors pourquoi demander une escorte ? Ce n'est pas des vampires, des accromantulas ou même un basilic qui va vous inquiéter, vu que vous êtes expérimenté pour ce genre d'occasion.

Elle avait pris un ton dégagé, mais il semblait évident que cette question la travaillait depuis ce matin. Tandis qu’elle se relevait pour faire cuire les brochettes, Uther l’observa longuement. Elle gardait les yeux fixés sur son affaire.

- J’ai entendu une question, répondit Uther en bourrant sa pipe, mais j’ai l’étrange sensation qu’elle n’est pas celle que vous aviez à l’esprit. Miss Shafiq, malgré l’impression que vous m’avez faite de prime abord et malgré mes sarcasmes, je peux affirmer sans craindre de me tromper que vous êtes trop intelligente pour ne pas connaitre la réponse. Mais cette réponse ne vous conviendra pas, puisqu’elle n’est pas celle que vous souhaitiez obtenir.

Uther pris le temps d’allumer sa pipe avec un soin particulier, et en tira une longue bouffé avant de reprendre.

- Cette réponse sera, par ailleurs, inappropriée, puisqu’indubitablement hors-propos par rapport à la véritable question. En vérité, vous semblez douter de votre utilité au vu de ma première exposition des menaces potentielles, ce qui vous fait penser que… ?

Astrid se rassit sur son sac de couchage, son regard fixant le feu. Uther, quant à lui, gardait les yeux rivés sur ceux de la jeune fille où il pouvait voir se refléter les flammes dansant face à elle.

- Ce qui me fait penser que ce ne sont pas les créatures qui vous inquiète, même si vous n'en avez pas parlé comme potentiel danger. Qui vous fait peur au point de vouloir l'aide d'une inconnue ?

Uther réprima un tressaillement et fit l’effort de rester impassible quand elle croisa enfin son regard. A vrais dire, il sourit même intérieurement. Il s’était lourdement trompé en lui affirmant qu’il la croyait « trop intelligente pour ne pas connaître la réponse ». En réalité, cette jeune fille était décidément d’une sagacité peu commune. Elle n’avait pas dit « qu’est-ce », ni « que », ni « quoi », mais « qui »… Finalement, il arbora un sourire, bien visible cette fois, et répondit :

- Voici ce que je vous propose, Miss Shafiq : je réponds à votre question, et en retour, vous répondrez à la mienne.

Sur ces mots, il envoya un rond de fumée vers les flammes qui les traversa et en ressortit sous la forme d’un anneau ardent. L’anneau se disloqua et se mua en une salamandre de feu qui rampa paisiblement sur les pierres chauffées à blanc. Uther s’interdit d’afficher une expression satisfaite. Il était toujours très content de l’effet que produisaient ses ronds de fumée. Une inspiration qu’il devait à un vieux magicien découvert dans un roman. Finalement, tandis que le petit reptile se lovait dans les braises, il décida de lui dire la vérité (en partit, du moins) :
 
- Tout d’abord, je dois vous contredire sur un point. Vampires, accromentules et basilics sont tout à fait en mesure de m’inquiéter. C’est d’ailleurs ce dernier cas qui reste une source d’inquiétude suffisante pour me faire abandonner une exploration. De même que les chimères, les hydres et les manticores.

Cela étant dit, il sortit deux bouteilles de Bièraubeurre de son paquetage et y pointa sa baguette.

- Glacius. L’expérience m’a appris à craindre ces créatures, et jamais je n’ai prétendu en avoir vaincu. Peut-être aviez-vous mal compris mes paroles, sans doute me suis-je mal exprimé, sous le coup de… l’émotion. J’ai été piqué dans mon orgueil, et, je le reconnais, ce que j’ai dit a pu être suffisamment confus pour être mal interprété, concéda-t-il en envoyant l’une des deux bouteilles couvertes de givre léviter vers la jeune sorcière.

- Loin de moi l’idée que ces créatures soient invincibles, continua Uther. Mais force est de reconnaître qu’elles sont terriblement dangereuses. Oui, il est possible de tuer un basilic, bien que leur seul point faible soient leurs yeux… Ironique, quand on pense que leur regard est mortel, ajouta-t-il à mi-voix. Et pour ce qui est des hydres, allez donc affronter une bête qui deviens plus puissante à chaque coup qu’elle reçoit. Sang de Troll, je suis sûr que même Dumbledore en claquerait.

Uther leva un sourcil, comme surpris par les mots qui venaient de franchir ses lèvres, et ajouta dans un haussement d’épaule :

- Enfin… Peut-être pas Dumbledore, finalement. Mais Dumbledore est le plus puissant sorcier de notre ère. Il est hors concours. Suis-je à son niveau ? L’êtes-vous ? Je ne pense pas me tromper en affirmant que non.

Il fuma pensivement, le visage comme entouré d’un halo de brume argenté se mouvant en d’élégantes spirales à chacun de ses mouvements.  Sirotant un peu de sa bièraubeurre, il se décida à poursuivre.  

- Pour en revenir à votre première question : il est des dangers auxquels je saurais faire face comme il est des créatures que je ne pourrais affronter seul. Comme les bicornes, par exemple. J’en ai déjà combattu une, en Tanzanie.

Uther frissonna en se remémorant la terrible bête, étrange mélange entre un taureau et une panthère noir. Les griffes, les crocs, les cornes. L’agilité du félin, et la puissance de charge d’un bison.

- J’ai failli y rester.

Il secoua la tête, comme pour chasser ces sombres souvenirs de son subconscient.

- En définitive, c’est pour cela que je souhaitais l’aide d’un sorcier spécialisé dans la magie de combat. Pour ne pas avoir à rebrousser chemin une nouvelle fois face à une créature que j’aurais pu vaincre, si j’avais été accompagné.

Uther tira une dernière bouffée de tabac avant d’éteindre sa pipe.

- Bien sûr, tout ceci, vous le saviez déjà. Venons-en donc à votre vraie question.

Dans une attitude faisant écho à celle d’Astrid, plus tôt dans la soirée, Uther fixa les flammes ou la petite salamandre continuait de gambader joyeusement.  

- Vous connaissez la saga Indiana Jones, comme vous me l’avez prouvé ce matin en perçant à jour ma citation, dit-il en levant sa bièraubeurre en direction d’Astrid, comme s’il portait un toast en son honneur. Ma réalité n’est pas loin de cette fiction. Dans le monde de l’archéologie magique, on peut distinguer deux types de personne. Certains recherchent des objets fascinants pour leur valeur historique, pour les secrets qu’ils renferment, pour le savoir perdu que l’on peut acquérir à travers eux. Ces personnes sont des archéologues. D’autres ont plus pour trait les caractéristiques des pilleurs de tombes. Ils recherchent d’anciens artefacts pour faire fortune, ou pour accroitre leur puissance personnelle. Ils ne recherchent pas la vérité, ni la connaissance. Ils recherchent ces artefacts pour des raisons égoïstes, se moquant éperdument du mal qu’ils peuvent semer derrière eux. Généralement, ce genre de personne reste peu fréquentable, et surtout, peu scrupuleuse.

Son visage devint amer, comme s’il venait d’avaler quelque chose de particulièrement nauséabond. Lorsqu’il reprit la parole, sa voix n’était pas plus forte qu’un murmure. Ses yeux semblaient brûler d’une ardente colère, une flamboyance qui ne devait rien aux flammes qu’ils fixaient.  

- La dernière fois que je suis sorti d’une ruine, un groupe de pilleurs m’attendait et ils m’ont contraint à céder le fruit de deux ans de recherches. Or, l’artefact que je convoite aujourd’hui est bien trop important pour que je permette que cela se reproduise.

Uther soupira et attrapa l’une des brochettes, bien qu’elle fût sur le feu depuis seulement quelques minutes. Contrairement à la plupart de ses compatriotes britanniques, il aimait sa viande très saignante.

- A mon tour de vous poser une question, Astrid.

Il avait conscience qu'en cessant de lui servir du "Miss Shafiq", il prenait l'initiative de briser une barrière invisible qui les avait maintenu jusqu'à présent dans un esprit très professionnel. Mais ils allaient devoir faire fi des convenances et de la bienséance à un moment ou à un autre, alors autant commencer dés maintenant, alors qu'ils abordaient des sujets où l'apathie comme la méfiance risquaient à tout instant de faire voler en éclat les règles les plus élémentaires de l'étiquette. Pour justifier les quelques secondes de silence qu'il s'accorda pour étudier la réaction de la jeune fille, Uther prit le temps de déchirer à belles dents un morceau particulièrement juteux et l’avala avant de poursuivre :

- Je sais que Kingsley veut tester vos capacités, avec cette mission. Il s’agit donc d’un test de recrutement. Recrutement pour quoi ? Je n’en ai pas la moindre idée, et cela ne me concerne pas de toute façon. Mais quelque chose me dit que ce n’est pas pour intégrer le bureau des Aurors.

Il leva le regard de son repas, défiant silencieusement Astrid de le contredire. Il avait encore en mémoire l’énigmatique réponse qu’elle avait formulé, quelques heures auparavant. Je suis étudiante, mais croyez-moi, vous ne voulez pas savoir en quoi. Il avait eu le temps de méditer, sur cette phrase, et son rapport avec la famille Shafiq. Si, au départ, il avait juste eu l’impression que ce nom ne lui était pas étranger, il s’était rappelé depuis quelque chose au sujet des histoires entourant cette famille. Il se souvenait pourquoi ce nom lui avait paru familier. Il l’avait lu, quelques années auparavant, dans Nobles par Nature, une généalogie de Sorciers, puis dans des extraits et feuilles volantes d’un manuscrit qui ne fut jamais publié. Il était également assez régulièrement apparu dans divers occasions lors de ses recherches, lorsqu’il avait rédigé ce livre sur la légendaire Excalibur.

- Donc, vous n’êtes pas une auror, ni une apprentie, et vous n’avez pas pour vocation de le devenir. Pourtant, Kingsley Shacklebolt vous a envoyé pour me protéger. Vous êtes donc logiquement rompue à la magie de combat et vous avez l’air de vous débrouiller dans l’organisation d’excursions dangereuses. En somme, vous avez toutes les qualités requises pour intégrer une quelconque force d’élite sans en avoir officiellement reçu l’éducation, ni l’entrainement. Ce qui m’amène à ma question : où diable avez-vous appris tout cela ?

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[1994] Un duo improbable [PV Astrid Shafiq]

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